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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 avril 2025 9 min

Droits de douane : "il peut y avoir des défaillances d'entreprises", alerte Véronique Louwagie.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour madame, merci d'être avec nous. On va voir les conséquences des nouveaux droits de douan sur le commerce, les PME, qui sont vos missions ministérielles. Mais avant tout, une première question plus politique.

Comment réagissez-vous à la proposition l'oquier de placer les personnes sous OQTF les plus dangereuses en centre de rétention à Saint-Pierre et Miclon ? C'est une bonne idée ou ça sort un peu de nulle part ? Vous savez en en qualité de ministre du commerce, de l'artisanat, des PME, de l'économie sociale et solidaire, je suis euh complètement mobilisé pour conduire une politique économique ambitieuse et responsable au service de réponse à ma question, mais je ne suis pas là pour euh commenter en qualité de ministre les propositions de telle ou telle responsable politique qualité en qualité d'adhérente DLR qui va devoir se prononcer dans quelques semaines entre Bruno Retaillot et le revoquer que l'un des candidats porte cette proposition là.

Vous ne pouvez pas nous dire là que vous n'avez rien à faire et que ça ne vous intéresse pas. Je je j'ai indiqué il y a quelques jours, quelques semaines déjà que je ne me prononcerai pas en faveur de tel ou tel candidat. Étant dans un gouvernement avec Bruno Rotaillot, étant ancienne députée avec comme président de groupe Laurent Voquier, je resterai, je dirais éloigné de la la ligne politique de de choisir l'un ou l'autre.

Voilà. Moi, je suis complètement mobilisé pour répondre aux enjeux des Français également en ce moment parce que il y a des enjeux. Plus vite vous me répondrez franchement à ma question, plus vite on viendra à l'autre sujet qui est celui non mais juste est-ce qu'on est dans un cas de surencher dans le cas d'une campagne interne où le renvoquer pour se distinguer de Bruno Rotaillot fait des propositions les plus choc possibles pour marquer l'actualité et les esprits ?

Il y a une campagne, il y a deux candidats, donc chacun fait des propositions et c'est effectivement au travers ces propositions de recueillir probablement le maximum d'adhérents qui votera euh pour lui. Donc je laisse les candidats évoluer dans leur campagne électorale il y a encore quelques jours pour recueillir un certain nombre d'adhésions et ensuite un mois jusqu'à la campagne. Donc je les laisse organiser leur campagne en restant un petit peu éloigné de celle-ci.

C'est pas de considérer qu'il y a deux Frances, une France de l'outre meron qui accueillerait les lesf les plus dangereux et puis la métropole. C'est un peu ça qu'on reproche à l'Oqué et c'est ma dernière question. Euh oui, non, il y a une France, il y a la métropole, l'outre, il y a des vrais enjeux en Outrem et étant ministre de la consommation, je m'occupe aussi de ces enjeux parce qu'il y a des questions de pouvoir d'achat.

Il y a toutes les questions qui concernent Mayotte au regard des événements climatiques qu'il y a eu. Il y a des enjeux particuliers en notre mer et il faut les prendre en compte. Et donc pas maîtriser ces territoires, ce qui peut donner cette impression là de proposition.

Oui, effectivement, il faut toujours être très attentif à ces territoires. On aurait tendance quelquefois à les oublier et je pense qu'il y a un effort très important de fait depuis quelques temps pour les prendre en compte dans l'ensemble des politiques et c'est une bonne chose. C'est une forme de réaction quand même à la proposition de l'envoquer.

Enfin bon, on va venir à l'essentiel de ce pourquoi vous êtes là. Quelles peuvent être les conséquences de l'augmentation des droits de douanes, de ces nouveaux droits de douane sur le commerce ? Euh quand je parle du commerce, c'est pas les grands échanges d'import export, c'est au quotidien dans vos commerces de détail, dans vos vos grandes surfaces.

Qu'est-ce que ça peut voir comme conséquence ? Euh il est euh euh fort de constater que euh l'augmentation de ces droits de douane, c'est un choc majeur pour euh les Européens, pour les Français. Nous mesurons aujourd'hui que probablement ça aura un impact de quelques dizaes de points sur le PIB.

Donc il y a euh ces augmentations qui vont produire des effets sur un certain nombre de produits. Les éléments les plus impactants, ce sont ces entreprises qui exportent. Aujourd'hui, nous avons euh 28000 entreprises qui sont fortement impactées. 40 % d'entre elles exportent plus de 50 % de leur chiffre d'affaires aux États-Unis.

Donc, il peut y avoir une restriction, une diminution des volumes. Donc, cela peut impacter la croissance. derrière, c'est l'activité de nos entreprises.

Donc, ce sont également les emplois et puis cela crée de l'incertitude aujourd'hui. Euh au niveau des des Français, nous voyons l'impact sur la consommation, nous voyons l'impact sur le niveau d'épargne en en février, il y a eu un niveau d'épargne très important en France. Donc, au niveau euh de la France, il s'agit de protéger les Français et cette protection, elle ne peut se faire qu'au niveau européen.

Moi, je me réjouis en tout cas qu'il y ait une réponse européenne ferme, une unité et une réponse collective. Ça ça me paraît très important au niveau de l'Europe. La semaine prochaine, vous réunissez le conseil national du commerce.

C'est ça le nom de cette institution. Comme hier, il a eu la réunion du conseil national de l'industrie. C'est quoi ce but ?

Le but de cette réunion, c'est que les professionnels vous fassent remonter les premières difficultés qu'il voi arriver. Oui, l'important c'est d'avoir des des échanges fluides, qu'effectivement ces professionnels nous fassent remonter leurs préoccupations, les secteurs qui vont être le plus impacté que nous mesurons bien les impacts directs indirects. Il peut y avoir également en impact indirect un certain nombre de flux commerciaux qui étaient destinés vers les États-Unis qui se rapportent vers la France.

Donc ça peut être par exemple des produits chinois qui viennent en France et qui déstabilis mais dans mais peut-être dans ce cas-là ils peuvent tirer les prix à la baisse. Oui. Donc le consommateur en profiterait.

Oui. Le consommateur en profiterait. Mais il faut aussi que nous protégions nos industriels, les circuits commerciaux.

Donc il est important de pouvoir écouter, échanger avec ses professionnels pour faire remonter. Vous savez, il y a une première liste là qui est retenue au niveau européen pour faire état de droit de douanes qui seront mises en place vers les États-Unis. Une 2è liste est en cours de préparation et ça permet aussi d'alimenter cette 2e liste.

Nous sommes là, je dirais, pour protéger euh les entreprises, les soutenir et les accompagner également s'il y a des modifications, je dirais, euh à à intervenir. Quand vous parlez de protection, c'est des protections financières. Est-ce qu'on peut imaginer que l'État crée des systèmes d'aide pour venir en justement en aide à des entreprises qui seraient en difficulté ?

C'est qu'est-ce que ça appeler par protection ? Pour protéger, il faut anticiper, faire un certain nombre de points. S'il y a des difficultés trésories, cela pas existeré.

Il faudra que nous prenions contact avec les organismes financiers, le système bancaire, voir avec BPI France. J'étais hier avec le président de la Fédération française bancaire. Donc, ce sont des travaux qui peuvent être conduits pour préparer et anticiper ces difficultés de trésorerie.

Il peut y avoir aussi des risques de défaillance d'entreprise. Donc il faut que nous anticipions et que nous ayons des éléments en aval pour réagir et mettre en place t tous les les outils qui sont à notre disposition. C'est quoi la grande crainte des acteurs du commerce ?

Ben les c'est il y a une forme d'incertitude aujourd'hui. Finalement nous nous mesurons difficilement les impacts quand il y a des augmentations des droits de de douanes de de l'ordre de 20 % sur un certain nombre de produits. Qui va supporter ces 20 % ?

Il y a probablement l'industriel qui exporte. De l'autre côté de l'Atlantique, il y a l'importateur. Il y a aussi des circuits dans le réseau de distribution avec des grossistes, des distributeurs un peu plus individuels, particuliers, puis il y a le consommateur.

Donc finalement, nous ne maîtrisons pas aujourd'hui l'impact dans la chaîne. Probablement que c'est le consommateur américain qu'on supportera le plus, mais l'industriel va en supporter peut-être une partie. il y aura des réductions de volume.

Donc c'est c'est l'incertitude qui existe. Nous ne connaissons pas très bien les les impacts et ça ça participe à une perte de confiance, à une diminution aussi de la consommation et tout ça des répercussions au niveau économique. D'accord.

Donc ça c'est une première prise d'information la semaine prochaine réunion du conseil nationalin. Voilà. Alors vous êtes expert comptable he de profession.

Voilà quand vous étiez député LR, vous étiez spécialiste du budget. Alors là je poser la question à la ministre. Vous allez me dire vous êtes pas ministre du budget mais voilà on considère que ça va une conséquence de 05 sur le pays b en moins pour les Français.

Est-ce qu'on va pouvoir avoir les mêmes objectifs budgétaires avec cette possible crise économique ? Le Premier ministre l'a rappelé il y a quelques jours. L'objectif c'est de suivre cette trajectoire financière budgétaire pour nous amener à un déficit de 3 % en 2029.

Nous avons un déficit qui est prévu. Mais est-ce que c'est tenable cette promesse-là avec les conséquences de cette augmentation des droits de loin ? Ça va nécessiter probablement des réajustements.

Mais à chaque fois, vous savez que vous faites un budget en fin d'année ou en début d'année, euh le le budget doit être adapté à un certain nombre d'éléments qui viennent impacter des éléments qui ne sont pas forcément connus. Ils sont d'un impact moindre ou ou plus fort. Là, effectivement, il y a des impacts quand même forts et il faudra s'adapter, réagir.

Il y a déjà eu des mises en réserve qui ont été effectuées à hauteur de 9 milliards d'euros. Je sais que ma collègue en charge des comptes publics, Améline Monchalin travaille sur ce sujet et nous travaillons tous les ministres de Bercy pour en tout cas respecter une trajectoire budgétaire qui va aussi servir les Français. Nous ne pouvons pas rester avec un endettement de de la nature et du montant qu'il est avec une charge financière relativement importante.

Il vit bien le bloc central parce qu'on voit qu'il y a des tensions entre les Républicains et les macronistes, pas au niveau des ministres, au niveau des députés avec les meetings de de ce weekend et il y a alors les meetings de de ce weekend ce sont euh chaque formation politique porte ses engagement et je pense qu'on a toujours intérêt à la conviction. Vous êtes une LR qui travaille avec les macronistes mais le bloc central il a l'air de se fissurer un petit peu. Ça a l'air difficile en ce moment.

Non, mais je crois que chacun a des points de vue, chacun a des convictions. Il s'agit de les porter. Nous ne pouvons pas renoncer à nos convictions parce que ça ce serait difficile neait pas dans le temps.

Donc je pense qu'il faut porter ces ces ces ces ces orientations, les les pousser en faire état et puis ensuite il y a une piste d'atterrissage où on se retrouve