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interviewLCP (sur YouTube)· 8 mai 2025 59 min

Faut-il interdire TikTok aux enfants ? | Légi'Stream

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonjour à tous et bienvenue sur Twitch, sur la chaîne Twitch de la chaîne parlementaire. Bienvenue dans Legistream, une émission dans laquelle nous allons recevoir en direct deux élus, deux parlementaires, de députés et on commence tout de suite avec Laur Miller. Bonjour.

Bonjour. On a une demi-heure ensemble tranquille. On a du temps pour vous poser plein de questions et vous interroger grâce à mes camarades et collègues Maë Morin.

Bonjour. Salut Valérie et Hugo Couturier. Hugo auchoir comme on le connaît mieux sur les réseaux sociaux.

Réseaux sociaux bah tiens ça tombe bien l'orbid. Donc vous avez vu ça ? Je travaillis hein.

Je travaillais. Je rappelle évidemment vous êtes député renaissance de la Marne mais rapporteur de la commission TikTok. Qu'est-ce qui vous a amené à vous pencher sur ce réseau social en particulier ?

Euh alors c'est plusieurs rencontres euh notamment euh l'avocate euh du collectif Algos Victima euh que j'ai rencontré à la fin de l'année dernière euh et qui euh voilà à travers le récit qu'elle m'a fait de des voilà de des victimes qu'elle défend euh m'a alerté en effet sur euh bah voilà sur euh des gens qui subissent les réseaux sociaux et qui parfois en meurent des jeunes en l'occurrence des jeunes filles qui se sont suicidées et puis c'est elle qui m'a dit viens on va voir le documentaire qui était celui de France Télévision et d'Élisage. voilà sur des femmes qui à travers le monde finalement se battent contre les ces plateformes. Exactement.

Et donc voilà, au sortir de ça, je suis allée voir Guillaume Gouffier Valente qui est lui qui est celui qui m'avait introduit auprès de l'avocate et et je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose mais que ça méritait peut-être de travailler quand même le sujet parce que on a souvent tendance nous députés à à parfois balancer des propositions de loi pas forcément toujours extrêmement bien travaillé, il faut peut-être l'admettre. Et donc je trouvais que le sujet, il méritait quand même qu'on s'y arrête un peu et je trouvais que le l'outil de la commission d'enquête pouvait être le le l'outil le mieux approprié, le plus approprié. Plus particulièrement, je vais je vais préciser ma question.

Ce qui ce qui m'intéresse euh vraiment dans dans le fait que vous soyez rapporteur spécifiquement vous de cette commission là, c'est est-ce que vous étiez une utilisatrice de TikTok ? Est-ce que vous avez dans votre entourage peut-être des enfants ou en tout cas des des proches qui que vous avez vu voilà euh passer des heures et des heures sur TikTok ? C'est ça que je voudrais comprendre.

Qu'est-ce qui vous vous a touché dans ce sujet-là ? Ouais, ben moi c'est la je suis toujours intéressée sur les sujets de l'enfance. J'étais j'étais présidente d'une commission d'enquête sur l'aide sociale à l'enfance.

Donc c'est un sujet qui me touche beaucoup. Je pense qu'on doit protéger nos enfants, voilà, de manière générale. Et puis en effet, enfin, je pense qu'il faut être aveugle aujourd'hui pour pas se rendre compte que les réseaux sociaux, que l'écran, le téléphone nous impacte nous tous de manière générale.

Il faut se promener dans la rue, aller à la sortie d'un collège, d'un établissement scolaire de manière générale pour voir que il y a eu un changement ces dernières années, qu'on est focalisé sur nos téléphones, que c'est devenu un outil central dans nos vies quotidiennes. On se réveille avec le matin, on se couche avec le soir pour beaucoup d'entre nous, il faut l'avouer. Et donc et et donc j'ai choisi en fait de me centrer sur finalement l'élément le plus problématique.

Voilà, si je devais j'ai réduit finalement mon champ d'action en me disant qu'est-ce qui est le plus problématique aujourd'hui chez nos jeunes en particulier. Et en effet TikTok ça a été un sujet d'ailleurs lorsque j'ai fait adopter cette résolution à la fois en commission et dans l'hémicycle à l'unanimité. Ouais.

Mais certains députés voulaient l'élargir en disant je vois pourquoi on se consacre seulement à TikTok. C'était une demande de la France insoumise notamment euh qui qui se disait "Mais pourquoi euh pourquoi TikTok et pas Facebook, Instagram ? Qu'est-ce que vous lui avait répondu ?" Alors bah, j'ai je me suis j'ai j'essaie d'être pragmatique et en l'occurrence TikTok c'est euh le réseau social avec aujourd'hui hein l'algorithme qui est quand même le plus problématique, le plus vertigineux dans sa voilà la façon dont il vous enferme dans une espèce de bulle de vidéo infinie.

Et par ailleurs, c'est celui qui est le plus utilisé aujourd'hui par notre jeunesse, par les très jeunes notamment. Euh et donc je me disais qu'en me concentrant sur ce qu'il y avait de plus problématique, ça nous permettait quand même de pas avoir un sujet trop large dans lequel on aurait pu se se perdre un peu si on cible tous les réseaux sociaux. On a tendance à faire ensuite un rapport de 500 pages et finalement il n'en sort rien.

Vous vouz de l'efficacité. Voilà, je voulais avoir un objet très précis circonscrit qui est celui-ci en me disant de toute façon si à la fin on trouve des recommandations très pertinentes et applicables, on peut tout à fait demain les extrapoler et les élargir à d'autres réseaux sociaux. J'ai bien conscience que TikTok aujourd'hui, c'est celui-ci qui est problématique, mais que par exemple si on regarde Instagram copie finalement l'algorithme de TikTok et donc de plus en plus finalement tous ces réseaux sociaux vont avoir la même logique.

Donc j'en ai conscience mais en se focalisant sur celui-ci aujourd'hui un instant tit à mon sens d'apporter et je l'espère une réponse qui soit la plus efficace possible. Et il y a une question dans le chat madame la députée de Prosper qui dit combien et qui sont les pays dans le monde qui interdisent TikTok aux mineurs ? Une simple question que je me pose et j'irai même plus loin.

En France, on a des réseaux enfin les réseaux sociaux normalement sont interdits au moins de 13 ans. Le nombre d'enfants qui sont sur TikTok en tant qu'utilisateur ou en tant que créateur de contenu est absolument immense. Donc voilà ces deux questionsl comment on fait pour appliquer la loi et les exemples à l'international.

Alors à l'international, on voit que les choses bougent beaucoup. Euh ce qui est un peu euh problématique, j'allais dire aujourd'hui, c'est que les pays parfois qui sont les plus avancés, en tout cas les plus euh offensifs sur ce sujet sont pas forcément les pays les plus démocratiques. Donc euh difficile de prendre comme exemple la Chine euh sachant queon n' pas forcément envie de copier leur modèle euh de démocratie de manière plus générale.

Mais on rappelle que TikTok, c'est chinois à la base, TikTok, c'est chinois. Mais en effet, on peut tout à fait prendre cet exemple de de des Chinois qui ont un TikTok très différent d'une autre, c'est-à-dire qu'ils nous ont balancé le TikTok que vous connaissez tous, mais qui eux ont ce réseau social qui est adapté à leur jeunesse, c'est-à-dire sur le contenu. Chaque jeune qui se promène sur TikTok déjà ne peut le faire qu'une heure par jour.

Il y a un blackout, c'est-à-dire que TikTok s'éteint à 22h pour se rallumer le lendemain matin seulement. Euh et puis dans l'heure pendant laquelle les jeunes euh les mineurs peuvent regarder euh TikTok, en réalité euh il y a des contenus euh à caractère soit patriote soit éducatif qui sont régulièrement euh envoyés à leur jeunesse. Donc je trouve que ça ça permet quand même de nous interroger en disant enfin si euh si eux ont choisi de voilà de réguler de cette façon-là leur réseau social, c'est peut-être et que en revanche il nous envoie quelque chose qui de toute évidence a des côtés très toxiques et nocifs, euh faut peut-être se poser les bonnes questions.

Pour répondre aussi à votre question, il y a des pays qui se qui s'engagent. On a l'Australie qui est un exemple, voilà, qui a voté une loi pour la majorité numérique, donc pas de réseaux sociaux avant 16 ans, mais ils se sont donnés un an pour essayer de bah de voir comment appliquer cette interdiction avec ces questions quel réseaux sociaux on va cibler. on peut pas tous les mettre aujourd'hui au même niveau.

Donc eux par exemple en en sont au stade où YouTube ils ont décidé de ne pas le le faire de ne pas l'interdire parce qu'en effet il y a des contenus aussi éducatifs et qui peuvent être pertinents. Mais donc on voit bien que chaque pays euh la Nouvelle-Zélande hier a annoncé qu'elle voulait faire quasiment la même chose. Chaque pays se pose un peu les mêmes questions avec la limite c'est voilà comment est-ce qu'on met en œuvre une interdiction si on pose une interdiction.

Et justement, vous vous intéressez au mal-être des jeunes, des mineurs. Euh c'est quoi exactement ce vous vous intéressez à c'est des tendances qui sont problématiques, c'est des contenus en particulier qui sont dangereux, c'est quoi exactement ? Ben, il y a plusieurs étages finalement.

Euh alors déjà un, je pense qu'il est important peut-être de dire que la santé mentale des jeunes est un sujet fondamental, on en parle beaucoup, ça a été une ça a été inscrit comme grande priorité pour cette année la la question de la santé mentale et que supprimer demain les réseaux sociaux n'empêchera pas euh de enfin voilà, c'est peut-être un faux problème dans le sens où il y a quand même un vrai sujet de santé mentale dans notre jeunesse qui n'est pas que les réseaux sociaux. En revanche, ce que les professionnels qu'on auditionne nous ont tendance à vraiment nous dire, c'est que ça amplifie euh un mal-être déjà existant ou une fragilité, une vulnérabilité chez un jeune, le fait d'aller euh et euh voilà, de passer du temps et beaucoup de temps sur TikTok ou sur d'autres réseaux sociaux. C'est-à-dire c'est ça a un phénomène un peu voilà d'amplificateur plus que de créateur de de mal-être chez les jeunes.

Ensuite, qu'est-ce qui fait qu'il y a ce phénomène de maltre ? Il y a évidemment, vous l'avez dit, des contenus qui sont nocifs. Donc il y a ce que le jeune va voir sans forcément l'avoir d'ailleurs sollicité, demander quand il va sur les sur TikTok en particulier.

Moi, j'ai fait le test he de de créer un compte en mettant une photo libre de droit, je le précise, mais d'un enfant pour me dire déjà est-ce que TikTok va voir qu'en effet j'ai clairement pas l'âge d'être sur ce réseau social euh ce à quoi il ne s'est rien passé. Enfin, pour qu'on soit voilà, vous avez choisi comme si vous étiez d'un enfant. Et alors et alors il s'est rien passé.

C'estàd qu'au bout de quelques secondes, j'ai pu évidemment me connecter et et très vite, je suis tombé moi sur des photos sur des vidéos de de jeunes filles un peu tristes, voilà qui parlait de un garçon qui les avait quitté et cetera et le fait d'être resté sur les sur les vidéos m'a conduit en effet à n'avoir plus que ça et assez vite mais vraiment quand je dis assez vite c'est en quelques minutes, à des contenus de scarification. OK. Et de promotion de la scarification.

J'allais dire peut-être un peu dans le même style. Par exemple, il y a une tendance une trend skinny euh qui fait un peu la enfin qui fait la promotion de la migreur. C'est le genre de de c'est le genre de contenu en effet qui sont ciblés dans lesquels finalement des jeunes filles en l'occurrence mais des jeunes peuvent se retrouver sans encore une fois c'est ça qui est problématique dans l'algorithme c'est sans l'avoir sollicité.

C'estàd qu'aujourd'hui vous euh comme moi, on peut aller sur euh sur Insta, sur faire une recherche ou suivre des comptes parce que ça nous intéresse et cetera. Là euh on ne demande rien et on peut tomber et se faire très vite enfermer finalement dans des vidéos qui voilà qui a il y a aussi la question de la pédocriminalité puisque France on a fait un enfin un reportage il y a pas longtemps sur les fameuses emotes pizza ou les emotes je reprends pêche et cetera pour les pédophiles se repérer entre eux. Exactement.

C'est en fait le ce TikTok comme d'autres réseaux sociaux, c'est un espèce de vivier pour les ce qui est ce qui doit tous quand même nous faire frémir. C'està-dire que et par ailleurs l'algorithme va proposer à des à des pédophiles euh de nouveaux c'est un puissant fond quoi. Vous parliez des auditions tout à l'heure et vous allez donc convoquer des tiktokeers identifiés comme problématique pour les pour les interroger.

C'est qui les tikteurs ? encore il y en a il y en a énormément au notamment voilà il y a beaucoup de noms qu'on peut tous avoir en tête adé Laurent enfin il y il y en a quelques qui revenent moi je connais pas bien donc dites-moi par exemple c'est qui ce adé Laurent et non mais c'est alors ouais si je le cite c'est parce que quand je vais dans des collèges ou des lycées dans ma circonscription je leur demande mais je leur dis c'est qui les ceux qui vous semblent un peu avoir des contenus problématiques et souvent voilà c'est c'est des personnalités qui peuvent revenir à l'exitchen aussi voilà qui et qui bah qui ont une qui ont qui ont des propos extrêmement dégradants et sexiste pour à l'égard des femmes vraiment euh entre autres hein. Voilà, principalement c'est ça et donc qui véhiculent en effet Ouais. des et puis surtout qui voilà qui ont créé une communauté qui les suit et c'est ce que nous expliquait on avait une table ronde hier sur les déribes sectaire et en fait voilà il y a le sentiment un peu de de d'endoctrinement d'appartenance à une communauté et donc où les les ce serait les mêmes mécanismes qu'une secte pour on peut Ouais ouais parce que ouais on pourrait les associer parce que sur notamment sur une jeune fille qui voilà qui qui parlait de suicide et qui était très suivie ça a d'ailleurs été signalé elle a été signalée des des jeunes filles mettaient des commentaires en disant si elle s'en va c'estàd si elle se suicide moi je vais faire pareil et donc ouais il y a il y a un côté quand même en fait endoctrinement et un peu sectaire ou j'allais dire j'ai vous avez lancé une grande consultation citoyenne justement pour recueillir un peu les avis de tout le mond alors on peut je te laisse préciser peut-être comment on fait pour y aller et sur internet sur le site de l'assemblée voilà exactement allez aller faire la consultation moi je l'ai faite et vous demander des exemples de de d'influenceurs de compte en tout cas qui qui seraient problématique d'une façon ou d'une autre.

Votre but c'est quand même de de pas de cibler les les les comptes mais en tout cas de de les responsabiliser au-delà de la plateforme de responsabiliser les créateurs de contenu. Euh honnêtement non parce que je pense queonarrivera pas à les responsabiliser. Le fait de pouvoir en auditionner quelques-uns nous permet peut-être à travers l'audition qu'on aura de pouvoir essayer de comprendre peut-être déjà leur lien avec TikTok.

Est-ce que TikTok en effet les incite à poursuivre en la matière et voilà, est-ce qu'ils ont conscience aussi peut-être de ce qu'ils peuvent susciter, provoquer chez la chez les jeunes ? En revanche, voilà, ils sont adultes, responsables sur ces plateformes là. De toute façon, un des enfin en tant que streamer, je connais à peu près l'économie du sujet.

L'un des trucs les plus importants pour les faire changer, ça va être la monétisation. B je je pense que ce vous devez déjà avoir ça en tête notamment pour vos recommandations de forcer TikTok à couper les certains peuvent se faire du 6000 € 8000 € par mois parce que la monétisation de TikTok euh marche très bien et c'est comme ça aussi hein qu'ils attirent du monde et enfin après là je présuppose hein mais je pense que ça va être une des plateformes et justement dans vos auditions est-ce que vous avez prévu notamment de déciderner alors je connais pas son nom public mais le roi des rats qui est un youtubeur qui a beaucoup alerté sur justement les dérives de TikTok et d'autres sur YouTube et cetera et qui a fait un énorme travail, qui intervient dans des écoles de journalisme et cetera. Est-ce qu'il est prévu dans les auditionnés ?

Alors, on n pas arrêté pour être tout à fait honnête, on n pas encore arrêté le les noms des personnalités. En fait, il y en aurait énormément et en même temps, c'est vrai que c'est important de le faire mais on va pas pouvoir faire audition tout le monde. Donc, il faut qu'on essaie de trouver un panel entre guillemets représentatif et pertinent.

En tout cas, je dis aux gens de qui nous regardent, allez foli des rats et si aussi est-ce que vous avez prévu d'interroger les services secrets euh la DGSE ou la DGSI ? parce que je présuppose qu'ils doivent quand même scruter les réseaux sociaux pour les signaux faibles parce que c'est vrai que les adultes sont pas forcément sur TikTok et peuvent passer à côté de certains éléments. Donc est-ce que vous avez prévu en les services de l'État de manière générale, on a prévu eux je ne sais pas si ils auront la la capacité de d'être auditionné en tout cas filmé comme voilà ça peut être des choses qui se font à clos et pour clore ce ce chapitre sur les auditions euh peut-être aussi les dirigeants de TikTok c'est qui c'est quoi ce sont des gens qui sont en Chine est-ce qu'on a des représentants en France comment expliquez-nous ou il y a des dirigeants, il y a des responsables français donc en effet c'est eux de alors je sais pas si vous avez en tête mais le le Sénat avait avait auditionné et donc on a reçu les sénateurs la semaine dernière qui honnêtement nous disait qu'il y avait pas grand-chose à attendre de ce ces auditions parce que il nous disait mot pour mot c'est ces ces dirigeants préfèrent passer pour des idiots plutôt que de répondre réellement aux questions qu'on leur pose.

En revanche, ça peut être intéressant quand même, ne serait-ce que pour le grand public, de les mettre face filmer en direct sur voilà l'Assemblée nationale, de les mettre face à leur contradiction en leur montrant peut-être voilà des contenus que qui nous semblent problématiques pour voilà entendre leurs réponses. Mais en effet voilà déjà en comme vous le dites, l'organigramme est pas connu donc on arrive à retrouver des noms et voilà, on a quand même un dialogue avec certains d'entre eux mais tout ça est quand même très très opaque volontairement. H et justement à propos des dirigeants de TikTok, vous avez dit ils ne sont pas neutres, il faut qu'on puisse trouver comment qualifier leur responsabilité.

Ça veut dire quoi pour vous ils sont pas neutres ? Ben, ça veut dire qu'aujourd'hui, ouais, on a peut-être pas tous conscience de ça, mais aujourd'hui, les plateformes et particulièrement TikTok sont de simples hébergeur. C'est-à-dire, il on considère la la réglementation aujourd'hui considère qu'ils hébergent du contenu et c'est ce que eux revendiquent et qu' et qu'ils n'en sont donc pas responsables.

à l'inverse du droit des médias où aujourd'hui si vous publiez dans votre dans votre journal des insultes à l'égard de quelqu'un, ben le le l'éditeur du journal est responsable, y compris pénalement de ce qu'il publie. Finalement, aujourd'hui, c'est pas le cas pour les pour les plateformes et c'est un des enjeux et c'est ce qui peut un jour peut-être conduire à les responsabiliser et à les faire changer, c'est qu'en effet, si demain ils se rendent, ils deviennent des vrais éditeurs du contenu, ce qui est le cas, ils sont pas neutres. l'algorithme met avant volontairement et ils mettent en avant certains contenus parce que ça leur rapporte à la fin plus d'argent.

Donc ils sont pas du tout neutre mais ils sont considérés par le droit aujourd'hui comme de simples hébergeurs. Donc ça c'est évidemment un levier pertinent mais c'est à l'échelle européenne que ces choses-là peuvent se et et en parlant de ça il y a enfin directement il y a Vince qui dit "Bonjour LCP TikTok a été sponsor du Tour de France avec une caravane publicitaire. Est-ce vraiment la place d'un réseau sur cette manifestation ?

On peut penser au festival de Cannal vous dire sûr. Comment du coup faire pour quand on a des opérateurs comme ça qui deviennent sponsors de gros évents ? C'est des vraies questions.

On est dans voilà une économie de marché, on fonctionne de cette façonl donc on peut pas leur interdire ce ce genre de démarche. Mais ça nous pose question sur peut-être de manière générale sur le le pouvoir du politique sur des géants de l'économie aujourd'hui que sont les plateformes quoi. C'est des gens qu'on peut pas ignorer.

Euh on peut considérer qu'on en a parfois besoin parce qu'en effet ils ont une influence énorme sur l'information qui circule, la communication. Mais euh il faut avoir conscience quand même des limites et que encore une fois enfin notre sujet c'est la protection des mineurs, c'est pas du tout de faire euh voilà de de supprimer la liberté d'expression sur les réseaux de manière générale, de d'interdire ces réseaux sociaux, c'est comment est-ce qu'on arrive nous à protéger nos jeunes parce qu'ils sont pas armés de la même façon que nous pouvons on peut l'être quand on y va. Vous parliez de l'Europe à l'instant.

Euh expliquez-nous, il y a une vraie différence en fait entre le traitement français et donc hexagonal de ce que nous on pourrait faire ici et la législation européenne ? Qu'est-ce qui bloque ? Qu'est-ce qui fait différence ?

Ben, c'est on a choisi collectivement au sein de l'Union européenne à déléguer cette compétence euh sur le le numérique, donc au droit de l'Union européenne. Euh en soit, c'est ça peut paraître assez cohérent et ça l' sans doute. Maintenant, le l'enjeu, c'est que chaque pays et nous particulièrement, on doit pouvoir euh faire évoluer les choses euh et faire pression entre guillemets.

Le DS, ça va pas bloquer. C'est ça, c'est là où je voulais que votre travail est super intéressant. ça va nous alerter.

Mais après si l'Europe dit exactement, il faut avoir conscience des limites, c'est-à-dire qu'on pourra pas, on parlait de du fait de changer leur responsabilité, de les qualifier d'éditeur. On ne peut pas aujourd'hui le faire nous seulement en France de la même façon que la la l'interdiction de de l'accès aux réseaux sociaux, la majorité numérique, toutes ces choses-là. On a la limite en effet du droit européen.

Donc la la bonne nouvelle, c'est que le DSA qui a été qui a vu le jour et qui est en phase d'application va nous permettre de de réguler à l'échelon européen. La mauvaise nouvelle, c'est qu'en effet, on a perdu une part de notre souveraineté et peut-être que il faut réinterroger voilà, on va avoir une nouvelle présidence de l'Union européenne cet été. Peut-être qu'il ça mérite de réinterroger peut-être les choses.

Est-ce qu'il faut pas récupérer un petit peu de notre souveraineté sur ce sujet C'est d'autant plus, j'allais dire c'est d'autant plus compliqué que c'est des sujets sur lesquels les plateformes sont hyper mouvantes. On a vu Facebook qui d'un jour à l'autre dit on change nos manières de modérer et qu'en plus quand il faut prendre la décision à 27 ça se fait pas du jour au lendemain. Lourd et donc forcément il y aura toujours un retard du coup à 27 s' a la Roumanie.

Ouais, vous allez voir je vais en venir avec la fameuse élection présidentielle avec George Scou, je crois de son nom qui a été élu sans faire campagne dans les médias mais uniquement sur alors pas élu mais qui était oui enfin pardon qui était excusez-moi le lapsus mais qui est arrivé en tête aux élections et qui a donc été retiré de ces élections parce qu'il avait pas déposé de compte de campagne. Je crois que c'était trouvé un moyen de l'évincer de ça Ouais. Non non ça pose des vrais sujets pour nos démocraties.

Donc évidemment, il faut pouvoir interroger la façon dont nous on peut agir, mais je je trouve que ce que les auditions commencent à enfin et puis le le débat actuel qui est quand même très grand public nous interroge sur le fait que on va jouer un peu au jeu du chat et de la souris et qu'on sera toujours en retard quoi parce qu'évidemment elles sont hyper puissantes ces plateformes et que ils arriveront toujours à contourner une règle parce que il voi bien en plus ils sont tout à fait lucides et il voit bien qu'en effet pour que nous on bouge à 27 et ben le le temps est forcément un temps long et que eux ont une rapidité pour modifier en effet leur stratégie qui est sans commune mesure. Mardi prochain, le le chef de l'État devrait annoncer plusieurs référendums. D'après les informations du Figaro lors de cette interview sur TF1, on sait qu'il y a quelques temps, il y avait des rumeurs d'un potentiel référendum sur notamment le l'exposition aux écrans des enfants.

On est dans le sujet. Est-ce que vous souhaitez vous ce que ce référendum ait lieu ? Alors, j'ai pas d'information sur le fait qu'il puisse proposer ce sujet.

Moi, je pense que c'est un bon sujet. C'est on les les Français sont tout à fait lucides là-dessus et ils sont plutôt demandeurs en tout cas d'une intervention de l'État, des pouvoirs publics là-dessus pour notamment les parents pour les ça. Donc, il y a Gabriel Atal déjà qui avait lancé l'idée aussi de de voilà sur les téléphones portables, il y a cette espèce de de conférence audelà au-delà du référendum.

De toute façon, il y avait quelque chose sur l'enfance qui était voilà comme une espèce de convention citoyenne qui qui est sur le temps scolaire, voilà, mais qui va voilà pour s'intéresser aux enfants, l'enfance et cetera. Euh au-delà de ça, euh je je je j'en reviens quand même à cette question qui est est-ce que euh on j'ai l'impression qu'on ne pourra pas faire grand-chose tant qu'on tant que l'Europe n'interdira pas. Ma question c'est est-ce qu'il faut pas se battre au niveau européen ?

Je pense que les deux euh doivent être envisagés. Il faut à la fois faire pression et être un pays moteur sur la question. Et ça, en effet, euh je crois qu'on ne l'est pas encore, mais qu'il faut absolument qu'on le devienne.

Et il y a quand même un je trouve qu'il y a quand même un mouvement qui se fait euh beaucoup de parlementaires sont intéressés par le sujet et ont conscience qu'il faut pouvoir avancer beaucoup plus vite sur le sujet. Donc, il faut qu'on soit moteur pour influer euh en effet sur euh bah ce qui peut se passer à l'échelon européen. Mais je pense qu'il y a tout un tas de leviers qui peuvent être à notre portée au niveau national.

La vraie question, c'est est-ce qu'il faut interdire pas interdire l'accès ? Et alors euh vraiment histoire de de d'aller au bout de de la démarche euh et les parents dans tout ça parce que donc du coup on demande voilà aux enfants enfin en tout cas vous posez des questions dans les collèges, dans des lycées, vous prenez des infos, c'est super. C'est quoi le retour que vous avez des parents ?

On le voit notamment dans le documentaire qui est excellent d'Élis Jado qu'on avait reçu par ailleurs ici dans l'émission qui s'appelle Z. Euh mais l'idée c'est que c'est quelqu'un qui travaille beaucoup sur les réseaux sociaux et qui connaît bien le sujet. On voit, il y a cette espagnole, cette maman espagnole qui réussit à retourner finalement tous les tous les parents pour pour leur dire "Mais en fait finalement, c'est pas celui qui n'a pas de téléphone portable qui doit être isolé, mais c'est l'inverse.

C'est que c'est voilà, je trouve que l'histoire, elle est super belle. Est-ce que vous pensez qu' elle peut se reproduire ? Est-ce que c'est pas finalement un message peut-être presque de voyez comme une pubera à la télé pour dire bah vous aussi voilà, est-ce qu'il y a pas un travail à faire là-dessus ?" Bien sûr.

Ouais. Ouais. Moi, je suis convaincu que de toute façon, il y a pas une seule bonne solution pour résoudre ce sujet de l'accès aux écrans aux réseaux sociaux chez Neogène.

C'est plein de solutions qu'il faut pouvoir combiner et une des solutions, c'est la sensibilisation. Donc évidemment, à l'égard des parents, à l'égard des enfants, aujourd'hui, il y a un gouffre entre des parents qui peuvent être hyper sensibilisés, hyper volontaires et qui ont les moyens de le faire, c'est-à-dire voilà une disponibilité pour leur enfant, la capacité de leur offrir d'autres activités, de les mettre dans des écoles, dans dans voilà. Évidemment, ces parents-là, il faut sans doute quand même déjà, on le sent quand on en discute avec eux, beaucoup de volonté pour tenir et chaque année qui c'est voilà qui les rapprochent du collège puis du lycée, c'est vraiment très complexe.

Donc déjà, je les admire beaucoup mais il y a un gouffre entre ses parents et d'autres parents qui ne sont pas du tout sensibilisés au sujet. Euh moi je voyais voilà, j'ai un quartier un peu plus euh difficile dans ma circonscription à Reins euh où euh des travailleurs sociaux m'expliquaient que pour certains parents, c'est une source de fierté de voir un enfant très jeune, leur enfant qui a un téléphone euh qui euh qui vole qui sait s'en servir, qui sait reproduire des chorégraphies et cetera, même à 2 3 ans. Oui.

Et qui même quand on leur met un livre essaie de zoomer sur les Exactement. Ça c'est ça c'est aussi des témoignages que j'ai de voilà de directrice de crèche qui voit en effet ça au quotidien des dans les écoles dans certaines écoles des des directrices des des instites qui disent qu'en effet elles elle ell elle récupère à 3 ans des enfants qui ont déjà passé mais qui passent au quotidien plusieurs heures sur les écrans et en effet elle voit le le voilà le le les effets nocifs. Je pense que pour le coup, il nous manque clairement un un message qui soit et c'est ce qu'on essaie aussi de démontrer avec les auditions des professionnels de santé, un message un peu de santé publique, c'est-à-dire la commission écran avait avait déjà bougé mais on est on est arrivé l'année dernière à un moment où avec la dissolution paf, on est passé à autre chose et et je trouve que on voilà malheureusement on n'a pas encore sensibilisé assez.

Il faut il faut des messages de publicité, je suis d'accord. Il faut que dans tous les euh les cabinets médicaux, on ait un espèce de placard. Au moment où on a interdit la cigarette, au moment où on a interdit l'alcool, il y a des décennies pour les mineurs, on a eu ce message de santé de santé publique qui a été fait où les gens se sont dit ou là en fait c'est nocif pour la santé de nos enfants et il faut qu'on ait exactement la même chose pour responsabiliser et pour informer ceux qui ne le seraient pas encore et qui pourraient vraiment de bonne fois se dire qu'en fait le téléphone il y a aucun problème avec ça chez les plus jeunes.

Et il y a une question de Popping qui demande est-ce que la député Lor Miller est sur les réseaux sociaux sans certelle et serait-elle prête à ne pas s'en servir ? Euh alors oui, je suis sur les réseaux sociaux euh pas forcément tous hein, j'ai de la marge en la matière mais euh c'est un c'est un vrai levier de de d'information aujourd'hui si on veut pouvoir euh faire passer des messages à l'égard des de nos électeurs, des habitants de nos circonscriptions, on a besoin aujourd'hui des des réseaux sociaux et puis moi j'avoue sans sans sans difficulté, je trouve il y a évidemment une forme de dépendance. Enfin, moi il m'arrive de passer du temps sur Instagram avant d'aller me coucher.

Surtout en séance, vous avez du temps aussi parfois. On a des séances. Alors je je remarque aussi parfois certains qui en fait ne faut pas que travailler sur on voit les écrans pas pendant vos discours.

Non évidemment jamais vous écoute sagement. Non bien sûr mais bien sûr on peut ça nous interroge tous sur mais d'ailleurs le seul débat que dans chacun de nos foyers de dire attention pas d'écran sur nos enfants et cetera doit nous interroger aussi quand vous dites à votre enfant qu'il faut pas regarder la télé mais que vous êtes sur votre téléphone en même temps que vous lui parlez. Il y a un problème de cohérence.

On en a tous conscience mais on est tous un peu accro en effet à notre à notre téléphone portable. Et juste j'allais dire parce que là on on aborde des nouvelles mesures qu'il faudrait prendre. Euh on en parlait tout à l'heure, il existe déjà la la une loi qui fixe une majorité numérique euh pour pouvoir s'inscrire sur les sur les réseaux sociaux et quand on est en dessous, il faut l'autorisation des parents.

Euh je est-ce que elle est vraiment suivie cette majorité numérique ? Et dans ce cas-là, est-ce que plutôt que d'avoir de nouvelles mesures, il faudrait pas voir comment renforcer ça ? J'ai jamais vu sur TikTok ou nulle part le besoin de rentrer une carte d'identité, un truc s'est Non, parce que cette loi qui est celle de de Laurent Marcangeli, elle n'est pas les décrets d'application ne sont pas sortis parce qu'en fait, elle est entre guillemets bloquée par la validation de de l'Union européenne.

Donc encore une fois, on revient un sujet de de compétences qui peuvent nous bloquer ou nous amener à nous poser une autre question en se disant "Bon, là-dessus, il faut absolument faire du lobbying dans le bon sens du terme", c'est-à-dire être un état fort engagé pour pouvoir faire bouger l'Union européenne sur ce sujet-là. En parallèle euh on peut utiliser d'autres leviers euh nous en droit interne euh sur notamment l'accès au téléphone. Si on narrive pas à bloquer les plateformes et à les faire évoluer, regardons quel est l'outil qui est celui qu'on utilise pour accéder aux plateformes qui est le téléphone portable pour voir comment est-ce qu'on peut euh limiter l'accès au plus jeunes.

J'ai une dernière question. Est-ce que vous avez déjà euh parmi vos contacts euh des euh streamers, des Mais non, mais des Non, mais des tiktokeurs, des youtubeurs euh qui seraient prêts à vous suivre, qui seraient prêt même à lancer un message. Non, mais je pensais à alors pardon pardon, je pensais à des très très très connus. bientôt toi mais pas encore.

Euh non mais je pensais à des à des Squeezie enfin voilà des de très très grands noms comme ça qui seraient prêt à vous suivre là-dessus qui euh j'ai pas de contact particulier à ce stade mais en effet il faut mais ça pose quand même la question de McFly et Carlito qui serait prêt aussi peut-être à une chanson qui s'appelle TikTok Girl par exemple qui était pas très bonne mais mais qui existe mais qui existe. Non mais voilà ce serait l'idée aussi. Ça pourrait être l'idée de toutes les solutions.

Encore une fois, ça ça changera pas la donne, je le crois, parce qu'en fait, il y a les contenus nocifs aujourd'hui ou les contenus problématiques sont beaucoup plus attirent beaucoup plus l'œil de nos jeunes que des contenus à caractère préventif et qui les incit à arrêter. Mais en effet, c'est plus évidemment on aura des personnes influentes sur les réseaux sociaux qui s'engageront, mieux ce sera pour en effet convaincre nos jeunes qu'il faut faire attention. Et ben on va suivre ça de très très près.

On avait plein d'autres questions à vous poser mais c'est un c'est un vrai non mais c'est un sujet qui est super intéressant pour en parler fera un live vous reviendrez sur euh lég stream et sur Twitch pour en parler en direct. Merci beaucoup pardon et puis ben voilà vous reviendrez pour nous en parler. Je vous laisse céder votre place à Julien Gokel.

Merci beaucoup. Au revoir. Et on accueille tout de suite Julien Gokel.

Bonjour. Bonjour. Installez-vous pour un tout autre sujet.

On pourrait parler de TikTok aussi. Je vous avez un compte TikTok ? Non même pas.

Bah voyez, bon ben vous êtes pas vous avez même pas Twitter enfin un Twitter pas actif. Alors je suis oui j'ai un Twitter pas très actif. Je suis Twitter surtout pour regarder un petit peu ce qui se dit mais mais je ne suis pas très actif sur Twitter.

J'essaie d'être actif plus spécifiquement sur sur Facebook, sur sur LinkedIn et sur Instagram. Sur Instagram, j'y suis quand même, vous inquiétez pas. Je suis pas encore assez vieux pour ne pas y être.

Mais même les même les plus anciens d'ailleurs sont plus parfois plus actifs que certains. Connaissezvous Charles Decourson ? Ah Charles lecours d'ailleurs éide.

Je vous présente quand même hein. Donc vous êtes député socialiste du nord et le nord bah c'est c'est Arcelor Mal. Voilà.

Ben non mais c'est vrai que évidemment enfin là ce qui ce qui nous intéresse c'est la suppression de de 636 postes malgré malgré les aides de l'État. Il y avait une réunion hier sur l'avenir d'Arcelor Mital. Est-ce que vous y étiez ?

Oui, j'ai j'y ai participé. C'était une visionférence à l'initiative du ministre de l'industrie, Marc Ferat. Absolument.

Euh visoconférence qui avait pour but à la fois pour le ministre d'écouter euh les représentants syndicaux des différents sites touchés h par euh par les suppressions de postes et par le contexte effectivement qui touche qui touche la sidérurgie euh nationale et européenne et euh bien entendu les qu de cette réunion mais qu'elle arrive un peu tard mais euh elle était nécessaire au regard des annonces qui se sont déroulées il y a 15 jours par de la part de d'Arceller Mital tardif parce qu'il y a eu un certain nombre d'alertes qui ont été faites auprès de auprès du ministre auprès du gouvernement Je vous parle, je vous parle de ça parce que ce matin, vous l'avez peut-être entendu, il y a Xavier Bertrand qui était très en colère hier participé d'ailleurs évidemment participé à cette à cette réunion et il était très en colère ce matin sur sur France info et notamment en colère vis-à-vis de François Baïou. Il lui a clairement dit pourquoi pourquoi vous n'étiez pas là ? Pourquoi le premier ministre n'était pas là ?

Et qu'attend-il pour intervenir ? Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Je vais vous raconter une anecdote.

La semaine dernière quand j'ai posé ma question gouvernement, ma question gouvernement était précisément adressée au Premier ministre. Absolument. Évidemment, je savais que Marc Ferat allait me répondre.

Néanmoins, je voulais que le premier ministre prenne la mesure de ce qui est en train de se dérouler dans ce cadre-là et qu'effectivement est-ce que le contexte de débattre ou de recevoir un certain nombre de groupes politiques et parlementaires sur la question de la proportionnelle était un élément d'actualité par rapport à ce qui touche un certain nombre de familles de salariés de la sidérurgie française notamment sur sur nos territoires. Il n'a même pas attendu la fin de ma question. Il s'est levé à 30 secondes et il est parti.

Il est revenu quelques minutes plus tard, il a laissé Marc Ferat répondre. Et ça m'a en tout cas envoyé un message. Ça envoyé un message à toute la cidérurgie et à celles et ceux qui sont touchées par ce contexte.

Ça envoyé un message comme s'il n'avait finalement on avait rien à faire. Vous ne prenez pas la mesure de du sujet. Donc on n pas entendu sur le sujet.

Et effectivement là où je partage ce que dit Xavier Bertrand, ça pas toujours été le cas mais mais on s'entend plutôt on s'entend plutôt bien Xavier Bertrand et on est tous sur une union sacrée des élus locaux et régionaux pour défendre la sidérie et ça c'est important. qu'on travaille dans le bon sens et dans le même sens pour bien entendu défendre notre sidérurgie notre souveraineté industrielle assez rare pour être souligné mais cétait aussi le cadre de votre élection on rappelle la particularité de votre élection sacrée exactement et donc c'est comme ça qu'on a qu'on a évoqué en tout cas le travail dans le même sens et ça prouve bien qu'on peut travailler politiquement intelligemment et pragmatiquement et donc effectivement on a je partage ce que dit Xavier Bertron comme un certain nombre où le premier ministre aujourd'hui est malheureusement très très très silencieux sur cette question voilà qui pourtant une question de souveraineté industrielle et surtout sur la question de la production des en Europe et en France mais est-ce qu'on s'y attendait pas un peu à la situation là avec Harcelor Mital après ce que les journalistes Astruck et Fressni avaient qualifié de tragédie de la gauche avec Florange il y a il y a 12 ans est-ce qu'on s'y attendait pas finalement que ça arriverait tôt ou tard que Mital allait de nouveau, je vais pas dire trahir ses engagements mais de nouveau fermer des usines en France ? Euh il y a une part euh d'éléments qui nous pouvaient nous permettre de penser qu'il y aurait euh des agissements de la part de Milital, mais il fonctionne au rapport de force, il est très sensible aux aides publics.

C'est c'est comme ça, c'est multinationale, l'Xital fonctionne comme cela. Euh c'est d'ailleurs le pouvoir des multinationales sur sur le sur l'ensemble des gouvernements. Et c'est là qu'à un moment donné, il faudrait peut-être armer la puissance publique pour avoir un peu plus la main. 300 millions d'euros.

Alors, il y a peut-être des propositions de loi spécifiques dans ce cadre, des mesures à adopter. En tout cas, on est en train d'y réfléchir. Il y a effectivement peut-être une ma mise de l'État sur une entrée en capital, une nationalisation éventuelle.

Il y a des éléments aujourd'hui qui sont un peu sorti de toute part mais la question qui se pose aujourd'hui à notre sens d'abord c'est qu'il y ait une réponse de la part de MELL. Là où effectivement il y a une, vous le disiez, il y a il y a une il y avait il y avait peut-être des éléments qui étaient tangibles. On savait qu'effectivement qu'il y aurait des délocalisations sur les fonctions de support.

C'était pas forcément quelque chose que que l'on abordait avec positivité mais il y avait en tout cas ces indicateurs là. Moi ce que je remarque et pour avoir eu un certain nombre d'alri des échanges avec l'ensemble des représentants syndicaux, c'est que depuis 9 mois, il y a effectivement un processus qui s qui s'est enclenché de la part du du groupe Mital avec un changement de comportement clair et net sur en tout cas ses ambitions stratégiques en Europe et en France. Il y a le contexte de la concurrence desloyale.

Les importations aujourd'hui notamment de l'es chinois ou indien aujourd'hui ils sont complètement en train d'inonder l'Europe et donc ça a créé effectivement toutes ces difficultés là. Il y a euh ce besoin, cette nécessité d'une réponse européenne et donc le le les mesures du plan acier qui ont été d'ailleurs présentées et bien accueilli par les sist harcèlur militant en mars dernier pouvait nous permettre et peuvent nous permettre effectivement de pouvoir enviser peut-être enfin avec un plan acier des mesures, c'est-à-dire aujourd'hui que vous avez vous avez 30 % aujourd'hui d'importation d'acier qui vient d'état tiers notamment indien et chinois et donc le but du jeu c'est de d'avoir un cô à 15 % pour permettre de souveraineté européenne et Voilà, d'avoir aussi une protection commerciale spécifique, d'avoir la taxation carbone bien évidemment au niveau européen qui permettrait effectivement de pouvoir éviter cette concurrence des loyal, de garder cette concurrence loyale spécifiquement pour la production ch et donc de garder notre souveraineté industrielle. Et là où on ne comprend pas, c'est que c'est la mise en application de ce plan acier qui est très difficile qui est long.

Ant c'est toujours la difficulté de l'Europe, c'est toujours la difficulté du du bas du contexte qui s'est basé sur l'acier l'Europe. Exactement. Je Exactement.

Et donc si vous voulez, on se retrouve encore une fois à l'expliquer à des salariés, à l'expliquer à des habitants, allez expliquer à tout à chacun que euh Donald Trump est capable aujourd'hui de taxer en moins de 48 he par décret, que les Chinois sont capables de subventionner massivement en l'espace de quelques heures et en espace de quelques jours l'ensemble de leur production d'acier à bas cou et et à bas carbone pendant que nous nous mettons 6 mois, un an à mettre en place des mesures qui sont nécessaires et rapides à mettre en place. Et quand je vous parlais du processus tout à l'heure que que qui nous a effectivement amené à voir ces euh ces difficultés et ces suppressions de poste, euh on a pu voir effectivement que au premier semestre 2024 Rolland l'Escure à l'époque ministre de l'industrie est venu annoncer un certain nombre d'aides publiques spécifiques euh pour un projet de décarbonation notamment à Dinkerc puisque c'est le principal site hydérurgique européen. Bien sûr il y a d'autres sites en France he il y a Florence, il y a il y a Bindre et autres mais vous faux surmer euh mais le projet le projet phare c'est le projet décarbonation àquercque avec la question de la neutralité carbone à l'horizon 2050 avec une baisse d'émission de gaz à effet de serre à l'horizon 2030.

Je rappelle quand même que et qui le porte ce projet du coup ? Alors normalement c'est harcital à 1,8 milliards avec les a public avec une avec une aide publique de 850 millions d'euros de la part de l'État sauf que il suspendent au mois de novembre pour les raisons cause 2.0.

Oui notamment. Mais euh et donc on a effectivement aussi ces ces alertes de de projets qui ne se fait pas, d'outils de production qui ne sont pas maintenus, de euh sous-effectif dans les sites de production notamment euh je le dis par par rapport au fait que je le connais à DUI Kerkc et euh vous avez la démission de Mathogel qui est le directeur industriel, celui qui porte le projet de décarbonation à un moment donné dans les dans les mois qui ont qui ont qui ont suivi, c'est-à-dire en début d'année qui est parti et a un changement complètement de comportement de de communication entre les élus locaux et et heror sans suite Puis derrière effectivement des indicateurs qu'on avait, c'est-à-dire des délocalisations de fonctions support et donc des suppressions de poste dans les fonctions support qui était effectivement prévu. Là où il y a une inquiétude et là où on on n'est pas rassuré et là où on a été très désagréablement surpris, c'est que c'est l'outil ce sont des postes dans les outils de production et notamment sur les outils de production dont on a besoin qui sont déjà sousffectif qui ont été annoncés.

Donc ça prouve une forme de saigner, une volonté peut-être et peut-être certaine de désengagement de la part d'Arcalable ou une volonté de de rapport de de rapport de force qui pourrait permettre éventuellement d'avoir des réponses au niveau européen. Aujourd'hui les échanges qu'il y a entre Marc Ferci et et Harcel Mital, c'est qu'ils veulent effectivement une application rapide des mesures du plan acier dont on évoqué tout à l'heure et effectivement ça tarde et donc à la fois si a cette réponse de d'application rapide des mesures du plan acier Mital devra prendre un moment ses responsabilités et répondre à cette simple et unique question est-ce que vous est-ce qu'ils veulent encore rester produire en acier produire de l'acier en Europe et en France ? Jie, c'est cette question là.

Donc c'est pour ça que les élus locaux, c'est ça aujourd'hui la la détermination qui est la n d'accueillir une table ronde clairement avec l'État, avec l'Europe, Stéphane Séjourné, avec Marc Ferat, éventuellement le premier ministre si vous fait mais se retrouver effectivement avec une réponse claire de de de MAL, du groupe Mital, est-ce que vous voulez encore rester en se posera la question à un moment donné de de la reprise par en main de notre de notre outil de industriel, de outil de production et souveraineté spécif nationalisation en Pourquoi pas ? Ça peut être un élément qu'on met sur la table. En 2012, Arnaud Montebourg avait déclaré au moment de l'affaire avec Florence, "Nous ne voulons plus nous ne voulons plus de mital en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France et il y avait eu ce long ne respecte pas grand-chose de leurs engagements pour le moment.

Est-ce que vous souhaitez qu'il partent du coup comme Arnaum Montebourg ? Moi je souhaite qu'il réponde. La question c'est aujourd'hui d'avoir une forme de respect vis-à-vis des salariés, de respect vis-à-vis des des élus locaux, respect vis-à-vis du gouvernement français.

Pardon alors avec toutes les aides pu ten on vous y croyez même respect c'est de la naïveté ça un peu ou c'est de la fausse naïveté ? Est-ce que vous nous faites pas une Hollande 2.0 com vous nous faites pas une hollande 2.0 avec Flur ?

Est-ce que j'ai une tête de François ? Bah vous si à côté de lui, c'est vous qui voyez. Ah non, je siège audessus de lui, c'est pas pareil.

Non mais vous voyez ce qu'on veut dire, c'est est-ce que c'est quoi là ? Vous tenez un discours pour parce que vous êtes un peu obligé politiquement de tenir ce discours-là ou est-ce que dans le fond vous êtes déjà un peu dans l'après ? Il faut anticiper l'après et aujourd'hui la question qui doit être qui doit être posée sur la table, c'est d'avoir une réponse de la part du groupe Mital.

Ce qui ne veut pas dire qu'on doit pas anticiper, qu'on doit arrêter de subir et qu'il faut faire ne pas faire preuve de passivité et effectivement de naïvité. Et ça c'est dans les mains du gouvernement français, c'est dans les mains aujourd'hui de la Commission européenne. Donc à partir de ce moment-là, il faut clairement qu'on ait une volonté de la part de la part de des des de la puissance publique de de réagir pour ne pas perdre les emplois, poursuivre l'activité, préserver nos outils de production et lancer les projets de décarbonation.

C'est ça l'avenir. Non mais c'est quoi les c'est quoi l'échéance là ? Là là les les 600 mais les 636 potes 636 famite c'est tout de suite c'est c'est dès ce mois-ci qu'il faut des réponses si on n pas ces réponses là je rappelle quand même que le projet de décarmonation du site de dinkerc c'est 3 ans de travaux donc ça veut dire deux fours électriques qui deux fourneaux électriques qui vont devoir être construits mais qui sont même déjà lancés non ils sont pas encore lancé les études sont lancées ah les études sont lancées ou ils sont lancées aujourd'hui il y a pas il y a une suspension depuis novembre 2024 voilà et donc si vous voulez s'il y a pas de projet déterminisation vu le temps et vu les objectifs en tout cas de de de France 2030 Si on n pas lancé cela, c'est la pérenité du site et donc c'est clairement cela qui est remise en cause.

Et sur la nationalisation, je reprends parce que il y a un chapitre qui est dédié à Florence dans un présent devrait pas dire ça effectivement et selon le fond stratégique d'investissement dans un document transmis fin novembre 2012, l'hypothèse d'une nationalisation partielle de Florange à l'époque, il y aurait eu un investissement total de 1,1 milliards d'euros sur la période 2013-2015. L'argent qu'on a donné à Mital là dernièrement, c'était 300 millions en 2023 et plus d'un milliard au total. Est-ce que finalement on aurait pas dû nationaliser Florenge en euh 2012 et est-ce qu'on doit du coup plutôt investir maintenant dans euh l'usine à Dquerk ?

C'est la question qu'on peut se poser naturellement. Il faut mettre alors oui non mais non mais mais réellement après je n'ai pas aujourd'hui tous les tenants les aboutisants du modèle économique aujourd'hui il faut pas non plus leurer même s'il y a effectivement une baisse d'activité même si une concurrence des lois lalceleur continue de gagner de l'argent c'est quand même cela aujourd'hui qu'il faut prendre en compte et il continue d'ailleurs, ils étaient hier en train de distribuer les dividendes quand ils annoncent des suppressions de poste il a 15 jours. C'est quand même assez paradoxal et je dirais malvenu.

Euh la question de la nationalisation elle est posée sur la table. Nationalisation partielle ou nationalisation totale ? Elle est posée par qui ?

Elle est posée par tous les par par même le min Ferat pour l'instant pour l'instant pour l'instant est dans une logique effectivement d'avoir des rép d'avoir des réponses de la part de de la Commission européenne pour mettre en application les mesures du plan acier et donc de mettre face à ses responsabilités avec une réponse claire et nette le groupe donc il s'est dit ouvert il est pas fermé mais il est pas il a pas ouvert la porte non plus c'est pas il s'est pasé clairement sur la volonté de nationalisation elle est réclamée par un certain nombre de de personnalités politiques. Elle est aujourd'hui posée comme un élément effectivement qu'il faut peut-être stratégiquement mettre sur la table. J'ai pas aujourd'hui des tenants des aboutissants pour vous dire effectivement si le modèle économique de la nationalisation serait la bonne idée.

Il y a effectivement la reprise de de l'outil de production aussi à un moment donné le rachat de de de ces sites par du groupe du groupe Mittage. Donc il y a tous ces tous ces éléments aujourd'hui avec les chiffres et des montants qu'on a pas à l'heure actuelle pour pouvoir les arbitrer en tout cas avec beaucoup de de clairvoyance. Et justement, on disait le que l'État a versé des centaines de millions d'euros d'êtres publics.

Euh vous disiez à l'instant que hier encore euh Harceleur Mital distribuait je ne sais combien de dividendes. Est-ce que Arceleur Mital doit rembourser alors que je je moi je je fais partie de ceux qui pensent qu'à partir du moment où il y a 1 € d'argent public qui est dépensé, il doit y avoir des garanties fermes derrière de de maintien et en tout cas de de conditions nécessaires de conditions nécessaires en tout cas à la préservation d'emploi et cetera sur la question de sur la question des aides publics. Effectivement quand on quand on supprime des postes, on est plus sur on est plus sur le respect des public qui ont été c'est c'est l'État qui s'est fait avoir.

On sent c'est là qu'on a bien évidemment. Bien sûr comme en 2012 bien sûr. Et c'est en tout cas le groupe Mital fait ce qu'il veut aujourd'hui.

Donc c'est pour ça qu'on a on est en train de de réfléchir avec le groupe socialiste avec Boris Valallot la la proposition d'une loi d'urgence notamment sur la question de la mise sous tutelle par l'État de le de des outils d'harceleur mital pour pouvoir effectivement mettre en mettre en application en tout cas toute l'activité. et poursuivre l'activité, préserver les emplois et garder une forme de de mainmise de reprendre notre destin en main sur la souveraineté de la production d'acier en Europe et en France notamment. C'est entendu.

On vous a on vous a bien entendu là-dessus. Euh je voudrais qu'on passe à un autre sujet, les déserts médicaux. Vous êtes membre du groupe d'étude sur les déserts médicaux.

Euh et donc on va revenir sur la la proposition alors euh proposition de loi transpartisane bien sûr mais portée par Guillaume Garot euh et qui veut tout simplement Bien sûr c'est oui pardon socialiste bien sûr et comme vous voilà c'est ça socialiste comme vous pardon c'est vrai tu as bien fait de le préciser parce que nous on le sait mais pas forcément tout le monde. La question c'est enfin la proposition elle est très simple quatre articles avec un fléchage un fléchage autrement dit la contrainte pourquoi ça passe pas je suis désolé de vous dire une chose je pense qu'à un moment donné on se retrouve dans une situation où 87 % des territoires du territoire national se retrouvent dans un dans un contexte de désert médical que vous avez 8 millions de français qui sont dans dans un désert médical pardon 6 millions sans médecin traitant moi-même je suis j'étais maire d'une commune avant d'être député qui appelle la grande à côté de Dquerk où je me suis retrouvé avec en 2010 10 médecins et en 2020 quand j'étais éluaire avec quasiment zéro médecins. Voilà donc effectivement le vieillissement de population, il y a aussi le vieillissement des médecins.

Il y a eu ce vous avez vous avez proposé des choses parce que on connaît des on connaît des villes villages où euh bah on met à disposition un cabinet, on essaie d'attirer les médecins comme on peut. Alors soit bien fait face à un manque de structure en matière de de loi, il y a eu beaucoup de politiques incitatives, beaucoup de millions d'euros des collectivités aujourd'hui qui se sont qui se sont mises à appliquer un certain nombre de mesures incitatives et pourtant on se retrouve toujours dans la même situation. Alors donc à la fois la question la question de réguler, ça veut dire que réguler dans 87 % des territoires, vous avez la liberté de vous installer dans 87 % des territoire qui se retrouve dans une dans un désert médical.

Dans 13 % de ces territoires qui sont surdotés en médecin généraliste, vous avez vous devez passer par l'ARS s'il y a une cessation d'activité. Je ne vois pas où je pense que c'est plutôt une logique d'être proche de la question de donner la capacité d'avoir des soins et de et d'avoir un suivi médical pour les pour les Françaises et les Français dans les territoires aujourd'hui qui sont dépourvus. Alors, attendez, je vais je vais je vais préciser ma question.

Ma on entend dans les manifestations notamment des des jeunes, des des étudiants en médecine, moi je fais pas 10 ans d'études voire plus pour qu'on m'impose euh le mon lieu de mon lieu de travail. Euh à côté de ça, enfin est-ce que vous comprenez cet argument ou est-ce que vous vous dites euh oui mais c'est s'éloigner peut-être un peu de la vocation de médecin qui est par ailleurs de soigner des gens là où ils sont malades ? Vous avez répondu à la question que vous avez vous-même posé.

Moi je le dis, je le dis Valérie Moi je je je comprends je peux je peux comprendre effectivement il y a un certain nombre de collectivités qui ont travaillé sur la citation d'installation sur l'attractivité et spécifiquement il y a des démarches qui sont été enclenchées par des départements qui ont été enclenchés c'est le casadre du département du Nord par exemple ou du département de Sonéloire sur la question des centres départementaux de santé. Euh il y a la question des des intercommunalités où effectivement vous avez des bourses, vous avez des aides à l'installation, vous avez des ARS qui font des aides à l'installation. ce sont quand même un certain nombre de millions d'euros.

Est-ce qu'aujourd'hui on a résolu le problème ? Non. H est-ce qu'à un moment donné vous êtes en train de vous dire que la régulation des médecins généralistes c'est l'alpha et l'oméga et c'est euh c'est ce qui va permettre de de tout résoudre ?

Non effectivement parce qu'effectivement il y a une problématique aujourd'hui de désert médical et qu'il faudra un petit moment pour le résoudre grâce au numéus concrètement pardon. Qu'est-ce qu'est-ce que vous dites concrètement ? Je dis simplement qu'ils sont pas les seuls à être régulés.

Absolument. Voilà.Il Il y a que bien sûr.

Oui non mais c'est vrai la réion Valérie. Je dis je dis clairement les infirmiers sont régulés les pharmaciens sont régulés. Absolument.

Voilà d'autres professionnels quasiment l'ensemble des professionnels de santé sont régulés. Et donc vous vous serez donc dans un dans un dans un cadre d'urgence où vous avez quand même des des français des Français qui n'ont pas la capacité de pouvoir avoir un un rendez-vous médical. Ouais.

C'est aujourd'hui une logique d'urgence et donc il faut il faut aussi un peu comprendre la volonté de régulation. Je dis je lis régulation dans 13 % h on on les on les pr on passe par l'autorité de santé avant de pouvoir se permettre de pouvoir être dans une zone surdutée 87 % vous avons de la liberté d'aller s'installer ou donc dans un contexte d'urgence et dans un contexte de vocation qui est la vocation d'être du côté bah sauf si effectivement il y a une cessation d'activité voilà c'est pas un peu tard pardon non mais c'est pas un peu tard vous avez été vous êtes socialistes vous avez été au pouvoir de 2012 à 2017 je suis député depuis oui Je sais bien vous avez François Holland. Est-ce que vous êtes allé dire sur Méron au passage he vous après c'est pas une compète mais non mais on peut remettre ça sur tout le passé on peut faire le future si vous voulez mais vous comprenez bien la question d'Hugo c'est voilà ça arrive un peu tard cette réflexion alors il y a eu déjà des initiatives de Guillaume Garou dans le passé mais il n'arrivait pas à obtenir effectivement un certain nombre de députés derrière derrière sa derrière sa proposition de loi pour la faire passer là il y a quand même je rappelle un groupe transpartisan donc ça veut dire que ça dépasse le cadre simplement du groupe socialiste et donc ce qu'il a porté est aussi d'origine transpartisane et donc il y a eu un gros travail de la part de du groupe transpartisan.

Il y a 255 députés ce qui était pas le cas avant bien sûr 255 députés qui sont favorable et qui ont signé cette propos cette PPL. Donc il y a effectivement des éléments tangibles. Il y a 1500 plus de 1600 élus locaux qui ont signé une tribu.

D'accord. Mais qu'est-ce qu'on fait maintenant une fois que Très bien mais comment on fait pour les convaincre ou comment on fait ? Est-ce que c'est la contrainte ?

Est-ce qu'on décide à un moment donné comme en Allemagne ? Vous connaissez le vous avez dû regarder le système allemand peut-être. Euh voilà, il y a eu un rapport du Sénat qui a été rendu l'année dernière justement sur ce sujet.

Euh c'est la contrainte. Alors c'est pas le même fonctionnement. Il y a des landers donc c'est beaucoup plus régionalisé, c'est décentralisé.

Exactement. J'entends. Il n'empêche que ça fait des années qu'il fonctionnent sur la contrainte.

Il n'autorise les médecins à s'installer et les spécialistes que dans des endroits où il y a un besoin. Exactement. Mais je moi je parti du principe que c'est pas un mauvaise une mauvaise solution de réguler qu'elle doit pas être considérée comme une contrainte.

Ça peut être effectivement considéré comme une contrainte parce que effectivement on leur dit voilà on peut pas choisir où on veut aller. Mais je rappelle, je vous le dis depuis le départ 87 % du territoire national c'est une liberté est ouvert. Ouais.

Voilà, donc c'est ouvert. Euh et euh et j'ai vous savez moi-même en en étant mère, j'ai dû j'ai dû me battre pour euh pour aller chercher des médecins généralistes. Et quand je voyais euh toutes les aides à l'incitation qui existaient, incitation qui étaient des incitations d'État et de la RS, euh je les recevais.

Il me disait "Ah oui, mais qu'est-ce que vous me donnez en plus Et certaines communes qui ont plus de moyens que la mienne ont eu la capacité de pouvoir accueillir des médecins parce qu'il per il se permettait d'avoir une convention spécifique sur 3 4 ans avec une somme d'argent spécifique cadrée évidemment qui leur permettait de faire la différence. Ça veut dire qu'on se retrouvait moi-même maire impuissant face à une situation comme si on était dans un mercato de football. J'étais Clermont et d'autres étaient le PSG.

Voilà. Alors pour pas pour pas dire d'inquer qui est le PSG. Très bon.

Alors voilà c'est ce que j'allais dire. Très bonne référence je parle pass très bonne référence par rapport à à au match de de ce soir mais donc voilà je me suis retrouvé moi au-même dépouille ça veut dire que vous avez celles et ceux qui peuvent se payer des médecins et celles et ceux qui peuvent pas s'en payer avec l'immoralité que ça amène derrière c'estàdire que vous recevez un médecin vous dites je mets toutes les dispositions pour vous accueillir dans une commune qui a un certain nombre d'habitant qui a un besoin en suivi médical qui des patients qui sont dépourvus aujourd'hui de rendez-vous médicaux et vous et on me dit ah ouais mais vous donnez moins que le voisin ouais vous trouvez-vous ça normal à l'époque d'aujourd'hui Non non non mais bien sûr mais la question je dis avec mon expérience de mère parce que je pour avoir question la question c'est qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Alors donc les incitation financière c'est compliqué parce que vous venez de l'expliquer il y a des différences entreah les cagnottes de chaque ville et cetera.

Très bien. Euh est-ce que il faut pas tout simplement aller parler peut-être aux étudiants en médecine ? On a donc ouvert le numéroclosus.

Enfin il a même disparu en fait. Donc on sait qu'on va former mais ça va prendre du temps pour qu' soit mais la proposition de l' ne s'arrête pas simplement qu'à la régulation. Il y a aussi une volonté d'ouvrir une première année de médecine dans chaque département.

C'est pas aujourd'hui. Absolument. C'est vrai.

Il y a aussi la volonté de Mais ça vous savez bien que ce sera efficace dans 10 ans. Oui mais il faut bien partir d'un départ si vous voulez moment avoir des résultats, faut bien le lancer. Ce qui n'a pas été lancé.

La question c'est l'urgence là. C'est est-ce que il y a quand même il y a quand même aussi il faut rappeler quand même une volonté donc cette volonté là il y a aussi la volonté de de maîtriser le nombre d'années de remplacement parce que vous avez un certain nombre de médecins qui usent du remplacement. Donc limité à 4 ans.

Il y a aussi la volonté pour les patients de ne pas surtaxer celles et ceux qui malheureusement n'ont pas de médecin traitant. Aujourd'hui, ils sont ils sont ils sont ils sont il y a une sur une surtarrification. Euh et puis vous avez la question de la permanence des soins aussi qui qui est dans cette dans cette proposition de loi.

On ne s'arrête pas simplement qu'au cadre de la régulation. La régulation, je rappelle, est un élément effectivement peut-être peut-être et certainement contraignant dans l'esprit des des internes, mais est-ce que tout le monde a bien compris le le sens aujourd'hui de l'urgence finalement de ces et ceux qui se retrouvent ? Moi mère en permanence je recevais des personnes qui n'avaient pas de suivi médical qui n'avaient plus qui avaient pas la capacité d'aller sur Doctolib qui n'avaient pas la capacité de pouvoir obtenir un rendez-vous médical dans des délais impartis et qui ont refusé qui ont arrêté qui sont qui ont renoncé aux soins et j'ai vu malheureusement des personnes qui m'ont dit il devait aller chez le médecin et il est malheureusement décédé d'ailleurs.

Ouais il a pas pu à ce sujet-là il y a une question de Vince qui témoigne qui dit "Mon ancien médecin qui est parti à la retraite il faisait des heures de dingue. 8h 13h à son cabinet 14h 16 en domicile 16h20 cabinet attend c'est pas fini aucun ne veut faire ses horaires en campagne. ne faudrait-il pas les salariés auprès des communes en tant que maire d'anciens ma pardon ça n'aurait ça n'aurait met pas en cause aujourd'hui une problématique d'attractivité et le et l'un des enjeux principaux pour pour les médecins aujourd'hui c'est aussi de gagner du temps médical donc il faut aussi travailler effectivement l'attractivité de de de de de du métier de médecin du rôle de médecin et il faut gagner du temps médical et donc il a effectivement cette attractivité cette ce travail aussi qui est mené en lien avec les collectivités il y a des centres départementaux de santé c'est un exemple je vais en ouvrir on va en ouvrir une dans la commune où j'étais maire dans les prochaines semaines sans départemental de santé.

Ça permettra dans un lieu dédié la collectivité intercommunale prend en charge l'ensemble des locaux et mis mais met tout cas fait les travaux spécifiques cadrés pour les professionnels de santé pour qu'ils puissent travailler dans les meilleures conditions possibles. Le département salarie les les professionnels de santé sur la base d'une rémunération sur la fonction publique hospitalière et donc ça permet aussi à des à des médecins ou même des médecins retraités de pouvoir se se retrouver dans une maison pluridisciplinaire. effectivement salarié.

Alors ça permet à des retraités, ça permet aussi à des médecins qui veulent peut-être se lancer de faire quelques quelques heures de quelques heures de de consultation dans la semaine. Et c'est pas un médecin traitant, c'est un ensemble de la maison, c'est l'ensemble de la maison pluridisciplinaire départementale qui permet effectivement de d'avoir un suivi médical de l'ensemble des patients qui qui viennent. J'allais dire il y a un autre ça peut être aussi pas que des généralistes he ça peut être un dentiste, ça peut être bien sûr avec d'autres spécialités.

Il y a un autre texte qui vient du Sénat, celui-ci qui propose plutôt lui d'accepter l'installation de médecin dans les zones surdense, donc avec beaucoup de déjà beaucoup de médecins à condition qu'il s'engage à aussi exercer dans des zones moins denses. Est-ce que c'est pas un entre deux qui peut débutre un débat ? Moi je je suis pas fermé aujourd'hui, il faut pas rester restrictif.

La question c'est trouver en tout cas la bonne formule qui permet de ne pas mettre en difficulté aujourd'hui les patients qui ont besoin d'un d' les zones rurales aujourd'hui sont des zones prioritaires de santé des zones périurbaines aussi aujourd'hui sont dépourvues donc on voit effectivement voyez je voyais par exemple dans la nièvre le dispositif flying doctor. Vous imaginez que la collectivité euh fait venir des médecins pour des consultations en avion par avion. Ouais, bien sûr.

À un moment donné, est-ce qu'on se pose pas la question que chacun vient avec son petit dispositif et toutes les aides à l'insistation et tous les moyens publics qui sont lié à des collectivités collectivités territoriales prennent des mesures parce que l'État n'est pas présent ou n'a pas pris la mesure de la structuration qu'il fallait prendre en compte. Voilà. Donc il a eu la fin numérus clus numé numérus apertus.

Les effets de tout cela, on les aura d'ici 10 ans ou mais en tout cas il y a une situation d'urgence. Peut-être que ça évoluera dans 10 ans, quand finalement on aura un nombre de médecins euh plus adéquate et que on aura pas ce contexte de déserts médicaux. Donc, il faut il faut effacer ce problème de de désert médical.

Mais ça n'enlève en rien la problématique reliée à l'attractivité du du du de de la fonction du médecin aujourd'hui. D'ailleurs, le médecin aujourd'hui n'est plus le médecin de famille qu'on a connu avant. Médecin de famille travailler 72 heures par semaine, venait la nuit.

D'ailleurs, les gens sont restés très attachés à ce fonctionnement du médecin de famille. Et euh aujourd'hui vous avez des médecins qui sont des médecins qui font un certain nombre d'horaires, qui veulent aujourd'hui avoir une vie à côté, c'est normal. Euh ah ça, on peut pas leur reprocher lever.

Ajdour'd aujourd'hui il faut quand même trois médecins pour faire ce que faisait un médecin médecin de famille que l'on a connu tous quand on était gamin. Est-ce que et donc pour en revenir au point au point de blocage, est-ce que les manifestations qu'on a pu voir en France et et un peu partout sur le territoire quoi elle vous elles vous effrait elle vous ou en fait vous dites en fait finalement à vous entendre peu importe la solution vous l'avez et elle sera celle-là. C'est pas c'est pas c'est pas je vous l'ai dit, c'est pas l'alpha et l'oméga.

C'est une situation où il faut structurer à un moment donné un contexte un contexte national et donc il faut à un moment donné se dire je vous l'ai dit tout à l'heure qu'on qu'il y a effectivement des dispositifs incitatifs au niveau des collectivités territoriales mais il faut aussi un cadre national et donc si on veut à un moment donné inciter et avoir de la présence médicale dans des territoires qui sont sous-dotés il faut effectivement peut-être amener de la contrainte. OK mais ce qui veut pas dire aujourd'hui que c'est une victoire et qu'on a tout résolu en faisant cela. Mais en tout cas, dans le cadre actuel de de la situation dans laquelle nous sommes, il faut à un moment donné recadrer et mieux équilibrer en tout cas la présence territoriale de la part de de médecin généraliste.

H non, je très rapidement, vu qu'on est déjà en fin d'interview, vous êtes vice-président du groupe d'amitié France Taïwan même si c'est un vocation internationale parce que Taiïwan n'est pas un pays président du groupe France Japon. France-Japon aussi. Je suis très asiatique, vous c'est pour ça.

Mais non, mais j'ai pensé à vous parce que ce matin, j'étais avec un compatriote qui vit à Taïwan en visio et euh et on en est où de la reconnaissance de de Taiwan ? Est-ce que vous vous travaillez sur ce sujet-là pour que la France reconnaisse Taiwan ou ou on craint encore l'ogre chinois ? Ah, c'est c'est un contexte compliqué.

Je vais pas vous répondre parce que j'ai pas tous les éléments aujourd'hui en cours. J'ai pas participé encore à la au groupe au groupe au groupe Taiwan parce qu'on a j'étais plus actif et les groupes d'amitié se sont créé ce assez récemment et j'étais plus sur la sur l'animation du groupe France Japon que la prés ma présence sur le groupe Taiwan. Je devais d'ailleurs me déplacer à Taiwan dans les dans les prochains jours mais j'ai pas pu y aller puisque le contexte d'arceller mital m'amène à rester à rester sur le territoire.

Euh Taiwan, c'est un élément aussi important euh de ma circonscription puisque une Gigafactory avec euh avec les batteries euh de de chez Prologium va s'installer dans les dans les dans les prochaines dans les prochaines années. Ça devrait démarrer en 2027. Donc il y a aussi cet enjeu d'investissement de rapport effectivement économique avec Taiwan et effectivement le contexte international et les problématiques diplomatiques entre la Chine et Taiïwan sont aujourd'hui des éléments sur lesquels on a forcément un regard et il y a aussi euh des éléments qui sont à clarifiés dans l'avenir.

Oui. Hm et ben on va s'arrêter là. Merci beaucoup.

Merci beaucoup d'avoir participé à ce stream en direct et puis merci à vous deux d'avoir participé à les stream et on se retrouve pas bah sur Twitch de LCP lundi pour lundi c'est politique à 18h avec Laurent Marcangelli dont on a parlé en première partie et pas de stream euh mercredi prochain puisque il y a l'audition de François Baou en commission d'enquête priorité au direct. Voilà merci beaucoup. Au revoir.

Ciao. Salut tout le monde. Ciao.