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interviewSud Radio (sur YouTube)· 21 juin 2025 11 min

Situation du logement, DPE et MaPrimeRénov, focus sur l’actualité - Le Grand Témoin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Lionel Cos. Bonjour. Vous êtes débuté de la deuxème circonscription des Londres.

Vous êtes ancien président du conseil national de l'habitat. Vous êtes également un vrai expert du logement. Vous n'arrêtez pas.

Merci de répondre à nos questions. Alors on a deux sujets à voir ensemble aujourd'hui. D'abord sur la situation du logement puis sur la rénovation énergétique.

Alors la situation du logement cher Lionel elle s'arrange pas du tout. Quel est votre regard sur la situation actuelle en sachant que la crise dure et perdure ? Et ben écoutez, nous n'y sommes toujours pas.

Moi, j'ai toujours dit "Ce qui m'importe, ce sont les résultats et aujourd'hui malheureusement les résultats ne sont pas au rendez-vous." C'est-à-dire que je continue à recevoir dans ma circonscription toutes les semaines des gens recherchent de logement de logement abordable des gens dans des situations très très compliquées et contrairement à ce que nous pouvions voir il y a petite dizaine d'années c'est qu'on pouvait donner je dirais un petit peu d'espérance aux gens qui nous voir en disant on va avoir un programme on est en train de construire quelque chose par-ci par là voilà attendez un pe on va vous apporter une solution euh aujourd'hui nous sommes toujours pas en capacité d'apporter une solution aux françaises rés français qui souffrent par manque de logement ou en tout cas qui habitent un logement qui n'est pas adapté à leur situation. Lionel Cause, vous êtes toujours dans la majorité présidentielle ?

Oui, tout à fait. Euh alors, c'est pas une question piège he je vous rassure, mais quel est votre regard sur la politique du gouvernement et en particulier celle de la ministre du logement Valérie Lettard ? En sachant que Valérie Lettard apparaît comme une ministre qui fait l'unanimité dans le l'anderno professionnel.

Voilà. Comment vous jugez son action ? Est-ce que les mesures qui ont été prises en début d'année pour relancer pour tenter de relancer le logement vous paraissent suffisante ?

Apparemment pas. Et comment vous voyez finalement cette photographie politique puisqu'on sait que dans le logement tout est politique ? la malédiction du logement qui est liée au fait que aujourd'hui n nous n'avons toujours pas une politique publique du logement pour du moyen et du long terme.

Et on sait que le logement ça se gère sur du moyen et du long terme. Ce qui euh n'empêche pas que la ministre essaie d'avancer bien entendu. les mobilisé connaît très bien le sujet mais malheureusement nous restons toujours sur je dirais du règlementaire du décret mais nous n'arrivons pas à ouvrir à déclencher je dirais mais les portes du parcours résidentiel et qui ne passeront que par une seule chose c'est la production de logement et quand je dis production ce pas que du neuf c'est aussi remettre des logements qui étaient devenus vacants ou obsolètes ou insalubre à la disposition des des françaises et des français.

On sait aujourd'hui qu'il nous faut entre 400000 et 500000 logements et je le dis depuis longtemps, tant que le gouvernement n'acceptera pas de dire il faut qu'on produise 400 500000 logements par an, nous ne serons pas capacités de mettre en place les politiques publiques nécessaires pour pouvoir y arriver. Voilà. euh fonctionnaire de de haut vol, le puis haut fonctionnaire Agnès Kéré qui était à Ber soutenait Mordicus avec Ber qui fait un peu la plu le beau temps budgétaire qui fallait que 175000 à 180000 logements.

Donc clairement elle a la chance de pas avoir des comptes à rendre à des électeurs. Voilà, merci de le dire. Donc alors al une chose qu'on aime bien chez vous, c'est que malgré le fait que vous êtes dans la majorité présidentielle, vous n'hésitez pas à à tacler quand il faut dans le bon sens du terme.

Je précise côté rénovation énergétique, ça bouge pas mal, c'est beau te le dire. Alors, pédalage, rétropédalage, reétropédalage, suspension, remise et cetera. On a du mal à s'y retrouver.

La confiance des Français, ben commence à faire défaut. La suspension de ma prime rennove est un vrai sujet. et également dans la même foulée le DPE et les DPE frauduleux qui freeisent plus d'on 300000 DPE 10 frauduleux d'Xit l'étude Karenov que sur laquelle votre successeur à à la au conseil national de l'habitat avait interpellé Valérie Lettard.

On en est où là-dessus ? On fait tout ce qu'il ne faut pas faire. C'est-à-dire qu'on a demandé la lisibilité et de pouvoir faire en sorte que justement sur les sujets et les poétiques qu'on mettait en place, en particulier sur ce fameuse trajectoire du bâtiment Bacarbone pour 2050, qu'on puisse garder le cap.

Aujourd'hui, nous avons exigé à travers des calendriers, à travers des normes et des départ particulier, je dirais des choses qui sont volontariste et qui sont courageuses sur le plan politique. Mais on savait que ces mesures ne pouvaient être atteintes que si à côté on mettait en place des politiques pour accompagner les Françaises et les Français. Et malheureusement les politiques qui ont été mises en place en particulier par Emmanuel Vargon qui s'était battu sur la mise en place du DP de MRI renov.

Depuis on fait des allers-retours en permanence. On signe des décrets deux ou trois fois par an qui viennent modifier les taux d'intervention, euh les moyens qui sont mis en place en terme d'intervention. Donc c'est vraiment tout ce qu'il faut pas faire parce que pas très bon, pas très bon pour la confiance he c'est pas bon bien sûr pour la la profession, pour toute la filière qui se met en place, toutes les start-up, toutes les nouvelles entreprises qui essayent d'apporter des réponses et des solutions, mais c'est pas bon non plus pour les Françaises et français parce que si on fait ça, c'est pas uniquement pour la profession et le secteur du BTP, c'est aussi parce que derrière on sait que les logements qui sont rénovés sont des logements dans lesquels il y a des enjeux de santé publique, des enjeux de santé pour les Français, des enjeux de pouvoir d'achat à travers le fait de consommer beaucoup moins d'énergie.

Voilà. Donc c'est ça aussi notre volonté. Il faut pas l'oublier.

Et donc si on veut rester, je dirais attaché à ces objectifs là, il faut pas faire je dirais du stop and go en permanence. Ce n'est pas possible. La Cour des comptes, ça vous a pas étonné, hein, qui a attaqué qui a attaqué le le DPE, vous l'avez vu hein, diagnostic de performance énergétique.

Est-ce que vous est-ce que vous souscrivez à l'idée d'un de d'un pilotage global du DPE, voire même votre collègue la baronne, député d'Anré Loir est chargé justement de réfléchir sur un ordre qui réglementerait, qui sanctionnerait, qui vérifierait ? Est-ce que c'est une norme de plus ou est-ce que c'est une solution pour le pour le bénéfice des français ? Faut quand même rappeler que les Français pour eux c'est un vrai sujet hein pour la vente et l'acquisition.

C'est un sujet important. Il faut que les Français prennent conscience de l'importance du DPE et de tous les côtés positifs du DPE, c'est-à-dire c'est l'état des lieux un petit peu du logement dans lequel ils vivent et dans lequel ils habitent et qui va pouvoir évoluer tout au long de la vie dans lequelle ils vont ils seront dans dans les logements et au moment des changements, au moment des travaux, des ventes, des achats et cetera, ils sauront quel est le type de logement. Donc c'est quand même important et c'est essentiel de maintenir et je je suis un grand défenseur du DPE même s'il y a des choses bien sûr à faire évoluer comme d'ailleurs tout ce qui concerne le confort d'été.

Bon donc on a des sujets techniques mais ce que je veux vous dire c'est que moi le sur le DPE Magnosticker je suis depuis 2017. J'avais des j'ai rencontré à l'époque Yanni Kainouche qui était venu me voir. On avait déjà travaillé sur la carte professionnelle à ce moment-là.

En janvier j'ai écrit à toutes les associations et fédérations des diagnostiqueurs pour leur proposer la création d'un ordre. Suite à ça, la ministre a eu raison de je dirais rassembler tout le monde et de lancer un plan d'action qui est lié au rapport de la cour des compte auquel vous faites référence qui a donné une mission donc à Daniel Labaronne qui la rendra donc en septembre et moi de mon côté je continue les travaux que j'ai lancé au mois de janvier et je remettrai aussi mes propositions cours en juillet qui concerneront l'organisation la charte déontologique mais aussi les aspects de formation les aspects de contrôle et je dirais s'assurer quelque part que la profession qui qui est quand même très très engagée. Euh on parle de ce qui va pas mais il y a beaucoup de choses qui vont très très bien dans le DP.

Il y a beaucoup de professionnels hein. Moi j'ai rencance compte. Oui.

La Cour des comptes he dit c'est précis hein. Prévenir la fraude, garantir la confiance du public, c'est un vrai sujet en soi. Mais les aides publiques sont aussi majeures.

Ma primera rénov avec leur rent permas on y reviendra mais on voit bien que s'accompagnant de la situation délétaire du logement, on voit bien que c'est une charge de plus à une crise qui est structurelle. Je voudrais qu'on parle également euh euh de du marché locatif privé. Euh je sais que vous êtes très engagé euh sur l'affidité du logement.

Euh vous d'ailleurs euh pris des positions justement sur les locaux vacances, sur euh les immeubles obsolètes et cetera. Euh on arrive au municipal en 2026 et ensuite on a les législatives et les présidentielles. Euh ça fait beaucoup, c'est pas de nature à relancer le marché du logement.

Là si vous étiez aux affaires, s'il fallait faire quelque chose que vous que feriez-vous là pour d'actionner ? Il va pas repartir d'ici 4 ou 5 ans. Malheureusement, c'est un constat.

Oui, vous savez les programmes immobilier un programme immobilier c'est au mieux 4 ou 5 ans hein. Le temps que le promoteur trouve une acquisition qui fasse acquisition qui dépose un permis de construire, que ce permis ne soit pas attaqué éventuellement et que derrière ce soit construit, il faut 4 ou 5 ans. Donc aujourd'hui, toute la filière des promoteurs immobiliers est à l'arrêt, quasiment à l'arrêt.

Donc c'est pour ça que je disais tout à l'heure qu'on a plus de perspective, plus de solutions à apporter aux françaises au français qui sont en difficulté sur sur le moyen terme. Donc c'est cette réalité, c'est que il faut aujourd'hui urgent prendre les décisions pour de que dans 4 ou 5 ans on puisse redémarrer pour produire du logement. Donc il nous faut du logement social.

Donc il faut redonner les moyens aux bailleurs sociaux pour pouvoir relancer de la production. Il nous faut de l'accession à la propriété. Ça c'est le sujet numéro 2.

Et là-dessus, je travaille en particulier avec la Sopia sur le présubventionné. J'étais ce matin avec Xavier l'épine, on travaille sur néoproprio, voilà des solutions qui permettent aux plus jeunes mais pas que d'accéder à propriété puisqu'on a pour la première fois de l'histoire en France le taux de propriétaire qui diminue notre pays. Et le troisème sujet mais qui on arrive après mais il faut tout porter en en même temps c'est effectivement le marché du locatif où là il faut faire revenir les privés les particuliers comme les institutionnels sur le privé et essentiellement sur le LLI c'est-à-dire du locatif plus ou moins mon dirait.

Alors pour ça, il y a des réponses et des solutions solution réponses. Il y en a une qui va être remise que le rapport normalement ne devrait pas tarder. C'est le rapport de votre collègue Cosson et du sénateur Dobres qui est qui d'ailleurs été également ministre du du logement sur le statut du bailleur privé.

Alors c'est pas hyper lisible sur les prises de position. Le statut du bailleur privé c'est la possibilité de faire revenir des petits investisseurs en leur donnant euh l'équivalent d'un peu de souffle fiscal. euh toujours aussi favorable sur cette idée.

C'est-à-dire que il faut euh que si on veut que les privés viennent, il faut leur donner une rentabilité de 3 4 % aujourd'hui. Aujourd'hui dans le parc locatif privé, on est à 1 2 % peut-être légèrement plus de 2 % au mieux avec les instabilités, des inquiétudes que peut avoir les particuliers, c'est vrai que on voit que mais du coup, ils préfèrent mettre leur argent sur le livra ou sur d'autres comptes qui sont garantis avec, je dirais entre guillemets moins de difficultés à gérer derrière. Donc, il faut qu'on leur garantisse à travers des solutions d'amortissement ou autres de pouvoir avoir un certain taux de rentabilité.

Mais ce que je veux dire c'est que ce n'est que un morceau c'est une bailleur privé. Moi je suis très attaché au logement social, très attaché à l'accession à propriété. Donc oui au statut du bailleur privé et qui soit pérenne.

Oui aux solutions de présubventionner et de né au propriot tel que proposé par Xavier Lpine pour l'accession appropriée pour les jeunes et redonner du souffle au aux bailleurs aux bailleurs sociaux. Et pour donner souff aux bailleurs sociaux, je milite pour que l'État offre à tous les bailleurs sociaux qui le décident sur le parc immobilier et le foncier de l'État aujourd'hui qu'on fasse des bois phyotiques à disposition des bailleurs sociaux pour redémarrer la production immédiate de logement. Voilà une belle solution.

Merci Lionel Cos. Je rappelle que vous êtes député de la deuxème circonscription des landes et ancien président du Conseil national de l'habitat. change et rien.

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