"Les Français sont étranglés ! Il faut augmenter immédiatement les salaires !" (Clémence Guetté)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Réaction à la condamnation d'un père violent envers une enseignante ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Partagez-vous la sévérité de la peine de 6 mois ferme ?
- 1:20OuverteRéponse directe
La justice a-t-elle réagi avec la bonne sévérité ?
- 1:55OuverteRéponse partielle
Êtes-vous d'accord avec le décret d'éloignement des enfants ?
- 3:10OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les mauvais chiffres de l'économie française ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Quelles solutions proposez-vous pour sortir la France de cette crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:32Clémence GuettéChiffre
« les 500 plus grande fortunes dans notre pays depuis le 2017, le début de la Macronie, ils ont doublé leur fortune pendant qu'on en est à 10 millions de pauvres dans notre pays »
- 5:11Clémence GuettéPromesse
« augmenter immédiatement le SMIC »
- 7:02Clémence GuettéFait
« la surcution exceptionnelle qui devait rapporter 7 milliards durant l'année 2026 n'aura duré même pas 1 an »
- 8:22Clémence GuettéChiffre
« 62 milliards de manqu à gagner par an avec 62 milliards »
- 8:58Clémence GuettéFait
« il va être particulièrement sanglant et tranchant sur les questions de santé »
- 10:54Clémence GuettéFait
« un plein ça coûte plus de 110 € c'est intenable pour les gens »
- 11:29Clémence GuettéFait
« Les gens vont payer plus cher, par exemple des frais dentaires »
- 12:04Clémence GuettéChiffre
« 1280 milliards de dettes supplémentaires pendant la Macronie »
- 12:39Clémence GuettéFait
« les gens qui nous disent qu'on va rembourser cette dette ne nous disent jamais comment on va le faire »
- 13:56Clémence GuettéFait
« 1/5e de la dette est détenue par la Banque centrale européenne »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Camille, bonjour Benjamin. Et bonjour Clémence Gueté, député de la France insoumise, responsable du programme de LFI. On va parler du décrochage économique de la France avec vous, de vos propositions, la campagne aussi et des divisions à gauche. Mais d'abord une réaction à ce qui fait l'actualité également ce matin et ce père de famille qui a menacé de mort une enseignante d'une école de l'école de son fils, c'était en Haute Garonne. Il lui a menacé de lui coupé la tête. C'était lundi. Hier soir, il a été jugé en comparion immédiate, condamné à 6 mois de prison ferme avec incarcération immédiate, ce qui est assez rare. Est-ce que vous partagez la sévérité de de cette peine ?
Ben, d'abord, je veux adresser tout mon soutien à l'enseignante en question. J'espère qu'elle va pouvoir rapidement revenir, prendre ses activités. Je crois que c'est ce que souhaitent d'ailleurs tous les parents d'élèves de cet établissement. Je j'apporte mon soutien aussi à la communauté éducative et puis à tous les enfants qui je pense ont pu être choqués, perturbés par ce contexte, par cette affaire. Euh de manière plus large, les enseignants alertent à intervalles réguliers. Et ce qui est positif en l'occurrence, c'est que la protection fonctionnelle vis-à-vis de l'enseignante a été activée rapidement et que la justice a pu aussi faire son travail rapidement.
Ça n'est pas le cas dans d'autres dans d'autres affaires. En l'occurrence, il me semble que ça a été plutôt positif. Lundi, il est euh jugé. Voilà. Donc en effet, ça a été rapide, son alerte a été prise au sérieux donc c'est une bonne chose. Et sur la sévérité de la peine, le fait que ce père de famille euh soit condamné à 6 mois de prison ferme avec incarcération immédiate, ça vous Benjamin le rappelait hein, c'est très rare. Ça vous semble une bonne décision ? Ben, il me semble que quand il y a une alerte, il faut qu'elle soit prise au sérieux. Euh, qu'on déplore toutes et tous responsables politiques quand ce n'est pas le cas. Euh, et donc là, là, ça a été le cas.
Après, la sévérité de la peine, je ne suis pas juge, vous n'êtes pas non plus. C'est la justice qui a fait son travail, qui a pris sa décision. Donc, je la respecte, c'est tout. Et pour compléter, deux enfants hein de ce père de famille sont également obligés de de changer d'école. Cela correspond à l'application d'un nouveau décret qui est passé cet été pour protéger le personnel de l'éducation nationale face à des parents violents. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette mesure ? d'éloigner les enfants de leur établissement scolaire. Alors pour le coup, j'ai lu des communiqués de syndicats de l'éducation nationale qui ne partagent pas tous le principe de de cette mesure là.
Voilà, qui disent que pour le bien-être des enfants, pour la façon dont ils construisent leur parcours scolaire, ça n'est pas toujours une bonne idée. Donc moi, je ne suis pas non plus professeur et donc j'ai tendance à écouter les syndicats et les professionnels euh en l'occurrence s'ils estiment que c'est pas forcément une bonne idée. Je pense qu'on doit pouvoir réfléchir à d'autres mesures et puis en fait je pense surtout aux enfants, c'est-à-dire voilà, il y a une situation qui est difficile, c'est l'équilibre entre les deux, la protection des des Exactement. C'est c'est l'équilibre entre les deux.
Et puis j'ai envie de dire là, on parle du bout de la chaîne, mais ce qui est important aussi, c'est la prévention. C'est-à-dire comment le le dialogue peut être facilité entre les parents, les professeurs, comment on peut faire de la prévention sur ce niveau d'agressivité, de violence qui pour la communauté éducative est très dure à vivre en plus de conditions de travail qui sont déjà extrêmement difficiles avec des classes surchargées et des enfants qui n'étudient pas dans de bonnes conditions. Clémence GTA à la une de l'actualité ce matin, il y a aussi les mauvais chiffres de l'économie française, chiffre publié par LINE hier avec un décrochage important de la France.
une croissance en Berne qui ne devrait pas dépasser 04 % en 2026, loin de ce qui était prévu et c'était déjà modeste. Quel regard vous portez Clémence Gué sur ces chiffres ? Je suis je suis atterrée parce que ça fait des mois qu'on alerte sur ce risque de de croissance en berne parce que en fait on a plein de mécanismes dans le pays qui sont extrêmement négatifs.
le pouvoir d'achat des Français qui est qui est très limité, le niveau de pauvreté qui explose dans notre pays, un déficit public dont on nous dit qu'il va être comblé avec des coupes budgétaires successives sur les services publics et on voit que ça n' ça n'atteint pas son il y a beaucoup de conséquences d'origine pardon extérieure, la guerre en Moyen-Orient, la canicule de cet été aussi qui provoque des effets sur la peut mettre en cause malgré tout les les choix économiques qui sont faits, c'est-à-dire ceux du néolibéralisme, ceux des coupes budget budgétaire, ce d'épargner toujours les plus riches pour la contribution aux recettes de l'État et du budget du pays.
Ce de ne pas choisir de relancer la consommation populaire comme nous on prévoirait de le faire en augmentant les salaires. Tous ces choix économiques là peuvent être peuvent être questionnés. La France décroche à bien des niveaux. l'investissement des ménages, l'investissement des entreprises. Malgré ça, il y a des choix qui ont été faits très nets de favoriser les plus riches. Je rappelle que les 500 plus grande fortunes dans notre pays depuis le 2017, le début de la Macronie, ils ont doublé leur fortune pendant qu'on en est à 10 millions de pauvres dans notre pays.
Je rappelle aussi que les grands groupes par rapport au TPE, PME, là aussi on observe un énorme décrochage avec un surenrichissement. Donc, ce sont bien des choix politiques qui sont à l'origine de la trajectoire économique de la France. Et on pourrait considérer à un moment donné que ces génie de l'économie que sont les macronistes pourraient être mis un petit peu en cause sur leur gestion. Le creusement de la dette, le déficit public, la croissance qui est en Berne et écouter d'autres solutions comme nous le proposons. Justement Clémence Gueté, quelles sont les solutions ? Comment on sort la France de cette crise ?
vous avez commencé à le dessiner en disant que l'important c'est aussi la consommation, redonner du pouvoir d'achat aux français. Dans le détail, dans cette dans cette économie française à l'arrêt, il y a certes la consommation en berne aussi les investissements qui sont quasiment à l'arrêt. Comment comment là-dessus vous vous jouez ? Parce que si vous voulez augmenter les salaires, augmenter aussi les taxes sur les super profits, ça ne va pas forcément euh faciliter l'investissement dont l'économie française semble avoir besoin. Les taxes sur les super profits, comme son nom l'indique, ce sont des super profits.
C'est-à-dire que ça n'empêche pas les entreprises de faire du profit, de faire des bénéfices, de pouvoir réinvestir. Le seul problème, c'est qu'aujourd'hui les grands groupes dont on parle, ce sont des super profits qui sont essentiellement captés pour faire des dividendes et pour être reversé à des actionnaires qui sont déjà des énormes actionnaires. Il y a aussi l'augmentation des salaires dans ce que vous proposez. Le problème Le problème c'est que les entreprises ne réinvestissent pas ensuite dans l'économie réelle. Donc nous ce qu'on propose c'est de faire autrement, c'est-à-dire augmenter immédiatement le SMIC.
Ça, je rappelle que c'est une décision du gouvernement qui elle aujourd'hui les les Français sont étranglés. Je le coût du carburant, on va peut-être en reparler, c'est une énorme actualité. L'inflation et la la crise inflationniste notamment sur les produits alimentaires n'est pas terminé. On pourrait faire des choses très simples. Bloquer les prix du carburant, bloquer les prix des des produits de première nécessité, bloquer les prix de l'énergie. Je rappelle l'augmentation du gaz qui a lieu en septembre, il va y en avoir une en autre en octobre. Les gens n'en peuvent plus.
Donc faut immédiatement augmenter les salaires, ce qui va générer de la consommation populaire, ce qui va permettre aussi aux petites entreprises notamment de pouvoir remplir leur carnet de commande. Sala en permettant aux entreprises en même temps d'investir. Les chefs d'entreprise le disent bien, tout le monde aimerait bien pouvoir augmenter les salaires, sauf que ça coûte beaucoup d'argent. On le fait comment ? Pour donner de l'air tout de même aux entrepreneurs d'investir en fait les entreprises, les entreprises, cette catégorie globale n'existe pas.
Il y a aujourd'hui dans notre pays des très grands groupes euh dont euh je veux le dire euh un scandale se prépare pour la rentrée parce que c'est très grands groupes qui font des surprofits, notamment liés à la situation géopolitique, notamment lié à la crise euh euh agricole qu'on a pu connaître ou à la crise pétrolière. Ces très grands groupesl génèrent des surprofits exceptionnels.
Le scandale qui se prépare pour cet automne, c'est que monsieur le Cornu dans une série d'annonces plus ou moins discrète vient de nous expliquer que la surcution exceptionnelle qui devait rapporter 7 milliards durant l'année 2026 n'aura duré même pas 1 an puisqu'il prévoit déjà dans le budget qui arrive de la supprimer. Nous disons que quand des entreprises fondées surprit exceptionnels sont des profiteurs de guerre et de crise, ils doivent contribuer de manière pérenne. Maintenz cette taxe là pour financer maintenir cette tax et compris élargir c'est exceptionnel Sébastien le cornus ça doit le rester. Mais ben non, ça ne doit pas le rester des profiteurs de guerre et de crise.
Est-ce qu'on tolère ça dans notre économie quand il y a 10 millions de pauvres dans notre pays ? Moi je ne je ne le tolère pas. Donc on va se battre pendant l'examen budgétaire et puis il faut sortir pour revenir sur ce point. Clément Gué pour revenir sur ce point et pour préciser hein, ça fait donc partie des des propositions avancées par le premier ministre pour le le budget diminuer l'attaque sur les profits des grands groupes comme le soulign comme le soulignait Benjamin. L'argument est de dire ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel. On peut l'entendre aussi parce que ce qui compte c'est c'est la confiance également des entreprises dans la parole de l'État.
Si une taxe est présentée comme exceptionnelle et s'instaure dans la durée, il y a un problème de cons mais en fait ça fait ça fait 10 ans que les Macronis ont fait des joies budgétaires qui nous font perdre des dizaines de milliards par an. Toutes les suppressions d'impôts vis-à-vis des plus riches et des très grands groupes, c'est 62 milliards de manqu à gagner par an avec 62 milliards. Là je vous rappelle que dans le budget, ils cherchent 30 milliards de coupes qui vont le faire notamment sur les questions de santé. On aurait 62 milliards si on avait pas supprimé l'ISF, mis la flat taxe, supprimer progressivement la CVAE, tout ça.
C'est de l'argent qui devait relancer aussi euh l'économie, être réinjecté dans l'économie. Je précise, ça a relancé l'économie. Non, la croissance est en berne, le déficit augmente, la charge de la dette augmente dans le poids que ça pèse sur notre pays. Donc, ce sont de mauvais choix budgétaires qui ont été fait. Et je déplore le fait que bien souvent pour les Français, les taxations, elles ne sont pas exceptionnelles, elles sont permanentes. Je pense notamment [raclement de gorge] à l'impôt le plus injuste qui soit qui est la TVA, que tous les Français payent mais quand vous avez des petits revenus, ça pèse beaucoup plus sur vous.
Et quand on parle de très grands groupes qui font des milliards de surprofits, par exemple total, qui va s'en mettre plein les poches avec la crise pétrolière qui a des conséquences sur les Français, là ce doit être exceptionnel. Ça ne doit durer que 8 mois. Non, l'État français a besoin de se financer, a besoin de financer notamment ses services publics. Vous parliez du prix de l'essence rapidement, vous disiez euh c'est simple, il suffit de bloquer. Ça paraît quand même pas si simple à faire de de bloquer le prix de l'essence. Euh plusieurs disent, notamment le gouvernement dit débord, c'est impossible à faire. Euh et ça risquerait d'entraîner une pénurie.
Mais oui et puis euh et puis euh des pluies de sauterelle et euh voilà. Non, mais si les distributeurs vendent à perte, ils auront pas forcément la possibilité il ne vendrait pas à perte. Là aussi, il y a des petits distributeurs et il y a de d'énormes entreprises pétrolières. Total, il maîtrise à la fois toute la chaîne, l'extraction, le raffinage, la distribution. Alors, on nous fait croire qu'il a fait l'omone aux français de bloquer, de plafonner légèrement, mais croyez-moi, il faut faire encore des marges exceptionnelles. Les 6 milliards de surprofit pour les pétroliers en 2026, ça va être total qui va en capter l'essentiel.
Donc non, les Français n'ont pas payé cette crise si jamais euh on baissait les taxes par exemple comme le propose le Rassemblement national. Exactement. Ça fait partie des propositions baiss pour que ce soit ch fait en plus du fait que ça ne promet pas des prix qui soient raisonnables pour les français je je vous rappelle aujourd'hui un plein ça coûte plus de 110 € c'est intenable pour les gens ça veut dire qu' ils se privent de déplacement il renoncent à des soins, il renoncent à des loisirs et cetera et donc cette solution elle ne fonctionne pas parce que en plus de ne pas garantir des prix raisonnables, elle fait perdre des milliards à à l'État français en recette.
Et là aussi ensuite c'est la cure d'austérité, les coupes budgétaires. Dans le budget qui arrive, je veux quand même faire une alerte. Le budget qui arrive, il va être particulièrement sanglant et tranchant sur les questions de santé. Les gens vont payer plus cher, par exemple des frais dentaires. Ça veut dire qu'ils vont renoncer à des soins. Les gens vont payer plus cher aussi les les transports sanitaires. Vous savez, c'est les transports quand vous êtes malade pour vous amener à l'hôpital. Les mutuels vraisemblablement vont répercuter les décisions budgétaires en augmentant les prix.
Non, mais d'accord, des pistes, mais je suis parlementaire, je vous dis euh sur quel sujet sur quel sujet on va batailler. Moi voilà, je je trouve que la contribution exceptionnelle des grandes entreprises de élargie et pérénisée et que les Français devraient voir leurs soins de santé par exemple notamment euh intégralement remboursé. Un autre sujet que vous avez mis sur la table, Clémence Gueté, c'est celui de la dette euh qui s'est imposée dans ce début de campagne présidentielle. Vous proposez-vous de la geler, de la congeler, de la au feu selon les expressions, une partie de la dette de la France, en tout cas celle qui est détenue par la Banque centrale européenne.
Vous demandez un débat à l'Assemblée nationale à ce sujet, au premier ministre, il vous a répondu d'abord d'un mot ou pas à ce stade ? Non, mais on va avoir une réponse, on en a systématiquement quand on quand on demande pas présidentiel qu'on qu'on tranchera cette question. Bah, il me semble que ce sujet, comme vous l'avez dit, arrive plus vite que prévu et que par ailleurs, si français sur 10, d'après le sondage qu'on a eu, sont plutôt favorables à cette à cette solution. Pourquoi ? Parce que les gens qui nous disent qu'on va rembourser cette dette ne nous disent jamais comment on va le faire.
Ils essayent de faire des programmes d'austérité et on voit que il propose quand même, ça vous convient pas forcément dans ce propose, mais ils proposent, ils essayent de faire et ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne pas. 1280 milliards de dettes supplémentaires pendant la Macronie. Je veux dire, si ces gens détenaient une solution qui fonctionnait, ça se saurait. Que proposent-il sinon ? C'est c'est un scénario à la grecque. Il propose que tous les Français soient dans un niveau de de pauvreté absolument hallucinant comme le sont les Grecs depuis la cure d'austérité qui leur a été imposé. La dette, c'est pas non plus une solution miracle.
Hier encore, Chine Lag, président de la BCE, disait déjà ce sera une violation pure et simple des traités de l'Union européenne. Donc on se met en dehors des néolibéraux de l'Union européenne n'est pas d'accord avec notre solution. fait que ce n'est pas ce n'est pas une surprise. Par ailleurs, madame la garde, elle est au service des peuples souverains de l'Union européenne. Ça n'est pas elle qui doit prendre ça n'est pas elle qui doit prendre les décisions politiques, les décisions politiques économistes et plusieurs économistes également discutent, s'interrogent sur la possibilité de votre proposition.
En deux mots, pour conclure, l'idée politique, c'est quoi de de faire passer l'idée que finalement la dette, ce n'est pas une contrainte et que euh la campagne présidentielle qui qui est lancée et les programmes politiques qui doivent être proposés ne doivent pas être plombés par cette dette. C'est ça le votre message.
La l'idée politique que nous que nous voulons faire passer, c'est que les peuples sont souverains sur leur destinée économique et qu'ils n'ont pas être à être étranglés et que par ailleurs toutes les fortes politiques qui nous font croire que nous n'avons pas de ch d'autre choix que de rembourser cette dette, c'est-à-dire de budget après budget détruire les services publics dans ce pays, sont en train de mentir. Il y a d'autres solutions. 1/5e de la dette est détenue par la Banque centrale européenne.
nous pourrions la transformer en dette perpétuelle à ta nul qui ferait que la charge de la dette pour la France immédiatement baisserait et nous pouvons avoir des alliés en Europe pour cette solution. Effacer la dette serait illégal, dangereux et inutile. C'est c'est ce que dit à l'instant le gouvern de la de la Banque de France. Mais on en reparlera sans doute un peu plus tard. Clémence Gueté.
[musique]
Clémence Gueté, député et responsable du programme de la France insoumise, vous êtes notre invité ce matin. Alors que la la fête de l'humanité ouvre ses portes dans quelques heures sur la base aérienne de Brettiniege en banlieu parisienne. Comme chaque année, des concerts et des rencontres politiques pendant tout le weekend. Fabien Rousell, le patron du Parti communiste, il tiendra un meeting demain, lui qui vient de se lancer dans la campagne présidentielle. Est-ce que vous regrettez sa candidature ?
Alors, d'abord, on va se rendre à nous aussi à la fête de l'humanité parce que c'est un moment qui est un moment de rentrée important, qui est une fête populaire, il va y avoir vraisemblablement beaucoup de monde. Jean-Luc Mélenchon tiendra un débat à l'agora de l'humanité justement aujourd'hui en fin de journée et puis il fera aussi un discours, un meeting sur le stand de la France insoumise dès demain. Il y aura plein de débats des moments comment voilà pour le programme sur la question. Bah oui, mais c'est c'est important de le dire parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont se rendre à cette fête populaire. C'est un rassemblement de masse.
Quant à la candidature de monsieur Roussell, euh les communistes ont pris leur choix, enfin, ils ont fait leur choix, ils ont pris leur décision selon un processus interne qui est le leur. Donc, j'ai pas ni à le déplorer ni à le à le à le saluer. Je le je le respecte. Moi, ce que je sais, c'est que le nombre de candidats à gauche a toujours été important pour les élections présidentielles. Vraisemblablement, il va en être de même dans cette élection présidentielle. cela dit, ça n'est pas une surprise, ça fait des mois que nous disons que ça va se passer de cette manière-là. Euh ce que ce que je ce que je sais, c'est que le nombre de candidat n'est pas un problème.
Le nombre d'électeurs et d'électrices peut être un problème pour nous. Exactement ce que dis Fabien Roussel. Et donc et donc il nous faut aller convaincre des gens. Il nous faut aller convaincre des gens qui aujourd'hui sont des abstentionnistes ou qui ne savent pas encore que dans quelques mois dans notre pays, il y a un choix pour l'élection présidentielle qui peut être absolument majeur. Et puis ce que je dis aussi, c'est que il y a déjà plein de militants et militantes communistes qui militent avec nous dans la campagne qui regrette en effet qu'il y a pas une candidature commune.
En 2022, vous estimiez beaucoup chez les insoumis que vous avez manqué les voix de Fabia Roussell pour aller au second tour. La question elle est quand même importante. La question est importante, elle est importante sur le fond. La question c'est celle du programme qui va être porté. Nous on fait le constat une candidature commune sur le fond elle est impossible. On fait le constat que en 2012 en 2017 on a pu partir ensemble pour les élections présidentielles, qu'on a pu porter un programme commun. Plus récemment dans une histoire qui est pas si éloignée que ça pour les élections législatives. On a réussi à porter des programmes ensemble pour la NUPES et pour le NFP.
Je pense que en matière de réduction du temps de travail, de place de à donner à la sécurité sociale, tous ces combats qui sont issus du mouvement ouvrier, qui sont dans notre programme et qui sont ceux dans de qui sont dans celui du Parti communiste français nous permettrait de faire une campagne ensemble. Voilà ce que je pense. Après, voulez-vous que je vous dise, à part que je respecte le choix des communistes et que par ailleurs, ils devront avoir toutes et tous en tête, et là je parle des électeurs, le fait que en effet en 2022, il nous a manqué quelques centaines de milliers de voix pour accéder pour accéder au second tour. Donc en clair, Clémence Geté très sans langue de bois.
Ce que je viens de vous dire, je vous dis qu'on sur le fond, on aurait pu converger pour c'est pas de la langue de bois. Et est-ce que vous vous dites à Fabien Rousell, Fabien rejoins-nous, arrête avec cette candidature qui peut être mortifère pendant je ne lui dis rien. Je pense que Fabien Rousell est un dirigeant politique qui sait prendre ses responsabilités. Donc il le fait en connaissance de cause. Moi je m'adresse aux militants et je m'adresse aux électeurs. Voilà. De toute évidence, il y aura la candidature de monsieur Roussell pour le Parti communiste français.
Et par ailleurs, et par ailleurs, je termine juste si vous me le permettez, quand il [grognement] a dit que la France insoumise euh euh attendait venait chercher les votes uniquement des quartiers périphériques français, quand il a eu des déclarations qui ont pu être légèrement insultantes pour les gens qui croient en notre programme, qui le défendent et qui votent pour nous infinés, on voit bien que il ne représente pas l'entièreté non plus des ni des responsables politiques du parti communiste français, ni des militants, ni des électeurs électrices eux-mêmes. Voilà. Hm. Vous parliez du nombre de candidatures à gauche, il y a donc Fabien Rousell qui s'est déclaré.
Il y a cette primaire aussi du Parti socialiste qui est sur les rails pour le mois d'octobre. Cinq candidats aussi déclarés pour cette primaire du côté du PS. Quel regard vous portez vous Clémence Gueté sur cette primaire du Parti socialiste ? Euh pour être très honnête, ça m'indiffère. Voilà, je pense que ça n'aura pas de conséquence sur votre campagne en fait. Je je soyons dans le monde réel. Peut-être que nous sur ce plateau, on est passionné de politique et que ça nous intéresse beaucoup cette histoire de primaire. Ce que je peux vous dire, c'est que je pense que dans le pays, les gens s'en fichent, voilà, du nombre de candidats et cetera.
On a on a un problème dans la façon dont ce sujet est traité comme absolument omniprésent. Alors que voilà, il s'agit d'une primaire à 15 € qui va attirer un nombre limité d'électeurs. Les socialistes sont souverains. Là aussi, ils vont faire leur choix, ils feront campagne. Ensuite, ce que je peux vous dire, c'est que j'ai le sentiment qu'on ne fait pas la même chose. Voilà. Eux font une primaire à 15 € et s'écharpe pour savoir si par social nous pour vous estimez que c'est trop cher queime si les gens ont 15 € à mettre dans un projet de gauche utile pour le pays devrait contribuer à notre campagne.
On a besoin de don pour faire campagne, pour faire des meings pour diffuser nos idées dans le pays. Voilà, ils ont ils ont décidé en interne. C'est leur choix souverain. Vraiment, on est en campagne, on attend, on attend, on attend rien à vrai dire parce que on a 8 mois, c'est c'est petit 8 mois pour convaincre un nombre de gens conséquents de de se rendre aux urnes, de croire, de se dire qu'il y a une alternative notamment à l'extrême droite son projet pour qui sera désigné par cette primaire du Parti socialiste, il y aura aucun rapprochement d'aucune manière avec l'un des candidats déclarés dans la prime. Ah ben ça ça n'est pas à l'ordre du jour, non. Oui, peu importe le résultat.
Sur un tout autre point, Clémence Gueté, on voulait aborder avec vous la loi qu'on appelle la loi intégrale sur les violences sexiste et sexuelle. Cette proposition de loi, elle est portée par 150 associations féministes et de protection à l'enfance. Elle a commencé à être étudiée à l'Assemblée nationale hier. Votre groupe, la France insoumise ne la soutient pas. Pourquoi ? N'en est pas signataire en tout cas parce que cette loi pour nous n'est pas une loi intégrale justement. Elle a un nom qui qui est trompeur. C'est-à-dire que il y a des manques pour nous qui sont absolument fondamentaux dans cette loi. Je pense aux questions de prévention notamment de ces violences sexistes et sexuelles.
On ne peut pas prétendre combattre des violences qui sont systémiques dans notre pays en ne voyant qu'un petit bout de la lorniette du problème. Il y a quand même 150 associations féministes de protection à l'enfance qui soutiennent en disant il y a peut-être des manquements mais le symbole est là, il est important. Ça permet aussi quand même des avancées. Est-ce Est-ce que ça ne mérite pas votre soutien ? L'avancée l'avancée majeure déjà, c'est qu'on en parle, c'est que c'est un sujet. Le le les violences sexuelles notamment sur les enfants étaient un un océan de silence et de tabou dans notre société.
Donc les associations féministes et enfantistes, je les salue, je remercie leur mobilisation parce qu'elles ont permis de percer ce mur de silence. Euh les violences sexuelles faites aux femmes, vous le savez, depuis mi-t on réussi à en parler, mais il n'empêche que les solutions, elles ne sont toujours pas mises en place. Mais résultats sont mal comprises sur cette loi. Mais peut-être, mais on discute avec la coalition des 150 associations euh dont vous parlez très régulièrement, mes collègues Gabriel Catala et Sarah Lin qui sont chefs de fil sur ce texte on ont échangé encore ce début de semaine. Donc je vous assure qu'elles sont mieux comprises que que ce que vous semblez dire.
La première chose, c'est que il faut des moyens. Euh les associations, elles demandent 3 milliards depuis des années. Nous nous dans le budget que nous allons examiner juste après la loi intégrale, il n'y a pas ces 3 milliards. Il y a un engagement qui est symbolique. Il nous faut de la prévention, de l'accompagnement des victimes, le remboursement à 100 % des services de santé. Cette proposition, non, nous allons faire des amendements avec tout ce que je viens d'essayer de vous dire. Les femmes en situation de handicap, les femmes des outresemères victimes de violence ne sont pas prises en compte. Il y a beaucoup de choses à améliorer. Donc on va le faire.
Merci beaucoup Clémence Gueté, député du Val de Mar, un responsable du programme de la France insoumise. Je signale aussi votre livre sorti en cette rentrée pour une politique de l'amitié.