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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 15 janvier 2023 37 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

LE LANGAGE DU CAPITALISME : BONIMENTS ET BONIMENTEURS | FRANÇOIS BÉGAUDEAU, JULIEN THÉRY

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Julien ThéryFait
    « il faut que ça passe un peu bon de fait il est assez avéré que il y a entre dans la bivalence originale du libéralisme dans libéralisme politique libéralisme économique »
  • 10:20Julien ThéryFait
    « notre ami Voltaire a été absolument convaincu que l'ouverture des marchés serait l'ouverture des consciences »
  • 13:30Julien ThéryFait
    « c'est d'abord la liberté économique qui leur apportait et qui a accessoirement entraîné un certain nombre de liberté politique mais pas nécessairement »
  • 17:00Julien ThéryFait
    « je propose d'autres trucs mais qui viennent pas de moi j'avais entendu rensière une fois parlé de capitalisme total de capitalisme absolu »
  • 19:10Julien ThéryFait
    « la grande ruse en tout cas la grande efficace du capitalisme c'est que y compris ses contestataires les gens ou les corps qui se serait plutôt en contestation contre lui ont intégré quelque chose de l'ordre des valeurs marchandes »
  • 23:00Julien ThéryFait
    « le numérique la réduction des médiations des intermédiaires et la marchandisation encore plus totale ontologique »
  • 26:00Julien ThéryFait
    « nous participons nous-mêmes avec plaisir et qui nous fait exister »
  • 39:00Julien ThéryFait
    « le marché des religions par exemple à explosé fait partie de ce que la papauté appelée d'El XIXe siècle l'américanisme »
  • 42:00Julien ThéryFait
    « le dogme libéral à quelque chose de l'ordre de la religion »
  • 45:00Julien ThéryFait
    « il faut déclarer une maladie et donc la pharmacopée de taxinomie comme ça de de nomination je trouve un homme quelque chose »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les boniment dont nous sommes assaillis sous le régime de la domination libérale républicaine libérale républicaine pardon c'est l'objet du nouveau livre de François Bégaudeau qui sort ces jours-ci aux excellentes éditions indépendantes Amsterdam merci d'être avec nous ce soir François c'est un plaisir bon je pense qu'il est pas vraiment besoin de te présenter très longuement mais quelques mots quand même moi ça me fait plaisir tu es l'auteur de nombreux romans et autres textes littéraires depuis joué juste en 2003 je me souviens très bien j'avais lu l'été 2003 je crois et entre les murs surtout en 2006 c'est un livre qui a fait la matière d'un film qui a eu la Palme d'Or reconnaissances mondiale mondial voir au-delà non seulement pour le film mais dans ce film l'acteur principal c'était toi-même ton travail a toujours été très politisé en tout cas politique en particulier depuis certains essais je pense à l'histoire de la bêtise qui en 2019 a beaucoup fait souffrir et scandaliser des membres de la poser gauche progressiste qui avait voté massivement il faut bien le dire malheureusement Emmanuel Macron et un autre essai aussi un peu plus récemment notre joie qui s'adressait à un jeune homme d'extrême droite convaincu de partager ton point de vue enthousiaste à la lecture de tes livres au prix d'un certain nombre de malentendus intéressants sur lesquels tu revenais alors avec ces bons tu essayes à un autre genre d'essai d'approche sur la langue dominante de notre temps le boniment ça n'est pas le mensonge même si les fondamentalement mensongest un tissu de mensonge mais le vérité partiel aussi ou orienté et surtout d'injonction implicite ou silencieuse c'est une nappe discursive donc un langage à part entière le livre se compose de 42 bref petit texte qui sont centrés sur des objets des notions des expressions toutes faites ce qu'on appelle des syntagmes figés tu as l'agrégation de lettres des [Musique] des choses donc des textes centrés sur les objets des notions qui sont emblématiques d'un monde et qui les entraîne en quelque sorte qu'ils les font exister et d'une humanité tendentiellement asservie par le marché et tout ça avec le travail stylistique qui fait le bonheur de tes lecteurs qui caractérise ton écriture précision cruauté sens du rythme l'un des contrats auxquels tu tiens pas tout le temps d'ailleurs mais par lequel tu passes très souvent plan stylistique c'est celui du style indirect libre de l'antiphrase ça peut tourner on sait pas si c'est du sarcasme ou si tu parles vraiment cette langue ou en la parlant tu la rend drôle parce que tu montres c'est que de sac ou ses contradictions ou ou ces implications ça va donc de sortir de sa zone de confort jusqu'à faire le job TikTok ou trottinette résilience ou burn-out qui sont à mon avis des morceaux de bravoure j'ai particulièrement aimé cela c'est très très drôle très efficace en même temps et puis ça commence logiquement c'est pour ça que peut-être tu peux maintenant commencer par là aussi par défendre les fondements même du libéralisme et du capitalisme un boniment est toujours un peu vrai un commerçant qui vous ment totalement le client ne reviendra pas donc il faut que ça passe un peu bon de fait il est assez avéré que il y a entre dans la bivalence originale du libéralisme dans libéralisme politique libéralisme économique il n'est pas complètement faux que l'un est entraîné l'autre par moment dans certaines situations très situés historiquement la Révolution française par exemple bon il est pas complètement faux que le libéralisme économique puisse entraîner un certain nombre de liberté dites politiques simplement l'embrouille du bonimenteur en l'occurrence libérale c'est de laisser croire qu'il y aurait un lien de nécessité entre les deux que l'un entraînerait un placablement l'eau ça c'est le premier semi-mensonge américaine ils disent que ça de freemarkets libre marché c'est la démocratie certains de nos penseurs dit des lumières disaient ne disait pas à autre chose notre ami Voltaire a été absolument convaincu que l'ouverture des marchés serait l'ouverture des consciences enfin pour le dire assez vite quoi et le deuxième boniment c'est de considérer aussi que les deux je dirais arriveraient ensemble quoi et que même à la rigueur dans un idéalisme bien compris de la part des libéraux ce serait d'abord la liberté politique qui leur rapporterait et dans lequel dans le kit duquel il y aura de laquelle il y aurait de la liberté économique mais vraiment qui serait incidente et accessoires or on sait bien alors là vraiment soyons un peu marxiste ce qui fait jamais de mal pour la pensée que c'est d'abord la liberté économique qui leur apportait et qui a accessoirement entraîné un certain nombre de liberté politique mais pas nécessairement donc là on tient le bonheur sur lequel je trouve que qui reste quand même extrêmement toxique puisque cette affaire de libéralisme c'est pour ça que je pense qu'on gagne à se passer de ce mot là et à toujours réutiliser ce bon mieux ce bon vieux mot de capitalisme qui a le mérite de 10e chose qui vient dans ton petit texte qui s'appelle néolibéralisme il vient plus tard il vient beaucoup plus tard tu en reconnais disons la nécessité et ne pas reconnaître cette nécessité mais tu en fais une une critique en proposant finalement de parler plutôt alors non pas de capitalisme mais ça me paraît plus intéressant de Neo capitalisme alors moi je m'intéresse souvent à la façon dont circule les mots parce que je veux dire il y a eu des chercheurs et des travaux intellectuels éminents et tout à fait je veux dire pertinent je pense à Dardeau lavage je pense à Barbara Stiegler qui ont donné un contenu à ce que pourrait être le néolibéralisme et qui ont donné un certain crédit à l'idée qu'il y aurait quand même une sorte de rupture qualitative entre le libéralisme et le néolibéralisme dans le néo bon alors je trouve que c'est des travaux extrêmement importants très intéressants qui ne qui continue de m'intéresser de me questionner il n'en reste pas moins vrai que dans la circulation plus prosaïque je dirais du langage et de ce de se signifier en néolibéral je vois bien qu'il a un usage extrêmement retors et extrêmement dangereux je dirais pour le camp de l'émancipation dans la mesure où beaucoup de gens peuvent un certain nombre de mots de la société a à certains néolibéralisme ce qui a immédiatement l'efficacité en tout cas je veux dire la conséquence de dédouaner le libéralisme de dédouaner si vous commencez à parler du fait que c'est vraiment le néolibéralisme qui nous a submergé et qui a marchandisé le monde alors de nouveau se recréer rétroactivement une sorte de virginité pour le libéralisme qui devient presque un mot sympa j'aurais un peu même si effectivement néocabitanisme paraît intéressant parce que moi ça mérite de réhabiliter le mot capitalisme mais il y a cette idée de Néo qui a quand même encore une fois la conséquence en tout cas le le le le résultat de dédouaner ou d'exonérer le capitalisme lui-même donc c'est pour ça que je pense que je propose d'autres trucs mais qui viennent pas de moi j'avais entendu rensière une fois parlé de capitalisme total de capitalisme absolu la dimension totalitaire qui va bien avec la langue parce que la langue c'est le filtre par lequel c'est le moyen sinequanone par lequel nous voyons le monde la langue le langage par définition j'aime bien aussi l'idée de capitalisme intégré parce que je pense précisément nous la grande ruse en tout cas la grande efficace du capitalisme c'est que y compris ses contestataires les gens ou les corps qui se serait plutôt en contestation contre lui ont intégré quelque chose de l'ordre des valeurs marchandes ou des valeurs du libéralisme ou du capitalisme donc j'aime bien cette idée d'intégration ou d'incorporation ou d'assimilation bon ça c'est plutôt la deuxième partie du lead d'ailleurs j'essaie de détailler ce que pourrait être l'homo libéralisme qui serait l'homme qui aurait intégré tous ces choses là mais il y a un élément en plus qui vient dans la deuxième partie du livre et peut-être que on pourra en reparler juste un peu plus tard parce que j'aurais revenir un tout petit peu quand même libéralisme c'est la technique et le numérique la réduction des médiations des intermédiaires et la marchandisation encore plus totale ontologique à laquelle tu montes très bien c'est très drôle nous participons nous-mêmes avec plaisir et qui nous fait exister et pour pour finir là-dessus quand même en te lisant le premier la première chose vu ça fonctionne un peu comme une série de choses vues les unes entre autres étaient 42 textes avec aussi une démarche qui fait penser à celle originelle et matricielle de clampereur sur la sur la langue du régime nazi et puis ça a été imité par hasard erican avec un joli livre sur la langue du troisième de la 5e République voilà chaque régime sociopolitique finalement créer des subjectivités politiques à un langage et à une dimension totalitaire en lisant ton premier texte moi je pensais furieusement à la figure de Friedrich van Hayek qui est le père du néolibéralisme et il y a une chose qui est certaine c'est qu'il y a un moment précis remarie Godin notamment à bien montrer ça entre autres dans un livre là-dessus qui s'appelle la guerre sociale en France sur le macronisme qui est paru peu après l'élection de Macron et qui s'avère prophétique 7 ce néolibéralisme il intervient un moment très précis a pris après la crise du libéralisme classique de 1929 il est théorisé il y a toute une série d'événements le confér et ce penseur Hayek qui est emblématique qui est l'objet d'une annulation et on y pense vraiment furieusement à lui quand on te lit qui explique que sans liberté si la liberté ne passe pas en premier on est en voie vers on est en route vers la servitude ce personnage s'avère en réalité au fil du temps être extrêmement conservateur on sait qu'il soutient le régime de Pinochet il explique que il vaut mieux une dictature qui privatise des retraites qu'une démocratie qui risque de faire basculer vers le marxisme etc et donc se définit il restreint le périmètre de la démocratie non droit à la diversité des opinions à l'activité politique que les gens qui acceptent de se situer dans ce cadre parce que sans marchandisation généralisée on ne peut pas établir un paramètre de la justice tout à fait je sais pas la même chose que se poserait encore la question de la rupture qualitative entre entre les deux parce que il faut quand même pas sublimer non plus le capitalisme a toujours été féroce quoi ah oui extrêmement Féro aussi la pâte du Pinochet comme tu sais et d'aider son origine d'abord bon son accumulation primitive c'est quand même essentiellement le pillage colonial par exemple il y a quand même d'une sauvagerie absolue donc bon je pense que en fait moi plutôt que d'avoir comme ça une un rapport un peu je dirais linéaire on passerait d'un capitalisme un capitalisme néo alors néo libéral ou autre moi je crois que c'est plutôt des haltères non de période où le capitalisme est plus ou moins confort il est plus ou moins inquiété par une contestation quoi la contestation est forte et elle était extrêmement dans les années que tu dis dans les années 20 12 cette espèce de recomposition théorique au moins du libéralisme autour de par exemple paillac bon alors là le capitaine sort les dents on le voit d'ailleurs bon c'est plutôt notre contemporain ça je dirais c'est ce qu'on a connu depuis quelques années notamment procéder c'est des alternants je dirais donc je pense qu'il y a des degrés de sauvagerie ou des degrés je dirais de de nudité de la sauvagerie originale du capitalisme en fait ce qui ce qui caractérise cette nouvelle phase c'est c'est d'une part le fait que tu le dis tu le rappelles d'ailleurs que pour le néolibéralisme il faut que l'État soit pleinement partie prenante extrêmement active en fait pour assurer la pour assurer la concurrence libre et non faussée du libéralisme ce qui n'était pas le cas dans libérer les intérêts ou moins il y avait des tables c'était voilà là vraiment l'État est là pour assurer au contraire pour assurer au contraire la prospérité et le développement des intérêts capitalistes et puis il y a et là on en arrive à la deuxième veine de ton livre il y a ces développements techniques le numérique pour l'appeler comme ça qui permet vraiment de marchand duburiser le travail et de marchandiser la vie quotidienne à tous égards de l'individu et qui va encore plus dans le sens de l'individualisme enfin en tout cas de la réduction de tout problème à un problème individuel qui est au centre de ton livre oui mais ce qu'on politique il y a que des individus oui ce que je ce qui intervient je pense dans les ENT j'ai parlé tout à l'heure burn out résilience ou des choses une espèce de psychologie du problème qui est donc une individualisation du problème et donc une désocialisation du problème et donc une des politisations du problème je pense que je trouve qu'on m'ignore un peu notamment du côté de la gauche critique l'importance du comment dire du maillage psychologique et du lexique psychologique dans la donne générale disons des consciences quoi et dans le fait qu'on est intégré aussi des valeurs comme ça dites libéral mais c'est vrai qu'on a affaire avec des espèces de moments hyper technologique de l'histoire du capitalisme à quelque chose de tout à fait fascinant il y a deux conséquences immédiates c'est qu'elle fait de chacun à la fois un acteur et un agit c'est c'est ce que je décris très quotidiennement parce que je pense qu'il faut c'est dans notre environnement proche mais qu'est-ce qui se passe avec un téléphone le téléphone c'est à la fois l'objet par lequel m'arrive de la publicité mais c'est moi-même qui vais activer c'est pas c'est par ce même objet que je vais moi-même commander les objets dont la publicité fait l'article donc il y a une espèce comme ça de c'est une absoluité des choses on est à delà quand on est par exemple le capitalisme est très très fort ou ce capitalisme outillé de technologie pour nous faire assumer des tâches qui jadis c'était des tâches assumées par des salariés qu'on payait alors par exemple effectivement le problème de la caisse automatique dans un supermarché peut être un problème à courte vue de dire bon c'est quand même dommage un peu moins d'humanité dans les changes bon moi je doute un peu qui est jamais eu beaucoup d'humanité dans l'échange qu'on peut avoir avec une hôtesse de caisse mais pour et le compte qu'est-ce que ça apporter en termes sociaux le fait qu'il y ait moins de caissière et des fois il se dit aussi que ça va quand même ça va supprimer les emplois donc c'est pas bien ça supprime des emplois pénibles donc c'est pas mal donc il est bon en attendant il est évident que les caisses automatiques font faire aux consommateurs lui-même un travail qui était assuré par des salariés bon je veux dire c'est ça en fait le maillage technologique c'est à dire passer et donc ça serait vrai de tout un tas de choses que j'essaie de dégrainer c'est autant d'observation qui sont pas très nouvelles mais je pense qu'on gagne comme ça un conceptualiser et intégrer bon alors après la vraie nouveauté par rapport à quelqu'un qui aurait 50 ans comme moi on voit les choses évoluées sur intéressant d'avoir un peu ce recul quoi c'est le seul bénéfice de là je dirais mais bon au moins on voulait au moins non moi j'ai connu une époque où il y avait des heures dans une journée où je ne pouvais rien acheter quand bien même j'aurais eu une pulsion d'achat délirante irrépressible tu peux pas commenter des socket de footing à 4h13 du matin voilà je pouvais pas quand j'avais 13 ans alors que vraiment j'en aurai une grosse envie probablement de commander des socquettes je ne pouvais pas bon il est évident que là c'est ça le capitalisme absolu ou la marchandisation absolue à chaque heure du jour et de la nuit je peux consoler bon alors voilà ça c'est très simple mais c'est quand même je pense que les moins de 20 ans ne mesure pas à quel point c'est dur là pour le coup je sais pas si c'est une rupture qualitative mais c'est une révolution copernicienne dans l'histoire du capitalisme et de la consommation donc là oui bon on se retrouve un peu comme des cons les uns et les autres j'essaie de rendre compte ça dans mon style ou dans l'écriture un peu ironique mais également auto ironique c'est au sens où oui nous sommes tous part un problème quoi j'ai c'est bien ça la la grande stratégie du capital de stratégie d'ailleurs plus ou moins non concertées enfin je veux plus ou moins concerté je ne crois pas qu'il y ait une espèce de délibération de quelques grands capitalistes autour d'une table ronde mais je l'ai objectivement la machine arrive à nous rendre complice de ce qui nous Allienne voilà le premier j'aime beaucoup le texte sur l'algorithme celui aussi sur le nudge celui qui ne te force pas mais qui te fait des petits signes qui t'incitent à faire quelque chose et tu racontes comment tu es très content finalement que Google est fini par te conseiller d'aller voir un match de Manchester pour pas cher on sait bien comment ça tient on sait bien comment ça tient cette affaire c'est qu'il y a nous avons des en tout cas les parties les moins précaires d'une société qui sont quand même minoritaires je fais partie des gens qui ne sont pas complètement percutés socialement par le capitalisme et donc il y a un certain nombre de bénéfices pour moi bien sûr il y a un certain nombre d'arrangements il y a tout un tas de choses dont je profite et qui sont relativement chatoyantes quoi effectivement bon je raconte comment Google me suggère d'aller faire un aller-retour à Manchester pour voir mon équipe préférée je vais contre Liverpool et ma foi c'est un service qu'on offre chose qui n'est pas arrivé j'aurais surtout le monde c'est vraiment pas le genre de truc que je ferai mais ça pourrait m'arriver je dirais ça pourrait dans l'absolu et il y a tout un tas alors le notch c'est pareil comment comment vouloir à ces techniques comme ça de contrôle très doux et très comme ça qui ne passe pas par la shlag ou par la troupe ou par la police et qui m'incite finalement l'exemple disons emblématique du notch c'est la mouche au fond des pissotières qui permettent d'orienter le jet puisque tous blaireau qu'on est nous les hommes dès qu'il y a une situation maintenant j'en suis encore à aller au stade vraiment vraiment inéduqué du mal du mal alpha donc qui vise encore la mouche je vise la mouche et tu dis toutes les études montrent que 80% des euh il y a 80 % de moins avec la Boussu éloignés de travail pour les employés de ménage qui sont obligés de magnifique exemple de ce que c'est que le nudge voilà alors évidemment ça ne pisse pas aussi je puis dire mais quand même c'est assez emblématique d'un truc qui est qui finalement ne fait de mal à personne ne fait que du bien et en plus sans en passer par des stratégies disciplines un peu plus martial quoi comment se plaindre de ça voilà voilà bien le problème de qui nous est posé nous nous autres homo libéralus ça se voit qu'il y a quand même tout un tas de choses je parle un moment par exemple de la vie douce la vie douce alors je suis suffisamment lucide pour savoir que la douceur de nos pays occidentaux se gagne au prix de la sauvagerie que nous perpétrons dans tout un tas d'autres pays donc ça je le sais théoriquement je le sais absolument c'est même ma culture politique et analytique de savoir ça c'est même le premier savoir il n'en reste pas moins vrai qu'il y a des éléments de douceur dans mon quotidien qui me sont offerts par la marchandise une certaine mode de vie dit libéral je crois que c'est aussi pour ça on se demande toujours on se demande notamment en ce moment si on va pouvoir comme ça agréger une contestation digne de ce nom par rapport à la réforme des retraites je crois que ça fait partie de des éléments d'analyse de notre relative impuissance sociale depuis quelques décennies que quand même le capitalisme est très très fort pour acheter notre molles pour obtenir de nous que nous soyons nous sinon qui a quand même des effets de destruction de la classe moyenne de précarisation de massive qui fait que ce groupe dans lequel toi et moi nous avons encore la chance de nous trouver et qui n'est pas frappé de plein fouet se restreint et connaît lui-même enfin on n'est pas frappé de points de plein fouet pardon mais voilà moi je me déplace beaucoup avec la SNCF ou dans les transports en commun et ça commence à devenir très très pénible ça commence à affecter la vie au quotidien donc il va y avoir enfin on peut penser que il y a une possibilité que cette immanence ne suffisent pas ou qu'elle soit plus suffisamment douce pour suffisamment de monde j'ai envie de dire c'est à la fois une anticipation que je partagerai avec toi et aussi un espoir que je partageais toi donc on sait jamais d'ailleurs ce qu'on est en train de faire quand on est en train de dire tu vois on sait jamais si on n'est pas en train de faire du wish walking un peu toujours nous autres gauchistes incurable il n'en reste pas moins pas moins vrai qu'il y a un certain nombre de données objectives qui crée des espèces de situations révolution objectifs comme on aurait dit dans un dans une ancienne langue cela dit moi je suis aussi assez vieux pour avoir entendu souvent que franchement c'est ce qu'on appelle ça va pétisme tu sais à savoir là franchement on n'ira pas plus haut je dirais le capitalisme déglingue tellement les corps déglingue tellement les gens qu'on va arriver à un degré disons un seul critique ou un seuil ou vraiment au-delà duquel il est plus possible de tolérer cet état de fait ça fait longtemps que je vois ça et ça fait longtemps que finalement se crée assez peu de mouvements sociaux je dirais qui qui engage un rapport de force vraiment vraiment fort avec avec l'existant donc bon voilà restons parce que je crois que c'est aussi ça on sait bien aussi que l'hyper précarité n'a jamais été un moteur de rébellion mécanique je vais au contraire ce sont pas les franges les plus sous prolétariés auquel le sang le plus atroce est fait qui font les révolutions à ton cru repérer et oui il y a il y a cette cette capacité du système oui à générer de la douceur à générer du bien-être à donner le sentiment surtout et ton livre insiste beaucoup là-dessus ça fait partie des meilleurs passages à mon sens que s'il y a des problèmes ces problèmes sont à traiter de manière individuelle psychologisant et marchandisées toujours et marchandisés tu as des des phrases très amusantes ou tu mets en scène des situations très amusantes sur la psychologie individuelle comme religion du néolibéralisme et on sait que de fait historiquement aux États-Unis le marché des religions par exemple à explosé fait partie de ce que la papauté appelée d'El XIXe siècle l'américanisme le fait qu'il y a pas de grands repères et que du coup bien plusieurs générations avant nous mais on voit très bien comment aujourd'hui la néolibéralisation de la France induit les mêmes effets le développement personnel les rayons gigantesques de développement personnel dans les magasins de livres ou dans les supermarchés sont au cœur du système si tu souffres c'est que t'es pas adapté et il y a toute une série voilà de services chapitre d'ailleurs sur ce que c'est qu'un service et sur la manière dont la marchandisation détourne ce mot toute une série de services marchands qui vont te remettre d'aplomb individuellement là-dessus je pense que ça pose un peu des problèmes théoriques et analytiques c'est-à-dire que qui sont des problèmes de vieux conflit entre le matérialisme et l'idéaliste quel est le premier truc quoi c'est-à-dire dans la dans la psychologie session disons dans la façon de nommer psychologiquement les problèmes je pense qu'il y a une machine de guerre idéologique au travail ça c'est sûr c'est-à-dire on individualise c'est un petit peu ce que je disais tout à l'heure quand même à mon avis domine domine l'intention commerciale de tout ça attention commerciale comme tu l'as dit aussi et comme j'essaie de le dire de les grener c'est un marché c'est un marché et c'est avant toute chose comme ça que ça marche le vrai moteur de cette affaire c'est qu'on a ouvert des marchés c'est-à-dire qu'en gros alors pour ouvrir un marché je dirais psychologique il faut déclarer une maladie et donc la pharmacopée de taxinomie comme ça de de nomination je trouve un homme quelque chose on les voit je me suis toujours interrogé enfin je m’interroge depuis quelques années sur cette notion de trouble que je vois ce développer il y a des troupes partout je dis mais oui mais c'est une façon d'inventer d'autres trucs sans aller dans la maladie parce que la maladie pure pourrait faire peur aux patients comme nous sommes des bonimenteurs et des commerçants je suis un médecin je suis un commerçant en fait c'est bien c'est bien le problème d'ailleurs cette cette jonction entre quelque chose qui devrait être absolument gratuit et des intérêts commerciaux c'est quand même un vrai problème mais passons donc en tant que médecin libéral disons je suis un commerçant je dois avoir une passion test je dois attirer des patients pour les garder avec moi il faut quand même que je déclare qu'il soit un peu qu'ils faisaient quelque chose à traiter parce que sinon je ne suis plus il y a plus de légitimité à ce qui me fasse un chèque mais je veux pas les effrayer pour autant la maladie ça effraie aller voir les médecins parce que tant qu'on leur a pas dit ils sont pas malades voilà donc j'invente la zone intermédiaire c'est un peu le nudge version médecine c'est le trouble c'est les trouble c'est je suis pas vraiment malade quoi je mets en revanche il va falloir que je traite donc il va falloir qu'effectivement [Musique] c'est quand même connecté donc à la question du management du droit du travail tu nous montres très bien par exemple dans ton petit morceau de Brazil bravo pas dans cela résilience tu conclu que finalement faire preuve de résilience se conformer avec succès aux principes du pape de la résilience cynique finalement c'est savoir se soumettre absolument savoir souffrir en silence et ne plus et finalement voilà on est content et reprendre sa place dans la production mais c'est intéressant d'ailleurs généalogiquement tu vois parce que quand j'avais vu arriver sur une ligne qui sont concept enfin identité presque le le la tête de gondole en tout cas le créateur peut-être même si le mot vient de la physique mais il y a tout de suite une espèce de glissement comme ça psychologique à travers les écrits de sironiques et je voyais le succès que ça va être une vingtaine d'années auprès des élites absolument ils adorent et j'en avais entre vu l'entourloupe philosophico politique en tout cas la nocivité politiquement aux choses qui apparaissait assez peu à l'époque dans les dans les discours bah on en a eu la conséquence à partir du moment où vraiment le mot a été vraiment pris en charge par les instances managériales par notre manager en chef qui est manuel Macron qui en fait un usage immodéré à propos de tout et de rien il y a des opérations résilience pour tout l'écologie se transforme en opération résilient ceci et effectivement en cause la structure qui te fait mal soigne-toi du mal que te fais la structure encaise en caisse et donc sous mes toit effectivement donc maintenant quand chacun entend résilience je pense qu'il faut qu'il ait la petite troisième oreille pour entendre en fait une injonction à soumettre et ça fait quand même partie de cette vision de l'histoire que que certains quand même laissent échapper par moments par exemple avec cette volonté explicite de remettre en cause des ordonnances de 45 ou chez un père de l'Europe comme thomasopado askiopa je crois il écrit un moment donné très clairement que cette période de l'histoire ou presque une majorité avec eux dans le confort et non plus dans la précarité et ça renvoie aux femmes au mieux que l'on sait sur la précarité il y en a partout surtout quand on est héritier il y en a partout il faut l'accepter cette période là il faut que les gens comprennent qu'elles se terminent parce que il y a plus le blog de l'Est en gros les capitalisme n'ont plus vraiment peur qu'on aille [ __ ] le feu chez eux et donc maintenant il va falloir réapprendre à souffrir pour la plupart des gens ou ce que tout ce que un grand même si la richesse commune est globale augmente et donc les gars allez-y serrer les fesses donc soyez résilients encaissés ça va être la principale qualité dans dans ce régime là ou finalement on parlait de religion tout à l'heure bon on moi je me méfie toujours un peu de ça mais il n'est pas complètement faux que le dogme libéral à quelque chose de l'ordre de la religion donc de la même façon que la religion a entre autre chose était l'opium du peuple et donc une incitation sinon c'est pas la l'Église catholique chez nous en tout cas d'autres églises d'autres religions ailleurs mais l'Église catholique chinois était souvent le bras le bras idéologique aussi des pouvoirs pour et dans l'espèce de courroie de trans en sortant de d'injonctions à se soumettre quoi en attendant peut-être une espèce de rédemption ou une réhabilitation au ciel les derniers sur Terre seront les premiers au ciel donc il y a une embrouille comme ça je pense qu'on est dans une embrouille à peu près semblable quoi globalement écoutez les amis il y a la guerre il y a la pénurie d'électricité à pénurie d'énergie donc maintenant vous allez serrer des fesses vous avez déjà pauvres vous allez vous allez devenir encore plus et ben bon courage le fruit de notre politique de démantèlement très spécifique depuis 30 ans mais vous avez accepté quand même comme une face à une fatalité et c'est à ça que le langage sert et c'est à ça que la liberté qui est le bien de chacun je ferai un petit un petit appendice en fait une petite remarque un petit peut-être pas un bémol mais sur le langage je pense que nous autres les intellectuels nous avons ce que pour Dieu aurait appelé une disposition scolastique c'est à dire que nous avons tendance à voir à dans tous les problèmes des problèmes de langage pourquoi parce que le langage est notre matériau c'est notre cœur de métier c'est notre expertise si tu veux et donc on a tendance parfois à accorder au une place centrale qu'à mon avis n'a pas dans un matérialisme bien compris je pense que les faits de langage du libéralisme sont des projections ou des superstructures de de fait d'abord commerciaux économique et sociaux tu vois il faut toujours alors à un moment il y a aussi une efficace propre du langage bien sûr je sais ce que c'est ce que tu disais et c'est pas la théorie je partage le langage aussi c'est ça la force absolument du travail de la littérature c'est quelque chose qu'on trouve chez Sandra Hubert aussi ou qui préoccupait leurs dons avec ses figures du communisme c'est la force de la mise en scène concrète tout chose le langage devient un fait devient devient les mots deviennent des agents ça c'est sûr il ne faut pas oublier quand même que dans la force nation même de la du lexique managérial ou super managériale ou de lexique libéral il y a d'abord des impératifs financiers économiques sociaux est-ce que d'ailleurs Sandra luberg démontrait très très bien à travers le procès d'orange dans son livre personne ne serai fusil effectivement il y avait eu un outillage linguistique qui avait participé du harcèlement du harcèlement de masse vous avez subi un certain nombre de salariés dont un certain nombre comme on sait avait fini par se suicider en attendant complètement dans leur misère totale l'absence totale de ressources qui l'engageèrent qu'il leur restait tout à fait plus se définir que comme l'a dit comme elle le raconte merde donc on voit parce que il y a un moment effectivement le langage devient un outil Sandra Hubert n'oubliez pas cependant de mentionner que le premier moment de cette affaire c'était que Orange enfin France Télécom transformé en orange avec un certain nombre de problèmes financiers il fallait renflouer un peu les caisses que pour ça il fallait faire des licenciements et pour licencer les gens il fallait pas se se perdre en indemnités donc il fallait qu'il partent d'eux-mêmes il fallait les harceler et pour les harceler nous avions besoin du langage donc faut toujours un peu le remettre aussi à sa place que je moi j'essaie de pente que je décrivais à travers la notion de Bourdieu de disposition scolastique j'ai la même j'essaie j'essaie de penser contre quand même parce que parfois je si je me laissais aller j'aurais tendance à croire que vraiment notre problème c'est le langage n'essayons pas que notre problème c'est le la douleur qui est faite à nos corps qui consiste à croire que en changeant le langage on va changer les choses et voilà c'est un des problèmes du walkies ou voilà de même du politiquement correct historiquement il faut pas dire ça il faut dire comme ça et ça va tout changer alors qu'en réalité ça peut renforcer donner un nouveau masque en fait au rapport de domination et en même temps c'est toujours un peu subtil parce que dans nos sociétés très engagères et très bavardes et de plus en plus d'ailleurs parce que tous les outils dont on a parlé tout à l'heure sont des outils par lesquels passent du langage on est téléphone etc il se trouve que les mots ont une telle efficace qui n'est pas complètement bête pour un militant tu parlais de walkies moi par méditant antiraciste que d'être un peu vigilant sur les mots mais ce racisme mais on sait bien qu'évidemment le disons que la bêtise en l'occurrence consisterait à penser que ça va faire la blague non ça fera pas la blague tout seul non ça suffit pas du tout ça suffit pas ça suffit pas du tout mais c'est peut-être indispensable dans une certaine mesure ou dans certaines circonstances de faire très attention aux mots qu'on emploi il en prohibé ou dans rhinodile un certain nombre la droite et là aujourd'hui c'est pas privé de rendre inaudible un certain nombre de mots une notions très important peut-être pour pour terminer un dernier mot j'avais envie de t'interroger sur la figure de notre grande bonne image menteur en chef que tu as déjà évoqué qu'apparaît de loin en loin dans le livre dont l'avènement réconciliant parce qu'il assure réconcilier le bloc Bourgeois a permis d'ouvrir toutes les vannes de la conversion forcée cette fois-ci après Hollande et Sarkozy dans leur prolongement mais en radicalisant conversion forcée de la société française au néolibéralisme donc Emmanuel Macron je trouve que c'est moi j'ai souvent ce réflexe de l'appeler bonimenteur et je trouvais ça d'autant plus drôle que le mot boniment ou l'idée de bonimenteur c'est un vieux mot assez ringard on disait ça c'est nos grands-parents qui disaient ça le gars qui fait un boniment c'est le mec qui essaie de te vendre des cochonneries au marché du village en te faisant l'article donc c'est complètement ringard et on a ce gars qui au contraire et au top de la coolitude qui est parle la novlang branchée neomanagérial qui n'est en fait effectivement qu'un bonimenteur et et l'appeler comme ça ça le remet à sa place à ses brutalement mais finalement il a pas une très grande place dans le livre alors que quand même non parce que c'est pas trop bon d'abord parce que j'avais un tout petit peu donné dans l'histoire de ta bêtise qui partait de l'élection de Macron mais c'était pas sur Macron mais ils ont sur des ours qui la bourgeoisie qui s'était agrégée autour et réconcilier ou concilier autour de Macron aussi parce que il faut jamais oublier que ce monsieur est anecdotique dans dans notre affaire nous avons affaire à des structures extrêmement macrocosmiques et donc bon le pauvre petit Emmanuel sera vite oublié en fait peut-être pas dans l'histoire du rire catalyser quelque chose mais j'ai toujours la lettre j'ai toujours l'intuition que un autre aurait fait le même boulot à sa place tu vois ce que je veux dire alors il en a été un visage particulièrement explicite ce qui est toujours intéressant quand même particulier une absence totale aussi de de au fond c'est quand même une personnalité très très singulière c'est une figure de la décomplexion qu'avec quand même auguré Sarkozy mais sur un mode beaucoup plus bourrin je dirais avec récit voilà je voulais sur une autre forme de décomptection c'est intéressant tout ça après je vraiment la pression dans la dot générale bon la Macron il faut pas lui donner plus important ce qu'il a il serait trop content d'ailleurs parce que je pense qu'il est tout à fait convaincu du même d'être important donc je pense qu'il faut le remettre à sa place c'est déjà pas mal quoi mais sur ce que tu disais c'est très bien vu le boniment je mesure bien la déstude du mot et elle est absolument pesée parce que parce que quand même c'est un truc que j'essayais de faire déjà sur le tabétisme un peu dans notre joie sur la partie sur les libéraux mais moi je c'est pour ça que je me méfie toujours un peu des néo même si encore une fois j'en vois la pertinence mais j'aime aussi rappeler qu'il y a là-dedans une continuité il y a des constantes il y a des invariances et c'est l'invariance de la pulsion commerçante de la pulsion commerciale et qu'au bout du comble nos amis alors évidemment ils ont changé de gueule ils se sont modernisés ils ont ils ont pu voilà ils avaient ils ont des grands building avec des des parois de bon et c'est plus la petite boutique c'est plus la petite échoppe du bourgeois émergent du 15e siècle tu vois c'est pas ça ou 14e ou un peu après avant il n'en reste pas moins vrai que les gestes les gestes cardinaux sont les mêmes ce sont des gestes de boutiques et moi j'aime bien dire boutique aussi ce que tu sais vraiment un truc très très désespéré c'est une langue très 19e siècle d'ailleurs parfois mal connoté mais on peut on peut ramener à ça c'est des gens qui ont une boutique quoi ils ont une boutique ils vend leur ils vendent leurs camelott voilà et ils ont besoin d'accumuler de l'argent beaucoup plus qui ne pourront jamais en dépenser même évidemment même de manière aberrantes chez eux la pulsion d'accumuler mais ça je pense que Lordon a très très bien fait le travail là-dessus et c'est ce sont des le riche ça l'intéresse pas beaucoup d'avoir de l'argent ce qui est intéressant en accumuler c'est la pulsion même de la rentabilisation et du profit une espèce de suite en avant qu'on connaît assez bien quoi je regardais un documentaire récemment sur Bernard Madoff c'est très intéressant de voir Bernard Madoff non pas comme une exception dans l'histoire du capitalisme dit financier comme si le capitalisme pouvait être quelque chose que financier mais en bernadov fait à nu ce que tous les autres font en fait lui c'est davantage illégal que les autres mais où est la frontière de la loi donc il faut voilà moi je pense qu'il y a des gestes des gestes de boutiques qui aident à toujours bien comprendre ce à qui on a affaire maintenant merci beaucoup François Bellevue présenter je me permets de faire une petite pub pour ce livre que j'ai écrit avec mes amis du collectif Hoton qui n'est pas son rapport avec boniment on a étudié une ville mais le bien qu'on parle en l'occurrence comme ça comme ça voilà je suis pas très bon en pub il y en avait pas eu un qui concernait Valenciennes et on compte en faire 10 autres comme ça à chaque fois sur une vie et on est une douzaine et chaque rédacteur prend un bout de la ville elle écrit 3 ou 4 textes ou deux voilà c'est une façon de cartographier une ville façon évidemment avec des options un peu des actions un peu sociaux et on retrouve ouais il y a des intuitions assez communes entre boniment et à voilà je me permets parce que c'est compliqué les livres collectif quoi c'est des éditions Les Éditions divergence aussi bah oui indépendante éditeur tout à fait éminent le média est là pour faire vivre ces gens-là ce monde là merci à toi François salut

LE LANGAGE DU CAPITALISME : BONIMENTS ET BONIMENTEURS | FRANÇOIS BÉGAUDEAU, JULIEN THÉRY · Pourquijevote