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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 28 août 2023 14 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheImmigration & asileEurope & international

C'est confirmé, Macron est super mégalo...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:12PrésentateurFait
    « « changer le rapport au temps concernant les vacances scolaires » »
  • 4:23PrésentateurFait
    « « accueillir les enfants à l'école le plus tôt possible, dès deux ans » »
  • 4:28PrésentateurFait
    « « Depuis des décennies, face à cette situation si injuste, le décrochage des élèves, on a fermé les yeux, personne ne s'indigne » »
  • 5:07PrésentateurFait
    « « impliquer les entreprises pour aller vers le zéro décrochage et le 100% insertion » »
  • 5:42PrésentateurFait
    « « comme ministre de l'économie, j'ai participé à redresser la filière nucléaire qui était dans une impasse » »
  • 5:56PrésentateurFait
    « « Il faut fabriquer sur le sol européen des véhicules électriques et posséder des acteurs de l'intelligence artificielle » »
  • 6:13PrésentateurFait
    « « la situation que nous connaissons n'est pas tenable et nous devons réduire significativement l'immigration » »
  • 6:53PrésentateurFait
    « « rebâtir notre nation parce qu'elle serait détruite » »
  • 7:06PrésentateurFait
    « « la famille, l'école et le service national universel, le SNU, c'est-à-dire le retour du service militaire » »
  • 9:30PrésentateurChiffre
    « « impliquée dans 159 procédures selon sa présidente Elise Van Beneden » »
  • 9:45PrésentateurFait
    « « saisissait le 13 mars 2017 la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sur la déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron » »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le jeudi 24 août 2023 et c'est avec plaisir que je vous retrouve sur ce plateau pour ce nouveau bulletin d'info estival. Je me fais la voix de toute l'équipe, comme chaque été réduite, pour que chacun et chacune puisse prendre ses vacances, pour vous remercier d'être ici au rendez-vous chaque soir du lundi au jeudi pour ce format. L'été, on se repose, mais l'actu ne s'arrête pas, alors Le Média non plus. Et la grande nouvelle est tombée.

D'ici à la fin du mois d'octobre, nos programmes, qui continueront à être diffusés sur le web, le seront enfin aussi sur le petit écran. C'est une grande première en France, et même peut-être au-delà, de voir une chaîne d'info résolument à gauche, sans mainmise de riches industriels ou de l'État, débarquer à la télévision. Rendez-vous donc sur la page KissKissBankBank dédiée, le lien en description, pour suivre ce qui va être historique. Dans ce nouveau bulletin d'info, comme d'habitude, nous aborderons plusieurs sujets qui font l'actualité aujourd'hui. Sélectionnés par la réélection du Média.

Nous parlerons de la mort de Prigogine, chef de Wagner, hier soir en Russie, de la situation catastrophique en Syrie, et de l'action en justice de l'association Anticor. Mais avant ça, je vous propose mon édito, où il sera question de revenir sur l'interview fleuve, ou plutôt le torrent marketing d'Emmanuel Macron, dans les colonnes du Point, hier soir. Accrochez-vous, c'est du costaud. Sous les canons napoléoniens, la plage ? Premier constat, en arrivant au fort de Brégançon, l'endroit est plus vert, moins austère, que ce que l'on imaginait. Emmanuel Macron nous accueille, en bras de chemise et cravate, teint allé, souriant.

Il nous fait la visite, y compris de son bureau de vacances, installé à l'extérieur, sous un haut vent, face à la Méditerranée. C'est ainsi que débute le long, très long entretien du président de la République, non pas dans Gala ou Closer, mais dans le Point. 17 pages pleines, pleines de quoi ? Patience, on va le voir. Très régulièrement ponctuées de pas moins de 9 photographies de M. Gromelon. En vrac, nous avons Macron, confiant, qui replace ses boutons de manchette. Macron sans boutons de manchette, qui boit un café style de Georges Clounet. Macron penseur aussi, le regard dans le vague, comme dans une pub pour LVMH.

Macron qui sait compter sur ses doigts, manifestement, et sans doute aussi, lasser ses chaussures. Et ma préférée, Macron 007, séducteur, le bras derrière la tête et un sourire en quoi ? Bah quoi, cette position ne vient-elle pas me rendre cool et en même temps, ne rien enlever à mon sérieux dans mon travail ? Je pourrais même peut-être me présenter en 2027, non ? Macron, lui, est confiant. Et là, page 34, j'aimerais qu'on dise de moi, il nous a rendu plus forts, il nous a rendu plus fiers. Oui, il parle de lui à la troisième personne et ne doute rien le concernant.

L'interview, présentée dans une courte vidéo par le directeur de publication du point, Etienne Germel, est vendue comme abordant tous les sujets, notamment ceux qui fâchent, pour reprendre leurs mots, laissant entendre que les trois journalistes mobilisés pour l'exercice, dont Etienne Germel lui-même, n'ont rien épargné à Emmanuel Macron. Spoiler, non. Mais alors, pas du tout. Les questions sont convenues et ressemblent le plus souvent à des relances entre deux compères en train de livrer une chronique éditoriale ou une comédie de boulevard. Mais avec un titre à la hauteur, il faut bien l'admettre, Macron, la grande explication. Wow ! Bon alors, qu'a-t-il grandement expliqué ?

Le point nous l'annonce en ouverture. Je cite, « Émeute, dette, climat, éducation, Ukraine, le président de la République répond aux critiques et révèle ce qu'il compte faire de son second mandat. » Ce qu'il compte faire de son second mandat, un an et demi après son élection, c'est assez cocasse. Normalement, on annonce ça dans un programme avant l'élection en question. Mais de toute manière, à quoi sert un programme politique ? Je vous le demande. Le point préfère lui demander sa vision à celui qui est traité comme une vedette de la chanson dans les pages de Star Club. Le point, la rentrée des classes approche.

Quelle est votre vision pour l'école puisque vous dites que c'est une priorité afin de faire nation ? Et là, paf ! Macron déballe sa com', alignant des déclarations comme des faits sans que jamais l'un des trois journalistes en face de lui lui pose les fameuses questions qui fâchent ou simplement n'oppose de contradictions factuelles. Sur le sujet, il annoncera qu'il faut, je cite, « changer le rapport au temps concernant les vacances scolaires », c'est-à-dire les revoir à l'ABS, accueillir les enfants à l'école le plus tôt possible, dès deux ans, et en finir avec les, je le cite toujours, « hypocrisies françaises ». Quelles hypocrisies ? Questionne le point.

Je cite, monsieur je sais tout, « Depuis des décennies, face à cette situation si injuste, le décrochage des élèves, on a fermé les yeux, personne ne s'indigne, on a reproduit des inégalités et on a produit du chômage ». Waouh ! Attention les enfants, cette cascade a été réalisée par un professionnel, ne tentez pas, surtout pas, de la reproduire chez vous. Affirmer que personne ne s'est indigné, avant lui donc, de l'état de l'éducation nationale, est un gros mensonge, disons-le tout net. Toute la gauche et les syndicats, les syndicats concernés, ne font que ça depuis des lustres, sans que les décideurs politiques, macronistes depuis le 2017, ne répondent à leurs requêtes.

Mais c'est parce que Macron a trouvé toutes les solutions, et notamment celles-ci, impliquer les entreprises pour aller vers le zéro décrochage et le 100% insertion. On a tous hâte de voir arriver des cours sponsorisés par Uber, Bouygues ou Coca-Cola pour résoudre les problèmes d'orientation professionnelle. Pour le reste, ce sera autorité, je le cite toujours, des savoirs et des maîtres, ordre, et concernant le malaise des enseignants, il répond « Je ne suis pas là pour décrire ce qui ne marche pas, mais j'ai la clé pour qu'on s'en sorte ». Laquelle ? On ne le saura pas, mais nous sommes conviés à le croire sur parole. Et concernant les autres sujets, voyons voir.

Le climat, comme ministre de l'économie, j'ai participé à redresser la filière nucléaire qui était dans une impasse. Humble. L'économie, il faut des incitations plus fortes à reprendre un emploi, feignasse de chômeurs, autre chose, c'est quand même la canicule là, et on le voit même sur le plateau, « Il faut fabriquer sur le sol européen des véhicules électriques et posséder des acteurs de l'intelligence artificielle ». Ok, il n'a pas vu, don't look up. L'Afrique, les opérations au Sahel ont été un succès, et si vous en doutiez et pensez le contraire, gare à vous. L'immigration, la situation que nous connaissons n'est pas tenable et nous devons réduire significativement l'immigration.

Tata Marine et Tonton Vahiric sont aux anges, Manu reprend leur refrain. Les émeutes, suite à la mort de Noël, eh bien il dit « un déferellement de violence mimétique, une volonté de vengeance contre l'État sans message politique ». Ah bon ? Mais encore. J'ai parlé de décivilisation, dit-il, il y a quelques mois, c'est bien cela que nous avons vu, il faut donc s'atteler à reciviliser. Oui, Macron parle comme Le Pen et Zemmour, oui, Macron joue au président d'extrême droite.

Alors, pour notamment donner des suites à ces révoltes urbaines, le chef de l'État souhaite inviter, je cite, « toutes les forces politiques représentées dans nos assemblées, avec le projet de, je cite encore, « rebâtir notre nation » parce qu'elle serait détruite, avec tout ce qui la tient, selon lui, notamment, je le cite toujours, « la famille, l'école et le service national universel, le SNU, c'est-à-dire le retour du service militaire ». Il ajouta la transmission de notre culture, notre langue et, plus étonnant, la régulation des écrans.

On n'en saura pas plus, mais famille, école et SNU, dans une école où il veut faire entrer, on l'a vu ensemble, les entreprises, ça nous donne un triptyque plus proche de la France de Vichy que de celle de la commune de Paris. Alors, pour son projet de rebâtir la nation, facile de deviner avec quelle formation politique il aura le plus d'aisance. Et puis, au pire, il a prévenu, ici même toujours dans Le Point, que pour une prochaine loi, la loi dite « immigration à la rentrée », il y en a une par an depuis qui les présidents et Darmanin ministres de l'intérieur, ne sera donc là pas exclu l'usage du 49-3.

L'histoire ne nous dit pas si les trois journalistes du Point ont piqué une tête avec le président dans la piscine du fort de Brégançon, souvenez-vous, installé par le couple Macron en 2018 pour 34 000 euros d'argent public. Mais à la lecture de ce papier, interminable de médiocrité et de connivence, il nous en faudra peu l'imaginer. Poursuivons maintenant avec les actualités du jour. Anticor, l'association de lutte contre la corruption, conteste l'annulation de son agrément devant la Cour administrative d'appel de Paris. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi l'un de ses avocats à l'AFP.

Le dernier décret de renouvellement de son agrément, délivré par le gouvernement, avait été signé en 2021 par le Premier ministre d'alors, Jean Castex. Il lui permet de porter plainte avec constitution de partis civils pour des infractions de corruption et trafic d'influence de recel ou de blanchiment des revenus induits, de manquement au devoir de probité ou d'influence pour obtenir le vote d'électeur. Mais le vendredi 23 juin dernier, le tribunal administratif annulait son agrément. Le motif affichait alors un don d'Hervé Vinciguera, homme d'affaires proche d'Arnaud Montebourg, pour un montant de 64 000 euros en 2018, représentant cette année-là 17% du budget d'anticorps.

L'arrêté du Premier ministre pointait déjà lors du renouvellement en 2021, je cite, « l'absence de transparence sur ce don conséquent qui ferait, je cite encore, naître un doute sur le caractère désintéressé et indépendant de l'association. En attendant que les juges d'appel se prononcent sur le fond, une autre requête co-signée par les mêmes avocats demande la suspension des effets de la décision du tribunal administratif. Créée en 2002, l'association est impliquée dans 159 procédures selon sa présidente Elise Van Beneden et un grand nombre d'entre elles de ces procédures visent la Macronie.

On se souvient que l'association saisissait le 13 mars 2017 la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sur la déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron signée le 24 octobre 2014. Anticorps, c'est aussi l'enquête pour prise illégale d'intérêt visant le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Collère, ou celle contre Éric Dupond-Moretti devant la Cour de justice de la République. C'est à se demander tout de même si Anticorps n'est pas le contre-pouvoir qui dérange les petites affaires de la Macronie et qui veut la voir disparaître.

De cela, sans doute nous parlerons avec Philippe Pascault, auteur et administrateur d'Anticorps, ce dimanche lors des universités d'été du parti Rêve près d'Ausserre. Énorme coup de tonnerre du côté de la Russie alors que celle-ci est en représentation au sommet des BRICS. Le chef du groupe paramilitaire Evgen Prigogine est mort hier suite au crash de son avion privé. Le cofondateur de Wagner, et bras droit de Prigogine, Dimitri Hutkin est lui aussi mort. Au total, dix personnes sont décédées. Le décès du leader de Wagner aurait été confirmé par l'agence russe du transport aérien. Mais les circonstances de l'accident ne sont à l'heure actuelle pas connues.

Et si le bureau russe de l'investissement civile a annoncé l'ouverture d'une enquête, les langues se sont rapidement déliées pour poser la question suivante. Évidemment, Vladimir Poutine est-il responsable dans cet événement ? On rappelle qu'Evgen Prigogine et Wagner étaient considérés, même par le président lui-même, comme traîtres après la tentative de rébellion contre le Kremlin au mois de juin dernier. Le gouvernement français, par l'intermédiaire d'Olivier Véran, a lui parlé de doutes raisonnables pour le citer concernant les conditions du crash. La défense britannique aurait de son côté suggéré la responsabilité du FSB, le service de renseignement russe. Affaire à suivre.

La Syrie se soulève. Hier déjà, nous vous parlions de l'Argentine qui voit ses commerces alimentaires être pillés dans un contexte de très forte inflation et de pauparisation de ses habitants. De l'autre côté du globe, les manifestations se multiplient dans le sud de la Syrie, zone sous contrôle du régime de Bachar al-Assad contre les conditions de vie. Le média local Sueda 24 a posté des images de la ville de Sueda justement à une centaine de kilomètres au sud de Damas. Des centaines de Syriennes et Syriens à majorité Druze y ont manifesté lundi et nous pouvons entendre Liberté ou encore Abba Bachar al-Assad.

Des slogans qui peuvent d'un côté surprendre, la région étant relativement épargnée par les violences des dernières années du fait d'une volonté réciproque du régime et de la minorité Druze d'éviter la confrontation rapporte Libération. Mais ce n'est pas la première fois que l'on voit ce type de révolte en Syrie au vu du contexte inflationniste qui pèse de plus en plus lourd sur la population. Ces manifestations interviennent en pleine grève générale et quelques jours après la levée des subventions sur le carburant par le gouvernement ce qui fait exploser les prix on imagine.

A l'inflation alimentaire s'ajoutent des coupures d'électricité qui n'est plus fournie qu'une à deux heures par jour et d'eau de plus en plus longue et fréquente ajoute Libé. Aussi 90% rappelons-le de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le régime de Damas n'a pour l'instant pas appliqué la terrible répression dont il a pu déjà s'illustrer par le passé. Lundi soir des membres de forces de sécurité ont toutefois tiré sur les manifestants dans la région de Dera sans faire de victime et certains loyalistes critiques ont été arrêtés pendant quelques jours rapporte de nouveau Libération. Ce contexte inflationniste record est mondial et touche durement les pays hors G7.

C'était d'ailleurs un des sujets du sommet des BRICS qui se tient encore actuellement et dont on vous a longuement parlé ce mardi qui remet alors en question la domination du dollar sur l'économie mondiale. Et aujourd'hui nous avons appris que 6 pays vont rejoindre les BRICS à partir du 1er janvier 2024 l'Argentine l'Egypte l'Ethiopie l'Iran l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis. Et voilà c'est la fin de ce bulletin d'info un format qui entre vous le savez dans notre programmation d'été. En attendant la reprise de nos directs à la rentrée nous continuons à vous proposer ici nos reportages enquêtes entretiens plateaux d'analyse de débats et de décryptage au quotidien.

Et comme je vous l'annonçais en début d'émission l'Arcom nous ayant conventionné le média va bel et bien débarquer sur le petit écran d'ici à la fin octobre. Nous vous invitons à rejoindre la page dédiée à cet événement inédit dans le paysage audiovisuel français sur le site KissKissBankBank. Le lien est dans la description ou alors en cliquant juste ici si vous êtes sur YouTube. En attendant restez connectés aux médias grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube toujours. Quant à moi je vous remercie pour votre fidélité et votre confiance. A bientôt. Sous-titrage ST' 501