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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 25 mai 2022 40 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleLogementTravail & emploi

Présentation du plan d’urgence pour le pouvoir d’achat de la Nouvelle Union Populaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Jean-Luc MélenchonChiffre
    « les consommations bio sont en moyenne, quel que soit leur nature, donc ça peut être très divers, 75 % plus élevé que les consommations ordinaires. »
  • 1:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 6 français sur 7 se prive de fruits, de légumes et cetera tout simplement parce que c'est trop cher. »
  • 2:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Il y a déjà 400000 pauvres de plus depuis le premier ququena de monsieur Macron. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « l'augmentation du loyer euh on parle de 10 % d'augmentation qui devrait se constater alors que les Français payent déjà à peu près 30 % pour leur logement 30 % de leur de leur revenus n'est-ce pas qui passent au logement. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 785000 coupure et réduction de puissance d'électricité et de gaz. »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 7/ 10 se prive de fruits et légumes frais parce que trop cher. »
  • 5:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 85 % des minimas conventionnels eux sont en dessous du SMIC. »
  • 6:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « entre 2009 et 2018, il y a eu plus 60 % sur la rémunération des dirigeants du 440. et plus 70 % sur les versements aux actionnaires. »
  • 7:30Intervenant non identifiéChiffre
    « Les pâtes c'est plus 15 %. La farine l'huile c'est + 10 %, le café c'est + 8 %, le beurre c'est + 5 %. »
  • 8:30Intervenant non identifiéChiffre
    « revaloriser euh 10 % du point d'indice, c'est 12 milliards d'euros. »
  • 9:00Intervenant non identifiéChiffre
    « Pour les petites retraite, on est sur du 25 milliards d'euros. »
  • 9:30Intervenant non identifiéChiffre
    « La garantie d'autonomie euh qui permet que personne ne vive en dessous du seuil de pauvreté, c'est 25 milliards d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pris à revers par monsieur Macron parce que lui et madame Borne devaient présenter un projet de loi de finance rectificative et pour finir ils feront pas. Alors bon comme on avait prévu de vous présenter la nôtre du coup il y aura que la nôtre. Alors c'est bien parce que on prendra la place des deux la nôtre et la sienne.

Et au fond c'est quand même le but qu'on vise dans 2 mois. Alors la situation du pays dans le moment est caractérisée par deux choses qui vont finir par se recouper. une manifestation de la crise climatique qui va déboucher sur sans doute l'été le plus chaud qu'on aura depuis un certain temps qui vont continuer de perturber toutes les chaînes des réseaux collectifs de notre pays, c'est-à-dire évidemment le réseau de l'eau pour commencer, mais ensuite ça sera l'alimentation du bétail, donc la part du bétail qui va être présenté sur le marché et cetera et cetera et cetera et puis aussi l'hôpital public parce que de la chaleur résulteront un certain nombre de d'aggravation de situation.

On nous dit qu'on approche de l'état d'alerte, c'est-à-dire du crash pur et simple. Et puis euh évidemment aussi sur le plan énergétique parce que quand il fait très chaud et bien les gens ont pris la mauvaise habitude de mettre en route la climatisation et la climatisation ça pompe et le réseau est déjà dans un état de tension du fait que la moitié des réacteurs nucléaires sont à l'arrêt pour des causes différentes. Mais en tout cas, cet été, il y en aura une de plus, c'est la baisse du niveau des fleuves et le réchauffement de l'eau qui sert à refroidir les centrales puisque comme vous le savez, on ne refroidit pas avec de l'eau chaude.

Voilà. Alors, tout ça conjugué met en tension une situation qui l'est déjà pas mal sur le plan des prix parce que c'est le cœur de notre affaire dans l'idée de projet de loi de finance, c'est dire d'abord d'une loi d'état d'urgence d'état d'urgence social mais c'est pas parce qu'il y a le mot social qu'il faudrait perdre de vue l'ensemble des impacts de la situation d'augmentation des prix et donc de diminution de ce qu'on appelle le pouvoir d'achat. chat des ménages.

En effet, d'une manière générale, les consommations bio sont en moyenne, quel que soit leur nature, donc ça peut être très divers, 75 % plus élevé que les consommations ordinaires. Dès lors que le pouvoir d'achat réduit, les gens bah réduisent et essayent partout de trouver à meilleur prix. En ce qui concerne l'alimentation, on en connaît les conséquences.

C'est une alimentation de moins bonne qualité, forte en en sel, forte en sucre, c'est-à-dire qui aggrave tous les problèmes de santé que le pays connaît déjà. Mais c'est aussi une alimentation moins riche au sens de la diversité des consommations. Alors là, on dispose de statistiques assez précises puisqu'on nous dit que 6 français sur 7 se prive de fruits, de légumes et cetera tout simplement parce que c'est trop cher.

Voilà, ça ça va être le le l'une une des conséquences écologiques de la question du pouvoir d'achat. Mais évidemment pour l'essentiel la principale conséquence c'est la bascule dans la pauvreté d'une nouvelle fraction de la population. Il y a déjà 400000 pauvres de plus depuis le premier ququena de monsieur Macron.

On est parti d'une manière extrêmement vigoureuse pour en retrouver autant de plus et peut-être davantage compte tenu du fait que ce qui se grignote à chaque fois ce sont les les pans de la population qui est déjà fragilisé. C'est pas ce sont pas des gens qui tout d'un coup se retrouvent en situation de détresse absolue. Donc chaque fois c'est parpend une catégorie qui coule suivant les les questions qui lui sont posées.

Et là c'est tout en même temps. Euh l'augmentation du loyer euh on parle de 10 % d'augmentation qui devrait se constater alors que les Français payent déjà à peu près 30 % pour leur logement 30 % de leur de leur revenus n'est-ce pas qui passent au logement. C'est une situation qui est assez extraordinaire parce qu'avant c'était 10 % euh à peine que l'on consacrait au jugement.

Donc vous voyez bien que quand un poste est déjà arrivé à 30 % de ce que vous avez et que vous l'augmentez encore, alors là pour le coup c'est la bascule et vous commencez à vous priver d'un tas d'autres choses. J'en ai évoqué quelques-unes tout à l'heure. Le le facteur coût de l'énergie, je je lance une alerte et une mise en garde.

Euh nous nous avons définitivement cessé de croire aux bonnes intentions du gouvernement et de monsieur Macron en particulier et de madame Borne encore plus. Ça signifie que nous avons rembobiné le film de ce qu'ils avaient déclaré au moment où ils prétendaient lutter pour maintenir le pouvoir d'achat et que quand ils ont mis au point le bouclier sur l'énergie, ils nous ont bien dit qu'il pourrait y avoir un rattrapage après. Et pour cause, puisque actuellement, il n'y a aucun mécanisme qui va à la source, c'est-à-dire à l'endroit où le prix est formé dans l'entreprise, mais ce sont des mécanismes de compensation.

Alors, l'État donne des chèqus qui prend dans le trésor public pour le verser au trésor privé. Mais le fournisseur privé, lui, continue à vendre et à chaquel justement nous sommes confrontés. Donc, comme on nous a dit que ça aurait pourrait donner lieu à un rattrapage, nous avons toutes les raisons de les soupçonner, d'attendre tranquillement que les élections législatives passent.

J'espère les gagner et s'il les gagnerai en plus de leurs autres malheurs, les Françaises et les Français auraient à connaître un rattrapage des prix parce que ce n'est tout simplement pas tenable euh sur la base du trésor public de continuer comme ça à compenser les augmentations. Voilà. Donc ça c'est le tableau général dans lequel on évolue et on pense que c'est pour ça que madame Borne ne présentera pas de projet de loi de finance rectificative.

C'est pas ce qu'il lui faudrait dire tout ça parce que elle peut pas à la fois euh euh tenir comme ils sont là et bien sûr ils ont encore un an de battement pour appliquer les consignes de la Commission européenne mais nulle part il n'est dit que euh le 3 % était abrogé. C'est tout le contraire notamment dans la lettre d'intention du gouvernement. Je vais pas être long.

Euh je me contente de mentionner ce sont c'est une explosion des prix euh absolument de tout ce qui est urgent et important dans la vie de tous les jours. Euh le gaz, l'électricité, l'essence, les pâtes, les farines et l'huile, le café, tout. Et le loyer, j'en ai parlé il y a un instant.

Tout le monde est pris à la gorge. Nous avons affaire à un nouveau record, 785000 coupure et réduction de puissance d'électricité et de gaz. Six français sur 10 se sont privés de chauffage pour limiter les factures.

Pour l'instant, ça va bien. Et 7/ 10 se prive de fruits et légumes frais parce que trop cher. Donc et tout ça pendant un moment où le SMIC ayant été augmenté, 85 % des minimas conventionnels eux sont en dessous du SMIC.

Donc le report de la décision la de la loi du projet de loi de finance rectificative annoncé ne peut avoir qu'une signification. Le gouvernement n'a aucune idée sur la manière de faire face à la situation. ou bien il s'en fout ou bien il pense que c'est normal que bah le marché règle le compte des gens qui peuvent pas payer.

On ne voit pas quelle autre explication il peut y avoir parce que bien sûr on n'accusera pas une bande de revenants comme celle qui est au gouvernement d'être des amateurs parce que précisément c'était leur spécialité la maltraitance sociale. Alors maintenant, s'il faut aller sur le fond et sans vouloir faire un cours d'économie politique qui vous lasserait, j'ai repéré dans la presse toute une série de gens discutant des solutions possibles. La plus originale, c'est celle que j'ai lu hier dans un très bon journal économique.

Pas du tout une feuille anarchiste ou ou plaisante, hein. a dit voilà la solution, il faut la noter. Manger moins, se chauffer moins rouler moins.

Tout ce qui peut encourager notre moindre dépendance au gaz et au pétrole russe doit l'être. Restaurer notre pouvoir de production est autrement prioritaire que protéger le pouvoir d'achat, hein. Alors, c'est un éditorial dans le journal Leschos d'hier, mais je pense que c'est pas quelqu'un qui tout d'un coup ait perdu le contrôle de ses ner qui a écrit ça, mais c'est que en effet, ça doit être présent dans l'esprit de beaucoup de décideurs, notamment ceux qui se réfèrent à ce journal, c'est leur lecture parce que si je lisais l'humanité, c'est pas les conseils que j'y trouverai.

Donc je crains que il y ait une incompréhension fondamentale. Toute une série de commentateurs pensent que l'inflation est le résultat d'une boucle perverse entre les prix et les salaires. Nous démantons absolument, solennellement et radicalement que ce soit le cas.

Et si je dis ça, c'est parce que j'ai entendu main plateau de télévision en débattre et j'ai lu plusieurs papiers sur le même thème. Non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas l'augmentation des salaires qui déclenche l'inflation.

C'est une boucle qui n'est pas la boucle pour parler dans leur langue salaire inflation. C'est la boucle profit prix. les entreprises qui résultent de deux choses.

D'une part, des aspects purement spéculatifs qui se constatent par exemple sur la consommation de blédure pour faire des pâtes. Pardon de prendre un exemple aussi trivial mais il y a pas de problème de sous-production de blé cette année. Le blé qui se vend, c'est celui qui a été récolté à la précédente récolte en août dernier.

Donc c'est le même qui tourne et il fait donc l'objet d'une spéculation qui en augmente le prix sans que la quantité est diminuée. Voilà. Point bar.

Alors la prochaine récolte, oui, il y aura un problème à cause de la sécheresse, mais là c'est pas le cas. Alors ça c'est un des exemples. Et puis ensuite ce que Mars économiste repère, c'est-à-dire la capacité des producteurs à produire des prix sans aucune limite et sans aucune sanction ni rectification.

Donc pour nous, le cœur de l'augmentation des prix et de l'inflation, c'est la spéculation, le surprofit et bien sûr, mais pas dans la proportion dans laquelle nous trouvons l'interruption des chaînes de production mondiales qui se sont coupées pour cause plus ou moins lointaine de Covid, de guerre d'Ukraine et cetera et cetera. Alors, une fois que j'ai dit ça, que me reste-t-il à dire ? Donc, comment va-t-on s'y prendre si nous gouvernons dans 2 mois ?

Comme vous le savez, il y a une série, une batterie de moyens qui vont vous être présenté par mes amis. Augmenter les revenus, bloquer les prix, encadrer le loyer, garantir l'accès au réseau. Mais l'idée centrale, c'est quand même, elle tient en deux points.

Faire payer l'inflation au profit plutôt qu'au salaire et éviter la contamination d'un secteur à l'autre. Alors, pour éviter la contamination de l'inflation d'un secteur à l'autre, à un moment donné, il faut bloquer les prix. C'est une mesure dont je peux donner une illustration assez simple, l'augmentation des loyers.

C'est pas le propriétaire. En cours de route, il fait rien de spécial. Il y a donc pas de raison d'augmenter le loyer.

Pourquoi peut-il le Pourquoi le fait-il ? Parce que ça lui est rendu possible. Pourquoi ça lui est rendu possible ?

Parce que dans l'indice de coût de la construction, il y a des aspects qui sont corrélés au loyer, même s'il a aucun rapport. Vous autres, si vous êtes locataire, c'est vous qui payez les charges, c'est pas votre propriétaire. D'accord ?

Donc on voit qu'il faut couper la chaîne inflationniste à l'endroit où elle se noue. Par exemple sur les loyers si on veut les bloquer et les bloquer à la baisse, il faut aller au moins empêcher le mécanisme qui favorise l'augmentation. Je ne dis pas que ce soit le seul moyen, mais çaen étant ici, il y a un mau en logement qui expliquera tout ça bien mieux que moi, mais je je suis je dois tenir compte de cette situation pour la suite.

Voilà. Euh bon, une fois qu'on a dit ça, qui sont les grands traits, un autre point sur lequel nous lançons l'alerte, c'est attention à l'effondrement de la consommation populaire. Et là euh les augures sont très mauvais.

D'abord parce que l'augmentation des prix ralentit euh cette consommation, je viens de le dire il y a un instant. Deuxièmement, parce que la Banque centrale européenne annonce qu'elle va augmenter ses taux au début de l'été. L'augmentation des taux de la Banque centrale européenne n'est justifiée par rien du tout. quand bien même les montreraient-il jusqu'au ciel que ça changera rien au prix des pattes du du pétrole et du reste.

Donc c'est une mesure comment dire de de posture hein pas plus, pas d'avantage mais elle va avoir une conséquence qui est pas de posture, c'est que si le crédit coûte plus cher, et ben évidemment l'investissement coûtera plus cher, les consommations coûteront toutes plus cher et ça fait beaucoup de choses qui se conjugueraient. une baisse de la production d'un côté, une augmentation des prix de l'autre, ça tout ça c'est direction collapse euh économique. Donc pour nous le ressort de la continuité de la machine, c'est pas nous qui l'avons inventé hein, cette machine.

C'est pas nous. C'est pas nous qui avons fait de la croissance l'unique moteur de l'économie. Mais en attendant, c'est comme ça et la croissance de la consommation est 53 % du PIB de ce pays.

Par conséquent, si vous aidez les gens à vivre mieux, vous aidez la machine à tourner et vous pouvez en rectifier le cap, c'est-à-dire la diriger vers des consommations plus respectueuses de l'environnement et cetera et cetera, ce qui est absolument impossible avec un système qui s'effondre et des gens qui ne peuvent plus intervenir par leur consommation pour orienter cette consommation. Une dernière chose euh voilà la dernière chose c'est est-ce que le blocage des prix est possible ? comme m'a posé 50 fois la question et je l'anticipe.

Oui. Article 410-2 du code du commerce qui prévoit exactement la situation dans laquelle nous sommes. Euh nous sommes dans des difficultés qui sont liées à des difficultés durables d'approvisionnement.

Euh voilà, la concurrence par les prix et cetera et cetera. Bon bref, on est dedans. Des situations exceptionnelles, circonstances exceptionnelles, calamité publique.

À part le gouvernement, il y a aussi la sécheresse. Une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Je pense que tout le monde sera d'accord pour dire que c'est exactement le cas des carburants.

Voilà. Alors euh le gouvernement a fait un autre choix. Nous sommes parfaitement conscients du fait que s'il devait changer la logique de ses choix, on peut dire qu'il terminerait de dire au revoir à ce qu'il est. car bloquer les prix et les mettre sur le le en mettre le coût sur les producteurs, bon évidemment c'est reconnaître que la pagaille vient du marché et que le marché n'est pas du tout l'arbitre à la main invisible magique capable de bien régler l'activité humaine.

C'est le contraire, c'est lui qui organise le chaos. Voilà. Alors là-dessus, on m'a dit que il fallait pas que je parle 3h.

Je ne le fais pas donc j'abuse pas. Euh et euh je sais pas qui va parler après moi. C'est euh Clémence et toi ?

Je sais pas. C'est toi. Bon bah vas-y.

Moi je vais m'asseoir là. Bonjour à toutes et à tous. Euh ce sera très rapide.

On s'est euh donc on a élaboré ce plan d'urgence avec différents axes et on s'est réparti un petit peu les axes pour vous les présenter techniquement euh surtout pour accréditer l'idée selon laquelle c'est possible de faire autrement et on pourra le faire très rapidement après le mois de juin. Jean-Luc Mélenchon a parlé de de l'augmentation de ces différents prix. Quand on rencontre les gens aujourd'hui, ils sont étouffés vraiment quotidiennement à chaque fois qu'ils doivent aller faire des courses.

Les pâtes c'est plus 15 %. La farine l'huile c'est + 10 %, le café c'est + 8 %, le beurre c'est + 5 %. C'est très concret.

Ça veut dire que il y a des éditorialiste qui proposent de manger moins et en réalité il y a déjà des gens qui le font qui se privent de repas parce que l'augmentation de ces prix est absolument ingérable au quotidien. Euh la façon dont on peut le faire techniquement, c'est la la prise d'un décret pour bloquer ses prix. et Jean-Luc Mélenchon, premier ministre, pourra le faire dès dès le premier jour de son arrivée.

Euh aujourd'hui, il l'a dit, c'est déjà possible dans des circonstances exceptionnel et il nous semble que cette augmentation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, euh la la la fin de la pandémie dans laquelle nous sommes toujours, la situation de la guerre en Ukraine, tout ça, ce sont des circonstances exceptionnelles qui permettraient de bloquer ces prix comme c'est déjà permis par le code du commerce dont a parlé Jean-Luc. Ensuite, nous ce qu'on ferait c'est aussi une loi complémentaire pour étendre le type de situation dans lesquels il est possible de bloquer ses prix pour les les augmenter et faire en sorte ensuite que ce soit pérénisé sous la forme d'un d'un bouclier prix qui est déjà mis en place dans les outresem d'ailleurs et qui permet d'associer des associations ou des consommateurs directement des citoyens, des producteurs et des organisations du commerce de mettre tout le monde autour de la table et de négocier à intervalle régulier ces prix pour former un panier de produits dont les gens ont besoin pour se nourrir avec des prix qui sont contrôlés. Donc je ne serai pas plus longue que ça et je vais laisser la parole à mes collègues pour vous présenter les autres mesures sur les loyers, l'accès au réseau et à ce qui permet de bien vivre, au transport, la question des salaires et la question du financement général de toutes ces mesures puisque nous l'avons prévu aussi.

Merci. Je finance à la fin. Ah, tu fin.

Bonjour à tous. Euh alors oui, on a un double problème effectivement faire face à une inflation qui est galopante et on a aussi un problème de partage de la valeur qui est de plus en plus injuste dans le pays. On a vu une dérive des dividendes et de la rémunération des dirigeants.

Pour être précise, entre 2009 et 2018, il y a eu plus 60 % sur la rémunération des dirigeants du 440. et plus 70 % sur les versements aux actionnaires. Donc notre objectif, il est simple, c'est augmenter les salaires pour faire face à l'inflation par un partage plus juste de la valeur.

Alors Yan parlera de l'augmentation du SMIC, mais au-delà de l'augmentation du SMIC, euh il faut aussi organiser une conférence salariale par branche pour rebaser les grilles de salaires. Aujourd'hui, il y a 144 euh des 161 branches qui ont plus de 5000 salariés qui ont un minimum conventionnel qui est inférieur au SMIC. Il faut donc renégocier ces grilles de salaires et sous l'initiative de l'État.

Et on sait que ça marche quand c'est à l'initiative de l'État. On l'a vu pour la branche hôtel café restaurant par exemple, on peut augmenter l'ensemble des crises de salaires et c'est notre objectif. Il faut également limiter les écarts de rémunération de 1 à 20.

C'est une proposion proposition de la Conférence européenne des syndicats. Et je je voudrais insister aussi sur l'égalité professionnelle femme homme. Ça demande pour ça une action volontariste.

Ça veut dire réformer l'index qui est aujourd'hui en place et qui est beaucoup trop faible et trop laxiste. Ça veut dire augmenter les sanctions à l'égard des entreprises qui ne respectent pas l'égalité professionnelle femme-homme et créer une commission de contrôle des salariés dans les entreprises pour faire respecter cette égalité professionnelle. Donc également une action volontariste en matière d'égalité professionnelle.

Yan. Oui, dans dans le droit fil de ce que de ce que Eva vient de dire, dans le cadre de ce plan d'urgence, nous prévoyons plusieurs mesures visant à augmenter les revenus parce que notre objectif, c'est l'augmentation des revenus des Français. Nous sommes d'ailleurs convaincus que c'est l'intérêt bien sûr des personnes qui verront leurs revenus augmentés, mais c'est plus largement l'intérêt du pays parce qu'on ne relèvera pas la France avec des Français mal payés, pressurés, essaurés avec un pouvoir d'achat complètement exangue.

Augmenter les revenus, cela passe dans notre plan par quatre mesures principalement. Premièrement, Eva vient de le dire, l'augmentation du SMIC et nous souhaitons porter le SMIC à 1500 € net. par mois et cela sera fait par décret et donc immédiatement.

Deuxièmement, l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires. Point d'indice qui a été euh gelé depuis une dizaine d'années et nous souhaitons que ce point d'indice puisse voir sa valeur augmenter de 10 %. Là aussi par décret et à effet immédiat. 3è mesure, l'augmentation des retraites, l'augmentation des pensions de retraite avec l'objectif qu'aucune pension pour une retraite complète ne soit inférieure au SMIC revalorisé, c'est-à-dire 1500 € net.

Et enfin euh la mise en place euh d'une garantie dignité euh avec l'objectif qu'aucun français, ça s'adresse notamment à ceux qui touchent les minimats sociaux, ne vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 1063 € pour une personne seule avec bien sûr spécifiquement pour les jeunes comme cela avait d'ailleurs été proposé par nous toutes et tous pendant la campagne présidentielle. une allocation euh d'autonomie euh qui sera créée pour tous les jeunes à partir de 18 ans euh avec là aussi euh un seuil euh qui correspondra au seuil de pauvreté, de telle sorte qu'aucun jeune euh ne vive en dessous du seuil de pauvreté. Donc dans la ligne de ce que nous vous avons présenté, on sait que le logement c'est le premier poste de dépense, le loyer justement pour les personnes qui sont ou logées ou propriétaires.

Donc nous allons proposer un certain nombre de mesures parce que il faut un plan d'urgence. On sait partout que la situation, la crise sociale fait que les dettes de loyers explosent et que déjà les Français se privent souvent enfin accumulent des dettes de loyer parce que il faut ou manger ou payer le loyer et donc le plus souvent ils essayent au moins de pouvoir nourrir leurs enfants. Donc nous voulons garantir déjà mettre en place une garantie universelle des loyers qui va créer un filet de sécurité contre les impayés de loyer pour les locataires mais aussi pour les propriétaires.

Vous avez beaucoup de propriétaires qui sont qui ont réussi à l'être grâce à de l'accès social à la propriété par avec l'augmentation des prix avec justement toutes ces factures qui se cumulent et bien ils deviennent ils se précarisent et il y a aussi des dettes qui se cumulent pour ces petits propriétaires. Donc nous voulons faire en sorte qu'il n'y ait pas plus de 30 % justement de ce de leur revenu qui soit consacré à la dette de loyer. Ensuite, c'est aussi revaloriser les aides personnelles au logement.

On sait très bien que le gouvernement Macron a fait la poche des plus pauvres en baissant les APL. Et bien nous nous disons qu'il faut revaloriser justement ces aides et qu'elles soient rendues automatiques parce qu'on sait très bien que beaucoup contrairement à la litanie qui dit qu'il y a beaucoup de fraudes au niveau des aides sociales. La vérité c'est que beaucoup ne savent même pas qu'ils y ont droit.

Ensuite nous voulons aussi que l'encadrement des loyers soit partout sur les territoires et à la baisse dans les grandes villes pour adopter un vrai bouclier logement. Euh nous voulons aussi que il y ait euh un seuil minimal de logements sociaux qui soit augmenté parce qu'on sait que l'accès euh au logement est problématique et donc euh on voudrait que le seuil soit augmenté à 30 % pour la loi et ses rues et puis augmenter les sanctions euh pour les communes hors la loi et euh faire en sorte que les préfets euh fassent appliquer justement la loi. Ensuite, rétablir des aides publiques pour les HLM pour éviter les hausses de loyer.

Il faut justement faire en sorte que les gens ne soient pas pris à la gorge et qu'ils ne soient pas dans cette situation ils peuvent se retrouver à la porte. Donc en fait, il faut gouverner par les besoins et prendre en compte une situation qui se dégrade jour après jour. Bonjour à toutes et tous.

Donc moi, je suis Thomas Kekenbug, je parle pour Génération qui est membre du du pôle écologiste et de la Nouvelle Union populaire. Euh bon, ce qui est intéressant, c'est que nous donnons déjà parole puisque nous ne sommes pas encore au gouvernement et portant déjà nous remplissons nos promesses avec les premiers les premiers résultats du travail commun que nous engageons et l'approfondissement progressif des de notre programme et de nos propositions. Moi, je voudrais insister sur un des éléments qu'a cité Jean-Luc tout à l'heure qui est ce record incroyable de 785000 coupures ou réduction de puissance d'énergie en 2021 malgré la situation extraordinaire dans laquelle nous étions et qui témoigne d'un d'un nouveau record et d'une et d'un d'une sorte de mépris des Françaises et des Français.

Il va de soi qu'un gouvernement de la NUP abolira par la loi les coupures d'électricité, de gaz et de chaleur car ce sont des biens communs et qu'ils doivent être géré comme tel et ne pas nul ne doit pouvoir en être privé. Nous interdirons donc également les réductions de puissance qui ne garantissent pas des conditions d'existence et qui sont une autre forme de punition en instaurant une première tranche gratuite de consommation d'électricité, de chaleur, de gaz qu'on appellera tranche de consommation de première nécessité. Concrètement, c'est très facile.

Ce que disait Clément tout à l'heure, c'est que ce que nous proposons est applicable. Il s'agit d'une modification du code de l'action sociale et des familles en fixant simplement le niveau par décret et ce n'est rien d'autre que la proposition du médiateur de l'énergie dans son rapport annuel. Concrètement, nous aussi nous le faisons déjà dans les collectivités, dans les villes que nous gouvernons ensemble et voilà notre cohérence.

Nous nous gouvernons les biens communs pour l'intérêt du plus grand nombre en les sortant des logiques de prédation et c'est aussi ce qui permet en même temps de répondre à l'urgence sociale. Selon la même logique, il faut également garantir aux français l'accès aux réseaux de transport qui sont aussi une forme de commun en garantissant des alternatives à la voiture individuelle en ouvrant un billet unique aux jeunes sur le modèle par exemple de ce qu'on entend aujourd'hui en Allemagne en en garantissant un pôle public des transports et de la mobilité. Euh nous nous vous avions promis un accord qui se voulait à la fois profond, programmatique mais aussi fertile.

Moi, je veux insister sur le fait qu'en agissant sur l'urgence sociale, notre plan permet aussi de répondre à un grave déficit démocratique et de réparer une forme de confiance dans la République. Parce que quand madame Born fait la réforme de l'assurance chômage, qu'elle prend 2,3 milliards d'euros par an sur le dos des chômeurs, elle affaiblit pas seulement la condition des gens qui ont cotisé toute leur vie, mais elle érode également la confiance démocratique. Nous, notre plan d'urgence, il propose le contraire de résorber cette abîme qui se construit entre l'oyen et la politique et donc d'être à la hauteur de l'espoir que la NUP suscite dans le pays.

Bonjour et bienvenue dans le dans le 10e arrondissement. [rires] Euh alors, moi j'ai la tâche ingrate ou fastidieuse d'expliquer comment on finance. Je voulais insister sur le fait que expliquer comment on finance, c'est un gage de de sérieux évidemment, c'est aussi indiquer le sens de l'action publique. un gage de l'action, un gage de sérieux parce que toutes les promesses qui ont été faites et jamais tenues par le gouvernement borne ou les précédents, si vous dites pas comment vous financez, en fait on revient à de l'argent magique à léguer une dette supérieure à nos enfants ou euh comme c'est le cas à saper dans les services publics à base d'austérité.

Et nous, c'est évidemment tout le contraire. Euh les mesures représentées dans ce plan, nous savons les financer et euh l'enjeu, c'est de mieux répartir les richesses qui existent déjà. Ce que Vassas a dit, finalement, ça peut se résumer ainsi.

Il y a des profiteurs de la crise. Il y a eu des profiteurs de la crise pendant la pandémie et il y a des profiteurs, des spéculateurs euh qui captent une grande partie des richesses, les très haut salaires dans les entreprises, les multinationales productrices d'énergie, la grande distribution, les bailleurs immobiliers et cetera. Donc évidemment, il y a certaines mesures qui ne coûtent rien, hein.

C'est en tout cas ne coûtent rien à l'État le blocage des prix ou l'encadrement des loyers. Donc c'est très très efficace pour 0 €. Je développerai pas les plans de lutte contre l'évasion fiscale euh mais évidemment les recettes supplémentaires sont affectées au service public ou à la transition écologique des investissements de de moyens et long terme.

Mais dans l'immédiat, revaloriser euh 10 % du point d'indice, c'est 12 milliards d'euros. Bon mais ça pour nous à peu près le rendement de l'impôt de solidarité sur la fortune qui est avec un barem renforcé. 12 milliards d'un côté, 10 milliards pour euh l'ISF remis en place et euh renforcé.

Pour les petites retraite, on est sur du 25 milliards d'euros. Donc c'est c'est costaud, c'est un point de de PIB. Euh pour nous, on le finance en soumettant ces cotisations sociales euh sur des revenus qui sont aujourd'hui exonérés.

Les dividendes, les rachats d'action, l'intéressement, la participation, les pares salariales, les heures supplémentaires, c'est 20 milliards d'euros. et la hausse des pensions générerait 5 milliards d'euros de recette fiscale puisque évidemment ce sont des personnes qui désormais pourraient cotiser à leur juste part. La garantie d'autonomie euh qui permet que personne ne vive en dessous du seuil de pauvreté, c'est 25 milliards d'euros.

Là encore, un peu plus d'un point de PIB. C'est pour nous l'équivalent de ce que rapporterait l'impôt universel sur les entreprises. C'est aussi à peu de choses près le montant du CICE, le crédit impôt compétitivité entreprise qui n'a servi à la compétitive compétitivité ni à l'emploi et qui était en gros une aide aux entreprises sans contrepartie ni sociale ni environnementale. et les 5,5 % de la taxe sur la TVA pour les transports collectifs, c'est un coût de 2 milliards d'euros et pour nous, c'est la somme que rapporterait la suppression de de la flat taxe.

Là-dedans, évidemment, à chaque fois, ça a été dit par Jean-Luc Mélenchon, ces revenus supplémentaires qui vont aux personnes les plus vulnérables, à celles et ceux qui en ont le plus besoin, leur permettent de consommer et donc de réalimenter évidemment la TVA ou les différentes cotisations. Pour nous, c'est finalement une opération Robin des Bois légal. Robin des Bois volé au plus riches pour redistribuer au plus pauvres.

Et là, il s'agit pas de vol évidemment, mais de cotisation, d'impôts. Et ça a vraiment un sens puisque le fait de ne plus faire cotiser les plus riches à leur juste part sap les fondements de la démocratie, sape le consentement à l'impôt et donc le il y a un enjeu évidemment de recette et d'équilibre vis-à-vis des dépenses pour pas laisser une dette supérieure encore au aux générations futures. Il y a un enjeu tout simplement démocratique à faire ce que les gilets jaunes réclamaient que les petits payent petits et que les gros payent gros.

Merci. Et on prend les questions du coup. Ouais.

Ouais. Oui. Et évidemment là, on a développé que les euh le plan d'urgence mais tout le mandat qui vient, c'est aussi un investissement pour le rétablissement des services publics.

On pense à l'éducation, à la transition écologique, à la rénovation thermique, réorientation de l'agriculture, services public et transition écologique évidemment le court terme, l'immédiat, l'urgence, les plus vulnérables et préparer l'avenir. On prend les questions et on se la réparti. Bonjour.

Cit limpide. Non non, je suis là. Question.

Aurélien Vernois de RFI. On vient d'inventer le nom du plan. Le plan Robin des Bois. [rires] Ah, j'adore.

C'est bien non ? Ouais, c'est bien. Légal.

Robin des bois. Légal. Adopté.

Robin des bois. Pardon ? Légal.

Légal. Nécessaire. Les bois.

Robin des bois. C'est bien. Non.

Nécessaire l'urgent légal. Ça fait nul [rires] ça fait presque tu vois du pess. Allez-y.

Nécessaire urgent populaire écologique et et social et social. [rires] Euh le gouvernement allemand semble d'ors et déjà se diriger vers une reprise de l'austérité. En tout cas, c'est ce qui se dit de plus en plus de l'autre côté du rein.

Euh, comment ça se passe pour vous, monsieur Mélenchon, si Olaf Scholz euh repart dans une logique d'austérité comme ça peut être le cas à partir de 2008 et que vous êtes élu premier ministre ? J'ai pas compris. Si euh si l'Allemagne repart dans la logique d'austérité, ce qui semble se se dessiner.

En tout cas, en tout cas, ça se discute. Euh est-ce que comment ça va se passer votre première rencontre avec Olaf Scholz, le chancelier allemand ? Bien.

Ce Non, mais si ça leur convient, pourquoi ne le ferait-il pas ? Mais là, il y a une décision qui a été prise, c'est que le les critères de Mastri sur lesquels on fonctionne sont encore reportés d'un an. Donc ça nous laisse un an pour discuter et nous faire comprendre.

Euh bon, c'est assez traditionnel que les Allemands sont des des libéraux, des ordeaux libéraux. Ils pensent que le ils pensent que la politique n'a rien à faire dans l'économie et du coup ils oublient que l'économie est toujours politique. C'est à peu près le problème qu'on a toujours rencontré avec eux dans dans la discussion.

Bon voilà, peut-être que l'austérité est à la portée des des Allemands, pourquoi pas ? Alors qu'il la pratique chez eux. C'est il y a pas d'inconvénient pour nous, mais pas chez nous parce que on en a pas les moyens.

Si on avait les moyens de réduire la dépense publique, ben on le ferait. On n'est pas spécialement des amateurs encore que c'est bien la dépense publique parce que ça dynamite. On peut pas.

Vous voyez comme moi que euh nous sommes cette année à 0 % de croissance. Bon alors euh on peut vivre clopin clopant mais mieux vaut vivre même clopin clopant que mort. Euh or 0 % de croissance un taux de de d'intérêt la banque centrale qui monte qui fait monter tous les taux nous obligent à des dépenses supplémentaires pour payer la dette.

C'est c'est asfixionant pour nous. Moi, je pense que ce n'est pas raisonnable. Voilà, je je donne un avis de d'économie politique.

Ce n'est pas raisonnable dans un tel contexte de se mettre à serrer les écrous partout. Alors, je sais bien que c'est difficile parce que la méthode traditionnelle pour relancer la machine économique a été utilisée en 2008 puis en 2000, je sais plus combien. À chaque fois, c'est pareil. notamment la banque centrale américaine parce que c'est quand même la locomotive productive de cette partie du monde se met à déverser des milliards.

Euh des fois c'est un plan d'armement ou des choses comme ça qui remettent en route l'économie nord-américaine et puis après pouf le reste est censé suivre. Mais en 2008 on s'était aperçu qu'une injection massive de liquidité n'avait pas vraiment donné de résultat. Le système s'était sauvé, c'est-à-dire qu'il avait réussi plus ou moins à se remettre à l'équilibre.

Euh mais pas davantage et dans les séquences suivantes, alors en Europe, il en avait été autrement parce que vraiment là l'alerte avait été tellement chaude. Je je vous demande de vous en rappeler, c'est qu'il y avait eu une réunion des gouvernants qui était absolument illégale puisque le banquier central avait été invité. Alors que dans les statuts européens, il est pas question même de regarder dans les yeux le banquier central, ça pourrait être analysé comme une pression.

Donc c'est que vraiment on a eu chaud que toute l'affaire s'effondre. Je vois pas l'intérêt. Je pense que maintenant tout le monde a assez d'histoire d'économie politique dans la tête.

Euh pour savoir qu'on s'amuse pas dans des situations pareil à inventer des à remettre à au goût du jour des dogmes qui ne peuvent pas fonctionner dans ce contexte. Si nous avions des économies qui roulaient, on pourrait discuter, on pourrait, j'ai pas dit qu'il faudrait, mais on pourrait dire bah comment on partage ce qu'il y a de plus quoi. Mais là, c'est pas le sujet.

Il s'agit juste de la maintenir en fonctionnement. Nous les Français, nous sommes à zéro de de taux de croissance. Je voudrais voir euh je j'invite à l'économiste qui vient m'expliquer que il faut rouler moins, manger moins, se chauffer moins et compagnie parce c'est absurde.

C'est absurde dans le contexte dans lequel on est, hein. Voilà. Donc avec les Allemands, on discutera.

Mais eux, il ferait bien de dépenser un peu à autre chose qu'à des armes puisque je sais qu'ils ont voté un très grand plan d'armement. Enfin, ils ont l'intention de le faire. Je suis pas d'accord avec cette idée mais euh il devrait discuter aussi des équipements en Allemagne parce que ça ferait ça ferait tourner les équipements, ça ferait tourner les fournisseurs pour toute l'Europe.

Bon voilà après s'il y a quelqu'un Oui bah toi tu es dedans. Oui il est passé le socialiste me dire ce qu'il va c'est toi qui va expliquer aux Allemands ce qu'il faut faire. Non non je me permets un mot parce que vous dites comme ça que l'Allemagne se lancer dans l'austérité en fait c'est Oui.

D'accord. Mais euh la réalité de ce qui se passe actuellement en Allemagne, c'est l'annonce d'une augmentation du SMIC sans précédent de 9,82 € à 12 au 1er octobre. Euh donc si vous appelez ça l'austérité, bah nous on prend en fait hein parce que ça va concerner 22 % des salariés en Allemagne.

C'est énorme. C'est lui jamais vu. Ils viennent de mettre en place un ticket de transport de 9 € par mois pour prendre le train à volonté.

Et pour nous, ça combine évidemment climat, soutien au transport ferroviaire et liberté de transport, c'est-à-dire la capacité vraiment de se transporter la mobilité pour pour tous et toutes accessible des 9 € par mois. Là encore, si vous appelez ça l'austérité, euh nous on prend et puis comme ils se sont rendus compte qu'ils étaient extrêmement dépendants euh au gaz et au aux hydrocarbures russes à cause de leur droite, à cause de euh leur ancien euh chancelier ou à cause de d'ailleurs de de Schroder qui euh ont quitté carrément la chancellerie pour aller directement travailler pour des entreprises russes, ils vont s'engager dans un plan à marche forcée de rénovation thermique pour être quasiment indépendant en un an en tout cas pour être moins dépendant à l'hiver prochain du gaz. Ça veut dire très clairement des travaux de BTP, des recette fiscal, de l'emploi local non délocalisable, tout corps de métier et surtout des économies d'énergie pour les ménages les plus vulnérables.

Si vous appelez ça de l'austérité, on prend en fait. Donc je je voudrais juste répondre factuellement sur ces trois points. Hausse du SMIC sans précédent euh ticket transport qui permet à tout le monde de se promener enfin de se balader dans une une deutche banan très très efficace. et euh rénovation massive des logements à destination en particulier les plus vulnérables pour être moins dépendant des factures euh pour le pays entier et pour les plus vulnérables.

Donc je je pense que la l'option de euh d'austérité est véritablement relativisée. En tout cas, peut-être qu'ils en discutent mais dans les faits ce qu'ils font c'est pas de l'austérité mais c'est bien un peu comme ce que nous proposons un plan massif d'appui au plus vulnérables. Une question bien pour TF1 et LCI.

J'ai une question par rapport au aux mesures sur l'augmentation des salaires. Vous avez bien spécifié la question du SMIC, de l'indice des fonctionnaires qui est le levier de pour l'État. Pour l'autre levier sur le secteur privé, c'est quoi un petit peu le rapport de force ?

Ça va être des sanctions, on limite l'accès au marché public, aux entreprises qui respecteraient pas. C'est quoi un petit peu le la tonalité et la stratégie sur ce pilier là ? D'abord euh mener une conférence salariale sous la hallette de l'État, ça a un effet, c'est ce que je disais, on l'a vu pour les la branche hôtel Café restant, c'était une augmentation des salaires de 6 à 9 %.

Donc ça n'est pas euh sans effet. La deuxième chose, c'est effectivement la conditionnalité des aides publiques et nous nous souhaitons que les aides publics ne soient accordées que s'il y a une politique de rémunération qui soit conforme effectivement à ce que nous souhaitons, une augmentation massive des salaires. Et donc ça fait partie la conditionnalité des aides et l'accès au marché public des leviers sur lequels nous jouerons si effectivement il n'y a pas d'augmentation des salaires et de l'ensemble de la grille des salaires comme comme nous l'avons programmé.

Voilà.