Nunez : "Les émeutes se sont arrêtées grâce aux moyens de police inédits"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Sur ces craintes, elles sont de quel ordre ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Pourquoi vous craignez que ce ne soit pas juste dans les proportions du traditionnel ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Grâce à qui est-ce qu'il y a eu ce retour au calme ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à ceux qui estiment que les dealers ou les imams ont joué un rôle ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Les prénoms évoqués par Darmanin et Zemmour sont-ils représentatifs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Chiffre
« on sera sur 10000 fonctionnaires de police militaires de gendarmerie pour Paris et l'agglomération parisienne »
- 4:01Chiffre
« on a déjà interpellé plus de 130 personnes pour des faits qui ont été commis grâce à des investigations judiciaires »
- 6:01Fait
« nous luttons contre les trafics et nous mettons à mal beaucoup de trafic »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la question de la sécurité vous avez annoncé un dispositif exceptionnel vous allez le développer mais d'abord sur ces craintes elles sont quel ordre d'abord c'est la fête nationale donc les festivités dans leur grande majorité sont maintenues il y a très peu de communes qui ont renoncé à organiser ces festivités et comme le ministre de l'Intérieur l'a rappelé hier il y a pas il y a pas d'instruction du gouvernement ce sont des décisions individuelles en nombre extrêmement limité ça veut dire que la plupart des festivités les feux d'artifices qui étaient prévus à Paris évidemment et dans l'agglomération se dérouleront normalement et seront sécurisés la seule réserve évidemment c'est compte tenu des événements les festivités organisées par les communes sont sécurisées en général par les polices municipales pour ce à quoi nous attendons vous savez c'est traditionnel pour chaque 14 juillet il y a un peu plus de violences urbaines que d'habitude il y a toujours des de violences urbaines toujours contenu toujours limitées et évidemment pour toute résurgence de ce que nous avons connu il y a quelques jours nous allons avoir un gros dispositif qui va consister à quadriller le terrain avec de nombreux effectifs mobilisés on sera sur 10000 fonctionnaires de police militaires de gendarmerie pour Paris et l'agglomération parisienne et qui évidemment interviendront dès qu'il y aura des exactions commises pour procéder à des interpellations c'est traditionnel mais là c'est exceptionnel vous craignez que ce ne soit pas juste dans les proportions du traditionnel vous avez constaté qu'il y a eu un retour au calme on ne craint rien du tout on est simplement prudent c'est de la prudence et on est déterminé évidemment à intervenir à la moindre exaction et c'est pour ça d'ailleurs que le ministre m'a demandé à Paris et dans la région parisienne de veiller à ce que le terrain soit quadrillé l'effectif comme nous l'avons fait comme ça veut dire qu'on a la différence beaucoup plus d'effectif que d'habitude qui sont déployés sur le terrain et on déploie des moyens accrus c'est à dire que comme vous le savez nous avons déployé pendant les jours de violence urbaines intenses que certains ont même qualifié d'émeutes urbaines nous avons déployé des moyens lourds et notamment la BRI le raid le GIGN qui était déployé des hélicoptères le mobilisation de drone ce sera à nouveau le cas à la fois pour la nuit du 13 au 14 juillet pour la nuit du 14 au 15 juillet il y en aura aussi dans Paris mais également dans la petite couronne et ça c'était inédit si j'ai bien comprises c'est le cas généralement pendant les phases festives qui sont je le lisais tout à l'heure le 14 juillet vous avez aussi la nuit de la Saint-Sylvestre traditionnellement et nous déployons des effectifs sur l'ensemble de mon périmètre de compétences Paris et la petite couronne non il y a toujours des effectifs déployants petite couronne pour ces soirées de festivités vous regrettez que certaines villes et préférée renoncer vous regrettez que des décisions individuelles enfin il y a quand même Nanterre Bagnolet Rosny-sous-Bois Aulnay-sous-Bois la liste est longue et quelques grandes villes également en région qui ont non je le regrette pas c'est le choix vous savez il y a le passe principe de libre administration des collectivités locales on doit respecter ce que je constate vous devez dites la liste est longue mais elle ne concerne que quelques communes sur l'ensemble de mon périmètre un pari Paris évidemment maintient ses activités c'est festivités et dans les départements de petit Coran j'ai fait le point hier avec les préfets compétents de des trois départements de petite couronne il y a assez peu de communes qui renoncent moi j'ai pas d'avis sur le sujet simplement pour celles qui beaucoup le maintiennent quand même maintiennent quand même ces festivités c'est ce que je constate parce que c'est normal parce que c'est un moment de fête nationale aussi il faut pas l'oublier c'est d'abord ça j'ai remarqué qu'un à deux reprises avaient utilisé le mot émeute mais une fois en le prenant avec une certaine distance en disant certains l'ont qualifié des mesures belles et puis honnêtement vous avez vous-même spontanément parler d'émeutes pourquoi vous avez cette petite réserve il y a eu on a eu des phénomène de violence urbaine très intense très très intense pendant quatre nuits surtout donc enfin à partir du 27 juin jusqu'à tout début juillet on peut évidemment le vérifier des modes urbaines il y a eu des incidents multiples de nombreux points du territoire mais qui grâce au déploiement qu'on a pu mettre en oeuvre et y compris d'ailleurs sur Paris la petite couronne ont été quand même très rapidement contenus grâce à qui ça s'est arrêté ça s'est arrêté grâce à l'intervention des forces de l'ordre grâce au déploiement que nous avons au moyen que nous avons mis en œuvre qui était totalement inédits on n'a jamais vu la BRI le raid le GIGN déployé dans les quartiers c'est ce qu'a souhaité le ministre de l'Intérieur donc il nous a demandé de déployer ce type d'effectif il nous a demandé d'interpeller les gens et puis surtout je crois qu'il y a un message fort qui a été passé depuis ces quatre nuits qui ont été les plus intenses le message fort c'est que derrière les services de police judiciaire ont travaillé le ministre a demandé à ce qui est de mobilisation sur l'autorité des parks évidemment mais une mobilisation importante des services de police judiciaire moi c'est ce que j'ai fait à Paris en mobilisant les services de ma Direction de la Sécurité publique mais aussi de la police judiciaire du 36 quai des Orfèvres qui a travaillé à confondre des auteurs qui ont pu commettre des exactions pendant ces jours ça veut dire qu'au-delà des interpellations auxquelles on a procédé en flagrance nombreuses à peu près 1400 sur Paris et la petite couronne au delà on a déjà interpellé plus de 130 personnes pour des faits qui ont été commis grâce à des investigations judiciaires donc on les interpelle à postériori et ça c'est un signal fort de fermeté qui est donné à ceux qui voudraient qui seraient tenter de commettre de nouvelles exactions si je vous pose la question de grâce à qui est-ce qu'il y a eu ce retour au calme c'est parce que vous vous dites c'est évident c'est grâce à nous enfin grâce à la police grâce aux forces de l'ordre mais d'autres ne sont pas tout à fait cet avis les spécialistes du grand banditisme comme Frédéric Ploquin dit que sans doute les dealers ont eu aussi un rôle parce qu'il n'avait aucun intérêt à ce que ce ne soit pas le calme parce qu'ils ont besoin du calme pour faire leur trafic et quelqu'un comme Éric Zemmour estime même que c'est non seulement grâce au dealers mais aussi grâce aux imams qui auraient demandé dans les quartiers à scan mais qu'est-ce que vous répondez à ça d'abord enfin je pense que c'est faux enfin c'est vraiment c'est vraiment la mobilisation des forces de sécurité intérieure qui a permis le retour le retour au calme voilà pour ce qui on a eu un public de de jeunes beaucoup de qui ont été mobilisés parce que là j'ai moyen c'était 17 ans il y avait un tiers de mineur parmi je parle parmi les interpeller dire ce que nous avons bien connaître ceux qui travaillent dans les trafics je pense pas que ce soit les dealers ils tentent sans doute de faire la loi dans les quartiers ça on le sait les dealers de faire la loi dans les quartiers mais nous les enrions nous les entraverons nous démontrons des réseaux nous sommes très présents je ne pense pas qu'ils aient autant d'impact qu'on veut le dire je pense que ce je reste un mauvaise place de préfet de représentants de l'État je pense que ceux qui portent ce genre de discours c'est un discours politique donc je ne commenterai pas au delà ce que je peux vous dire c'est que nous luttons contre les trafics et nous mettons à mal beaucoup de trafic Gérald Darmanin insiste beaucoup sur ce sujet et ce qu'il nous demande c'est pas disperser les trafics c'est des des démanteler en profondeur et c'est ce que nous faisons à Paris et en région parisienne c'est-à-dire qu'on démantèle les réseaux pour que ils arrêtent de pourrir la vie des gens là où ils sont un plan vous dites le reste c'est de la politique alors il y a la politique oui vous vous êtes préfets de police donc c'est pas votre rôle mais il y a aussi la question des faits et l'un pour le coup c'est votre rôle il y a eu ce petit jeu qui devient un jeu assez malsain il faut le dire autour de la question des prénoms mais ce jeu il a été lancé j'allais dire par Gérald Darmanin lui-même qui alors qu'il s'adressait à la représentation nationale a précisé qu'il y avait eu beaucoup de Kevin et de Matteo ce sont ces son expression parmi les émeutiers sous-entendus sous-entendu ce ne serait pas des enfants issus de l'immigration à cela évidemment Eric Zemmour bah il s'est engouffré dans la brèche lui-même avait souvent joué à ce petit jeu assez pervers des prénoms moi je suis observatrice de tout ça et je regarde les balles et je trouve que ça prend une tournure assez nauséabonde j'aimerais justement qu'on puisse à chacun dire ce qu'il en est est-ce que quand Gérald de Darmanin dit il y a des Matéo et des Kevin et quand Eric Zemmour répond oui mais enfin la majorité c'était quand même sans doute des Mohamed même si vous avez trouvé un Kevin ou ou un Matéo quels sont les faits leur rendu nièce l'effet c'est qu'on interpelle des délinquants d'abord vous savez moi je le fais partie des je dirige [Musique] [Musique] dans les personnes qui interviennent mais diversité au sens premier du terme c'est-à-dire qu'il y a des gens de toutes les origines il faut arrêter de stigmatiser une catégorie de population nous nous sommes les forces de sécurité intérieure nous ce qui nous intéresse ce sont les délinquants d'ailleurs c'est vrai aussi pour les contrôles d'identité c'est vrai pour plein de choses on ne fait pas de contrôle discriminatoire on contrôle des délinquants de la DGSE qui dit le problème c'est émeutes nous n'y serions pas arrivés s'il n'y avait pas eu un problème d'immigration vous avez vous-même dirigé la DGSI je pense que on peut pas on peut pas résumer tout ça des problèmes d'immigration de sécurité on est confronté dans notre pays à une crise d'autorité on peut on ne peut pas le nier on peut pas ramener tout sous ces sujets à des problèmes d'explications sécuritaire voire migratoires et on a un problème de crise d'autorité qui ne concerne pas que la police nationale d'ailleurs et donc voilà moi pour moi moi le sujet il est là je constate que de plus en plus de gens ne respectent pas ou baful autorité quelle qu'elle soit et pas seulement celle de la police et la gendarmerie celle-ci elle est plus visible évidemment puisque nous nous sommes au contact direct mais vous savez les enseignants ont énormément de difficultés il y a plein de domaines et certaines associations sont beaucoup moins implantées auprès de certains jeunes qu'elles le l'était il y a encore 20 ou 25 ans je suis dispute discuter avec les associations de quartier pour s'en rendre compte donc on a un problème de crise d'autorité de respect de l'autorité c'est ça qu'il nous faut résoudre [Musique]
Laurent Nuñez