Los Angeles se révolte, Trump mobilise l’armée
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« Donald Trump avait par exemple promis de stopper les entrées illégales et de renvoyer, je cite, les millions d'étrangers criminels. »
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« La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l'ordre avaient arrêté au moins 56 personnes ce week-end et que trois de ses membres ont légèrement été blessés. »
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« Les organisations de défense des droits humains dénoncent des expulsions de masse et arbitraires qui contournent parfois les procédures judiciaires habituelles. »
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« Donald Trump a qualifié sur son réseau Truth Social les manifestants d'insurgés et a promis de frapper comme jamais auparavant. »
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« La dernière fois qu'un président a envoyé l'armée dans un état sans l'accord de son gouverneur, c'était en 1965. »
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« Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud a annoncé que deux Français avaient accepté de signer. »
- 7:27Locuteur non identifiéChiffre
« Le nombre de prisonniers n'a pas été dévoilé, mais il serait équivalent des deux côtés. »
- 8:19Locuteur non identifiéFait
« Elisabeth Borne s'est rendue sur place et a dénoncé sur les réseaux sociaux un drame terrible. »
- 8:31Locuteur non identifiéPromesse
« François Bayrou a indiqué que le gouvernement a l'intention d'aller dans le sens de l'expérimentation de portiques à l'entrée des établissements scolaires. »
- 9:42Locuteur non identifiéChiffre
« Robert F. Kennedy Jr. a annoncé licencier les 17 experts d'un important groupe consultatif sur les vaccins. »
- 10:33Locuteur non identifiéFait
« La plus grande aire marine protégée du monde va voir le jour en Polynésie française. »
- 10:51Locuteur non identifiéChiffre
« Presque toute la zone maritime autour de l'archipel, soit 4,55 millions de kilomètres carrés, va être placée sous protection minimale. »
- 10:59Locuteur non identifiéChiffre
« Environ 900 000 kilomètres carrés vont être sous protection stricte. »
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Aux Etats-Unis, la situation s'envenime à Los Angeles. Le président américain, Donald Trump, y a déployé des milliers de militaires suite à des manifestations contre les expulsions massives d'immigrés qui ont dégénéré en affrontements. Mais alors que se passe-t-il et pourquoi la décision du président des Etats-Unis fait tel débat ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une aujourd'hui. Alors avant de revenir sur le déploiement de militaires, rappelons le contexte de ces derniers jours à Los Angeles, la deuxième plus grande ville des Etats-Unis.
Ces dernières semaines, l'Immigration and Customs Enforcement, aussi connu sous le nom de ICE, qui est la police de l'immigration, a arrêté de nombreuses personnes sans papier dans le cadre de la politique anti-immigration de Donald Trump, bien plus répressive que celle de son prédécesseur Joe Biden. Dans son discours d'investiture, Donald Trump avait par exemple promis de stopper les entrées illégales et de renvoyer, je cite, les millions d'étrangers criminels. Il a d'ailleurs déjà signé plusieurs décrets dans ce sens. Si vous voulez en savoir plus, on vous renvoie vers notre vidéo sur les 100 premiers jours de Trump sur notre chaîne Grand Format.
Et donc vendredi dernier, l'ICE est intervenu dans un quartier de Los Angeles pour de nouvelles arrestations d'ouvriers. En réaction, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre cette politique d'expulsion massive. Et la situation s'est tendue devant le centre de détention de Los Angeles avec des manifestants qui ont lancé du mobilier sur le bâtiment et des bouts de béton sur la police. Les agents de l'ICE ont riposté avec des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène. La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l'ordre avaient arrêté au moins 56 personnes ce week-end et que trois de ses membres ont légèrement été blessés.
A noter que ces expulsions s'inscrivent dans une politique migratoire souvent jugée très dure par ces détracteurs. Les organisations de défense des droits humains dénoncent des expulsions de masse et arbitraires qui contournent parfois les procédures judiciaires habituelles sans permettre aux personnes de se défendre devant la justice. On peut aussi penser aux migrants, pour la plupart vénézuéliens, qui ont été expulsés en avril dernier dans une prison de haute sécurité au Salvador qui est connue pour être très dure avec les prisonniers. Les personnes expulsées sont accusées par le gouvernement d'appartenir au gang vénézuélien Tren de Aragua.
L'ONG Human Rights Watch avait dénoncé cette décision alors que selon l'ONG Christosal de Défense des Droits Humains en Amérique Centrale, la grande majorité des personnes expulsées n'appartiennent pas à ce gang. Avant de revenir aux événements de Los Angeles, on peut noter que d'autres manifestations ont éclaté ce lundi, notamment à New York, Philadelphie et San Francisco, où une soixantaine de personnes ont été interpellées. A Austin, au Texas, la police a tiré des munitions non létales et a arrêté plusieurs personnes. Mais pour en revenir à Los Angeles, qui est donc l'épicentre de la mobilisation, Donald Trump a décidé d'un renforcement sans précédent du dispositif sécuritaire.
Mais alors concrètement, quelles mesures ont été prises ? Déjà ce samedi, il a ordonné le déploiement de 2000 militaires de la garde nationale en Californie. C'est une force militaire de réserve aux Etats-Unis qui peut être mobilisée dans le cadre de conflits internationaux, mais aussi pour faire face à des catastrophes naturelles ou rétablir l'ordre lors des meutes. Donald Trump a ensuite annoncé lundi l'envoi de 2000 gardes supplémentaires, mais aussi le déploiement de 700 marines en Californie. Les marines sont une branche d'élite des forces armées américaines spécialisées dans les opérations de combat rapide.
Ces troupes, réunies au sein de la Task Force 51, sont censées protéger les installations officielles, mais leur présence alimente les tensions, d'autant plus qu'elles ont été décidées sans l'accord du gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, qui est donc du camp adverse de Donald Trump. Celui-ci a dénoncé une décision volontairement incendiaire. Pour le procureur de Los Angeles, Nathan Hochman, il n'y a pas de trouble civil justifiant un tel déploiement. La maire de Los Angeles, Karen Bass, a quant à elle accusé le président d'attiser les tensions et d'envenimer inutilement la situation au lieu de l'apaiser.
De son côté, Donald Trump a qualifié sur son réseau Truth Social les manifestants d'insurgés et a promis de frapper comme jamais auparavant, sans donner plus de précisions. Mais alors, pourquoi ce déploiement de militaires est-il si controversé ? Eh bien, c'est principalement parce qu'il a été décidé sans l'accord du gouverneur Gavin Newsom. La dernière fois qu'un président a envoyé l'armée dans un état sans l'accord de son gouverneur, c'était en 1965. Pour Gavin Newsom, le déploiement des militaires de la Garde nationale a souvi, je cite, « le fantasme fou d'un président dictatorial ».
De son côté, Donald Trump a déclaré ce lundi qu'il serait super d'arrêter Gavin Newsom, vu comme un potentiel candidat à la présidentielle américaine pour 2028. Celui-ci a réagi en considérant que cette déclaration constituait un pas incontestable vers l'autoritarisme, suite à quoi, le responsable du programme d'expulsion massif des États-Unis, Tom Oman, a assuré que l'administration Trump n'avait aucune intention d'arrêter le gouverneur, avançant que la citation avait été prise hors contexte. A noter que ces tensions s'inscrivent dans un affrontement politique plus large entre l'administration Trump et la Californie, qui se positionnent comme un état sanctuaire.
Ça signifie que la Californie a des politiques visant à protéger les immigrés sans papiers en limitant la coopération des autorités locales, comme la police ou les services municipaux, avec les agents fédéraux de l'immigration. De son côté, le procureur général de Californie, Rob Gonta, a annoncé ce lundi poursuivre Donald Trump en justice. Il estime que le choix de mobiliser la Garde nationale sans l'aval du gouverneur viole la Constitution, donc la norme suprême du pays.
Selon lui, pour mobiliser la Garde nationale, le président des États-Unis a mobilisé une loi militaire qui ne doit être utilisée que dans des situations très graves, par exemple en cas d'invasion ou de rébellion, ce qui n'est pas le cas ici. Rob Gonta estime donc qu'il a utilisé cette loi de manière abusive pour s'immiscer dans les affaires de l'État de Californie. D'ailleurs, c'est la 24e fois que la Californie entame des poursuites contre l'administration Trump depuis le début de son second mandat, en janvier.
Alors pour le moment, les militaires déployés, que ce soit ceux de la Garde nationale ou des marines, peuvent seulement protéger des bâtiments ou des agents fédéraux, la loi américaine leur interdit de faire le travail de la police civile, comme arrêter des gens par exemple. Pour qu'ils puissent faire plus, Donald Trump devrait invoquer une loi spéciale, l'Insuration Act, ce qui n'a pas été fait pour le moment. En gros, c'est une vieille loi américaine qui permet au président d'utiliser l'armée sur le territoire national.
La dernière fois qu'elle a été invoquée, c'était en 1992, à la demande du gouverneur de Californie, lors d'émeutes à Los Angeles, qui avaient éclaté après l'acquittement de 4 policiers blancs accusés d'avoir passé à tabac un automobiliste noir. Les émeutes avaient duré 6 jours et avaient mené à la mort de 50 personnes, plus de 2300 blessés et plus de 11 000 arrestations. Alors pour le moment, je le disais, Donald Trump n'a pas dit s'il déclarerait ou non un état d'insurrection, mais il a décrit les manifestants comme des insurgés. L'ONU de son côté a exprimé son inquiétude face à la militarisation croissante en Californie. On continuera à suivre ça.
Je vous laisse avec Morgane pour les actualités en bref.
Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec un point sur le navire humanitaire Madeleine. On en parlait hier, les 12 personnes à bord du bateau ont été interceptées par les autorités israéliennes dans la nuit de dimanche à lundi. À bord, il y avait notamment l'eurodéputé Alephi Rima Hassan ou encore l'activiste suédoise Greta Thunberg. Les autorités israéliennes ont proposé aux 12 passagers du voilier une expulsion immédiate vers leur pays d'origine sous réserve de signature d'un document. Ce mardi matin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud a annoncé que deux Français avaient accepté de signer.
Il s'agirait d'Omar Fayad, journaliste, et du médecin Baptiste André, selon l'équipe de Rima Hassan. De son côté, Greta Thunberg a également été expulsée vers la Suède ce mardi matin. Un autre passager a accepté, l'Espagnol Sergio Torribio. Alors, les activistes qui ont refusé de signer les documents vont être transférés dans un centre de détention et vont passer devant un juge israélien d'ici quelques jours qui pourra décider de leur expulsion forcée. Selon la France insoumise et notamment son coordinateur Manuel Bompard, les documents donnés aux militants leur demandaient de reconnaître qu'ils sont entrés illégalement sur le territoire israélien.
Pourtant, plusieurs sources, dont l'ONG Freedom Flotia Coalition, affirment que l'interception du bateau a eu lieu dans les eaux internationales. Deuxième actu. En Ukraine, un nouvel échange de prisonniers entre les deux camps a débuté ce lundi et devrait se poursuivre pendant plusieurs jours selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Alors, le nombre de prisonniers n'a pas été dévoilé, mais il serait équivalent des deux côtés. Il inclut notamment des groupes de soldats prisonniers des deux camps âgés de moins de 25 ans. Par la suite, les deux pays devraient libérer l'ensemble des prisonniers gravement blessés et malades, mais aussi rapatrier des corps de soldats décédés.
Cet échange a été décidé lors de négociations le 2 juin en Turquie, des négociations qui n'ont pas mené à un cessez-le-feu. A noter qu'un premier échange de prisonniers avait déjà eu lieu au mois de mai. En parallèle, des attaques russes massives ont touché Kiev, la capitale, et Odessa au sud du pays dans la nuit de lundi à mardi. Une personne a été tuée, un homme de 59 ans et au moins 4 ont été blessés. Les attaques auraient notamment touché une maternité. Troisième actu. Un collégien de 14 ans a tué une surveillante devant son établissement à Nogent en Haute-Marne. Il l'aurait poignardé avec un couteau lors d'un contrôle de sac par la gendarmerie.
La victime, âgée de 31 ans, a été transférée à l'hôpital dans un état grave avant de succomber à ses blessures. L'adolescent a été placé en garde à vue. La ministre de l'Éducation nationale, Elisabeth Borne, s'est rendue sur place et a dénoncé sur les réseaux sociaux un drame terrible. Emmanuel Macron a lui rendu hommage à la surveillante décédée parlant d'un déferlement de violences insensées. De son côté, le premier ministre, François Bayrou a indiqué que le gouvernement a l'intention d'aller dans le sens de l'expérimentation de portiques à l'entrée des établissements scolaires sans donner plus de détails pour le moment.
Fin mars, une circulaire avait été mise en place permettant la fouille surprise des sacs aux abords des collèges et lycées par les gendarmes. Cette mesure avait été décidée après une attaque au couteau devant un lycée qui avait mené à la mort d'un jeune de 17 ans. Quatrième actu, les syndicats de chauffeurs de taxi ont appelé à se mobiliser partout en France dès ce mardi avec notamment un rassemblement devant le ministère de l'économie à Paris ce mardi avant des actions autour des aéroports parisiens mercredi matin. Les chauffeurs de taxi protestent contre la réforme de l'assurance maladie sur le transport de personnes malades.
On vous en parlait il y a quelques semaines, cette réforme prévoit par exemple une nouvelle tarification qui vise à réduire les temps d'attente. Les taxis reprochent notamment le manque d'avancée dans le dossier après plusieurs semaines de réunions et de mobilisation. Mais nouveauté ce mardi, les chauffeurs de plateformes de VTC comme Uber et Itch mènent aussi une mobilisation pour des raisons différentes. Ils demandent entre autres un gel temporaire de l'attribution des cartes professionnelles par les préfectures qui sont obligatoires pour exercer le métier de chauffeur VTC.
Concrètement, les syndicats affirment qu'il y a trop de chauffeurs ce qui crée une forte concurrence dans le métier et limite le nombre de courses donc la rémunération possible. Cinquième actu, aux Etats-Unis, le ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr. a annoncé licencier les 17 experts d'un important groupe consultatif sur les vaccins. Il les accuse de conflit d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique et a annoncé qu'ils allaient être remplacés mais on ne sait pas encore quand ni par qui. A noter que ces experts qui avaient été nommés en raison de leur expertise étaient normalement tenus de divulguer en amont d'éventuels conflits d'intérêts.
Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat, le camp adverse de Robert Kennedy Jr., a dénoncé, je cite, « une mesure imprudente, radicale et ancrée dans les théories conspirationnistes, pas la science ». Robert F. Kennedy Jr. est connu pour ses positions anti-vaccination. Il a notamment présidé l'organisation Children's Health Defense de 2015 à 2023, un groupe à l'origine de campagnes contre la vaccination. Il promeut depuis plusieurs années la désinformation sur les vaccins. Il avait par exemple affirmé début mai, à tort, que le vaccin contre la rougeole contient, je cite, « des débris de fœtus avortés » alors que les États-Unis connaissent actuellement une forte épidémie de rougeole.
Et on termine avec une bonne nouvelle. La plus grande aire marine protégée du monde va voir le jour en Polynésie française, a annoncé son président lors de la conférence de l'ONU sur les océans. Cette conférence s'est ouverte à Nice ce mardi et se tiendra jusqu'à vendredi. Les aires marines protégées sont des zones où l'on assure à long terme « la protection de la biodiversité ». Concernant cette nouvelle zone en Polynésie française, presque toute la zone maritime autour de l'archipel, soit 4,55 millions de kilomètres carrés, va être placée sous protection minimale.
Et environ 900 000 kilomètres carrés vont être sous protection stricte, ce qui veut dire que la majeure partie des activités de pêche y seront interdites. 9 000 kilomètres carrés, c'est environ trois fois la superficie de l'Italie.
Merci Morgane pour ces actualités en bref. Je vous rappelle que ce format est disponible en version podcast sur toutes vos plateformes d'écoute, à savoir Spotify, Apple Podcast et Deezer. Voilà, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.