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DébatClaude Jeannerot· 29 mai 2013 28 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesEurope & internationalÉducation & recherche

20132805-PublicSénat-22H-Débat_Claude_Jeannerot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Gérard Larcher, y a-t-il une prise de conscience collective soudaine des dégâts sur la jeunesse en Europe ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Agnès Verdier-Molinié, pourquoi l'Allemagne a-t-elle un taux de chômage des jeunes si bas ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pierre Larrouturou, ces chiffres de chômage des jeunes sont-ils inédits dans l'histoire européenne ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Claude Jeannerot, quel est le risque systémique pour cette jeunesse sacrifiée faute d'emploi ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Gérard Larcher, à qui la faute : dirigeants nationaux ou responsables à Bruxelles ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Agnès Verdier-Molinié, l'apprentissage en France est-il vraiment en déclin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Gérard LarcherChiffre
    « depuis longtemps et moi même je les dis avoir un taux de chômage des jeunes dans un certain nombre de pays de l'union européen qui soit toujours avec un coefficient multiplicateur de deux et demi par rapport au taux moyen de chômage national »
  • 4:00Agnès Verdier-MoliniéChiffre
    « en allemagne gérard larcher vient de le rappeler la situation n'est pas du tout la même le chômage des jeunes est autour de 8 5 % alors qu'en france on est à 24 % »
  • 6:00Pierre LarrouturouFait
    « des taux de chômage de 50% des jeunes comme en grèce ou en espagne l'europe n'a jamais connu ça même durant la crise des années 30 »
  • 8:00Claude JeannerotChiffre
    « en france 30% sur les 15 25 ans des jeunes sont dans l'emploi ce taux est le double au danemark 60 % en allemagne 45% »
  • 12:00Agnès Verdier-MoliniéChiffre
    « depuis vingt ans nous avons doublé le nombre de jeunes admis en apprentissage »
  • 14:00Pierre LarrouturouChiffre
    « 30% des salariés allemands qui gagnent moins de 1000 euros par mois »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

insupportable inacceptable c'est en ces termes que les dirigeants européens qualifie les chiffres records atteints par le chômage des jeunes dans leurs pays respectifs 55 % des jeunes sont sans emploi en espagne et en grèce 30 % en italie 20 % en france les politiques sonne la mobilisation générale paris et berlin lance une offensive commune baptisée de manière ambitieuse new deal européen des promesses mais pour quel résultat on en parle avec nos invités ce soir gérard larcher bonsoir et bienvenue vous êtes sénateur ump des yvelines ancien président du sénat et vous avez été également ministre du travail avec nous également agnès verdier-molinié bonsoir bienvenue vous êtes directrice l'ifrap l'ifrap c'est la fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques et vous êtes l'auteur de nombreux ouvrages dont celui ci aux éditions albin michel soixante milliards d'économie oui mais tous les ans avec nous également claude jeannerot bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes sénateur socialiste du doubs et rapporteur du texte vous l'avez été sur la sécurisation de l'emploi merci d'être avec nous l'économiste pierre larrouturou nous accompagnent bonsoir vous êtes auteur avec michel rocard de ce livre la gauche n'a plus le droit à l'erreur aux éditions flammarion alors messieurs madame de françois hollande en france à une recoleta en italie en passant par mariano rajoy en espagne et d'autres tout sonne la mobilisation générale contre le chômage des jeunes gérard larcher est ce qu'il ya une prise de conscience collective soudaine des dégâts sur la jeunesse en europe je crois que cette prise de conscience est d'exister et car depuis longtemps et moi même je les dis avoir un taux de chômage des jeunes dans un certain nombre de pays de l'union européen qui soit toujours avec un coefficient multiplicateur de deux et demi par rapport au taux moyen de chômage national eh bien ça pose un certain nombre de questions et nous avons vu des pays et j'ai pu mesurer à un moment où j'avais été comme ministre en charge du travail et y voir en allemagne ceux qui se mettaient en place plan hartz il y avait à différentiel à cette époque chômage des jeunes en france et en allemagne et je rappelle que le chômage en allemagne est onze poids de 500 aujourd'hui les 16,2 entre l'allemagne et la france il faut donc se poser un certain nombre de questions et j'allais dire quel que soit le choix politique il ya une vraie urgence de société parce que penser qu'en espagne on est à près de 50% de jeunes hors du monde du travail c'est vraiment insupportable quand on a construit l'union européenne autour d'un certain nombre de valeurs et ça ça m'apparaît être le sujet majeur l'europe ça ne peut pas être qu'une monnaie qu'un espace économique ça doit être aussi un espace social et sociétal et les gens alors agnès verdier molinié le constat est clair les chiffres les réalités en europe sont devenues insupportables il faut agir avant le pont de non retour oui c'est sûr mais c'est très préoccupant la situation actuelle dans laquelle l'europe s'en faire et spécialement on pense à la france évidemment tous autour de cette table on ne ne peut qu être vraiment très inquiet mais on voit qu'en allemagne gérard larcher vient de le rappeler la situation n'est pas du tout la même le chômage des jeunes est autour de 8 5 % alors qu'en france on est à 24 % à + 2 24% qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que ils ont réussi à faire les réformes en allemagne qu'il faudrait qu'on fasse aujourd'hui il ya plusieurs pistes mais d'abord il ya une question autour de l'entrepreneuriat créer des entreprises créer des emplois combattre le chômage en général mais aussi le combat le chômage des jeunes est bien évidemment ça passe par l'idée que tout tout le système français doit être tournée la fiscalité la dépense publique vers l'idée qu'il faut créer massivement des entreprises et ça je crois que c'est quelque chose qu'on a oublié on a tellement voulu protéger on a tellement voulu dépenser créé tellement un système avec des fils et partout dans le code du travail dans les assurances sociales l'état les collectivités locales qu on a tellement développé et vers la fin on a oublié une chose essentielle pour c'est que bah oui 100 entreprises n'y a pas d'emploi alors on va parler des solutions des mesures à prendre sur les comptes reviennent aussi sur l'aspect social de ces jeunes pierre larrouturou est ce qu'on a déjà connu ça ces chiffres il ya une phrase de l'ancien chancelier allemand helmut schmidt en mars 2013 qui dit ceci des taux de chômage de 50% des jeunes comme en grèce ou en espagne l'europe n'a jamais connu ça même durant la crise des années 30 oui je pense elle y est effectivement qu'on vit quelque chose de catastrophique déjà en france il ya des quartiers où plus de la moitié des jeunes en vérité sont au chômage et après ça en espagne il ya des millions de chômeurs est bien aussi tous ceux qui renoncent à se former notre jour je voyais une jeune espagnole qui disait à madrid il n'y a plus aucun fils d'ouvrier qui se forme qui va l'université ils pensent tous que l'université c'est trop cher et que de toute façon ils seront au chômage à la sortie donc ça veut dire qu'un truc qui se casse pendant une génération les enfants d'ouvriers ne vont plus se former donc il est urgent d'agir on peut faire plein de choses au niveau de chaque pays mais c'est très bien si l'europe dit que en faire une priorité aujourd'hui ce n'est qu'une première étape il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite pour lutter contre le chômage claude jeannerot il faut agir tout le monde est d'accord quel est le risque quel est le danger pour cette jeunesse vous avez dit tout à l'heure inacceptable intolérable andy rihs merkel à juste titre par lesquels de risque systémique ça veut dire c'est toute une génération qui risque d'être sacrifiés faute d'emploi mais du coup aussi faute d'avenir alors il faut regarder ces taux de chômage y sont particulièrement élevés en france ils sont particulièrement élevés mes collègues l'ont dit en espagne en grèce mais regardons également les taux d'emploi c'est intéressant en france 30% sur les 15 25 ans des jeunes sont dans l'emploi ce taux est le double au danemark 60 % en allemagne 45% à quoi cela tient-il c'est le système de formation qui est en question pour partie le système d'entrée dans sur le marché du travail avec un dispositif madame l'adie d'accès à l'alternance qui est plus efficace dans en allemagne au danemark et ailleurs on doit ici s'interroger sur naturellement l'économie parce que mon collègue ne manquera pas de dire que la vraie réponse et il aura raison elle vient de la croissance mais devient lassant elle vient aussi de réformes de structure que sans doute nous n'avons pas su faire je crois qu'il ya déjà des pistes qui n'ont pas été évoquées alors elles sont évoquées aujourd'hui au niveau européen entre les différents pays on parle beaucoup d'apprentissage il faut bien se dire qu'en france on a quasiment sacrifier l'apprentissage on a considéré que c'était une voie de garage on a deux dents il ya environ cinq cent mille étudiants tous les ans alors qu'en allemagne on est à bien plus d'un million un million si je crois par millions 6 ça veut dire quoi ça veut dire que les allemands ils vont être est opérationnel mais ils vont être formés en entreprise il y a aussi quelque chose qu'on dit pas c'est à dire un espèce de schisme entre l'éducation nationale et les entreprises la difficulté qu'ils ont à travailler ensemble et qu'on au professeur à reconnaître que oui l'employabilité l'idée de former des élèves pour qu'ensuite ils trouvent un emploi à la sortie bah c'est quelque chose de fondamental et le nombre de débats que j'ai eu avec des professeurs qui m'ont dit mais nous c'est pas l'employabilité qui nous intéresse c'est la culture générale et on veut pas envoyer nos élèves dans des entreprises et mémé législatives aujourd'hui de contrôler on a évolué sur l'apprentissage en france la banlieue de même si on peut aller plus loin je crois qu'il faut pas opposer la culture générale et la formation sur le sur leur métier et que en allemagne a fait pendant pendant 11 ans mais que l'apprentissage est très bien pour avoir le pied à l'étrier parce qu'on continue souvent dans l'entreprise douanes a été apprenti mais qu'on voit que quinze ans plus tard les allemands parfois du mal à changer de métier tandis que nous notre culture générale permet plus facilement dans les métiers quand je vois qu'il faut pas opposer je crois qu'il faut pas opposer les deux derniers points en allemagne aussi beaucoup moins de bébés donc vingt ans plus tard il y en a beaucoup moins qu'ils deviennent qui arrive ce marché du travail donc si la france un taux de chômage des jeunes les impacts en allemagne c'est aussi parce qu'on a plus de jeunes tout à l'heure on est d'accord sera finalement de recul le cheval est hamon trop importants lady insupportable inacceptable mais téléspectateurs qui nous regardent ils doivent se demander gérard larcher puisque vous êtes un politique un responsable politique à qui la faute est ce que sont les dirigeants nationaux est ce que ce sont les responsables à bruxelles les vendre en paye les barroso les drag and co je pense que la responsabilité est collective et depuis longtemps savent et c'est raymond barre le premier qui s'inquiètent du décrochage scolaire on est en 1979 il ya un rapport signé par quelqu'un qui est sénateur aujourd'hui s'appelle jacques legendre 120000 on les appelait pas décrocheurs mais qui sortent du système sans formation aujourd'hui sont 140 milles entre temps on à massifier le lycée et on achever la réforme du collège et si on se pose pas la question de la formation initiale de l'orientation de la valorisation des métiers sens opposé j'allais dire formation générale et j'allais dire orientation professionnelle tout ça est compatible savais que jean-louis borloo s'est trouvée dans le plan de cohésion sociale on avait à l'époque deux cent trente mille jeunes en alternance aujourd'hui on est à 400 milles malgré la crise on sait qu'il faut aller plus loin mais il ya un sujet de valorisation des métiers qui est tout à fait essentiel c'est vrai la démographie qui explique qu'on soit patient d'allemagne 2005 de près de 16% de jeunes au chômage aujourd'hui 8 c'est parce que derrière tout ça il ya une démarche qui n'est pas simplement la démarche de l'orientation de l'alternance il ya un vrai sujet je le dis d'autant plus que j'ai été le ministre au moment du cpe et tout le monde sait que je n'étais pas favorable au moment de l'arbitrage me suis incliné jean louis borloo il n'empêche que le problème de l'entrée dans le contrat de travail du jeune est une question qui est posée nous avons fait un système pour protéger les plus protégés est paradoxalement notre système de protection il exclut les jeunes et oui et ça s'est avéré plus sourit à ceux qui sont dans l'emploi et par ailleurs on ne permet pas d'avoir un petit coup de pouce parle on parle pas du du smic jeunes et chaque fois qu'on évoque ce sujet c'est un total tabou je me souviens des deux de débats où finalement les gens venaient à la fois en dix ans et scandaleuse pour poser sa etc mais si leur enfant et est au chômage et que demain on leur propose finalement un salaire un peu moins important mais au moins qu'ils permettent de rentrer dans l'emploi mais peut-être que c'est pas un tabou aux pays bas ils ont un taux de chômage des jeunes qui est beaucoup plus bas et 18 jeunes comme jeanne rose pas tabou ou pas vous l'acceptez soir je voudrais dire deux choses je voudrais dire deux choses si vous permettez j'aurais nuancer ce qu'a dit madame sur l'apprentissage il faut pas non plus noircir le tableau dans notre pays depuis vingt ans nous avons doublé le nombre de jeunes admis en apprentissage mais par contre l' élément préoccupant c'est que depuis dix ans lorsqu'on regarde l'évolution on observe que la hausse elle a profité essentiellement aux plus diplômés et donc il faut recentrer l'apprentissage sur ses véritables bénéficiaires deuxièmement je voudrais insister sur un point pourquoi ça marche bien en allemagne c'est parce que d'abord c'est aujourd'hui inscrit dans la culture de ce pays mais au-delà de cela c'est à dos et un dialogue permanent entre les partenaires sociaux alors moi je veux attirer votre attention sur un point et c'est une piste d'avenir vous avez évoqué tout à l'heure le fait que j'étais rapporteur d'un texte important pour l'avenir celui qui porte haut historique a même dit le ministre du travail c'est vos partages je partage totalement ce point de vue car il trace j'en suis convaincu une méthode nouvelle pour l'avenir et en particulier la ouvert un droit très important c'est un droit à la formation attachés à la personne ça veut donc dire que dans ce cadre là alors tout reste à faire naturellement notamment à construire les modalités mais ça veut dire que par exemple il faudra doter les jeunes y sont 150 mid à sortir du système scolaire sans formation sans qualification eh bien il faudra en quelque sorte inventé un droit à la formation initiale différée à mettre en place dans ce cadre là pour permettre à ces jeunes d'accéder à la formation la formation ça reste le meilleur passeport vers lens est un élément central depuis tout à l'heure vous avez parlé du modèle allemand c'est bien flare les réformes gerhard schröder aux réformes hartz comme vous l'avez dit gérard h et on va en voir quelques mesures c'était la simplification des procédures d'embauché l'incitation en formation professionnelle la réduction des indemnités chômage pour ceux qui refusent des propositions d'emplois le développement on s'en souvient de mini jobs payés 450 euros par mois oui c'est bien mais il ya un lourd coût social on oublie pierre larrouturou il ya 30% des salariés allemands qui gagnent moins de 1000 euros par mois donc et du coup même angela merkel dit qu'il faut créer un salaire minimum ce qu'elle ne fait pas mais le elle le dit et vous avez vu qu'aujourd'hui le candidat socialiste à la chancellerie dit que s'il gagne pendant 1min du travail qui était hostile aux réformes de schröder donc je crois qu'il faut en même temps en allemagne à des choses très bien la politique du logement la politique de formation la politique industrielle il ya des choses la décentralisation il ya la péréquation entre territoires il ya des choses très bien mais hartz iv en gros c'est quand la france avait dit non pour une union politique la france avait pas très bien réagi sur la question et un travail et le trader s'est dit comment est ce qu'on fait pour répartir les gains de productivité ils ont choisi la plus mauvaise façon de faire c'est on impose aux chômeurs des petits boulots quelqu'un qui est au chômage pardon excusez moi c'est la réalité il ya 30 % les familles a caricaturé dans 10% des salariés allemands gagnent 260 euros par mois 260 euros par mois vous préférez et c'est ça le souci quelqu'un qui va être au rsa ou au chômage plutôt que quelqu'un qui va moins bien il ya aussi des aides sociales en plus vous les voulez mentionné jamais où les charges se sent qu'ils sont en france et non celles qui sont versées jeu de reconnaissance et en plus bon attention quand on regarde les chiffres on voit qu'il ya d'abord beaucoup de d'étudiants qui ont justement des mini violent mais c'est en plus de leurs études ou alors de retraités de jeunes retraités selmani retomber en récession au moins 0,5 à l'arrêt dit trenet land art ajouté et d'ajouter un point aussi pour nuancer parfois la béatitude qu'on peut avoir à l'égard de l'allemagne quand on parle de la réussite du système ans de l'alternance et on parle d'un taux de chômage des jeunes de 8% dit certes le système et y est pour quelque chose mais l'allemagne aussi et je dis pas ça pour nuancer ses mérites mais l'albane bénéficie d'un bénéfice démographique actuellement de ce point de vue là aussi très très sensible à mes très sensible jeannerod la semaine dernière le président de la république française à la ixic à l'occasion du 150e anniversaire du spd pas prouvé toutes les vertus au plomb rate ses étés dans son discours il pardonnez moi je vais été rendu à l'époque du noir souvenez-vous l'allemagne pays malade de l'europe volkswagen s'apprêtait à déposer son bilan dans la décennie 90 90 et oui et si négoce les décisions prises d'abord pour gerhard schröder puis par la coalition c'est deus et esso spd puis poursuivie par angela merkel avait aussi peu de vertu naturellement le sujet des bas salaires c'est aussi l'héritage de l'unification allemande aussi le rappeler pardon et oui ça s'est développé depuis deux mille ans mais c'est aussi le résultat permettrait de conserver des contrats de conserver un certain nombre de contrats qui d'ailleurs nous pose un problème de discrimination de concurrence notamment car c'est bien vous laisser la parole et pas très loin il connaît ça on a parlé des mesures on a parlé des réformes parlons si concrètement de ces jeunes notre journaliste paul bouffard a rencontré vous allez le voir anaïs anaïs alors à la 25 ans elle est titulaire d'un diplôme d'une école de commerce et d'un master de sciences po elle a aussi de nombreux stages à son actif la jeune femme est au chômage depuis huit mois sans ressources elle est revenu vivre chez ses parents dans un petit village de la marne une sur diplômés en recherche d'emploi regardez c'est un reportage qui est signée paul bouffard c'est l'histoire d'une génération perdue celle d'anaïs 25 ans on dit d'elle qu'elle est sur diplômés malgré son bac + 5 elle est au chômage voilà moi par exemple j'ai fait un double diplôme franco allemand à l'école de commerce de reims reims management school et ensuite j'ai fait un master 2 sciences po strasbourg en politique européenne et malgré tout ça et malgré aussi deux ans de stage j'éprouve des difficultés à trouver un emploi actuellement un cursus franco-allemand la jeune femme est ouverte sur l'europe malgré des stages à répétition dans de grandes institutions et une centaine de candidatures depuis septembre elle est sans emploi faites nous confiance moi j'ai envie de dire ça c'est à dire que même quand on n'a pas le profil qui correspond exactement au poste mais mon dieu on sait s'adapter on sait réfléchir là j'ai créé un mail en fait où j'ai pas eu de réponse encore donc je viens on demande et je viens un peu aux nouvelles rien sur sa boîte mail et quand on parle à la jeune femme de pôle emploi elle n'en voit pas l'utilité selon elle un bac + 5 n'y est pas prioritaire moi je me suis pas inscrite à pôle emploi non c'est peut-être aussi parce que je vois là j'habite à côté d'une vraiment une petite ville je pense pas qu'ils auraient vraiment pu faire beaucoup de choses pour moi quand on voit le chômage qui explose en france je pense que chaque conseiller gère des centaines de dossiers donc c'est très difficile je pense d'entretenir déjà une relation en points individuels pour le pour le travail avec un conseiller après cinq années d'indépendance anaïs est revenu habiter chez ses parents études coûteuses loyers trop chers coût de la vie en hausse il n'y a pas 36 solutions du coup cet été faute de travail elle va redevenir stagiaires moi je me dis à défaut de rien pourquoi pas parce que on a quand même et je pense aussi le travail est intellectuellement on sait aussi nécessaire quand on a fait des études un stage se permet aussi de rester dans les rails je pense qu'on sa galère anaïs espérait pouvoir se réfugier un temps vers les petits boulots elle se voyait serveuse ou hôtesse de caisse mais à 100 kilomètres de reims dans cette zone rurale martyrisé par le chômage les diplômes ne font pas tout clairement il n'y a pas les opportunités on nous donne pas trop notre chance c'est à dire que les entreprises sont aussi très frileuse envers les jeunes diplômés je pense qu'elle cherche un peu tout le gendre idéal où la belle fille idéale et si je peux dire ça comme ça et du coup nous on doit vraiment ramé pour pour montrer qu'on est capable pour montrer qu'on a envie on nous donne pas trop le crédit de confiance vu la situation anaïs est prête à tout et même à quitter l'hexagone pour offrir son dynamisme à l'étranger voilà elle est prête à tout anaïs même à partir alors qu'est ce qu'on peut lui dire qu'est ce qu'on peut lui promettre à cette jeune femme dans son combat alors peut-être d'abord un constat on peut comprendre évidemment la déception et l'amertume de cette jeune fille qui investit dans des études il est dit à un moment donné le diplôme ne fait pas tout mais en même temps n'en tirons pas l'instruction inverse il n'est pas pareil du point de vue du chômage d'avoir des diplômes ou de ne pas en avoir autrement dit on observe aujourd'hui que ceux qui ont un niveau d'études supérieur à 80 % trouvent par une initiation et 20 pour cent mille congolais et ce soir elle nous regarde alors quelles promesses concrètes pour elle je pense que qu' il y à un moyen c'est qu'elle ne doit pas sous-estimer c'est l'accompagnement qu'elle doit pouvoir trouver auprès des structures pôle emploi non non non mais c'était inutile de s'inscrire donc attention on est dans un pays où tous les moyens à 30 mille chômeurs en plus et 80000 personnes qui sont plus comptés comme chômeurs parce qu'il tombe en fin de droit et dans la pauvreté tous les mois il ya cent mille personnes sans villa débat là qui tombe donc peut-être arrivent sur le marché je vais pas d'enseigné que pendant on peut finir une idée oui ça veut dire que je suis un charisme même si elle est parfaitement qualifiée elle a une formation béton elle a fait deux ans de stage donc ça veut dire qu'elle est souple elle accepte de plein de boulot et les très concrète et malgré ça quelqu'un qui est super qualifiée super super rapide et quinze jours de stage ne trouvent pas de boulot parce qu'on est dans une pénurie tous les mobilisations comment combattre en valeur cette bêtise sait déjà qu'on est juste l'austérité comment relancer l'activité et comment parler comment relancer l'activité et ben c'est par l'entreprise par la création d'entreprise et pas en 10 ans comme on l'a fait depuis plus d'un an partez à tous ceux qui sont les dents des investisseurs de la france à tous ceux qui ont les moyens de financer les jeunes boîte de d'anaïs de tous ceux qui ont envie de créer la nouvelle frontière de parisi requis mais on leur a dit de partir en leur disant on fait la taxe à 75% on va taxer le capital comme le travail qu'est ce qui s'est passé il ya quinze jours à 6 de l'entrepreneuriat à l'elysée retour en arrière pourquoi parce que c'était une idée idéologique vouloir taxer le capital comme le travail ça empêche justement de créer des emplois des jeunes ces jeunes ménages moyens dans les start up et emmène dans la nouvelle économie clara sens du placement mais bien sûr mais je les ai continué il vient des start up qui vient des tpe il vient des pme de celles qui se créent tous les jours je suis ça suffit pas embauché le ministre du travail en 2015 avec un fond de réflexes j'avais été pour partage du travail tient la route or on le sait je fais partie de ceux et je me suis aperçu que si on ne crée pas réellement d emploi dans l'entreprise pardonnez moi on ne résolvait pas la question du chômage et d'ailleurs 2006 2007 ont été la démonstration même le chômage des jeunes avait cédé le vrai sujet face à ces jeunes c'est pas nous étriper c'est d'essayer quoi de se dire que pour la première fois l'europe vous allez lire a le réflexe je pense que j'appelle jeunes emploi attitude alors c'est pas avec 6 milliards que j'allais dire on va résoudre le problème pas plus qu'avec 16 milliards de fonds structurels il en faut notamment en direction des petites et moyennes entreprises et de la création ce qu'il faut je crois c'est que tous on se pose la question comment nous permettons à des jeunes d'entrer j'allais dire dans l'emploi quelle formation leur donne et que ça ça ne se chiffre pas uniquement milliards mais dans une attitude où nous sortons parfois de près comment une idée préconçue que nous avons sur le sujet faut que nous acceptions cas ces deux modèles valenciens n'ont pas la forme le modèle ancien c'est une mauvaise orientation oui les jeunes mauvaise appréhension des métiers qui peuvent demain offrir des perspectives assez jeune et un accompagnement de ces jeunes ça veut dire qu'il faut avoir le courage d'ouvrir l'agenda social sur la question de l'emploi des jeunes je rappelle que les partenaires sociaux en avril deux là étaient ouverts avait commencé à en rire d'eux mêmes naturellement c'est une responsabilité qui appartient dans la discussion entre l'état les partenaires sociaux il faut qu'en france ça devienne la première voiture et s'il vous plaît ne sous-estimons pas l'importance de l'accompagnement les 6 milliards dont parle jean rémillard servir notamment fond bleu maîtres en mars à mettre en place je vais y venir une ce que ce qui est appelé une garantie pour la jeunesse c'est quoi c'est l'engagement pris de proposer à tout jeune qui sort de l'école ou qui entrent dans le chômage dans les quatre mois soit une offre d'emploi soit une offre de formation mais c'est pas négligeable parce que ça veut dire offrir une véritable offre de formation avec un parcours qui conduit à la qualification c'est la croissance revenue s'assurer que le jeune pour morel revient mention en entreprises accèdent en rapport mais la question de la formation y aller l'essentiel se supporter le problème fondamental c'est les cent vingt mille jeunes qui sont en situation d'échec et hélas les années les premières années de la vie sont fondamentales et on ne fait rien là dessus en france il ya 10% des enfants qui arrivent en situation d'échec en sixième au danemark il ya quatre formats d'échec scolaire donc est-ce qu'on se donne les moyens de mettre le paquet de réfléchir au rôle des parents d'un service public de la petite enfance mais ce qu'on se donne les moyens d'investir vraiment dans l'intelligence et pas au collège c'est pas au lycée c'est pas après ce qui arrive avec eux mais on ne le fait pas il ya quatre fois trop d'échecs scolaires en france par rapport au danemark pas compte sur la formation on voit bien cette jeune femme qui est parfaitement formés désolé monsieur larcher mais on voit bien que cette jeune femme est au chômage à la galère totale et nous retourne chez ses parents alors qu'elle est parfaitement formés et théoriquement et parce qu'il n'ya pas d'emploi tout le monde dit bah oui on est pour créer des entreprises créent des emplois etc mais on ne fait rien pour jouer les conditions c'est quoi c'est une fiscalité favorable qu'est ce qu'on a aujourd'hui en france on a des niches fiscales pour investir dans les dom tom investir dans les monuments historiques on a des oeuvres d'art qui sont pas taxés à l' isf et on a des actions encore dans les entreprises des investissements qui sont toujours taxés à l'impôt sur la fortune alors que les oeuvres d'art ne sont pas nos vraies oeuvres d'art c'est quoi ce sont nos entreprises pourquoi continuer à taxer à 7,1 fait un hymne à non maîtrisée brice hortefeux l'a jamais le problème du chômage avec du blanc avant tout proposer j'ai connaissance il vous plait dernière tour de ta peut-être une note positive pour conclure ce débat est ce que selon vous les dirigeants européens ont suffisamment pris conscience de la gravité de la situation est-ce qu'il peut y avoir surtout un avenir un mieux oui oui bien sûr les solutions oui bah quand je vois rajoy en espagne se dire que ça n'est plus supportable en faire la priorité de sa préoccupation politique je vois que c'est la même chose en italie qu'il faut espérer c'est que ça devient d'un projet toute l'europe qui ne soit pas un clivage entre une europe du nord qui est plutôt en train de réussir et une europe du sud qui est en grande difficulté ça veut dire qu'il faut avoir le courage de décisions structurelles médiator je le sais sans création de richesse il n'ya pas création et qui fait la richesse il ya aussi des choses qu'on peut faire au niveau français pour la pretty villageois y à 34 milliards qui tend dans le fonds de réserve des retraites au lieu de les mettre sur les marchés financiers auprès de manière de faire revenir tous les investisseurs qui sont partis de france avec leurs milliards tous ceux qui peuvent investir dans les start up dans les clauses de non prise en compte les gens comme un problème c'est dire l'europe nous apporte une contribution utile et au service d'un avenir parce que cette formation des jeunes merci beaucoup d'avoir été désinvité c'est la fin de ce journal merci de votre fidélité belle soirée demain vous avez rendez vous à 22 heures avec delphine gérard moi je vous retrouverai avec plaisir jeudi soir des soirées bon