Législatives à gauche : "J’espère que nous réussirons à avoir un accord à la hauteur de l'histoire"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
– Ce matin c'est Clémentine Autain, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Députée de la France Insoumise et de la Seine-Saint-Denis, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest de France. Bonjour Stéphane. – Bonjour, bonjour. – Bonjour. – Et la question évidemment de début c'est autour de ces discussions, discussions qui se sont poursuivies hier jusque tard entre les insoumis, les écologistes. – Et qui reprennent ce matin. – Et qui reprennent avec les socialistes et les communistes, mais aucun accord n'a été conclu, qu'est-ce qui bloque Clémentine Autain ?
– D'abord c'est long, c'est long de se reparler, de faire le point sur les ambitions programmatiques et ce que l'on peut partager, ça ne va pas de soi. Donc il faut comprendre qu'on a besoin de ce temps, ce temps d'explication, ce temps de précision, et d'essayer d'avoir un accord de nature politique. On l'a dit depuis le début, on ne veut pas une simple répartition ou une simple, vous voyez ce que je veux dire, union de type cartel. – Pas uniquement un accord électoral. – Voilà, c'est vraiment une union politique, puisque l'enjeu c'est de gouverner le pays à partir du mois de juin. Donc il faut savoir sur quelle base on gouverne et donc quelles propositions politiques nous faisons ensemble.
– Et on va parler du fonds, mais c'est le fonds qui bloque, ce sont des questions programmatiques ou c'est la répartition des circonscriptions qui pose problème ? Ou les deux ?
– Par définition les deux. Vous imaginez bien qu'on travaille en parallèle sur la répartition des circonscriptions, et ce n'est pas simple, je ne vais pas vous cacher les choses, évidemment ça n'est pas simple, donc ça suppose beaucoup d'aller-retour, beaucoup de discussions, d'argumentations. Et voilà, j'espère qu'aujourd'hui, puisque nous sommes le 3 mai, anniversaire du Front populaire, nous réussirons à l'issue de cette journée d'avoir un grand accord qui permette, je crois, de nous hisser à la hauteur de l'histoire et de l'urgence sociale et écologique que rencontre la France aujourd'hui.
– Ce temps d'explication, une précision que vous évoquez, vous ne l'avez pas eu avant la présidentielle ? Vous avez négocié pendant des mois ? Qu'est-ce qui change ? Non ? Vous n'êtes pas parlé du tout finalement ?
– Non, on ne peut pas dire qu'on ne se soit beaucoup parlé.
On ne peut pas dire qu'il y a eu beaucoup de passerelles. – Qu'est-ce qui fait que c'était impossible de le faire avant la présidentielle ? Pourquoi c'est possible maintenant ?
– Permettez-moi juste de revenir sur ce que vous soulignez. Pendant la présidentielle, ce sont même des noms d'oiseaux assez désagréables que nous avons entendus, notamment à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon.
– Zéro discussion, zéro échange.
– On ne peut pas franchement dire que l'ambiance était sympathique et chaleureuse.
Clémentine Autain