Bonjour chez vous ! du 14 octobre 2026
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 42 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:09OuverteRéponse directe
La doctrine du maintien de l'ordre est-elle en question ?
- 13:00RelanceRéponse directe
Est-ce que ces interventions policières sont proportionnées ?
- 16:02OuverteRéponse partielle
Comment s'est passée la mobilisation dans votre ville ?
- 18:33RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous répondez aux lycéens qui veulent étudier mais ne peuvent pas ?
- 19:50RelanceRéponse directe
À partir de combien de vitres cassées ou de lycées brûlés intervient-on ?
- 21:10RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous répondez aux lycéens qui veulent étudier mais ne peuvent pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:58PrésentateurChiffre
« Plus de 200 lycéens, près de 900 policiers et gendarmes ont été blessés, 147 personnels de l'éducation. »
- 11:41PrésentateurChiffre
« L'inspection générale de la police nationale a été saisie de 36 affaires, dont 4 pour des blessures mutilantes et 6 pour des blessures significatives. »
- 12:36PrésentateurChiffre
« Au total, 18 000 moyens de défense ont été utilisés par les forces de l'ordre depuis le début de ce mouvement. »
- 32:57Françoise GattelFait
« On sent effectivement dans le pays ce que j'appelle une forme de nervosité. »
- 34:15Locuteur 7Fait
« on a vu les mesures qui sont prises et qui continuent à être prises sur le coût du carburant »
- 36:12Locuteur 7Fait
« quand on voit ce qui s'est passé au lycée Mandela à Nantes »
- 41:56Locuteur 7Chiffre
« ramener le déficit de notre pays à 5% »
- 44:05Locuteur 7Chiffre
« l'effort des collectivités nous l'avons chiffré à 5 milliards 4 »
- 45:19Locuteur 7Fait
« des exemples d'outre-mer qui sont marqués par des événements vraiment très compliqués »
- 52:40Locuteur 7Fait
« le Premier ministre s'est engagé il y a un an au congrès des maires »
- 52:57Locuteur 7Chiffre
« suppression de la vidange obligatoire annuelle de la piscine, c'est 30 millions d'euros économisés »
- 57:29Locuteur 8Chiffre
« réduire de 20% les émissions de CO2 »
- 58:05Locuteur 8Chiffre
« plus de 250 millions d'euros ont été injectés dans cette technologie »
- 1:05:04PrésentateurFait
« l'Espagne a fait appel à la solidarité européenne il n'y en a pas eu »
- 1:21:22PrésentateurChiffre
« on est à 10 000 agents de Frontex on va passer à 30 000 agents »
- 1:25:45PrésentateurChiffre
« d'ici 2100 l'Europe aura perdu 53 millions d'habitants »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Locuteur 720 %
- ?6 %
- Locuteur 64 %
≈ 24,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver comme tous les jours.
On
va faire le tour des sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mercredi 14 octobre.
Des
dizaines de milliers de lycéens de nouveau dans la rue hier et des heures, notamment à Paris. Laurent Nunez était devant les sénateurs hier pour défendre sa doctrine du maintien de l'ordre. Est-elle la bonne ? Le sénateur à l'air, David Marguerite, est notre invité. Bonjour. Bonjour. Vous avez auditionné Laurent Nunez, on en parle dans quelques instants. La mobilisation qui pourrait s'accentuer et s'élargir samedi. Pouvoir d'achat hausse des prix d'essence. Crise du logement, la France des gilets jaunes sera-t-elle de retour ? Le gouvernement est-il impuissant ? Dans une demi-heure, nous recevons la ministre Françoise Gattel.
Le
roi d'Espagne en visite à Ceuta, enclave espagnole, ébranlé par l'arrivée de milliers de migrants. Fin juillet, une crise qui avait relancé le débat sur la politique migratoire en Europe. Comment l'Europe peut-elle gérer ses frontières face à une démographie déclinant ? Peut-elle se passer d'immigration ? Débat politique dans une heure entre trois parlementaires. Et puis à la une de nos régions, l'andouille de Guémené est-elle menacée ? Spécialité bretonne emblématique, elle pourrait disparaître en raison de normes sanitaires européennes. On ira en Bretagne dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et d'abord le journal avec Alexandre Poussard. Bonjour Yann. D'à la une de ce mercredi 14 octobre, la nouvelle mobilisation des lycéens hier. C'était l'acte 5 de ce mouvement des lycéens avec des manifestations partout en France. Retour sur la journée d'hier avec Clément Guionneau. Heures, gaz lacrymogènes et canons à eau. De nouveaux affrontements ont eu lieu entre forces de l'ordre et manifestants hier en fin d'après-midi. Notamment ici à Paris. Plus tôt dans la journée, les mobilisations se sont tenues dans le calme. 480 000 personnes ont manifesté partout en France selon l'intersyndical. 161 500 selon le ministère de l'Intérieur.
Si
le gouvernement évoque une mobilisation en baisse, lycéens et étudiants sont décidés à ne rien lâcher jusqu'à obtenir des réponses à leurs revendications.
On ne va pas plier, on ne va pas arrêter tant qu'il n
'y aura
pas les 10 milliards sur la table, tant que nos revendications ne seront pas écoutées. Et on sera encore plus rejoints massivement. Aujourd'hui, il
y a
les lycéens, les profs, les étudiants, les pompiers, les agriculteurs. Demain, le 17, on sera avec les gilets jaunes et tous les Français et les Français. Ce n
'est
pas une question d'étiquette, c'est une question que les Français en ont marre. Donc là, c'est l'occasion pour relever la tête de ces 10 ans de macronisme qui nous ont tous abattus. Dans la
matinée, les lycéens ont pu compter sur le soutien de la militante suédoise Greta Thunberg, qui a rejoint les manifestations dans la rue.
On nous vole notre avenir et comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin.
Cela
envoie un signal aux jeunes, dans notre société, vous n'êtes pas une priorité. Alors qu
'est
-ce qu'on est censé faire abandonner ? Bien sûr que non.
Je
suis extrêmement fière des étudiants français.
Plusieurs organisations étudiantes et lycéennes doivent être à nouveau reçues demain après-midi par les ministres de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Reste à savoir quelle suite sera donnée au mouvement alors que les vacances scolaires débutent ce vendredi soir. Et puis un policier a été mis en examen hier pour violences aggravées après qu'un lycéen a été éborgné à Tours fin septembre en marge des manifestations lycéennes. Le Parlement débute l'examen du budget et le FMI sonne l'alerte. Les finances publiques de la France sont dans le viseur des institutions internationales.
L'Union européenne appelle notre pays, je cite, à de la clarté budgétaire, alors que le FMI estime qu'il faudra du temps avant que la France ne ramène sa dette et son déficit à un niveau qui inspire confiance. On écoute la directrice générale du FMI.
Remettre d'urgence de l'ordre dans les finances publiques avant que les failles ne s'aggravent.
Le
moment est venu d'augmenter les recettes afin de rationaliser les dépenses et d'améliorer la gestion des finances publiques.
Face
à la hausse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires, il faut protéger les citoyens et non les prix.
Et l
'Assemblée nationale qui a adopté hier la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette proposition de loi prévoit tout un arsenal de mesures pour lutter contre les violences sexuelles. Une loi intégrale transpartisane votée par une grande majorité de députés, sauf par la France insoumise qui s'est abstenue. On écoute le vote.
Le pape a
été opéré d'un cancer du poumon. Un nodule cancéreux au poumon a été retiré hier au pape Léon XIV. L'intervention s'est bien déroulée, a fait savoir le Vatican, et le pape va poursuivre sa convalescence dès aujourd'hui à l'hôpital Gemélie de Rome. Merci Alexandre. On se retrouve tout de suite. Dans quelques instants, vous nous raconterez l'audition de Laurent Nunez hier devant le Sénat. David Marguerite, vous êtes sénateur à l'ère de la Manche. Vous avez auditionné hier le ministre de l'Intérieur. 161 500 manifestants selon le ministère de l'Intérieur. 480 000 selon les syndicats. Les lycéens étaient donc nombreux hier encore dans les rues du pays à Rennes, Lyon et Paris.
Les mobilisations étaient émaillées d'incidents. Devant le Sénat, Laurent Nunez a indiqué que depuis le début de la contestation, plus de 200 lycéens, près de 900 policiers et gendarmes ont été blessés, 147 personnels de l'éducation. La doctrine du maintien de l'ordre est-elle en question ? Le ministre a également annoncé l'ouverture de 36 enquêtes par l'IGPN. On va y revenir, mais d'abord, sur cette mobilisation toujours importante, comment on y répond
? Alors,
d'abord, je pense que les revendications qui s'expriment peuvent être légitimes. Et je pense que nous sommes nombreux à comprendre, en effet, ce que certains lycéens disent aujourd'hui. Il y a Parcoursup qui cristallise un certain nombre de colères. Moi, je peux comprendre que d'avoir le sentiment de jouer son avenir avec un algorithme est extrêmement angoissant. C'est angoissant pour les jeunes,
c
'est angoissant pour leurs parents. Et je pense qu'il faudra se poser la question assez rapidement de réintroduire, d'introduire une notion de mérite sur cette plateforme, que seul le mérite permette d'élever les jeunes et d'éviter la reproduction sociale. J'entends dans les revendications des sujets également de santé mentale. On sait que la santé mentale est un vrai sujet depuis notamment le Covid chez les jeunes. On peut entendre aussi que l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l'accélération du monde, d'une certaine manière, créent des crispations extrêmement fortes.
Entamer une formation et se dire qu'à l'issue de la formation, le métier sera supprimé parce que l'intelligence artificielle aura encore progressé est une source d'angoisse. Néanmoins, une fois que l'on dit ça, ces revendications que l'on peut effectivement considérer comme légitimes et qui méritent d'être entendues, eh bien aucune violence ne peut être justifiée aujourd'hui. Moi, je veux le dire avec la plus grande force. Les scènes que l'on voit, que vous avez montrées sur vos images tout à l'heure, qui sont en réalité des scènes de violences urbaines, n'ont rien à faire dans une manifestation pacifique, lycéenne. Et moi, je veux le dire aussi.
Celles et ceux qui ont allumé les mèches, qui ont soufflé sur les braises, ont une lourde responsabilité de desservir les lycéens en tant que tels. Rien ne peut justifier la violence à l'égard des forces de l'ordre. –
Mais qui a allumé
la mèche ? – Alors, on peut le dire, je pense clairement, il y a l'extrême gauche. La France insoumise porte une responsabilité qui est réelle, et on le voit dans les porte-parole de la manifestation lycéenne, qui capte aujourd'hui les plateaux télévisés et qui capte les messages. On le voit dans la façon dont les violences sont organisées. On voit aussi que certains élus de la France insoumise considèrent que la violence est légitime, peut-être légitime. Moi, je considère que la violence ne peut en aucun cas être légitime. Je pense à ceux qui en sont victimes, les forces de l'ordre, bien évidemment. Derrière les forces de l'ordre,
il
y a des parents qui, aujourd'hui, peuvent être en souffrance. Il y a des agents dans les lycées qui sont recrutés par les régions. Ils sont des milliers, et il y a les lycéens eux-mêmes qu'il s'agit de protéger. Et puis, moi, je veux le dire aussi, en démocratie, rien ne peut justifier le blocage. Il y a une liberté qui est fondamentale, c'est celle de travailler, c'est celle de pouvoir étudier. On peut avoir des revendications et permettre à ceux qui n'en ont pas, ou ceux qui considèrent que leur priorité est d'étudier, c'est de pouvoir aller en cours. Et ça, je veux le dire avec la plus grande force.
Et je précise que David Guiraud, le maire LFI de Roubaix, sera avec nous dans quelques instants. Vous débattrez face à lui. Il aura l'occasion de répondre à ce que vous venez de dire. On l'a vu dans le journal, mais on va écouter Greta Thunberg. Vous l'avez vu, la militante qui était hier aux côtés des manifestants à Saint-Denis. On va écouter ce qu
'a
dit de la
police.
La police fait
preuve d'une violence extrême.
Elle
protège un système extrêmement violent qui cherche à préserver le statu quo.
En
répondant avec une telle violence à des jeunes qui manifestent pour réclamer le strict minimum,
elle
révèle tout ce qu'elle est et de ceux qu'elle protège réellement.
Elle
est censée protéger les jeunes, défendre leurs droits fondamentaux.
Je veux répondre clairement. La police, elle est là pour protéger les manifestants, d'abord. Quand on a des lycées qui sont incendiés, quand on a des professeurs qui sont blessés, quand on a des forces de l'ordre qui sont victimes eux-mêmes de ces violences, on ne peut pas accepter qu'il n'y ait pas d'intervention policière. Il y a deux choses qu'il faut distinguer. Il y a d'une part la manifestation pacifique qui doit être encadrée en effet pour protéger les manifestants. La liberté de manifester est un droit fondamental. Et il y a de l'autre côté les scènes de violence urbaine qui n'ont strictement rien à voir avec la colère lycéenne et qui, elles, doivent apporter des réponses.
Parce que si on écoute Greta Thunberg, à partir de quel moment on intervient ? À partir de combien de vitres brisées on intervient ? À partir de combien de lycées incendies on intervient ? Il faut en effet que la réponse soit proportionnée. Et en matière de violence policière, elle doit l'être. Elle l'est globalement dans ces manifestations. Et encore une fois, il faut distinguer la liberté de manifester et la violence urbaine qui n'a rien à faire dans la contestation lycéenne. Et cette distinction, Laurent Nunez l'a faite hier. Vous l'avez auditionné le ministre de l'Intérieur au moment des mobilisations. Auditionné hier au Sénat, Alex, sur le maintien de l'ordre.
Et il est revenu sur ce mouvement lycéen. Oui, depuis le début de ce mouvement, le ministre de l'Intérieur est critiqué par la gauche et les lycéens sur la brutalité de certaines interventions policières face aux jeunes. Laurent Nunez a assuré que les policiers étaient conscients d'avoir face à eux des mineurs, mais que leur objectif avant tout était de stopper les violences urbaines.
On
sait qu'on a des mineurs, donc
on
sait qu'il y
a
une proportionnalité qui est... Voilà, il faut agir avec tact. Mais quand vous avez des policiers, des gendarmes qui interviennent sur un théâtre de violence,
qu
'ils ont en face d'eux des individus qui sont tous cagoulés, qui jettent des projectiles, qui commettent des violences, leur rôle premier,
c
'est de les interpeller. Il n
'y a
pas de moment où on regarde la situation. C'est en cela que j'avais dit d'ailleurs au 20h, ce qui a été très commenté sur les bancs de la France insoumise, il n
'y a
pas de retenue dans le sens où il n
'y
a pas... On ne s'interdit pas, moi je ne demanderai jamais aux forces de l'ordre de ne pas intervenir quand il y a des exactions. Le ministre de l'Intérieur a également donné des chiffres sur les violences de certains policiers dans le cadre de ce mouvement lycéen. L'inspection générale de la police nationale a été saisie de 36 affaires, dont 4 pour des blessures mutilantes et 6 pour des blessures significatives. Et puis Laurent Nunez a aussi expliqué pourquoi il avait suspendu l'usage d'un type de grenade assourdissante après qu'un jeune à Lens a eu la main arrachée.
J
'ai effectivement suspendu l'usage d'un type de grenade assourdissante. La grenade assourdissante, c'est une grenade qui fait du bruit. Et donc son but, c'est de disperser, de faire du bruit, de maintenir à distance.
Que
les choses soient claires, il y a plusieurs sortes de grenades assourdissantes.
Je
n'ai suspendu qu'un type de grenade, que les choses soient claires, qu'un type de grenade utilisée uniquement en police nationale et qui est projetée avec un lanceur. Ça n'est que ça. Donc que les choses soient claires, qui a été suspendu, parce qu'on avait besoin au moment où j'ai pris cette décision de comprendre ce qui s'était passé à Lens.
–
Au total, 18 000 moyens de défense ont été utilisés par les forces de l'ordre depuis le début de ce mouvement. Alors essentiellement, des fumigènes et des grenades lacrymogènes. D'ailleurs, le type de grenade assourdissante qui a été suspendu par Laurent Nunez a été utilisé une quarantaine de fois, a-t-il précisé. Dans cette audition, David Marguerite, quand on voit certains jeunes blessés, mutilés lors d'interventions policières dans ce mouvement lycéen, est-ce que vous dites que ces interventions, elles sont proportionnées ?
–
Oui, je l'affirme et je considère en effet que la distinction que j'opérais tout à l'heure, elle est pertinente. Je considère en effet que la violence urbaine n'a rien à faire dans les manifestations. Et avec mon collègue de l'ORN, Olivier Bitz, nous sommes depuis le mois de janvier en train de mener une mission sur le maintien de l'ordre public et la façon dont il faut interroger aujourd'hui l'ordre public dans notre pays, compte tenu de ces évolutions. Il y a des évolutions qui sont très fortes. Nos interlocuteurs, qu'il s'agisse des chercheurs, des forces de l'ordre, des associations, chiffrent à peu près à 2016 ces évolutions.
On sait que depuis 2016, il y a à la fois la baisse de l'encadrement des grandes manifestations collectives par les forces syndicales, et il y a dans ces manifestations de plus en plus d'éléments radicaux, je pense au black bloc, qui viennent infiltrer les manifestations, et qui changent radicalement la donne de ces manifestations quand elles dégénèrent en attroupement. Et qu'en effet, nos conclusions, nous les rendrons la semaine prochaine, nous devons interroger à la fois les moyens des forces de l'ordre, leurs équipements, la réponse qui doit être apportée sur le plan judiciaire. La question de la judiciarisation de l'ordre public est une question centrale.
Beaucoup de Français s'interrogent légitimement sur le nombre d'interpellations à l'issue d'une manifestation et le peu de condamnations, le peu de déferments qu'il peut y avoir à l'issue, il faut travailler sur ce point. – Le ministre a reconnu qu'on pouvait progresser sur ce sujet.
– Absolument, il l'a dit hier, et je
me réjouis qu'il ait constaté en effet ce que nous, nous constatons, parce que derrière,
il
y a l'exemplarité de la sanction, et il y a la vertu dissuasive de dérapage dans les manifestations. Vous savez, dans cette mission, on était dans les centres de formation, on a fait des immersions, y compris dans les manifestations avec les forces de l'ordre, et on a pu constater cela. On a pu constater en effet que ceux qui demandent aussi à être protégés, ce sont les manifestants eux-mêmes. – Mais sur ce mouvement lycéen, alors certes, il y a des violences urbaines, mais quand on voit qu'il y a des jeunes, des très jeunes dans ces manifestations, est-ce qu'il faut faire évoluer notre doctrine de maintien de l'ordre, spécifiquement pour les mineurs ?
– Moi, je condamne toutes les formes de violence, à l'égard des forces de l'ordre, comme à l'égard des manifestants. Vous avez cité les enquêtes de l'IGPN qui ont été diligentées, et toute violence doit être condamnée. Maintenant, moi, ce que je constate, on le voit sur vos images, c'est que les violences urbaines, elles sont souvent le fait de militants politiques, d'extrême-gauche en l'occurrence, de mouvements ultra, qui n'ont rien à voir avec les lycéens. On voit d'ailleurs dans ces scènes des gens qui n'ont rien à voir avec le profil de lycéens. Et à l'égard de ces individus qui viennent perturber, récupérer, manipuler les lycéens, il faut en effet des réponses qui soient adaptées.
Et je considère qu'à leur égard, la réponse, elle est adaptée. Et aujourd'hui, pour éviter que davantage de nos lycées brûlent dans notre pays, que davantage de professeurs soient blessés ou que d'agents dans les régions qui travaillent dans les lycées fassent l'objet d'intimidations, de blessures et de violences. – On va, puisque vous avez reparlé des violences, on va aller voir comment ça s'est passé dans le Nord. Alors, bonjour David Guéraud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de la France Insoumise de Roubaix. Avant de vous laisser répondre, évidemment, à David Marguerite, petite question, comment s'est passée la mobilisation dans votre ville
? – Écoutez,
on a eu une journée, une première journée peut-être un petit peu difficile, je dirais. Après, on a fait la démonstration qu'une autre doctrine de maintien de l'ordre était possible.
C
'est-à-dire que nous, ce qui se passait à chaque jour, et d'ailleurs mon emploi du temps a explosé depuis deux semaines, puisque tous les matins,
on
va sur les blocus, on discute avec les jeunes,
on
dit qu'on est d'accord avec leurs revendications
et
que par contre, il faut que ça se passe bien. Voilà, donc ça se passe bien, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il ne
faut
pas qu'il y
ait
de dégradation, il
ne
faut pas qu
'il
y
ait
d'affrontement avec les forces de l'ordre et puis on discute aussi avec le commissaire, la préfecture pour limiter au maximum le nombre d'interventions de la police. Parce qu'on a compris depuis le début, en tout cas à Roubaix, c'est que ce n'était pas un sujet policier, ce n
'était
pas un sujet de sécurité, c'était un sujet de lycéens qui demandent à étudier dans des bonnes conditions.
Et
moi, je constate qu'on est dans un moment politique
où
le gouvernement, l'État, est en train de faire la démonstration, même si à Roubaix,
c
'est moins le cas justement parce qu'on fait une autre doctrine de maintien de l'ordre,
mais
il fait la démonstration qu'il est impitoyable même envers les personnes les plus vulnérables de notre société, c'est-à-dire les enfants. Donc c'est un message qu
'il
a envoyé à tout le monde. –
Mais pardon, David
Guiron,
en fait,
quand vous dites une autre doctrine du maintien de l'ordre, c'est ce que vous venez de nous dire, c'est-à-dire qu'il faut aller discuter pour éviter que les forces de l'ordre n'interviennent, c'est ça que vous appelez une autre doctrine du maintien de l'ordre
? –
Une autre doctrine de maintien de l'ordre, c'est qu'il y a quelque chose de fondamentalement différent entre nous, c'est-à-dire mon équipe municipale et des représentants nationaux qui viendraient s'exprimer sur les plateaux télé à dire qu'il faut être absolument plus ferme,
c
'est que les jeunes, ils nous font confiance.
Et
nous, on leur fait confiance.
Et
ça change beaucoup de choses.
C
'est-à-dire que quand j'arrive sur un point de blocage, je l'ai vu, mais vous pouvez en parler au commissaire peut-être, ils ont un droit de réserve.
Mais
quand on arrive sur un blocage, les affrontements avec la police s'arrêtent.
Et
on peut avoir une discussion, parce que les jeunes, ils ne sont pas bêtes. Donc évidemment, des fois, ça peut arriver qu'il y
ait
des dérapages, mais à Roubaix, les dégâts,
ils
ont été, à part la première journée,
ils
ont été mineurs. Et d'ailleurs, même la préfecture, c'est reconnu d'à peu près toutes les institutions et tous les observateurs. Donc pourquoi ça se passe bien à Roubaix,
et
à d'autres endroits, ça se passe mal ? Mais peut-être parce que justement, dans beaucoup d'endroits en France, on ne veut plus discuter avec notre jeunesse, on ne
veut
plus essayer même de la convaincre.
–
David Marguerite.
–
Je voudrais poser la question à David Guiraud, parce
que
j'entends ses déclarations, de ce qu'il pense des déclarations de son collègue de Saint-Denis, quand il considère que la violence peut être légitime, quand il participe lui-même à des mouvements, qui sont quasi insurrectionnels dans sa commune, quand on le voit aller au contact. Bref, moi je voulais l'interroger là-dessus, puis j'ai une deuxième réaction. Les blocages empêchent des lycéens qui légitimement veulent aller étudier, de pouvoir le faire. Où est la liberté des lycéens qui ne veulent pas manifester ?
L'immense majorité des lycéens, qui pour certains d'entre eux ont des revendications, d'autres n'en ont pas, de pouvoir aller étudier, parce qu'on le voit derrière, il y a un film minorité qui bloque et qui empêche. Donc quand vous parlez de la doctrine de maintien de l'ordre, moi je considère que les évolutions du maintien de l'ordre, notamment depuis 2016, je le disais tout à l'heure, ne permettent pas de changer notre doctrine. Et encore une fois, vous parlez de désescalade, où vous sous-entendez que la doctrine de la désescalade serait appropriée. Mais quand on est sur une manifestation, les forces de l'ordre se tiennent à l'écart, ils sont là pour encadrer, éviter les dérapages.
En revanche, l'intervention policière, elle se fait lorsqu'il y a violence urbaine et quand la manifestation se fait à troupement. Et donc c'est là où des interventions… Et moi je voudrais vous poser une troisième question, c'est à partir de combien de vitres cassées, à combien de lycées brûlées on intervient, si on doit se
tenir
à distance ? Et puis je voudrais vraiment vous entendre sur les déclarations de
votre collègue de Saint-Denis, parce que vous
parlez d'ingénieurs du chaos, là je pense qu'on y est, clairement. de
ceux qui
soufflent
sur les bras. Mais
moi, vous savez, je n
'ai
pas le temps, peut-être que vous,
vous
l'avez, moi je n
'ai
pas le temps de faire les théoriciens ou de disséquer les phrases politiques, par ailleurs, d
'un
de mes collègues, Bali Bagayoko, que je soutiens entièrement, qui a été exemplaire, et que vous avez tiré une phrase, mais vous n'avez pas grand-chose à dire.
Il l'assume,
cette
phrase, M. Guéraud, il l'assume. Il a tiré une phrase sur son
contexte, sur la violence, etc. Moi je suis sur le terrain, M. Bali Bagayoko, il est sur le terrain. Nous on fait en sorte que ça se passe bien, parce que vous,
vous
n'arrivez plus à le faire. Donc vous me dites, il faut intervenir quand il
y
a des délits. Moi je veux bien, mais vous avez tout criminalisé.
On
a interdit, la préfecture, le préfet, le consigne national, on a interdit, on a criminalisé les attroupements au bord des établissements scolaires.
Donc
en fait, tout est prétexte à intervenir de manière policière aujourd'hui. Moi je suis désolé, ce n
'était
pas le cas. je veux dire, le pays a survécu pendant 100 ou 150 ans sans criminaliser les rassemblements aux abords des lycées. Donc pourquoi est-ce que là, on rend tout interdit
? Qu'est-ce que vous répondez,
pardonnez
-moi, mais qu'est-ce
que vous répondez
aux lycéens ? Les
lycéens qui veulent aller étudier, qui ne peuvent pas le faire dans leur immense majorité parce que leur lycée est bloqué.
Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais monsieur,
mais sortez de votre plateau télé, je vous réponds ça. –
Écoutez, moi je ne sais pas que le soir se voit, je
suis sur le terrain certainement au
moins
autant que vous, dans un département,
certes
rural, où les choses se passent bien également.
Mais
moi,
vous ne
répondez pas à la question
de savoir
pourquoi
un lycéen qui veut aller étudier ne peut pas le faire.
La liberté, elle est fondamentale.
–
Allez-y,
David. – Monsieur,
les lycéens,
ils
prennent leurs décisions de manière collective. Je veux dire, il y
a
des établissements scolaires à Roubaix aujourd'hui, ils sont ouverts.
Il
y en a d'autres qui sont bloqués parce que les lycéens veulent majoritairement bloquer. Et il y en a d
'autres, c
'est des barrages filtrants. Donc en fait,
il
y a par exemple à Baudelaire, ça a été le cas sur le début de semaine et sur la fin de semaine dernière. Les gens pouvaient entrer. Donc en fait, je ne
sais
pas quel est votre débat.
Vous créez les débats mais qui correspond pas à la politique. – Le blocage, ce n'est pas démocratiquement décidé.
– David Guirot, terminez et David Marguerite, vous répond parce que comme vous êtes à
distance, sinon c'est un peu compliqué. –
Alors moi, je suis d'accord avec vous. Il faudrait qu
'on
le fasse démocratiquement. Comment on le fait démocratiquement, monsieur ? Il faut qu'il
y ait
une assemblée générale. Alors dans les lycées, c'est quand même un peu moins l'usage. Les lycées,
c
'est spontané, c'est des mouvements spontanés. Mais elles sont interdites les assemblées générales, monsieur
?
Donc où est-ce qu'on décide de ça ?
–
Ce n'est pas du tout. –
Tout
est interdit. On ne peut pas se rassembler quand on est
lycéens
aujourd
'hui. – Vous n'avez pas compris ce
génie. – Non mais à un moment, il
y a
un principe de réalité.
À
un moment,
il
faut redescendre sur le terrain, voir ce qui se passe. Et par ailleurs, là,
il
y
a
un mouvement lycéen avec des lycéens qui demandent à étudier. Moi, je veux bien qu'on ait des réponses policières. Il n
'y a
pas de problème. Mais est-ce que, à Jean Moulin, le problème de la sélection, à mon lycée, à Jean Moulin, où il y a des gamins des quartiers défavorisés
qui
savent très bien que le système de sélection,
ça
va anéantir leurs espoirs, leurs carrières, etc.
Est
-ce que ça s'est réglé ? Est-ce qu'à Jean Rostand qui était bloqué hier matin, les profs vont revenir, la prof d'Allemand qui n
'est
pas là depuis des mois, etc. Est-ce
qu
'avant Dermerch, les emplois du temps vont évoluer ? Ben non. Donc, en fait, c'est vous qui donnez raison aux lycéens de bloquer,
pas moi. David Guiraud, on va laisser
David Marguerite vous répondre pour que vous puissiez continuer cet échange. Oui, je voulais vous répondre. Je n'ai absolument pas dit qu'un blocage devait être décidé démocratiquement. Un blocage est illégal. Il n
'y a
pas besoin de procédé à vote pour savoir si le lycée doit être bloqué ou pas bloqué. C'est qu'il y
a
une liberté qui est fondamentale en France, au moins autant que la liberté de manifester, c'est la liberté de pouvoir travailler et
de
pouvoir étudier. Donc, à cela, vous ne répondez pas parce que vous considérez,
vous, dans
vos méthodes que l'on connaît bien,
c'est qu'il faut bloquer.
C'est qu'il faut bloquer. Par ailleurs, sur le fond... Maintenant,
on a... Par ailleurs, sur le fond... Attends, mais d'avenir, d'avenir... Je termine. Par
ailleurs, sur le fond des revendications, évidemment, on ne sera pas d'accord puisque moi, je considère que le mérite républicain, il a du sens. Je suis attaché à l'égalité des chances dans notre pays, il
y a
quelque chose qui ne fonctionne pas, c'est l'ascenseur social, la reproduction sociale dans notre pays, elle n'a jamais été aussi forte malgré les milliards investis dans des politiques d'orientation qui n'ont pas fonctionné. Donc, oui, je considère, en effet, que l'ascenseur républicain à l'école, il doit, finalement, aujourd'hui, être une priorité pour nous tous. Et ce que disent les lycéens, ce n'est pas du tout ce que vous dites. Je pense, pour une grande partie
d'entre eux, ils veulent pouvoir
étudier... Vous n
'êtes
pas porte-parole des lycéens, mais vous organisez bien les choses pour qu'ils reproduisent des
images
des drapeaux de la France Insoumise dans les manifestations tout à l'heure. Et
ceux
-là sont
évidemment très minoritaires. Évidemment,
ils ont le droit d'appartenir à des organismes politiques. Mais les porte-parole que l'on voit ont les éléments de langage de la France Insoumise pour la plupart d'entre eux. Moi, ce que je dis, c'est qu'il
y
a une grande partie
des lycéens qui, eux,
demandent
à pouvoir étudier librement, qui
demandent
à
pouvoir étudier librement et qui demandent à ce que l'ascenseur républicain dans notre pays puisse fonctionner et que l'on ne choisisse pas la loterie ses formations d'enseignement supérieur. Et oui, moi, je considère que la sélection n
'est
pas un gros mot, M. Guirault. David Guirault. Excusez-moi, monsieur, mais je crois que vous avez loupé un ou deux épisodes. Non,
non, je ne crois pas. Vous parlez de la
liberté d'étudier. Mais vous pensez qu'ils manifestent pourquoi aller à les lycéens
?
Vous pensez quoi ? Qu'ils bloquent leur lycée pour se faire plaisir ? Non, mais... Il n
'y a
pas des revendications ? Je veux dire, à un moment, le mouvement en lui-même a été constitué parce qu
'on
manque de profs,
parce
que les emplois du temps ne permettent pas d'étudier dans des conditions libres et sereines, parce qu'il y
a
des règlements intérieurs parfois qu'il faut modifier, parce qu'il y a la sélection à l'université, parce qu'il y
a
un système qui est injuste, parce qu'on manque de moyens, etc., etc. Donc, la liberté d'étudier, c'est ce que défend le mouvement lycéen.
Ça
ne veut pas dire qu'il
y
a des étudiants qui ne sont pas d'accord avec le blocus. Ça arrive. David Guirault,
juste... Non, mais attendez,
juste parce
que c'est
important.
Juste parce
que
vous vouliez
répondre sur la responsabilité de la France insoumise, donc comme ça, vous aurez le temps de répondre, parce qu'il nous reste 4 minutes. Moi, je vous réponds. Roubaix,
c
'est une... Enfin, honnêtement, à part la première journée, Roubaix,
c
'est la grande ville du Nord qui est la plus épargnée par les dégradations
et
par les affrontements. Est-ce que vous voulez
condamner ces dégradations ? On dise
la France insoumise, incendie, etc., mais c
'est
chez nous qu'il y
a
le moins d'affrontements. Et pourquoi il y
a
le moins d'affrontements
? Parce
qu'on a décidé peut-être de faire un peu confiance à notre jeunesse, de les responsabiliser dans leur mouvement, de leur dire que, justement, le blocus, il était légitime. Moi, je suis désolé. Quand vous commencez à même dire qu'en fait, le blocus, c'est illégal, mais alors, comment ils se font entendre
?
Qu
'est-ce
que je dis, moi, un jeune qui me dit « Mais de toute façon, il faut tout péter dans ce pays pour se faire entendre parce que tout le reste est illégal. » Vous dites quoi ? Parce que vous,
vous
ne
s
'êtes pas... Enfin, je suis
désolé. Est-ce que vous condamnez les dégradations, monsieur Giraud ?
Est-ce que vous condamnez les dégradations qui ont lieu dans les lycées qui sont à peu près le contraire du message des lycéens parce que de détruire l'outil de travail que l'on veut améliorer, c'est quand même un peu paradoxal. Et je veux
en plus le
dire « Ce ne
sont
pas des lycéens pour la plupart qui font ça.
» Mais
est-ce que vous condamnez ces violences, monsieur Giraud, de façon très claire ce matin comme ne l'a
pas fait votre collègue de Saint-Denis ? Est
-ce que vous croyez vraiment que j'ai intérêt, que je souhaite
que
du mobilier urbain que je
paye soit
dégradé ? Condamnez-le, condamnez ces violences.
Ce
que je regrette... Non, vous ne les condamnez pas. Que justement, vous utilisez un rayon paralysant pour dire «
Est
-ce que vous condamnez les violences ? » Je vais vous dire ce qui s
'est
passé. Moi, je vais vous parler de la réalité.
Parce
que vous, vous êtes bien. Vous allez
bien attirer. Arrêtez avec ça. Il n'y a pas ceux qui sont sur le terrain, ceux qui n'y sont pas. Vous ne pouvez
pas dire ça.
Non, non, j'arrête pas. Est-ce que vous condamnez ou est-ce que je vais faire les simples ? Est-ce
que oui ou non vous condamnez les violences et les dégradations contre les biens
?
Mais écoutez... Non, vous ne répondez
pas.
Évidemment que... Moi, ce n
'est
même pas que je les condamne, c'est que je fais en sorte qu'il n'y
en
ait pas, contrairement à vous. Moi, je suis dans le concret. Je suis dans l'action. D'accord ? Et maintenant, je vous dis juste une chose que vous devriez prendre en compte. Quand même, hier, j'ai deux adjoints qui sont devant le lycée Jean-Rostand.
D
'accord ? Tout se passe bien. Nickel.
Il
y a une poubelle qui est sur la rue. Bon, on leur avait dit de ne pas le faire. Bon, il y
a
des jeunes, ils allument une palette à l'intérieur de la poubelle qui est quasiment vide.
D
'accord ? Il n
'y
a quasiment rien en termes de dégâts. Vraiment, c'est minime. Deux interpellations.
Dès
que les adjoints, ils partent.
Je
suis désolé, vous avez la main un peu lourde.
Voilà,
vous avez la main un peu lourde. Ces gamins,
ils
sont déférés ce matin.
Vous
trouvez ça normal, des gamins
? Moi,
je suis désolé, mais les gamins, on les attrape, on appelle leurs parents. Il y a d'autres manières de faire que de tout criminaliser. Et moi, le problème, et c'est pour ça que je ne réponds pas à votre question, c'est parce
que vous rendez tout illégal. Une fois
que tout est illégal, vous dites, est-ce que vous condamnez les choses illégales ? Je suis désolé, mais ça, ça s'appelle un État autoritaire. Merci beaucoup. Merci pour ce débat. Merci David Guirault d'avoir été avec nous, maire à la France insoumise de Roubaix, puisqu'on parle des dégradations. Laurent Nunaz hier, devant le Sénat, il a aussi défendu son projet de loi casseur-payeur, Alex. Son but, c'est de pouvoir sanctionner les attroupements et les regroupements dans le but de commettre des violences ou des dégradations, comme on l'avait vu en marge des deux finales de
l
'Aigle des Champions remportées par le PSG, avec souvent pour les policiers l'impossibilité de trouver les auteurs individuels de ces violences au sein de ces groupes et de les sanctionner. Ce texte prévoit donc, je le cite, que tout participant à un groupement vu de commettre des violences ou s'étant maintenu malgré les sommations dans un rassemblement pendant lequel les mêmes infractions sont commises pourra être tenu responsable de l'ensemble de ces dommages avec la possibilité également de saisir dans les allocations familiales ou les allocations logement de l'auteur ou de ses parents s'il est mineur pour réparer les dommages. On va écouter le ministre de l'Intérieur défendre ce texte.
Ce
que l'on cherche à appréhender, c'est à la fois à garantir le droit à réparation pour les victimes,
à
mieux garantir ce droit à réparation qui ne l'est pas suffisamment à droit constant, et puis il y a clairement aussi une volonté d'être dissuasif,
d
'être dissuasif en instaurant finalement ce qu'on peut appeler le principe de casseur-payeur, purement et simplement. David Marguerite, condamné un jeune qui est présent dans un groupe où des violences ont été commises mais sans savoir exactement si ce jeune a commis ces violences. Est-ce qu'il
n'y a
pas un problème d'état de droit, une présomption de culpabilité ? Alors nous sommes en train de travailler avec ce texte, j'en serai le rapporteur avec Olivier Bitz la semaine prochaine, c'est un texte qui s'inscrit d'ailleurs dans une logique qui existait déjà parce que le principe du casseur-payeur a été introduit en 2019 ici au Sénat par une proposition de loi de Bruno Retailleau anti-casseur, je considère en effet qu'il faut répondre à la question de savoir qui va payer parce que les Français qui nous écoutent se disent c
'est
toujours les mêmes qui payent.
Si on est
dans le groupe et qu
'on
n'a pas commis la dégradation. Justement, nous allons faire en sorte que le texte soit le plus opérationnel possible, qu'il réponde donc à la question de savoir qui va payer à l'arrivée et comment aussi on instaure une valeur pédagogique, dissuasive.
Donc en effet, il y a deux types de situations, je fais très simple, il y a la situation du groupement qui n'a que comme finalité de tout détruire et de tout casser donc y participer est en soi un délit et pénalement répréhensible et dans ce cas-là la responsabilité des collectifs s'appliquent sans que le régime probatoire soit difficile à établir et il y a un deuxième cas sur lequel on doit travailler qui est l'attroupement c'est-à-dire il y a des individus qui participent à une manifestation et ils participent à un attroupement quand cet attroupement fait l'objet de sommations
sur
lesquelles on doit travailler pour qu'elles soient les plus claires possibles quand il y a eu deux sommations et qu'on dit il faut partir maintenant parce que des violences sont en cours alors oui un mécanisme de responsabilité financière collective pourra s'appliquer sur le texte et encore une fois je crois que ça permet de répondre à la question de savoir qui paie et de savoir aussi comment on évite que ça se reproduise pour que les manifestations puissent se faire en paix dans notre pays Merci beaucoup Merci
David Marguerite L'examen
de ce test le 27 octobre on aura évidemment l'occasion d'en reparler Alex on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale Une presse régionale consacrée en majorité à l'acte 5 de ce mouvement lycéen On va en parler on va revenir sur la colère qui monte dans le pays avec la ministre Françoise Gattel Pouvoir d'achat hausse des prix du carburant difficulté à se loger l'inquiétude et les colères montent dans le pays sur quoi peuvent-elles déboucher et comment le gouvernement peut y répondre pour en parler nous recevons la ministre Françoise Gattel Bonjour Merci beaucoup d'être avec nous ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Christelle Bertrand du groupe La Déplage
Bonjour Christelle Bonjour
Madame
la ministre
Françoise Gattel les Français une partie des Français qui ne peuvent plus prendre leur voiture parce que le carburant est devenu trop cher qu'ils n'ont du mal à boucler leur fin de mois à faire leur course au supermarché à se loger les lycéens les agriculteurs est-ce que vous sentez monter
la colère dans le
pays
et est-ce que vous redoutez la journée de samedi
?
On sent effectivement dans le pays ce que j'appelle une forme de nervosité elles sont différentes les unes des autres les agriculteurs ont subi des effets terribles de la canicule et précédemment des effets de l'hiver et on a un vrai sujet de l'avenir de notre agriculture
Mais
elles peuvent s'agréger ces colères
? Alors
ça c'est c'est d'une autre nature c'est-à-dire je pense qu'on doit apporter des réponses aux expressions qui sont là les lycéens ont des expressions qui sont aussi celles de la jeunesse inquiètes avec le changement climatique qui sentent parfois qu'ils n'arrivent pas à rentrer on va dire dans le cercle de la communauté nationale donc il faut traiter les réponses elles sont différentes il y
a
à la fois les angoisses sur l'avenir il y a la question des bâtiments voilà Mais
ça c'est pour les lycéens mais plus largement comment vous appréhendez la journée de samedi comment vous vous y préparez au gouvernement est-ce que vous sentez qu'elle sera très suivie
? Je
pense qu'elle sera suivie que vous avez vu que le gouvernement n'ignore rien des crises et les traites je veux dire on a vu les mesures qui sont prises et qui continuent à être prises sur le coût du carburant c'est un vrai sujet sachant qu'il
y a
une dépendance totale aussi par rapport à une situation
internationale Mais Sébastien Le
Recornu ne vous a pas réuni vous les membres du gouvernement pour évoquer cette journée de samedi et voir comment l
'anticiper À ce stade le Premier ministre réunit très régulièrement l'ensemble des ministres directement concernés on voit bien sur la crise des carburants la manière dont il y a un suivi de cette crise et des mesures qui sont adaptées de la même manière pour les lycéens la semaine dernière moi j'étais en réunion avec le Premier ministre le ministre Jeffrey et puis l'ensemble des présidents de région Mais
Françoise Gattel vous connaissez bien
les territoires vous sillonnez la France toutes les semaines est-ce que vous dites je sens monter je sens venir un retour des Gilets jaunes ou
d'une colère type Gilets jaunes
Je
ne le dirai pas et je ne suis pas votre question parce que je pense que les choses sont différentes et variées dans les territoires il y a des situations encore une fois qui sont des situations territoriales difficiles ensuite il y a aussi et je le dis très calmement de la souffrance de la colère et des difficultés le carburant n'est une pour des gens qui veulent aller travailler le gouvernement après les mesures qui devaient être prises et ensuite je sens enfin comme chacun de nous une instrumentalisation politicienne qui a sans doute toujours existé mais qui aujourd'hui existe sans doute davantage parce qu
'il y a la
perspective alors moi je la sens aussi bien je veux dire à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite je veux dire le mouvement des Gilets jaunes il y a vraiment une expression très responsable de beaucoup de jeunes et qu'il faut entendre qu'ils ont l'angoisse de leur avenir mais que quand on a enfin quand on voit ce qui s'est passé au lycée Mandela à Nantes je pense que là on est dans un événement un événement qui est totalement différent donc il faut savoir prendre en compte cette humeur j'appelle ça comme ça du pays qui est difficile et en même temps il ne
faut
pas faire d'amalgame il faut apporter des réponses les réponses qu'on apporte aux agriculteurs par le biais du plan d'agriculture qu'a défendu le Premier ministre et Annie Genova en agriculture vous avez aussi des métiers très différents le métier de viticulteur ce n
'est
pas le même que celui de céréalier ou d'éleveur donc on a une situation qui est très difficile parce que la situation économique est compliquée la situation climatique l'a été vous citez l'extrême gauche on a vu LFI très présent devant les lycées cette semaine et la semaine dernière
mais vous avez cité l'extrême droite qu'on voit beaucoup moins présente
devant les lycées c'est évident mais comment agit
vous
disiez il y a eu une volonté de l'extrême droite aussi d'attiser un peu les braises
de quelle manière vous le constatez ? Je pense que c'est une stratégie un peu différente c'est-à-dire on voit dans certains lieux des élus LFI qui ne semblent pas pacifier les choses pour être très humains et ensuite je pense que il y a d'autres personnes plus à droite qui capitalisent sur cette colère sur
la
colère des lycéens
de tout sur la situation des carburants etc en disant vous verrez dans 5 mois tout est réglé enfin on le voit bien
Mais donc ça fait monter cette situation fait monter les extrêmes dans la campagne présidentielle
En tout cas je pense qu'il est important de chercher et de trouver des responsables politiques parce qu'on peut avoir toutes les convictions du monde et c'est respectable sauf qu'à un moment chacun est responsable
et
faire bouillir je veux dire l'humeur tout simplement pour des objectifs qui sont des objectifs politiciens ça n'est pas responsable et je pense qu'on doit les uns et les autres constater ce qui ne va pas apporter des solutions différentes Mais vous
avez l'impression que le gouvernement les
apporte ces solutions ou qu'il est impuissant à faire face à cette montée des colères
?
Non mais moi je pense que le gouvernement il apporte des réponses Regardez ce qui était proposé pour les agriculteurs Regardez aujourd'hui ce qui est proposé pour les lycéens Le Premier ministre et le ministre Geoffrey comme son collègue de l'enseignement supérieur ils suivent ce qui se passe ils apportent des réponses Ils ont dit ok on a un problème d'horaire on a un problème de profs absents on a des solutions et que les régions sont totalement mobilisées pour travailler et elles le font déjà d'une manière très lourde sur l'entretien et la rénovation des lycées mais je pense qu'on a aussi un sujet c'est l'urgence du temps vous voyez de la demande c'est-à
-dire
quand il y
a
quelque chose qui s'exprime il faudrait en s'attelant est-ce que dans les trois minutes les problèmes sont réglés mais c'est un peu plus complexe que ça et en tout cas il
faut
qu
'on
s'y emploie vous parlez des régions elles sont notamment pointées du doigt pour un défaut d'entretien
des lycées un manque d'hygiène dans les cantines enfin il y
a
pas mal de problèmes à l'intérieur des lycées qui ne concernent pas les enseignants or dans le budget 2027 un ouvert effort
financier leur est demandé est-ce que c'est bien le moment de leur demander cet effort et est-ce que c'est raisonnable selon vous quand on voit qu'elles ont déjà du mal à entretenir les lycées par exemple
moi je partage pas du tout votre analyse voilà pour voir la manière dont les lycées ont été rénovés enfin moi je sillonne le pays
on a aussi des films des
lycéens
qui nous disent
regardez là c'est
Moisille un plafond d'autorité sur la figure
ne mélangeons pas les choses je veux dire il y
a
eu un effort de rénovation des lycées et du bâti considérable par les régions moi je ne connais pas une région qui laisse ces lycées à l'abandon ensuite vous avez des questions d'entretien ça c'est vrai c'est à dire une porte qui est un peu déglinguée ce que vous dites et que ça ça n'est pas toujours le fait des régions il y a des dépenses d'entretien courant de contrats de maintenance sur lesquelles il faut qu'on soit plus performant et ça c'est bien pour moi un sujet de clarification des compétences que c'est à la fois la compétence de l'établissement sur le petit entretien le contrat de maintenance et la région sur le bâti donc il faut qu'on progresse là-dessus et que je suis d'accord avec vous on a vu des images dont on se dit ça n'est pas possible mais quelle réalité ça représente moi je ne l'ai ni pas mais on ne peut pas laisser dire dans ce pays que les régions ont lycées les lycées à l'abandon pourquoi est-ce qu'alors on n
'en
aurait pas parlé plus tôt vous voyez je veux dire il faut veiller il faut veiller à doser les observations et à ne pas transformer en réalité universelle des images réelles et vraies qui ne devraient pas exister
sur la mer aujourd'hui
mais les lycéens en parlent eux sur leur réseau depuis bien longtemps
oui mais dans
certains endroits je suis ok mais moi je ne veux pas faire de généralité parce que je ne veux pas condamner les régions les régions elles ne sont pas au-dessous de tout donc progressons améliorons les choses faisons faisons faisons ce que nous avons à faire et ce que nous devons aux lycéens on
va parler des questions budgétaires pour les collectivités notamment Sébastien Lecornu qui a fait des annonces en fin de semaine dernière pour les territoires ruraux est-ce que les communes rurales seront exonérées de tout effort budgétaire
alors
dans le budget dans le budget qui est présenté on a tiré les leçons du budget de 2026 et on essaie de construire un budget équitable avec un point qui est un point central et un point dur c'est de ramener le déficit de notre pays à 5% ça c'est le point de départ ensuite il y a une contribution qui est demandée aux collectivités effectivement l'État prenant la plus grande part et donc cet effort on souhaite qu'il soit équitable et soutenable donc nous allons permettre aux collectivités de bénéficier si je puis dire d'une augmentation de recettes naturelles au niveau de l'inflation et ensuite on va demander une contribution il y a environ 14 000 collectivités qui vont être touchées ou impactées par cette contribution progressive ça veut dire que c'est lié à leur capacité à faire donc il y a des communes qui vont être exonérées mais aussi des départements qui
sont exonérés alors
ça n'est pas une question de seuil d'habitants parce que vous voyez c'est pas parce que vous avez 1000 habitants que vous êtes à l'aise ou que
vous
êtes très pauvre donc
ça fait passer quoi ? C'est un seuil de difficulté financière ? Non
on a des critères qui sont des critères assez classiques de potentiel financier de potentiel fiscal et puis si on a des collectivités qui sont dans une situation extrêmement dure parce qu'elles ont été victimes je prends l'exemple de catastrophes climatiques il est naturel que leur situation lambda va être pondérée par la gravité de phénomènes par exemple des incendies qui les ont touchés Donc
il y aura quoi ? Il y aura une
liste de collectivités exonérées ?
C
'est ça ? S
'il y en a 14 000 cher Orion vous connaissez le sujet comme moi ça veut dire qu'un certain nombre ne sont pas touchés mais
vous avez dans c'est déjà une
liste ?
C'est
60 départements
60 départements
exonérés pardon 60 départements
exonérés de l
'effort ?
Tous
les départements ne seront pas touchés et la liste non mais attendez moi j'ai pas une liste on a des critères et ensuite vous avez vu comme moi que deux heures après les annonces au comité des finances locales il y avait de super simulateurs avec des experts qui ont sorti des simulations pour chaque collectivité alors ça c'est la copie de départ le gouvernement propose une copie en disant l'effort des collectivités nous l'avons chiffré à 5 milliards 4 naturellement les collectivités n'ont pas applaudi enfin ou alors ça m'a échappé ça vous a pas échappé je vous rassure voilà donc la copie est présentée aujourd'hui à l'Assemblée moi je l'ai présentée aussi à un certain nombre de sénateurs et à toutes les associations d'élus et maintenant il appartient au Parlement d'avancer et de dire voilà nous on a une copie différente à proposer sachant je rappelle que le point central qui concerne
la
nation c'est-à
-dire
qui concerne chaque français c'est de ramener le déficit à 5% parce que si on ne fait rien on arrive à 6,7% et qu'aujourd'hui nous
n'avons plus 300 milliards de dollars juste pardon
combien de départements exonérés de l'effort dans la copie initiale alors nous avons 60 départements il ne faut pas que je confonde ceux qui sont
exonérés et ceux qui
contribuent et tout d'un coup votre question génère un doute je pense qu'il y a 60 départements qui sont touchés alors les départements et les collectivités d'outre-mer ne le sont pas parce qu'elles ont des indicateurs des indicateurs financiers ou fiscaux qui font que ces collectivités qui ont souvent des situations extrêmement difficiles enfin on connaît des exemples d'outre-mer qui sont marqués par des événements vraiment très compliqués et très durs naturellement ne sont pas appelés à contribuer aujourd'hui 60 départements ça va suffire à calmer la colère parce qu'on sait que les
départements de France qui se réunissent à partir d'aujourd'hui à Reims sont très inquiets eux disent une fois qu'on a payé l'APA le RSA enfin toutes les aides sociales on n'a plus d'argent pour entretenir les routes pour entretenir les collèges
comment
on calme cette colère-là parce qu'ils sont très remontés
oui
je sais
enfin
disent
que
vous leur faites les poches oui j'ai noté
je comprends
qu'aucune association d'élus ne nous a encouragés sur la copie que l'on propose donc maintenant les associations d'élus elles expriment on va dire leurs revendications j'entends et encore une fois moi je ne fais pas si je fais une fixation sur une situation qui est celle de la nation c'est pas celle de l'État qui aura un budget confortable en disant on a une situation qui va se dégrader fortement si nous ne faisons rien aujourd'hui c'est-à-dire si nous ne stoppons pas l'aimant agi de la dette ça veut dire que dans un an ou dans deux ans on ne parlera même plus de l'effort que
vous demandez
mais ce
n
'est pas qu'une question des élus et des associations d'élus lorsque les français qui payent des impôts voient leur route se dégrader ou les collèges se
dégrader pour parler de
ce
qui concerne les départements comment on maintient le consentement à l'impôt dans ces cas-là
alors
je pense que ça nous envoie les uns et les autres à notre sens des responsabilités et je sais le sens des responsabilités des îles locaux à un moment comment vous faites dans votre vie personnelle quand vous avez un budget qui s'est rétrécit vous êtes en surendettement
vous
faites des choix et vous lissez ça veut dire que c'est ça que nous devons faire et j'entends je le dis que nous ne sommes pas dans le temps de l'argent facile et que donc il nous faut travailler autrement définir comme le font toutes les collectivités des dépenses prioritaires et lisser lisser les choses et je prends l'exemple de communes je pense qu'il y a des dépenses sur lesquelles on doit encourager la mutualisation c'est-à-dire on avait dans notre pays c'est très bien et c'était un besoin exprimé par les habitants un souhait des élus qui eux ont un budget qui a l'équilibre donc je n'y mets aucune critique à leur égard on avait des constructions de salles polyvalentes de salles de sport peut-être dans chaque commune peut-être aujourd'hui faut-il comme on le voit déjà mutualiser raisonner à une échelle partager des équipements je sais
justement un mot sur les
intercommunalités qui tiennent également leur congrès à partir d'aujourd'hui le RN veut supprimer ces intercommunalités qu'est-ce que vous en dites
?
je ne comprends pas je veux dire moi je veux bien qu'on supprime des choses au prétexte que ça coûte cher mais est-ce que mais
ça fâche
beaucoup les maires aussi les intercommunalités on l
'entend
chacun
le congrès des maires il y
a deux choses c'est-à-dire je le dis je pense que des intercommunalités où les maires sont reconnues et ont leur place ont permis à des communes petites
de
développer des services par exemple il y a beaucoup d'intercommunalités qui ont développé des services de garde et d'accueil de la petite enfance qui permet d'accueillir des familles une commune seule ne peut pas faire donc l'intercommunalité quand elle est la mutualisation et le travail choisi ensemble ça fonctionne bien alors après si vous êtes des gens autoritaires mais
donc le millefeuille territorial on n'y touche plus parce qu'un temps Emmanuel Macron c'était quand même pas le dernier à le critiquer ce millefeuille territorial là on ne bouge plus rien
non non je n'ai pas dit ça je dis simplement qu'on doit sans doute visiter notre organisation parce que je pense que quand vous avez deux intervenants pour entretenir les lycées est-ce que ça garantit l'efficacité donc moi je pense que les lignes elles doivent être bougées sauf qu'aujourd'hui vous n'allez pas faire un grand soir et que la proposition du rassemblement national franchement c'est pas sérieux ça y est j'ai trouvé on va économiser 15 milliards on supprime tout le monde mais vous prenez l'exemple de l'interco moi dans mon interco on gère des crèches et on gère des piscines je supprime l'interco c'est-à
-dire
les enfants je les mets où la piscine je la ferme enfin c'est trop réducteur pour être pertinent il faut être sérieux quand on parle de sujets comme vous l'avez fait c'est-à
-dire
ce sont des services aux habitants et des services dans nos territoires on va terminer sur la Corse parce que le temps
file le texte s'examinait le 26 octobre au Sénat vous avez été auditionné hier vous pensez que le Sénat votera ce texte et de manière conforme
alors moi je pense que nous sommes engagés dans un processus qui n'est pas un processus spontané c'est-à-dire le sujet de la Corse l'adaptation à la diversité des territoires à la Corse ça date de Gaston Duffer on a déjà en Corse une collectivité unique c'est-à
-dire
il
n'y a
plus de département il y a une collectivité de Corse et que la Corse est dans un bassin méditerranéen où la Sardaigne et la Sicile bénéficient de conditions d'autonomie c'est
-à
-dire de capacité à décider sur certains sujets et ça n'a jamais conduit ni à la révolution ni à l'indépendance donc on a un sujet de responsabilité collective avec des visions différentes mais ce que le gouvernement affirme c'est un procès qui est conduit depuis 4 ans de manière démocratique approuvé dans le principe le Conseil d'État n'a pas critiqué le principe d'autonomie de la Corse dans
la République mais vous avez besoin d'espoir qu'il
soit voté
?
écoutez moi je fais ce travail avec conviction parce que
vous connaissez les
sénateurs Françoise Gattel vous êtes sénatrice
il y a des nouveaux
oui
il y a
des nouveaux mais quand même vous
pensez vraiment qu'il sera voté
?
moi
je vous
dites on va tout faire pour mais moi
je
fais ce travail parce que je crois je crois tout simplement que dans notre pays ici au Sénat on n'arrête pas de le dire que la France la République elle est une et indivisible mais que vous ne gérez pas de la même manière les sujets que vous avez à Lille à Marseille
ou
encore s'il n
'est
pas voté vous craignez une reprise des violences sur Lille ? moi chacun prend ses responsabilités
nous
nous défendons un texte c'est la parole du gouvernement c'est l'expression d'un vote démocratique de l'Assemblée de Corse c'est à l'unanimité moins une voix donc nous nous portons cette parole les sénateurs vont en débattre maintenant chacun prend ses responsabilités à partir de ses convictions mais je crois qu'il faut être dans le dialogue il faut qu'on accepte de considérer que l'unité de la République ça n'est pas l'uniformité et que ouvrir des évolutions pour la Corse ça n'est pas fragiliser la République parce qu'on a exclu tout le champ des compétences régale merci
juste en un mot vous croyez à un congrès avant la fin du quinquennat oui ou non sur ce sujet
écoutez nous nous faisons tout beau ah j'ai juste ça vous montrez
oui
allez-y vous avez vu mais non mais vous allez nous montrer et ben voilà
simplification à
la demande du premier ministre depuis un an à des mesures de simplification le premier ministre s'est engagé il y a un an au congrès des maires ça
ce sont les les mesures en
novembre
prochain en novembre prochain il y
a
100 mesures et là vous avez les mesures que nous avons prises de simplification par exemple suppression de la vidange obligatoire annuelle de la piscine c'est 30 millions d'euros économisés 3 milliards de mètres cubes mais vous
le
présentez quand ?
on
va le prendre on va en parler mais vous le présentez quand
?
ah non mais ça c'est déjà fait ah
bon ben voilà non mais nous on
l'a fait voilà c'est faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait voilà
je serais
désolée que vous n'ayez pas l'information mais vous inquiétez
pas on va suivre tout ça de près merci beaucoup on va voir ce qu'il
y a
à la une dans nos régions on va parler de l'Andouille de Guéménée ah oui quel sujet ça on va aller en Bretagne chez vous dans quelques instants tout de suite ce qui fait la une de nos régions merci Christelle à la semaine prochaine merci Françoise Gattel il y a deux bretons du coup sur ce plateau on va donner la parole à Alexandre l'acte 5 du mouvement des lycées qui fait la une de nombreux journaux régionaux la majorité de la presse régionale aujourd'hui est consacrée aux manifestations lycéennes d'hier qui ont eu lieu dans toute la France alors pas qu'en Bretagne mais aussi à Nancy un acte de plus de la mobilisation lycéenne c'est à la une du républicain Lorrain à Grenoble les lycées restent fortement mobilisés à Marseille force à la jeunesse titre le journal La Marseillaise le mouvement continue parce qu'il ne nous écoute pas explique dans les colonnes de la Marseillaise un élève de terminale d'un lycée de la cité phocéenne cela renforce notre détermination et cela durera tant que notre parole ne sera pas prise en compte une mobilisation encore gâchée par les casseurs dans certaines villes et notamment à Lyon c'est à la une du journal Le Progrès avec ce titre débordé par les casseurs à cause de ces violences la préfecture du Rhône a été obligée d'interrompre la manifestation des lycéens lyonnais avant qu'elle n'arrive à son terme ce type de manifestation interrompue à cause des casseurs n'était plus arrivé à Lyon depuis la crise des Gilets jaunes Quelle sera la suite de ce mouvement ?
C
'est désormais la question qui se pose à l'approche des vacances scolaires En marche vers quelle issue ?
se demande le journal Le Courrier Picard et alors que la fermeture des établissements scolaires pendant les vacances de la Toussaint va sans doute mettre un coup de frein au mouvement cette mobilisation pourrait se converger et se transformer vers d'autres formes de colère déterminées à unir les luttes titre le journal Le Midi Libre le mouvement lycéen appelle à descendre dans la rue ce samedi 17 octobre et à rejoindre les manifestations contre la vie chère qui sont prévues notamment face à la hausse des prix du carburant Autre manifestation celle des chauffeurs routiers dans le Grand Est Oui déjà frappée par la hausse du prix du gasoil les transporteurs routiers du Grand Est manifestent demain à Strasbourg et à Metz pour protester contre la taxe poids lourd que veulent mettre en place la collectivité européenne d'Alsace et la région Grand Est une colère qui fait la une du journal Les DNA les dernières nouvelles d'Alsace cette taxe écologique doit s'appliquer dès le 1er janvier prochain Et merci beaucoup Alex merci pour cette revue de presse et justement on va continuer à parler de ces sujets puisque c'est le thème de notre reportage en région 150 millions d'euros investis 3 ans de travaux Arkema franchit une nouvelle étape dans la décarbonation de son site de Carlingue en Moselle le groupe chimique a inauguré une nouvelle unité de purification d'acide acrylique écripée d'un procédé innovant qui doit permettre de réduire drastiquement les émissions de CO2 à sa fabrication investissement majeur pour l'avenir industriel du site on regarde ce reportage d'Emma Facchetti et Paul Aubrest pour nos partenaires de Moselle TV
hautes
de plus de 60 mètres ces deux colonnes de distillation du projet CARA sont une petite révolution dans le secteur de la chimie ici sur la plateforme chimique de Carlin-Satavold l'usine Arkema a développé un procédé unique pour purifier l'acide acrylique une matière première utilisée notamment dans la fabrication de cols peintures produits cosmétiques ou encore de produits destinés au traitement de l'eau
il y a plusieurs étapes de distillation dans cette colonne qui est assez complexe donc c'est vraiment la spécificité de cette colonne et c'est vraiment ce sur quoi on a beaucoup travaillé c'est la manière de distiller ce flux gazeux dans cette première colonne donc il y
a
plusieurs étapes
et
on arrive à un grade on arrive sur de l'acide acrylique liquide qui convient encore de distiller une dernière fois pour le rendre on va dire
au
bon grade à la fin de ce procédé
une fois mises en service d'ici quelques semaines ces deux nouvelles unités devraient permettre de réduire de 20% les émissions de CO2 et de 25% la consommation énergétique du site classé Céveso Seuillot
la réduction des émissions de CO2 est l'affaire de tous Arkema a une trajectoire climat très très offensive en Europe aujourd'hui ça nous permet déjà de construire une vision un après-carlin on est une usine qui continue à se réinventer ça permet d'optimiser les frais fixes les frais variables l'empreinte environnementale les coûts de l'énergie de continuer à développer les nouveaux produits et c'est très important dans ce milieu de compétition d'avoir toujours de l'innovation de continuer à progresser progresser et toujours progresser
plus de 250 millions d'euros ont été injectés dans cette technologie brevetée c'est l'investissement le plus important réalisé par Arkema en Europe depuis la création du groupe il y a plus de 20 ans
allez
on termine avec l'actualité dans nos régions vous connaissez sans doute l'andouille de Guémené dont la réputation n'est plus à faire un produit de terroir qui pourrait être menacé on va aller en Bretagne à Rennes retrouver Christelle Martel bonjour merci beaucoup d'être avec nous chef du service Bretagne de Ouest France l'andouille de Guémené Christelle on
ne la présente pas un savoir-faire traditionnel
oui
exactement l'andouille de Guémené et la Bretagne c'est une longue longue histoire la fabrication de l'andouille on la retrouve en Bretagne
grosso modo au Moyen-Âge
et la spécialité est mentionnée en gros
à la fin du 18e siècle dans l'almanac du comestible et la recette que l'on connaît aujourd
'hui a été établie en 1931 par un artisan charcutier de Guémené-sur-Scoff c'est la capitale de l'andouille ce petit village du Morbihan et c'est précisément cette recette qui s'est transmise de génération en génération qui
que
l'on connaît que l'on connaît aujourd'hui et c'est cette recette qui
est
remise en cause par des normes européennes le fumage traditionnel au bois de hêtre dégage une substance chimique qu'on appelle HAP qui sont en fait des hydrocarbures aromatiques polycycliques qui sont potentiellement cancérigènes et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui l'andouille l'andouille est menacée et devient effectivement un sujet politique puisque face à cette situation il y a une mobilisation qui prend de l'ampleur non pas que les pouvoirs publics ou les citoyens ou les amateurs d'andouille bien sûr veuillent remettre en cause la sécurité sanitaire c'est pas le sujet mais il s'agit de défendre ce qui fait partie du patrimoine breton et du patrimoine français alors il y a des députés du Morbihan Jean-Michel Jacques il y a des sénateurs Yves Blunven Françoise Gattel qui était sur votre plateau connaît le problème et aujourd'hui se réunissent les conseillers régionaux pour deux jours de
session et trois groupes politiques différents qui sont opposés par ailleurs il y a le groupe de la majorité
du
président Chéné Girard mais aussi le groupe des centristes
et le groupe des élus du Rassemblement national qui dépose un vœu et qui alerte le gouvernement
et notamment la ministre de l'agriculture Annie Gennevar pour demander que la France puisse bénéficier d'une dérogation spécifique comme c'est le cas d'ailleurs pour l'Irlande ou l'Espagne pour des produits qui bénéficient d'un fumage traditionnel que la France puisse en bénéficier et que de telle sorte que l'andouille de Guémenet soit sauvée en gros
beaucoup
merci Christelle d
'avoir été je ne vous entendais pas du tout
merci merci d'avoir été avec nous pour nous parler de ce sujet on vous a très bien entendu Bernard Fialaire pardon avant de passer au débat politique vous êtes sénateur du Rhône vous voulez dire quoi il n'y
a
pas que l'andouille de Guémenet il y a l'andouillette de chez Bobos dans le Beaujolais mais qui est moins menacée elle n'est pas menacée elle
l'a été au
moment de la vache folle parce qu'elle est faite
avec la fraise de veau je n'ai rien
entendu je
n'ai
rien
entendu
c'est pour ça
que j'étais en Christelle merci
beaucoup place à ce débat politique comme tous les mercredis l'Europe peut-elle se placer d'immigration
les
images ont marqué l'Europe fin juillet près de 70 000 migrants venus du Maroc sont venus à Ceuta petite enclave espagnole avec un objectif un rêve rejoindre l'Union Européenne une arrivée massive qui a relancé le débat sur le contrôle de l'immigration en Europe mais face à une démographie déclinante une population vieillissante l'Europe peut-elle se passer d'immigration vous allez en débattre merci beaucoup à tous les trois d'être avec nous je vous représente Bernard Fialaire sénateur RDSE du Rhône membre du parti radical bonjour merci d'être là Guillaume Carayon bonjour merci également d'être avec nous vice-président de l'UDR avocat au barreau de Paris et Damien Carême bonjour merci également d'être là député européen vous appartenez au groupe la gauche c'est le groupe siège les députés européens de la France insoumise on va regarder cette image c
'était hier le roi d'Espagne qui était donc en visite à Ceuta cette enclave espagnole où
des milliers d'immigrés sont venus du Maroc fin juillet première visite du roi d'Espagne avec son épouse la reine Letitia on va l'écouter Philippe Pessis hier après-midi
Ceuta c'est l'Espagne et Ceuta c'est l'Europe par conséquent sa frontière tout comme celle de Melilla et celle de l'Union
toute
menace qui pèse sur elle constitue une menace pour l'ensemble de l'Union Européenne
Bernard Schaller vous êtes d'accord c'est-à-dire ce qui s'est passé à Ceuta c'est le symbole d'une menace qui pèse sur l'Union Européenne
Alors
c'est le symbole surtout d'un symptôme qui est le fait du désir de migration d'une partie de population qui est menacée de façon climatique parfois politiquement et qui cherche un avenir meilleur
et
l'Europe malgré toutes nos difficultés fait encore partie des pays qui sont des régions qui sont attractives sur la planète et il faut en avoir conscience et justement pouvoir réfléchir quelles sont les relations que nous devons entretenir avec les pays où sont issus l'immigration et notre capacité et notre besoin d'ailleurs de recevoir une partie de la population immigrée Comment vous les avez perçues ces images de Ceuta fin juillet et quelles questions elles posent aujourd'hui à l'Union Européenne Damien Carême
? La
question de la solidarité entre les États membres puisque là on laissait l'Espagne seule face à ce qui venait de se produire il faut remettre en contexte il y a 80 000 personnes qui sont arrivées il y en a 70 000 qui sont reparties dans les 48 heures qui sont reparties au Maroc donc il reste un certain nombre de personnes l'Espagne a fait appel à la solidarité européenne il n'y en a pas eu alors qu'on nous dit depuis des années dans les négociations du nouveau pacte asie-migration européen qu'on allait mettre en oeuvre un dispositif de solidarité entre les États membres il n'y
en
a pas il n
'y
en a absolument pas eu effectivement je suis d'accord après il faut s'interroger sur les questions pourquoi ces personnes arrivent chez nous et surtout la question de comment ça se fait que 80 000 personnes en 48 heures arrivent sur un territoire comme ça c'est pas le fruit du hasard et je voudrais
juste dire un mot
parce que les images on les a vues là le premier geste du roi d'Espagne ça a été d'aller sur les tombes de ces exilés qui ont disparu en mer les plus de 140 exilés qui ont péri en mer parce que c
'est
ça aussi la conséquence des politiques européennes c'est que ça génère énormément de monde Mais vous dites cette arrivée massive fin juillet c'est pas le fruit du hasard c'est le fruit de quoi
?
Vous savez toutes les personnes qui arrivent sur notre territoire il y
a
des raisons c'est des raisons climatiques ils ne peuvent plus vivre de leurs propres ressources parce que les terres ne donnent plus rien c'est la guerre qui sévit encore dans un certain nombre de pays européens et c'est effectivement nos propres accords je reprends le Sénégal parce que je recevais une délégation sénégalaise au Parlement européen il
y
a quelques jours on a passé des accords de pêche avec le Sénégal on pille les ressources agliotiques de ce pays-là donc les pêcheurs sénégalais ils vont essayer d'aller gagner leur vie avec le métier qu'ils savent faire ailleurs et donc ils prennent la route de l'exil Guillaume Carriand comment vous les avez accueillis ces images et quelles questions elles posent selon vous et comment on y répond ? Très majoritairement sur le flux de personnes sur les 72 000 personnes qui sont arrivées à Ceuta fin juillet ils sont quasiment tous des pays du Maghreb à ma connaissance il n
'y a
aucun pays du Maghreb qui est en guerre ce que je veux dire c'est que ça traduit à mon avis deux choses l'arrivée de ces 72 000 personnes à Ceuta fin juillet
d
'abord ça traduit l'incapacité du gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez à maîtriser sa propre frontière et c'est a fortiori encore plus grave parce que c'est à la frontière de l'Union Européenne avec le Maroc deuxième chose que ça traduit c'est les failles du fonctionnement aujourd'hui de l'espace Schengen
les
règles de l'espace Schengen permettent à travers ce qu'on appelle la liberté de circulation à toutes les personnes peu importe leur pays d'origine peu importe leur nationalité de circuler au sein de tous les pays membres de l'Union Européenne c'est extrêmement grave et c'est la raison pour laquelle nous ce qu
'on
dit c'est qu'une personne arrivée de manière irrégulière de manière illégale sur le territoire dans des pays de
l
'Union Européenne comme ça a été le cas fin juillet avec ces 72 000 personnes ça correspond quand même à 86% de la population de la ville de Ceuta et bien ça leur permet de circuler partout nous ce qu
'on
dit c'est qu'il faut réserver la liberté de circulation aux citoyens des pays membres de l'Union Européenne c'est une proposition qui a été faite par Jordan Bardera hier
vous
êtes d'accord avec ça ? non mais il
n'y a
aucune personne qui arrive à Ceuta ou Melilla qui peut circuler librement en Europe parce qu
'ils
sont bloqués sur ce territoire-là et on le voit bien les personnes sont toujours à Ceuta ou Melilla parce
que vous pensez
parce qu
'on agite et aucune immigration est régulière comme l'a fait Georgia
Méloni en Italie en disant qu'elle fermait ses frontières à ce
moment vous pensez
que l'immigration irrégulière en Europe est aujourd'hui à zéro ? elle n
'est
pas à zéro elle
n'est pas dans les proportions
du
tout dans la
chapelle non mais
je connais bien c'est que l'immigration irrégulière
en France c'est zéro plus
largement pardon Damien Carrel c'est qu'un département rural et même
dans le temps il y
a
une immigration irrégulière qui
est extrêmement forte
je vais laisser répondre parce qu'au-delà de Ceuta plus largement la proposition effectivement du RN et de l'UDR c'est de dire l'espace Schengen c'est plus pour tout le monde c'est uniquement pour les ressortitions de
l
'Union Européenne est-ce que ça c'est une proposition à laquelle il faut réfléchir ou pour vous c
'est
non
? non
mais non c'est une mauvaise proposition c'est pas du tout l'idée originelle de l'espace Schengen
Bernard Scheller de l'espace Schengen en
1985 d'ailleurs première chose vous parliez est-ce que c'est le hasard de voir un afflux aussi conséquent à un moment donné
on
peut s'interroger quand même justement sur les manipulations et on sait qu'hélas cette population en souffrance en difficulté est souvent manipulée elle est souvent d'ailleurs pillée par des passeurs par des escrocs qui vivent de cette misère ça il faut le voir la deuxième chose moi j'exerce encore un petit peu de médecine je suis à côté d'un foyer de migrants je soigne des gens
il
y a vraiment des héros du quotidien des gens qui viennent il faut voir quand même quel est leur parcours de vie il
faut
voir ce qu'ils ont subi il faut voir la disparition de leur frère qui n
'a
pas pu rester dans le bateau il y
a
des gens qui vivent des situations qui sont dramatiques et avant comme ça d'être campé droit dans ses bottes et dire attendez on ne circule pas il y a un minimum je veux dire est-ce qu'on est encore l'espace européen un espace humaniste où l'humain a une place
c
'est la première des questions à se poser après
il
faut savoir que pour bien vivre ensemble on ne peut pas tolérer une immigration surtout lorsqu'elle est alimentée lorsqu'elle est exploitée comme ça qu'il soit irrégulier il faut le contrôler mais il y
a
un minimum quand même un minimum d'humanité à avoir sur cette planète sinon c'est vraiment à désespérer
moi
j'ai du mal à entendre les leçons d'humanité de dignité de décence parce que accueillir aujourd'hui 500 000 personnes de manière légale sans compter l'immigration irrégulière qui quoi que vous en dites a explosé en France et en Europe c'est pas rendre un service à ces gens qui vont ne pas être intégrés qui vont ne pas être assimilés à la communauté française à la communauté européenne et qui vont vivre dans des conditions qui sont inhumaines et que vous supporteriez
pas pour vos enfants
venez voir mon boulanger
un immigré un immigré un immigré Bernard Scheller
allez-y qui aujourd'hui a reçu l'année d'année c'est lui qui fait la meilleure baguette du
département du
Rhône
et de l'immigré donc
il
y a des gens qui s
'intègrent beaucoup et
la question qu
'il faut se poser c'est aussi l'aide qu'on peut apporter dans ces pays ça on va
y venir après
mais juste sur la question
de l'intégration
évidemment que vous avez des gens formidables qui arrivent en France mais la question qui se pose c'est pas est-ce que les gens sont formidables ou est-ce que les gens sont horribles c'est comment nous on est capable de les accueillir et les capacités aujourd'hui d'intégration et d'assimil la France sont parfaitement saturées on le voit enfin on aurait pu parler ce matin de la question de la révolte des lycéens ils dénoncent ils dénoncent le fait qu'on n'a pas assez de profs le fait que les classes sont saturées le fait que les lycées sont dégradées on n'a pas les moyens aujourd'hui d'accueillir toute la misère du
monde vous accusez la migration de
dégrader les lycées ?
moi ce que je dis vous entendez ? non
ce
que je dis simplement
c'est qu'aujourd'hui la France n
'a
pas les moyens d'accueillir des flux d'immigration qui
sont de plus en plus massifs vous parlez de 500 000 personnes sur quoi repose votre chiffre ? moi j'ai dégoûté Toulouse c'est plus que la ville de Toulouse c'est deux fois la ville de Gormuz qui a été chacrée sur le
territoire national la
France n'a pas les moyens
et d'ailleurs même les représentants du camp central monsieur qui sont loin d'être nos alliés politiques qui ont longtemps dit
que les
migrations qu'on défendait étaient une politique d'immigration trop restrictive nous disent aujourd'hui qu'il faut accueillir moins pour accueillir mieux c'est la proposition Gabriel Attal et Dord
-Philippe
Damien Carré non mais j'entends des chiffres qui sont n'importe quoi encore
une fois c'est pour effrayer 500
000 c'est des doubles comptes c'est les personnes qui arrivent qui demandent l'asile mais si et quand ils
demandent l'asile quand ils ont le droit d'asile c
'est
350
000 sur
les 350 000
111 000 sont
des étudiants des visas d
'étudiants
je les ai aussi les chiffres de l
'INSEE 2025 c
'est
111 000 personnes 111 000 des visas étudiants moi je vous dis promets de séjour délivré
vous parlez pas
de la même chose allez-y Damien
Carré il faut remettre les
choses en perspective et prendre la comparaison d'une île comme Toulouse ça ne veut rien dire on est 68 millions d'habitants ramenons ça à la population et c'est tout à fait gérable on peut accueillir ces personnes après j'ai pas dit qu'il fallait accueillir tout le monde sur Terre et je parle pas de la misère du monde parce que c'est pas les misérables qu'on accueille
à Ceuta vous pensez que c'est les gens très riche très qualifiés
qui venaient les plus misérables ils restent à 83% dans les pays et parce qu'à Ceuta c'était
les gens très vivants attendez on
finissait Damien Carré
juste pour qu'on comprenne
donc vous dites ça manque de sens non
ça
manque pas de sens c'est la réalité regardez ce qui s'est passé avec l
'Ukraine quand les gens sont partis d'Ukraine ils se sont mis en Pologne
ils se sont mis dans les pays limitrophes et c'est le cas dans tous les pays du monde les gens qui fuient leur pays pour des raisons diverses et variées ils se réfugient dans les pays limitrophes pas chez nous on accueille qu'une infime partie des
gens qui vivent pour qu'on comprenne
votre position Damien Carré vous dites on peut pas accueillir tout le monde donc qu'est-ce qu'on fait on fait d'abord une migration humanitaire on regarde la situation de chacun on regarde pourquoi ils ont fui leur pays après on aura des besoins peut-être que vous reviendrez dessus derrière bien évidemment on a besoin de la migration et heureusement que notre pays depuis la nuit des temps et notre continent accueille des migrants sur son territoire si on avait fait que de l'entre-soi je sais pas quelle dégénérescence en quelle dégénérescence pardon on serait aujourd'hui donc voilà je pense que c'est moi je pense que l'immigration est une chance je le dis j'ai été maire d'une ville pendant plus de 18 ans qui a accueilli sur son territoire des milliers de migrants qui fuyaient la guerre en Syrie ou d'autres persécutions ailleurs et qui voulaient se rendre en Grande-Bretagne je les ai accueillis ça s'est très bien passé avec ma population parce que quand vous retirez les fantasmes qui sont manipulés par certains dans la population en permettant la rencontre entre accueillants et accueillis les choses se passent merveilleusement bien on n'est pas du tout comme ça et toutes les études aujourd'hui pas les fantasmes les études qui montrent de l'INSEE du credoc d'un certain nombre d'organismes comme cela montrent que les gens surestiment le nombre de migrants qu'il y a en France aujourd'hui et puis ils sont tout à fait d'accord pour qu'on accueille chez nous c'est pas un thème de priorité vous savez si les gens sont dans la rue aujourd'hui c'est pas à cause de l'immigration c'est les manques de moyens dans l'éducation nationale c'est vrai
?
Alors on parle souvent de l'exemple italien de Giorgia Miloni qui avait fait sa campagne sur le contrôle de l'immigration elle est maintenant au pouvoir depuis 4 ans on va regarder les chiffres depuis 2 ans elle a délivré 500 000 quotas d'entrée pour des travailleurs non européens plus de 5 millions d'étrangers en Italie soit quasiment 10% de la population Guillaume Carayon est-ce que finalement elle s'est confrontée au mur de la réalité
?
Non nous on estime simplement que certains gouvernements nous disent qu'il faut une immigration de travail parce qu'il y a des besoins en termes de main d'oeuvre moi je considère que c'est pas du tout la solution je fais souvent une comparaison avec les clubs sportifs avec un club de foot au lieu d'abord d'aller recruter à l'étranger vous essayez de développer votre centre de formation nous on a un chômage des jeunes et c'est ma génération je le connais ces chiffres qui sont très importants plus de 20% de chômage c'est les jeunes jusqu'à 25 ans on a un chômage c'est les seigneurs qui est aussi très important donc la question qui se pose d'abord à nous c'est le retour à l'emploi des gens qui ne sont pas actifs aujourd'hui et si on augmente notre taux d'emploi et bien on fait face déjà au défi du vieillissement de la population et du faible nombre de cotisations pour financer les retraites mais la réalité c'est aussi des postes qui ne trouvent pas preneurs ça c'est souvent une vision assez parisienne qu'on a vous savez le taux d'emploi
parisienne pas moins
je vous assure il y a une vision très parisienne qui consiste à croire que c'est uniquement les immigrés qui vont travailler dans le secteur par exemple du bâtiment dans le secteur de la restauration c'est vrai en Ile-de-France
la
restauration par exemple les employés de la restauration c'est 80% en Ile-de-France qui sont des immigrés qui sont des étrangers de naissance dans le reste de la France on descend à 20% pour les ouvriers du bâtiment les ouvriers non qualifiés du bâtiment 70% en Ile-de-France qui sont des immigrés des étrangers de naissance 19% pour le reste de la France donc il y a souvent un prisme assez parisien et qui ne correspond je ne
pense
pas à ce que vivent les Français dans le reste de la France Bernard Chala vous
n'êtes pas parisien
oui on n'a pas tout à fait les mêmes versions je ne
peux
pas vous sortir des chiffres comme ça je vois simplement le bassin de vie moi sur mon territoire où il n
'y a
pas beaucoup de fonderie par exemple et bien lorsqu'il y a une augmentation de production si vous n'avez pas des immigrés qui viennent chez nous majoritairement de Turquie et bien les marchés ne peuvent pas être pris on voit des entreprises racheter d'autres entreprises simplement pour racheter leur personnel pour pouvoir faire face à une nouvelle production mais d'ailleurs ça pose la question vous dites sur les besoins de population
il
faut vraiment aussi qu'on se pose la question de l'aide un peu aux pays en développement c'est vrai qu'il y a des activités lorsqu'on veut relocaliser des productions il
faut
aussi regarder il y
a
des productions qu'on a en France on fait venir la matière première d'étrangers on fait venir le personnel d'étrangers et on exporte après je trouve que sur le plan du bilan même carbone c'est pas très bien et on fait pas le bonheur des gens de les délocaliser de les amener chez nous pour travailler alors que on pourrait peut-être continuer à avoir des vrais partenariats après on aura besoin de main d'oeuvre et moi je suis pas comme monsieur Zemmour j'ai entendu la semaine dernière monsieur Zemmour dire que s'il avait à choisir entre un robot ou une personne issue de l'immigration pour l'aider il prendrait un robot alors pas moi et heureusement la grande majorité des gens que je vois et même que je sois que j'accompagne et bien ils le vivent pas comme ça
vous
Guillaume Carillon prendrait un robot
non
non moi je
pense
que sur cette question là c'est une question qui est hyper importante qui est peut-être le défi du siècle et vous avez raison le réchauffement climatique va avoir des conséquences énormes sur les migrations dans les prochaines années dans les prochaines décennies moi je pense que ce défi là c'est le défi de ma génération donc il faut faire preuve à la fois de fermeté on peut pas accueillir tout le monde nos frontières elles servent bien à quelque chose elles doivent protéger le continent européen et aussi d'humanité les personnes qui sont éligibles au droit d'asile on les accueille mais force est de constater qu'aujourd'hui le droit d'asile en France a été complètement dévoyé quand on a une personne sur deux qui est accueillie en France à travers le droit d'asile et que sur l'autre personne sur deux c'est à dire à peu près 120 000 personnes il y
a
un taux d'exécution des EQTF c'est à dire un taux d'éloignement qui est à peu près entre 5 et 10% ça fait que toutes les personnes qui ne sont pas éligibles au droit d'asile vont rester en France et a fortiori dans le continent européen donc on voit bien que notre politique en matière de droit d'asile et plus généralement en matière migratoire ne fonctionne pas mais comment on pratique cette immigration choisie que vous défendez il y a eu un temps ça va peut-être revenir d'ailleurs dans la campagne présidentielle ce débat autour de quotas annuels votés au Parlement est-ce que ça ce serait la bonne solution Bernard Fialer
?
je n'ai pas de solution comme ça miracle tout fait je pense d'ailleurs on voit on a une bataille de chiffres il faut vraiment savoir de quoi on parle quand j'entends dire que les gens les émigrés irréguliers seraient tous valorisés il faut voir ce qu'on vit au quotidien on est quand même constamment sollicité par des gens parfaitement intégrés qui viennent qui travaillent qui n'arrivent pas après à avoir leur titre de séjour qui pose des problèmes des renouvellements aussi de la même façon je crois qu'on a vraiment besoin d'avoir une vision qui soit saine pas polémique exactement de cette situation moi je plaide quand même sur le fait qu'une personne émigrée même si elle est en situation irrégulière on doit pouvoir lui permettre de travailler puisqu'on la soignera je veux dire c'est encore heureux qu'on ne laisse pas une personne donc c'est
à
dire qu'elle bénéficiera d'aide mais elle n
'a
pas le droit de travailler et une fois qu'elle est justement dans les chiffres parce que si on lui permet de travailler elle sera donc répertoriée qu'on étudie son cas est-ce que elle doit rester rester longtemps est-ce qu'elle doit être renvoyée oui ou non mais au moins qu'elle soit répertoriée sinon c'est des gens que vous poussez on les pousse soit au travail au noir à l'exploitation par d'autres ou à la délinquance pour survivre Damien Carré des quotas au parlement avoir une immigration de travail est-ce que ça vous paraît être la bonne voie ou pas ? Bien sûr qu'on a besoin d'une immigration de travail mais je ne
suis
pas
d
'accord mais
régulé
pour qu'on aille chercher qu'on aille piller encore un certain nombre de pays on a déjà pillé leurs ressources on a pillé leur culture à certains moments qu'on aille piller leur main d'oeuvre et leur cerveau parce qu'on a des besoins à nous à satisfaire
on
a travaillé effectivement sur les politiques de développement qu'est-ce que c'est une vraie politique de développement et je suis dans la commission aide au développement du parlement européen et je vous
dis
je suis atterré de ce qui est en train de se passer aujourd'hui la politique de développement qui était normalement la lutte contre la pauvreté dans ces pays en développement c'est devenu vous gardez vos frontières vous acceptez le ressortissant qu'on envoie sinon il n
'y a
aucune aide derrière c'est pas une politique de développement mais voilà ce que c'est devenu les politiques européennes on ne peut pas s'en sortir si on continue sur cette voie-là ça ne fonctionnera pas donc il faut effectivement qu'on a des besoins mais comme on a toujours eu ces besoins de travail il faut que les personnes puissent venir sur le territoire il faut aussi qu'on les accueille dans d'autres conditions
mais est-ce que
l'Union Européenne vous êtes députée européenne est-ce que l'Union Européenne a tort d'aller vers un durcissement de sa
politique migratoire parce que c'est ce qui
s'est passé ces derniers mois il y a
eu un durcissement de la politique migratoire dans l'Union Européenne mais bien sûr il y a encore un
durcissement puisqu'aujourd'hui on est à 10 000 agents de Frontex on va passer à 30 000 agents de Frontex suivant la présidente de la Commission Européenne ça ne fonctionne pas la seule chose que ça génère ça enrichit les réseaux de passeurs contrairement à ce qu
'on
dit c'est la lutte contre les réseaux de passeurs plus vous rendez les passages difficiles plus les passages sont chers et plus ça enrichit les réseaux de passeurs et deux ça génère beaucoup plus de morts en Méditerranée dans la Manche maintenant dans l'Atlantique entre la Mauritanie le Sénégal et les îles Canaries derrière c'est la route une des routes les plus mortelles du monde aujourd'hui en matière de migration voilà ce que ça génère la politique de forteresse européenne de cette lutte contre la migration ça ne marche pas ? c'est contre-productif le durcir la politique migratoire ?
moi je pense au contraire que le règlement retour qui a été voté au Parlement européen ces derniers mois est une avancée énorme pour permettre l'éloignement des personnes qui n'ont plus rien à faire sur le territoire français et européen et c'est d'ailleurs je fais un peu de politique mais le prélude de l'Union des droites on dit souvent l'Union des droites ça ne marche pas au niveau national au niveau européen ça a marché parce que les eurodéputés des Républicains menés par François-Xavier Bellamy ont voté comme nous comme les eurodéputés de Jordan Bardella et du groupe de Marion Maréchal donc ça montre que l'Union des droites ça peut marcher au niveau européen et c'est d'ailleurs je crois c
'est ce que vous essayez
de construire à travers
la
politique
migratoire ? c'est un peu
le sens de l'histoire en Europe c'est ce qu'on a vu en Italie c'est la coalition des droites avec Matteo Salvini avec Giorgia Meloni qui a remporté le pouvoir en Italie et qui a emporté avec elle le parti de la droite traditionnelle celui qui était autrefois dirigé par Berlusconi donc vous avez une Union des droites qui se fait au niveau européen nous on espère qu'elle se fera aussi au niveau français parce que sur la question migratoire on en a besoin et je crois qu'il y a
encore
une fois une convergence très forte des électeurs
même
les électeurs de gauche je crois que c
'est
le cas des électeurs socialistes écologistes qui
sont
une majorité à avoir une politique migratoire plus restrictive il n
'y a
que des électeurs insoumis et vous êtes plutôt dans votre registre qui sont contre cette politique migratoire plus restrictive mais vos électeurs monsieur enfin vous êtes
élus au Sénat donc les grands électeurs c'est
peut
-être
pas pareil mais les électeurs de votre camp politique du camp central sont extrêmement favorables à ce qu'on baisse les flux migratoires et moi je crois honnêtement que c'est la seule solution je vais vous raconter juste une anecdote moi de ma vie d'avocat j'accompagne une jeune fille qui
s
'appelle Claire Géronimi que vous avez peut-être déjà invitée qui est également engagée en politique elle a fait l'objet il y a quelques années d'un viol par une personne qui était sous OQTF qui a fait l'objet de plusieurs OQTF qui n'avaient rien à faire sur le territoire national cette personne-là parce que l'État n'a pas été capable de prononcer enfin de faire exécuter ces mesures d'éloignement a pu commettre ce préjudice qui est dramatique a été condamné à 18 ans de prison à une interdiction de territoire national commettre plusieurs crimes sexuels ma cliente Claire a été victime il y
a
eu d'autres victimes donc ça
a traduit à quel
point et ça
a traduit à quel point une police immigratoire ne fonctionne pas c'est l'armement pas ce
qu'on peut entendre franchement prendre cette illustration moi j'ai fait un peu de mathématiques quand j'étais à l'école on m'a toujours dit qu'un exemple c'est pas une démonstration c'est une illustration il
ne faut pas généraliser un cas particulier
tout à fait et
de penser qu'on fait tout bien en matière d
'expulsion
des
viols non mais est-ce que tous les viols sont faits par des... j'ai jamais
dit ça et
bien non mais vous nous citez alors
pourquoi vous citez
c'est vous mais
parce que je vous dis que l'échec l'échec écoutez-vous juste
et c'est ça qui
est dramatique
c'est cette exploitation comme ça que la délinquance soit condamnée il
n
'y a aucun problème lorsqu'elle
est perpétrée
par quelqu'un en situation régulière qui soit réexpulsée ça me paraît mais une urgence absolue ça c'est vrai de là à dire que justement il faut bloquer l'immigration parce qu'il y a des risques comme ça de viol de personnes par des immigrés je trouve ça indécent
c'est
indécent par des occulteurs on pose le débat les représentants de l'extrême droite ici posent mal le débat c'est pas la migration enfin ils se servent de la migration comme la responsable de tous les maux de notre société c'est pas la préoccupation principale des français la migration
ça arrive en cinquième ou sixième position
le premier c'est le pouvoir d'achat est
-ce
que la migration est responsable de la baisse du pouvoir d'achat de la majorité des français le deuxième c'est l'avenir des retraites est-ce que c'est les migrations qui sont responsables de la question
est-ce que c
'est
le logement est-ce que c'est la
migration qui est responsable de ça c'est l'éducation c'est la santé est
-ce que la migration est responsable de ça non mais non donc c'est un sujet c'est parce que vous
n'avez aucune réponse sur les autres sujets que vous servez de la migration comme des boucs émissaires
et
puisque vous avez parlé de l'avenir de la réforme des retraites Damien Carême on va terminer là-dessus sur deux chiffres d'ici 2100 l'Europe aura perdu 53 millions d'habitants l'Europe qui voit aussi sa population vieillir 22% de la population à 65 ans ou plus est-ce que c'est aussi pardon mais l'avenir de notre système de retraite qui se joue avec la nécessité d'avoir de l'immigration Guillaume Carillon moi je ne le crois pas enfin j'en reviens à ce que je vous disais tout à l'heure je pense que la priorité c'est d'abord le retour à l'emploi des gens qui ne travaillent pas en
France mais comment on
fait quand on a une baisse démographique et une population vieillissante est
-ce
qu'on peut se passer d'immigration déjà oui évidemment je le pense je vous ai dit un le retour à l'emploi deux la revalorisation du travail si on baisse les charges qu'on augmente les salaires vous aurez plus de taux d'emploi dans la société et troisièmement il y
a
la question de la politique familiale et nataliste c'est une solution j'en conviens qui est de long terme on ne réglera pas le défi démographique à travers une politique familiale dans les deux ans en revanche pour ma génération si on a une politique familiale ambitieuse si on a une politique nataliste ambitieuse et bien on résoudra à terme ce sujet mais croire que faire venir des gens des centaines de milliers de personnes chaque année pour résoudre ce défi là parce qu'on n
'a
pas suffisamment
de l'heure pour aller
servir des Uber Eats il vous
reste 30
secondes chacun Damien Carême et Bernard Fialaire comment on fait face à une population vieillissante et
une démocratie
on en aura besoin moi je n
'ai
pas une vision utilisatrice de la migration on a besoin de cette migration oui effectivement on a un déficit de population au niveau européen on a un déficit il y a 500 000 décès de plus que de naissances au niveau européen donc on voit bien que sans la migration il y
aura
des graves problèmes c'est d'ailleurs le cas de l'Italie c'est le cas en Allemagne qui sont les plus touchés par cette cause démographique donc oui on a besoin de cette migration et encore une fois pas Bernard
Fialaire
le choc démographique qu'on est en train de connaître va reposer complètement la question du financement de la protection sociale dans son ensemble qui était basé sur la production avec les gens qui travaillaient et qu'il faut peut-être faire évoluer sur la consommation sur les ressources parce que vous parlez on parle de la diminution des naissances mais heureusement ces 40 dernières années on a gagné 10 ans d'espérance de vie en bonne santé merci à tous les trois merci beaucoup pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis à 15h vous virez en direct le retour de la séance de questions d'actualité au gouvernement au Sénat et nous on se retrouve très bonne journée
Public
Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous
Retrouvez
l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat