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interviewyoutube.com· 27 août 2025 21 min

François Bayrou invité du 20H de Gilles Bouleau|TF1 INFO

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir monsieur le Premier ministre. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Lundi, vous avez surpris tout le monde en annonçant que vous alliez vous soumettre, vous gouvernement un vote de confiance à l'Assemblée nationale. Il aura lieu le 8 septembre. Si on regarde des rapports de force dans l'hémicycle, ça s'annonce très très compliqué.

Regardez. Dans 12 jours, François Bairou se présentera face aux députés dans le cadre de l'article 491 de la Constitution. Il sollicitera à ce moment-là ce qu'on appelle la confiance des parlementaires à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre prononcera une déclaration de politique générale pour tenter de convaincre. Après un débat dans l'hémicycle viendra le moment du vote. Un vote à la majorité simple, c'est-à-dire que seuls les députés présents voteront pour, contre ou s'abstiendront.

S'il y a plus de députés qui votent contre que pour, le gouvernement tombe. Concrètement aujourd'hui, ce serait le cas. En additionnant les voix de tous les partis qui ont annoncé voter contre RN, Parti de gauche et indépendant, on obtient 353 votes.

Seuls les 161 membres du bloc central soutiennent clairement François Bairou. Une partie des 49 LR attend son discours pour se prononcer. Si les députés suivent les consignes de leur partie, François Bairou sera contraint de remettre sa démission au président de la République.

Vous avez vu ces chiffres ? Il ne ment pas. Aujourd'hui, nous sommes à 12 jours de ce vote.

Vos chances d'obtenir arithmétiquement la majorité sont aujourd'hui nuls. Euh en apparence. Mais est-ce qu'on peut préciser une chose parce que tout le monde a dit et votre reportage aussi un vote de confiance.

Alors on appelle ça comme ça, mais la la précision c'est que c'est une déclaration de politique générale dans laquelle ou par laquelle le gouvernement s'adresse à l'Assemblée nationale en lui disant voilà la situation et voilà notre volonté. Et c'est sur ce bilan de la situation, ce constat de la situation que les députés doivent voter. Et euh est-ce que cette situation est réelle ?

Est-ce que c'est grave ? Et est-ce que c'est urgent ? Certes, mais sur l'arithmétique, ça ne change rien.

Non, ça ne change rien. Votre pouvoir de conviction, mais on va en reparler dans un arhythmé, ça ne change rien aujourd'hui. Vous ne pouvez pas obtenir cette confiance.

Aujourd'hui, a priori on peut pas obtenir la confiance, mais on sait bien qu'il y a pas de majorité depuis longtemps, depuis les élections. La question, elle est elle est simple. Ma conviction, c'est qu'il est impossible de poursuivre ou de porter la politique de redressement du pays s'il n'y a pas un minimum d'accord sur l'importance de ce choix. parce que on ne on ne peut pas passer en force et d'ailleurs, je ne veux pas passer en force.

Le gouvernement dans cette dans ce moment, il n'est pas contre les Français ou pour contraindre les Français. Le gouvernement, il est le défenseur des Français. Oui, monsieur le Premier ministre.

Mais il y a deux parties clés, ceux qui pèse le plus. Le Parti socialiste, le Rassemblement national. Jordan Bardella ici même hier a dit que jamais jamais les députés du Rassemblement national ne voteraient la confiance pour vous et votre gouvernement.

Le premier secrétaire du Parti socialiste avant-hier dans ce journal disait qu'il était inenvisageable qu'il vote la confiance en votre faveur. Vous êtes bloqué, vous êtes dans une impasse. Je répète que confiance n'est pas le bon mot.

Le le vote qui va être émis est un vote pour que les parlementaires disent si oui ou non ils partagent le constat. Aujourd'hui, ils disent non. Non, ils disent non.

D'abord, rien que les phrases que vous avez énoncé sont intéressantes, voilà que vous allez avoir LFI, le Rassemblement national et le Parti socialiste qui vont ensemble alors qu'ils sont absolument antagonistes sur tous les sujets. Ils sont directement opposés les uns aux autres et y compris avec des insultes de tous les jours. Et c'est cet assemblage là qui dit "Nous allons renverser le gouvernement.

Est-ce que c'est bien pour la France ?" Et cela ne peut pas vous surprendre. C'est la règle du parlementarisme.

Vous vous ne débutez pas dans cette carrière, monsieur le premier ministre. Ceci est tout à fait vrai, mais peut-être on peut essayer de voir la gravité des choses. Oui ou non ?

Est-ce que la situation de la France, la menace de surendettement, est-ce que cette situation mérite qu'on y réponde ? Alors, on a, c'est très simple, c'est comme un bateau qui aurait une voie d'eau, un trou dans la coque et la coque se remplit d'eau. Alors, il y a des gens qui disent "Bah, tu'en fais pas, Simone, le bateau flotte encore." Et de ce point de vue- làà on est irresponsable.

Et on n'est pas irresponsable pour nous, monsieur Boulot, même pas pour vous, pas pour nous, pas pour notre génération. On est irresponsable pour les plus jeunes des Français. Vous vous vous rendez compte, on a réussi un truc, je trouve que que ça sera dans les livres d'histoire.

Le pays est écrasé sous la dette et vous savez bien que c'est vrai. Vous avez fait 1000 reportages sur une 3300 milliards de dettes. 3300 presque 50 milliards de dettes.

Le pays est écrasé sous la dette. Ça lui coûte, ça lui enlève chaque année une part essentielle de ce qu'il produit et de ce qu'il vit. et on dit ben c'est pas grave, les partis politiques vont voter contre.

Mais je vous donne deux chiffres, pardon, je veux pas vous interromp je vous donne deux chiffres. Le pays produit chaque année 50 milliards de richesse de plus que l'année précédente. 50 milliards.

Et sur ces 50 avec ces 50 milliards, on fait 150 milliards de déficit supplémentaires. Ça mérite pas que TF1, que le journal de 20h que Gill Boulot dise "Mais enfin il se passe quelque chose qu'on peut pas accepter." Il faut parler de votre méthode aujourd'hui.

Enfin, aujourd'hui, vous avez appelé les représentants des partis d'opposition qui ne sont pas de votre parti à venir vous voir à Matignon pour consultation à partir de lundi. Mais pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant ? Parce qu'ils étaient en vacances.

Mais ils avaient un numéro de téléphone. Ils ont une adresse email. Madame Le Pen dit que elle vous a écrit une lettre au mois de juillet à laquelle vous n'avez pas répondu parce que les représentants du Parti socialiste disent que vous ne répondiez pas à leur invitation.

Ceci est quand même drôle. Je ne dis pas que c'est vrai, c'est ce que eux disent. Écoutez, on va passer son temps à dire qu'est-ce que vous faisiez au mois d'août ?

Parce que euh au mois d'août, ils étaient tous en vacances et que j'ai d'une manière ou d'une autre euh euh échangé directement ou par intermédiaire avec les uns ou les autres. Mais il y a une chose très simple. Si vraiment cette question de discuter ensemble est ouverte, ben je les reçois à partir de lundi.

Sauf que là, le temps presse, non ? Non, ne il reste 12 jours et 12 jours, c'est très très long pour parler. J'ai dit une chose simple, nous n'avons pas ouvert de négociation parce que il y a une question à poser avant les négociations, c'est est-ce qu'on est d'accord sur la gravité, sur l'urgence des choses ?

Et si on est d'accord sur la gravité, sur l'urgence des choses, alors on ouvre des négociations. On a un mois après avant la présentation du budget. On a tout à fait le temps de regarder les choses.

Et j'ai dit que j'étais prêt à examiner mesure par mesure, comme on dit, décision par décision, nous y venons la totalité de ce que nous avons annoncé. Nous y venons. Pour que les choses soient claires, ça va concerner les Français qui nous regardent.

Êtes-vous prêt à négocier, à trouver un compromis sur des mesures très simples ? les de jours fériers que vous voulez supprimer, l'année blanche en 2026 ou la hausse de l'imposition des plus hauts revenus. Est-ce que ce sont des thèmes concrets sur lesquels vous êtes prêt à lâcher du l'est ?

Sur tous les sujets, je suis prêt à discuter sauf sur un. C'est l'effort qu'on doit faire pour que la France choisisse la trajectoire de sortir du surendettement. Cet effort est conséquent.

Je répète, on produit 50 milliards de richesses chaque année nouvelle et chaque année nous augmentons le déficit de 150 milliards. Quelle famille, quelle entreprise, quel garage ou quelle association peut réussir à vivre en en créant chaque année trois fois plus de déficit qu'il n'a de ressources ? dites pas mais non mais ces partis ces partis ne sont pas ne disent pas que vous dites faux monsieur le premier il disent juste la méthode de François Beou ce qu'il veut appliquer n'est pas bon c'est mauvais pour la France ils ne disent pas que vos 44 milliards n'existent pas chacun prendra ses responsabilités si on s'accorde sur les 44 milliards que vous énoncez venez de dire une phrase important 44 milliards c'est probablement un seuil alors un certain nombre d'entre eux le ni certain nombre d'entre eux dit dont il faut moins économiser, il faut dépenser plus comme si le déficit duquel on va essayer de sortir n'était pas une menace.

Et le déficit, il est une menace pour qui ? Pour les plus faibles du pays. Ceux qui vont trinquer, une partie de ceux qui nous écoutent, c'est ceux qui sont dans la difficulté.

C'est les femmes seules avec enfant et c'est les plus jeunes. Sur ce chiffre de 44 milliards, monsieur le prémistre, la porte-parole de votre gouvernement ce matin sur TF1 disait "Bon, 44 milliards, c'est une base de départ, on peut négocier. C'est aussi votre avis ?

Est-ce queon pourrait réduire de 35 ou 40 ou de 38 milliards 5 la dépense publique plutôt que d'aller vers le chaos ? Ce n'est pas votre idéal, mais ce serait un un terrain d'entente ? Je ne suis pas en train de marchander.

Donc c'est tout ou rien. C'est 44 milliards ou rien. J'ai pas dit ça.

Je dis une chose simple. Est-ce qu'on s'accorde sur la gravité et sur l'urgence ? Est-ce que c'est vrai ce que je dis ?

Euh j'ai plusieurs fois lancé le défi à mes opposants de venir défendre une position contraire. Euh pour l'instant, j'en ai pas entendu. La situation du pays, elle s'aggrave. chaque année de manière insupportable.

On avait 30 milliards à rembourser tous les ans. 30 milliards, je rappelle, ça fait 30000 millions d'euros. On avait 30 milliards à rembourser.

On est passé en 2 ou 3 ans à plus de 60 milliards. On va atteindre 75 et la Cour des comptes dit plus de 100 milliards en 2029. Personne ne ni ce constat, monsieur, si non, je regrette infiniment pas dans la question que j'allais vous poser dans un instant.

Gill boulot, si personne ne ce constat, alors il y a une question à poser qui fait un pas de plus qui est est-ce qu'on fait ce qu'il faut pour en sortir ou pas ? Certains veulent trouver d'autres méthodes que la v même le président de la République ce matin, conseiller ministre, vous y étiez bien évidemment, est moins catastrophiste que vous. Il ne dit pas 44 milliards, c'est intangible, je ne bougerai pas d'un centimètre.

On a le sentiment que si c'est lui qui négociait et pas vous, cela pourrait être 38 37 milliards mieux que le chaos qui possiblement se présente à nous. Euh où je surinterprète ce qu'il dit ? Oui, je peux un tout petit peu.

Mais il est moins catastrophiste que vous. Non, il a dit il faut pas dissimuler les atouts de la France, ils sont très grands. Mais nous sommes en train de brûler l'un après l'autre tous les atouts que nous avons parce que la richesse du pays, elle part à ceux dont 60 % sont à l'étranger qui nous ont payé, qui nous ont prêté de l'argent.

On va vers catastrophes et peut-être trois. La première, c'est l'explosion des taux. Vous avez vu le reportage il y a qui que vous avez présenté il y a 5 minutes sur euh euh ce jeune homme qui veut acheter euh un appartement ou une maison et votre reporteur a dit "Mais autrefois c'était beaucoup plus facile." Pourquoi c'est difficile ? de plus en plus parce que les taux d'intérêt montent et vous savez bien pour vous-même que ceci est une difficulté et pour les entreprises pour investir dans l'entreprise et pour les associations enfin pour tous ceux familles et organisations qui ont besoin d'emprunter de l'argent et donc ça c'est la première difficulté il y a une deuxième difficulté qui est plus grave et que les anglais ont rencontré il y a très peu d'années il y a 2 ans ou 2 ans et demi C'est quand vous trouvez plus de prêteur ce qui amené ce qui a amené la démission de la première ministre en 6 semaines.

Oui. Et c'est l'Angleterre, c'est la Grande-Bretagne, c'est le Royaume-Uni, c'est un grand pays et c'est un grand pays financier. En 6 semaines, ben le gouvernement a été obligé de partir.

Je ne veux pas accepter la fatalité de ce genre de crise. Et donc et donc vous êtes prêt à faire des efforts, des compromis pour débloquer la situation en tendant la main au partis politiques. Jusqu'où concrètement êtes-vous prêt à aller avec le représentant du Parti socialiste, du Rassemblement national et d'autres ?

Je vais recevoir, c'est lundi, c'est très bientôt. Je vais recevoir les responsables de partis politiques et de groupes parlementaires. Je vais examiner les choses avec eux, mais je dis que la condition préalable, c'est qu'on s'entende sur l'importance de l'effort.

Et pour tous ceux qui nous écoutent, la question c'est est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est pas vrai ? Est-ce que ce que François Baou nous dit mais il exagère ? Et bien je demande qu'on regarde et que tous ceux qui dans le pays ont une responsabilité universitaire ou économique qu'il disent si c'est grave ou pas.

Je prétends que lorsque la France est le pays d'Europe qui a presque le plus d'endettement sauf et qui a le plus d'impôts, je prétends que ce pays est au risque. Et la seule chose qui m'intéresse, c'est que ceux qui nous écoutent prennent leur prennent conscience de cette affaire. On ne peut rien faire sans les Français.

Précisément, on ne peut rien faire sans eux et on ne peut rien faire contre eux. C'est la raison pour laquelle euh alors que tous les Français pensent que les hommes politiques euh ceux qu'ils veulent c'est durer, c'est rester à leur place, c'est profiter des privilèges. C'est la raison pour laquelle j'ai pris ce risque en disant c'est suffisamment grave pour que je vous dise le gouvernement engage sa responsabilité.

S'il est suivi, on ouvrira toutes les négociations de nécessaire. S'il n'est pas suivi, il tombera. Mais nous aurons dit aux Français sans la moindre ambiguité que c'est la vie de la nation qui est en jeu.

Donc les Français, on voit bien que vous voulez passer peut-être par-dessus les partis et en appeler aux Français à leur sagesse, à leur sens des responsabilités. Nous leur avons posé la question, regardez les résultats de ce sondage IPOP réalisé pour RCI. 63 % des Français sont favorables à une dissolution de l'Assemblée nationale.

Et nous sommes allés également à Château d'in et Loire, une commune qui a voté très précisément comme les Français au premier tour de l'élection présidentielle de 2022. Écoutez la réaction des habitants. On a un doute pour l'avenir en fin de compte.

L'avenir de nous et de nos enfants surtout. Beaucoup d'inquiétude, on va dire en colère, inquiet, pas que pour moi, pour l'ensemble des français. Jequ, je sais pas où on va.

Disous l'assemblée, pour moi, ça serait ben euh justement enfin créer encore plus le chaos et la zizanie au sein du gouvernement. En fait, vous voulez de la stabilité. Oui, carrément.

H faut que les choses changent quoi qu'il arrive quoi. Parce que là, on sait pas trop où on vain. Même nous en tant que petites entreprises, on sait pas si on va survivre à tout ça.

Ouais. Ils sont perdus, ils sont débousselés et plus grave peut-être ils ne comprennent pas forcément ce que vous vous voulez faire. Bah c'est pour ça que je suis avec vous et que vous m'avez invité.

Tout à fait. Mais vous voyez, ils ont dit des choses absolument essentielles. Ils ont dit "Nous sommes inquiets parce que cette incapacité du monde politique à saisir la gravité de la situation, ben pour eux c'est un motif d'inquiétude." Et ils disent une deuxième chose, ils disent "On veut de la stabilité." Euh, on entre dans un temps avec les annonces de tous ces partis qui sont ennemis entre eux, même pas seulement, opposé entre eux, ennemis entre eux et qui disent "Mais nous allons faire tomber le gouvernement d'un cœur léger, on va faire tomber le gouvernement." Et les Français, ils disent "Mais ça c'est une menace pour nous.

Je cherche pas à tirer votre reportage. Nous n'en avions pas parlé avant et heureusement." Mais c'est exactement ce que les Français de Château d'un et d'ailleurs disent.

La question ou la condition pour avoir de la stabilité, c'est que les Français eux-mêmes euh prennent conscience. Les partis politiques qui ont dit "On va on va faire tomber le gouvernement". Je suis persuadé que dans les 12 jours qui restent, ils peuvent dire "Bon, on a parlé peut-être un peu vite, on est peut-être allé un peu loin puisqu'on on va discuter, puisque les discussions peuvent s'ouvrir à ce moment-là, on verra après." Mais il conserve l'arme de dire non puisque c'est le Parlement et les partenaires sociaux qui vont intervenir dans ce débat.

Mais monsieur le premier ministre, si vous n'avez pas la majorité du 8 septembre prochain, vous démissionnerez. Vous n'aurez pas d'autre choix que de démissionner. Si d'aventure la constitution l'autorise également Emmanuel Macron, président de la République, souhaite vous renommer à Matignan.

Est-ce que vous accepteriez ? Vous savez, il y avait une il y avait une chanson qui disait "Avec des S, on mettrait Paris en bouteille." Et vous avez Paris derrière vous, c'est un peu plus grand qu'une bouteille.

Je ne crois pas aux ruses. Je pense que le moment où on vit, le moment où le gouvernement dit "Nous mettons en jeu l'existence même du gouvernement parce que les choses sont trop graves." Vous avez entendu l'inquiétude exprimée par les quatre intervenants.

Ils ont raison. Hm hm. Et ils ont raison de vouloir de la stabilité et la responsabilité du gouvernement est de leur montrer que on ne défend rien, on défend pas d'intérêt particulier.

Nous défendons l'intérêt général. Si vous êtes contraint de démissionner que rien ne change, que tout se bloque, souhaitez-vous ou pensez-vous inéluctable, comme Édouard Philippe, l'un de vos prédécesseurs à Matignon, pensez-vous inéluctable de dissoudre l'Assemblée nationale ? On vient de vivre une dissolution il y a 1 an malencontreuse.

Euh oui, enfin bon, c'est une décision du président de la République qui a voulu clarifier les choses. Faut-il à nouveau dissoudre ? Est-ce que une dissolution nouvelle nous permettrait d'avoir une une stabilité, d'avoir une volonté, d'avoir une détermination du pays et de ses gouvernants pour avancer ?

Je ne le crois pas. Les exigences de l'extrême droite et de l'extrême gauche sont directement un clash entre ell. Est-ce que ça favorise le pays que en additionnant leur voix le gouvernement tombe ?

Je suis persuadé que non. Et je suis persuadé qu'il y a un grand nombre de parlementaires euh qui peuvent réfléchir à tout ça en disant quand même on est élu pour que le l'avenir des Français soit mieux envisagé, mieux organisé. Et si on crée le chaos aujourd'hui, encore une fois, qui vont être les victimes ?

Et les premières victimes, c'est les plus jeunes des Français à qui on a réussi à faire croire. Je disais tout à l'heure ça sera dans les livres d'histoire. C'est eux qui sont les victimes.

C'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter. Vous trouvez pas ça génial ? Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers comme on dit qui de ce point de vue là considère que ma foi tout va très bien.

Je crois moi que la lucidité c'est la première vertu d'une nation et la volonté de s'en sortir. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

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