Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 21 octobre 2026 9 minComplaisantFond programmatiqueSantéTransportsSolidarités & famille

Consultation "Dites-le ICI" : "Le service public, c'est le patrimoine des plus pauvres" témoigne Olivier Gacquerre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    On va peut-être commencer par le verre à moitié plein, une majorité de Français attachés aux services publics. Au moment où certains attaquent des mairies, c'est quelque chose qui doit faire chaud au cœur à l'élu local que vous êtes ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Sur la santé, comment vous vous faites pour répondre à cette difficulté ? Aujourd'hui, en effet, dans certaines spécialités, c'est bien compliqué de trouver un spécialiste.

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Ça veut dire qu'il faut prendre soin de votre hôpital, de votre agglomération, c'est celui de Beuverie, juste à côté de Béthune, ne pas être tenté de se dire, on peut peut-être fermer quelques services, après tout, Lens, c'est pas si loin.

  • 4:49OuverteRéponse directe

    C'est celui pour maintenir la desserte en TGV. Alors, la SNCF, ce n'est plus vraiment une entreprise de service public. En revanche, elle a toujours cette mission de service public à rendre. Qu'est-ce qui coince aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous demandez à la SNCF ?

  • 5:03ComplaisanteRéponse partielle

    Vous avez raison de le rappeler.

  • 7:07ComplaisanteRéponse partielle

    Exactement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57Invité politiqueFait
    « Le service public, c'est le patrimoine des plus pauvres et c'est finalement le plus petit des nominateurs communs. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « un médecin généraliste ne viendra pas s'installer dans une commune s'il n'a pas un hôpital performant à côté »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « on veut passer de 80 000 à 120 000 rendez-vous par an »
  • 6:12Invité politiqueChiffre
    « en 2019, on avait jusque-là six liaisons par jour, puis progressivement, on est arrivé à 4,5. Maintenant, on a trois liaisons par jour. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « On a 1,8 million de voyageurs par an quand même. »
  • 7:41Invité politiqueChiffre
    « On a encore mis 10 millions d'euros en quelques années pour faciliter l'accessibilité de cette gare. »

Temps de parole

  • Olivier Gacquerre70 %
  • Présentateur15 %
  • Invité15 %

≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

L'invité d'ici matin à 7h42, nouvelle journée spéciale, dites-le ici jusqu'à la présidentielle. Une fois par mois, votre radio locale vous propose une consultation citoyenne sur l'un des grands enjeux de la campagne. Et aujourd'hui, nous évoquons nos services publics. Pour réagir à cette étude d'Odoxa et évoquer les services publics en zone périurbaine, nous recevons ce matin le président de

0:26
Locuteur

l

0:26
Présentateur

'agglomération Béthune-Brué, Olivier Gaquer. Il répond à vos questions, Stéphane Barbero.

0:31
Invité

Bonjour Olivier Gaquer. Bonjour. Vous êtes également maire de Béthune. Le réseau de radio locale a donc fait réaliser par Odoxa cette enquête sur les services publics. 6 Français sur 10 sont très attachés aux services publics, mais ils déplorent globalement leur qualité. On va peut-être commencer par le verre d

0:47
Locuteur

'eau

0:47
Invité

à moitié plein, une majorité de Français attachés aux services publics. Au moment où certains attaquent des mairies, c'est quelque chose qui doit faire chaud au cœur à l'élu local que vous êtes ?

0:55
Olivier Gacquerre

Non, c'est surtout une réalité locale. Le service public, c'est le patrimoine des plus pauvres et c'est finalement le plus petit des nominateurs communs. C'est aussi cette volonté de justice qui est souvent exprimée par les habitants et notamment d'avoir les mêmes services que pour nos communes à nous qui sont peut-être plus éloignées des grandes métropoles, les mêmes services que les grandes villes. Et par exemple, la santé, c

1:16
Locuteur

'est

1:16
Olivier Gacquerre

le sujet numéro 1. Aujourd'hui, pour avoir des médecins, bon courage. Et donc, en cela, on se sent toujours un petit peu abandonné, mis de côté. Donc, le service public vient normalement garantir l'équité pour tous les habitants.

1:26
Invité

Justement, sur la santé, comment vous vous faites pour répondre à cette difficulté ? Aujourd'hui, en effet, dans certaines spécialités, c'est bien compliqué de trouver un spécialiste.

1:35
Olivier Gacquerre

Nous avons effectivement des difficultés d'abord avec la médecine de ville. Je parle là des médecins généralistes déjà. Et donc, c'est le premier sujet, notamment quand les nouveaux habitants arrivent dans la commune. C'est la première question qu'ils nous adressent. Et puis, les spécialistes, on n

1:49
Locuteur

'en

1:49
Olivier Gacquerre

parle même pas. Donc,

1:49
Locuteur

ça,

1:49
Olivier Gacquerre

c'est la partie médecine, on

1:51
Locuteur

va

1:51
Olivier Gacquerre

dire, de proximité. Puis après, arrive la question de l'hôpital public, puisqu'on parle de service public. On a besoin dans nos territoires d'avoir ces services performants, avec des blocs opératoires, des plateaux techniques de dernière génération, pour attirer des praticiens et surtout assurer le service. Aujourd'hui, le dernier recours, je vais être très précis, un médecin généraliste ne viendra pas s'installer dans une commune s'il n'a pas un hôpital performant à côté, parce qu'évidemment, il a besoin de trouver des solutions rapides pour ses patients. Et donc, on voit que toute la chaîne est grippée aujourd'hui.

D'abord, parce que je pense qu'on n'a pas formé suffisamment de médecins, parce qu'on a aujourd'hui des médecins qui ne travaillent pas de la même façon, évidemment. Et donc, on ne peut pas forcément leur reprocher. Mais ce qui est clair aujourd'hui, c'est que nous-mêmes, sommes obligés, communes, intercommunalités, de recruter de salariés des médecins pour espérer avoir une offre, ni de ce nom, et surtout donner recours.

2:44
Invité

Ça veut dire qu'il faut prendre soin de votre hôpital, de votre agglomération, c'est celui de Beuverie, juste à côté de Béthune, ne pas être tenté de se dire, on peut peut-être fermer quelques services, après tout, Lens, c'est pas si loin.

2:55
Olivier Gacquerre

Eh bien, c'est exactement ça. Depuis 2014, on est en combat permanent. D'ailleurs, je remercie les organisations syndicales qui sont à nos côtés, et nous, au leur, à tous ces médecins qui viennent, parce qu'il y a quelques années, si vous reprenez la crise, notamment, qui a été un peu à la pointe, qui a montré la défaillance de l'hôpital dans sa gestion, c'est la crise de la cardio, la cardiologie. Du jour au lendemain, en fait, on annonçait la fermeture du service sur l'hôpital de Béthune-Beuverie, ce qui était, pour nous, un véritable drame, voire crime. Et ça a surtout mis en avant le manque de projets pour l'hôpital. Donc, nous n'avions plus de blocs.

En tout cas, il était très défaillant. Il y avait un risque, finalement, sur les ressources médicales.

3:35
Locuteur

Il

3:35
Olivier Gacquerre

y avait un risque sur toute la partie numérique, informatique, accompagnement, donc, des équipes. Et puis, de plus en plus, nous avions un directeur qui s

3:44
Locuteur

'est

3:44
Olivier Gacquerre

paré de personnel parce que l'hôpital n'était pas rentable. Je crois qu'à un moment donné, tout cela a été mis sur la table. Il y

3:50
Locuteur

a

3:50
Olivier Gacquerre

une grande mobilisation. Et puis, aujourd'hui, on a un hôpital qui a un nouveau bloc. qui a été financé. Nous avons des nouvelles ressources. On a un nouveau plateau de consultation externe qui va être fait. C'est-à

3:59
Locuteur

-dire

3:59
Olivier Gacquerre

que, grosso modo, pour être concret, on veut passer de 80 000 à 120 000 rendez-vous par an. Et puis, donc, par l'activité, l'hôpital reprend forme. Et effectivement, vous avez raison. Aujourd'hui, il faut que nous travaillions main dans la main avec le futur hôpital bateau amiral, finalement, de l'hôpital et de la santé publique dans le territoire à Lens. Parce que là, nous aurons certainement notre activité beaucoup plus forte. Et donc, l'enjeu pour nous, c'est que les équipes médicales de Lens puissent aussi travailler, venir sur Béthune

4:27
Présentateur

et vice-versa. Journée spéciale, dites-le ici, nos services publics. Votre radio vous consulte une fois par mois jusqu'à l'élection présidentielle sur les sujets qui vous préoccupent le plus. Et ce matin, nous recevons le maire UDI de Béthune, président de l'agglomération, Olivier Gaquer. Si

4:42
Invité

on vous entend bien, il y

4:43
Locuteur

a

4:43
Invité

des combats qui payent. Si je prends l'exemple de l'hôpital que vous citiez à l'instant, vous avez un autre combat en ce moment qui est aussi essentiel pour votre territoire. C'est celui pour maintenir la desserte en TGV. Alors, la SNCF, ce n

4:54
Locuteur

'est

4:54
Invité

plus vraiment une entreprise de service public. En revanche, elle a toujours cette mission de service public à rendre. Qu'est-ce qui coince aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous demandez à la SNCF ?

5:03
Olivier Gacquerre

Vous avez raison de le rappeler. J'ai l'impression que des fois, on est plutôt des syndicalistes de nos territoires que des maires. Et on doit toujours revendiquer se battre. Se battre pour simplement exister et être relié. Vous le savez, nos territoires comme nous ici sur le Béthunois, on a six capitales à moins de trois heures. Et effectivement, nous sommes dans compétition territoriale. Pour exister, il faut être relié aux dynamiques économiques de ces grandes villes-monde qui sont autour de nous. Notamment ici, pour nous, c'est Lille, mais c'est aussi Paris.

Et la marque TGV, pour nous, c'est très important parce que ça nous permet finalement d'être existants sur une carte et surtout d'offrir un service à des habitants qui ne viraient peut-être pas chez nous ou pour travailler pour investir s'il n'y avait pas cette liaison facile, rapide avec notamment la capitale. Depuis quelques années, on voit que globalement, la SNCF fait des arbitrages de rentabilité, probablement aussi, liés surtout à des enjeux de fréquentation, nous expliquant que finalement, mais si on le savait, il y a moins de monde entre Lille et Paris qu'entre Béthune et Paris. Mais l'enjeu pour nous, c'est quand même de maintenir une offre de service TGV.

Alors, c'est simple, en 2019, on avait jusque-là six liaisons par jour, puis progressivement, on est arrivé à 4,5. Maintenant, on a trois liaisons par jour. vous comprendrez que nous sommes déjà à 1h20. Si vous rajoutez une rupture de charge, c

6:25
Locuteur

'est-à-dire

6:25
Olivier Gacquerre

qu'il faut descendre à Arras ou à Lille pour reprendre la NETER pour aller jusqu'à Béthune, les gens font l'arbitrage d'aller habiter à Lille ou d'aller habiter à Arras. Et donc, vous perdez finalement en attractivité. Je le dis aussi pour des chefs d'entreprise qui sont chez nous ou qui investissent chez nous, le fait d'avoir cette rupture de charge, c'est un frein pour l'investissement chez nous. Et donc, ils vont le faire plus tôt. Là, ils seront reliés. Donc, l'enjeu pour nous, c'est très clair.

6:50
Locuteur

C

6:50
Olivier Gacquerre

'est un, d'assurer du maintien de l'offre de TGV et deuxièmement, d'augmenter la fréquence que nous avons aujourd'hui. Alors, les dégradés certes, parce que malheureusement, il y a eu un incident technique qui a coûté la vie d'ailleurs à un conducteur, on pense bien à sa famille.

7:05
Invité

C

7:05
Locuteur

'était l'accident de Mazingar en avril dernier.

7:07
Olivier Gacquerre

Exactement. Mais pour autant, est-ce qu'on doit être puni deux fois ? C'est ma question. On m'explique qu'il

7:12
Locuteur

n'y a

7:12
Olivier Gacquerre

pas d'autre rame à mettre à disposition que celle qui a été endommagée doit être réparée ou remplacée. Je le comprends parfaitement. Alors, pourquoi ne pas dégrader aussi d'autres lignes pour nous permettre de récupérer à peu près l'offre que nous avions ? Parce que, vous l'avez compris, les gens font d'autres arbitrages. Et à Béthune, c'est quand même une gare importante. On a 1,8 million de voyageurs par an quand même. Et puis, c'est la gare finalement TGV de l'ensemble du territoire. Nous émettons des moyens. On a encore mis 10 millions d'euros en quelques années pour faciliter l'accessibilité de cette gare. Ce n

7:45
Locuteur

'est

7:45
Olivier Gacquerre

pas après avoir investi qu'il faut nous retirer cette offre de service. On le sent bien qu'il y

7:50
Locuteur

a

7:50
Olivier Gacquerre

cette tentation aujourd'hui quand même de remettre les moyens de transport vers les lignes les plus rentables. Et ça, pour nous, c'est insupportable parce qu'on a du coup le sentiment d'être abandonné et parfois d'être oublié.

8:01
Invité

Merci Olivier Gaquer, président de la Cabalaire, l'agglomération Béthune-Brué et maire de Béthune. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Bonne journée. Bonne

8:08
Présentateur

journée. Merci. Entretien réécouté sur ici.fr.

8:11
Locuteur

Vous

8:11
Présentateur

êtes donc 61% dans le Pas-de-Calais, 55% dans le Nord à ne pas être satisfait de la qualité de vos services publics, particulièrement sur la santé. Qu'est-ce qu'il faudrait améliorer selon vous ? C'est la question qu'on vous pose ce matin au 0-320-55-89-89. Est-ce que, par exemple, rajouter un petit peu d'humain, ça suffirait ? 87% des interrogés dans cette étude trouvent que c'est difficile d'avoir de l'humain. Racontez-nous votre expérience, votre dernière expérience avec nos services publics. 0-320-55-89-89. On vous écoute. Vous pouvez vous inscrire tout de suite et nous écrire sur WhatsApp aussi.