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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 février 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôts

Laurent Jacobelli : "Le Président Algérien passe son temps à jouer la victime !" (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    On va parler du budget dans un instant bien sûr. Mais d'abord, question sur cet entretien accordé par le président algérien Abdelmajid Tebboune au quotidien L'Opinion.

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Votre réaction Laurent Jacobelli ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Vous apportez votre soutien à Bruno Retailleau ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Alors, est-ce qu'il y aura censure ou pas censure ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Mais c'est le budget qui mériterait la censure, ou c'est le 49.3, Laurent Jacobéli ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi attendre le dernier moment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurFait
    « Et, je cite le président algérien, il y a encore dans l'ADN du RN des restes de l'OAS. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « la violence des mots correspond à la violence de ce régime algérien aujourd'hui. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Je crois que les Algériens méritent mieux que ce président Tebboune qui passe son temps à jouer la victimisation, la mémoire du passé de la France et de l'Algérie, tout simplement pour faire oublier son bilan. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Peut-être que Marine Le Pen a visé juste, justement. »
  • 1:10Invité politiquePromesse
    « une France qui renverra les délinquants et criminels algériens dans leur pays et les OQTF. »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « La France aujourd'hui a les moyens d'imposer à l'Algérie, de reprendre ses ressortissants qui ont commis des crimes et déliés en France. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « La France a les moyens d'exiger la libération de Boilem Sainte-Salle. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Pour l'instant, il a une seule action, un seul échec. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Il ne souhaite pas qu'on débatte de ce budget, de ces budgets d'ailleurs. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Quand on souhaite passer en force à coups de 49.3, on est menacé de censure. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « Un budget qui ne réfrène pas les dépenses de l'ogre étatique, mais qui, au contraire, va encore faire la poche des TPE, des PME et des contribuables. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire, à terme, tuer notre économie. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « est mauvais pour l'économie, est mauvais pour les entreprises. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « On va continuer à payer les soins gratuits pour les migrants. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « On va continuer à accepter l'immigration massive et à la subventionner. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Mathématiquement, ça ne tient pas. »
  • 6:15Invité politiqueFait
    « Je suis déçu que M. Bayrou ne prenne pas en compte nos avis et nos propositions. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli63 %
  • Présentateur37 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour Dimitri Pavlenko.

0:02
Présentateur

Bienvenue sur Europe 1, on va parler du budget dans un instant bien sûr. Mais d'abord, question sur cet entretien accordé par le président algérien Abdelmajid Tebboune au quotidien L'Opinion. Il s'en prend à Marine Le Pen qui suggérait récemment de faire avec l'Algérie sur la question des ressortissants algériens illégaux ce que Donald Trump a fait avec la Colombie. Pour Abdelmajid Tebboune, ce sont des analphabétises, sous-entendu elle n'y connaît rien. Et, je cite le président algérien, il y a encore dans l'ADN du RN des restes de l'OAS. Alors l'OAS, je rappelle, l'organisation clandestine violente qui s'opposa à l'indépendance de l'Algérie.

Marine Le Pen veut-elle une nouvelle rafle du Veldiv ? Voilà ce que fait mine de s'interroger le président algérien. Votre réaction Laurent Jacobelli ?

0:44
Laurent Jacobelli

Oui, écoutez, la violence des mots correspond à la violence de ce régime algérien aujourd'hui. Je crois que les Algériens méritent mieux que ce président Tebboune qui passe son temps à jouer la victimisation, la mémoire du passé de la France et de l'Algérie, tout simplement pour faire oublier son bilan. Peut-être que Marine Le Pen a visé juste, justement. Peut-être que pour la première fois, le président algérien se dit, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, on aura face à nous une France forte, une France résolue, une France qui renverra les délinquants et criminels algériens dans leur pays et les OQTF. Je pense que c'est un signe de nervosité. Il n'est pas habitué à ça.

Après des années d'applaventrisme d'Emmanuel Macron qui passe son temps à se repentir, à demander pardon, à céder face à l'Algérie. Non, la France aujourd'hui a les moyens d'imposer à l'Algérie, de reprendre ses ressortissants qui ont commis des crimes et déliés en France. La France a les moyens d'exiger la libération de Boilem Sainte-Salle. Je rappelle qu'il y a un Français dans les jôles algériennes aujourd'hui. Et je pense que ce régime algérien qui utilise envers sa population, envers sa politique internationale, la force du langage et parfois malheureusement la force des actes, montre bien qu'il sait qu'il a tort.

1:49
Présentateur

Il s'en prend beaucoup également à Bruno Retailleau, qui est à peu de choses près sur la même ligne que Marine Le Pen et le Rassemblement National. Vous apportez votre soutien à Bruno Retailleau ? Il faut qu'il agisse.

2:01
Laurent Jacobelli

Effectivement, dans les mots, on peut lui apporter notre soutien. Pour l'instant, il a une seule action, un seul échec. Il a essayé de renvoyer un influenceur qui appelait à la violence et à la haine en Algérie. Et cet influenceur, dans l'heure, est revenu en France. On voit bien la faiblesse de la France face à une Algérie qui refuse les règles internationales et qui refuse, une fois encore, d'accepter de reprendre ses ressentissants.

2:22
Présentateur

Le budget 2025, Laurent Jacobelli, c'est évidemment le sujet du jour. Alors, est-ce qu'il y aura censure ou pas censure ? Est-ce que vous allez voter, Laurent Jacobelli, la quasi-certaine motion de censure, qu'elle vienne de LFI ou des écologistes, qui va être déposée après que le Premier ministre aura déclaré l'article 49.3, déclenché l'article 49.3, il l'a annoncé dans le journal ce week-end.

2:42
Laurent Jacobelli

Oui, le Premier ministre a lui-même défini les règles du jeu. Il ne souhaite pas qu'on débatte de ce budget, de ces budgets d'ailleurs. Il ne souhaite pas qu'il y ait des amendements. Il souhaite passer en force. Eh bien, quand on souhaite passer en force à coups de 49.3, on est menacé de censure. Pour nous, c'est 50-50. Je vais être très clair avec vous. On a un très mauvais budget. Alors, probablement, un des pires qu'on ait pu avoir. Un budget qui ne réfrène pas les dépenses de l'ogre étatique, mais qui, au contraire, va encore faire la poche des TPE, des PME et des contribuables, alors qu'on n'en peut plus. C'est-à-dire, à terme, tuer notre économie.

3:12
Présentateur

Mais c'est le budget qui mériterait la censure,

3:14
Laurent Jacobelli

ou c'est le 49.3, Laurent Jacobéli ? C'est le budget. Et donc, nous, on va faire, tout simplement, la part des choses. Est-ce qu'il vaut mieux imposer à la France ce terrible budget, ou une censure ? On a le choix. Vous n'êtes pas sûr, là. Entre deux mauvaises solutions, on va se réunir.

3:28
Présentateur

Donc là, il est 7h15 du matin. Et on va se réunir. C'est à 16h que commencent les discussions.

3:32
Laurent Jacobelli

Oui, on sera réunis avant, avec tous les députés du Rassemblement National, Marine Le Pen, Jean-Dalbard Della.

3:38
Présentateur

Pourquoi attendre le dernier moment ?

3:39
Laurent Jacobelli

Mais pour échanger. Nous sommes un groupe, nous sommes 123 individus qui avons des retours de terrain, qui avons des réalités territoriales différentes. On va échanger pour être sûr de prendre la bonne décision. Parce qu'on est à la croisée des chemins. Soit on envoie un signal fort en disant maintenant ça suffit, les budgets de bricolage, ou c'est toujours les mêmes qui payent pour les erreurs des gouvernements. Soit on joue la stabilité. Ça va être un choix difficile, je le répète, mais ce choix doit être fait dans l'intérêt général. Pas des bidouilles politiques, pas des petites tractations d'arrière-cours.

On va prendre le temps de réfléchir et Marine Le Pen et Jordan Bardella évidemment annonceront très vite leur décision.

4:14
Présentateur

Dans votre famille politique, il y en a qui poussent pour la censure. Je pense à Jean-Philippe Tanguy qui faisait partie de la commission mixte paritaire. C'est sur ce texte arrêté par la CMP que vous ne débattrez donc pas aujourd'hui. Lui pense qu'il faut censurer. Vous, Laurent Jacobelli, à titre personnel. Ce n'est pas le porte-parole du RN. Vraiment, vous en tant que député de Moselle, il faut censurer ou pas ?

4:33
Laurent Jacobelli

Je sais que je vous embête. Oui, vous m'embêtez parce que je suis porte-parole. Dès que je parle, forcément, c'est le parti qui parle. Je vais vous dire, je suis vraiment à un point d'équilibre. J'ai envie spontanément de censurer parce que ce budget, une fois encore, est mauvais pour l'économie, est mauvais pour les entreprises. On ne va pas chercher l'argent là où il est. Une fois encore, on va cotiser au budget européen trop fort, probablement de manière historique. On va continuer à payer les soins gratuits pour les migrants. On va continuer à accepter l'immigration massive et à la subventionner. Tout ça me gêne profondément. Et j'ai envie que ça s'arrête.

D'un autre côté, j'ai envie de stabilité aussi parce que j'entends nos concitoyens. Je suis vraiment à 50-50 moi aussi et je me laisse le temps de la réflexion.

5:13
Présentateur

Parce que Catherine Vautrin disait, alors oui, il y a eu des concessions à hauteur de 5 milliards d'euros, en gros, pour s'attirer les faveurs des socialistes. C'est cher un socialiste. Oui, voilà, c'est cher. Mais c'est 12 milliards si on censure à nouveau. Qu'est-ce qu'on préfère dans ces cas-là ?

5:27
Laurent Jacobelli

Oui, enfin, ce sont aussi 12 milliards d'impôts et taxes supplémentaires pour les entreprises. Ce sont des taxes pour les gens qui nous écoutent. La taxe sur le sucre et les sodas, par exemple. C'est, une fois encore, l'électricité qui va augmenter puisqu'on nous dit que cette fixation des prix européennes, on ne pourra pas y échapper alors que la France pourrait être concurrentielle. Une fois encore, on est en train de se tirer une balle dans le pied. On est en train d'alourdir les charges des entreprises. On est en train de diminuer le pouvoir d'achat des Français.

Ça veut dire une France à l'arrêt, une France qui ne tourne pas avec un budget qui n'est pas sincère, avec des hypothèses de croissance. Mais non, il prévoit un taux de déficit de 5,4%, c'est-à-dire moins que ce qui était prévu à 6%, avec une croissance plus faible. Mathématiquement, ça ne tient pas. Donc, ce budget n'est pas sincère. Il est mauvais pour la France. Une fois encore, il va falloir changer. Je suis déçu que M. Bayrou ne prenne pas en compte nos avis et nos propositions. Ça aurait été une voie de sagesse, plutôt que d'écouter les socialistes qui sont drogués à la taxe, à l'impôt, à la norme et à l'écologie punitive.

6:25
Présentateur

Eux aussi, ils ne savent pas ce qu'ils vont faire. Les socialistes, c'est-ce qu'ils censureront ou pas. On aura aussi la réponse dans la journée. En tout cas, merci d'être venu ce matin. Merci de votre invitation. Laurent Jacobelli, le député de Moselle et porte-parole du Rassemblement National. Merci d'avoir regardé cette vidéo !