Climat : le temps de l'adaptation ? | Chaque voix compte - 29/05/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans [musique] chaque voix sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce [musique] soir à cette vague de chaleur qui nous a tous cueilli à froid. L'épisode caniculaire va commencer à régresser ce weekend mais la France a encore suffoqué aujourd'hui.
La moitié du pays a battu des records de température. Hier, on a atteint 378 [musique] à Angoulem. C'est du jamais vu dans les relevés météo.
Toujours plus chaud, toujours plus tôt. C'est le titre de chaque voix compte ce soir. Et on accueille Sandrine Leffer.
Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député ensemble pour la République du Finistère.
Vous avez eu chaud aussi d'ailleurs he dans le Finistère. Vous présidez la commission du développement durable à l'Assemblée nationale. Merci d'être là au côté de Léa Balagel Marie.
Bonsoir. Bonsoir. Député de Paris.
Merci de votre présence. Et bonsoir François Gemen. Bonsoir.
Politologue, chercheur, co-auteur du rapport du JC en 2023. Vous publiez parler du climat sans plomber l'atmosphère chez Odil Jacob. C'est tout un programme que vous allez appliquer dès ce soir.
D'ailleurs, merci en tout cas d'avoir accepté [musique] de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. J'ai autour de moi des personnes qui vivent dans des bouilloirs thermiques, des travailleurs en extérieur [musique] qui ont été écrasés par la chaleur toute la semaine. J'ai aussi un principal de collège.
Vous avez qu'à jouer à qui et qui hein pour le moment pour essayer de repérer. Euh tous ont plein de questions en tout cas à vous poser. On va parler adaptation, [musique] isolation, climatisation et peut-être aussi impréparation.
On vous emmènera aussi au frais sous la scène à Paris pour découvrir le réseau fraîcheur de Paris qui climatise certains bâtiment de la capitale. Vous verrez, installez-vous confortablement. C'est [musique] parti pour chaque voix compte, l'émission qui ne fait pas suer.
C'est vrai qu'en mai, on a'ura pas exactement fait ce qu'il nous plaît. On a transpiré comme en plein mois d'août. On a fermé les volets à 8h du matin quand on en avait d'ailleurs des volets.
On aura cherché l'ombre et la fraîcheur. On aura trouvé des bacs à glace déjà vides dans les magasins. Bref, on se souviendra de mai 2026 parce qu'il a fait trop chaud, trop tôt.
Marion Becker. [musique] 37,8°, c'est le record de chaleur pour un mois de mai enregistré hier à Angoulem la couronne. Signe d'une semaine caniculaire.
Tous les jours, de nouveaux records de température ont été battus. Il a fait 37,6°gr hier à Narbon dans l'aude, 37,4°gr à Perpignan, 36 à Nior ou encore à Bergerac. La [musique] veille, c'est à Brest, Mulouse ou encore Roissie que les records tombaient.
Une situation qui inquiète les Français. C'est probablement une des choses les plus préoccupantes que nous connaissions en fait. Je pose des questions sur plus tard, comment ça va être ?
Est-ce que ça va empirer ou est-ce que ça va rester comme ça ? Je sais pas trop. Bah oui, c'est inquiétant pour les générations futures quoi.
C'est sûr parce qu'aussitôt dans la dans la dans la saison avec des températures excessives. Oui, ça c'est sûr. Et puis ça va être de pire en pire quoi.
Hit départements sont encore en vigilance orange. C'est la première fois que cette vigilance canicule est déclenchée si tôt dans l'année. Cet épisode de chaleur inédit, cet OVNI climatique est causé par un dô de chaleur qui agit comme un couvercle et maintient des températures élevées.
Un phénomène favorisé par le changement climatique. Localement et les températures enregistrées ces derniers jours frôent les record de la canicule de 2003. Une école a dû être fermée dans les landes.
La température avait atteint 53°gr dans certaines pièces. S'il est encore trop tôt pour connaître l'impact de la canicule, Santé Publique France relève plus de passages aux urgences dans l'ouest de la France et jusqu'à 30 % d'appel en plus au SAMU. Au moins sep décès sont liés à cette canicule.
Hier, un ouvrier de 19 ans est décédé après une journée passée sur une toiture dans la drôe. François Gemen, je dis souvent que les mots ont un sens. Comment est-ce que vous qualifiez cette vague de chaleur ? inédite euh parce que c'est la première fois qu'une vague de chaleur aussi importante ou aussi longue arrive aussitôt dans l'année.
Par contre, c'est vrai queon entend beaucoup dire qu'elle serait exceptionnelle, extraordinaire ou hors norme. Et je comprends évidemment pourquoi on utilise ces adjectifs, mais je pense qu'ils sont piégeux parce qu'ils nous mettent dans l'idée que on serait face à un événement qui n'aurait pas vocation à se reproduire et que on va l'oublier dès que les températures vont commencer à redescendre la semaine prochaine. Et c'est ce qui fait qu'on se retrouve un peu sans cesse, un peu dans la journée de la marmotte comme dans ce film euh jour sans fin où les protagonistes vivent chaque jour les mêmes événements.
Euh à chaque canicule, à chaque vague de chaleur, on se dit "La France n'est pas prête, il aurait fallu faire ceci, il aurait fallu faire cela [grognement] et on ne le fait jamais parce qu'on considère que les vagues de chaleur comme les inondations sont des événements exceptionnels. Et si on considère que c'est des événements exceptionnels, ben évidemment on ne fait rien pour le futur parce qu'on ne compte pas sur le fait que ça se reproduira. Or, malheureusement, ça se reproduira sans doute déjà cette année.
Un procès en impréparation a été fait toute la semaine au gouvernement qui a attendu hier pour tenir une réunion interministérielle. Vous faites aussi ce procès François Gemmen ? Oui, mais en même temps pas à ce gouvernement spécifique.
On pourrait le faire à tous les gouvernements. Euh effectivement, je pense qu'on a beaucoup progressé sur la question des messages de prévention, des messages d'alerte, l'attention portée aux autres, la formation aux autres, la formation du corps médical aussi. Donc heureusement, la surmortalité est très réduite par rapport à ce qu'on a pu connaître notamment en 2003 qui avait été catastrophique avec 15000 décès additionnel.
Par contre, on voit bien que pour ce qui concerne les écoles, pour ce qui concerne l'adaptation des bâtiments, pour ce qui concerne la climatisation de certains bâtiments publics, il faudra sans doute en parler aussi. On voit bien que les décisions ne sont pas prises et je crois qu'on considère encore un peu l'adaptation comme une sorte de discours de renoncement et qu'on a encore du mal à se mettre dans un esprit d'adaptation et à considérer que le climat en France change et va continuer à changer et que ça implique qu'on s'y adapte. Alors justement vous parlez des écoles, je voudrais donner la parole à Alex qui est avec nous.
Enfin, je vais pas l'appeler Alex, je vais l'appeler monsieur le principal du collège Charles Peggy au Chéner au cancour dans les Yvelines. Bonsoir Alex, merci d'être avec nous. Euh je sais pas si on peut voir votre collège à l'image.
C'est un bâtiment des années 70 en l'occurrence grandes fenêtres, pas de volet. Il a fait quelle température dans vos salles de classe cette semaine ? J'ai quitté mon établissement tout à l'heure et j'ai laissé les professeurs et les élèves dans des étuves.
Les étuves que sont devenues les salles de classe. Et effectivement, on demande aux établissements scolaires de s'adapter. Euh nous, les chefs d'établissement et je représente le SNPDN, le syndicat des personnels de direction, on est devenu des experts en hydratation.
Nous sommes devenus des experts en achat de bouteilles d'eau en masse. Euh c'est-à-dire que cette semaine, vous avez acheté des bouteilles d'eau pour les enseignants et les élèves ? Oui, tout à fait.
On l'a fait, on l'a fait sur pas sur tous les niveaux, on l'a fait sur les les petits niveaux et puis on a distribué au compte goûte et puis surtout on se prépare aux examens. Alors l'adaptation, on nous demande de nous adapter. On déplace une partie des épreuves dans les matinées.
Donc très bien l'adaptation c'est très bien. Dans un mois, c'est le brevet. dans un mois, si on a pris 3 4 degrés, ce qui peut arriver entre mai et juin, je ne vois pas comment va faire passer les épreuves, y compris les épreuves qui ont été positionnées le matin.
Donc nous, on se pose la question à force de faire des adaptations un peu à la petite semaine, est-ce que bientôt on fera passer le brevet en pleine nuit, les cours en pleine nuit, le bac en pleine nuit ? Donc on voit bien qu'on arrive au bout au bout d'un système et évidemment dans les étuves dans les bouilloirs thermiques que sont un grand nombre d'établissement y compris des établissements récents. Y compris des établissements récents, c'est pas seulement les établissements anciens où il y a un problème.
Bah final on apprend on attend un plan de rénovation d'ampleur pérenne. Pas qu'il s'arrête lundi parce queil fait moins moins chaud. Et donc d'où ma question à à mesdames les députés, une question un peu candide.
Qu'est-ce qui empêche que il y a un grand plan de de financement associant évidemment, j'imagine l'État et les collectivités territoriales et qui fasse qu'on arrête finalement d'être dans l'adaptation mais dans la préparation parce que effectivement comme ça a été dit précédemment, il y a peu de chance que une période glaciaire arrive dans les années à venir. Sandrine Leffer, vous voulez lui répondre en premier fumisme. Non, mais je crois que c'est un vrai sujet.
Vous savez, depuis 2022, je suis la première députée à avoir demandé la création d'un secrétariat d'État à l'adaptation climatique. Donc pas forcément pour moi, mais parce que le sujet de l'adaptation doit être un vrai sujet. Et d'ailleurs, quand on parleadaptation, souv beaucoup de personnes nous disent "Ben oui, mais du coup quitte de l'atténuation mais pour moi, on peut poursuivre l'atténuation et envisager et engager une adaptation claire." sur le sujet des écoles, vous avez complètement raison, un plan d'ampleur de rénovation de nos écoles est nécessaire.
Euh il y a d'ailleurs des parlementaires qui travaillent sur ce sujet, Gradila Melker par exemple qui est député du Finistère également. Et euh je crois que nous avons vraiment besoin d'anticiper ça, ce qui n'a pas été fait, vous avez raison, ces 20 dernières années. Euh et puis on a beaucoup mis l'accent sur la rénovation thermique pour le confort d'hiver, mais pas sur le confort d'été.
Et c'est un vrai un vrai sujet. Le premier ministre Sébastien Lecornu a dit hier que c'est pas à l'état de tout gérer et pour l'école le bâtis scolaire relève des collectivités. Je crois qu'il doit y avoir une mutualisation en fait des financements.
Évidemment l'État ne pourra pas tout payer. Les collectivités ne pourront pas tout financer non plus. Selon AORY, il faudrait euh 50 investir 58 milliards par an pour financer l'adaptation euh et l'atténuation du réchauffement climatique.
Donc, on voit bien que c'est des financements qui sont énormes. Alors, un plan de rénovation euh des écoles avait déjà été euh annoncé par euh par Emmanuel Macron en 2023 en disant qu'il fallait rénover 40000 écoles, 40000 établissements scolaires parce que vous avez décrit quand on voit euh votre collège, je crois qu'on se rend bien compte quand on a des des fenêtres qui ne s'ouvrent pas complètement, on peut pas aérer les classes. Même si mais en l'occurrence les fenêtres qu'on ne peut pas ouvrir complètement, c'est pour éviter des chutes par la fenêtre, il me semble.
Oui, mais c'est mais mais c'est une problématique aussi, c'est-à-dire est-ce qu'on peut pas imaginer un dispositif où quand on doit aérer, quand on a les écoles, les agents viennent à 6h30 maintenant dans les écoles pour pouvoir les aérer et bien qu' ils puissent ouvrir complètement la fenêtre et pas queon est simplement de de l'occilo battant. Il y a 43 % des écoles qui n'ont pas de volet, donc pas la possibilité d'occulter. On se retrouve avec des écoles qui mettent de la chaud tant bien que mal pour essayer de maintenir un peu de l'ombre.
Et effectivement, ça devient des étues. Des étuves parce que on n' pas déperméabilisé aussi les cours d'école. Ça aussi ça apporte de la fraîcheur et ça permet de pouvoir faire classe dehors quand il fait euh trop chaud dans dans les dans les classes et qu'on est trop enfermé.
Comment est-ce qu'on gère aussi le temps du périscolaire, le temps du repas du midi après les cours également ? et plusieurs associations qui avaient budgetté le fait que si on avait ce plan d'envirgure de rénovation de 40000 écoles en 10 ans, donc 4000 écoles par an, c'était 5 milliards d'euros par an. Le budget alloué à l'État sur ce sujet c'est 500 millions.
Donc on est très très loin du compte de sur en terme de mesures budgétaires. C'est le premier élément sur ce qui a été réalisé sur les 40000 écoles. On est en gros à 6000 écoles rénovées ou en train d'être rénové.
Mais on voit bien aussi que euh les collectivités territoriales ayant moins d'argent, elles sont aussi moins en capacité d'investir durablement. Donc il y a deux plans, les éléments d'urgence, la végétalisation, mettre en place des volets, euh des ventilateurs, parfois climatiser les écoles, c'est pas envisageable. Ça c'est moi j'ai j'ai pas de de pour ou contre la climatisation dans certaines écoles.
C'est pas la même chose de climatiser une école qui euh euh et toutes les classe euh et ce qui euh voudrait dire réchauffer la cour d'école euh dans le même temps ou bien euh climatiser euh une école ou certaines salles pour se dire qu'il y a des salles de de fraîcheur. Mais véritablement l'urgence c'est de permettre d'avoir des volets, des espaces de respiration de débitumé. C'est pas 15 ans de travaux et puis après de rénover durablement nos écoles.
Je crois que le ministère de l'éducation a demandé précisément aux établissement hier de faire une liste de leurs besoins précis. 77,6 % des collèges et lycées ont relevé une température au-delà de 30°gr en classe cette semaine. C'est un sondage qui a été fait par le par le SNES FSU.
Vous Alex, vous avez besoin de quoi dans votre collège ? dans mon collège, dans dans les collèges en règle générale, euh la végétalisation des cours, c'est un enfin c'est quelque chose d'extrêmement important et euh les collectivités territoriales ont eu des soucis financiers il y a 2 ans avec la baisse des des rentrées fiscales. Euh l'ajustement budgétaire, ça a été d'arrêter la végétalisation des cours. dans mon établissement que vous avez montré qui est assez typique hein, on a une grande courbitumée, on devait la végétaliser, c'est repoussé au calandre grec et par que pour pour qu'on ait un ordre d'idée pour végétaliser la cour de votre collège, c'est quel budget ?
Ah, je saurais pas vous dire ça, les collectivités territorielles vous le diront mieux que nous parce que on le gère pas en direct, mais ce qui est clair, c'est que ce type d'action ont été arrêté, allez, très fortement freiné. C'est une variable d'ajustement budgétaire. Le bien-être des élèves et des professeurs dans les établissements scolaires.
Ça pose question mais on voit bien quand même que sur toutes les mesures envisagées, il y a un souci budgétaire. vous venez de le rappeler. Euh moi je pense que la solution pour les écoles, c'est quand même de les équiper de pompes à chaleur.
L'avantage des pompes à chaleur qui donc ce système de climatisation réversible où vous avez du froid en été et du chaud en hiver, c'est que ça fait à la fois climatisation et chauffage. Or le budget de chauffage des écoles, il pèse très lourd sur les finances des collectivités. Ce sont souvent quand ce sont souvent des des bouilloires thermiques, ce sont aussi des passoirs thermiques l'hiver et c'est souvent un chauffage au gaz donc très carboné.
Donc ça permet à la fois de décarboner le chauffage, de faire des économies considérables et de rafraîchir les bâtiments scolaires l'été. Le problème évidemment, c'est qu'on n pas l'argent pour installer toutes ces pompes à chaleur. Et c'est là, je crois, où il faut faire appel à des investisseurs privés qui puissent se rembourser en partie sur les économies d'énergie qui sont réalisées.
Et je pense que c'est à quels investisseurs privés vous pensez à des [raclement de gorge] à des banques par exemple, à des caisses, des dépôts, à des promoteurs immobiliers potentiellement. On a aujourd'hui toute une série d'investisseur investigation. Pardonnez-moi, j'essaie d'aller au bout de votre idée.
Qu'aurait-il à y gagner ces investisseurs privés ? Bah, c'est ce qu'on appelle des PPP, des partenariats publics privés. Hm. où en fait vous vous remboursez sur les économies d'énergie dans le temps long.
Si on ne le fait pas aujourd'hui, c'est parce que les collectivités n'ont pas les moyens et que ça nécessite de de mettre de l'argent aujourd'hui pour se rembourser sur 10 15 ans d'économie. Et donc soit on ne fait rien, soit on accepte de faire intervenir des tiers investisseurs. Alex, vous avez l'air sceptique.
Alors, dans l'éducation nationale, les PPP, on y a goûté il y a quelques années et ça nous a ça nous a vraiment pas impressionné. Après, je je veux pas sortir de mon champ de compéten la climatisation, pourquoi pas ? Mais ça a été dit simplement des volets, voilà des volets dans tous les collèges et les écoles.
Juste des volets. Bon après pour le reste, je fais confiance aux gens plus compris. Et là pour le brevet dans un mois, vous songez à mettre de l'argent sur le chauffage hein.
Et ça décalonera pas le chauffage. Oui, vous songez à mettre je crois qu'on c'est du blanc de Medon, hein. C'est pas de la chaud qu'on met sur les vitres pour alors collèg dans établissement, ils mettent des couvertures de survie.
Ouais. Euh oui et en primaire qu'on se rende compte à quoi et évidemment ça c'est pris sur le budget euh de l'établissement. Enfin là aussi on est dans le bricolage.
Euh le bricolage face au réchauffement climatique on voit bien que on peut pas y arriver. On peut pas y arriver. Si je peux me permettre, c'est que ça épuise aussi les professeurs qui doivent imaginer toutes les solutions les moins coûteuses.
Et puis on se retrouve avec des parents qui du coup contribuent à la caisse de l'école, à la coopérative scolaire pour essayer d'acheter des choses et en même temps enfin franchement on fait avec des bouts de ficell. Moi dans la crèche de mon enfant, ils ont aussi mis les couvertures de survie. Bon ben c'est c'est première arrivage, ça fait une ambiance un peu disco.
Ben oui voilà mais c'est le premier rivage. On se dit tiens c'est pas sérieux pour les enfants. Je pense que soit on accepte de mobiliser des financements privés soit on se condamne à ne rien faire et à faire du bricolage.
Je crois que ce sujet est très important et à prendre en compte et on le voit bien dans toutes les personnes qui travaillent sur comment on va financer cette transition écologique et l'adaptation. Le partenariat public privé. Alors après à voir sur quel secteur exactement, mais il est indispensable parce que l'État seul ne pourra pas financer l'adaptation.
Mais il va falloir des volontaires pour le financer quand même. Mais il rentable. Vous remboursez sur le long terme, vous remboursez sur 10 15 ans.
Le problème c'est que les collectivités et que l'État a pas l'argent aujourd'hui. Mais il y a plein de gens qui l'ont cet argent aujourd'hui. Puisqu'on parle de travailler.
On pense aux enfants qui ont peut-être pu sortir un peu plus tôt de l'école cet après-midi parce qu'il faisait trop chaud. Je voudrais passer la parole à David. David, c'est aussi votre sujet dans votre métier, les horaires, vous êtes paysagiste.
Euh est-ce que votre employeur a modifier vos horaires de travail cette semaine ? Oui, tout à fait. Alors, c'est-à-dire euh c'est-à-dire au lieu de faire du 8h 17h, on fait du 5h45 13h30. 5h45, vous étiez au travail.
Voilà. Pour bêcher, pour planter, pour arroser. Voilà.
Tout à fait. Pour la plantation, pour l'arrosage. Ça a été supportable jusqu'à 8h30, 9h, c'est supportable.
Après, c'est plus supportable. Oui. C'estàdire au-delà euh bah vous êtes en train de planter des petites plantes, des fleurs, des arbres.
Vous n'avez pas forcément d'ombe. Vous travaillez en plein soleil. Vous dans certains endroits, la commune a pris des dispositifs.
Justement, il [grognement] y a votre employeur, c'est une municipalité. Voilà, c'est ça. Tout à fait. où en fait le but c'est de planter des arbres chaque année justement pour pouvoir ombrager les habitants et améliorer le climat.
Donc vous êtes celui qui va enfin nous apporter un peu d'ombre en fait. Voilà. Sauf que donc il faut pas que vous lâchiez. [rires] Voilà c'est ça.
Mais il y a certains endroits avec les routes sur le bord de la route sur les trottoirs on sent bien la chaleur Oui. du goudron. Bah vous êtes au rat du sol précisément donc voilà.
Tout à fait. Euh comment ça se passe l'été ? Vous travaillez ou c'est une c'est une pause pour vous euh au niveau du travail ?
Je travaille quand même. Oui. Et avec la même adaptation des horaires que celle que vous avez eu cette semaine ?
Euh non non non. Là on a eu du coup cette semaine cette adaptation. On reprend lundi les horaires habituels et puis et on reprend les températures habituelles aussi lundi donc ça ira.
Voilà. Et puis euh dès qu'il y a de fortes chaleurs, des des nouveaux moments de forte chaleur, et ben là, on aura encore des horaires adaptés. Et donc, j'imagine que si cette semaine vous avez débauché à 14h, euh vous étiez quand même sous le cagnard au aux heures de plein soleil, aux heures de plus forte chaleur.
Est-ce que à un moment vous vous a dit "Mais en fait, qu'est-ce que je fais là ?" Euh, est-ce que vous êtes tourné aussi vers votre employeur pour dire "En fait 14h, c'est même pas tenable ?" Ouais.
Bah, en fait, après, c'est pas de la faute de l'employeur hein, malheureusement. Ils ont pris les dispositifs nécessaires. Ils nous ont mis de l'eau à disposition.
On a des bouteilles d'eau à disposition, on a les horaires adaptés. On essaie de travailler à l'ombre parce qu'on est assez libre là-dessus. Donc on essaie de trouver des endroits à l'ombre mais c'est pas toujours évident.
Vous avez face à vous deux députés de la République. Est-ce que vous avez une question à leur poser ? Oui, moi j'ai j'ai une question justement, c'est-vous pensé aux personnes qui sont proches de la retraite ou des personnes qui ont des soucis de santé ?
Comment faire pour ces personnes-là ? Avez-vous trouvé un moyen ? Est-ce que vous avez Est-ce qu'il y a pas des jours de congé qui peuvent être mis en place pour les personnes vulnérables, fragiles de santé ?
Parce que ce n'est pas possible que des personnes qui ont des antécédents médicaux ou qui sont proches de la retraite, que ces personnes-là travaillent en pleine chaleur. H les abalages, je vous ai vu vous vos vous vous redresser parce qu'évidemment c'est un des projets de Marine Tondelier. Oui, le congé climatique tout à fait qui correspond en partie mais pas que à ce que vous venez de décrire.
Peut-être dire un mot de pourquoi est-ce qu'on propose un congé climatique et et le le préciser. À un moment donné, pendant la après la révolution industrielle, la société a décidé de couvrir des nouveaux risques. Les maladies professionnelles, les accidents du travail, puis la vieillesse, le chômage et cetera.
Et là, je crois qu'on a un moment où on a un nouveau risque, les risques climatiques. Et la société doit s'organiser pour les couvrir et protéger celles et ceux qui en sont victime. Le congé climatique, c'est un des éléments de cette sécurité sociale écologique.
Euh c'est euh 5 jours de congés payés. Ils sont pas des congés payés parce queon souhaite partir en vacances. C'est des congés payés parce qu'on a l'impossibilité de se rendre au travail parce qu'on subit une catastrophe climatique, une inondation, une canicule qui rend impossible le fait de pouvoir se rendre au travail parce qu'on peut pas télétravailler.
Si ce congé existait aujourd'hui, les 5 jours, ils auraient été épuisés en une semaine là. Alors, c'est ça dépend, ça dépend de la la c'est pas applicable pour toutes les situations. C'est pour ça que je disais la situation que vous décrivez, elle est pas forcément applicable parce que euh là par contre, c'est la question du seuil maximal de la température maximale de travail.
On sait que le corps quand on est sédentaire, quand on a travaillé en bureau, on peut supporter 30° à peu près dans un bureau. C'est déjà pas hyper confortable. Quand je vous quand je vous vois, je sais bien de quoi on parle.
Et euh pour les personnes qui sont à l'extérieur, c'est 28°gr et c'est déjà difficile. Il y a toutes les mesures d'adaptation et cetera. Mais une fois qu'on a fixé ce cadre, cette borne maximale, c'est à l'employeur non seulement d'aménager, mais aussi pourquoi pas de se dire "Bah là, c'est le moment de mettre du chômage partiel parce que je ne suis pas en capacité de pouvoir assurer la sécurité de mes salariés." Il y a tout, il y a plein de choses en fait qui peuvent se mettre en place à ces moments-là.
Mais le congé climatique, c'est typiquement l'école de votre enfant, elle a fermé parce que vous êtes en pleine canicule, vous êtes maman solo, vous avez aucune solution de garde. Bah plutôt que de prendre sur vos congés payés, c'est votre journée de congé climatique. C'est aussi une forme de solidarité pour toutes celles et ceux qui sont obligés de travailler dehors et pas forcément ont la possibilité d'avoir le recours au télétravail.
Sandrine Lefur, le plan le plan canicule justement qui a été mis en œuvre et qui est activé aujourd'hui permet aux employeurs de modéliser, on va dire, les horaires de travail. qui a permis à votre employeur de pouvoir vous faire démarrer un peu plus tôt et finir plus tôt. Euh je crois qu'on a aussi des pays euh je prends l'Espagne par exemple qui arrive à trouver des solutions pour ajuster aussi les horaires de travail aux salariés en fonction de de la chaleur.
Et puis je rejoins Léa lorsqu'elle dit que c'est un risque nouveau. Euh le réchauffement climatique est un risque nouveau. Et c'est pour ça que moi je demande à ce que ce risque-là soit intégré à l'État aux fonctions régaliennes de l'État. puisque l'État est censé apporter de la sécurité à sa population, à protéger sa population et je crois qu'aujourd'hui le risque climatique est un risque sérieux euh que ce soit les inondations qui provoquent aussi des morts mais aussi les canicules et donc ça doit faire partie des fonctions régaliennes de l'État.
Et moi ce que je demande depuis 2022, c'est non seulement un secrétariat d'adaptation climatique pour que l'on puisse enfin avoir un grand plan adaptation, mais aussi que cette transition et cette adaptation fasse partie intégrante de de la sécurité des Françaises et des Français et donc de des fonctions régaliennes de l'État. Hier, il y a un couvreur de 19 ans qui est mort dans la drôme après avoir travaillé sur un toit sous une chaleur accablante. Est-ce qu'il faut laisser aux entreprises le soin d'aménager les horaires ou est-ce que ça doit passer par l'État ?
Je pense que c'est quand même aux employeurs avec les préfecture de pouvoir aménager les horaires parce que je crois pas que l'État à vocation à tout décidé dans les territoires. Ça dépend vraiment des territoires, ça dépend des métiers. On sait très bien que la chaleur, elle est pas de elle ne elle est pas de la même manière partout sur le territoire.
Elle ne s'applique pas partout de la même manière. Et donc je crois que c'est au local et au moi je fais confiance au territoire pour décider de ce genre de choses et évidemment toutes les mesures doivent être mises en œuvre pour que les salariés puissent se désaltérer. Mais ce qui s'est adhéré ce qui s'est passé est quand même c'est un drame mais c'est plutôt que les préfectures.
Moi, j'intégrerai les organisations syndicales qui connaissent exactement les enfin c'est je pense que c'est entre les organisations patronales et syndicales que ça aménage déjà les conditions de travail. Il y a déjà des conventions collectives qui sont inspirantes. Celles des rames logistiques euh sur l'adaptation justement de la logistique de cette entreprise a permis euh bah d'imaginer d'autres dispositifs et le congé climatique, il existe en Espagne, ça peut nous inspirer.
Et François Gémen hier dans la drôme et on a dû dépasser la température de 36°. On même pas imaginer la température qu'il faisait sur un toit. On se demande comment un couvreur de 19 ans pour qu'il en arrive quand même à faire ce malaise et et à en mourir à l'hôpitalement son employeur l'a laissé travailler surtout.
Ouais. Ben c'est une obligé. Il y a il y a un vrai sujet effectivement sur le travail, sur les horaires de travail, sur la pénibilité du travail et il va falloir aménager cela.
Alors est-ce que ça passe par des jours de congé climatique ? Je pense que c'est une idée qui peut qui devrait pouvoir être regardé. J'avoue que moi personnellement, je suis assez hostile au concept de jour férier en général.
Je pense qu'on devrait donner à chacun un budget de jour de congé sur l'année et chacun décide comment il souhaitent utiliser ces jours de congé et donc les gens peuvent poser des jours de congé lorsqu'ils estiment que les températures sont trop hautes et qu'ils sont pas en état d'aller travailler et je pense que ça permettrait d'ajouter des jours de congé aux gens sans avoir le coût économique d'un jour férier ou d'un jour de congé supplémentaire qui aujourd'hui vu l'état des finances publiques est effectivement compliqué à envisager. Il me semble [grognement] que ça serait une solution qui permettrait à la fois de permettre aux gens de poser des jours de congé supplémentaires lorsque les conditions de travailler dans des conditions saines ne sont pas réunies sans alourdir la charge pour les finances publiques. Alors, il y a le fait d'avoir chaud au travail en extérieur et puis il y a le fait aussi de rentrer chez soi le soir et de continuer à avoir chaud.
Je voudrais donner la parole à Michel. Bonsoir Michel. Bonsoir Michel.
Vous vivez à Aubervilier. Oui. Vous êtes retraité et vous vivez dans ce qu'il est convenu d'appeler une passoire thermique.
C'est ça. C'est-à-dire vous avez froid en hiver, vous avez chaud en été et là vous avez chaud en mai. Vous avez souffert cette semaine.
Les bouillirs sont sur des passoir aussi hein. Ouais. [raclement de gorge] Pas toujours.
Pas toujours ça. Pas toujours. Euh oui, on a beaucoup souffert.
Cette nuit par exemple, moi j'ai pas pu dormir. On avait 32°gr à l'intérieur. Le bâtiment date des années 60 et béton armé avec tout ce que ça comporte.
Donc ça chauffe beaucoup l'été, ça retient la chaleur. Voilà, ça retient la chaleur et l'hiver c'est très froid donc beaucoup de chauffage. Euh moi je j'interviens en tant que locataire ensemble.
Je trouve que vous vous présidez l'association locataire ensemble. Je suis présidente sur Auervilier de la locataire de la société du syndicat locataire ensemble. Donc euh depuis plusieurs années donc on se on se bat euh contre les bailleurs aussi bien publics que privés et euh je trouve que l'État se décharge un petit peu trop sur les communes justement sur les les syndicats, les les les patrons.
Et euh quand on pense que les premières chaleurs sont apparues en 1976, qu'on a commencé à se dire attention, on a parlé ensuite de la couche d'ozone. suite silence et aujourd'hui on on ne parle que au coup par coup au moment où les gens subissent cette maltrécité en fait de l'État au départ. Voilà.
Alors moi là où je vis, voilà, c'est l'identique de ça euh de ce qu'on voit là. Et c'est vrai que euh on a aucun volet, voilà, on a aucun volet ni intérieur ni extérieur. On se on on joue de de différents systèmes pour pouvoir se protéger.
Moi tous les matins avant que ça ça commence à chauffer, j'arrose tout mon balcon avec de l'eau que j'essaie de récupérer et cetera. Bon bref et euh et ensuite aucune VMC, aucune ventilation. Oui.
Ni ni au plafond, ni dans plus il doit y avoir une certaine humidité quand même dans le Tout à fait. Tout à fait. Et quand on s'adresse au bailleurs social entre autres, ce qui ce qu'on a beaucoup à auverlier, hein, faut le dire, on nous dit que c'est parce que les gens n'ont pas une hygiène parfaite, donc ils ouvrent pas assez les fenêtres, donc beaucoup d'humidité c'est et à chaque fois on reporte ça sur les locataires alors qu'en fait ils payent des loyers maintenant exorbitants avec toutes ces augmentations et ils n'ont aucun service pour ce qu'ils payent et en plus ils sont vraiment laissés pour compte.
Oui, je trouve ça vraiment dommage. Ce sont des humains et l'État devrait prendre en en charge la santé parce que ensuite avec tous ces problèmes de chaleur, on va à terme avoir beaucoup de malades et les gens qui sont bloqués chez eux, il y a pas que le réchauffement climatique, il y a plein de problèmes. Les HLM sont restés en à l'abandon pendant plus de 10 ans et encore plus dans les zones défavorisées.
Quelle question vous voudriez poser aux députés ce soir ? Qu'est-ce que vous pensez vous de cette situation justement dans le niveau social ? Et que comptez-vous faire en tant que député face à cet abandon et à ce mépris vécu depuis plusieurs années ?
Alors nous en tant que syndicat, on on fait plusieurs démarches, ce qui nous permet d'étudier par exemple les logements qui sont vraiment atteint en ce moment avec la chaleur, mais aussi l'hiver. et on dépose on a déposé un tout un rapport euh d'état qu'on a fait sur ces HLM au bailleurs. On n' rép et surtout on n'est jamais entendu.
Les lettres commandées ne sont pas enfin ils n'en tiennent pas compte, on a aucune réponse. Elles sont avec accusé de réception, toujours pas de réponse. On fait des manifestations, on est reçu pour un quart d'heure parce que vous nous avez demandé donc on vous écoute.
Mais rien n'est fait et je tant que l'État n'aura pas imposé ces dommages, mais l'État c'est nous aussi. Donc on est là pour dire il nous faut des décrets, il nous faut des et puis obliger les les gens responsables à protéger la population. Sandrine Leffeur.
Oui, mais moi je comprends tout à fait ce que vous pouvez vivre et évidemment que cette situation, elle est pas acceptable parce que vous êtes en situation finalement d'insécurité. sanitaire et comme vous l'avez dit et comme je l'ai dit aussi, c'est de la responsabilité de l'État. Et si je si je souhaite que justement ce soit une fonction régalienne, c'est pas juste pour faire joli euh que je dis ça, c'est parce que si on acte que l'adaptation au réchauffement climatique soit une fonction régalienne à part entière de l'État pour protéger sa population puisque l'État a en charge euh de la sécurité de sa population, c'est pour qu'on puisse avoir une loi de programmation, c'est-à-dire une loi sur laquelle on va discuter sur un financement sur plusieurs années et se mettre d'accord sur un financement sur plusieurs années pour justement répondre entre autres aux euh aux bouillards thermiques et aux rénovations, il y a déjà 2 millions de logements qui ont été euh rénovés à travers le dispositif de MA Prime Renove.
C'est quand même 70 % euh des revenus modestes qui ont pu en profiter, mais effectivement c'est pas assez. Et aujourd'hui, les bailleurs sociaux ont aussi des problèmes de financement. On a des pistes euh justement, on a des pistes pour pouvoir les aider à à sortir de ces difficultés financières pour aussi derrière pouvoir les obliger à à rénover les logements actuels qui doivent évidemment être rénovés en confort d'été et en confort d'hiver.
Àallage mar. Oui, ça ce enfin pour moi personnellement ce sont des paroles parce que depuis 10 ans, on se bat, on interpelle, on on fait des manifestations, on fait des rapports, on fait le travail qu'on devrait pas faire normalement et je trouve que l'État se décharge trop sur l'autre et ne prend pas en charge justement sa propre responsabilité. Je répète toujours, même si l'État c'est nous.
Hm. Mais nous, on fait ce qu'il faut à notre niveau. À vous de faire à votre niveau.
Je vais je vais peut-être être très courte pour vous répondre. Euh on a un droit au logement, je veux le compléter. On a on doit avoir un droit au logement digne dans lequel on vit dignement et dans lequel on n pas trop chaud l'été, trop froid l'hiver et cetera.
Je connais bien Aubervilier parce que ma circoncent c'est pas toujours le cas. Et donc moi je connais bien Auberviller parce que je suis à côté en tant que député du 18e et 17e arrondissement de Paris et je connais aussi votre association, je l'avais vu en 2021 euh et en fait vous avez tout à fait raison quand on interpelle les bailleurs, on a besoin d'avoir des réponses immédiates. Les bailleurs sociaux, ils avaient fait une forme de rénovation thermique un peu à la serpe il y a 20 30 ans et en gros, ils avaient calfeutré toute la ventilation naturelle des appartements quand il y en avait notamment les HBM, vous savez quand on quand on est autour des maréchaux.
Voilà. Et donc ils avaient beaucoup calfutré les appartements. Pourquoi ? parce que c'était la rénovation à Bakou et donc il y a il y a beaucoup de d'aérations naturelles qui ont disparu, ce qui fait que ce sont des logements qui désormais sont humide et on accuse les bailleurs, les locataires pardon qui n'y sont pour rien euh et en fait qui ont froid l'hiver et c'est l'humidité, elle est presque intrinsèque.
Et donc il faut des rénovations massives de ces logements. Et des rénovations massives, ça veut dire organiser les choses. On prend un nilo, on on organise par tiroir, c'est-à-dire que certains locataires se déplacent dans d'autres appartements. la planification qui doit être faite par les bailleurs mais avec le soutien de l'État et les bailleurs ont de moins en moins de financement mais ça veut pas dire qu'ils ont moins de financement et que c'est ça justifie leur absence de réponse.
Moi, je suis allé voir tous les bailleurs de ma circonscription pour leur demander quand est-ce que vous mettez en place les travaux de rénovation qui sont indispensables et puis par ailleurs, quand on habite dans une dans un ensemble très très bétonné et queuite en dessous de chez soi, on a même pas un n de fraîcheur, pas de l'eau à disposition, bah ça rend le truc insupportable. Surtout qu'en Île-de-France, on connaît un pic de pollution à cause de cette canicule. Et ça aussi pour les personnes fragiles euh c'est la double peine et avec tout ce que ça engendre, les rats, les et cetera.
Voilà. François Gemmen euh le bâti alors on a parlé des écoles construites dans les années 70 là on parle des immeubles, des tours qui ont été construites. 5,4 millions de logements classés F ou G aujourd'hui en France, ce qu'on appelle donc les passoirs thermiques qui sont aussi des bouilloirs.
Et en même temps, on avait décidé de les interdire à la location, les passoirs thermiques et puis pour desserrer un peu la crise du logement, on les a on en a remis sur le marché. Est-ce que c'est compliqué de danser sur ces deux pieds là ? C'est-à-dire de se dire il faut protéger aussi les populations de la chaleur et du froid et en même temps il faut bien avoir un toit sur la tête.
H le parc immobilier français est dans un état catastrophique. Je pense qu'on est le une des seules démocraties modernes où on a littéralement des immeubles d'habitation qui s'effondrent en printre centre-ville et qui causent des morts. Ça s'est passé à Paris, ça s'est passé à Marseille, ça s'est passé à Bordeaux.
Alors, évidemment en terme de confort thermique, la situation est pire encore. Et je dirais l'habitat, c'est quand même la plus grande inégalité sociale face au changement climatique parce qu'on sait que les ménages les plus précaires habitent souvent dans un appartements plus petits malisolés dont ils ont pas la possibilité de sortir, ils ont pas de maison de vacances ou pas toujours la possibilité de prendre des vacances et donc ça crée toute une série de problèmes comme ceux que vous avez mentionné. Je veux aussi rajouter la question des violences domestiques intrafamiliales qui est un vrai sujet pendant les vagues de chaleur dont à mon sens on ne parle pas suffisamment parce que les gens sont cantonenés chez eux et deviennent littéralement un peu fous et violents.
Euh et donc pour moi la question de la rénovation thermique des logements, ça doit être la priorité numéro 1 en matière d'action climatique parce que vous faites d'une pierre quatre coups. Vous atteindz à la fois des objectifs environnementaux et des objectifs sociaux. Or, précisément, si aujourd'hui on a un peu ce retour de bâton contre les politiques de transition, c'est parce que parfois les ménages les plus précaires se sentent laisés, ont l'impression que l'écologie est une sorte de luxe bourgeois de riches et que ça ne leur profite pas suffisamment.
Avec la rénovation thermique des logements, surtout si vous commencez par les ménagers publicairs, vous atteignez à la fois des objectifs sociaux et environnementaux et vous atteignez aussi des objectifs de décarbonation. et des objectifs d'adaptation qui sont deux stratégies profondément complémentaires. La difficulté encore une fois c'est les moyens.
On veut bien que MAP Prime Rennove est rabotée et que ça ne suffit pas à rénover l'ensemble du parc immobilier en France. Et là encore, je pense qu'il faut être créatif. Ça fait partie des solutions que je propose dans le livre, notamment pour les logements euh pour les propriétaire de logement qui hésitent effectivement à engager une rénovation thermique complète de leur logement parce qu'ils estiment que ils auront un retour sur investissement beaucoup trop long.
Je propose que par exemple on aménage les droits de succession que payeront leurs enfants et leurs petits-enfants. On pourrait imaginer que les montants investis dans des travaux de rénovation thermique d'un logement puissent être déduits des droits de succession des enfants et des petits enfants qui sont parfois très importants. Ça peut jusqu'à 30 ou 40 % de la valeur du bien.
Ce qui permet de mobiliser l'argent immédiatement. Ça ne coûte rien à l'État. Ça crée de l'activité économique.
Ça coûte à l'État de ne pas récupérer ses droits dans ces cas plus tard. C'est-à-dire que le coût plus tard différé est compensé par le regain d'activité économique et les économies que l'argent on peut aller le prendre quelque part dépense de santé. Ce qui compte c'est de mobiliser l'argent maintenant et et sincèrement le niveau d'économie et le niveau de rentrée fiscale sera très supérieur au manque à gagner plus tard sans compter que ça permettra à beaucoup de jeunes d'accéder à la propriété alors que c'est un vrai sujet maintenant.
Mais par ailleurs, on parle de la rénovation politique, donc je fais des propositions politiques hein, mais c'est une émission publique. On parle de rénovation. Je lisais qu'il y a aussi un sujet sur le fait qu'on a aussi rénové des bâtiments en les isolant pour qu'ils gardent la chaleur et du coup bah ça se retourne contre nous en été.
Bien sûr. Le problème c'est qu'on a parfois fait ce qu'on appelle de rénovation par geste. C'est-à-dire qu'on rénoit juste sur un aspect du bâtiment et qu'on ne traitait pas l'ensemble.
Et du coup effectivement, il y a des effets rebonds, il y a des effets contre-productifs. Il faut essayer absolument d'éviter la rénovation par geste. Pourquoi est-ce que les gens font de la rénovation par geste ?
Parce que faire une rénovation complète, ça coûte beaucoup plus cher et donc les gens ont tendance à le faire petit à petit. Mais le problème, ce sont ces effets rebonds. C'est pour ça qu'il faut trouver des moyens pour mobiliser aujourd'hui les fonds qui permettent de faire des rénovations globales du bâtiment.
Andrine Leur, vous vouliez ajouter quelque chose ? Complement d'accord. Par ailleurs, lorsque une personne souhaite acheter une maison, va chez le notaire, il doit mettre de côté une certaine somme pour refaire aux normes l'assainissement.
Oui. L'assainissement. Si si s'il n'a pas prévu cette somme là, il peut pas acheter la maison.
Bien, on pourrait très bien imaginer un dispositif de la même façon pour la intégrer la rénovation énergétique des logements. Lorsqu'on achète, c'est pas au frais du vendeur d'ailleurs l'assainissement, le tout à l'gût de de l'achete d'acheter une maison, c'est le vendeur qui doit le payer. Non, non.
Forcément. D'accord. Pas forcément.
Mais ce que je voulais juste préciser, effectivement, il y a eu un assouplissement sur la location des logements classés. C'est quand même sous condition, c'est-à-dire que le propriétaire doit montrer la preuve qu'il a envie d'engager les travaux avec des devises signées et il a quand même 3 ans pour les faire. Donc c'est quand même sous condition.
Euh et puis on continue aussi de commettre ce qui semble être des erreurs dans le bâti. Est-ce que vous avez entendu parler de la nouvelle gare de Nantes ? Ah bien sûr.
Inauguré en 2020. Je sais pas si on peut voir des images de cette magnifique gare de Nantes qui devait incarner une gare moderne et ouverte sur la ville avec donc une immense médine vitrée qui se trouve être le lieu où on attend son train qui n'est pas climatisé. Guerre qui doit d'ailleurs être régulièrement fermée à l'occasion.
Alors, elle a été fermée en effet l'été dernier et ben alors pas cette pas cette semaine, pas encore mais on y a relevé plus de 40°gr cette semaine. Est-ce que on se dit on parle des écoles construites dans les années 70, des immeubles construits dans les années 60, là on est dans une gare qui a 5 ans. Ah il y a un vrai sujet sur les normes d'architecture et aussi sur ce compte de courage.
On a beaucoup encouragé l'architecture avec du on a beaucoup engagé des gestes architecturaux y compris dans les prix d'architecture. Quand on regarde les ouvrages récompensés dans les prix d'architecture, c'est souvent du verre et du béton. Et donc les architectes se disent, on va faire du verre et du béton parce que c'est la norme architectural.
Il y a une vraie réflexion à avoir effectivement sur la norme architecturale qu'on doit promouvoir et aussi sur l'urbanisme qui est un autre gros sujet. Et par ailleurs donc on le disait, c'est une gare qui n'est pas climatisée. Je voulais vous poser la question qui a la clime a une clime chez lui quelle que soit cette clime de personnes sur 10.
Statistiquement c'est 24 % de la population. Donc on a je disais que cette statistique est discutable parce que elle provient d'une étude qui a été faite sur 800 foyers qui est pas exactement représentatif et en la réalité se situe plus entre 5 et 10 % en réalité. Euh c'est un peu l'autre débat d'ailleurs qui a ressurgi cette semaine.
Michel, vous vous avez songé à installer la clime dans votre logement ? Euh non, je suis contre la clime parce que je vais rafraîchir mon logement et je vais chauffer l'extérieur et en plus pour un une question de coûp. Donc moi, j'ai un rafraîchisseur, un simple ventilateur que j'alimente avec des glaçons.
Il y a aussi un coup puisqu'il faut aussi avoir une machine à glaçon et cetera. Mais c'est pour moi c'est plus écologique que la clime. Parce que c'est vrai qu'on a beaucoup entendu parler de la climatisation cette semaine avec le retour des pros et et des antilles.
Euh comment climatiser sans culpabiliser euh les aballages ? Est-ce que les est-ce que les lignes écolo bougent un peu sur le sujet ? En voit des spécialistes du climat à commencé par François Gemmen d'ailleurs qui appelle aujourd'hui à plus de climes.
Alors c'est enfin je crois que sur la clime mais comme sur tous les sujets, il faut pouvoir regarder avec lucidité la problématique. Bien sûr que les épades, les maisons de retraite et certains endroits doivent pouvoir être climatisés. C'est du bon sens.
Mais quand vous êtes dans un appartement que votre clim, elle ressort sur le balcon et que vous allez chauffer le balcon du voisin et c'est comme si vous lui mettez le sèche-cheveux sur la figure en plein cagnard, enfin bon bah vous mettez pas de clim, c'est peut-être pas le c'est c'est peut-être en zone très dense, la climatisation, c'est peut-être pas la meilleure idée. Par contre, la climatisation en milieu rural, ça peut être plus intéressant. Et puis ensuite, il y a les réseaux les réseaux de fraîcheur dans les villes.
Euh il y a c'est la métropole de Lyon qui a initié un grand réseau de fraîcheur qui permet effectivement de rafraîchir mais pas la peine d'aller jusqu'à Lyon. Non, on peut le faire à Paris aussi. Regardez ici, on est à l'Assemblée nationale, on est bien au frais.
Pourquoi ? Parce qu'on est rafraîchi par non pas un système de climatisation qui qui pollue ou qui réchauffe comme vous le disiez Michel, mais par un système qui s'appelle fraîcheur de Paris. C'est de l'aquatermie.
Ça va puiser de l'air frais sous la scène et c'est un reportage de Dario Borgogno et Igor Franti qui vont vous expliquer comment ça fonctionne. Les trottoirs sont brûlants, le soleil étouffant et pourtant sous les pieds des Parisiens, tout un réseau de froid urbain s'active jour et nuit pour rafraîchir la ville. Le concept est original. utiliser la fraîcheur de la scène grâce à un échange thermique.
Ici vous avez un échangeur à plaque. C'est le cœur du principe de l'échange thermique et un équipement de cette taille-là est suffisant pour refroidir le loup. Concrètement, les bâtiments abonnés à ce réseau produisent de la chaleur qui s'évacue sous forme d'eau dans des tuyaux vers la centrale de production de froid urbain.
Cette même centrale pompe l'eau de la scène pendant un court instant pour récupérer uniquement sa fraîcheur. À travers une plaque, les deux fluides se croisent sans se mélanger. L'eau des clients se refroidit alors et repart rafraîchir la bâtise d'origine.
Une climatisation dite normale va rejeter principalement la chaleur donc qui est extraite des bâtiments dans l'air. L'eau, elle est rejetée dans l'eau et l'eau de la scène sert de de transporteur, de vecteur pour évacuer ses calories dans des règles qui sont très très stricte. On n pas le droit de rejeter à plus de 5°gr.
En clair, la chaleur rejetée dans la scène n'aurait aucune conséquence environnementale. 14 sites de production dispersés un peu partout dans Paris refroidissent ainsi près de 1000 bâtiments. La mairie veut élargir son réseau de froid urbain moins énergivor aux établissements les plus touchés pendant les canicules.
Je pense aux hôpitaux, aux ÉPAD, aux écoles, aux crèches, aux bibliothèques. Et là, l'enjeu pour pouvoir desservir tous ses clients, c'est de trouver de pouvoir construire des nouvelles centrales de production. Et dans une ville comme Paris, effectivement, on a un challenge devant nous qui est trouvé du foncier.
Un premier hôpital a été relié au réseau l'année dernière, mais pour être raccordé, le coût se chiffre en dizaines de milliers d'euros à cause de travaux urbains importants. Un obstacle aussi pour l'instant pour les particuliers. Ce dispositif existe aussi dans d'autres villes en France, mais à plus petite échelle.
En 2024, 1637 bâtiments, principalement des bureaux, étaient rafraîchis par ce type de réseau. Voilà, l'aquatermie, la climatisation par l'aquatermie. François Gemen, j'ai été étonné cette semaine de vous lire et de lire votre avis sur la climatisation.
Vous estimez que ça ne doit plus être un tabou ? Vous avez changé d'avis ? C'est une conversion récente ?
Non, je pense que j'ai toujours eu avis simplement je pense que le débat doit évoluer et j'ai l'impression que sur la climatisation, on a l'impression qu'on est encore un peu bloqué 10 ans en arrière, parfois encore un peu avec, je pense des arguments rétrogrades selon lesquels il faudrait souffrir de la chaleur pour se rendre compte des effets du changement climatique. Il y a il y a il y a trois problèmes qui étaient traditionnellement associés à la climatisation. Premièrement, c'était son empreunte énergétique.
Les climatiseurs, ça consomme beaucoup d'électricité. Tu disais Michel, c'est un gros problème si l'électricité est carbonée. Et donc dans à l'échelle mondiale, évidemment l'explosion de la climatisation, c'est un gros problème parce que dans la plupart des pays, le mix électrique n'est pas décarboné.
En France, on a la chance d'avoir un mix électrique quasiment complètement décarboné. Et donc en réalité la consommation d'électricité par les climatiseurs n'est pas un problème pour le climat parce que l'électricité est décarbonée. Le deuxième problème c'est le rejet de gaz fluorés qui sont des gaz réfrigérants qui sont très nocifs pour le climat.
Ces gaz ont été interdits dans les systèmes de climatisation dans l'Union européenne à partir de 2024. Donc ce problème a été réglé. reste le troisème sujet qui est le sujet local de rejet de chaleur qui n'a pas d'impact sur le climat mais qui évidemment réchauffe la température pour vos voisins.
Michel disait ça va réchauffer le balcon. Donc effectivement en milieu urbain dans des immeubles très denses effectivement on peut avoir des effets euh locaux à l'échelle d'une ville. On estime que même si toute la ville était climatisée, on aurait une hausse de température d'à peu près 1/2°GR.
Ce qui, j'en convient est une hausse de température, mais ça vous permet à l'inverse d'avoir beaucoup plus froid chez vous. Et donc évidemment, c'est une sorte d'échange de température. C'est le principe de la climatisation et donc autant ça peut se discuter notamment pour des questions de coût s'il y a des arbitrages entre des questions de rénovation ou de climatisation dans des logements individuels en ville.
Je pense que par contre que pour les bâtiments publics, il devrait plus y avoir de débat. H Je vais me tourner vers Jonathan. Jonathan, vous dirigez une résidence seior à Daumont dans le Valdoise.
C'est bien cela. Comment est-ce que vous avez géré la vague de chaleur cette semaine dans cette résidence senior ? Bonjour, je suis directeur d'une résidence seior donc à Dumond dans le Valdo Exactement.
Euh alors cette vague de chaleur, nous on a de la chance sur cette résidence-ci puisque on a de la climatisation dans tous les espaces communs. C'est peut-être pas de la chance, c'est de l'anticipation. Non, c'est de l'anticipation justement, c'est une résidence qui date de 2024.
Donc ça nous a permis d'avoir un bâtiment qui est plutôt euh euh plutôt sympathique pour les seiors et qui leur permet justement de pouvoir se rafraîchir. On a aussi euh c'est cette climatisation, on l'ouvre sur l'extérieur, c'est-à-dire que tous les seigneurs de la ville et les associations locales peuvent venir se rafraîchir dans nos locaux. Ah oui, ça ça il faut s'inscrire et ou alors il faut frapper à la porte.
Exactement. Non mais c'est intéressant. Souvent c'est les souvent c'est les familles.
Donc les familles nous contactent, nous disent "Ah mon proche, je je le sens pas de rester chez lui parce que il fait trop il fait trop chaud." Est-ce que je peux vous le confier ? Il il vous appelle et il vous disent "Est-ce que je peux vous confier l'un de mes proches qui est âgé qui vit dans un appartement trop chaud ?
Est-ce qu'il peut venir passer la journée chez vous ? C'est pas ça ?" Exactement, ils peuvent venir passer le leur journée complète.
Ils peuvent venir aussi réaliser des animations. Donc les après-midis, nous avons donc un programme d'animation avec des animations qui sont réalisées tous les jours. Les seigneurs extérieur peuvent aussi venir sur notre résidence participer aux animations.
Donc tout ça c'est gratuit, entièrement gratuit. Et vous avez un nombre de places limitées quand même, j'imagine. C'estàdire il y a un moment où vous allez devoir mettre une jauge ou un videor à l'entrée. [rires] Non.
Oui, on a un nombre de places limitées. Forcément, nous avons une taille d'espace commun et on peut pas aller au-delà de ces espaces communs là. Après, ces espaces communs sont investis surtout en période de forte chaleur.
L'avantage, c'est qu'on a aussi nos appartements qui sont climatisés. Donc forcément, les seigneurs ne sont pas tout le temps dans les espace commun. H Et donc ça a du succès.
Vous avez beaucoup d'appels, beaucoup de gens de l'extérieur qui viennent profiter de votre espaces rafraîchis. On a principalement des associations et après on a aussi des seigniors qui viennent et qui viennent déjeuner aussi parce qu'on a notre propre restaurant climatisé aussi. En plus, pardon, ça doit faire une bonne ambiance.
Non, le but de ces résidences là, c'est d'avoir une bonne ambiance. Donc oui, les animations, le fait d'être ensemble, de se retrouver, ça permet de rompre l'isolement et euh vraiment d'avoir un espace rafraîchi et de pouvoir profiter ensemble parce que la chaleur, ça isole, ça isole davantage encore. Les seniors euh ont tendance à s'isoler dans leur domicile donc oui, euh ils ne ils ne sortent pas.
Ouais. Vous avez des questions à poser aux députés ? Alors ma question c'est ce type de de fonctionnement, comment on peut le l'amener au plus grand nombre et permettre à tous à tous les seor de de pouvoir profiter euh de de climatisation et de pouvoir rester le plus longtemps en bonne santé.
C'est un très bel exemple et merci en tout cas pour ce que vous proposez à votre commune et aux résidents de de la commune du coup qui peuvent venir dans la résidence. Je crois que c'est important qu'on puisse anticiper et s'adapter aussi sur ces questions des seniors notamment au sein des communes et des villes. Moi, je suis dans des communes plutôt rurales et l'isolement, il est dû à la chaleur mais aussi euh l'isolement dans les maisons.
Il y a beaucoup notamment des femmes qui restent seules dans leur grand logement à la campagne et qui se retrouvent parfois isolés avec beaucoup de difficultés. Donc l'idée c'est comment on fait en sorte que les seigneurs puissent aussi revenir au centrebourg ensemble en vivant effectivement ensemble et qu'on puisse adapter pas que les résidences seiors d'ailleurs mais des bâtiments communaux des salles communales à pouvoir mettre en place ce dispositif et accueillir largement ça se fait beaucoup en province de d'ouvrir des les les fameuses pièces rafraîchies qui ont été mises en place notamment dans les épades après la canicule de 2003 qui s'ouvrir à des seigneurs de l'extérieur qui sont pas forcément résidents de cet établissement et venir profiter de la fraîcheur. Alors moi, j'ai jamais vu en œuvre ce dispositif dans les résidences seiors ou dans les épades, mais par contre, je sais que les communes peuvent mettre à disposition assez facilement des salles climatisées.
Très bien et je crois qu'il faut que on puisse faire en sorte que ça se multiplie à travers des différents dispositifs de financement comme le fond vert, les fonds leaders et cetera, les fonds européens, les fonds nationaux qu'il faut évidemment augmenter, promouvoir et et développer dans les territoires. Les aballages Mariqué, est-ce que c'est pas la leçon qu'on a quand même réussi à retenir de la canicule de 2003 ? Protéger les plus âgés dans les établissements spécialisés ?
Si et je crois qu'il y a eu aussi une autre leçon qu'on a eu tardivement, c'est la question de la solitude et qui nous est venue après avec la crise sanitaire où ça a été un multiplicateur des en tout cas de la la révélation de la solitude des seniors, même si on en avait une une indication euh quasiment 20 ans auparavant, mais les innovations sociales comme celles que vous portez dans cet établissement, elles doivent être dupliquées là où c'est possible, financer. ce que vous faites, c'est de répondre à la crise. On a aussi euh moi je suis députée parisienne, à Paris, on a un dispositif, ça s'appelle Paris en compagnie.
C'est des citoyens qui rendent visite à des seiors et ça permet de dimultiplier les points de contact euh avec des seniors qui sont isolés dans leur logement euh et parfois dans des logements sociaux où ils arrivent où l'ascenseur est en panne en plus de la chaleur et du coup ils descendent même plus et donc euh de ils font plus les courses et ils ont plus à manger. Enfin c'est c'est ça la réalité de de ce que vivent certains seigneurs dans dans notre pays. ce que vous proposez, ça doit être financé et c'est bien loin des scandales de gestion de d'établissement pour nos seiors.
Ça vous coûte quelque chose d'ouvrir votre résidence seior au seigneors de l'extérieur ? Alors non, ça ne coûte rien. Ils viennent avec leur bouteille d'eau.
Non. [rires] Alors, on a des fontaines à disposition, ils peuvent ils peuvent prendre de l'eau quand ils le souhaitent. Non, ça nous coûte rien parce que la climatisation fonctionne quand même, même s'ils ne sont pas là.
Donc elle fonctionne pour nos résidents. Donc forcément d'avoir un petit peu plus de monde ou un petit peu moins de monde euh ça n'a pas une incidence forcément sur le budget. C'est sympa.
Mais c'est les solidarités territoriales qu'on doit mettre en place pour s'adapter à toutes les crises. Que ce soi les écoles qui sont ouvertes le soir pour que on puisse y faire des cours de sport ou de l'art parce que les cours sont végétalisés. Bah ça c'est plus utile aussi.
Elle a décidé de faire mes transitions ce soir l'aballage à Marie qui vous parlez de sport. Cette canicule précoce a aussi posé la question du maintien des compétitions sportives. On a vu des joueurs de tennis souffrir comme rarement à Roland Garos.
Ça a sans doute coûté sa place dans le tournoi au numéro 1 mondial, n'est-ce pas ? À Lyon, [grognement] c'est une participante à une course Aerox qui a succombé le weekend dernier. Je voulais donner la parole à Benjamin.
Bonjour. Bonsoir Benjamin. Vous êtes préparateur pour sportifs de haut niveau.
Euh euh c'est pas vous qui avez coaché Yanni Xer ? Non non, vous avez compris ce qui lui est arrivé hier. C'est un coup de chaleur.
C'est aussi C'est un coup de chaleur. C'est quoi le symptôme du coup de chaleur ? Comment on est-ce qu'on le sent arriver ?
Non, en fait vous perdez tellement de lucidité que vous le sentez pas. C'est vrai. Donc c'est c'est un coup de marteau qui arrive sur vous et par déshydratation et par effet de chaleur, vous avez le système nerveux qui se déconnecte. [grognement] Donc vous ne le sentez pas arriver une fois que vous êtes dans dans cet état là de coup de chaleur ?
C'est trop tard. Oui, c'est déjà trop tard. C'est-à-dire qu'il était déjà déshydraté en rentrant probablement sur le cours.
Ah oui. Bon, est-ce qu'il faut arrêter le sport quand il fait trop chaud Benjamin ? Oui.
Oui. Oui. [rires] Quand il fait trop chaud, on peut pas.
Je suis heureuse de vous l'entendre dire. J'ai pas fait de sport cette semaine. Oui.
Entre la pollution, la chaleur et tout ça. On est thermorégulé pour être à 37 38°gr. Quand il fait 40°gr à Lombre ou au soleil.
Par exemple, vous cette semaine, vous n'avez pas fait de sport du tout ? Si, parce que je suis un mais bon, on fait avec. Mais en réalité, le sport est secondaire là.
Ouais. Mais vous avez fait du sport peut-être à des horaires particuliers ? Non, non, en journée c'est j'exagère et j'en ai fait avec des des clients, mais en même temps, on n'est pas prêt.
Donc, que voulez-vous que je vous dise ? En France, nous sommes pas prêts du tout à ce qui va se passer. Alors, moi, j'aimerais bien réagir à à vos premiers propos.
Quand est-ce qu'il est sorti le premier rapport du JC ? 1990. OK.
Vous avez dit que euh vous devez vous devez rentrer le dans la le risque climatique était nouveau. Euh pardon, c'est pas nouveau. Et j'aimerais et j'aimerais vous avez dit que vous avez dit que ça un risque nouveau.
Je reprends vos propos et je pense que on pourra Je suis désolé mais là on se trompe complètement et là j'ai une colère froide qui monte depuis tout à l'heure. Moi je suis parent Heureusement qu'on a la clime. Ouais.
Euh en fait, il faudrait qu'on fasse d'abord le constat de nous citoyens sur notre échec avant toute chose. Ça fait 40 ans qu'on sait, ça fait 40 ans qu'on aurait dû se bouger, même si on aurait eu les conséquences du climat actuel parce qu'on n'est pas les seuls émetteurs de gaz à effet de serre malheureusement. Mais ce scénario là, on l'aurait jamais dû le subir.
Et franchement, je ne l'ai pas entendu une seconde. Ça m'énerve. Ça m'énerve parce que on le sait tous et on a tous des œillères et maintenant que le mur est devant nous, qu'est-ce qu'on fait ?
Qu'est-ce qu'on fait ? En fait, on aurait dû avoir 50 60 70 % voir 80 % de notre parc immobilier prêt à faire face. Ouais.
Moi, mes fils font classe avec 35°gr. Ouais. Mon école élémentaire Henry Valallon dont le fioule a été volé l'année dernière est chauffé au fioule. excusez-moi du terme mais ça a dû coûter cher là ces derniers. on est en France et je suis désolé, je voulais pas le dire, je voulais pas mais on on devient un pays du tiers monde.
On devient un pays soviet, on est en face à au phénomène qu'on appelle d'hypernormalisation, on accepte la normale. François Gemmen, vous vous l'entendez d'abord vous en tant que politologue, climatologue, vous entendez cette colère de Benjamin ? Ah bien sûr.
Et que c'est celle de de nombreux citoyens. C'est celle de la plupart des scientifiques qui travaillent sur le climat. C'est celle des activistes, des jeunes qui sont mobilisés.
Euh bien sûr. La la vraie question c'est effectivement on se dit qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qui fait que nous n'avons pas agiantage ? Qu'est-ce qui fait que nous sommes encore aussi pas cri assez fort ?
Alors bien sûr on s'interroge. Je sais pas si c'est le fait qu'on a pas crié assez fort. Ils l'ont ils l'ont ils l'ont assez fait.
On a eu assez de rapports assez de scénarios pour avoir anticipé. Mais bien sûr, mais on se dit comment comment en parler et comment éventuellement mais là on n même pas dans la on s'est même pas trompé, on a rien fait. Les gymnas c'est un c'est un délire, il y a pas d'autres mots.
C'est un délire. J'ai assisté à un match rink loisir mais c'était dangereux. Il aurait jamais dû se faire ce 40 45°gr au au bamo dans ce gymnase parce qu'on a des gymnases inadaptés au réchauffement climatique aussi.
On est nul. Oui. Et c'est pareil aussi pour le sport de compétition.
On a évoqué Ran Garos, nous allons avoir début juillet le Tour de France qui va se courir. Ça veut dire qu'on va faire demander un effort intense ou cycliste ou des températures parfois très très élevées. Il faut pouvoir se poser la question est-ce que c'est une bonne idée de faire courir le Tour de France en plein après-midi au mois de juillet ?
Est-ce qu'on peut faire courir en soirée ou pendant les vacances entre 5h du mat et midi. Et vous parliez des gymnases, c'est aussi un sujet d'égalité sociale, c'est-à-dire que les gamins qui peuvent qui peuvent faire des qui doivent faire leurs entraînements dans les gymnases leuration en plus est complètement différente de la dou et et par contre les personnes qui peuvent se payer l'abonnement dans une salle de sport climatisé bah c'est pas le même accès au sport quelle que soit la température. J'ai un de vos j'ai trouvé un de vos rapports d'un de vos collègues qui est sorti en pour monsieur CEX.
Il vous reste 10 secondes, il y a la musique du générique qui part. 22 % des gymnases sont obsolètes actuellement. Voilà, c'est énorme.
Bien sûr, on est un pays de sport mais de pauvre. Je retiendrai votre colère ce soir aussi. Merci à tous d'être venu participer à chaque voix compte.
Merci Sandrine Leffer, merci les Balagel Mariequi et merci François Géman. Je rappelle la sortie de votre livre parler du climat sans plomber l'atmosphère. On s'interroge aussi sur manière d'en parler sur les messages [musique] passé.
Bien sûr. Ou ouais. Merci en tout cas d'être venu ce soir.
Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr.
Si vous souhaitez vous aussi faire partie du public et venir interroger les députés, et bien je vous inscris. Je vous invite à vous inscrire sur lcp.fr.
Je vais pas vous inscrire moi-même. Vous pouvez aussi flasher le QR code qui va apparaître. Lundi, vous retrouvez Francis Lotellier à 19h30 pour lundi ses politiques.
Son invité sera Sébastien Chenu. Chaque voix compte revient mardi en direct à 19h30. Bonne fin de semaine.
Marine Tondelier