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Discours / meetingPCF - Parti communiste français (PCF)· 24 juin 2025 109 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Fabien Roussel à votre rencontre - 23 juin (Fransescas)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:47OuverteRéponse directe

    Quelles sont les propositions du PCF pour soutenir financièrement les petites communes face aux 44 milliards d'économies annoncés par le gouvernement ?

  • 17:54OuverteRéponse directe

    Comment le PCF compte-t-il répondre à la baisse démographique et à la survie des écoles rurales ?

  • 18:37RelanceRéponse directe

    Où trouver l'argent pour financer les services publics sans dépasser le déficit à 3% ?

  • 42:11OuverteRéponse directe

    Comment moderniser le PCF pour toucher davantage les jeunes et les réseaux sociaux ?

  • 44:41OuverteRéponse directe

    Quelle est la position du PCF sur l'agriculture industrielle vs familiale et la PAC ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:16Fait
    « Comment se soigner dans nos déserts médicaux où il y a 0,6 médecins pour 1000 habitants ? »
  • 23:07Promesse
    « Nous demandons l'indexation de la DGF sur l'inflation. »
  • 23:50Promesse
    « Nous demandons le rétablissement des tarifs régulés de l'électricité pour les communes. »
  • 35:32Chiffre
    « Le gouvernement français verse tous les ans près de 200 milliards d'euros d'aide publique à ces grandes entreprises. »
  • 39:56Chiffre
    « Un hôpital, c'est 15 à 20 milliards d'euros. »
  • 40:41Chiffre
    « Il y a dans les caisses des banques 6000 milliards d'euros. »
  • 1:07:30non_speechFait
    « à cause de la PAC de l'Union européenne d'abord, cette Union européenne là, il pousse à transformer l'agriculture et à faire en sorte que les agriculteurs aient des exploitations toujours plus grandes avec plus de têtes de bétail, plus d'hectares pour toucher plus de subvention. »
  • 1:09:00non_speechFait
    « nous avons besoin d'une agriculture française qui nous permette de garantir notre souveraineté alimentaire. Sans agriculteurs, on ne mange pas. »
  • 1:16:53non_speechFait
    « il y a un sentiment d'abandon et de colère et de colère. Et j'ajoute à ça la situation des retraités qui voient leurs pensions, leur pouvoir d'achat fondre parce que leur pension n'augmente pas. »
  • 1:17:37non_speechFait
    « les retraités qui ont travaillé toute leur vie n'arrivent plus à vivre de leurs pensions alors qu'avant ils y arrivaient. Parce que les pensions n'augmentent pas et tout augmente à côté. »
  • 1:19:06non_speechPromesse
    « il va falloir qu'on se batte tous ensemble pour ne pas laisser faire le gouvernement qui veut désindexer les pensions de retraite sur l'inflation. »
  • 1:26:31non_speechChiffre
    « Sortir des énergies fossiles, ça veut dire se passer du pétrole complètement. Aujourd'hui, c'est 70 % de notre consommation. il faut le réduire à zéro d'ici 2050. »
  • 1:29:27non_speechChiffre
    « la part de l'industrie dans le PIB de la France est passé en dessous de 10 % alors qu'il était de 20 %. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:51
Non speech

[Musique]

1:41
Locuteur

On vous propose de démarrer la soirée. Venez vous asseoir sur les chaises qui restent libres. Les manches debout, c'est pour l'apéro tout à l'heure. Bonsoir à toutes et bonsoir à tous. Bienvenue à Francescass. Bienvenue à Fabien qui nous a rejoint. Je je jeis qu'on l'applaudisse s'il vous plaît. C'est avec un grand plaisir que nom de la Fédération du parti communiste du lotégaron et du Gers avec Éric Cadoré qui a à nos côtés. Nous vous accueillons aujourd'hui à Frances Escass vie du lotégaron à la frontière du département du Gers et de notre département du Lotégaron.

Avant de vous présenter la soirée, je tenais à remercier Paulette Laborde, maire de Français Escass qui nous a mis à disposition la salle et au-delà de ça, créer les conditions remarquables d'accueil et de logistique pour réussir cette soirée. Merci Polette. Notre fête fédérale dimanche à Feegarol avec Yanne Brosa. La rencontre publique aujourd'hui avec Fabien Roussel ce soir. En tout cas, quelle belle semaine.

Dans le cadre de ton Tour de France des départements et de notre campagne pour développer nos services publics et réindustrialiser la France, nous avons le plaisir aujourd'hui d'accueillir Fabien Rousell, secrétaire national du Parti Communiste français pour un échange avec vous sans à vous.

3:31
Non speech

[Applaudissements]

3:34
Locuteur

Merci Fabien d'être là ce soir. J'ai envie de dire engagement tenu. Engagement tenu de te rendre dans tous les territoires y compris les territoires ruraux. Engagement tenu de venir dans le lotégaron. Merci à toute ton équipe qui nous qui nous a aidé à construire cette initiative. Merci aux élus des collectivités locales d'être présents ce soir. J'en ai vu quelques-uns et on prendra le temps aussi de continuer à échanger au cours de cette soirée.

Et surtout surtout merci à vous toutes et tous d'être là pour venir débattre sur les sujets sur lesquels vous voulez interroger ce soir Fabien parce que le format de ce soir, c'est un format sans tabou, un échange de questions réponses, pas un meeting, un temps d'échange où on peut venir poser les questions qui préoccupent et les propositions du Parti communiste pour ouvrir des perspectives pour sortir de cette crise. Un ensemble de sujets qui vous préoccupe, vous l'avez entendu parce que le GERS, le Lotégaron sont des départements ruraux désertés par les services publics. Comment se soigner dans nos déserts médicaux où il y a 0,6 médecins pour 1000 habitants ?

Comment accéder au service avec la fracture numérique ? Comment se rendre à Agin, Néac, Marmande, Villeneu sur Lotte pour faire nos courses, aller travailler, voir sa famille dans un contexte où les services de transport contraignent les mobilités, rendant la voiture indispensable. Et au cœur de tout cela, un taux de chômage pour notre département de 7 et5 % et pour ceux et ceux qui ont un travail, une rémunération bien trop faible, créant de véritables travailleurs pauvres. Et pourtant, nos territoires sont riches, riches de ses habitants, riches de son agriculture, riche de ses innovations et riche de ses solidarités.

N'appelons pas n'appelons-nous pas le lotégaron le premier jardin de France permettant une réelle filière agroalimentaire. des entreprises menacées mais toujours dynamiques comme UPSA de 200 gosse Font Roche qui travaille pour la transition écologique Bapcock pas très loin d'ici dont le Nicolas Lacombe maire de Nerac a largement contribué au maintien sur le territoire jusqu'à l'extension de cette entreprise de chaudière industrielle l'Isy creusé dans l'aéronautique près de Marmande et enfin également Georgelin 3e entreprise dans le secteur de la confiture que Fabien ira visiter demain avec nos militants pour venir rencontrer le chef d'entreprise et salariés.

de véritables atouts sur lequels nous devons nous appuyer pour construire la France des jours heureux répondant aux besoins sociaux de la population et des défis écologique. C'est urgent parce que face au contexte national et international auquel nous faisons face et qui génère colère et résignation. Face aux guerres que mènent les capitalistes, véritable guerre de classe, au détriment des peuples pour toujours plus de profit et de domination face à la division raciste et à la régression sociale, nous devons répondre par l'unité des travailleurs et cela passera par la reconstruction de la conscience de classe.

Nous devons porter un projet, Fabien en parlera, des propositions qui unissent la classe du monde du travail et de la création, mettant en évidence les responsabilités des forces du capital dans tous les domaines, dans la recherche permanente de l'articulation avec toutes les luttes émancipatrices, les luttes écologistes, antise-sexistes, antiracistes contre toutes les dominations, les discriminations, les formes d'exploitation dans une perspective indissociable du combat de classe pour une justice sociale et intimement liée à la bataille universaliste pour l'égalité.

Et c'est également en positionnant la bataille politique sur ce terrain de classe que nous entendons faire reculer le rassemblement national qui ne cesse de croître dans nos territoires. Et c'est pour cela que nous voulons amplifier notre mobilisation pour une nouvelle industrialisation pour le développement des services publics et également une agriculture au service de toutes et au service de tous. C'est pour cela que nous voulons remettre la question sociale et du travail au centre de la bataille politique dans une perspective de la construction d'un large rassemblement auquel le parti communiste Fabien contribue, populaire et majoritaire au service de toutes et tous.

Ne nous résignons pas, cultivons l'espoir, soyons à l'offensive pour un monde de paix, au service du progrès social et des défis écologiques. Et vous le savez, pour relever ces défis, vous pouvez compter sur les communistes. Vous pouvez vous appuyer sur nos élus dans notre département. Je vous remercie d'être là, vous qui œuvrez au quotidien au plus près des gens pour les défendre dans les institutions et dans les batailles sur le terrain. Alain Bacher, président de la président du groupe de la région Nouvelle Akitaine est là avec nous aujourd'hui. Jean-Patrice Bassano aussi secrétaire régional du du comité régional et également présent.

Jean-Jacques Mirand conseiller conseiller départemental. d'autres élus de notre territoire, Francis Garcia qui est maire du passage d'Agin, je j'ai vu Nicolas Lacombe, j'ai vu Paul Vauvent et également maire, conseil départemental. En tout cas, il y a de nombreux élus qui sont là. Merci, merci d'être là. On peut les applaudir.

8:31
Non speech

[Applaudissements]

8:35
Locuteur

Avant de passer la main à Fabien, je tenais à rendre un hommage à un camarade de notre fédération décédé en avril. Jacques Faré, dirigeant de la direction départementale et responsable de la section de l'ovignon où on est ici où c'est son territoire, agriculteur, syndicaliste au modef, grand défenseur des services publics. Ce territoire bénéficie d'un transport public à Gincondon, la ville que vous avez fait au retour en tréose. Entre en coopération avec la région Occitanie, la région Nouvelle Aquitaine, entre les fédérations du Gers et du Luté Garon. toute toute sa vie, il a été défenseur du modèle agricole euh syndé au MODEF euh et défenseur des services publics.

Il avait le communisme chevillé au corps et notre territoire lui doit beaucoup. J'aimerais qu'on l'applaudisse s'il vous plaît.

9:23
Non speech

[Applaudissements]

9:32
Locuteur

Le format de la soirée est un échange de questions réponsse sans tabou. Je l'aurais dit, je plante le décor. Après, comme on est une soirée communiste, militante, fraternelle, restez bien avec nous après parce qu'on partagera le pot d'amitié, le pot de la fraternité. Celles et ceux qui voudront continuer à échanger avec Fabien le pourront. Il y a la dédicace de ton bouquin, le parti privé du travail qui se passera de ce côté-là où tu auras un petit temps auprès des militants pour dédicacer ton bouquin. En tout cas, je vous remercie aussi. On t'épis bien. Ouais. En tout cas, encore merci d'être là Fabien. Je te laisse la main sur le reste de la soirée.

Engagement tenu maintenant à toi, à vous et pour un échange de questions réponsse avec Fabien Roussell, secrétaire national du parti communiste.

10:21
Non speech

[Applaudissements]

10:29
Locuteur

Merci. Merci Guilemme. Merci pour cet accueil chaleureux. Merci Éric pour la journée qu'on a passé ensemble aujourd'hui dans le Gers et demain dans le Lot et Garonne avec toi Guillem et puis avec toutes celles et ceux qui nous suivront, conseillers régionaux, amis euh pour faire les visites dont tu as parlé. Je vais pas revenir dessus.

vous remercier de votre présence ce soir, remercier madame la maire que j'ai été salué de nous permettre de nous réunir dans la salle municipale ici au cœur de sa commune et vous dire euh à vous toutes, à vous tous, madame la maire, aux élus présents, les quelques maires que j'ai eu l'occasion de saluer que c'est un honneur pour moi que de venir ici dans votre commune, au cœur de votre département, de pouvoir échanger en direct avec vous parce que si je vena pas ici. Je suis pas certain qu'on aura l'occasion de se voir ailleurs dans les autres meetings que l'on peut faire parfois dans les grandes villes.

Et c'est la raison pour laquelle j'ai fait le choix de me déplacer euh régulièrement dans tous les départements de France et dans le plus de communes possible euh sans distinction et et bien sûr je prends le soin d'aller dans ces départements euh dans les villages là où rarement des responsables nationaux se déplacent. Et ben moi justement je vais là où les autres ne vont pas et c'est la raison pour laquelle je viens ici pour pouvoir discuter avec vous. tout simplement en toute sincérité sur sur tous les sujets que vous souhaitez aborder et on peut dire que des sujets, il y en a un paquet quand même.

Bien sûr, il y a l'actualité internationale qui truste les la une des journaux, l'actualité et ça nous préoccupe cette ces questions liées à la guerre qui se multiplie, mais il y a aussi les questions nationales qui nous préoccupent aussi beaucoup et dont parfois je me dis qu'on parle peu et je pense notamment aux questions liées au pouvoir d'achat, la vie chère, la question des retraites, des factures. des services publics qui reculent l'accès aux soins, la santé, au transport. Toutes ces questions là sont des questions qui moi qui me préoccupent beaucoup, sur lesquelles on travaille avec les les députés, les sénateurs de de ma famille politique, de notre famille politique.

Et donc c'est aussi de cela dont j'ai envie de parler et vous écouter, savoir comment vous vivez ça ici et c'est pour ça que je suis là. Voilà. Donc je vais pas parler plus parce que l'objectif comme l'a dit Guilem, c'est pas un meeting. C'est pas moi qui viens ici pour parler pendant une heure et ensuite partir. Moi, je viens pour discuter avec vous et d'ailleurs à travers vos questions, bien souvent ça me permet d'entendre vos sujets de préoccupation, quels sont vos soucis, vos problèmes en priorité et et c'est pour ça que ça m'importe de vous écouter.

L'objectif, c'est aussi de se donner un petit peu d'espoir quand même hein, parce que il faut pas voir tout en noir hein, parce que sinon c'est la chané, c'est la chanson de Johnny à l'idée hein. Noir c'est noir et c'est le désespoir. Ouais, je veux parler d'espoir, je veux parler de jours heureux, je veux parler des choses que l'on peut faire ensemble dans la diversité de nos opinions.

On n'est pas d'acc, on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout, mais on a besoin parfois de s'unir, de de se serrer les coudes, de se battre ensemble pour défendre un hôpital par exemple comme à Marmande où je j'irai demain euh pour défendre une entreprise comme Georgeelin et ses confitures où je me rendrai aussi demain. Et donc c'est aussi de ça dont j'ai envie de parler. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a cette banderole, cette fresque qui est là derrière en jaune et bleu, elle est à l'image de la campagne que nous menons en ce moment sur l'industrie et les services publics. Deux sujets qui nous préoccupent beaucoup.

Nous voulons parler d'emploi, nous voulons parler de salaires, nous voulons parler de services publics, d'hôpitaux, mais pas seulement d'école, de de transport, de sécurité. De tout cela, nous voulons en parler ensemble et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Je vous remercie pour votre accueil. À vous la parole. On a 1h et3 à passer ensemble. Merci encore.

15:07
Non speech

[Applaudissements]

15:15
Locuteur

Donc il y a plusieurs micros dans la salle, il suffit juste de de se signaler. On va prendre une une vague de trois quatre questions. Euh Fabien y répondra et on continuera en suivant tranquillement. Le plus dur, c'est toujours le premier qui doit se lancer. Il y a différents micros. Il y a Gill que vous voyez avec le t-shirt rouge qui aura un micro et Monique qui a aussi un t-shirt blanc là. Francis, voilà, il marche. C'est pas beau. Bonjour. Bonjour Fabien. Euh je me présente. Moi, je m'appelle Francisque Garcia.

Je suis le maire de la ville du petite ville, la ville du passage d'Ajin qui fait un peu moins de 10000 habitants, qui est la 4e commune du département en en nombre d'habitants et que nous avons prise à la droite en 2014. Elle était à droite depuis 50 ans. Et j'ai une question alors qui me soucie beaucoup. Moi, je suis venu avec des collègues euh élus euh de mon conseil municipal. On a une une question et c'est une question que je suis très heureux de pouvoir poser au responsable du Parti communiste français. C'est compte tenu de tout ce qui nous a été annoncé par le premier ministre.

44 milliards d'économie dont nous savons, ça nous a également été annoncé qu'elle serait réalisée en particulier sur les collectivités territoriales, les collectivités locales. Alors ce que je voudrais savoir c'est est-ce que tu peux nous parler de ce que sont ou ce que seraient les propositions du Parti communiste ? pour donner un peu d'air, un peu d'oxygène sur le plan financier et budgétaire aux communes comme la comme les nôtres les les communes qui sont où habitent les gens qui sont pas des métropoles, qui sont des petites villes et qui ont à gérer les questions de services publics euh alors même que les dotations de l'État ont été très sensiblement et continuent à être diminué.

C'est le cas pour notre commune. Merci. D'autres questions, je vous propose. Oui, bonjour. Euh je suis enseignant et la démographie est en chute libre sur les 10 prochaines années. Et quel est le projet qu'on peut avoir sur l'éducation ? C'est-à-dire que là, on se pose des questions sur la survie des écoles rurales, sur les collèges, les lycées et donc ça serait intéressant de de savoir comment on peut se projeter parce qu'en plus la démographie est en baisse bien sûr ça a un impact sur nos retraites futures. Et voilà. Merci. Encore une. Alors euh oui Jean-Claude, je je rebondis un peu sur le questionnement de Francis, ça va un peu dans le même sens.

On est confronté actuellement chaque fois qu'on discute autour de nous, ça a été dit par Guillaume, ça a été dit par toi-même à ce souci des gens par rapport au services public, par rapport à toutes ces questions là. À chaque fois, on vient butter sur la question l'État n'a plus d'argent et qu'est-ce que vous pouvez faire ? parce que de toute façon l'État n'a plus d'argent.

Ça revient comme un light motif et ce late motif, il se décline euh je dirais depuis le Front National qui est arquebouté sur son tous pourri jusque aux socio-démocrates pour certains qui continuent à nous bassiner avec la question du 3 % euh du déficit national à ne pas dépasser avec au passage quand même cette remarque que le Front National vient de faire un tour de force extraordinaire. lui qui était opposé à l'Europe par tous les bouts vient maintenant d'adhérer à la théorie des 3 % de déficit à ne pas dépasser. Il se prépare à à des jours heureux pour lui. Alors ma ma question, ma suggestion c'est la suivante, c'est que entre tout ça, il y a effectivement une question Sandrada.

Où est l'argent ? Comment faire pour en trouver pour alimenter les services publics, les besoins et cetera, la CQ et cetera et cetera ? Et parce que dans ce débat c'est où il y a trop de dépenses où il y a pas assez de recettes et on nous dit il y a trop de dépenses donc faut serrer le kiki. Je crois que quelqu'un a rappelé c'est Francis et cetera et moi je pense qu'on a dans la boîte à outil du parti communiste, on a un paquet d'outils tout à fait convaincant mais je crois que la présentation mériterait d'être un peu rassemblée. On va vers un combat qui va être majeur, je crois sur ces questions là dans les dans les 2 ans ou dans les 3 ans qui viennent.

Et je pense qu'il serait peut-être possible de rassembler nos propositions d'une manière un peu, j'allais dire pédagogique, c'est pompeux et prétentieux ce truclà, mais simple, clair, permettant aux militants, permettant aux gens de s'y retrouver, répondre à ces questions où est l'argent, où il passe, comment aller en chercher ? Comment financer les besoins ? Merci, j'ai de quoi faire. 20 comme on dit chez moi dans le nord. Alors, première question sur les collectivités. Il y a plusieurs mères ici que j'ai eu l'occasion de saluer. Il y a des mères des communes avec quelques milliers d'habitants euh qui ont voilà dont on peut dire que c'est des gestions de gauche ou de droite.

Et puis il y a des dizaines de milliers de communes avec moins de 1000 habitants. Il y a 32000 communes de moins de 2000 habitants. Et bien souvent les maires sont sans étiquette politique et ils font de sa grisille et ils font de leur mieux pour s'occuper de leur commune et ils le font vraiment avec beaucoup de passion, beaucoup de cœur et c'est difficile à madame la maire. Et là, quelle que soit sa couleur politique, qu'on l'affiche ou qu'on l'affiche pas, c'est extrêmement difficile. Et c'est difficile parce que depuis des années, tout est fait pour réduire les dotations collectivité.

On a fait des on a fait des économies sur nos communes, sur les départements, on a fait des économies sur les régions, on a fait des économies et mais on a fait beaucoup d'économies sur nos communes. Et dans le même temps, dans le même temps que l'État a moins donné d'argent aux communes, dans le même temps, les factures ont augmenté. les factures qu'on paye tous, gaz, électricité, l'alimentation quand on a une cantine, mais aussi les factures d'assurance, les matières premières et cetera et cetera.

Et quand les salaires des agents communaux augmentent, ce qui est plutôt une bonne chose, hein, des fois euh là l'État a décidé d'une augmentation des salaires des agents communaux, c'est bien, on s'est battu pour, mais l'État ne donne pas plus aux communes pour payer des salaires. Vous imaginez ? C'est pas possible. Et donc, on s'en sort pas. Et donc effectivement, nous menons une bataille à l'Assemblée nationale et au Sénat avec les autres groupes de gauche d'ailleurs et parfois rejoint par les la droite et même les républicains. Je me souviens d'un texte de loi que nous avons défendu dans le cadre de notre niche.

Les Républicains avaient voté notre proposition que la DGF, la dotation qui est accordée à toutes les communes soit indexé sur l'inflation. Parce que cette DGF par exemple, elle n'est pas indexée sur l'inflation, ce qui fait que les communes tous les ans perdent des sous. Donc nous demandons l'indexation de la DGF sur l'inflation. Nous demandons le rétablissement des tarifs régulés de l'électricité pour les communes pour que le coût de l'électricité baisse mais nous le demandons pour les communes, pour les entreprises et pour les gens parce que la facture d'électricité elle a augmenté pour tout le monde et les communes en payent une grosse partie.

Donc on doit leur redonner des marges de manœuvre en baisser en baissant les coûts de l'électricité. On demande la possibilité de prêter à taux zéro aux collectivités afin qu'elle puissent investir. Je suis maire d'une commune de Saint-Amand les 16000 habitants. Euh quand nous faisons un prêt aujourd'hui, on emprunte à 3 et demi. Vous allez me dire c'est peu mais c'est 3 et demi. Et ça va nous coûter 150000 200000 € d'intérêt bancaire. Ben, je préfère que ces 1500 € d'intérêt bancaire soit utilisé dans nos écoles pour les seniors, pour voilà pour d'autres investissements.

Prêter à taux zéro pour les collectivités, c'est prêter de l'argent en plus à des collectivités qui remboursent sûr et donc il y aura pas de défaillance derrière. Et donc c'est c'est de l'investissement utile et ça c'est une des propositions phare que nous faisons. Et enfin euh je vais pas trop rentrer dans le détail et ça pourrait paraître technique à certains, mais l'État ces dernières années a réduit les dotations et il dit mais de l'autre côté on augmente les subventions pour des projets. Ils disent ça hein, une manière de se défausser.

Et ben non, nous on dit que il faut bien sûr que l'État continue d'accompagner les projets, mais c'est surtout les dotations qu'il faut augmenter parce que nous voulons que les communes conservent la libre administration de leur collectivité et décider des projets qu'elles veulent mettre en œuvre. Et donc nous demandons un rattrapage sur les dotations qui ont été baissées pour faire en sorte que l'ensemble des communes puisse répondre aux besoins de leurs habitants.

Mais c'est valable aussi pour les départements, pour les régions parce que les départements qui gèrent les collèges, les régions qui gère les lycées, je peux vous dire qu'ils se sont pris une note avec les factures d'électricité, les prix de l'alimentation et cetera énorme et eux aussi se trouvent dans de graves difficultés et donc il faut rattraper ces dotations perdues et leur permettre de payer leur facture. Et c'est comme ça que l'on pourra restaurer des services publics un petit peu partout.

Et je discutais tout à l'heure avec madame la maire et un de ses collègues, mais redonner des dotations aux collectivités, c'est tout simplement aussi leur donner des moyens, même dans les villages, des moyens humains pour pouvoir répondre aux besoins des habitants. Il y a beaucoup de communes, des villages de 100, 150, 200 habitants qui se partagent un secrétaire de mairie et donc la mairie, elle est pas ouverte tout le temps et avant on faisait sa carte d'identité, son passeport dans la mairie. Maintenant, c'est terminé, c'est regroupé et parfois il faut aller loin. Et donc nous voulons remettre de l'humain dans les communes et faire vivre des services publics locaux pour tous.

La République, c'est l'égalité des citoyens et l'égalité, on l'a fait vivre à travers les communes. Les communes sont essentielles pour la République et c'est pour ça que nous les défendons avec beaucoup de soins. Ensuite, la démographie, c'est un vrai sujet. On a un vrai problème démographique dans notre pays depuis plusieurs années, c'est vrai. Et partout en France, on se rend compte sur les sur une petite dizaine d'années que nous avons moins d'enfants dans nos communes. Et donc on commence à le voir dans le dans les écoles élémentaires, dans les écoles maternelles, dans les écoles primaires qu'on accueille moins d'enfants. Alors ça justifie parfois des suppressions de classe.

Moi, je préférerais que l'on utilise ces ces pertes du nombre d'enfants pour avoir des classes plus légères, hein, pour qu'il y ait moins d'élèves par classe. Bon, mais bon, après, il y a des moments quand il y a quand il y a quand il reste 10 élèves, bon, il les regroupe quoi les classes, il les fusionnent. Et donc on a un problème démographique. Donc ce problème démographique euh il faut le traiter à la base. Et donc moi je répondrai tout simplement faites des enfants. Il faut que les jeunes fassent des enfants. Alors ils le font pas sur injonction les enfants. Ça se saurait. Ce serait pas bien d'ailleurs. Il faut qu'il y ait de l'amour.

Faut qu'il y ait de l'envie, faut qu'il y ait de l'espoir. Et je reviens sur l'espoir. Pourquoi on ne fait plus d'enfants dans notre pays ? Pourquoi notre société est devenue anxiogène à tel point que les jeunes ne se protèg ne se projettent pas dans une vie de famille ? Pourquoi l'individualisme grandit autant que les jeunes ne se construisent pas en vivant à deux ? Et c'est quand même des sujets de société de fond qui me préoccupent pour cette raison là parce que ce que je ressens, c'est qu'on vit dans un monde qui fait peur.

Et on parle tous les jours de la planète qui est en surchauffe, hein, pas qui est surchauffe en terme de climat, mais d'une planète en surchauffe avec les guerres qui se développent, les menaces nucléaires, les espèces qui disparaissent et cetera et cetera. Mais à la fin à la fin on déprime, hein. Et aller dire au aux jeunes, investissez, construisez une famille, faites des enfants. Et c'est un vrai sujet. Et je pense que on redonne envie à un peuple de s'engager dans l'avenir.

On donne envie à des jeunes de s'investir, de construire une famille si les jeunes savent se projeter dans une ville, dans un village, pour leur pays, dans un pays, en se sentant en sécurité dans le sens noble du terme, c'est-à-dire qu'ils vont pouvoir vivre heureux et s'épanouir. Et bien, c'est ce sens-là que j'aimerais bien redonner. euh à notre jeunesse et c'est pour ça que je parle autant des jours heureux et je veux autant parler de bonheur et d'envie de se projeter, de construire un pays dans lequel on a envie de vivre. Et et j'en rencontre d'ailleurs des jeunes qui s'investissent comme ça, qui ont envie de bâtir une famille, qui viennent dans un village et qui y croient.

Mais mais il y en a pas assez quoi. Et donc il faut il faut donner envie et et c'est comme ça qu'on s'attaquera, je pense à cette baisse de la natalité. Je vais vous donner un un autre exemple. Je suis allé en Corée du Sud qui est un des pays où il y a le taux de natalité le plus bas. et ils ont un vrai problème parce que du coup y compris pour embaucher dans les entreprises comme ils sont en train d'investir beaucoup dans les nouvelles technologie et cetera. Je peux vous dire queeux, ils parlent d'immigration. Ils veulent faire venir des centaines de milliers de personnes dans leur pays pour travailler dans leurs usines.

Et quand je discute de ça avec l'ambassadeur de France qui est là-bas et il me dit "Mais c'est aussi le pays où il y a le taux de suicide le plus élevé, un des taux de suicide les plus élevés au monde. C'est un peuple qui est aussi malheureux et qui souffre. Les conditions de travail sont extrêmement pénibles, très dures et et vous faites le lien entre un peuple heureux qui se projette, qui s'épanouit au travail, qui élève ses enfants, qui grandit avec eux et et et un peuple qui ne l'est pas et qui souffre et ils sont dans la compétition permanente là-bas, notamment à l'école et donc c'est dur et les taux de suicide sont très élevés et ben on fait pas des enfants.

quand on a envie de se suicider. C'est pour ça que cette question du bonheur, du droit au bonheur pour tous, on doit le porter comme un projet de société. Nous, c'est dans notre idéal, mais on doit le porter avec l'ensemble de la société. Tout comme les résistants qui se sont battus pour la République pendant la guerre, ils étaient de différents courants de pensée dans la résistance. Il y en avait de tout bord. Il y avait les résistants communistes, mais il y en avait d'autres courants de pensée et en même temps qu' se battaient contre les nazis, ils ont écrit le programme des jours heureux.

En même temps qu'il fais organiser des sabotages, ils se retrouvaient dans des réunions et ils écrivaient le programme de la France dans laquelle ils voulaient vivre. Et quand ils ont reconstruit cette France en 45, il y avait cet élan magnifique. Et pendant des années, ils ont participé à la reconstruction de de la France. On avait pas de problème démographique à ce moment-là.

Et c'est pour ça que je je pense que ce droit au bonheur, ce projet pour la France, l'ambition collective qu'on doit porter ensemble, c'est le le essentiel pour redonner euh pour pour redonner envie à à nos enfants, à nos jeunes de s'inscrire dans un projet de famille et faire des enfants et redresser donc le taux de natalité dans notre pays. Maintenant, dans les écoles et bien certainement que cette baisse du nombre d'enfants doit profiter à à réduire les nombres d'élèves par classe. Mais on va avoir des classes voire des écoles qui demain seront peut-être inoccupées.

Il faut imaginer ce que l'on peut y faire dedans et faire en sorte que ça reste des services publics, des accueils d'associations, de personnes âgées et je sais que des communes travaillent à ça. Voilà. Et donc c'est un vrai sujet et c'est un sujet de société et qu'on réglera pas d'un claquement de doigt et qui devra se travailler sur sur de nombreuses années. Et ça pose la question de savoir comment on fait, comment on comment on travaille à ce projet de société, comment on redonne de l'espoir, comment on garantit à chacun d'avoir un travail, un salaire et qu'on se projette dans l'avenir. Et où est l'argent pour faire ça ? Et c'est pour répondre à votre question.

que je dis que la France, elle n'a aucun problème d'argent. La France fait partie des pays les plus riches au monde. On a aucun problème d'argent. Et d'ailleurs, les plus grands milliardaires au monde se trouvent aux États-Unis et en France. Bernard Arnaud, madame Bétancour sont sur le podium mondial des personnes les plus riches du monde, hommes et femmes, hein. Ça peut être un ça peut être une question de fierté. hein, on est fier, les plus riches sont français. Cocorico. Bon, moi je préférerais qu'il partage un peu plus. Et c'est cette question là qui est posée. Il y a deux questions qui sont posées. Il y a la question du partage, le partage de la richesse créée.

La richesse de Bernard Arnaud, la richesse de madame Bétancour, la richesse des actionnaires des grandes entreprises. Et je parle bien des grandes entreprises, pas des petites entreprises, pas des PME, pas des TPE. Les très gros, leur richesse, elle vient d'où ? Elle tombe pas du ciel, elle vient du travail. Elle vient du travail des hommes et des femmes qui a dans leurs usines, dans leurs ateliers, qui sont parfois mal payés, à qui on demande de travailler plus. Et eux, est-ce qu'ils ont le retour de leur travail ? Est-ce qu'ils ont le retour des richesses produites ? Bien sûr que non. Mais la richesse de ces grandes fortunes, elle vient aussi des aides publique que la France leur verse.

Le gouvernement français verse tous les ans près de 200 milliards d'euros d'aide publique à ces grandes entreprises. Celles qui gagne parmi celles qui gagnent le plus d'argent. regarder la commission d'enquête de Fabien Gay qui a été parfois retransmise à la télévision et le rapport va être rendu là dans quelques jours. Bernard Arnaud, un des hommes les plus riches de la planète, la plus grande fortune de France dans une de ces entreprises, a perçu 400 millions d'euros d'aide publique. Carrefour Carrefour, la grande surface Carrefour. Je vais peut-être dire des erreurs, demain il me fera un procès.

Mais à peu près 2 milliards d'euros de bénéfice la même année, 2 milliards d'euros d'aide publique. Exactement la même somme. C'est-à-dire l'argent que l'État donne, c'est l'argent qui sert ses bénéfices et derrière les dividendes. Mais il y a un moment donné, il y a des règles à mettre. Et quand l'État dit il faut il faut faire des économies dans le budget de l'État, il faut réduire le budget de l'État, ben moi je dis oui, on va faire des économies là-dedans. Et une entreprise qui gagne de l'argent, qui verse des dividendes à ses actionnaires, ne doit pas recevoir d'argent public. Ça doit être une règle écrite noir sur blanc dans la loi. Fini.

Et là, on va tout de suite trouver des dizaines de milliards d'euros d'économie. des dizaines de milliards d'euros d'économie et puis ensuite ces grandes fortunes, ces grandes multinationales, elles payent moins d'impôts que vous et nous en pourcentage. Pas en volume, pas en somme, mais en pourcentage parce que eux, ils font de l'optimisation fiscale, de la fraude fiscale. Ils ont des avocats fiscalistes qui viennent leur dire tiens là tu peux enlever ça là tu peux avoir un crédit d'impôt ici mais vous vous faites pas tout ça vous quand vous déclarez votre feuille d'impôt hein puis si vous oubliez une ligne rattrapée par la patrouille faut payer. Ouais. Ouais.

He Et bien moi je demande à ce que toutes ces grandes fortunes, toutes ces entreprises payent le même niveau d'impôts que chaque salarié, que chaque ouvrier, que chaque retraité français et je les mets au défi de présenter leur fiche de paye, leur fiche d'impôts. Moi, je présenterai ma fille d'impôt à Bernard Arnaud si lui me présente la sienne. Et on compara le plus d'impôts. Je suis certain que lui en payera moins que moi. Il faut pas hésiter hein, faut leur demander à présenter leur feuille d'impôts. Ça devrait être transparent. Ça devrait être transparent les impôts.

Mais si je vous disais qu'avec ça on règlerait tous les problèmes, je vous mentirai parce queon a tellement d'investissement à faire quand on doit relever le défi climatique, quand on doit se passer des énergies fossiles, le pétrole, hein, le kérosène, quand on doit transformer nos modes de production et de consommation, on a des investissements colossaux à faire. On a des centrales nucléaires à bâtir, on a des barrages hydrauliques à moderniser. On a des ponts à restaurer, des voies de chemin de fer à créer, des routes à refaire. Si on pouvait libérer les communes des travaux des routes communales, ça ferait des économies.

Mais ce sont ce sont des centaines, on parle en centaines de milliards si on devait faire ça. Si on veut retrouver des hôpitaux de proximité, des maternités de proximité, un hôpital c'est 15 à 20 milliards d'euros. Et donc ce sont des investissements très importants à faire. Et donc pour faire ça, évidemment je vous dirais le budget de l'État n'a pas les moyens de financer ça tout de suite maintenant. Mais tous ces travaux que l'on a eu fait par le passé, ils ont été pés payés par l'emprunt. Ils ont été payés par l'emprunt. Et donc l'État est en capacité aujourd'hui de faire un grand emprunt pour financer l'ensemble de ces projets.

Et c'est ce que nous nous demandons et l'argent, il existe pour ça. Il y a dans les caisses des banques 6000 milliards d'euros. Et c'est qui l'argent là ? C'est 6000 milliards d'euros. C'est à qui ? Bah c'est le nôtre. Quand vous touchez votre pension qui est pas élevée, ça va dans les banques. Quand vous touchez votre salaire, ça va dans les banques. Et cet argent, il sert à quoi ? Ah bah eux, ils font de l'argent avec hein. Je peux vous dire que ils font de l'argent. Eux ils savent quoi en fairein et ils en font beaucoup même, hein. Et puis quand on leur demande de nous prêter, bah ils prêtent pas. Quand Bernard Arnaud demande qu'on lui prête, il prête pas de problème.

Mais faut remettre un petit peu d'ordre làdedans. Moi, je suis pour créer une banque publique qui nous appartiennent à nous qu'on puisse y mettre notre argent dedans et que l'argent de cette banque puisse permettre de financer tous les grands travaux que nous avons dans notre pays. Cet emprint nous permettra de de développer, de créer des emplois, de former, de répondre aux besoins et les intérêt de ces emprunts, on les payera dans 10 ans quand ça créera la richesse que nous aurons créé avec ces investissements. Ça c'est possible, nous l'avons fait par le passé. Ça a été la grande politique de reconstruction de la France d'ailleurs au lendemain de la guerre.

C'est ce qui a fait la grandeur de la France quand nous nous avons fait tout ça. Et bien c'est la même chose que nous devons faire aujourd'hui. C'est possible mettre l'argent au service des besoins, au service des Français, au service de la République et des services publics. Ça doit servir à ça, pas pour le capital, pour le travail et pour nos services publics.

41:57
Non speech

[Applaudissements]

42:11
Locuteur

Bonsoir monsieur Roussell. Merci de me donner la parole. Je présente, je m'appelle Cyril Gasquet, j'ai 18 ans. Ma question sera portée sur la jeunesse. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes à gauche se retrouve peut-être plus dans des parties comme la France insoumise jugé plus moderne, plus connecté, plus présent, voilà, sur les sur les réseaux sociaux. Euh aujourd'hui, comment vous comptez faire ? comment le parti communiste français compte faire pour continuer à parler aux jeunes, à moderniser le parti afin qu'il se pérénise, voilà, et à continuer à voir cette audience auprès des jeunes. Merci. 2 secondes, ça va rejoindre un petit peu ce que dit mon collègue.

Euh voilà, dès qu'on allume la télé, on a un un concentré de de haine de gens qui de droite, d'extrême droite. On entend plus la gauche à la télé, pas du tout. Euh là, on entend que des vat en guerre prêt à à détruire tous les pays qui sont pas d'accord avec eux. Moi ce que je regrette un petit peu, c'est que euh mes parents dans les années 70, ils faisaient partie du mouvement de la paix. Et ça vraiment le mouvement de la paix, on entend plus parler du tout.

Et même, je trouve que le PC, c'est juste un constat, ne s'est pas montré assez dans cette dans ce mouvement un petit peu dans ce qui se passe actuellement parce que bon, on dit qu'on a pas d'argent en France mais quand même la France est le deuxème exportateur d'armes dans le monde. Voilà, c'est pour ça que Maltron, il sait pas trop quoi dire quand il est devant les médias et se positionner. Et donc il y a de l'argent. Et juste une petit truc euh parce que j'ai pas souvent la parole, j'en profite. Euh on est dans un département agricole, il y a un changement climatique qui se fait sentir. Je me demande vers où on va franchement avec les canicules de l'été et tout ça. Voilà, c'est tout.

Bon, j'ai plusieurs questions. Je peux peut-être répondre à ces deux questions ? Non. Ah bah allez, vas-y. Ah si, ça marche. Ça y est, il faut Ça marche à coup de point ça aussi. Bon écoute, d'abord je commencerai par te féliciter Fabien pour venir poser tes pieds dans notre beau département l'otégaron pour te dire déjà que ça va te cher ça ça te change de ta terre du nord à savoir que bon voilà l'agriculture en France elle est guidée par deux types par deux mondes de d'agriculteur ou d'agriculture Il y a comme on dit chez nous, il y a l'agriculture celle au-dessus de de la Loire et celle en dessous de la Loire. Donc nous en faisons partie.

Donc nous ici l'otégaron euh je crois que Guillem l'a fait remarquer le la réputation du départ de de l'otégaron un certain temps, c'était quand même au niveau agricole, c'est il était présenté comme le jardin de la France. Et c'est vrai que euh il a une particularité, je pense que c'est le département qui représente le plus de production. Je crois que c'est 70 ou 80 types de production que nous pouvons trouver dans notre département. Donc je pense que à la différence peut-être de Oui. Basé sur l'exploitation, ce qu'on appelle l'exploitation familiale.

Alors cette familiale, c'est vrai que ça a peut-être à revoir le cette connotation parce que c'est peut-être plus tout à fait la même chose, mais enfin, elle exprime quand même un niveau un niveau moyen, c'est-à-dire que à l'inverse de l'agriculture que tu rencontres dans le nord de l'agriculture industrielle. Et donc nous nous c'est pour ça que moi je pars d'abord de d'une préoccupation, tu l'as dit tout à l'heure qu'on pouvait faire part de préoccupation. Donc je fais part de ma préoccupation concernant notre agriculture du lotaron qui euh m'inquiète dans ce sens que euh ben le renouvellement ne se fait pas et l'agriculture se développe que par l'agrandissement.

C'est-à-dire qu'on est en train, nos agriculteurs sont en train de copier sur votre agriculture euh de développer l'agriculture industrielle avec tous les inconvénients que ça peut apporter hein. Euh effectivement, que je pense que si on veut nourrir la population et si on veut si on veut surtout être indépendant, c'est de pouvoir approvisionner et non approvisionner l'alimentation nécessaire à notre peuple. Et euh ça l'a montré dans le temps puisque l'exportation familiale, c'est elle qui a été capable de pouvoir maintenir et de pouvoir faire l'exportation alors qu'aujourd'hui on ne produit à peu près 50 % du besoin.

Donc ça veut dire que l'agriculture a énormément besoin d'être d'être revue, reconsidérée et euh voilà. Donc et si il y a quand même un développement en l'égaron dans sous forme industrielle, c'est la production de la fraise. On est en train de de d'industrialiser la culture de la fraise. Alors, c'est vrai que actuellement il y a des agriculteurs, des producteurs qui s il faut le dire et qui s'enrichissent. Euh c'est les producteurs de fraises euh au même titre que les les agriculteurs industriels du nord, hein.

Et mais ce que je voulais dire par là, c'est que quand je fais la comparaison, le problème c'est que le fait que nous avons affaire à deux types d'agriculture dans notre pays, euh nous ici on est considéré comme des des agriculteurs de 2e 2è catégorie et euh qui est démontré d'ailleurs par la politique agricole. La politique agricole en France, elle est orientée, elle est gérée par qui ?

par l'agriculture du nord, c'est-à-dire les agriculteurs du nord à savoir si si parce que non parce que toutes les toutes les les lois les réglementations enfin les les lois particulièrement c'est dicté par les agriculteurs par ce type d'agriculteur pas par toi je sais pas ce que je veux dire par ce type par ce type d'agriculteur non non on est dépendant on est dépendant on est dépendant de de on est dépendant des responsables professionnel qui sont issus de ces pays parce que c'est bon euh il faut le dire la qui c'est qui nous qui c'est qui nous gère ? C'est la la l'organisation professionnelle syndicale majoritaire ce qui est la FNSA et la FNSA qui c'est qui la gère ?

C'est euh ce sont ces ce type de paysan. Vois je vois ce que tu veux dire. Vois ce type de paysan. Donc euh et on en souffre et et on en souffre. Je je je l'exemple par exemple puisque je m'occupe des retraites. Oui. Oui. Au niveau des retraites, le le régime de retraite, il est il est il est il est dicté par les par ces agriculteurs là au détriman de nous petits agriculteurs ici. Voilà. Bon pour te dire bon mais ça va alors très bien. Je vais essayer de de venir. Merci. On va parler d'agriculture. On va parler d'agriculture. D'abord, on va parler à la jeunesse. On va parler à la jeunesse. Comment parler à la jeunesse ? Il y a pas une jeunesse, il y a des jeunesses.

Il suffit de voir ceux qui suivent Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise sur les réseaux sociaux. Ceux qui suivent Jordan Bardella sur les réseaux sociaux sont nombreux aussi hein, ceux qui me suivent moi plus modestement. Et est-ce que c'est la qualité des réseaux sociaux qui fait qu'on les suit ou est-ce que c'est les idées ou la manière dont il mènent les combats et les luttes ? Il y a tout. Ça fait partie du débat politique. C'est quand je vois des jeunes qui s'intéressent à la politique et qui s'engagent dans ces combat, moi je je trouve ça plutôt bien. Alors forcément quand c'est a des idées à l'extrême, bon ça m'embête un peu.

Donc mais j'ai plutôt envie d'aller parler avec et de discuter et d'ouvrir le débat et je préfère faire ça plutôt que d'être insulté. D'ailleurs, je fais partie de ceux qui sur les réseaux sociaux se font régulièrement, copieusement insulter. Pour ça que j'y vais plus. Il y en a d'autres qui s'en occupent pour moi. En tout cas, en matière d'idée, de conviction, je pense que la politique, c'est une affaire de conviction. Ça peut pas être une affaire de mode parce que quand on veut être dans le vent, on a l'avenir d'une feuille morte. Et donc moi, je n'ai pas envie d'être dans le vent. J'ai des convictions. Nous avons des convictions. On les défend.

On les défend avec cœur, on les défend avec passion et on essaie de convaincre le plus possible des jeunes, des moins jeunes, des salariés, des voilà des gens des campagnes, des gens des grandes villes. Et c'est pas évident mais on essaie de le faire. Et certains y arrivent sur des sujets en les prenant de telle ou telle manière, en faisant beaucoup de com, beaucoup de com. Et parfois il y a beaucoup plus de com que de fond. Et voilà. Mais ça marche, ça marche. Quand je vois les TikTok de Jordan Bardella, rien que quand il se mouche, ça fait des des des centaines de milliers de vues, quoi. C'est c'est incroyable.

Bon ben voilà, mais le fond derrière les idées de ceux qui suivent euh ben c'est autre chose. Donc moi, je préfère être dans les je préfère être dans le combat politique, dans les idées, dans le programme et puis après et puis après puis après les gens choisissent et puis les gens se déterminent. Euh j'ai adhéré à la jeunesse communiste. J'ai adhéré à la jeunesse communiste parce que je me battais contre la parte et pour la libération de Nelson Mandela. Euh parce que à la porte à la sortie de mon lycée, il y avait des jeunes communistes qui distribuaient un tract et j'ai adhérri comme ça.

Il faut être plus souvent aux portes des lycées pour leur proposer d'adhérer, pour arrêter le massacre à Gaza, pour la libération de Marwan Bargouti, pour la reconnaissance de l'État de Palestine, pour participer à la campagne des communistes, pour planter un million d'oliviers en Palestine. Et je salue les amis, les camarades du GERS qui participent à cette campagne que nous lançons nationalement et qui est relayé ici dans le GERS. Bravo. Et dans le Lot et Garon. Et c'est de la solidarité concrète un million d'oliviers. C'est de la solidarité concrète. Tout comme l'initiative. Comme ça, je réponds à la paix. Qu'est-ce qui m'a posé une question sur la paix à côté ?

C'est tout comme sur la paix, nous sommes sur des initiatives concrètes et nous avons tenu une grosse conférence avec l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine à Paris, place du colonel Fabien pendant une journée pour non seulement évoquer les massacres qui se passent là-bas, pourquoi c'est un génocide ? Pourquoi il est urgent de l'arrêter ? Pourquoi il faut reconnaître un état de Palestine et une solution politique à deux états, c'est-à-dire un état de Palestine au côté de l'État d'Israël et de créer les conditions pour que ces deux peuples vivent côte à côte en paix et en sécurité.

Mais mais nous nous faisons ce travail-là, nous donnons des arguments, nous expliquons, nous le diffusons sur les réseaux sociaux, mais ça fait moins de bruit qu'une flotti qui part à Gaza avec quelques kilos de pâte et de farine qui n'y arriveront jamais. La vie est faite comme ça et on fait des choix et et c'est tout. Et donc euh euh pour autant, si je reviens au fond, la position que nous avons sur la Palestine, nous la défendons, nous l'assumons et j'en suis fier. Ça fait 50 ans que l'on se bat pour la reconnaissance de l'État de Palestine.

Nous, ça fait 50 ans que nous sommes à côté de l'OLP de Yasser Arafat jusqu'à aujourd'hui et que l'on prend des risques nous aussi à les soutenir mais des vrais risques. En 1984, George Marchet est allé rencontrer Yasser Arafat dans une ville du Liban. Et quand il le retrouve dans un immeuble, au bout de quelques minutes, on leur dit "Vite, il faut fuir parce que vous allez être bombardé." Il quittent l'immeuble 2 minutes après, l'immeuble est bombardé par Tal, l'armée israélienne et ils ont manqué de mourir. 84. Et ça c'est du concret. Ça c'est du concret.

Puis je pourrais citer comme ça des dizaines d'exemples des mères communistes qui font des jumelages avec des villes palestiniennes réfugiés en 6 Jordanie et cetera. Mais euh et la position que nous avons toujours défendu d'une solution à deux États pour une Palestine libre, démocratique et laïque tel que écrit au sein de la charte de l'OLP. Et nous ne nous ne partagerons jamais nos voies avec ceux qui se battent pour une seule Palestine et qui tirent une croix sur le peuple israélien parce que nous sommes pour la liberté, l'indépendance des peuples et la sécurité de tous les peuples. Et donc nous assumons fièrement notre nos idées là-dessus et l'avenir d'Ira.

Et c'est pour ça que je dis que j'aime bien cette phrase, je sais plus du poète qui a dit "être dans le vent, c'est avoir l'avenir d'une feuille morte". C'est parce qu'aujourd'hui, on n'est peut-être pas dans le vent en disant ce que l'on dit, mais on verra dans l'avenir qui a eu raison. Et ce que je sais, c'est que quand on s'est battu pour la liberté du peuple algérien et la décolonisation de l'Algérie avec les représentants du peuple algérien, nous étions peu nombreux avec eux. Ça a duré longtemps. Il y a eu des morts mais on a gagné.

Quand on s'est battu avec le peuple vietnamien pour la libération du peuple vietnamien avec ses représentants, nous étions peu nombreux au début mais nous avons gagné. Et quand on s'est battu contre la partide pour la libération de Nelson Mandela, nous étions peu nombreux et nous avons gagné. Et bien là, on se bat avec le peuple palestinien. On va gagner et ils auront leur état parce qu'on est nombreux à se battre avec eux. Il ne faut jamais rien lâcher de ces combats. Et c'est de cette manière que j'ai tenu un meeting sur la paix avec le mouvement de la paix pour répondre à votre question à Vénitieux il y a quelques mois.

Nous avons parlé de ce qui se passe en Russie, de ce qui se passe en Ukraine et au Moyen-Orient. Et je regrette moi-même que l'on ne parle pas assez des événements et des prises de position que que nous avons. Je passe dans quelques médias pour à chaque fois les rappeler. Euh mais voilà, tu ce n'est qu'un regret de ma part que je ne sois pas plus repris et que les médias n'en parlent pas plus. Mais nous multiplions les initiatives les initiatives dans ce domaine. Euh le mouvement de la paix, nous en avons été à l'initiative d'ailleurs, il existe toujours.

Nous tenons des initiatives avec le mouvement de la paix encore aujourd'hui, des rassemblements dans les villes, dans les sous-préfectures. C'est un combat inlassable, difficile, difficile. D'ailleurs, ce climat de guerre qui existe aujourd'hui, ce climat de guerre, il terrorise tout le monde. Il terrorise tout le monde. Enfin, à tel point que moi ça m'étonne que nous ne soyons pas plus nombreux dans les rues à appeler à cesser au massacre à Gaza, à demander à l'arrêt des bombardements en Iran, à demander à ce qu'il y ait enfin cessé le feu en Ukraine. Il n'y a jamais eu autant de conflits dans le monde depuis 1946.

Nous sommes dirigés, pas nous, mais les grands états aujourd'hui sont dirigés par des gangsters qui s'assoient sur le droit international qu'il s'appelle Poutine, Trump ou Netaniau qui bafou tous les jours le droit international, qui s'assoit sur l'ONU et qui porte une responsabilité extrêmement grave dans ce qui se passe aujourd'hui dont nous subissons les conséquences, y compris sur le prix de l'énergie, le prix de l'essence. Vous allez voir le prix de l'essence avec ce qui se passe en Iran. Vous allez voir, c'est nous qui payons. C'est toujours le peuple qui paye. C'est toujours les travailleurs qui subissent les conséquences.

Jamais eux qui décident d'appuyer sur le bouton pour envoyer des chasseurs, des avions, des bombes. C'est jamais eux. C'est toujours nous. Et c'est pour ça que j'appelle le peuple à se réveiller. Manifestons, rassemblons-nous massivement pour leur demander d'arrêter d'envoyer des bombes. Les bombes quand elles tombent sur une ville, sur un immeuble, elle ne choisit pas de savoir si c'est un terroriste, si c'est un soldat ou si c'est une famille. Elle tue et elle tue tout le monde. Nous demandons le cesser le feu, que ce soit en Iran, en Palestine, en Israël, en Ukraine. Arrêtez, arrêtez la guerre. Arrêtez, arrêtez. Et si on s'y met tous, on y arrivera.

C'est les peuple qui ont la main sur ces sur ces sujets-là. Il fait chaud mais là c'est la température et c'est vrai et donc c'est la question qui m'a été posée sur le climat et ça me permet de faire le lien avec l'agriculture et les vituculteurs notamment que j'ai rencontré cet après-midi. Il faut que je vous dise ça quand même. Quoique vous allez me dire vous êtes au courant parce que vous êtes tout le temps avec eux à boire un bon petit vin blanc, un petit tarmaniacque, un petit floc. Je connaissais pas le floc découvert. Moi je suis amateur de bière et de jièvre mais après il en faut pour tous les goûts. Je vais goûter. Vous savez ce qu'ils m'ont dit les agriculteurs ?

Pendant 15 ans ici ils ont grand ils ont fait grandir le vignoble. Ils ont produit des bons vins et depuis 4 ans tous les ans, il y a des allias climatiques terribles qui abîment les productions. La grêle, les inondations, les fortes pluies. On va voir ce que la canicule va produire. Mais tous les ans, tous les ans, ils perdent. Tous les ans, ils jettent de du raisin, ils jettent du vin. Et ce qu'il voi eux face à cette situation là, ils ont vu les assurances augmenter leur tarif de 50 à 60 % l'espace de 3 ans et des viticulteurs qui font le choix de ne plus s'assurer à la fin tellement ça leur coûte cher.

C'est quand même pas normal avec des assurances qui ont gagné mais des millions et des millions pendant des années et qui aujourd'hui quand on a besoin d'elles répondent absent. Ils ont besoin de protection. Ils ont besoin aussi qu'on les accompagne quand ils sont face à des difficultés. Et là, le gouvernement, il met en place une aide à la trésorerie des de ses viticulteurs. Depuis un mois, il y a une avance, une aide que les banques peuvent leur accorder en étant garanti par la BPI. Mais ils me disent qu'il y a aucun viticulteur qui fait appel à cette aide. Tellement c'est compliqué et tellement les plafonds sont élevés pour en bénéficier.

Et les banques ne prêtent qu'au riches encore une fois et ceux qui en ont besoin n'y ont pas droit. Et donc il se retrouve seul, abandonné, en tout cas pas assez aidé face aux difficultés qu'il rencontre. Bien sûr, parmi leurs difficultés, il y a la réalité du fait que l'on consomme moins d'alcool. Je vais y revenir que ça on peut agir mais modérément. Mais surtout ici le vignoble de cette région de la Gascogne exporte à 50 % et que les grands pays où ils exporttaient sont aujourd'hui des pays où il y a des menaces, où ils ne peuvent plus exporter. Par exemple, la Russie à cause des sanctions, plus d'exportation.

La Chine parce qu'on a mis des droits de douanes sur les véhicules, ont mis des droits de douanes sur l'Armaniaque. Les États-Unis qui disent "On va vous mettre 10 % sur le vin et sur les spiritueux." Et ça fait trois gros marchés quand même hein. Et donc à cause de ça, ils ont toute la partie exportation qui est menacée. comme quoi les guerres, les sanctions économiques, ça pénalise y compris notre économie et nos agriculteurs et que c'est bien pour ça qu'on doit se battre pour des relations de coopération, pour des relations de paix entre les pays pour que on puisse faire prospérer nos économies et échanger et commercer équitablement.

Et concernant la consommation nationale, c'est vrai que les Français tous les ans boivent moins 2 à 3 %. Ça veut pas dire que l'alcoolisme recule d'ailleurs. Donc il y a un sujet et moi comme je dis toujours, je préfère que c'est comme pour la viande, je préfère qu'on en moange moins et de la bonne et de la française. Ben, je préfère dire pareil pour l'alcool. Et quand ils me disent qu'on consomme 150 millions de bouteilles de whisky par an et seulement 3 3 millions de bouteilles d'armiaque par an, je me dis on peut faire un effort quand même. Moins de whisky et plus d'armanique qui en boire.

Mais surtout quand je discute avec les viticulteurs, c'est que c'est vrai que on peut s'autoriser à boire un verre ou deux et faire attention comment on consomme. et les viticulteurs, les producteurs de vin font des produits aujourd'hui qui s'adaptent au nouveau mode de consommation. Et ils m'ont d'ailleurs fait découvrir un vin blanc qui vient de chez vous qui tire à 9°grés, qui n'est pas trop alcoolisé pour répondre justement à ces questions de santé publique et que donc on peut boire puis à 9°gr, on peut boire de verre ou un et demi, je sais pas. Je l'ai pas encore goûté. Donc on va voir concernant l'agriculture, je finirai là-dessus pour pouvoir répondre à d'autres questions.

Euh je vous êtes sévère avec le nord hein. Si la FNSE a était dirigée par des agriculteurs du nord, ça se saurait, hein. Euh ah non que l'on pèse dans les débats, je veux bien. On est on est un grand département. On est le plus grand département de France en population et c'est vrai qu'on a beaucoup d'exploitation. Mais mais mais au-dessus de la Loire. Ah d'accord. Au-dessus de la Loire. Ah bah c'est comme quand moi je parle de sud, du sud, c'est tout ce qui est en dessous de Paris. Ah bon ? D'accord. On est d'accord. On est d'accord. D'accord.

Donc euh c'est vrai que à cause de la Pâque d'abord, à cause de la PAC de l'Union européenne d'abord, cette Union européenne là, il pousse à transformer l'agriculture et à faire en sorte que les agriculteurs aient des exploitations toujours plus grandes avec plus de têtes de bétail, plus d'hectares pour toucher plus de subvention. et ça tue les exploitations familiales, que ce soit dans l'élevage ou que ce soit dans les les produits céréales.

Et c'est un problème et qui vient essentiellement de la politique menée par l'Union européenne et qui nous fait un grand tort à nous qui sommes une grande nation agricole et je préfère 1000 fois moi, soutenir une agriculture familiale et même parfois avec des exploitations de taille plus grande. Je veux pas opposer les paysans qui ont des petites exploitations et ceux qui en ont des plus grandes parce queon peut faire le choix selon ce que l'on produit par exemple. Mais mais surtout celui qui fait le choix, le jeune le jeune coupe qui s'installe pour une exploitation familiale avec une centaine de têtes de vaches ou quelques dizaines d'hectares de terrain et bien il devrait pouvoir le faire.

être accompagné par les banques, être accompagné par les pouvoirs publics, être accompagné dans tout son processus pour racheter des terres, pour investir dans des bâtiments, pour acheter des machines et vivre de son travail. Or aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Non seulement il y a pas l'accompagnement pour les investissements pour faire face aux alléas climatiques, mais en plus de ça, il est difficile de vivre du revenu euh d'un paysan, du produit de l'agriculture pour un tas de raisons que je vais pas redévelopper ici, mais pour nous, c'est la base. C'est garantir au paysan de vivre de son travail et d'avoir des revenus garantis par les prix de chaque produit qu'il vend.

C'est pour ça que l'on appelle à des prix plafond dans chaque filière. décidé par la filière et si la filière se met pas d'accord ou avec des prix trop bas, l'État doit intervenir pour garantir des prix pas plafond, des prix planchés et garantir des prix planchés et garantir des revenus décents à chaque agriculteur. Nous avons besoin d'une agriculture française qui nous permette de garantir notre souveraineté alimentaire. Sans agriculteurs, on ne mange pas. D'autant que les agriculteurs et notamment les petites exploitations nous garantissent des paysages merveilleux comme on a chez vous et aussi dans le nord.

1:09:29
Non speech

[Applaudissements]

1:09:44
Locuteur

Oui, je voudrais aborder, on a déjà abordé la question de la de la démographie, je suis retraitée. On a abordé la question de la démographie, on a abordé la question de des difficultés de services publics dans nos territoires. Moi, je constate que les jeunes quittent notre territoire pour des problèmes d'emploi et que l'on a de un vieillissement de la population important. Pour seul exemple, je vais prendre celui du pôle urbain de Nerac, Laavardac et Barbaste qui comprend 10000 habitants. Sur ce seul pôle là, 41 % de la population de de la communauté qui comprend 33 communes représentent près de 40 % qui ont plus de 60 ans et 18 % ont plus de 75 ans.

et le les discussions que j'ai, les rencontres que j'ai avec les les personnes âgées, c'est le problème de la santé parce qu'il n'y a plus de médecin pour certains. Pour la plupart, ils attendent des mois pour avoir un rendez-vous chez un dentiste, chez l'OFALMO. Les spécialistes sont souvent à Agin ou à condom ou quelquefois même à Bordeaux ou à Toulouse et ils n'ont aucun moyen pour se déplacer. Donc tout devient difficile dans la vie quotidienne pour eux, particulièrement pour les plus âgés qui sont de plus en plus isolés, qui se sentent pour certains même en danger.

Euh ce que je constate, c'est qu'il y a un fossé qui se creuse de plus en plus entre ceux qui peuvent payer des services privés vu l'absence de services public et ceux qui n'ont plus de services publics accessibles. concernant la perte d'autonomie ou handicap, là aussi bon, il y a manque manque de moyens bien sûr, les prises en charge reposent de plus en plus sur les familles, plus particulièrement sur les femmes. Ça c'est quelque chose qui me tient à cœur parce qu'on est en train de remettre en cause leur place dans la société.

On on a l'impression de revenir en arrière des décennies et des décennies en arrière avec la femme au foyer, la femme qui s'occupe des enfants, la femme qui s'occupe des personnes âgées. Donc pour toutes ces personnes-là, c'est un sentiment d'abandon, un sentiment d'insécurité, un sentiment d'impuissance aussi et d'inégalité qui se développe. Tout cela ouvre un boulevard à l'extrême droite. Donc la question que je poserai, j'aurai bien d'autres questions mais on a déjà abordé tout un tas de de points. La question que je poserai, c'est quelle est la position ?

Quelles sont les propositions du PC qui concernent plus particulièrement les données de la santé, les données aussi des transports et ici on privilégie la LGV au transport de proximité. Voilà, c'est surtout ces deux questions là. et la question de comment on accueille aujourd'hui nos plus anciens et comment on les respecte et on continue à les faire vivre dans la dignité.

1:12:44
Non speech

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Locuteur

Ça va mieux ? Oui, donc Paul Vauvent donc conseiller départemental, tu t'es peut-être renseigné avant de venir mais tu sais que ici sur la circonscription au niveau des législatives, on avait fait un ticket donc avec ben Colette Lin Slager qui est ici. Euh nous avions une campagne qui était dirigée par un jeune de la France insoumise. Donc je pense que en terme de volonté dire de travailler dans le cadre du NFP, il y avait guerre plus exemplaire. On a évidemment travaillé avec nos collègues socialistes.

Une campagne qui a été menée euh durement, très très rapidement où nous avons dû nous retirer au second tour puisqueon avait quand même une circonscription où le candidat était à 43,2 % de mémoire, le candidat Macronis était grosso modo 27 % et nous étions à 25,5. Donc euh c'était pas c'était pas ridicule du tout, mais surtout ça a permis de d'avoir un gros travail de terrain. La question c'est euh par rapport à ceci euh par rapport aux prochaines séances, alors celles qui viennent tout de suite, c'est les municipales. Alors on peut le dire euh ne serait-ce que dans la presse en tout cas le travail qui est fait sur AG et je remercie les collègues est particulièrement aussi remarquable.

lui a été remarqué puisque on on a un travail qui se fait de façon très large avec non seulement du du travail de fond mais aussi une ouverture à la société civile. Donc là aussi je pense certaines formes d'exemplarité. Ma question c'était dans la perspective des échéances nationales. Alors je ne sais pas si vous avez déjà pris une décision. Euh est-ce que par rapport à une candidature unique, est-ce que le Parti communiste a déjà pris une décision ou à défaut, quel est ton sentiment par rapport à cette démarche qui est initiée par euh certains donc du NFP ?

Et l'autre question évidemment, c'est par rapport à ce score lourd qui était particulièrement douloureux sur la circonscription, que je sache, il n'y a guerre qu'àin où nous étions en tête. Alors c'est c'est déjà pas mal mais sauf erreur, je crois sur toutes les autres communes, c'était le RN qui était en tête. Donc la cartographie le soir des élections était franchement déprimante. Donc quelle est ton analyse de cette situation ? Alors c'est on dit les ruralités c'est pas que la ruralité, il y a une ville moyenne comme quelle celle de NIRC aussi que je sache où c'était ce score-là.

Mais effectivement, par rapport à à cette euh cet état de fait, en tout cas ce résultat, quelle est ton analyse et quelles sont les solution en tout cas euh les travaux que tu préconises pour queon puisse arriver à endiguer ce phénomène et à retourner la table ? Merci. ou là retourner la table faut qu'il y a rien dessus hein une seconde juste j'interromp on a un problème. Il y a une dame qui une personne qui s'est garée et qui gêne une un véhicule de sortie. Donc immatriculé GB925 DY, il y a une dame qui veut pas sortir. Donc GB925 D. Bien. Alors c'est merci pour le constat que vous avez fait sur le sentiment d'abandon. et les inégalités que provoquent le recul des services publics.

Et vous l'avez très bien décrit et c'est ce que je retrouve dans beaucoup de départements ruraux où je me déplace. ce sentiment d'abandon et c'est une des raisons d'ailleurs ça participe, il est plus là le monsieur qui m'avait interrogé sur la démographie mais euh dans ces territoires ruraux s'il y a pas de service public, si euh les entreprises s'en vont, si il y a plus d'emploi, mais les jeunes vont pas rester. Mais si en plus la population qui reste et qui vieillit voit les médecins partir eux aussi où la difficulté de se déplacer sauf en voiture quand on peut s'en offrir une, il y a un sentiment d'abandon et de colère et de colère.

Et j'ajoute à ça la situation des retraités qui voient leurs pensions, leur pouvoir d'achat fondre parce que leur pension n'augmente pas. Quoi que j'en connais qui voi leur pension baisser quand il passent d'une tranche à une autre avec les taux de CSG qui les rattrape. Donc il y en a même qui voient leur pension baisser. Mais en plus de tout ça, les retraités qui ont travaillé toute leur vie n'arrivent plus à vivre de leurs pensions alors qu'avant ils y arrivaient. Parce que les pensions n'augmentent pas et tout augmente à côté. et pour les retraiter plus fortement que pour d'autres. l'électricité, le gaz, l'alimentation, vous le payez comme tout le monde.

Mais les mutuels qui passent les 100 120 € par mois et avec des médicaments qui ne sont plus remboursés, malgré tout, la santé devient un prix exorbitant, exorbitant pour les retraiter. Et en plus de ça, vous avez même pas accès au médecin. Et quand vous allez à l'hôpital, vous restez des heures sur les brancards. Mais bien sûr que ça génère de la colère, de l'inégalité de de puis le sentiment d'être maltraité, de la souffrance et c'est insupportable. D'autant que la génération des retraités, c'est bien souvent celle qui a travaillé, qui a cotisé, qui s'est donné du mal.

Je pense particulièrement aux femmes qui ont parfois dû travailler plus longtemps, plus durement ou qui ont élevé les enfants et qui se retrouvent avec des maigres pensions très très maigres et elles sont beaucoup plus frappées par ces difficultés là. Et donc vous me demandez comment on fait mais comment on fait c'est un petit peu ce que je disais tout à l'heure quand je parlais des moyens. L'argent existe dans notre pays pour investir dans la santé, pour investir dans les transports, pour investir dans les services publics, pour faire en sorte que partout, en tout point de la République, nous soyons à égalité.

Il y a eu tellement d'années d'économie, d'austérité que aujourd'hui, il va falloir reconstruire pendant des années, mais il faut reconstruire. C'est ce que j'appelle la France des bâtisseurs. Il faut renouer avec une France des bâtisseurs où on va répondre aux besoins des habitants. Par exemple, bon, j'ai parlé des hôpitaux euh mais pour la pour le pour le transport, pour l'accès au transport, je rencontre des ouvriers qui travaillent chez Renault et chez Peugeot dans ma région parce qu'on a pas seulement que des grands champs, on aussi des grandes usines. Je peux vous dire que c'est pas la CGT qui fait les lois quand même.

Ben les ouvriers de Renault et de chez Peugeot, ils me disent qu'il produisent des voitures qui sauront jamais s'acheter tellement coûte cher. Parce que les voitures électriques et hybrides aujourd'hui, c'est 25000 €00 €. J'ai 25000 € je vais chez les plus les plus petites hein. Chez les plus petites hein. Et quand vous avez 5000 € d'aide c'est bien beau hein, faut être très pauvre. Et souvent, c'est pas celui-là qui s'achète une voiture neuve à 25000 €. Et donc, il y a un vrai sujet. Et c'est pour ça que je me suis élevé contre les feu. Vous êtes pas concerné par les affe ici. Non, Toulouse, heureusement.

Mais parce que je trouve punitif de mettre en place des FE sans donner les moyens aux gens d'accéder ou à des transports gratuits euh tram, RER, bus et cetera ou sans leur donner les moyens de changer leur véhicule polluant pour un véhicule électrique ou hybride pas cher. Et c'est pas ce qu'on fait. C'est pour ça qu'on revendique nous on revendique nous une prime à la conversion de son véhicule jusqu'à 10000 € pour l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion et qui permettrait d'accéder à des véhicules beaucoup moins chers.

Et surtout ce que l'on demande avec la CGT de Renault et de Peugeot, c'est de produire en France un véhicule non polluant, populaire, accessible à tous et produit chez nous comme à l'époque on a su faire avec euh la Clio qu'on avait su faire et c'était un projet porté par les salariés et ça répondra à ces questions de mobilité notamment dans les campagnes et donc c'est possible, il y a des solutions concernant les retraités, je le dis à l'ensemble des retraités ici et à l'ensemble des retraités de notre pays. Il va falloir qu'on se batte tous ensemble pour ne pas laisser faire le gouvernement qui veut désindexer les pensions de retraite sur l'inflation.

Elles sont déjà pas beaucoup indexées, mais le peu qu'il y a, ils veulent l'enlever quand même. Il va falloir se battre tous ensemble, au contraire, pour que les pensions de retraite soient véritablement indexées sur l'inflation, pour qu'elle soit revalorisée, pour qu'on rétablisse la demi-part pour les veuves et les veufs et qu'on leur permette à tous ces retraités de vivre dignement enfin dans notre pays. Menons cette bataille pour vous et l'argent que vous allez gagner, vous retraitez. Vous êtes pas comme Bernard Arnaud, vous allez pas le mettre dans les paradis fiscaux. Vous allez tout de suite le consommer, l'investir chez vous.

Vous allez vous payer un bon armaniaque, un bon vin blanc et ça va changer la vie, y compris des viticulteurs. Et donc c'est bon pour l'économie locale. C'est pour ça que on doit se battre pour des bons salaires et des bonnes retraites pour ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé. C'est une question de justice et ça réparera beaucoup la société qui est fracturée aujourd'hui. C'est ce que j'explique dans mon bouquin que j'aurai l'occasion de signer tout à l'heure et je parle beaucoup de ça. Du travail de la dignité au travail et de d'accéder à des salaires et des pensions dignes. Enfin les élections. Hm.

Et bien, je vais vous poser la question parce que vous avez fait une candidature NFP ici en travaillant ensemble les forces de gauche. La gauche, a-t-elle été mise en échec parce qu'elle était désunie ou parce qu'elle a pas convaincu ? Elle n'était pas désunie, elle était unie et pourtant elle n'a pas convaincu et malheureusement c'est arrivé dans plein d'endroits. Elle a pu gagner 193 députés, 52 plus qu'avant, mais elle n'a pas convaincu majoritairement. Et moi le constat que je fais, c'est que si la gauche est en échec aujourd'hui, c'est pas une question d'union, c'est pas une question de rassemblement, c'est une question de conviction.

c'est qu'elle a beaucoup déçu et qu'aujourd'hui elle a encore du mal à convaincre. Et elle encore du mal à convaincre sur un certain nombre de sujet où elle sait pas parler au peuple, elle sait pas parler aux ouvriers, elle sait pas parler aux agriculteurs, elle sait pas parler à la ruralité. Ça commence à faire beaucoup quand même. Et si on s'en va sur d'autres sujets, vous voyez qu'on a quand même des petits débats entre nous. Je vais même pas vous parler de l'énergie.

qui est pour toi une question essentielle essentielle mais j'en parlerai quand même après mais sur la paix et sur la paix les conflits qu'il y a aujourd'hui dans le monde il y a quand même des débats entre nous avec des différences et nous sommes partis en nous pour aboutir rapidement à un cesser le feu entre la Russie et l'Ukraine et des négociations et nous ne serons jamais nous du côté des Vat en guerre qui veulent envoyer des chars à Moscou. et s'engager dans une troisème guerre mondiale. Et il y en a et il y en a qui théorisent ça. Et nous ne voulons pas nous être dans une théorie de l'affrontement.

Et de la même manière, j'ai parlé de j'ai parlé de la guerre, mais les questions européennes quand on parle de l'agriculture, quand on parle de nos usines, quand on parle de la souveraineté économique de chaque pays, de chaque nation, je ne défendrai, nous ne défendrons jamais nous la construction d'une Europe fédérale avec des traités durs qui instaurent la concurrence libre et non faussée contre notre pays. Nous défendons nous une souveraineté économique pour la France qui nous permet de défendre nos choix politiques. Et ça, ce sont des débats qu'il nous faut pousser à gauche et avec les Français. et avec les Français.

Et puis je le dis quand même sur l'énergie, la facture d'électricité comme la facture de gaz, mais la facture d'électricité, les objectifs climatiques que nous devons tenir, c'est-à-dire sortir des énergies fossiles. Sortir des énergies fossiles, ça veut dire se passer du pétrole complètement. Aujourd'hui, c'est 70 % de notre consommation. il faut le réduire à zéro d'ici 2050. Ça veut dire que il faut transformer complètement nos usages et que tout ce qui roule aujourd'hui au kérosène, au pétrole, au fioule, ça soit demain de l'électricité. Il va falloir doubler notre production d'électricité. Mais on va faire ça comment ?

Vous croyez que toute l'électricité du pays, tous nos usages, toutes nos voitures, toutes nos usines vont fonctionner avec des éoliennes et des panneaux solaires ? Mais c'est impossible. C'est de l'électricité intermittente, certes renouvelable mais intermittente qui dépend trop des alléas climatiques. Et c'est pour ça que je dis que la question énergétique et la question du nucléaire, elle est centrale. Centrale pour sortir des énergies fossiles, centrales pour réduire la facture d'électricité des Français et des entreprises. Et c'est pour ça que l'énergie, elle sera au cœur des enjeux de 2027. Et si je dois être celui qui doit le porter, je le porterai. Mais je ne lâcherai pas ce sujet-là.

Et d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas y avoir une candidature de rassemblement à gauche qui porte toutes ces questions telles que nous nous la portons. Et donc, je mettrai ces questions là en débat. Mais avant de faire ça, avant de faire ça, je dis à mes amis des différentes forces politiques de gauche, je vous parlerai de 2027 quand on aura fait la démonstration qu'en 2026, nous savons être unis, rassemblés pour gagner. Pas la peine de venir me parler 2027 si en 2026 on s'écharpe et on se crêpe le chignon. Et donc on verra.

Et donc, j'appelle au rassemblement, j'appelle à l'Union dans toutes les villes de notre pays pour faire en sorte que la gauche, elle soit victorieuse en 2026 et après on pourra se mettre autour de la table. Euh justement par rapport à ça, Fabien, c'est la question industrielle justement. Je pense que moi j'étais je fais partie de celles et ceux qui ont bataillé. Moi je viens de la Somme, je travaille dans un multinational et on a eu la chance d'être licencié et de connaître les délocalisations. Mais les derrière une délocalisation, il y a un scandale financier. Mais il y a surtout des vies. Il y a surtout des jeunes. On parlait des jeunes. Moi l'entreprise c'était 50 % de jeunes.

30 % étaient syndicés à la CGT. On était une véine sociale. La réponse ça a été en en licenci. On liquide, on dégage. Tu parles de l'énergie, mais l'énergie nucléaire bien sûr, on peut on peut très bien s'en passer mais en même temps, on se passe d'usine parce qu'un pays où il y a une concentration d'entreprises, de grosses entreprises, est obligatoirement d'avoir l'énergie nucléaire. Sinon, faut faut m'expliquer comment ça marche. Moi, j'ai travaillé dans dans une entreprise de 600 personnes. On consommait autant d'électricité qu'une ville de 20000 habitants. Voyez un peu donc la question industrielle.

Vois par exemple Arslor actuellement moi quand j'ai commencé à travailler, on était à 22 % du PIB. 22 % du PIB. Aujourd'hui, c'est la Chine et la Pologne qui sont à ça. Aujourd'hui, j'ai regardé 9 Tu me dis si je raconte des histoires, Fabien, on doit être à 9,8. Une chute terrible. Une chute terrible, ça veut dire qu'aujourd'hui on perd notre notre autonomie. Toutes les fleurons industriel français, ce qui a fait la gloire de la France disparaît. Acheté par les Américains, par les Allemands, les Japonais, les Chinois, enfin à vendre, on est à vendre, à vendre à vendre, à vendre.

Mais quand on vend, la première chose qu'on fait, on prend les mecs, dégager, circuler, peut rien avoir et en même temps, mais on fait mieux que ça. On dilapide l'entreprise, on la liquide et on la met à sec. Parce qu' il y a une technique he pour virer les entreprises hein. Ah oui, moi j'étais délégué syndical pendant 23 ans. Je peux je peux vous dire que je connais je sais comment fonctionnent les groupes. C'est une catastrophe. Moi, j'ai connu les suicides dans mon entreprise après licenciement. Des cancers, des divorces, des maisons reprises, des gens j'étais dehors. Une ruine. Moi dans mon dans dans mon bled où j'habitais, c'était la Somme.

On travaillait des Portugais, des Marocains, des Polonais. Il y avait de tout. Ça se pas c'était la fait tout le temps. Mais quand on a licencié toutes les boîtes, qu'est-ce qui s'est passé ? La délinquence est arrivée, le racine est arrivé et le RN aussi d'ailleurs parce qu'il en a profité forcément les gens étaient explosés et c'est là aujourd'hui tout le rôle et Fabien va en parler, j'espère tout le rôle du parti communisté. Il y a que nous qui pouvons ce sujet-là. C'est c'est les fondamentaux, c'est la notre raison d'être. C'est ce qui a fait la force du Parti communiste en 45. L'industrie, notre puissance industrielle avec les hommes.

La culture c'est là qu'on apprend à vivre, à travailler, à vivre ensemble. C'est une école de la vie. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui reste ? Bien va nous en parler. Moi, j'ai de la somme qu'est-ce qui nous reste ? Rien. Et tous les jours on apprend. Oh, une usine qui ferme banale. Encore une autre. Oh, banale. Suicid banal. Par contre, si un Algérien, il est pris en flagrand voler une mobilette, alors c'est pas banal les gars. Voilà la situation aujourd'hui de la France et je pense qu'aujourd'hui le rôle du parti communiste à mon avis irremplaçable doit être sur ce terrainlà et c'est ces terrainsl faut combattre. Voilà. Merci Cho. Voilà Mapio qu'on dit dans la map.

Ouais, je propose parce que vous savez on a un temps limité il encore il va être un peu frustrant parce qu'il y a pas mal de questions mais on peut continuer à parler autour d' voilà c'est ça c'est que on sait aussi pour ça qu'il y a un apéro fraternel après c'est que Fabien vous le voyez est largement accessible on pourra prolonger les questions c'est un peu moi qui fait le maître du temps et j'essaie de sélectionner aussi les questions qui ont pas été abordées sur des thématiques différentes de celles qui ont déjà été abordées aujourd'hui. Madame en voula poser une et je sais queil y a une question sur la dimension de ton bouquin Fabien pour aussi parler de la dimension du travail. Merci.

Euh, bonjour et merci d'être venu dans le lotaron. Euh je m'appelle Carmen Crusol et j'ai une question peut-être un peu embêtante mais il faut que je la pose. J'ai été mariée, je suis veuve maintenant à un policier et je trouve qu'en France la police et la gendarmerie qui sont quand même des entités régaliennes sont vraiment mal mené et je suis pas d'accord du tout et moi je suis communiste depuis mes 16 ans donc je pense que le PC peut arriver à faire quelque chose. Voilà. Merci. Allô ? Oui, bonjour Fabien, j'ai lu ton livre. Euh la première des choses que j'ai que j'ai ressenti, c'est vraiment on est à contre-courant complètement de ce qui se fait aujourd'hui par rapport à la crise.

Tu prends le problème complètement. Euh c'est une peut-être une banalité de le dire, mais je sais que avec le rabâchage journalier aujourd'hui et quotidien euh il y en a qui baissent les bras et s'il y a pas d'argent, il y a pas d'argent et tu fais une démonstration terrible, tu ouvres un espace considérable, ce qui pour moi au niveau du parti, c'est quelque chose nouveau. Alors je vais pas développer beaucoup. La deuxième chose c'est la question du travail. Il y a une affiche qui dit travaillez mieux, travaillez moesse, travaillez toutes et tous.

Et il y a un aspect du de ce de ce de ces trois de ces trois dirais leçons là, c'est que tu proposes des droits nouveaux dans les entreprises mais des droits nouveaux avec pas des droits nouveaux des droits nouveaux qui sont des que les salariés deviennent cogestionnair cogestionnaires avec les syndicats, avec les élus et ça c'est nouveau. C'est un c'est un pas décisif. Je crois pourquoi ? Parce qu'au fond, il s'agit de maîtriser la richesse que les travailleurs produisent eux-mêmes.

Et la deuxième chose, c'est la question de la formation qui est aussi mise en avant parce qu'on préfère au Parti communiste de quel que quelqu'un soit dans un emploi ou en formation plutôt qu'il crève avec en recevant euh 560 € du RSA et cetera. Et ça c'est il me semble que c'est que c'est capabital. Et dans l'autre côté, dans l'autre aspect, l'autre point c'est que il y a un choc, ce que tu appelles un choc de de de d'investissement. D'ailleurs, tu l'as pas dit, mais tu as fait un plagiaat de Birou. tu as fait un plagia et je trouve que se servir de de l'épargne des Français, tu l'as dit tout à l'heure, 1300 milliards la caisse des dôs à la caisse des dépôts et et 6000 milliards l'épargne.

Ce qui permettrait d'abord de sortir des griffes du marché d'une part et d'autre part du chantage des des des trucs de notation qu'on dit des agences de notation des agences de notation. Bon déflore pas tout le livre he sinon ils vont plus le lire après. Sûr je vais Alors ce pour moi je crois il y a une incidence politique très forte que je trouve on est en train de changer de paradigme là et ça va peser dans les relations à gauche. Je pense que la la social-démocratie, c'est pas une injure hein, la social-démocratie qui a essayé de gérer le capital est en difficulté et toi tu proposes peut-être le début d'un dépassement.

Quelle est ta relation aujourd'hui avec les autres forces politiques sur ce sur ce sujet-là ? Je sais que les premières réactions n'étaient pas très bonnes. Bien et bien je vais vous répondre et finir cette rencontre avec vous sur cette question du travail parce que entre ce que tu me poses, la question qui m'a été posée sur l'industrie et la votre interpellation madame sur le métier de policiers et de gendarme et ce sont des travailleurs qui sont là pour assurer notre sécurité. Euh on parle de ce monde du travail qui quelque part souffre beaucoup dans sa grande majorité quand même, qu'il soit dans les services publics ou qu'il soit dans les usines, dans l'industrie.

Et j'ai voulu écrire ce livre un petit peu en le rendant hommage mais pour dire que aujourd'hui je trouve que tout est fait pour diviser les travailleurs, tout est fait pour diviser les salariés, tout est fait pour nous diviser entre le public et le privé, entre la campagne et les grandes villes, en fonction de la couleur de peau, entre les jeunes et les vieux. Tout est fait pour nous diviser mais ça c'est le fameux adage divisé pour mieux régner. Et pendant qu'on se dispute entre nous, ben làhaut il compte les billets et ils vont même nous diviser entre ceux qui travaillent et ceux qui travaillent pas et qui profitent avec le RSA et cetera. J'entends dire les cassos.

C'est terrible, c'est terrible d'entendre ça. Je rencontre ces personnes qui bénéficient du RSA dans ma ville, dans mes permanences et je sais que toutes ces familles pour vivre sont obligés d'aller faire les associations alimentaires parce qu'on ne vit pas avec un RSA, on survit, on est maintenu à un niveau de pauvreté. C'est comme une perfusion, un goutte à goutte. pour pas faire de bruit, pour pas manifester, pas faire de révolution.

Et c'est pour ça que j'ai fait ce livre, pour appeler tout le monde à faire la révolution, à retrouver une conscience de classe, à se dire qu'on appartient tous au même monde, qu'on habite ici en France, en République et qu'on veut vivre ici heureux de notre travail et qu'on vaut pas moins qu'un autre, qu'on vaut pas moins que notre patron et que sans nous, il pourrait rien faire. et qu'on aimerait bien gagner un peu plus et vivre dignement de notre travail. Et toutes celles et ceux qui depuis des années et des années malheureusement sont au RSA, est-ce qu'ils devraient continuer à y être jusqu'à la fin de leur vie ?

On peut pas garantir à chacun un travail, un salaire et retrouver sa dignité. Et c'est pour ça que c'est c'est ce projet-là, moi que je veux porter avec vous. C'est ce que j'explique dans ce livre. Il faut qu'on prenne conscience qu'ils font tout pour nous diviser et que le meilleur moyen de leur répondre, c'est de tout faire pour nous unir. Et quand il y a des débats quand on n'est pas d'accord, essayons de trouver le moyen d'être d'accord. Mais unissons-nous sur l'essentiel. Unissons-nous sur l'essentiel, c'est de reprendre le pouvoir dans les entreprises et là-haut pour qu'on puisse décider de nos choix.

Ce ne sont plus les actionnaires qui doivent décider qu'une usine doit être fermée ou délocalisée parce qu'à chaque fois, ce sont les salariés qui sont mis à la porte et qui sont considérés comme des variables d'ajustement pour les entreprises. Aujourd'hui, ces actionnaires ne ferment même plus une entreprise parce qu'elles sont en difficulté. Elle délocalise parce qu'elle veut gagner plus et distribuer plus de dividendes. Le grand problème du capital qu'ils nous font payer, c'est qu'ils ont des exigences de rentabilité à deux chiffres toujours aujourd'hui.

Alors qu'il faut investir dans le climat, alors que la population vieillit, alors qu'il y a besoin de services public, on ne doit plus leur laisser les reines de l'économie. Et c'est pour ça que je me bats pour que les salariés dans les entreprises aient plus de pouvoir et qu'ils puissent mettre un véto délocalisation sur des PSE, sur des fermetures d'entreprise. La plus grande richesse de la République, ce sont les travailleurs. Ils n'ont jamais été un problème. Ils ont toujours été la solution. Et c'est pour ça qu'il faut leur donner plus de responsabilité.

1:41:41
Non speech

[Applaudissements]

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Locuteur

Notre pays effectivement s'est désindustrialisé et récemment la part de l'industrie dans le PIB de la France est passé en dessous de 10 % alors qu'il était de 20 %. Comment un pays peut-il se construire sans industrie ? Comment un pays comme la France peut répondre aux besoins de ses habitants si on produit plus de médicaments, si on produit plus d'acier, si on produit plus de machine à laver ? Si on produit plus d'électronique, tout part à l'étranger. Tout. Et c'est normal qu'il y a un taux de chômage aussi élevé. On ne peut pas laisser faire ça.

Reprendre la main sur notre économie, c'est renou renouer avec une industrie forte qui répond à nos besoins dont l'objectif ce n'est pas des critères de rentabilité mais l'objectif c'est de répondre aux exigences climatiques, sociales et de répondre aux besoins de la France. Et c'est ça que l'on doit faire en priorité et c'est pour ça que l'on ne peut plus laisser des actionnaires décidés. Donc c'est redonner plus de pouvoir au salariés dans les entreprises et puis faire en ta en sorte qu'il y ait un état qui décide par exemple de nationaliser des industries stratégiques. Arcelor Arcelor c'était français avant.

Arselor, c'était une entreprise publique qui a commencé à être privatisée dans les années 80, hein. Usinor, je le sais, c'était chez moi, c'était chez nous. Et ils ont fermé petit à petit les haut fourneaux et ils l'ont vendu au privé. Et aujourd'hui, c'est l'actionnaire Mital, un Indien qu'importe sa nationalité d'ailleurs, qui décide de ne plus faire d'investissement et peut-être de fermer ses hauts fourneaux en France. Et donc, on va importer notre acier de Chine, du Brésil, des États-Unis. C'est ce qu'ils sont en train de projeter.

Et donc c'est pour ça que quand je parle de souveraineté économique, c'est pas par souverainisme, c'est pas pour ça, mais c'est pour faire en sorte que la France soit capable de répondre à ses propres besoins. On ne peut déléguer à personne le soin de produire l'acier dont nous avons besoin pour nos véhicules, pour tous nos produits dans le pays. C'est stratégique et c'est comme dans les médicaments. Et c'est pour ça qu'il faudra nationaliser des grandes entreprises en France pour pouvoir renouer avec une grande entreprise française. C'est ça le prix de l'indépendance pour une nation, une grande nation que nous devons retrouver.

Et je dirai un dernier mot pour finir sur cette question de sécurité parce que vous m'avez touché madame. Je dis souvent que les policiers comme les gendarmes, ce sont les ouvriers de la sécurité, bien mal payés, des conditions de travail difficiles et des ordres hiérarchiques qui parfois les envoient dans le mur quand on leur demande de réprimer les manifestations des des gilets jaunes ou les manifestations qu'on organise parfois pour défendre nos boulots. Et c'est bien difficile ce qu'ils font.

Je sais, il y en a beaucoup qui se suicident tous les jours comme dans le monde agricole et c'est pour ça que cette profession a besoin d'être mieux considéré, mieux rémunéré, de meilleures conditions de travail et de meilleures formations. Mais la politique aussi qui est menée en matière de sécurité doit être revue. La politique du maintien de l'ordre. Aujourd'hui, on leur fixe des objectifs de du chiffre. Ils doivent aligner un certain nombre d'amendes, ils doivent aligner un certain nombre de PV pour pouvoir avoir droit éventuellement à une prime après. C'est pas comme ça qu'on fait fonctionner la sécurité dans notre pays.

Et c'est pour ça qu'on se bat nous aussi en plus à l'instauration d'une police de proximité qui répondent aux besoins des habitants et qui crée du lien avec les habitants. Et je préfère 1000 fois qu'on investit dans une police de proximité plutôt qu'on délègue aux communes le soin d'investir dans des polices municipales qui n'est pas le boulot des maes c'est pas à nous d'investir dans la police municipale, c'est à l'État de garantir ce qui est régalien, ce qui est de son droit, c'est-à-dire de garantir la sécurité de tous les citoyens dans les grandes villes comme à la campagne. Et c'est le combat que nous menons.

Et c'est pour ça que je serai toujours au côté des policiers comme des gendarmes pour défendre leur métier. Même si je sais même si je sais qu'à côté de ça, il y a des bavures policières, il y a des violences policières, il y a des policiers qui se comportent mal et qui ont même parfois fait des dégâts chez nous autres, chez nous, chez nous-mêmes manifestant ou parfois chez des chez des chez des jeunes ou ou avec des comportements racistes de la part de certains et qui créent un fossé qui se creuse de plus en plus avec une partie de notre jeunesse.

Et bien il faut remettre des règles, il faut remettre de l'ordre, il faut faire respecter les valeurs républicaines, il faut faire respecter aussi les lois qui sont les notes et notamment le combat contre le racisme et l'antisémitisme partout dans notre société, y compris dans toutes ces professions. Et c'est pour ça que une fois que j'ai dit ça, je dis que nous avons besoin d'être à leur côté, de les soutenir et de garantir à chacun le droit à la tranquillité publique dans chaque point de notre territoire. Voilà ce que je voulais vous dire mais on va continuer de discuter si vous voulez bien. Juste un petit peu, je suis communiste, je me suis présenter. Attendez, attendez, attendez madame.

Allez-y, allez-y parce que ça, il faut le dire. Ditesle, je suis communiste, je me suis présentée au cantonalin la Saint-Cyprien en Dordogne. J'ai fait 16 %. Je suis arrivée derrière le candidat socialiste. Mais c'était un bon candidat. Mais ce qu'il y a pendant ma campagne, mon mari est monté, se fait ramonner mais ramonner tous les jours au bureau et on lui a dit que je n'avais que j'avais plus de devoir que de droit. Et ben voilà. Voilà. C'est bien pour ça que j'aime bien parler de la hiérarchie qui porte parfois une lourde responsabilité dans leur situation. Merci madame pour ce témoignage.

Je suis bien content de conclure ce débat parce qu'enfin on va pouvoir boire un coup parce qu'il fait chaud dans cette salle. Il fait chaud dans le Lotte Garonne. Merci pour votre accueil. Poursuivons la discussion. Merci Fabien, merci de tes réponses. Je sais qu'il y a d'autres personnes qui voulaient poser des questions. On prolonge la soirée. Il a fallu aussi aborder les différents thèmes. Je voulais remercier EC qui est là parce que cette initiative, elle est aussi une initiative avec le GERS. Donc je te laisse concure la soirée. Bon ben voilà, il me revient le la lourde responsabilité de conclure mais c'est pas une conclusion hein. Je crois que le débat fait que commencer.

On vous l'a dit, il y a des échéances fortes en 2026. On verra 2027 après, même si on y réfléchit, on y pense parce que c'est quand même une élection fondamentale. L'important l'important maintenant c'est de passer un bon moment ensemble, de manger un bout. On a préparé des bons produits. Je crois que c'est commun. C'est une préparation commune. On a une belle journée dans le Gers et demain vous aurez une belle journée dans le Lot Garon. Donc bonne fin de soirée à demain.