Pierre Gattaz, ancien président du Medef, réagit sur la situation internationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Réaction sur les menaces russes et la dégradation géopolitique ?
- 2:06OuverteRéponse partielle
Qu'impliquerait une économie de guerre pour la France ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Quelles aides ciblées pour le carburant et le pouvoir d'achat ?
- 6:25OuverteRéponse directe
Vendre des participations de l'État pour financer des mesures ?
- 8:48OuverteRéponse directe
Les patrons sont-ils épargnés dans le projet de budget ?
- 11:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a choqué dans les propositions de LFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« La menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifié. »
- 0:25Fait
« Ce qui s'est passé en Allemagne à Lesich, ça ne restera pas sans réponse. »
- 2:20Promesse
« Il faut donner du pouvoir d'achat aux gens, c'est fondamental et surtout leur donner de l'espoir que l'ass sociale remarchera. »
- 2:55Fait
« On sait que la sphère publique est très très mal gérée. »
- 4:50Chiffre
« Une baisse de 20 centimes de taxe sur l'essence qui permettrait sur un plein de gagner 10 € ce qui est énorme. Bon et bien ça coûterait 2 milliards par trimestre. »
- 7:50Chiffre
« Il y a 130 milliards à récupérer au minimum, peut-être 200 milliards. »
- 12:20Chiffre
« On est passé de 10,2 % du chômage à 7,2. »
- 16:30Chiffre
« On a perdu 2 millions d'emplois industriels et on a rajouté 2 millions de fonctionnaires. »
- 17:10Chiffre
« En 40 ans, on a perdu 2 millions d'emplois industriels et on a rajouté 2 millions de fonctionnaires. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir Pierre Gatas, ancien patron du MEDF, entrepreneur, auteur du livre Gagner plus. C'est maintenant 30 mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat. On voulait vous entendre d'abord sur les mots très graves d'Emmanuel Macron ce soir sur la dégradation de la situation géopolitique et plus spécifiquement sur la menace russe. On écoute le président. La menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifié. La nature de l'agressivité russe et de ses menaces en Europe change. J'ai demandé au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense contre les attaques de drone et les attaques cyber. Le jour où on sera
attaqué physiquement, on nous préviendra pas. Je préfère vous le dire, ça marchera pas comme ça. Ce qui s'est passé en Allemagne à Lesich, ça ne restera pas sans réponse et je pense que ce serait une erreur de la part de la Russie de continuer d'agir à l'égard des Européens de cette manière. Nul n'est à l'abri. Donc face à cela, on agit. L'intensification de la menace russe, la guerre en Ukraine, la crise au Moyen-Orient. Est-ce que vous Pierre Gatas en tant que patron, vous êtes inquiet ? Alors, je suis inquiet mais vigilant et je veux surtout pas tomber dans la peur. Il faut surtout pas qu'on ait peur. La peur c'est comme la colère, extrêmement mauvaise conseillère. Par contre, il faut regarder les menaces en face, elles existent. Cybersécurité, les drones,
tout ce queon voit euh qui sont des menaces pour l'État français mais qui pour nos entreprises et parfois pour nos ménages. Donc oui, on est dans un monde très difficile aujourd'hui, mais moi je transformerai ça en opportunité. Chaque menace, vous savez, c'est le mot crise en en chinois, c'est danger opportunité. Opportunité de faire quoi ? Et bien, de remonter une filière d'innovation technologique, de services, de logiciel où on est très fort en France en plus pour redévelopper des OTI, des PME, des start-ups autour de la sécurité tout en prenant des mesures court terme bien évidemment pour se protéger. Vous voyez, ce sont des des choses qui sont des menaces comme Poutine la guerre. Et bien, ce sont des ce sont des opportunités formidables pour reconstituer une filière de de défense.
Justement, monsieur Gataz, en matière de défense, on se on se paye souvent de mots, il faut le dire. Emmanuel Macron, bien sûr paye de parle de réhausser notre posture, d'être vigilant sur nos infrastructures compte tenu de la menace. Qu'est-ce que ça impliquerait de passer en économie de guerre pour vous ? Alors, si vous c'est pas vraiment une économie de guerre. Moi, je suis plutôt sur un New Deal, figurez-vous la façon Roosevelt. Souvenez-vous, céit en 2000, en 1933, il avait dit les trois Rovery, Relief et reforms. Et en fait, on est exactement à ce moment-là au niveau de la France. C'est-à-dire, il faut donner du pouvoir d'achat aux gens, c'est fondamental et surtout leur donner de l'espoir que l'ass sociale remarchera. Il faut que les gens pensent que ils
vont pas rester au SMIC toute leur vie. Pour moi, c'est essentiel. Sinon, vous vous garder des gens extrêmement frustrés et c'est normal. Deuxième chose, c'est les réformes. Il faut faire des réformes. On sait que la sphère publique est très très mal gérée. Bon, Borlot en parle souvent, enfin tout le monde en parle et il faut gérer cette sphère publique. Il faut faire des économies. Il y a plein d'idées. J'en ai développé beaucoup dans mon livre Gagner Plus. Et puis tout ce qui est recovery. Recovery, c'est la croissance. Ça c'est absolument fondamental parce que même si vous faites des économies et que vous n'avez pas de croissance, ça ne marchera pas. Donc moi, je dirais pas c'est pas une économie de guerre, c'est une économie où on transforme des menaces.
aujourd'hui la planète, l'eau, euh la santé, le militaire, les attaques, la cybersécurité, le quantique, l'IA, c'est des menaces mais vous transformez ça en disant on va pas subir, on va construire avec l'innovation, la recherche, les ingénieurs qu'on a, les talents qu'on a, les formations professionnelles, les métiers manuels, sauf que tout ça ça va prendre du temps. C'est c'est quelque chose qui se construit sur le long terme. Qu'est-ce que vous quelle est la menace qui pèse sur vous en tant qu'entrepreneur ? La menace russe par exemple, comment pourrait-elle se concrétiser pour vous euh action ? Je pense que la France tout le monde est angoissé, c'est une crise, elle peut se redresser très très vite. Moi, je voudrais donner un sign un signal d'espoir aux français et aux
auditeurs si on prend les mesures de confiance. Voyez, ça c'est le le problème numéro 1, c'est que il y a des parties qui veulent nous taxer toute la journée. Donc les les entrepreneurs sont vraiment la tête dans le sac, on va encore nous taxer, nous spoiler et cetera. C'est très très mauvais. Donc il faut et bien faire en sorte qu'on projette une vision positive à travers ces filières qui vont permettre 50 ans à se développer. C'est en quelques en quelques années ça peut se développer et à court terme il faut faire des quick wins. Alors les quick wins, c'est ce qu'on fait dans nos entreprises. C'est-à-dire quand on veut on a des problèmes de moi je l'ai fait à Radial récemment pour compenser les les salariés avec des faibles revenus par rapport au prix de l'essence. Ce sont
des des éléments quick wins, des des des solutions rapides qui peuvent être de dire bah sur les sur l'essence, moi je suis tout à fait d'accord. Je pense qu'il faut surveiller, écouter parce que ces gens qui ont besoin de leur voiture qui qui n'y arrivent plus, bah il faut les aider. Alors les alors justement quel type d'aide est-ce que vous êtes d'accord avec la logique du gouvernement qui est de dire nous on fait des aides temporaires et ciblées, il n'y aura pas d'aid généralisé, pas de baisse de la TVA, pas de plafonnement des prix ? Alors moi je pense que c'est c'est un bon début, c'estàd de regarder les pêcheurs, les les professions libérales, les infirmières libérales qui se déplacent et cetera. Ça, ce sont des professions qui souffrent beaucoup et ça
je pense qu'il faut les écouter. Après, si vous voulez, c'est vrai que j'ai regardé combien coûterait une baisse de 20 centimes de taxe sur l'essence qui permettrait sur un plein de gagner 10 € ce qui est énorme. Bon et bien ça coûterait 2 milliards par trimestre, c'est-à-dire 8 à 10 milliards par an. On les a pas. Comment on fait 8 à 10 milliards par an ? Bah on fait soit on fait des économies très vite et il y a plein d'économies à faire. Il y en a plein les bouquins actuellement qui sortent partout. le mien euh avec euh mes amis, on a fait ce bouquin gagner plus. J'ai 30 types de réformes des solutions ou alors don certaines qui ne seraient pas très populaires he travailler beaucoup plus longtemps travailler jusqu'à 67 ans. Alors, excusez-moi, mais il y en a une
si vous voulez que je teste souvent, c'est le 39 he payer 40 qui permettrait aux gens parce qu'aujourd'hui les gens prennent, ils travaillent 39 heur mais ils ont 20 20 RT par par année. Il voulait gagner un peu plus d'argent les gars. et en Ursup et la monétisation des RTT c'est populaire mais ça la monétisation des RTT qui est souvent compliquée dans les TPE PME très souvent alors qu'il faut simplifier tout ça faut dire mais ben au lieu d'avoir 22 jours de RTT vous vous travaillez ça sur le carburant vous monsieur Gatas quand vous étiez à la pardon j'avais une petite idée sur le carburant qui est une idée qui qui serait on a 180 milliards l'état a 180 milliards de participations dans les dans les entreprises dans Orange dans Renault dans aéroport de Paris bon dans Veolia dans NI et je me
Et ce sont des participations qui pourraient se vendre rapidement. Alors, ce sont les bijoux de famille mais c'est one shot, c'est du cash. Mais si vous voulez, par rapport à une crise qui peut monter qui peut qui peut qui peut monter en conflit social dur avec tout le les enverdements qu'on a, Poutine, les attaques de cyber, la campagne, la norvité de la campagne, mais vous dites on va pas rajouter ça. Et je me dis tiens ultimément est-ce que pour des choses ponctuelles c'est one shot, il faudrait pas bah il y a 10 milliards. Bah 10 milliards, on vend 10 milliards de participation. C'est des c'est de l'argent qu'on qui ce sont des dividendes aussi pour l'État. C'est-à-dire que c'est de l'argent qui revient aussi à l'État grâce à ces entreprises publiques. Parce que Pierre
Gatas, c'est formidable d'avoir un projet et il en faut un sur l'industrie du futur, le monde de demain. Mais voilà, c'est évidemment c'est simplement ce qu'on oublie un tout petit peu dans ce qu'on est en train de se dire autour de la table, c'est que le 1er janvier 2019, avant d'avoir gagné 1 € ou dépensé 1 € on aura déjà 100 milliards. 29 2029 2029, c'est pas ce que j'ai dit. Non 2019 j'étais plus jeune. Non mais 2029 on aura 100 milliards le 1er janvier de d'intérêt de la dette à rembourser et ça c'est de l'argent perdu et qu'il faudra payer. Ça tu fondamental ce que vous dites là. C'est pour ça si vous voulez que je pense que la gestion d'une crise dans une entreprise comment vous faites ? Vous motivez tous ceux qui vont pouvoir récupérer du chif d'affaires, les
vendeurs, les commerçants et cetera. Ceuxl vous les fouettez pas, vous la martyrisez pas. Nous en France, il y a certains partis qui veulent nous faire disparaître. Bon déjà ça marche pas comme ça. Donc confiance. Vous parlez d'aller notamment de notamment. Euh deuxième chose, si vous voulez, on fait des économies, c'est-à-dire une crise, c'est continuer de motiver ceux qui peuvent faire les ch d'affair et deuxièmement surtout de faire des économies. Les économies, vous le savez tous, il y a 130 milliards à récupérer au minimum, peut-être 200 milliards. Où est-ce qu'on les trouve ? Vous ne remplacez pas un fonctionnaire sur deux, vous réduisez le mfeuille territorial, vous enlevez la moitié des agences de l'État. Euh vous Ça fait 50 ans qu'on le dit. Non mais
attendez mais oui mais attends il faut du courage mais moi je suis désolé les Canadiens l'ont fait en 95 avec monsieur chrétien les italiens les Allemands l'ont fait avec tout a été fait dans le monde. Pourquoi nous les français donc là on est au bout du mur le date est complètement dingue. On on a 5000 € par seconde de dette qui qui augmentent c'est dingue hein. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Ben on fait un new deal. On on propose à tous les Français de dire "Écoutez, on va faire de la croissance, on motive tout le monde, mais par contre, il va falloir faire des économies et quelques efforts rémunérés des efforts on va les détailler euh ces pisteslà que vous proposez, comment faire euh des des économies ? Est-ce que vous craignez aussi tiens des mouvements sociaux qui
qui s'organisent ? On va en parler après un une très courte pause. Notre invité toujours Pierre Gatas, ancien patron du MEDF. On on va revenir sur les prix des carburants qui explosent, l'inflation qui pourrait atteindre un pic à 3 % d'ici la fin de l'année. Et dans ce climat tendu, un gouvernement qui annonce qu'il va falloir faire des efforts et non des moindres. Un effort à hauteur de 54 milliards d'euros en 2027 avec un message tout le monde va devoir mettre la main à la poche, les retraités, les fonctionnaires. On a quand même l'impression que les patrons sont plutôt épargnés dans le le le le projet du du gouvernement en l'État. Ils vont baisser la surtaxe impôt sur les sociétés à 5 milliards contre 8 cette année. Est-ce que vous êtes soulagé quand même de de je suis pas
complètement soulagé parce que d'abord c'est le début du d'une longue série budgétaire qui peut montrer des surprises, des débats épouvantables. Euh non, moi ce que je crois si vous voulez c'est que tout pays dans le monde que je connais qui a voulu se redresser l'ont fait avec les entreprises, avec les patrons et avec les salariés. On oublie toujours les salariés derrière un patron. Moi je dis c'est une communauté humaine. Donc chaque fois qu'on veut taxer le moteur de création de richesse, de croissance, de cohésion sociale, de formation que sont les entreprises, c'est le c'est le c'est le bijou de famille. Je dirais c'est la poule aux odeurs l'entreprise. Et bien à chaque fois qu'on attaque l'entreprise, c'est c'est de la croissance moins et cetera. Donc
sa que là, vous avez vu qu'il y a une ligne rouge pour le gouvernement, pas de hausse d'impôt. Et ça c'est déjà très bien. Alors après si vous voulez, on parle de 54 milliards de ce budget. Ce que j'ai compris c'est qu'il y a 40 milliards qui sont une un gel de l'État, des dépenses de l'État. Bon et il y a 14 milliards d'efforts. Donc déjà et ensuite on ne touche pas du tout au modèle social parce que si vous voulez il faut savoir que dans le la dette qui augmente tous les toutes les toutes les secondes et bien on a la retraite, on a la sécurité sociale, on a un modèle social qui est plus sous contrôle. Alors nous on propose aussi des solutions. C'est pas de dire on va le mettre à la poubelle parce que il est formidable mais il faut beaucoup mieux l'optimiser, le gérer.
Donc en effet, il y a deux parties, le PLF et puis a le PLFSS. Là on est parti sur le PLF. Très bien. L'État faut gérer tout ce qu'on peut au cordaux, faire des économies et je pense que là je il y a des choses intéressantes. On ne touche pas les impôts, c'est d'une sagesse inoui. Vous savez, vous y croyez réellement à ça ? Non, j'y crois. Enfin, moi je trouve bien tendre parce que la sûret sur les grandes entreprises, elle était censé être exceptionnelle. Moi, j'appelle ça une ha d'impôt quand même. Vous avez parfaitement raison. Il y a des exceptions comme ça qui font que c'est pas bon. Et je dirais c'est du bon. Après, si vous voulez la confiance comme je dis, elle doit elle fait 50 % de la croissance. Donc quand vous avez compris queil faut ne pas maltraiter, ne
pas mépriser ceux qui créent de la croissance et de la richesse pour demain, vous avez tout compris. Et donc on faut faire attention en effet de pas surtaxer t tous les gens qui sont des forces économiques. Il y en a beaucoup qui la maltraitent en ce moment. Écoutez, dans les débats politiques depuis la dissolution, c'est une horreur. Je peux vous dire que c'est une horreur. Euh moi je bon et je vois tous mes amis qui ont créé des clubs, les 300 de Mathieu B, Eric Momi qui a créé TR c'est trop et cetera. on se coordonne, on se parle tous les jours parce que ils sont tous dans un état euh pas de guerre mais si vous voulez en disant "Mais on va casser le pays, c'est pas tellement pour l'entreprise si vous voulez. C'est c'est pour le pays et c'est pour nos salariés, c'est pour nos
entreprises. C'est pour ça que si vous voulez ce c'est un délire, on est reparti en 19e siècle." Qu'est-ce qui vous a choqué particulièrement dans les voulez ? C'est le je désolé mais si vous voulez mais non mais attendez c'est que le problème de LFI si vous voulez je reviens là-dessus c'est un problème de destruction de l'UPI. Il faut point qu'est-ce que voulez que je vous dise d'autre ? Il prend tout au-udessus de 12 millions de patrimoines et cetera. Il y a Tax Zukman à 2 % si vous voulez. C'est c'est insensé. Moi j'ai eu 20 concurrents de radial composant électronique depuis 40 ans. Il y en a 15 qui sont vendus et qui sont partis. Pourquoi ? À cause de l'ISF. Donc si vous voulez, ces gens-là n'ont jamais travaillé dans une entreprise, ces gens-là n'ont jamais gagné leur vie
parce que nous on gagne notre vie, vous gagnez votre vie et cetera. Mais eux ce sont souvent des apparatiques de parti. C'est il y a pas quand même quand vous citiziez tous les entrepreneurs Pierre Gatas et cetera qui qui aujourd'hui essayent de dire trop c'est trop. N'y a-t-il pas une bataille culturelle qui a été quand même perdue vis-à-vis de la gauche ? Parce que Gabriel Zman en tant qu'économiste a beaucoup occupé le terrain et les plateaux, il faut le dire. Et puis il y a aussi eu cette commission d'enquête sénatoriale menée d'une main de maître par le communiste Fabien G qui a ancré dans l'imaginaire des français ce chiffre de 211 milliards d'aide aux entreprises. C'est pour ça que j'ai créé un institut des solutions, un cercle de réflexion qui est une sorte d'armée de guerriers
de terrain des forces vives. J'ai des salariés, des fonctionnaires avec moi. On va se mettre à côté des 300 pour la France des trop c'est trop. et on va se dire chaque fois et on se prépare pour faire monter plus de patrons et de cadres et de de salariés qui vont défendre l'outil de travail et l'économie de marché parce que si vous les propositions qu'on nous fait notamment euh des gens que vous avez cité tout à l'heure, c'est le Venezuela, c'est l'ex URSS, il faut appeler un chat un chat et vous savez comment ça se termine sauf que ça parle aussi au français quand Jean-Luc Mélenchon demande d'ailleurs à vous directement au patron c'est lors des rencontres avec le le le MEDEF un SMIC une hausse du SMIC à hauteur de 1700 € ça c'est totalement impossible C'est une utopie.
Mais non, pas du tout. Je le propose dans dans mon dans mon je propose je propose 30 % de salnet en plus à 10 ans. Mais en faisant quoi ? En travaillant un peu plus, en faisant des réformes de la retraite, un peu de la surchômage, un peu de la sécurité sociale, de prendre ce qui a marché au Canada, en Suisse, à Singapour, en Allemagne, du benchmarking parce que ces gens, je suppose qu'il voyagent même pas, je suis même pas sûr qu'il parle l'anglais. Donc si vous voulez nous on voit toute la journée, moi j'ai exporté toute ma vie, j'ai vu des pays qui marchaient parce que ils ont fait attention à leur entreprise, parce qu'ils ont motivé les les innovateurs, les entrepreneurs, les start-ups et cetera. Ils ont fait attention à tous ceux qui créent la richesse de l'emploi
et c'est le modèle suisse qui est un modèle absolument phénoménal. Ils sont à 3800 € net de SMIC à Genève. C'est pas la Ils ont 64 pages au code du travail. Difficile, c'est difficile de comparer la Suisse avec la France. Mais non, mais non, mais non, mais non. Moi, je suis désolé. Je suis désolé parce que la Suisse, ça taille d'une région en France. B faites 10 régions grosses comme la Suisse, ben vous avez la France. Donc il y a un problème et je rejoins tout ce que fait l'ami Borlot où il dit c'est un bousin épouvantable, il faut redonner la main au terrain, au territoire, au aux hommes et aux femmes du terrain. Là vous êtes géré par des gens qui ont fait les meilleures écoles et qui qui ont géré, si vous voulez extrêmement mal la France depuis 4 an
est incroyablement résiliente parce que en réalité depuis sur ce deuxième quinquen d'Emmanuel Macron, il y a quasiment pas eu un budget. En vrai, quand on regarde de près le celui de de 202324, il affiche un trou dans la caisse de 30 milliards qu'on sait pas expliquer. Après, il y a la dissolution. Donc, on passe notre temps à dire c'est pas un bon budget mais c'est mieux que pas de budget du tout et on va nous refaire la même chose cette année. Ça veut dire qu'il y a eu aucune orientation depuis 3 4 ans et c'est incroyable qu'on soit encore debout. J'en c'est la fin d'Hico. Enfin, je dirais l'élastique dette est tendu à mort. On voit bien qu'on a plus d'argent et c'est très grave. Pourquoi ? Parce que supposez qu'il y a un Covid 2 qui arrive en mars prochain, un Covid, il faut
remettre 500 millions sur la table en ce moment, on peut plus rien. Mais on peut plus. Donc si vous voulez, il est fondamental que la France, l'entreprise France revienne compétitive et profitable. Il faut régler nos problèmes de dépenses publiques et de dette et de déficit. Moi dans une entreprise, j'ai vécu quatre crises à rayal en 35 ans. Quand j'ai été en crise, j'ai plus de pognon, j'ai plus de trésorerie, je fais je donne plus de salaire, plus de prime. Mes fournisseurs, ben je leur ser le kiki. Faut pas que ça dure ton temps. Un an. Non mais attendez. et après vous repartez et après vous redonnez des primes. Vous machin la France est en crise depuis 45 ans. Enfin depuis 3 ans très dur, c'est trop long. Et donc il faut vraiment que les gens comprennent
que c'est comme gérer une entreprise. Je suis désolé. Est-ce que vous incluez Emmanuel Macron dans quand vous dites il y a une ignorance chez les politiques du monde entrepreneurial ? Pour le coup Emmanuel Macron, il vient de ce monde là, il a travaillé avant de j'ai une parole très libre. Voyez moi ma Oui, c'est ce que vous aimez. Moi, ma très grande exception, si vous voulez, c'est que voilà, un jeune homme qui aurait pu être le Kennedy de la France euh et qui a fait des tas de choses pour libérer l'entreprise, le chut France. Bon, et là, on était très content. Il y a eu 2 ans formidable d'Emmanuel Macron 2017-29, il a fait le loapico, il a plafonné les prudomes, il a bon, il y a eu plein de choses en continuité de ce qu'a fait Emmanuel Vals avec le CCE.
Donc, la politique de l'offre a été mis en place, ça a créé 2 millions d'emplois, on dit jamais assez, on est passé de 10,2 % du chômage à 7,2. Donc ça a marché sauf que ils l'ont fait à moitié parce qu'ils ont pas du tout fait d'économie sur la serre publique. Dans une entreprise, vous n'attendez pas la croissance. Emmanuel Macron a géré la croissance, c'est très bien. Il essaie de faire de la croissance, c'est très bien. Il a fait des choses pour motiver tout le monde. Sauf que en parallèle, la bureaucratie c'est n'a pas n'a pas été géré. Il y a il y a rien eu. Les je dirais, on a rajouté, vous rendez compte qu'en fait en 40 ans, on a perdu 2 millions d'emplois industriels et on a rajouté 2 millions de fonctionnaires. Il y a 2 millions qui ont été transformés. Et donc Emmanuel Macron n'a
pas géré ce bloc là. Et moi, c'est ma plus grande reproche si vous voulez, c'est que alors après on nous dit ouais qui gérerait le mieux parmi tous les candidats possible, vous qui avez une parole très libre comme vous dites. Oui, mais alors bon après je veux gêner personne. Je veux gêner personne. Non, mais si vous voulez, il y a il y a plein de gens au milieu dans le cercle que vous connaissez. Bon, personnellement, le discours de David Lisnard me m'interpelle me m'interpelle très positivement parce qu'il a un discours comme comme des commerçants, des artisans, des chaînes entreprises tiennes. Et en fait, si oui, c'est le retour à la réalité du terrain et et ce qui marche c'est c'est pas de la philo quoi. On en a marre, je dirais des intellectuels qui ont fait les meilleurs
leurs écoles qui vont nous dire des tas de choses qui ont jamais vu une entreprise de leur vie et ça c'est plus possible. Il faut vraiment, je dirais maintenant que des que des gens qui connaissent l'économie d'entreprise l'aiment, la connaissent de l'intérieur puissent dire "C'est avec vous qu'on va redresser le pays, c'est pas contre vous, c'est pas en vous maltraitant." Hm. Merci beaucoup. Je vous en prie. Merci. Euh Pierre Gatas, j'appelle le titre de votre livre Gagner plus, euh c'est maintenant. Merci à vous d'être venu nous voir.