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interviewLigne Droite • La matinale de Radio Courtoisie· 2 décembre 2025 42 min

Carburants : la hausse cachée qui va ruiner la France rurale - Bartolomé Lenoir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bartholomé leen Noir, bonjour et merci d'être avec nous. Euh, merci à vous de m'inviter. Alors, vous n'êtes pas euh le patriarche dont nous parlait euh Benjamin Blanchard, voilà.

Mais vous êtes quand même le député UDR de la Creuse et c'est important puisque ça vous permet de défendre les Français à l'Assemblée nationale surtout en cette période de décision autour du budget qui est au combien importante pour le pour le pays. Et récemment, vous avez attiré la l'attention de vos électeurs avec Jean-Philippe Tangui sur cette taxe qui pourrait viser euh nos carburants. C'est assez étonnant hein.

Le gouvernement lui n'en a pas plus parlé que ça. Je veux bien que vous expliquiez aux auditeurs de Radio Courtoisie ce qu'il se trame plus ou moins dans leur dos. Alors c'est en fait si vous voulez c'est ce qu'on ce que la Cour des comptes appelle une quasi taxe.

Donc en fait si vous voulez c'est le prix le tarif à la pompe comme on dit risque d'augmenter très nettement en janvier du fait des certificats d'énergie. Donc en fait le le le mécanisme est assez simple. L'État oblige les fournisseurs d'énergie à financer des travaux de transition énergétique, que soit les particuliers et cetera, euh pour obtenir des certificats d'énergie euh et ces certificats leur permettent de ne pas avoir d'amendes lourdes euh et donc euh de de pas avoir d'amendes lourdes.

Ce qui fait que ces fournisseurs d'énergie pour financer ses obligations, pour obtenir ces certificats d'énergie vont et on le sait c'est ces décrits vont obligatoirement aller chercher de l'argent ailleurs et donc vont si vous voulez taxer enfin vont augmenter le tarif euh à la pompe mais aussi du fiel, du gaz euh du particulier. Euh et euh le gouvernement a fait un décret euh en début novembre pour que cette somme de certificat d'énergie euh qui était de 6 milliards passe à 8 milliards. Donc on va avoir 2 milliards à aller chercher pour les fournisseurs d'énergie en plus et ils vont évidemment aller le chercher chez le tarif du particulier.

Donc ça c'est c'est le mécanisme qui est un mécanisme de transition si vous voulez qui a vocation à accélérer la transition énergétique euh mais qui est vraiment dans une logique de si vous voulez écologie punitive H euh donc ça ça ça pose des questions mais surtout et c'est vraiment le le point je suis député je je suis un député de campagne je suis je suis le député de la CRUS de l'ensemble de la circ circonscription du département, il y en a que il y en a que enfin l'ensemble du département, il y en a que deux en France comme ça, la Creuse et la quotidien dans la Creuse compte tenu de la géographie que nous avons, compte tenu de la démographie aussi que nous avons et compte tenu de l'offre de service que nous avons de nous, la voiture si vous voulez est pour nous absolument essentielle. Ça c'est le premier point. Le 2e point, c'est qu'il n'y a pas de volonté gouvernementale, notamment de développer le train euh dans la creuse et il y a au contraire un abandon. on vient d'apprendre, c'est ça c'est toujours la le comment dire le le calendrier qui qui est qui est toujours surprenant, le calendrier médiatique, c'est qu'au moment de cette augmentation de ce dégré décret du gouvernement, on a appris dans la CRU que le train qui doit passer de qui doit aller de Bordeaux à Lyon ne passerait pas finalement comme il était prévu par Guéret, par Limoge, par toutes ces communes du centre de la France qui sont très importantes pour notre pays, mais repasserait par Paris et donc on a un abandon total de de de nos campagnes sur concernant le train euh et donc nous on a la voiture forcément et donc on va avoir une augmentation du prix à la pompe qui est déjà en forte augmentation depuis un mois.

Donc la finalité est réellement, si vous voulez pour moi en tant que député de la Creuse une attaque en règle systématique ou au moins une tendance à si vous voulez à la dévalorisation de nos campagnes, à l'abandon de nos campagnes qui ira à terme et qui et on le voit tous les jours vers une urbanisation toujours plus importante et toujours plus massive de notre pays. Et c'est là que je dis que cette ce système est totalement, si vous voulez, contre-productif, c'est que c'est bien dans nos campagnes que nous avons des agriculteurs, nous en avons encore, mais on finit d'achever de les achever avec ce type de de décision. Et euh pourtant, c'est bien dans nos campagnes que nous avons aussi des artisans qui font du travail local, qui font de la production française, qui font justement tout ce qui aujourd'hui euh défend un peu notre environnement et quand nous ne les aurons plus.

Nous importerons de très loin les denrées alimentaires et cetera et au contraire, nous aggraverons euh le le le l'écologie, la défense de l'environnement. Enfin, nous aggraverons les conséquences sur l'environnement de cette situation. Ouais, bien sûr.

Et alors enfin encore une fois évidemment on comprend à quel point ça va toucher les zones rurales françaises puis c'est fait effectivement depuis la ville nos dirigeants ont souvent tendance à oublier qu'en fait rien ne se fait sans essence une fois qu'on quitte les métropoles. Mais au-delà de ça, il y a aussi tous ces Français qui eux doivent habiter en zone urbaine mais ne peuvent pas habiter à Paris même par exemple, doivent se retrouver en banlieu et je prends mon cas mais parce que je pense qu'il va représenter aussi beaucoup de beaucoup de gens. C'est-à-dire que le matin quand on se lève à 5h des transports en commun, il y en a pas forcément.

Moi sans voiture, je pourrais pas venir travailler à Paris. J'ai pas les moyens de vivre à Paris. Il y a énormément de Français qui sont dans ce cas-là.

Je pense aussi à tous les Français qui eux comme vous le disiez sont plutôt artisans et se rendent chez les particuliers. On va pas de commencer à demander à un plombier ou un électricien de de trimballer un chariot dans tout Paris pour pouvoir prendre le métro et se rendre chez chacun de ses clients. Donc à nouveau, il y a quand même un mépris de classe derrière cette mesure qui est assez effrayant et c'est peut-être pour ça que ça révolte autant les Français.

Et pourquoi je me permets de dire que ça les révolte ? puisque'en fait on a déjà un exemple très concret de ce sentiment d'injustice, c'est ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes. On a l'impression que le gouvernement ne retient rien des crises du pays.

Oui. Alors, il y a effectivement un précédent sur parce que les gilets jaunes étaient partis de ce d'une augmentation de l'énergie, du tarif de l'énergie. Effectivement ça interroge vraiment sur la capacité du gouvernement à être à regarder euh la réalité du terrain et à si vous voulez adapter une politique par rapport à à au concret réalité de ce que vivent les Français. et soit ils n'en ont pas conscience, donc dans ces cas-là, c'est quand même un gros problème.

Soit ils en ont conscience mais ils n'ont ils au contraire si vous voulez ils estiment que voilà c'est on est un peu archaïque avec nos bagnoles et cetera et c'est vraiment là une opposition. J'ai plutôt tendance à à dire ça, mais comme si vous voulez il y a eu justement les gilets jaunes et cetera, ils n'ont pas fait ce décret euh comment dire en en euh mais ça a été révélé par West-Fance cette information. Ça ce n'est pas un décret qui s'est fait euh voyez sur la place publique.

Euh d'ailleurs, je je remercie ceux qui les médias ont ont pu sortir cette information, mais j'ai j'ai tendance qu'il ils ont ils mèent cette politique mais il voi qu'il y a pas de soutien populaire et donc ils font quand même des choses un peu en dessous en dessous du en dessous de la table. Et on a eu le même cas pour la taxoncière. Et là, je dois dire que Jean-Philippe Tangi, avec qui j'ai fait ce courrier sur sur l'augmentation des des taxes, enfin l'augmentation du prix à la pompe est une personnalité, ça c'est très très important sur dans l'opposition, qui va chercher ce que on ne voit pas forcément, ce que ce qu'on narrive pas à déceler par un peu les techniques gouvernementales.

Et ça c'est extrêmement important et c'est vraiment à lui notamment et plus largement évidemment au Rassemblement national et à l'UDR don dont je fais partie qui sont allés voir et voir une réalité d'augmentation de la fiscalité en France qui était un peu passé sous le sous le radar de de l'information. Hm. On va revenir sur cette taxe foncière Bartolomir.

Mais avant cela, peut-être une réponse à Roland Lcur puisqu il a accusé le Rassemblement national et donc ceux qui se sont engagés sur ce sujet aussi, mais vous l'avez dit, vous et Jean-Philippe Tangy s'est engagé et en l'occurrence, je crois qu'il répondait plutôt à Jean-Philippe Tanguy mais ça vous concerne aussi qu'il expliquait que voilà Jordan Bardella mentait comme un arracheur de dents et que il n'avait qu'à discuter avec les grands groupes pétroliers et que et ben en fait s'il polluaient ces grands groupes et bien c'était normal qu'il paye et et que c'était à eux de considérer si oui ou non ça se répercuterait sur le portefeuille des Français. Oui. Bah c'est c'est euh c'est l'attaque est la probablement la meilleure des défenses comme on dit. euh parler comme ça, voir ce terme.

Le menteur arracheur de dents, il manque comme un arracheur de dents. Je trouve c'est tout à fait ça révèle autre chose. D'abord d'abord la si vous voulez la baisse euh du niveau euh des ministres he qui est qui est vraiment euh qui voilà qui qui euh qui s'exprime d'une d'une telle manière sur un opposant politique qui est tout à fait légitime à soulever ce type de de question.

Euh et puis voilà, c'est tout le monde sait bien et même je crois que le porte-parole des des fournisseurs de de pétrole euh a expliqué que ce mécanisme allait euh créer euh une augmentation du tarif à la pompe. Donc donc voilà. où je pense qu'il ils vont dans des détails pour essayer d'éviter leur leur responsabilité mais elle existe et elle est évidente.

Hm. Sur cette taxe foncière, on a quand même la sensation que aujourd'hui le gouvernement veut aller chercher des sous partout où il peut, mais alors surtout dans la poche des Français, que ce soit donc de façon indirecte comme on l'a dit avec cette augmentation du carburant ou bien ou bien de façon directe via cette taxe j'aimerais bien qu'on en discute un peu plus longuement euh quand quand le goû gouvernement se justifie en expliquant que justement dans tous les cas, il faudra trouver des sous parce qu'on a une dette qui nous étrangle. Combien est-ce que cette taxe foncière elle pourrait réellement rapporter ?

Est-ce que on pourrait pas se dire peut-être que ça vaut le coup ? Voilà, nous nous on estime à l'UDR parce que c'est vraiment notre notre colonne vertébrale, c'est que aucune augmentation d'impôts, aucune augmentation de taxe neuvre le coût euh à à tout niveau. On est le groupe qui s'est opposé le plus à toute augmentation de taxes et d'imposition.

C'est vraiment notre ADN. Donc ça ne vaut pas le coup pour une bonne raison, c'est qu'aujourd'hui il faut prendre quand on prend la somme de toute cette fiscalité euh on est la France a un niveau de prélèvement obligatoire d'à peu près 46 % ce qui fait que la la richesse qui est créée par notre pays, elle est prélevée en gros de moitié euh ce qui est ce qui est le premier niveau d'imposition au monde. Mais malgré tout ça, malgré cette fiscalité excessive, on a un niveau de service public qui baisse drastriquement avec un niveau de dépense publique qui est de l'ordre de plus de 55 %.

Donc évidemment, il y a il y a un différentiel qu'il faut financer par l'emprunt et qui crée notre dette, notre endettement et notre déficit. Et aussi une grande frustration puisque vous l'avez dit, les les Français ont la sensation de payer pour rien. C'estàd que si on payait aussi cher pour avoir un niveau de vie exceptionnel, qu'on payer plus rien, que tous les transports étaient gratuits, ça a irait.

Mais on est loin du compte, on a du mal à soigner, nos enfants n'apprennent plus rien à l'école. Enfin, c'est dramatique. Exement.

Donc, mais du coup, le le point c'est la réduction des dépenses publiques. C'est vraiment le point numéro 1. Aucune augmentation que soit la taxe foncière.

Alors eux, ils ont parlé de mise à jour et cetera. Alors effectivement, il y a des différences si vous voulez peut-être de recompréhension de la taxe foncière par rapport à des critères qui étaient anciens, mais cette mise à jour amenait à une augmentation massive de la taxe foncière. Donc c'est c'est pas qu'une mise à jour.

Si ça avait été neutre, pourquoi pas ? Mais rééquilibrage, c'est pas du tout le cas. Euh et donc nous nous estimons que de toute façon euh avant d'augmenter aucune taxe, il faut baisser euh les dépenses publiques, notamment par exemple sur sur le les agences euh sur le ce qu'on appelle évidemment le train de vie de l'État qui pèse et qui nous oblige à fiscaliser massivement notre pays.

Sauf que là, je pense qu'on arrive vraiment à une limite et on le voit bien d'acceptation. c'est le terme enfin de enfin dont beaucoup de monde parle. Est-ce que les Français sont prêts à accepter euh un tel niveau de fiscalité ?

Et je crois que ça devient contre-productif à ce jour et que ça va peser sur notre croissance. Donc je pense vraiment encore une fois qu'il faut qu'il faut réduire d'abord les dépenses publiques très massivement et profiter d'une de cette baisse massive des dépenses publiques. Au contraire pour baisser aussi un peu la fiscalité et redonner euh de de la vitalité à la création de richesse et permettre à notre pays de voilà de de se de d'accélérer et de redonner une dynamique comme on dit.

Ouais. Merci beaucoup Bartolomé Leoir d'être avec vous. On reste ensemble jusqu'à 8h15 et dans quelques instants, on sera rejoint par Richard de 16 et et on continue pour le moment en fait au-delà du plan économique parce qu'on comprend bien que même là-dessus finalement c'est bancal.

Il y a encore une fois la la la psychologie et le la ce qui se cache derrière tous ces projets. C'està-dire que par exemple pour la taxe foncière, quand on explique aux Français qu'on va taxer leur confort, qu'on réalise que ce que Macron et et ses amis appellent confort en fait, c'est l'eau courante, c'est l'électricité, c'est sont les lavabos, les douches. Alors que se passera-t-il ?

Dire, on est censé être un pays développé. les Français qui ne peuvent pas payer et ben en fait ils changeront de logement, ils iront habiter dans une cabane, ils se doucheront avec des sacs plastiques troués. Enfin, je c'est c'est quand même abérant et une fois de plus un niveau de de déconnexion et de pression fiscale qui qui dépasse l'entendement quoi.

Ouais. Alors ce qui ce qui ce que il faut il faut revenir pourquoi on en arrive là aussi sur la taxe sur si on va précisément sur ce sujet-là euh c'est parce que Macron a supprimé euh pour euh les locataires la taxe d'habitation euh et comme ce sont des taxes qui euh sont là pour financer nos collectivités euh nos les collectivités et l'État est obligé d'augmenter la taxe foncière en contrepartie qui taxe les propriétaires. Ce qui est très important, c'est de voir à quel point cette philosophie fiscale, parce que derrière la fiscalité, il y a une philosophie évidemment que l'État veut encourager.

Et donc on est en train de basculer via Emmanuel Macron d'une d'une philosophie d'enracinement où si vous voulez le avant le le ce qui était ce qui était profondément défendu par notre pays, c'était la propriété et même la petite propriété. il était important d'accéder à la propriété par le fruit de son travail euh et et donner cette chance-là à un système. Donc ça c'est cétait le système traditionnellement euh français.

D'ailleurs, il a aussi modifié l'ISF en IFI en en gardant si vous voulez toute l'impôt sur la fortune sur l'immobilier mais en l'enlevant du capital. Donc on voit qu'on glisse vers un système angloaxon. euh un système euh pour lequel je pense Emmanuel Macron est est absolument euh passionné.

Euh et donc là, si vous voulez, le système angloaxon, ce sont des un monde de locataire avec des grands propriétaires euh qui mettent en location leur leur grande leur grande parc euh immobilier, ce qui est et donc et ça, je crois que c'est si vous voulez dans dans l'esprit anglo-saxon, c'est on bouge, on n'est pas attaché, on est on est libre et cetera. Donc je on peut très bien être en accord avec cette philosophie, sauf que c'est pas la philosophie française et que nous la France elle est bâtie sur cet enracinement. Notre notre patriotisme est très local euh et et nous donne l'envie d'aimer la France par ces moyens-là.

Et donc je crois queen fait euh ce ce débat sur la taxe foncière est un débat tout à fait à la fois de hausse de fiscalité des Français mais aussi d'agression presque de notre de notre système de valeur et de la philosophie fiscale française depuis des décennies. Ouais. Et à nouveau ce budget l'occasion de constater qu'il y a quand même de grands interdits dans les tous ces domaines dont on aimerait renier les les les aides ou bien tous ceux voilà tout ceux qu'on veut conserver.

Alors pourtant il coûte énormément au français. Donc vous avez parlé juste du coût du fonctionnement de l'État de nos institutions. Vous faites partie de l'UDR qui prône justement une grande simplification, mais il y a aussi évidemment tout ce qui est lié à l'immigration.

Une fois de plus, on explique aux Français qu'on va qu'on va taxer leur leur baignoir ou leur chauffage. À côté de ça, on va soigner des millions d'étrangers et à nouveau, ce sont les Français qui vont payer une espèce de de machine qui semble tourner à l'envers. Bah oui, oui, tout à fait.

Nous on estime que dans le projet de de si vous voulez de budgétaire pour la France, évidemment l'entrée de 500000 euh immigrés par an génère un coût très important qu'il serait à minima si vous voulez comment dire de ne pas affronter ce coût en réduisant évidemment l'immigration ou donner en tout cas le pouvoir en reant une vraie loi immigration serait si vous voulez complètement et inaudible pour les Français. C'est inaudible pour les Français. On leur dit vous vous allez vous allez payer mais jamais à fond.

Et par contre on on fait rien sur l'immigration massive en France. Euh et donc ça en fait euh c'est le message envoyé est est très euh est très euh si vous voulez incompréhensible, ça c'est clair. Et après bon, il y a en plus des solutions financières.

Là, vous avez parlé de de l'aide médicale d'État, mais euh il y a une solution aussi euh très claire, c'est sur les les prestations euh non contributive. C'estd qu'aujourd'hui euh on il existe des prestations sociales, comme on dit, euh qui ne sont pas liées à des cotisations, c'est-à-dire au travail et cetera, mais qui sont de droit et qui sont, si vous voulez que l'on peut toucher directement sans avoir travaillé. Et ça, nous par exemple, nous nous proposons euh de d'un un décalage de 5 ans euh par rapport à à la première euh lorsqu'un un un immigré arrive sur notre sol aujourd'hui euh il peut euh toucher euh assez rapidement ses euh ses prestations non contributives.

Nous nous estimons que il faut que il soit qu'il est travaillé pendant 5 ans, que qu'il soit dans un qu'il est vraiment contribuer pour pouvoir toucher ses ses prestations et ça génère une économie massive et ça effectivement euh c'est l'être morte dans le dans le projet de de du gouvernement actuel. Et d'ailleurs dans l'ancien gouvernement, Eric Sioti avait et comme avait été sollicité pour rencontrer les ministres euh de l'économie et à l'époque, c'était le ministre Éric Lombard et Éric Siotil lui avait dit dans le panel de simplification de baisse de la fiscalité, nous avons aussi cette proposition et Éric Lombard lui avait répondu "Écoutez sur ce sujet, c'est nom pour la simple raison que c'est idéologique." Et donc effectivement, il il y a une différence idéologique massive euh sur ce sur ce sujet.

On poursuit avec vous Bartolomé le Noir. On en a dit quelques mots très rapidement mais je voulais qu'on s'attarde sur les sur les déserts médicaux si vous le voulez bien puisque en tant que député de la Creuse vous êtes particulièrement concerné par le sujet et en fait ça s'inscrit dans tout cette dans tout cet univers comme vous l'avez dit avec donc des dépenses qui sont toujours plus exubérantes pour d'autres alors qu'on a déjà du mal à soigner les Français. la façon dont on veut augmenter le prix du carburant.

Alors qu'aujourd'hui, il y a aussi beaucoup de médecins justement dans ces zones rurales qui pratiquent les visites à domicile pour les personnes qui ne peuvent plus se déplacer, qui habitent loin des villes. Donc voilà, est-ce que vous pourriez nous dresser un peu le le le bilan de la situation actuelle puisque c'est un sujet évidemment dont le gouvernement lui aussi ne parle pas beaucoup. À mon avis, il en est pas très fier.

Alors le le le sujet des déserts médicaux, c'est pas forcément évident pour nos auditeurs qui sont à Paris ou en Île-de-France, mais si ils doivent aussi ressentir ce sujet-là de plus en plus. C'est Oui, oui, de plus en plus. Euh mais en tout cas, moi j'ai la j'ai ce que je puisse revoir dans mon département pour vraiment que vous vous rendiez compte de ce qui se passe, c'est qu'aujourd'hui quand on a un cancer dans la creuse, il y a plus de service de radiothérapie dans notre département. depuis 6 mois.

Donc c'est quand même un niveau. C'estàd qu'aujourd'hui quand vous habitez le sud de la Creuse, vous allez devoir faire 2 heures de route pour aller à Limoge et être soigné dans un autre département du cancer. Et on sait que psychologiquement ça a un impact et cetera.

D'ailleurs, l'espérance de vie à la campagne est beaucoup plus faible que que à la ville. Donc déjà, vous pouvez plus vous soigner du cancer depuis 6 mois et le gouver donc il faut il nous manque un médecin euh un médecin spécialisé sur ce sujet-là, mais le gouvernement et l'ARS rame et n'arrivent pas à à mettre en place ce ce médecin ou même temporairement pour permettre au Creusois de se soigner du cancer. Non mais c'est essayer d'imaginer la situation quoi.

C'est vraiment je suis malade, j'apprends que j'ai un cancer, pour me soigner, il va falloir que je fasse 4 heures de route par jour. C'est des gens qui sont désespérés. Ouais.

Deuxième chose, vous avez un nombre de médecins généralistes aujourd'hui dans la creuse pour un département entier qui est de l'ordre de 80 médecins généralistes avec au moins la moitié voire plus qui ont plus de 60 ans. Ce qui fait que là en fait on est et des beaucoup de pathologies qui qui existent puisque la population creusoise est plus de plus en plus âgée liée à une démographie en baisse. Il faut aussi une politique nataliste.

On pourrait reparler euh mais donc on arrive avec une voiture à 300 km/h dans un mur et ce qui c'est extrêmement extrêmement préoccupant et effectivement la j'ai posé une question la semaine dernière en en hémicycle à la ministre de la santé et on a eu une autre ministre qui a parlé au nom de la ministre de la santé et on a eu des une lecture d'un papier d'un collaborateur qui euh euh qui n'avait rien à voir avec la réalité, avec Moi, j'avais fait des propositions euh rien, aucune aucun retour sur ces propositions. Donc, on a le sentiment d'une totale mais vraiment totale déconnexion et et pire, moi je trouve que il devrait dire "Écoutez, on galère, c'est très compliqué, on va essayer, on donne tout, on va y arriver mais même pas." C'est une totale déconnexion teintée d'une d'une totale satisfaction euh avec ce nouveau plan France Santé.

Euh donc qui est en fait un acronyme pour ne pas justement juste dire il manque des médecins, il manque des médecins. Euh et donc voilà, on a eu un éème acronyme macronyme, j'allais dire. Voilà, on va continuer de discuter de ces déserts médicaux parce que le moins qu'on puisse faire c'est quand même essayer de de mettre ce sujet en lumière.

Bartolomé Leo noir, on en parle probablement pas assez. Euh une pause avec la chronique de Richard 16 pendant quelques minutes et puis on reste avec vous ensuite jusqu'à 8h15. Merci beaucoup.

Ligne droite, nous avons la visite le face- à face. Richard de 16, nous étions en train de parler des déserts médicaux avec Bartholome Lenoir qui nous expliquait que dans son département, certains français font parfois 2h de route aller, 2h de route retour pour aller soigner un cancer. Mais en fait, je pense que c'est quelque chose que on a tous expérimenté ou en tout cas nos proches, je vois Franck à quiesser.

Donc voilà, on poursuit cette discussion sur les déserts médicaux. Alors les les déserts médicaux effectivement mais d'une manière générale il n'y a pas que même là où il n'y a pas de désert médical il y a une dégradation du service public. Mais vous me pardonnerez Barthol Méenoir je je suis sous le choc d'une nouvelle que j'ai lu dans Doctis Simo et qui explique que le fait de ne pas aller voter diminue l'espérance de vie.

Voilà, voilà, je je vous le livre tel que je l'ai lu. Et et donc je trouvais que euh il y avait une espèce de de propagande euh gouvernementale insidieuse. Vous me pardonnerez de considérer que DoctisMO étant donné son capital et et ses liens avec le système de santé relaquer en gros que la bonne santé physique, la bonne santé morale, la bonne santé citoyenne sont irréductiblement lié et donc on ne peut pas être un bon citoyen si on ne va pas voter.

évidemment bien voter et qu'on ne peut pas bien voter si on si on ne veut pas risquer en fait de mourir et de mourir jeune en expliquant une fois plus que ceux qui ne votent pas, ceux qui se situent en dehors du système républicain sont évidemment ceux qui sont promis à une mort lente et douloureuse et néanmoins rapide voilà par rapport à un macronien boomer qui lui aura bien voté tout à la fin jusqu'à la fin de sa vie. Qu'est-ce que vous pensez de l'argument euh de Doctimo euh euh comme moyen d'inticiter au vote ? Il faudrait que je lise ça parce que là je dirais que j'ai pas les éléments euh je sais pas de quoi il s'agit et et donc euh j'aime bien lire ce que mais on pourra en reparler euh après.

Par contre, ce que je voudrais rajouter quand même euh c'est que on a évoqué alors ce qu'ils appellent ce qu'on appelle la loi sur la fin de vie. Euh si vous voulez quand il y a des ça ça avait été un amendement que j'ai que j'ai proposé pendant la discussion sur ce sujet-là qui a failli passer d'ailleurs qui était à quelques voies euh qui était de dire si vous voulez dans le dans la loi sur la fin de vie parce qu'il y a beaucoup de il y a il y a un certain nombre d'épades notamment de maisons comme ça de santé dans la creuse qui vont avoir donc à disponibilité si la loi passe l'injection létale pour mettre fin à la vie des des personnes. Et ce qui est ce qui ce qu'il faut bien voir, c'est cette comparaison entre d'un côté beaucoup d'endroits dans la Creuse qui seront si vous voulez disponibles à cette loi sur la fin de vie, donc à cette euthanasie et de l'autre côté une seule endroit pour se soigner du cancer qui sera à 2h qui sera même pas dans le département et qui sera pour certains très loin en voiture.

Et donc j'avais fait un amendement en disant même pas pour ou contre la loi h mais est-ce que on peut veiller à ce que euh ceux qui vont faire demander cette fin de vie ont bien eu accès à une offre de soins euh qui leur permettait de se soigner ? Ça devent une solution par défaut cette fin de vie finalement dans dans votre ça ça va créer évidemment dans nos campagnes des situation dramatique à savoir. J'ai je suis malade d'un cancer donc je suis porteur d'une maladie qui peut me faire mourir.

Donc je peux je peux demander cette loi sur la fin de vie cette euthanasie. Et dans la balance, j'ai un traitement contre le cancer qui va être extrêmement difficile, extrêmement douloureux puisque d'abord il est de façon intrinsèque, il est douloureux mais en plus comme je suis isolé, il va falloir que je fasse des heures de voiture. J'en ai pas forcément les moyens d'ailleurs.

Ça va me coûter très cher, c'est très compliqué tout parce que les remboursements sont extrêmement compliqués. Et de l'autre côté, dans l'autre main, j'aurai à moins de 5 10 minutes de chez moi la solution euh de la fin de vie. Et et je pense que ça crée en tout cas cette pour pour revenir à ce désert médical un déséquilibre et une parce que moi c'est comme ça que je l'entends l'égalité dans le euh dans la liberté, égalité fraternité une une vraie différence d'égalité face à la vie, face à la mort entre les aujourd'hui ceux qui habitent dans nos campagnes et ceux qui qui habitent dans nos dans nos grandes villes.

Et et ça, je crois que c'est absolument dramatique quand ça touche à l'essence de la vie. C'est c'est dramatique. Vous vous parlez de cas assez graves avec ces cancers, mais on le sait, la fin de vie, elle peut s'étendre aux personnes qui se trouvent simplement en détresse psychologique.

Et dans ces zones reculées où on peine à rétablir le lien entre les gens puisque ces personnes âgées se retrouvent facilement isolées, vous l'avez dit, ne serait-ce qu'elles ont difficilement les moyens de de se de se conduire ou autres, souvent le médecin lui faisait office de lien social. Il y a beaucoup de personnes âgées qui sont d'une certaine façon contentes de pouvoir aller voir un médecin, de parler, de s de sentir qu'il y a quelqu'un qui va prendre soin d'eux. cette parce que encore une fois vous parliez de cancer mais aussi de ce manque de médecin généraliste et donc demain une personne âgé complètement isolée sans famille qui ne voit plus personne qui n'a plus de son médecin généraliste à qui allait parler et qui qui se sent considéré et encore une fois soigné par cette personne peut se déclarer en situation de détresse psychologique et avoir accès à cette fin de vie c'est dramatique.

On avait en septembre quand même le gouvernement qui nous a annoncé le lancement donc de ces zones rouges. C'est des zones du territoire dans lesquelles justement on a constaté ce désert médical et l'idée c'était d'offrir des espèces de de petits centres de soins assez éphémères où en fait les médecins à la retraite notamment pouvaient aller soigner les gens. On imagine que donc vous euh vous avez eu l'occasion d'expérimenter ces zones rouges ou bien alors le gouvernement a menti, ça n'a pas été mise en place, mais vous allez nous le dire.

Euh et est-ce que est-ce que voilà, est-ce que ça a eu des effets ? Est-ce que vous pensez que c'est une solution qu'on pourrait continuer à développer à l'avenir et qui pourrait répondre à tout ça ? Mais moi si vous voulez, enfin on peut alors déjà nous, je sais pas si on est en zone rouge, mais à minima, on est en zone écarlate.

On a 80 médecins généralistes pour un département entier. Euh donc moi je veux bien on peut dire il faut faire des zones. Donc effectivement on est en train de se battre pour qu'il y a parce qu'il y a une zone qui a été exclue un petit bout de terre creusois qui aurait un médecin de plus mais en fait ils analysent pas bien la situation et donc en fait c'est au contraire très difficile mais vous pouvez faire des zones vous pouvez faire des maisons, vous peignez France santé dessus et cetera.

Ce qu'il faut c'est des médecins. Je veux dire c'est c'est c'est il faut revenir à la base. Il nous faut des médecins en plus.

Euh et donc si vous ne répondez pas à cette question, toutes les autres euh euh solutions sont des solutions de communication euh euh ce sont des solutions de communication qui ne qui ne servent à rien. Et je vous donne un exemple, c'est qu'aujourd'hui quand je discute avec d'autres députés de mon groupe ou d'ailleurs, vous avez beaucoup de situations de déserts médicaux et donc l'incitation financière aujourd'hui crée une concurrence entre les départements avec des médecins qui ont en fait si vous voulez qui vous font monter potentiellement même s'ils font évidemment un travail extraordinaire mais qui qui peuvent jouer sur ces ces tableauxl et et ça ne fonctionne plus. Et moi, j'avais proposé de créer une première année de médecine euh dans la Creuse.

Là-dessus, je j'attends encore des réponses du gouvernement puisque je me suis rendu compte que les Creusois, les jeunes Creusois étaient sous-représentés à l'université de médecine. Et donc ça ça montre aussi bien que notre département, mon département, alors qu'on a aussi bien des génies qu'ailleurs, on a aussi bien des très bons scientifiques qu'ailleurs, n'arrive plus et ça c'est le problème de l'éducation nationale, n'arrive plus et de l'ascension sociale à si vous voulez permettre à des jeunes creusois d'être médecins. Et donc vous vous n'arrivez plus à créer pour différents paramètres des des médecins et c'est le nerf de la guerre.

Euh et après vous pouvez bien dire euh vous savez c'est je crois que c'est Laurence Durel qui disait euh nous sommes les enfants de nos paysages. Pouvez dire à un jeune qui va faire médecine à Biaritz d'aller s'installer dans la creuse au bout d'un certain temps, comme il est Biaris, comme nous sommes un pays d'enraciné, il ne va pas rester dans la creuse. Et donc la seule solution pour moi à mon sens de moyen terme parce que c'est des générations de terminal qui pourront être médecins dans 6 à 8 ans.

Donc c'est du moyen terme, c'est de former des médecins où à l'endroit où on a besoin qu'il s'installent et et et avoir une vision locale. Euh donc voilà, c'est pour vous répondre toutes ces zones et cetera, c'est les moyens d'attendre la je pense la fin du du numérus, mais c'est c'est uniquement de la si vous voulez de de des pancartes sur une sur une maison bien fatiguée. Barthol Méenoir par rapport à tous ces problèmes en fait de médecine au quotidien, il y a aussi la manière dont les médecins ont un peu organisé un monopole sur un certain nombre d'actes de soins qui pourraient très bien être distribué par des infirmières, des kinésithérapeutes, des pharmaciens.

Don voilà et d'ailleurs, il y a eu plusieurs propositions de loi qui allaient dans le sens comme ça du d'un élargissement des compétences médicales d'autres d'autres soignants, d'autres professionnels de la santé. Et est-ce que vous pensez que c'est une piste qui peut permettre euh là aussi de de palier un peu le manque de médecin ? Alors déjà, je voudrais quand même rappeler euh que le travail des médecins euh et je les connais dans la Creuse est absolument euh extraordinaire.

Donc euh si vous voulez, il y a il y a pas une c'est pas une volonté des des des médecins puisque les médecins, au contraire sont débordés et ils sont parfois même en burnout comme on dit. Donc il préféreraient au contraire qu'on allège leur en tout cas dans la creuse qu'on allerge leur leur par moi. C'est moins les médecins que j'accuse que l'ordre des médecins-mêmes.

Voilà. Voilà. Et en revanche, par contre, sur cette questionlà, ce dont je me rends compte euh c'est que euh d'abord les infirmiers, les infirmières font aussi un travail assez remarquable, mais les patients euh souhaitent quand même avoir la vie d'un médecin.

Et j'aurais un peu peur qu'on construise une encore une société à deux vitesses ou potentiellement parce que par exemple dans la Creuse on fait les vous savez les téléconsultations. Donc j'ai parce donc on permet à un médecin à des milliers de kilomètres avec une cabine de photomaton de vous donner mais donc vous voyez bien c'est c'est complètement c'est c'est c'est des bonnes pratiques dans le cadre d'un désert médical mais c'est les les patients creusois que je rencontre veulent avoir la certitude d'un médecin généraliste qui a effectivement passé toutes ces années de médecine qui a voilà donc donc je Je suis pas sûr que ce soit une solution pérenne, mais peut-être en tout cas une ça pourrait être une solution transitoire sur cette téléconsultation. à nouveau, c'est assez déconnecté de la réalité de ces Français qui, vous l'avez dit, en zone rurale, certains sont âgés, non, peut-être même pas d'ordinateur.

Aujourd'hui, on vous répondrait que sur Doctolib en deux clics, on peut prendre rendez-vous avec un médecin à distance et depuis chez soi, mais il y a beaucoup de Français qui un ne maîtrise pas ses technologies et deux n'ont même pas d'ordinateur. Donc encore une fois, on a l'impression que c'est des propositions de cette France parisienne ultra connectée pour qui ça coule de sources et effectivement ça peut faciliter la vie mais c'est pas le cas de tout le monde. Bien sûr et après sur les les cabines de téléconsultation le premier problème c'est l'analyse des ganglions.

Enfin, c'est on peut avoir la tension et que là on va rentre dans du détail mais si vous voulez vous je je je les ganglons sont quand même un système qui permet de savoir vraiment si vous êtes touché ou pas par une maladie. Euh la voilà l'acte médical permet quand même des choses que la téléconsultation ne permet pas. Alors je je voudrais continuer à taper sur l'ordre des médecins.

Vous me pardonnerez de de me servir de vous. Il y a aussi une obligation si je ne m'abuse qui est faite au médecin de s'installer en ayant un cabinet avec en fait un pas de porte. Il y a il faut il faut une maison, il faut un cabinet avec une adresse.

Il n'y a pas de médecine foraine au sens où le médecin volant n'existe pas et ce qui fait que c'est ça fait partie des freins à l'installation des jeunes médecins et d'ailleurs ça fait partie effectivement de cette montée aux enchères que certains médecins ont vis-à-vis des départements. C'est pas tout à fait vrai puisqu'il y a eu des systèmes juridiques qui ont réussi à être comptés notamment en Creuse, on a quelque chose qui s'appelle médecin solidaire euh donc qui est une solution imparfaite puisqu'il y a pas de continuité de soin mais qui est une solution bien plus privilégiée par les Creusois quête si vous voulez un un une maison de santé où des médecins de partout en France je viennent une semaine et le médecin la met donc je suis pas sûr des bases juridiques si les bases juridique n'ont pas un peu évolué là-dessus parce que au contraire on voit et encore c'est pour ça que moi j'ai j'ai si vous voulez je je j'ai j'ai je comprends votre votre interrogation sur une situation que vous vous estimez peut-être monopolistique mais je crois qu'elle est largement atténuée par le dévouement vraiment des des médecins. Et une fois plus, c'est moins le dévouement des médecins que je mets en cause que les règles de l'ordre.

Parce que un médecin qui voudrait installer son cabinet volant dans un Renault Master et parcourir les campagnes pour le moment en a pas le droit. Alors que c'est exactement par exemple, il y a aussi un il y a aussi un van des dermatologues. Alors on se donc je crois que là-dessus c'est possible désormais.

Enfin, en fait, il y a des ex il y a des exceptions préfectorales, mais voilà, je je ne crois pas que le ce soit vraiment devenu la la règle possible pour tout le monde. Enf, ce sont des expériences qu'on a envie que ce soit la règle, quoi. Enfin, je veux dire, moi je pense que ce sont des solutions transitoires de très bonne très bonne inspiration mais je suis pas sûr que voyez le que queon ait tous envie d'aller que le car soit la seule solution quoi.

Enfin, voilà, une question à se poser. Hm. Bartolom le noir, ce qu'on comprend, c'est qu'en fait au-delà des moyens euh financiers euh une fois de plus euh ce que les Français attendent surtout sont des décisions politiques parce qu'on a commencé par parler du budget.

Euh avoir un bon budget, c'est déjà une première étape, mais ça n'ira pas ensuite sur les décisions de bon sens que vous semblez appeler de vos vœux. Oui. Ou au moins et c'est ça le qu'on puisse dire euh euh écoutez ça va être dur mais en j'aimerais que que qu'un jour la les politiques, enfin j'en suis un donc mais que ceux qui sont au gouvernement puissent dire "Écoutez, ça va être dur, c'est compliqué, on en a pour parce que on a tel nombre de médecins et cetera, on en a pour x années et on va faire tout pour passer ces ces nom d'années. on va tout donner plutôt que de que de dire n'importe quoi avec des des des projets, des nouveaux acronymes et cetera qui qui en fait sont des des espèces de solutions factes qui retardent les solutions réelles.

Euh et donc voilà, on est on fait face à une absence de stratégie claire et évidente sur les déserts médicaux. Merci beaucoup Bartolom et le Noir pour cette cet entretien. On a parlé de beaucoup de choses.

Encore une fois, chers auditeurs, si vous avez manqué un morceau de cet entretien, et bien je vous invite à le retrouver dans la journée sur notre chaîne YouTube ou sur le site internet de la radio Barto le met le noir. Bon courage parce que vous êtes engagé sur beaucoup de sujets et on sait qu'en ce moment l'Assemblée nationale, c'est brûlant. Merci beaucoup.

Voilà. Euh, courage, énergie et à très bientôt.

Carburants : la hausse cachée qui va ruiner la France rurale - Bartolomé Lenoir — Bartolomé Lenoir · Pourquijevote