Pourquoi Israël a envahi puis occupé le sud du Liban pendant 22 ans ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pendant 22 ans, de 1978 à 2000, Israël a envahi puis occupé le sud du Liban. Pourquoi cette invasion ? Quel conséquence dans la région ?
Retour en archive sur les moments clés de cette période avec le chercheur spécialiste [musique] de l'histoire du Liban, Pierre France. Pour comprendre les raisons de cette occupation israélienne, il faut d'abord s'intéresser au paysage du Liban à l'époque. Dans ce pays voisin d'Israël et de la Syrie, plusieurs communautés coexistent. [musique] chrétiens maronites, musulmans sunnites, chiites ou encore druses.
Ils [musique] vivent aussi des réfugiés palestiniens déplacés après la création de l'État d'Israël en 1948 [musique] et la guerre des 6 jours en 1967. Parmi eux, les combattants de l'Organisation de libération de la Palestine, [musique] l'OLP, parfois appelé les fédaïes et leur chef Yasser Arafat. Il y a quelques 500000 Palestiniens au Liban, soit 1/6 de la population.
Comme si en France il y avait 8 millions d'étrangers organisés en partie armée et qui ne pourrai aller nulle part autre puisque dépossédé de leur pays. L'occupation israélienne s'inscrit dans un contexte de guerre civile au Liban qui débute en 1975 et durera 15 ans. Elle est déclenchée le 13 avril 1975 après l'attaque d'un bus de fédaï palestinien par des miliciens des fallanges libanaises chrétiennes à Beou.
En 1975. vous avez et dans les années qui suivent, non seulement une guerre civile qui commence au pays mais l'opposition entre les Palestiniens et les Israéliens qui continuent, c'est-à-dire qu'il y a régulièrement des opérations, des raides, des raides israéliens, certains extrêmement meurtriers. Donc vous avez deux histoires qui se mélangent en même temps.
Autre élément de contexte très important, c'est que très rapidement, à partir de 1976, la Syrie s'empare d'une partie du Liban et envahit une partie du Liban et va devenir un des acteurs avec lequel en réalité Israël va tout le temps négocier à travers ces différentes [musique] invasions et opérations au Liban. En mars 1978, Israël lance une première invasion du sud Liban. Elle intervient 3 ans après le début de la guerre civile et 1 an après l'arrivée de la droite au pouvoir en Israël avec la victoire du Liou.
C'est l'opération Litanie du nom du fleuve qui traverse en partie le sud du pays. L'opération l'Itanie, c'est vraiment l'idée que on pourrait commencer à en finir avec l'OLP qui est lié d'abord à par un attentat meurtrier qui a lieu [musique] en Israël, le un attentat qui va faire 38 morts autour d'un d'une attaque de de bus qui déclenche ensuite une opération qui dure 7 [musique] jours. 7 jours à l'époque c'est long, aujourd'hui ça nous paraît extrêmement court.
Ça va avoir pour conséquence de faire reculer l'OLP et de détruire un certain nombre de ces infrastructures. Les Israéliens ont imaginé de mettre en place une sorte de cordon sanitaire. Ils veulent créer une ceinture de sécurité le long de la frontière en y installant des militains des militants des miliciens libanais falangistes, chrétiens, conservateurs qui interdrait la pénétration des Palestiniens en direction d'Israël.
Une sorte de tampon entre les fédaïes et Israël. Dès le 19 mars 1978, les Nations- Unies condamnent cette invasion et ordonnent le retrait de l'armée israélienne. Le Conseil de sécurité de l'ONUCR est dans la foulée [musique] la force intérimaire des Nations- Unies pour le Liban, la finule, une force d'interposition envoyée pour superviser le retrait israélien et rétablir la paix dans la région encore en activité aujourd'hui.
Notre arrivé ici était essentiellement destinée à dédramatiser une situation. Si on ajoute des tensions à un pays qui en a déjà trop connu, je vois pas très bien en quoi on remplit notre mission, du moins l'esprit de notre mission. L'opération litanie, c'est vraiment le début d'une occupation israélienne qui prendra fin en 2000 et qui va engendrer des situation assez compliqué de guerri autour des forces israéliennes présentes, mais aussi autour de l'armée du Liban Sud qui sont ces forces supplétives.
Donc, il y a une tension permanente dans la région dont évidemment la première victime est la population locale. Bilan estimé de l'opération Litanie, 1000 civils tués et 250000 personnes déplacées. 4 ans plus tard, à partir du 6 juin 1982, Israël lance une nouvelle invasion du Liban.
C'est l'opération paix en Galilée. Il y a un plan d'en finir une fois pour toutes avec l'OLP, un plan aussi de politique de bon voisinage, c'est-à-dire de se trouver des alliés au sein euh de la société libanaise [musique] et notamment des alliés chrétiensmaronites que seront euh les les forces libanaises qui depuis euh plusieurs années déjà à cette époque-là [musique] sont entraînées en partie par les forces israéliennes. Ce matin, nous avons franchi la frontière libanaise en suivant les blindés israéliens.
À 800 m de la frontière de la Haute Galilée, nous avons traversé les premiers villages où vivent les chrétiens libanais. Les chrétiens libanais qui ont accueilli les forces israéliennes comme une armée de libération. Nous avons rencontré quelques-uns des 600 casques bleus français qui ont assisté impuissant à cette opération militaire.
Au premier jour de l'invasion, l'ONU condamne l'opération et exige le retrait sans conditions de l'armée israélienne. Vous avez vraiment à l'époque une indignation internationale beaucoup plus forte par rapport à à l'invasion israélienne qui là encore est une course contre la montre pour les forces armées israéliennes et les politiciens israéliens. Donc vous avez une pression américaine, française, internationale qui pousse à essayer de de trouver une solution.
à l'époque ne peut être euh que négocié et n'inclu pas comme aujourd'hui l'idée de potentiellement annihiler l'adversaire. Cette fois-ci, l'armée israélienne traverse le fleuve l'itanie et encercle la capitale Beou pendant 2 mois après avoir pris les villes de Tir et de Nabatier ainsi que la citadelle de Beaufort. qu'en 1982, Beyouth est connu pour être divisé le long d'une ligne verte qui existe depuis 1976 entre [musique] ce qu'on appelle Beou Est, donc une zone plutôt chrétienne, présentée parfois comme pro-occidentale, et Beout ouest, donc [musique] une zone où les Palestiniens ont leur ont leur QG, mais où évoluent d'autres milices libanaises plutôt de gauche, des milices [musique] nassériennes proégyptiennes un peu désuettes déjà à l'époque, des milices druses socialistes libanaises, ainsi qu'une multitude de de petits groupes dont vont émerger plus tard des grandes milices et notamment la la milice Amal qui par extension donnera donnera plus tard le Hball.
À la fin du mois d'août 1982 s'organise l'évacuation des combattants palestiniens de Beou notamment vers Tunis supervisé par une force multinationale de sécurité. Dans cette opération très rapidement l'OLP est total est tout à fait dépassé. Lui qui avait tenté de tirer les leçons de 1978 qui avait pas été une opération très glorieuse pour eux. euh et qui avait tenté de se transformer entre-temps entre armées et complètement dépassé par les les forces d'armées israéliennes.
Vous avez 75000 hommes d'un côté contre 15000 grands maximum du côté de l'OLP. Des moyens complètement disproportionnés. Le chef de l'OLP Yasser Arafat part quant à lui à Athène en Grèce le 30 août 1982.
Is no nothing can prevent people under occupation under oppression to resist and you French people can understand what the meaning of resistance you continue to fight no doubt of it we are under occupation do you think that we will yield no our people will continue in his resistance till he achiev goal Scène déchirante de femmes se jetant dans ses bras bousculé sous une pluie de riz dans ces rues de Beout. une véritable coue, une véritable corridin de véhicules qui l'accompagne, de combattants qui tirent des rafales d'armes automatiques en l'air. Après ce départ, quel sera l'avenir de la cause palestinienne ?
Après le départ des Palestiniens, les chars israéliens pénètrent dans Beouh. Nous traversons un quartier fantôme, le Nomansland entre Beou Est et Ouest depuis 8 ans depuis le début de la guerre civile. Le bruit d'enfer des chenis des transports de troupes israéliens rend le silence de ces ruines déjà anciennes.
Vestige des premiers combats fratricides du Liban. Nous sommes ici dans Amra Street, c'est-à-dire les Champs-Élysées de Beou. C'est la preuve que les Israéliens ont pratiquement complètement pris la capitale libanaise.
Les habitants de la rue Amra sortent de leurs immeubles pour constater des dégâts, des dégâts que vous voyez derrière moi, comme ces arbres et ces poteaux électriques qui sont affessés au beau milieu de la rue. Le 14 septembre 1982, le président libanais tout juste élu Bachir Gemayel, chef des phalanges chrétiennes et allié d'Israël, est assassiné dans un attentat commis par un militant proyrien. [musique] Il est remplacé par son frère Amine Gemmael.
Ce que ça change c'est que ça va laisser un vide évidemment parce que son frère n'était pas préparé à prendre la présidence autant que autant que Bachir Jayel. Il n'avait pas autant de soutien populaire. Ça va évidemment exciter les miliciens du côté des forces chrétiennes maronites et de certains groupesuscules particulièrement radicaux qui vont rentrer dans deux des camps palestiniens du Liban, ceux de Beou de Sabra et Chatila.
Du 16 au 18 septembre 1982, les milices chrétiennes phalangistes massacrent des réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila. Des centaines de civils sont tués. Daniel Bilalian et Jacques Douet qui découvrent ses corps d'enfants, de femmes, de vieillards évaluent l'ampleur de ses exécutions sommères.
Alors une seule question, les responsables. La responsabilité d'Israël dans dans le massacre de Sabra et Chatila, c'est évidemment de pas l'avoir empêché d'une manière ou d'une autre. Certains soupçonnent qu'il [musique] y aurait eu une participation directe, c'est moins probable, mais en tout cas, ça va avoir des conséquences énormes pour la présence d'Israël au Liban.
C'est un scandale international retentissant. [musique] C'est quelque chose qui euh va ternir l'image d'Israël euh à long terme. Le massacre de Sabra et Chatila fait scandale en Israël [musique] où 400000 personnes manifestent.
Je veux que ce pays ne devienne pas un pays fasciste. Je me sens responsable en tant que juif et israélienne maintenant de ce qui s'est passé. Mais il faut que la France que le peuple français sache qu'ici en Israël et vous voyez et vous allez voir pendant toute la semaine, il va avoir des manifestations que beaucoup de gens s'opposent à ce qui se passe.
Alors que son armée campe toujours à Beou, Israël découvre que le consensus national qui a fait sa force agonise aujourd'hui à Jérusalem. En 1983, la [musique] commission Chan, commission israélienne chargée d'enquêter sur ces massacres, conclut à la responsabilité [musique] indirecte de l'État hébreu dans le massacre de Sabra et Chatila. Présent à Beouh lors du massacre, [musique] Ariel Charon, le ministre de la défense du gouvernement de Ménaem Begin est contraint à la démission.
Pour la seule année 1982, le bilan de l'invasion israélienne est estimé à près de 20000 morts et 500000 déplacés. Parallèlement, une nouvelle force politique émerge au Liban, le esbola qui n'officialise son existence qu'en 1985. Un mouvement islamiste chiite soutenu par l'Iran, dont la branche armée mène des actions violentes comme des attentats à suicide ou des enlèvements.
Alors le le Hezbollah à l'époque est profondément anti-américain et attribue énormément des des mots du monde entier et de et du Liban à l'Amérique profondément anti antisioniste. C'est un parti qui à l'époque a l'idée qui va peut-être créer un état islamique au Liban. Ie qui sera plus tard abandonné.
Mais c'est si vous voulez c'est un pot pourri de revendication ancienne et nouvelle avec une dimension formelle beaucoup plus musulmane islamique. Les fous de Dieu s'entraînent dans des camps tout autour des ruines de Balbec. Conseillé par des gardiens de la révolution iranienne.
Ils sont 7 à 8 ans. Dirigés par un ancien enseignant de 42 ans, Husen Moussa qui a été exclu en 1982 du commandement du mouvement Chitamal parce qu'il trouvait Nabibéri modéré. En 1985, Israël se retire partiellement du Liban.
L'État hébreu conserve toutefois le contrôle d'une zone de sécurité au sud du pays avec le concours de ses forces supplétives, les milices de l'armée du Liban Sud. Le dernier hélicoptère israélien quitte la région de Saida, c'est la fin de 2 ans et demi d'occupation. Un événement que les civils libanais attendaient avec impatience.
C'était vraiment le jour attendu. Il pouvait pas rester plus longtemps. La résistance était trop forte.
Ils sont partis. Ils sont partis. Alors Israël se retire évidemment de Beyouth après l'invasion de de 1982 et redescend au sud.
Mais avec une avec une certaine unite va garder finalement va y avoir jusqu'aux années 2000 [musique] 10 % de la surface totale du Liban qui est sous contrôle israélien indirect ou indirect. Les euh retraits euh pour revenir à cette zone à ces à ces 10 % vont euh être assez ératiques liés au contexte politique interne euh israélien plutôt qu'à la réalité stratégique libanaise. La période 1985-2000, vous avez surtout un fond [musique] continu de de harcèlement et d'opération croisé au Liban Sud entre Israël, l'armée du Liban Sud et le Hzbolla.
Ça devient un quotidien de guerre. Le 16 février 1992, le dirigeant du Esbola Abbas Mousawou est tué dans un raid israélien. Abbas Mousawoui est remplacé par Hassan Nastrala qui restera à la tête du Esbola jusqu'à sa mort en 2024 dans une frappe israélienne.
Hassan Nasrala qui lui avait succédé très rapidement, qui était pas très connu à l'époque, à 32 ans, qui a grandi et gravi les échelons dans le parti et dans une ministre à partir de ces 18 ans qui est vraiment un pur résultat du contexte de la guerre civile. Et sous sa direction, le Hezbollah va développer d'autres dimensions un peu plus civiles, politiqu et et sociales. En 1992, va y avoir une participation aux élections libanaises.
En 1993, de premières opérations [musique] contre contre Israël avec un un changement global du type d'opérations au sud du pays qui vont tendre à être un harcèlement très régulier contre les forces israéliennes et l'armée et l'armée du Liban sud. Le 11 avril 1996, [musique] Israël lance l'opération raisin de la colère contre le esbola au sud Liban. 2 semaines de bombardement.
L'armée israélienne a frappé en trois endroits. Dans la béc à l'aube, un peu plus tard à Tir et enfin à Beuth. Ces deux derniers aides ont été menés par des hélicoptères de combat.
C'est la première fois depuis 1982 que la capitale libanaise est touchée. Cette attaque survient au lendemain de la chute de 14 requettes Kaatyusha au nord d'Israël qui a fait 36 blessés. Vous avez déjà l'idée qu'avec euh des bombardements [musique] massifs, il va y avoir une pression sur les civils, le Liban va être amené à se désolidariser du FBA, ce qui ne marche absolument pas et ce qui marche d'autant moins que vous avez entre-temps un scandale international qui est le bombardement de Cana qui fait [musique] plus de 100 morts et qui va durablement entacher aussi la réputation israélienne.
L'horreur, cinq obus israéliens viennent de s'abattre sur le quartier général fidien. Dans ces baraquements ce matin, un alignement de matelas et de couverture. Ce ne sont plus que des lambeau de chair, des corps calciné évacués par les casques bleus.
Les victimes sont surtout des femmes et des enfants qui dormaient. C'était l'heure de la sieste. Le 26 avril 1996, un accord de cesser le feu est conclu entre Israël et le Esbola.
Il rentrent chez eux pour la première fois depuis le début de l'opération raisin de la colère. Nous avons cherché notre fils pendant 10 jours. Nous n'avions plus de nouvelles de lui.
Mon mari est même allé à Cana pour voir s'il n'était pas mort avec les autres. Que Dieu punisse Israël et les Américains qui l'armment. Il est évident ici que ce dernier conflit a rapproché les populations civiles du Hzbolla.
Ceux qui sont restés ici ces deux dernières semaines ont le sentiment que les intégristes les ont défendu. Quant aux familles qui viennent de rentrer, elles sont de plus en plus convaincu que seul un retrait israélien pourrait garantir une paix durable. Le retrait définitif et sans condition d'Israël n'intervient que 4 ans plus tard, le 23 mai 2000, après le retour de la gauche au pouvoir et l'arrivée du travailliste Eou Barak au [musique] poste de Premier ministre l'année précédente.
Nous sommes à quelques heures de la fin de l'occupation israélienne du Liban Sud. Char et transport de troupes de l'armée de l'État hébreu ont poursuivi leur retrait toute la nuit. Les soldats ne cachent pas leur joie.
Ils ont survécu à un des conflits les plus meurtriers et certainement le plus ingrat pour l'armée israélienne. Le Hezbollah présente ce retrait israélien comme un succès immense. Le résultat d'années de harcèlement de l'armée du Liban Sud et des forces et des forces [musique] israéliennes.
Et il va en tirer un un profit politique extrêmement important pendant des années. Ensuite sur la scène politique libanaise. Dans les villages du sud Liban, la population vit le retrait des Israéliens comme une libération.
En tête du cortège des héros, le bolla suivi de près par Amal. Oublieux de leur clivage politique, les deux mouvements chit fraternise à l'unisson des youyou. Partout, on se congratule.
On embrasse ceux qui n'avaient pas remis les pieds au village depuis 22 ans. Des Libanais membres de l'armée du Liban Sud, alliés de l'État hébreu se réfugi en Israël. D'autres se rendent ce matin ont commencé à arriver en masse pour se réfugier en Israël les miliciens libanais qui ont combattu au côté des Israéliens.
Considérés comme des traîtres par les autorités libanaises, ils ont tout intérêt à fuir en attendant que les esprits se calment. Nous leur avons accordé à tous le statut de touriste avec le droit de travailler et tous les droits civils qu'on les citoyens israéliens. Dans les régions libérées, en revanche, les miliciens proisraéliens qui viennent de se rendre à l'armée libanaise sont hués par la population.
Les autorités ne leur accordent aucune amnistie. Ils seront donc jugés pour haute trahison. L'occupation israélienne du Liban s'achève après 22 ans avec un lourd bilan humain.
Ça ne laisse que des souvenirs traumatiques au Libanais. Vous avez encore aujourd'hui par exemple la [musique] prison de Riam qui était la prison dans laquelle était détenu notamment des gens des gens du Hazam mais pas seulement. Et euh ça reste le symbole de [musique] cette occupation israélienne, donc le symbole d'une occupation avant tout euh brutale, militaire et qui n'aurait eu aucune conséquence autre le fait de radicaliser la population localement.
En 2020, l'armée israélienne reconnaît officiellement la période d'occupation du Liban comme une opération militaire. [musique] 나