Marine Le Pen est l'invitée de l'émission « Objectif 2027 » avec Darius Rochebin sur LCI !
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Bonsoir Marine Le Pen. Bonsoir. Merci d'être là. C'est ici votre premier entretien télévisé de rentrée avant l'année décisive dans des circonstances graves. La crise des carburants, l'affolement des taux d'emprunt, l'urgence de trouver plusieurs milliards pour l'État. Dans un moment, Routel CRF et Éric Brunet nous rejoindront. Un mot personnel, d'abord les sondages. Il se ressemblent beaucoup au cours des mois qui passent. Ils vous prédisent un premier tour très large. Vous êtes même la seule dans ce cas. Mais évidemment le second tour est beaucoup plus incertain selon qui vous affrontez le spectre de la défaite de la 4e défaite. Est-ce que vous êtes confiante ? Non mais une élection n'est jamais faite avant d'être faite. Et permeti de rappeler cette évidence ni au premier
tour ni au second tour. Euh ce qui change euh cette fois-ci, c'est d'abord que c'est ma 4e présidentielle et pourtant je ne la vis pas comme les trois dernières. Euh précisément parce que la situation euh est extrêmement périlleuse, parce que je sais que les Français euh attendent des solutions parce qu'ils attendent cette présidentielle depuis longtemps et il nous en parlent depuis longtemps. Et je ne suis pas malheureuse de voir que cette campagne a démarré tôt parce que euh je me réjouis du fait que nous ayons 7 à 8 mois pour pouvoir évoquer avec eux l'intégralité des sujets qui les préoccup. On a vu des candidats qui ont essayé plusieurs fois Mitteran Chirac et puis à un moment donné hop, ils ont passé la barre des 50 et on disait "Ah, ils ont changé. Est-ce que vous avez
changé ?" J'ai pas le sentiment d'avoir euh changé, même si on vieillit tous hein, vous et moi. Euh c'est la loi. C'est ça. Euh c'est surtout la situation qui a terriblement changé en fait. C'est la situation qui a terriblement changé. Euh c'est la situation qui aujourd'hui euh fait de notre pays un pays qui n'a plus les marches de manœuvre qu'il a pu avoir. Ce sont les 700 milliards de dettes supplémentaires que Emmanuel Macron a fait depuis la dernière présidentielle. Vous évitez pardon la question personnelle. Est-ce que le regard a changé pour vous ? Est-ce que vous avez changé ou est-ce que le regard a changé sur vous ? Oui, je crois que le regard a changé parce que euh au fur et à mesure des élections euh de plus en plus de Français euh nous accordent la capacité
de pouvoir euh euh gouverner accessoirement puisque c'est l'élection présidentielle présider euh le pays. Bien sûr. Allons à l'événement. Les prix des carburants qui explosent, la colère qui monte partout. On voit dans nos journaux télévisés ces images de plus en plus impressionnantes. Croyez-vous un basculement de type gilet jaune ? Il est possible que ça arrive. Moi, j'entends évidemment la colère des Français. Je l'ai anticipé. Ça fait 5 ans maintenant que je dis qu'il faut baisser la TVA sur l'énergie, pas seulement le carburant, hein, l'électricité, le gaz, le fiel qui a quand même dans le prix à doubler en 10 ans. C'est la première demande que vous faites ici. Oui, bien sûr. Il faut baisser la TVA. L'énergie est un bien de première
nécessité. Les Français le crient depuis des mois. Ils ont besoin de leur voiture, notamment dans la ruralité. Ils en ont besoin pour aller au travail, ils en ont besoin pour aller à l'école, ils en ont besoin pour aller voir leurs parents âgés. Ils en ont besoin pour faire des courses. Ils ont bes combien ça baisser le prix de le prix à la pompe ? Bah si on faisait ça là maintenant parce que c'est une urgence de maintenant. Bah entre 14 et 18 € le plein. Au-delà de ça, est-ce que pour vous c'est le moment que l'État arrête de prendre autant ? On faisait les calculers, c'est à peu près 50 % sur le prix du du litre qui est ponctionné, qui est sihonné par l'État. Est-ce que ça doit prendre fin ? Oui, je vous dis il faut baisser la taverne, mais il faut aussi supprimer
l'augmentation de la TICPE. Je vous rappelle que qu'est-ce qui a généré les gilets jaunes ? C'est l'augmentation de la TICPE décidée par monsieur Macron et par Édouard Philippe. C'est ça qui a mis le faux une fois de plus. Les Français n'ont pas été entendus. Ils n'ont pas été écoutés comme toute comme dans toute une série d'autres sujets. D'ailleurs, d'ailleurs si on avait écouté les Français depuis des années, euh et bien on ne serait pas dans la situation dans laquelle nous sommes, ni euh dans le domaine de la concurrence déloyal, ni dans le domaine de l'immigration hors contrôle, ni dans les relations qu'on supporte et les contraintes que nous impose l'Union européenne. Les espagnols le font. Les espagnols socialistes, vous voulez dire des gentillesses sur des socialistes pour
une fois. Regardez, les socialistes espagnols, ils réussissent à baisser de façon considérable le prix à la pompe en réduisant la disons la gourmandise de l'État. Oui, mais ça n'est pas encore une fois une question de droite ou de gauche. Il s'agit de savoir si les gouvernants sont capables d'entendre le peuple, l'entendre, voilà, entendre le peuple, comprendre ses préoccupations, être au plus près de leurs difficultés. Le problème, c'est que nous sommes avec un gouvernement qui refuse d'entendre le peuple. L'autre urgence Marine Le Pen, c'est l'État à l'affu de plusieurs milliards d'euros, peut-être dizaines de milliards d'euros, mais parlons de l'extrême urgence. Roland L'Escure, ministre de l'économie qui dit, je cite, "Nous n'avons plus de gras mais qui
repère visiblement du gras chez les retraités de la couche supérieure au-dessus de 2000 3000 €." Est-ce que vous imaginez l'État venant devant ces gens en leur disant "Désolé, on vous l'avait promis mais ce ne sera pas possible, on ne pourra plus indexer par rapport à l'inflation." Est-ce que vous l'accepterez ? Mais ce qui est insupportable et il faut que ceux qui nous gouvernent le comprennent, c'est qu'ils ne font aucun autre effort. C'est toujours le même processus. À chaque fois qu'ils ont les consils face aux conséquences euh de leur incompéten parce que euh quand même le Mozart de la finance à 1350 milliards de dettes supplémentaires en l'espace de 9 ans. Permettez-moi de vous dire que on a quand même vu mieux. On verra pardon madame avec Éric Br dans un instant les
éort que vous êtes prêt à conser parce que là vous avez la critique facile ou non non non non pas la critique facile nous sommes les seuls qui avons euh présenté des contrebudgets chaque année les seuls donc nous on a apporté des tableaux avec des économies avec éventuellement des dépenses nouvelles quand nous considérions que c'était nécessaire nous sommes les seuls à l'avoir fait mais ce qui est insupportable pardon mais c'est qu'à chaque fois c'est la même chose. Ils sont mauvais, ils ont des conséquences catastrophiques, ils mettent la France au bord de la crise obligataire qui peut arriver du jour au lendemain et on en est tout à fait conscient. La situation est très sérieuse et au lieu de se dire on va faire des économies sur notre train de vie, sur le train de vie des
administrations, on on va arrêter de faire des dépenses qui n'apportent rien aux Français, et bien c'est toujours les mêmes solutions. Des remboursements des médicaments, euh les franchises médicales et et le la désindexation parfois de l'impôt sur le revenu, parfois des retraites. Donc c'est ça qui est un super précisément votre réaction sur la question des retraites, c'est-à-dire oui ou non ? Est-ce que vous accepterez que on aille chercher dans la poche des retraités cette désindexation ? Non. Non, parce que encore une fois, ils ne font absolument rien d'autre. Donc les retraités, il faut comprendre une chose, les retraités pour l'immense majorité ne sont pas fortunés. Il faut se sortir ça de la tête. Les retraités en règle Oui,
en règle générale, ils n'ont plus la capacité de travailler. Ça veut dire qu'ils sont, vous comprenez contraint. Ils ne peuvent pas se dire "Ah bah là, j'ai une difficulté de pouvoir d'achat, je vais prendre un deuxième travail ou augmenter ou faire des heures supplémentaires." Ils n'ont plus cette capacité. Donc il faut comprendre quelle est leur angoisse et ils doivent faire face à des prix qui n'ont eu de cesse d'augmenter. L'énergie euh augmente, l'alimentation augmente, les mutuels augmentent et j'en passé des meilleurs. Donc euh il n'est pas admissible que la seule et la première toujours solution ce soit d'aller leur demander de faire un effort quand l'État lui ou les administrations n'en font pas. Vous avez dit deux fois non. Non non non. Est-ce que ça veut dire que vous
refuserez un budget qui comporte cette mesure ? C'est est-ce que je voterai contre un budget qui comporte cette mesure ? Oui, mais enfin de toute façon euh il y a très grande chance que je vote contre le budget car je suis en désaccord avec l'intégralité des politiques qui sont été exprimées par le budget. Le budget c'est un acte politique au sens premier du terme. Combien est-ce qu'on met pour les policiers précisez ? Pardon madame parce que vous lâchez ça une chose importante. Ça veut dire quoi ? Vous allez voter contre, vous allez vous abstenir à priori. Ah non, je je je verrais bien d'abord la copie que pour l'instant je l'ai pas. Mais ça ils le disent ça le gras qui veut le chercher chez les retraités, ils le disent expréc d'attendre. Moi je veux voir aussi le reste. Donc nous leur
disons nous sommes en désaccord dans le budget, vous le refusez. Nous nous leur disons nous sommes en désaccord avec ce budget. Est-ce que ça veut dire que le gouvernement si c'est ça si c'est ça encore une fois une année de plus alors qu'encore une fois c'est la loi hein l'indexation. Oui, c'est le non respect de la parole de l'État. Et oui. Et ça pose un vrai problème. Est-ce que ça veut dire que le gouvernement peut tomber ? Bah pour que le gouvernement euh ça dépendra s'il utilise le 493 ou pas le 493, si la censure est votée ou la censure n'est pas votée. Moi, je ne m'interdis rien. Voilà, je vous le dis très tranquillement, je ne m'interdis rien. Est-ce que vous y êtes prête ? Est-ce que vous êtes prête à cette éventuel ? Mais je suis conscient d'une chose,
monsieur Rochbin, c'est que il faut un budget même s'il est imparfait. Je le dis à au français de la manière la plus simple qui soit. Pourquoi ? Parce que si il n'y a pas de budget, si par exemple on en arrive à une loi spéciale, alors si les Français me font confiance et que je suis élu, s'il nous donne une majorité à l'Assemblée nationale, nous ne pourrons pas changer cela. Alors moi je veux que dès que nous arrivons, nous puissions modifier tout cela et rétablir un budget que je leur présenterai d'ailleurs que nous leur présenterons euh avec Jordan Bardella début octobre. et qui soit un budget juste. Vous savez ce qu'ils disent eux ? Ils disent Marine Le Pen, on la tient un peu par la barbichette. Enfin, vous vous tenez par la barbichette. Vous faites
les gros yeux. Mais oui, c'est par la barbichette. En fait, n'ai pas très envie d'une dissolution, pas très envie d'une campagne législative. Donc, disent-il, madame Le Pen fait du bruit mais elle avalera les couleuvres en gros. Non. Alors, d'abord je n'avale pas les couleuvres, jamais. Deuxièmement, on ne me tient pas par la barbichette, jamais. Troisièmement, ils veulent faire une dissolution. et bien qu'il fasse cette folie. Vous irez au combat et et Emmanuel Macron terminera en cohabitation. Voilà, je suis pas sûr qu'il ait envie de terminer comme ça. Donc ce genre de chantage avec moi, je vais vous dire très tranquillement, ça ne fonctionne pas. En revanche, pourquoi je trouverai ça irresponsable ? Il vous font pardon un peu de charme politique. Vous avez vu pardon Sébastien
Lecnu qui demande à madame Funderleyen de rétrocéder une partie de l'argent. C'est un petit un petit signe gentil qui vous fait c'est un petit coucou hein. C'est pas tout à fait la demande que vous faites de réduire la contribution mais c'est exactement c'est exactement la demande que je fais avec d'autres mots. Bon en réalité je je me réjouis de voir que le gouvernement finit par trouver que les solutions proposées par le Rassemblement national sont en réalité euh les bonnes et peut-être même et peut-être même les seules. Non mais moi je ne sente pas les cœurs et les reins. Ce que je viens de dire, c'est que la situation est terriblement sérieuse, que nous ne ferons rien qui puisse aggraver la situation de la France et notamment la situation budgétaire de la France.
Les le les taux d'intérêt ont augmenté extrêmement rapidement et notamment de 0,5 en l'espace d'un mois. Nous sommes colossal. Oui, nous sommes au bord de euh de l'effet boule de neige qui ferait que euh la dette partirait dans le décor et que nous pourrions avoir une crise euh de financement de la dette. Je ne ferai pas ça au peuple français, d'autant qu'il y a des élections présidentielles qui arrivent et qui peuvent, si les Français le veulent, profondément changer la situation qu'ils subissent depuis maintenant 10 ans. Marine Le Pen, cette rentrée marquée par le débat qui est revenu sur le voile islamique. Alors, vos lieutenants ont un peu flotté sur le sujet. Il y a eu plusieurs versions contradictoires sur
le sujet. Si si, je vous assure si vous le dites. Alors clarifiez si vous le voulez bien, est-ce que vous allez proscrire tout voile islamique dans l'espace public y compris en infligeant des amendes ? Je vais vous dire ce que je vais faire. Je vais euh euh proposer aux Français un référendum dont l'objectif est de lutter euh contre les idéologie islamiste. Je pense que les idéologies islamistes qui se sont insérées dans l'ensemble des secteurs de notre société sont un danger majeur, pas seulement pour notre sécurité, mais pour notre culture et pour nos droits et notamment nos droits constitutionnels. Donc, je vais leur demander un mandat. Je vais dire au français, est-ce que vous me donnez mandat de lutter contre
les idéologies islamistes ? Dans ce texte, il y aura tous les moyens de lutter. Lutter contre les financements, lutter contre les mosquées radicales, lutter contre les imames qui tiennent sur notre territoire des propos qui sont inadmissibles. Interdire les frères musulmans notamment. Et il y aura évidemment la question du voile sur la forme, pardon, ce sera pardon madame, pour être bien clair, ce sera donc un projet de loi constitutionnelle. C'est ça. Non, ce sera ce sera un référendum. Nous souons, nous sommettons euh une loi par référendum au français. Euh l'objectif euh sera d'interdire le voile et nous le ferons si les Français nous en donnent mandat euh progressivement et notamment
par décret tout de suite juste après le vote de ce référendum dans les universités, les sorties scolaires, les les fédérations sportives, les bâtiments publics parce que ça ça relève, j'ai envie de dire, de l'État et et le voile dans l'espace public, ça relève de la société. C'est pour ça que il faudra que les Français s'expriment, je le crois sur ce sujet, car le voile est un élément d'avancée de l'idéologie islamiste. Madame, vous donnez ici des précisions très importantes. Donc, s'il vous plaît, chapitreon pour que les choses soient bien claires. On va reparler du référendum puisque c'est évidemment une chose majeure dans votre projet si vous êtes élus, mais avant ça sur l'interdiction du voile islamique. dans
votre esprit, on a compris, les Français choisiront, vous donneront ou non la consigne, mais dans votre esprit, c'est quand même important, c'est la faisabilité. Est-ce que vous imaginez que dans la rue, on puisse être aussi systématique ? Vous savez très bien les les objections qu'on vous a faites. La mère de famille qui voilà fait ça de façon traditionnelle, la touriste saoudienne à la tour Effel, vous allez vraiment le le policier va aller vers elle l'amander. C'est l'impossibilisme, la maladie des politiques français. l'impossibilisme, vous proposez de faire quelque chose, systématiquement, la réponse est c'est pas possible. Donc, mais c'est la raison pour laquelle je veux le faire de manière progressive. C'est la raison pour laquelle le la première étape sera
précisément l'interdiction du voile dans les bâtiments publics, dans les sorties scolai au cours des sorties scolaires, dans les les fédérations sportives parce que je pense que il faut faire reculer le voile et que cette première étape, elle est parfaitement faisable. Si on a euh pour le coup euh si euh l'école euh est euh préservée du voile, alors il y a toute une sériecteur même sur ce point, vous savez qu'il y a des résistances dans les universités aussi. Oui, même sur ce point, vous pas négliger le fait qu'on vous dit voilà l'accompagnatrice scolaire, c'est pas forcément une islamiste parce qu'elle a son voile. Ça peut être la grand-mère qui porte son voile depuis 40 ans et cetera. Est-ce qu'il y a pas une forme disons de parfois idéologique ? On vous
dit vous allez vraiment poursuivre les gens ce qui n'empêche pas de lutter contre l'islamisme. L'idéologie l'idéologie c'est pas moi. L'idéologie c'est le voile. C'est l'idéologie totalitaire islamiste qui impose en réalité et qui fait pression sur les femmes pour qu'elles portent le voile et qui attendent ainsi non seulement à leur liberté mais à leur dignité. D'ailleurs, pardon de le dire, mais à chaque fois que les islamistes sont arrivés au pouvoir dans un pays, euh et bien la première chose euh qu'ils ont décidé, c'est d'imposer en réalité le voile aux femmes. Euh ça dit tout. Et il y a des pays euh qui euh sont aujourd'hui extrêmement conscients de cela. Et donc voilà, je je demanderai
mandat au peuple français et c'est le peuple français qui décide des règles de fonctionnement de la société. Comment demanderez-vous ce mandat ? Exactement. C'est un point extrêmement important. Si on comprend bien donc votre scénario, vous êtes élu, il y a des législatives. Est-ce que le référendum peut même être au même moment que les législatives ? Est-ce que c'est faisable ? Non, parce que le premier référendum sera le référendum constitutionnel qui permettra de réaffirmer un certain nombre de principes, d'en solliciter d'autres et d'intégrer le droit des étrangers dans la Constitution. Attendez. Donc il y aura deux référendums. Oui, mais il y en aura même plus monsieur Remarin parce que et je ne ferai pas de promesse en l'air à la différence d'Emmanuel Macron. Moi, je
crois beaucoup au référendum. Je crois à la puissance du référendum. Je crois que les Français ne sont pas entendus depuis trop d'années qu'ils veulent qu'on leur demande et notamment pour les grands sujets et notamment évidemment la révision constitutionnelle dont je considère à titre personnel que seul le peuple devrait pouvoir la modifier. Ça veut dire que premier référendum, si si je comprends bien, ça veut dire suppression du droit du sol par exemple, ce sont les pistes, par exemple, la priorité nationale, les restrictions sur l'asile et l'immigration, l'exculsion facilitée des étrangers et cetera. Ça c'est au fond le premier référendum. Et quelque chose qui est très important, la réaffirmation de la hiérarchie des normes, monsieur Rebin. C'est-à-dire que en France la
hiérarchie des normes est la suivante : la Constitution, le bloc constitutionnel puis les traités et jurisprudence internationale puis la loi. La constitution d'abord, ça veut dire que sil existe un traité international ou s'il existe une jurisprudence des cours internationales qui est contraire à la Constitution française, alors la constitution française agit comme une forme de mur juridique et cette jurisprudence ne peut pas s'appliquer dans la loi interne du Mais madame Le Pen, il vous a pas échappé qu'il y a un conseil constitutionnel. Et quel est le rapport ? Vous n'avez pas délogé monsieur Ferrand à la bayonnette. Le conseil constitutionnel, il est là pour vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il est pas là pour être un
constituant. Marine Pen et s'il le faut, je le rappellerai à monsieur Ferrand car il s'y est engagé monsieur Ferrand dans l'audition quand il est venu demander aux députés leur avis. Il a dit je ne suis le conseil constitutionnel n'est ni un législateur ni un constituant. Je le renvoie donc à cela. Ça n pas le con. peut-être dit mais il a retoqué déjà ils ont retoqué déjà un certain nombre de ces idées qui étaient par exemple dans les projets de Bruno Rotaillot à l'époque et vous savez comme moi ils vont tout faire à Taure a raison ils vont tout faire pour vous barrer le chemin mais c'est pour cela monsieur Rogevemin qu'il faut constitutionnaliser le droit des étrangers le droit des étrangers sera dans la constitution et par et et
aura été validé par le peuple français vous parisz est-ce que sera un peu est-ce qu'il y aura pardon certains vous disent là vous êtes en train train de bousculer le droit parce qu'ils essaieront par exemple pardon même votre décret ils essaieront de l'annuler annuler un référendum voté c'est compliqué ça on sait très bien que le peuple a parlé mais avant ils vont tout essayer ils vont faire une guerri extrêmement grave ce que vous dites parce que le conseil constitutionnel n'est pas un contrepouvoir du peuple hein bah attendez de go s c'était assis sur le sur eux bon mais c'était de gaul ce sera très difficile pour non mais il y a pas Non mais le droit c'est pas la tête du client la constitution c'est pas la tête du client le général de Gaulle a effectivement
s'est adressé au français par deux fois il a eu raison de le faire. Il y a donc une jurisprudence extrêmement établie qui d'ailleurs a été euh rappelé par François Mitteran qui pourtant avait été extrêmement dur, vous vous souvenez, avec le général de Gaulle. Donc même si le premier opposant au général de Gaulle a admis la validité de l'utilisation du référendum, vous imaginez bien que ça n'est pas le Conseil constitutionnel et monsieur Ferrand qui peut s'opposer à la volonté du peuple français. tout de même madame l'intégration et l'immigration élargissons un peu le sujet puisque le débat européen est en train de changer. Vous avez vu ce qui se passe en en Suède ? Vous avez en Suède par exemple des socialistes qui sur certains points sont plus restrictifs que vous. Je peux le
dire en matière d'immigration. Une socialiste suédoise qui a marqué en disant qu'elle veut fermer le robinet de l'immigration sans ses mots pour 15 ans. Elle rejoint les Danois, elle rejoint madame Mélonie. Qu'est-ce que ça change pour vous en réalité ? Est-ce que l'Europe peut changer là dans le fil de votre élection si vous êtes élu ? Bon, vous voyez bien que l'intégralité des gouvernements sont en train de prendre conscience de euh la gravité de la situation que l'intégralité des gouvernement qu'il soit de droite ou de gauche, d'ailleurs, on voit bien que c'est pas un un sujet de droite ou de gauche, qu'il soit de droite ou de gauche euh euh entendent ce que les peuples disent et donc prennent des mesures de restriction très fermes de l'immigration. l'Allemagne l'a fait
aussi hein. Euh l'Autriche euh l'a fait euh de manière plus hypocrite disons les choses pardon. Ils sont en train de rétablir des contrôles provisoires, prétendument provisoires. Ils sont là aux limite de le du respect de Schengen Dublin. Oui, mais nous nous avons la gauche la plus archaïque du monde et la droite la plus pleutre du monde. Donc on n quand même pas aidé, faut dire les choses. Mais bien sûr qu'il va falloir réfléchir et travailler au niveau de l'Union européenne à une réforme de Schengen. Mais comment ? Avec qui ? Si pardon, c'est les mots sont faciles mais comment est-ce que vous allez faire exactement ? Pour l'instant ça ne marche pas. Il y a combien de de d'illux en France ? Candestin 700000. Oh non, sûrement pas. C'est ce que dit le ministère de l'intérieur.
Oui, mais le ministère de l'intérieur ment. Je vais vous donner juste un élément. Monsieur Sanchez en Espagne a annoncé une loi de régularisation des clandestins. Il y a eu 1200000 dépôts de dossiers. Vous croyez qu'il y a 1200000 au bas mot clandestins en Espagne et qu'il y en aurait 700000 en France ? Personne n'y croit. Voilà. Donc ça marche pas ça. C'est qu'il y a probablement près d'un million et demi sûrement de clandestins en France. Donc moi je propose la chose suivante et je pense que je peux convaincre un certain nombre de pays précisément parce que ils ont pris conscience de cela, c'est de dire Schengen doit comment dire respecter la libre circulation mais uniquement des nationaux des pays. Ça veut dire que si l'Allemagne veut accueillir 1 million d'étrangers, elle a
tout à fait la liberté de le faire mais elle ne les impose pas aux autres. C'est-à-dire que le fait de donner un droit à être en Allemagne ne donnera pas un droit à être en France pour être vous le ferez même contre les autres si les autres pays ne veulent pas vous suivre est-ce que de façon unilatérale vous rétablirez des contrôles permanents frontières ce qui est un acte en réalité ça fait des ça fait des années que tous les pays ont retrouvé des contrôles qui sont des contrôles qui sont devenus au fur et à mesure du temps permanent mais entre dire on contrôle la frontière et la contrôler réellement excusez-moi mais il y a quand même une énorme nuance. Mais le problème, monsieur Rebin, est le suivant, c'est que si tous les pays en Europe sont en train de serrer la vis et que nous on le
fait pas, ça veut dire quoi ? Bah, ça veut dire qu'en réalité on va être le pays le plus attractif de de l'Espeng et que donc l'intégralité des clandestins se diront bon bah pour finir, c'est beaucoup plus facile de venir en France et on y a beaucoup plus de droits que dans d'autres pays. Ça aggrave donc notre situation. Marine Le Pen, quelques mots avant d'accueillir d'abord Éc Brunet puis Routel Kriev pour une séquence vie quotidienne pouvoir d'achat et une séquence politique particulière. Un mot sur la rupture que représenterait votre élection. Euh, ça fait des décennies que vous attendez le pouvoir, vous et les gens du Rassemblement national, beaucoup pensent que vous êtes affamé de pouvoir, que vous avez dès lors Ah oui, quand on attend le pouvoir depuis tant de
décennies que vous avez un désir de revanche. Que dire à ceux qui craignent que il y a une chasse aux sorcières ? socialiste 1980, vous arrivez et vous coupez les têtes. Non, mais je ne suis pas du tout dans cet état d'esprit et monsieur Rogebin, permettez-moi de vous dire euh que je ne suis pas les autres. Voilà. En réalité, ils projettent peut-être sur moi leur propre euh euh vis. Moi, je ne suis pas comme ça. Je n'ai pas d'esprit de revanche. Je n'ai pas d'esprit pareil. Pardon ? Quand on a quand on a pris pendant des décennies à raison des insultes, des accusations et cetera, bien sûr qu'on peut il y a un légitime possible sentiment de revanche. Et bien non, je vous l'affirme ici non. Donc nous arrivons au pouvoir qu'il y
ait un certain nombre de grands dirigeants d'administration qui puissent être changés. Bien sûr, ça c'est tout à fait légitime. C'est le fonctionnement absolument normal de la démocratie. Mais pour les centaines de milliers d'autres fonctionnaires, moi j'ai confiance en eux. Je sais qu'ils ont le sens de l'État. et et et d'ailleurs, je sais qu'ils souffrent, ils ont souffert sous Emmanuel Macron parce qu'ils ont été méprisés. Euh je pense par exemple au corps diplomatique. Euh et donc euh je je n'ai pas de raison a priori de considérer euh qu'il pourrait entraver la les décisions. Ça veut dire par Jean-Philippe Tangui ne va pas débarquer à Berlis étages maintenant, c'est à nous, on arrive, c'est nous les patrons. Non, ça n'est pas comme ça que ça se passera. En revanche, encore une fois,
les grands directeurs d'administration qui ont euh porté des politiques qui sont, par définition contraire à celles que nous voudrions porter, bien entendu, euh euh seront changés. Mais ils sont très peu par rapport encore une fois aux centaines de milliers de fonctionnaires qui eux n'ont aucune raison de s'inquiéter euh pour leur poste et qu'ils sachent d'ailleurs que j'ai a priori confiance en eux. Alors, j'entends que tel ou tel dit, je vais faire acte de désobéissance. Bah s'il fait acte de désobéissance, bon bah à ce moment-là euh euh évidemment des décisions seront prises. Mais ça veut dire pardon, ça veut dire que vous savez mais je suis pas dans cet état d'esprit euh du tout. Vous savez pardonner ? Mais bien sûr, mais bien sûr. Enfin, je veux dire, quand on devient président de
la République française, euh on est on n'est plus il faut oublier les offenses qui vous ont été faites à vous à titre personnel. Vous représentez la France et vous devez vous comporter avec cette dimension, cette hauteur et cette dignité-là. Hériic Zemour qui dit qui vous a dit en substance, tu es nul, tu arriveras jamais. Tous ces gens euh quand on arrive au pouvoir effectivement, il faut ouvrir, on en parlera avec RF, vous direz peut pas dire pardonne. Non, mais on peut pas dire que ce soit un argument extrêmement percutant quoi. Tu es nul. Bon, je je pense qu' Zem est capable de faire mieux en terme d'argumentation politique. Ce sont des adversaires politiques. C'est la règle du jeu de la démocratie. Donc on va pas encore une fois venir poursuivre ceux
qui vous ont loyalement combattu dans le cadre d'élection parce que si ils ne l'ont pas fait alors il n'y a plus de démocratie. Et moi, vous le savez, je suis terriblement attaché à la démocratie. Une image encore avant qu'Eric Brunet nous rejoigne, c'est à euh la Mbappé et d'autres joueurs. Vous savez qu'il y a un t-shirt qui a été diffusé pour le soutien aux habitants de Seuta qui subissent la pression migratoire. Et vous voyez cette image, un certain nombre de joueurs ont l'ont roulé de telle façon que il ne il ne soit pas visible en quelque sorte pour ne pas participer, pense-t-il, à une action qui est anti antimigrant. Réaction là-dessus. Euh voilà, c'est un soutien euh à euh à au comportement euh de ces migrants que personne ne peut admettre en
réalité. Il s'agit pas de savoir si on est du côté des migrants ou pas du côté des migrants. Il y a un pays souverain. Voilà, quand on est attaché à la souveraineté d'un peuple, on n'est pas attaché qu'à la souveraineté du chien. On est attaché à la souveraineté de l'ensemble des autres nations. Et quand des gens viennent forcent une frontière et s'installent alors qu'ils n'y ont pas été invités et s'y maintiennent alors que ils n'ont pas le droit de s'y maintenir, bah je suis désolé mais les habitants doivent pouvoir trouver le soutien de ceux qui sont attachés. En même tempez mesures dones inhumain on vous même regardez les patrons allemands patrons allemands qui ont début on critiqué madame merkel et maintenant sont très contents d'avoir des migrants qui acceptent d'être un peu
moins payés qui payeront les retraites c'est merveilleux c'est c'est de l'humanisme ça faire venir des migrants pour pouvoir les payer moins. faire venir des médecins en privant les pays dont ils sont issus, des médecins dont ils ont besoin et qu'ils ont formé d'ailleurs. Ça c'est une politique humaniste. Ben moi, je trouve que c'est déplorable. Voilà. Et que en l'occurrence, ça n'est pas la politique que je souhaite mettre en œuvre. Il y aura des opposants. Oui. S'ils veulent faire le choix de l'insulte, ils le feront. S'ils veulent faire le choix de l'argumentation politique, et bien nous l'accepterons avec grand plaisir. Mais c'est la règle du jeu. Monsieur Rogemin, l'élection est ainsi faite que il faut faire 50 % plus une voix. Bon, ça veut dire qu'à priori, il y a potentiellement
49 % euh virgule peut-être 99 qui n'ont pas voté pour vous. Mais quand on est président de la République, on est le président de tous, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour vous. Et moi, j'entends être la présidente si je suis élu de tous les Français. sans aucune exclusive. Voilà, Marine Le Pen, Brunet va nous rejoindre. Je vous en prie. Éric Brunet, rejoignez-nous puisque on va ouvrir en particulier un certain nombre de questions liées au pouvoir d'achat, à l'économie. Ensuite, ce sera Brutel Cri. Je vous en prie. Bonjour madame. Bonjour monsieur Bonet. Quelque chose me dit que vos réponses sur les questions de l'économie et des budgets vont être scrutées de près parce que il y a beaucoup d'attentes sur les questions économiques bien évidemment de la part des Français.
bien évidemment, mais des marchés également des des patrons. Première question sur la simultanéité des urgences. Vous êtes présidente de la République, on est au mois de de mai, scénario hypothèse 2027 et vous affronter soudainement la colère des des pêcheurs, hein. Vous affrontez également la colère des policiers, une manifeste par exemple, mais aussi des infirmières qui veulent être revalorisées, des fonctionnaires de ministère de la justice qui disent enfin on voudrait avoir des moyens supplémentaires. Vous pouvez proposer toutes les économies budgétaires que vous pourrez faire. Les économies, ell elles seront effectives un an plus tard, 2 ans plus tard. Donc vous serez dans l'obligation d'augmenter les les impôts au premier
jour de votre présidence de la République. Non, ça c'était avant. Hm. Ça c'est avant qu'on fait comme ça. Moi je ne ferai pas comme ça. Début octobre d'ailleurs. Je parce que je je suis bien conscient de la responsabilité qui est la mienne d'être en tête des sondages et potentiellement donner gagnant au second tour. Je vois bien que de fait si vous voulez tout ce travail énorme que nous avons effectué dans les derniers mois est utile pour que chacun sache exactement ce que nous ferons. Donc début octobre, je présenterai la trajectoire budgétaire pour le quinquena avec les économies que nous ferons, le rythme de ces économies et nous présenterons également le contrebudget, c'est-à-dire le budget qui aura vocation
à s'appliquer au moment où nous arriverons au pouvoir. Donc il n'y aura pas de raison qu'il y ait des manifestations puisque j'entends répondre à à ces préoccupations de manière urgente avec 125 milliards d'économies. Oui, oui, faut les trouver. Oui, merci. Euh je je vous le confirme, il faut les trouver mais mais l'idée c'est de ne pas les trouver sur les droits encore une fois euh des Français euh sur leurs pensions de retraite et cetera, ce qui a été fait depuis des années. Donc rendez-vous début octobre, chacun pourra juger. Nous présenterons également la règle d'or parce que nous préférons mettre en place une règle d'or plutôt que de subir la règle des reins des marchés financiers et je pense que
nous serons les plus probablement les plus précis de tous les candidats à la présidence. Mais comment répondre à l'urgence ? La France n'a plus de sous dans les caisses. On le dit, on le martelle. Vous arrivez au pouvoir, il y aura tellement d'attentes, j'imagine, que vous avez vous allez devoir répondre à des urgences. Nous allons répondre aux urgences. Et la caisse est vide. Mais nous, mais enfin la casse 8, ça dépend pour quoi faire. Regardez, on verse 26 milliards à à l'Union européenne dont 10 milliards de contribution nette, voyez par exemple. Donc là là, on trouve de l'argent pour pour la caisse. Il y a un moment, il faut faire des choix. La la politique, ce qui est compliqué et peut-être certains se refusent à l'entendre, c'est qu'il faut faire des
choix. Mais moi, j'accepte de faire des choix. Et c'est la raison pour laquelle monsieur Brunet lorsque la question a été posée al de manière d'ailleurs un peu brutale par une journaliste à à Louis Alliot, la question qui était posée est-ce que nous pouvons continuer à aider financièrement l'Ukraine euh à la à proportion de ce que nous faisons jusqu'à présent qui est considérable, vous comprenez ? Et nous nous disons, nous ne pouvons pas le faire. Ça n'est pas un acte d'hostilité à l'égard du Lutcraine. On peut continuer à former leurs soldats euh leur euh euh leur leur armée, on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons plus parce qu'on ne peut pas dire d'un côté il y a pas 1
€. Écoutez ce qu'a dit le ministre. Le il y a pas 1 € il y a non il y a pas 1 € pour indexer les retraites. Il a dit il y a pas 1 € pour indexer les retraites mais en revanche il y a des milliards pour la contribution nette à l'Union européenne. Il y a des milliards madame le PE Le Pen, pardon un mot un mot s'il vous plaît. Vous avez changé ce que dit Éric Brunet pardon. C'était le débat que nous avons diffusé celui du MEDF. Quand vous lâchez tout à coup votre histoire de règle d'or, oui, vous êtes tout à coup aussi rigoriste qu'une chrétienne démocrate allemande alors qu'on disait Marine Le Pen, c'est on lâche les comptees, on Ça c'est intéressant. Ça c'est intéressant. J'ajoute, j'ajoute, vous avez bluffé tout le monde avec les 125 milliards devant le MEDEF, 125 milliards
d'économie. On s'est dit c'est considérable. Jamais aucun président de la République, premier ministre n'a parlé d'une telle somme. Je donne Bardella disait il y a quelques jours, je crois à la foire de Chalon au Champagne, nous allons opérer le plus grand nettoyage des finances publiques jamais réalisées. Un truc pour c'est assez bluffant. chefs d'entreprise sont dit "Mon dieu, c'est un travail gigantesque." D'ailleurs, c'est une question que je pourrais vous poser. C'est une nouvelle Marine Le Pen avec la tronçonneuse Rabi Milé, président argentin arrive en France dans quelques jours. Vous avez 125 milliards. C'est tellement gigantesque que de facto vous devenez la candidate à la tronçonneuse même si vous ne voulez pas. Mon parce que la tronçonneuse ça
consiste à couper dans les droits des Français. Hm. Alors, moi je viens vous dire et je vous apporterai la preuve euh début octobre que l'on peut faire ces 125 milliards euh d'économie en tapant dans le gras des administrations, en tapant dans les agences qui ne servent à rien ou qui font doublon ou qui devraient être en réalité euh à l'intérieur des ministères et pas à l'extérieur des ministères parce que il y a de la fraude massive dans notre pays qu'on on est volé comme au coin d'un bois que l'insécurité coûte une fortune. moins de poste, ça veut dire moins de poste de fonctionnaire que l'insécurité coûte une fortune. Mais ça veut rien dire moins de fonctionnaires. Il y a des endroits où il en faut plus. Bien sûr, ça c'est toujours la réponse facile. Vous évitez
la question. Oui. Bien sûr que personne ne dit qu'on va liquider pas la question. Il y a certainement il faudra faire un effort sur les non renouvellement d'un certain nombre de fonctionnaires. Oui, bien sûr, mais il y a du il y a du gras, il y a des dépenses, il y a des gabgis, il y a même des gaspillages. Monsieur Brunet. Vous n'osez pas le dire. Marine Le Pen, pardon. Marine Le Pen, ça ne tient pas. Je suis désolé, ça ne tient pas. Vous nous dites oui, on va réduire. Puis attendez, attendez, la phrase d'e madame Le Pen, la phrase d'après, vous dites oui, c'est les non renouvellements. On va jouer sur les non renouvellements. Vous savez très bien que n'importe quelle entreprise au monde quand elle veut diminuer sa masse salariale, c'est plus dur que ça. Donc,
vous évitez la question. Torois raison, mais vous évitez la question. Parce que vous vous considérez que les fonctionnaires c'est la première chose dans lequelle il faut taper parce que vous êtes complètement conditionné depuis des décennies par la classe politique française. Donc quand on veut faire des économiques, qu'est-ce qu'on fait ? On tape sur les retés, on tape sur les malades, on tape sur les fonctionnaires. Et bien moi je vais vous apporter la preuve avec ma ma avec la trajectoire budgétaire que nous allons présenter que on peut faire autrement. Et ça Mais oui, il y a des choix à faire monsieur Brunet. Oui, moi je fais le choix par exemple d'arrêter de financer l'immigration. Je le dis, je fais le choix. Je l'ai dit au français. Quand on est dans une situation aussi périlleuse
que celle dans laquelle nous sommes, quand on a une situation budgétaire aussi catastrophique que celle que nous laisse Emmanuel Macron, on ne peut plus se permettre un certain nombre de générosité. C'est combien de milliards ? C'est 25 milliards. 125 mil5 125 milliards. Non mais on va on est obligé de vous vous torturer un peu. C'est tellement considérable. C'est tellement considérable les 125 milliards. Il y a des tas de gens qui nous regardent là en ce moment qui se disent c'est quoi les grandes masses ? Je vous demande pas au senti prè mais c'est quoi les grandes masses de ces états que vous allez réaliser ? D'abord il y a des grandes masses. Vous avez raison mais il y a aussi beaucoup beaucoup de petites masses et c'est ça dont on meurt en réalité. C'est-à-dire
qu'il y a des tuyaux euh financiers et vous vous apercevez que les tuyaux financiers sont absolument percés de partout et que personne ne veut s'y attaquer parce qu'on veut pas se mettre mal avec un tel avec un tel avec un tel. Bah c'est ce que vous faites un peu à l'instant en refusant d'articuler un exemple précis. Vous avez donné l'immigration qui est évidemment votre sujet principal mais il y a pas que l'immigration dans la vie. 25 milliards il reste 100. Le choix encore une fois c'est de préserver le peuple français au maximum. Vous le comprenez ça c'est un choix. D'autres ne l'ont pas fait. Moi, c'est un choix. Donc oui, la lutte contre la fraude, ça a beaucoup rapporté. Oui, l'arrêt du financement encore une fois de par exemple des aides non contributives pour les étrangers. Parce
que je considère que quand un étranger dans la situation budgétaire dans laquelle nous sommes vient dans un pays, il faut lui dire "Écoutez, venez." Mais dans ces cas-là, il faut subvenir à vos propres besoins parce que la société ne peut plus subvenir à vos besoins. C'est un petit peu ce qui a justifier également le la proposition de priorité nationale pour le logement parce que le logement c'est un des sujets de pouvoir d'achat majeur. Ça représente 30 à 40 % du budget des ménages. Donc c'est un sujet majeur. Donc il y a des choix à faire. la contribution à l'Union européenne ne cesse d'augmenter dans des proportions qui sont délirantes. Il prévoit même d'ici quelques années qu'on en arrive à 45 milliards de contributions. Comment est-ce qu'on peut justifier cela sérieusement monsieur
Rebin ? Donc nous nous disons et bien la contribution nette ne peut pas être à plus de 6 milliards dans la la contribution générale de à l'Union européenne. Donc il y a des choix à faire. Nous les assumons clairement. Ils sont différents de ceux qui nous ont euh précédés. Oui, évidemment. Mais c'est ce je crois ce qu'attendent les Français. Et sur les questions de l'État obèse, vous dites "Mon mon ma priorité, ça n'est pas de supprimer des fonctionnaires." Ça c'est une vision qu'a eu la droite classique républicaine comme on dit pendant des années. C'est pas une vision, c'est un réflexe. C'est un réflexe. Très bien. Mais ce sujet quand même de l'État obèse, regardez la question de la masse salariale de l'État. Par exemple, vous prenez le le budget du ministère de
l'intérieur, les policiers, c'est important. 90 % du budget, c'est les c'est les salaires. Donc il reste pas beaucoup d'argent pour acheter du matériel. Donc la question c'est la masse salariale de l'État. Ce fameux état obèse, ça c'est pas un fantasme. La France est suradministrée. Il va falloir à un moment donné, si vous avez un projet un peu réformateur, s'y attaquer à ça. Alors ça dépend où ce que je je pense qui est sûr, c'est qu'on peut faire mieux avec avec en réalité cette masse financière. H et c'est tout le problème, c'est qu'aujourd'hui il y a certains problèmes commence à y avoir un problème de consentement à l'impôt mais il y a surtout depuis des années un problème de consentement à la dépense. C'est-à-dire que les français ne sont pas d'accord
avec la manière dont l'État dépense l'argent. Voà, c'est aussi simple que ça. Donc euh ils sont pas d'accord pour dépenser de l'argent que nous n'avons pas. Euh et ils considèrent que les services publics, tels qui sont organisés avec les instructions qu'ils reçoivent de la part des politiques, ne répondent plus au service qu'ils en attendent pour le sacrifice qu'ils font euh euh pour les financer. Donc, mais beaucoup de fonctionnaires qui sont eux-mêmes dans euh ces services publics n'attendent qu'une chose, c'est d'avoir les instructions pour pouvoir être beaucoup plus efficace qu'ils ne le sont. Bah, c'est ça. Moi, je je je veux que les Français en aient pour leur argent et je crois qu'il est parfaitement possible qu'ils en aient pour leur argent pour peu que les
policiers reçoivent des consignes et et qu'on leur dise pas de reculer matin, midi et soir et et compagnie. Voilà. Alors, y a-t-il des secteurs qui sont suradministrés ? Oui, l'hôpital est suradministré, c'est incontestable. Il faut faire baisser l'administration dans l'hôpital pour qu'il y ait plus de soignants euh euh auprès euh des patients. Il y a un test qui a été fait, qui a été euh très positif euh à l'hôpital de Valencienne où ils ont, je crois, baissé l'administration à moins de 5 % ou 6 %. Bon, donc c'est faisable, non ? Là, l'impossibilisme ne fonctionne pas. C'est faisable. Et bien, faisons-le. Voilà, ce sont des grands choix
politiques et moi, je demande d'abord qu'on nous juge sur les engagements que nous allons prendre et puis qu'on nous juge sur ce que nous allons faire. Est-ce que Est-ce que vous avez entendu déjà les chefs d'entreprise, c'est revenu à vos oreilles qui disaient "Oh là là, mon dieu, le second tour, si c'est Le Pen Mélenchon, c'est la peste ou le choléra, moi je m'en vais. Je vous parle pas je vous parle pas de milliardaires, parle de petits patrons de PME qui sont qui ont besoin d'un écosystème favorable pour déployer leur entreprise et cetera, qui sont un peu inquiet. Qu'est-ce que vous dites aux chefs d'entreprise qui se disent "La France de 2027, elle va pas être très accueillante pour que je développe mon business de chef d'entreprise ?" Et donc je réfléchis à pas forcément
s'expatrier. Je parle pas de riche hein, le patron de PME qui veulent aller en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Belgique, en Allemagne ? Monsieur Brunet, je n'entends pas faire 100 % chez les chefs d'entreprise. J'aimerais bien mais ça n'est pas le cas. Mais nous sommes en tête des votes des petits chefs d'entreprise de TPE, de PME dont vous parlez et qui représentent en réalité l'immense majorité de l'activité économique de notre pays. Pourquoi nous sommes en tête de de leur vote ? Parce que en réalité nous avons posé un diagnostic qui est un diagnostic qui répond à leurs préoccupations. Nous souhaitons, vous le savez, supprimer les impôts de production. ce sera dans notre trajectoire budgétaire et dans notre contrebudget. Nous souhaitons effectivement créer
cette environnement, cet écosystème qui soit positif pour leur permettre de développer leur leur activité. Nous souhaitons supprimer toutes les normes qui sont en réalité des j'explique à ceux qui nous écoutent des surnormes, voyez, c'est-à-dire à périmètre européen égal. L'Union européenne a l'art de faire des normes et ils adorent ça. Mais nous, on fait mieux. On veut être le meilleur élève de la classe. Donc quand l'Union européenne dit "Il faut faire une norme avec 2 %", on dit "Ah non, nous on va faire une norme avec 5 %." Et bien nous allons supprimer l'intégralité des surnormes. Ça va être un de l'oxygène pour nos chefs d'entreprise mais aussi pour nos agriculteurs. Et ce travail-là, monsieur Brunet, nous
l'avons fait depuis des mois. Nous sommes allés voir chaque filière industrielle pour leur dire donnez-nous la liste des surnormes qui sont en train d'étouffer votre secteur économique et ils nous les ont donné. Et donc dès que nous arrivons au pouvoir par décret puis par ordonnance, nous supprimerons cela. Et moi, j'ai le courage de le faire comme j'ai annoncé la suppression euh de la loi SRU, comme j'ai annoncé la suppression euh euh de euh l'interdiction de location liée au DPE, comme j'ai annoncé la suppression du ZAN en continuant à protéger euh les euh terrains agricoles. Voilà, à un moment, il faut que ça s'arrête parce que c'est la folie normative qui a saisi notre pays. Vous avez fait un joli coup ce
weekend. Vous avez parlé du logement et alors euh tous les politiques qu'on a pu croiser à LCI de gauche comme de droite disaient alors là euh joli coup de Marine Le Pen. Euh voilà. Bon euh la question c'est l'histoire de ces logements. On en construit euh moins de 300000 en France chaque année alors qu'il en faudrait 500000 pour satisfaire les besoins de la société française. Comment vous faites ? Parce que c'est compliqué. C'est pas c'est pas l'État qui achète les parpins et qui construit. Il faut créer une dynamique de l'incitation. Le logement est aujourd'hui totalement caraf. Voilà, les les secteurs économiques qui sont liés au logement sont totalement en caraf des notaires jusque au BTP et cetera en passant par les agences immobilières. C'est une véritable
catastrophe. C'est un des échecs les plus dramatiques en réalité d'Emmanuel Macron. Pourquoi ? Parce que ils disent "Ah, c'est un bon coup." C'est pas un problème de bon coup. C'est que si vous parlez à des gens, vous allez comprendre en une minute 15 que le logement c'est fondamental. Le logement, ça touche au pouvoir d'achat. C'est 30 à 40 % du budget des ménages si on inclut le chauffage, l'électricité ou le fuel et cetera. Le logement, ça touche à la natalité parce que très souvent un enfant qui n'est pas né, c'est parce que précisément ils les les couples y renoncent à cause du problème du logement. Ça ça se discute beaucoup vous le savez he dans les années 30 madame madame dans les années 30 souvent les logements étaient beaucoup plus petit plus insalubres et les femmes faisaient
plus d'enfants et les familles faisaient plus d'enfants c'est l'accession c'est l'accession à la propriété il faut faire en sorte de permettre aux Français d'accéder à la propriété quitte à devenir d'ailleurs propriétaire de leur logement HLM s'ils ont la chance de pouvoir en avoir un. Alors, vous me dites comment est-ce qu'on fait pour qu' soit vous avez raison, c'est pas euh l'État qui est en un claquement de doigts. Et bien moi, j'ai fait une la proposition suivante. L'État a des millions de mètres carrés de fonciers euh ainsi d'ailleurs que les grandes entreprises euh qui euh en dépendent, ainsi d'ailleurs que les collectivités. Moi, je propose un le système suivant. L'État accorde du des du foncier à un constructeur gratuitement. Le constructeur construit des logements.
L'État lui dit "Je vous mets gratuitement le terrain, mais il y a une condition, c'est que vous me faites des logements à loyer modérés et dans 50 ans, je redeviendrai moi état propriétaire non seulement du terrain puisque je n'en ai jamais cédé la propriété, il est toujours à moi, mais de la construction qui est dessus." Et là, on pourra d'ailleurs permettre à des gens de devenir également propriétaires. Là, ça va libérer le DPE, ça libère le DPE, les fameux diagnostics énergétiques, vous les supprimez mais c'estàd je les supprime, je retire toutes les éléments contraignants. sera
un diagnostic qui sera fait pour pouvoir informer le locataire ou informer l'acheteur, mais on ne n'interdira plus la location d'appartement ou l'interdiction de vente comme c'est prévu d'ici quelques années en raison du DPE. la loi qui contraint les mairies à construire x % de logement social sur leur territoire, y compris les y compris les mairies qui n'ont plus aucun foncier d'ailleurs. Donc on voit bien l'absurdité de cette loi. Vous la supprimé. Oui, je la supprime, je la supprime. Il faut de la liberté. Voilà, nous avons besoin de liberté. Et la loi anti antiartificialisation des des sols également même chos pareil. Moi, je fais confiance au maire. Je les
maires ils savent très bien comment quels sont les besoins de leur population. Et je crois d'ailleurs que dans les HLM qui existent, moi je trouve normal que ce soit les gens qui habitent la ville qui puissent avoir d'ailleurs un accès facilité dans les HLM de la ville. Et au-delà de ça, je suis oui pour la priorité nationale aux logements sociaux parce que les logements sociaux, les HLM, nous les avons payés, nous, nos parents, nos grands-parents, nos arrières- grands-parents. Et je trouve qu'il est absolument normal que celui qui a financé puisse bénéficier dans son propre pays d'une priorité d'accès. Ça ne veut pas dire, et je tiens à le dire, ça ne veut pas dire ça, peut-être que certains seront agacés du côté d'autres partis politiques, mais ça ne veut pas
du tout dire que je vais aller demander à des étrangers de quitter leur HLM. Je veux dire, ils sont en situation légale, ils ont un loyer, ils s'ils habitent de manière sereine en respectant le règlement intérieur, aucun il n'y a aucun problème. Mais tous les nouveaux logements sociaux, ceux qui se libèrent parce que il faut aussi que ça tourne un peu hein parce que parfois les conditions changent des locataires. On entre, on a six enfants et puis ben ils grandissent et puis après on se retrouve à deux dans un appartement où on peut loger h personnes. Ça c'est pas possible, il faut que ça tourne. Et dans ces conditions là et bien les Français seront effectivement prioritaires dans
l'accès aux logements sociaux. Et on en reparlera avec vousf sur l'aspect évidemment est-ce que c'est humain ou inhumain de pratiquer de la sorte ? Hm. Oui. Bah oui oui, enfin je vois pas ce qu'il y a d'inumain à donner une priorité aux Français dans leur propre pays. On est quand même dans une inversion des valeurs qui est juste spectaculaire. Bah je est-ce qu'il est inhumain d'empêcher un étranger de voter en France ? Je crois pas non. Bon c'est les Français qui votent en France. Voilà. C'est pas inhumain. C'est tout à fait normal. La résidentialisation. Les habitants de de d'HLM pourront, comme c'était le cas, je crois, à Singapour, euh euh acheter le leur logement social. Vous voudriez systématiser ça ? Vous voulez une France de propriétaire ? Oui. Oui, je veux une France de
propriétaire. Je pense que euh c'est une partie du bonheur, de la sérénité et de la sécurité dont les gens ont besoin que de savoir qu'ils sont propriétaires de leur logement. Et je dis alors vous imaginez ce que vous dites aux bailleurs sociaux qui vous regardent, c'est une révolution. de le dire vous allez céder appartement l'eau par l'eau. Mais c'est pour ça qui Mais c'est pour ça qu'un certain nombre hurle à la mort parce que j'ai touché au Griisby quoi. Bon et et c'est le Grisby de la gauche en plus donc vous imaginez. Bon je considère même que les locataires dans les HLM qui ont versé des loyers pendant un certain nombre d'années, ces loyers pourraient servir d'apport pour l'achat qu'il pourraient faire de leur logement. Oui, je veux que les Français puissent
être propriétaires et je ferai tout pour faciliter cette accession à la propriété. Merci beaucoup Brunet. Dans quelques instants, c'est Routel Criev qui va nous rejoindre. On va parler politique plus précisément. Mais quelques mots sur la situation internationale. Vous avez abordé le sujet de l'Ukraine, la formule de de Louio. Je vais pas vous réinterroger là-dessus mais la question de l'Ukraine, on voit monter cette discussion sur faut-il protéger le ciel ukrainien y compris avec des rafales français. Il y a deux attitudes en la matière. Celle de la France, cellequelle est aujourd'hui, Emmanuel Macron, qui pour l'instant ne franchit pas ce seuil. Est-ce lui qui a raison ou est-ce Philippe ou Raphaël Guxman qui ont envisagé cette possibilité donc d'envoyer des rafales
français, l'armée française protégé au nom de la légitime défense sur demande de l'Ukraine, le ciel ukrainien ? Qui a raison ? C'est Emmanuel Macron qui a raison parce que cet acte pourrait nous faire basculer dans la coolligérance. Voilà. Alors, vous savez, je j'ai dit il y a 3 ans à la tribune de l'Assemblée nationale, j'ai dit cette il faut à tout prix euh organiser une conférence pour la paix pour mettre fin à ce conflit parce que soit euh euh l'OTAN rentre dans cette guerre et ce sera la troisème guerre mondiale, soit on assistera à la guerre de 100 ans. Elle a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale cette guerre et personne n'en parle. Alors, je le fais aujourd'hui. C'est cette c'est une
véritable boucherie. C'est épouvantable. Il y a énormément de morts, il y a 2 millions de victimes. Euh c'est terrifiant des jeunes hommes ukrainiens, bien sûr, mais mais bien sûr, mais ils font preuve d'un d'un courage absolu. Il n'en demeure pas moins que c'est une génération si vous voulez comme dans chaque guerre d'ailleurs grave, lourde qui est sacrifiée. Est-ce que ça veut dire pardon madame que vous allez Élysée vous aimeriez comme Emmanuel Lacron a l'avait fait en 2019 mais les circonstances étaient toutes différentes appelé à la fois Vladimir Poutine et Volodimir Zenski et leur dit "Venez, vous êtes les bienvenus à Paris". Bien sûr et pas seulement. Pas seulement d'ailleurs. Je pense qu'il faut qu'il y ait autour de la table l'Allemagne. Je pense qu'il faut qu'il y ait la Pologne.
Je pense qu'il faut qu'il y ait la Turquie. Oui, je crois que le rôle historique de la France c'est précisément de créer les conditions d'une négociation qui précède la paix comme nous l'avions fait pour le Vietnam. comme nous l'avions fait pour le Vietnam car les négociations elles s'étaient déroulées ici en France pour mais vous entendez pardon des voix comme Boris Johnson l'anglais qui vous disent c'est du défétisme. Quand tant que son pays est occupé ne serait-ce que 1 cm carr on ne négocie pas. Oui, mais Boris Johnson, les les Anglais sont toujours extrêmement guerriers, bien souvent à la demande des Américains, faut bien le dire quand même. Bon, moi je crois que la Grande-Bretagne n'est pas la France et que la France, elle a un rôle historique. Et son rôle historique,
c'est précisément de rester à équidistance des grandes puissances pour pouvoir jouer ce rôle de de de réunir les conditions d'une négociation et de la fin d'un conflit. Et je vais vous dire, moi ce j'ai entendu certains euh disant "Mais cette conférence pour la paix, c'est la conférence de Munique." Euh euh ils sont indignes, je vous le dis sérieusement. Ils sont plus loin que ça. Ils disent "Vous êtes le parti de l'étranger." Faut dire que une partie du centre considère que vous êtes aujourd'hui le parti de l'étranger. Ils sont indignes. Ils sont indignes au regard de ce qu'est le rôle de la France dans l'histoire et dans le monde. Et ils sont indignes à le gars à l'égard de la dignité des hommes qui sont actuellement en train de se faire tuer. Voilà. Marine
Le Pen, les deux traditions françaises. Rappelons une image de Jacques Chirac qui est très très parlante, elle est très impressionnante à voir avec le recul. C'est Jacques Chirac qui remet la Grand Croix de la Légion d'honneur à Vladimir Poutine. À l'époque, il est au pouvoir, je crois que c'est 2006. Et ensuite, il y a en quelque sorte la breloque retour si j'ose dire. C'est Medvedev qui le décor de la plus haute distinction russe en en retour. Voilà, c'est cette image. C'est une certaine tradition que Shirak a incarné qui est de dire la Russie grande puissance et là sa zone d'impuyance. On s'en mêle pas trop. Il y avait déjà à l'époque assassinat politique, gros n écrasé et cetera et cetera. L'autre addition, c'est effectivement ce qu'on disait tout à l'heure Boris Johnson qui dit "Non,
non, il faut se mêler y compris la situation intérieure et il faut combattre une dictature." Quelle est la vôtre aujourd'hui ? De Gaulle, c'est même pas Shirac, c'est même pas Johnson, c'est De Gaulle. Voilà, c'est le général de Gaulle. C'est lui qui a euh fixé euh euh le la direction et le rôle qui doit être celui euh de la France à équidistance avec une seule réflexion, les intérêts de la France et des Français. C'est la seule chose qui doit déterminer en réalité la position de la France parce que on dit Jacques Chirac a a décoré Vladimir Poutine enfin Emmanuel Macron l'a reçu à Brigançon. Euh Édouard Philippe euh a reçu monsieur Medvedev, je crois euh au
Havre euh voilà avoir des relations pour le moment venu, être capable précisément de ne pas être sorti du jeu des discussions lorsqu'une situation euh devient critique comme c'est le cas euh bien entendu pour l'Ukraine. Est-ce que vous avez une parenté d'idées avec Vladimir Poutine ? J'intervieais Vladimir Poutine en 2015, je lui avais posé la question, j'avais mentionné votre nom, j'avais dit mais voilà Marine Le Pen et il disait non, moi je enfin il rejetait l'idée d'une d'une parenté direct mais il disait mais sur l'immigration c'est vrai que il faisait ce geste, il y a des mouvements tectoniques et il semblaient dire que vous étiez dans le même camp. Tous les pays du monde aujourd'hui euh ont cette angoisse des grandes migrations et donc du phénomène
migratoire qui en est la conséquence. Tous les grands pays, notamment les grands pays du nord ont bien conscience que euh euh la situation des pays du sud, leur démographie les pousse évidemment à aller migrer vers les pays du Allez au bout de vos pensées, madame Le Pen, quand on va à Kief, donc des pays très étrangers hein, très opposés à Kief comme à Moscou, mais aussi les Polonais à Varsovie, ce sont des sociétés qui ne sont pas multiculturelles. Est-ce que pour vous c'est un modèle ? Il y a des sociétés en Europe qui sont devenues très multiculturelles et effectivement la Russie ne l'est pas, la Pologne ne l'est pas, l'Ukraine ne l'est pas. On voit qu'il y a en réalité une césure. Est-ce que pour vous c'est un modèle ? Mais les États-Unis ne le sont pas non
plus. En réalité on confond quand même multiculturel les Étatsunis. Non, on confond multiculturel et multiethnique. Peut y avoir des pays qui sont multiethniques et qui ne sont pas multiculturels. Et les États-Unis, tout le monde, quel qu'il soit d'où qu'ils viennent fait le serment sur la Constitution américaine et c'est le comment dire le livre de la culture américaine. Donc il y a énormément de pays dans le monde qui ont conscience et je crois que c'est vrai que un pays multiculturel est un pays multiconflictuel. Bon, on peut très bien être un pays avec une culture unique, mais évidemment euh euh ça ne euh peut ça ne l'empêche pas de pouvoir être multiethnique.
La bonne distance à l'égard des États-Unis, on a parlé des des Russie, la bonne distance par rapport aux États-Unis, vous savez que tous les présidents de la République sont confrontés tôt ou tard à ça euh et souvent ça se passe mal, hein, être plutôt atlantiste, Sarkozi a été plutôt de cette école-là ou très anti américain. Chirak évidemment a été de cette école-là avec la la guerre de avec la guerre d'Irak. soyons pas théoriques, cas d'école, ce qui se passe là sous nos yeux, les avions, pardon, je pose une question très précise, ça éclairera. Euh la guerre que Trump a mené contre l'Iran, euh des avions remplis de bombes ont voulu traverser l'Europe, les Espagnols ont dit non. Les Anglais ont menti, ils ont d'abord dit non puis après oui. Bon et la France, on sait pas
trop, c'est flou et sans doute qu'il y a des avions. Quelle serait votre attitude à vous ? Évidemment que moi je ne suis ni atlantiste ni opposé aux États-Unis. En fait, je défends les intérêts de la France. tout le temps. Toutes les questions, c'est est-ce que c'est bon pour les intérêts de la France ? Voilà. Donc la question est un peu différente là sur c'est c'est un les États-Unis sont des alliés, ils commettent une erreur illégale. C'est une guerre illégale selon vous ce que fait Trump contre l'Iran. Bah en tout cas ça ne respecte pas le droit international comme beaucoup bien entendu de de conflits qui donc illégal. Est-ce qu'elle est illégitime aussi ? Est-ce qu'elle est illégitime ? Le problème c'est que pour savoir si elle est légitime encore,
faut-il savoir qu'est-ce qu'il voulait y faire ? Parce que pour l'instant, on ne sait toujours pas qu'est-ce qu'il voulait y faire. Il n'a manifestement pas rempli ses buts de guerre et il met le feu à la planète entière. Bon, disons les choses telles qu'elles sont. La situation du D3 d'Ormous, la situation du D3 de Babel Manded. On est aujourd'hui dans une situation où nous risquons une inflation mondiale qui va avoir des conséquences sur l'intégralité des peuples. Il n'en demeure par moins que les États-Unis sont un peuple amis. Euh si euh ils commettent une erreur, ils la commettent. Euh interdire aux États-Unis de survoler euh notre euh comment dire notre espace aérien ne me paraît pas être la bonne chose à faire. Mieux vaut les convaincre de ne pas
aller mener euh la guerre à un un pays et et une civilisation ancienne, un pays compliqué et probablement beaucoup plus puissant que ce que n'imaginait Donald Trump. Ouvrons le chapitre de la politique. On parle tout est politique mais plus précisément avec Routel CRF. Je vous en prie Route, rejoignez-nous. Euh et notamment les ouvertures ou non, avec qui allez-vous gouverner ? De quelle manière ? C'est le jeu de question que Routel Crief vous posera. Merci beaucoup Route, bienvenue. Bonsoir Marie Le Bonsoir. Pardonnez, ma voix est raillée. Euh je vous ai écouté avec beaucoup d'attention et je suis en train de me demander en fait euh à quelle Marine Le Pen nous avons affaire désormais. 4e campagne comme l'a dit Darius. Euh laquelle êtes-vous ? J'ai entendu parler euh de
euh du référendum, des questions. Moi, je comprends très bien. La la régulation des flux migratoires, c'est fondamental. L'expulsion des OQTF, c'est fondamental. Mais est-ce que euh la priorité nationale, c'est euh n'est pas ce n'est pas une rupture fondamentale avec la tradition républicaine et la tradition révolutionnaire française ? Est-ce que vous vous considérez qu'on doit aller jusque là ? Et est-ce que vous considérez que c'est cela qui peut vous permettre d'être élu ? Mais absolument pas. Je vous rappelle que le premier à avoir réclamé le vote d'une loi sur la priorité nationale, c'était la priorité nationale à l'emploi à l'époque. C'était Roger Salangrot, c'était la SFIO, c'était un socialiste. Bon et et une autre loi en 32 d'ailleurs
a été votée qui n'était pas exactement celle de Salango mais qui répondait quand même à cette à cette réflexion. Moi, je crois que la priorité nationale euh pour les Français en France est une évidence. Je ne comprends même pas pourquoi on ne peut pas la mettre en œuvre aujourd'hui. Sachant que dans l'administration française, ce sont des Français qui sont embauchés, on est d'accord avec ça ? Est-ce que c'est honteux xénophobe ? Est-ce que ça rond avec je ne sais quelle euh règles républicaines ? Non, pas du tout. C'est tout à fait naturel. Et donc, il est naturel que compte tenu de la situation que nous vivons, nous la mettons en œuvre. nous la mettons en œuvre pour euh l'accès euh au HLM et que nous puissions d'ailleurs créer une exclusivité par exemple euh pour les allocations
familiales. Je pense que les allocations familiales ne doivent être versées qu'au français. À cette heure-ci, à cette heure-ci, vous vous heurerez à la fois à la Constitution et à la Cour de justice européenne qui considère qu'il ne peut pas y avoir de discrimination entre français et étranger, notamment sur le logement social par exemple. Vous avez raison. C'est la raison pour laquelle c'est la raison pour laquelle je souhaite faire voter ce ce référendum constitutionnel. Et justement ce référendum constitutionnel quand vous en avez parlé avec Darius Rochba, vous nous avez expliqué que dans le fond vous étiez prête une forme de bras de fer avec le Conseil constitutionnel et ça m'a rappelé bah j'ai lu une tribune très intéressante cet après-midi dans le
monde signée notamment par Alain Madelin qui explique que l'état de droit est très fondamental et qui rappelle cette petite phrase vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire. Euh est-ce que c'est ce que vous est-ce que c'est ce que vous allez nous faire ? C'est-à-dire j'ai la majorité donc j'ai juridiquement raison quoi qu'il arrive parce que l'état de droit c'est la souveraineté populaire mais c'est la souveraineté populaire avec une forme d'arbitrage et de protection. Madame Elf madame Elcf pardon qu'est-ce que l'état de droit justement c'est notre constitution c'est notre loi suprême l'état de droit c'est elle qui le fixe. Si les Français décident de modifier leur constitution personne ne peut les empêcher de le faire. Personne
n'a le pouvoir. Personne n'est un contrepouvoir au ple. C'est ainsi que le général de Gaulle l'a voulu. La souveraineté appartient au peuple. C'est pas au peuple et au Conseil constitutionnel. C'est pas au peuple et à la cour européenne des droits de l'homme. C'est la souveraineté appartient au peupl lié par des principes de droit protecteur parce que parce que à l'époque ça aussi était considéré comme un coup de force y compris ce qu'a fait le général de Gaulle. Non mais non mais qui est des socialistes comme aujourd'hui ? C'est Alain Madelin dont je parle. D'accord. Mais aujourd'hui c'est des gens de droite peut-être mais qui est des socialistes qui aujourd'hui disent qu'est-ce qui interdit de changer la constitution ? Non, mais et elle a été changée, je sais plus euh 16 fois 17
fois euh euh dans euh les derniers euh euh mandats. Qu'est-ce qui interdit ? Ce que je vous dis, madame Elf et permettez-moi de vous dire que je trouve ça beaucoup plus démocratique que le reste, moi ce que je vous dis c'est que je pense que la constitution est la loi suprême du peuple français et je veux dire, je pense que seul le peuple français devrait pouvoir la modifier cette constitution. pas les députés, pas les sénateurs, pas les députés avec les sénateurs. Je suis pour que et j'intégrerai dans ma réforme constitutionnel le fait que seul le peuple peut modifier la constitution parce que là où il y aurait plus de réunion du Congrès, il y aurait plus de réunion de l'Assemblée du Sénat. Pardon mais madame elle, excusez-moi. Donc des élus quoi. Il y a eu un jour un il y a pas si
longtemps que ça, il y a eu un référendum sur la Constitution européenne. Les Français ont dit non. Leurs députés et leurs sénateurs ont réintroduit ce à quoi les Français avaient dit non. Je ne veux plus que ça se passe. Voilà, je ne veux plus que ça se passe. Ça a créé, c'était une trahison de la volonté du peuple français. Moi, je considère qu'il n'y a pas confiance dans les élus dans les élus députés et sénateurs. C'est-à-dire les sénateurs qui seront élus dans quelques semaines et les députés qui seront élus si vous êtes élu président après les législatives. Ça n'est pas un problème de confiance. D'abord, il peut arriver oui qu'une majorité de sénateurs et de députés ne correspondent pas exactement à la volonté du peuple français. C'est particulièrement vrai
pour le Sénat qui est un une élection, vous le savez. Voulez le supprimer. Ah pardon, vous voulez le supprimer ? Non, c'est pas que je veux le supprimer, c'est que il est une élection d'élus. Euh et donc on peut créer ça peut créer un décalage dans le temps entre ce que veulent les Français et ce que veulent les sénateurs. Mais surtout, encore une fois, c'est une question de principe. La Constitution, c'est la règle suprême qu'un peuple se donne. C'est à lui de la modifier. Personne d'autre que lui ne devrait pouvoir modifier. et la forme de révision que vous voulez que vous souhaitez sera enfin le référendum ça sera ça passera pas si facilement et donc vous serez dans un bras de fer. Vous l'assumez et vous l'assumez parce que parce que non mais c'est pas à moi de l'assumer,
c'est au conseil constitutionnel s'il souhaite le faire ce qui n'est pas une évidence. Ah s'il le fera on peut garantir, on peut parier là maintenant si vous voulez. C'est inquiétant. Donc c'est le conseil consom qui se comporterait comme un contrepouvoir au peuple. En tout cas, il y a déjà des préventions là-dessus, mais j'ai envie d'aller plus loin sur la priorité nationale parce que je je vous connais depuis longtemps. Euh et j'ai envie de vous dire "Mais vous êtes xénophobe ou est-ce que vous êtes républicaine ?" C'est étonnant comme question quand même. Tiens, donner la priorité aux Français chez eux, cette xénophobe. Je je vous pose la question de la République. Attendez madame Le Pen, je vous pose la question de la République. Est-ce que est-ce que qu'est-ce qui
compte comme critère ? qui je vais citer la la question de de Rafix Mati qui est un entrepreneur brillant né en Algérie et qui est très innovant et français et qui dit "J'aimerais poser à madame Le Pen, est-ce que c'est mieux de donner un logement social à un couple de jeunes étrangers qui travaillent, qui éduquent leurs enfants, qui payent leur loyers ou un influenceur français qui critique la France, qui revient de Dubaï parce que il est malheureux et que il aurait une priorité française ?" Oui. Alors, je pense que l'influenceur français, il rentre pas dans les critères des HLM, voyez. Voilà. Donc ou aux jeunes couples français qui travaillent qui arrivent pas à boucler les fins de mois. Et ben aux jeunes couples français qui travaillent et qui n'arrivent pas à terminer les fins de
mois. Madame, je l'assume tout à fait. Je trouve que ça n'a rien de xénophobe, pas plus que le droit de vote réservé aux français n'est xénophobe. Pas plus que Est-ce que la valeur c'est pas la République, le travail, l'intégration aux valeurs d'abord puisque l'origine très bien mais tout ça est très bien que des étrangers viennent euh euh avec l'autorisation avec l'autorisation car s'ils n'ent pas l'autorisation, ils ne l'obtiendront pas à postériori. Avec moi, en tout cas, ça ne sera plus possible. Ils viennent, ils travaillent, ils se comportent selon les lois du pays et cetera. Je n'ai aucun problème avec ça madame CR. Aucun problème avec ça. Le peuple français, il n'a qu'un seul pays. C'est chez lui, ça s'appelle la France et qu'il puisse
être prioritaire dans l'accès à un certain nombre d'aides, à un certain nombre notamment d'investissements qui ont été faits par leurs parents, leurs grands-parents, leurs arriparents, mais les étrangers aussi. Quand vous avez, pardon, quand vous avez des des puicultrices ou des femmes qui travaillent dans les épades avec nos seigneurs ou avec nos enfants qui sont là depuis des années qui ont travaillé, elles ont des elles ont des droits bien, vous les connaissez, elles peuvent accéder dans au HLM euh s'il n'y a pas de Français qui remplissent les les critères car ils seront prioritaires. Donc, elles seront discriminées alors qu'elles travaillent et qu'elles elles rendent un service à la société, à la société. Moi, j'ai beaucoup de respect pour les gens qui viennent, qui
travaillent et et quand ils sont étrangers, qui rendent des services à la société. Mais ils sont étrangers. Ce pays n'est pas le leur. Bah, ils ont un pays part. Non, pas du tout. Ils ont un pays mais et ils viennent travailler dans un autre. Les Français eux, mais ils sont là parfois depuis longtemps. Mais oui, très mais je suis ravi de cela. Euh, je suis très content qu'il reste, s'il reste, c'est que probablement, il trouve que notre pays a beaucoup de qualité et il en a énormément. Mais dans les autres pays, personne n'est choqué par le fait que l'on puisse avoir plus de droits quand on est national que quand on est étranger, même pas les pays dont ils viennent qui bien souvent appliquent ces politiques de priorité nationale ou d'exclusivité pour un
certain nombre d'aides non contributives ou pour les allocations familiales. Il n'y a qu'en France, c'est ça qui est étonnant, il n'y a qu'en France que ça crée, ça choque et et je crois que c'est révélateur de l'inversion des valeurs qui a réussi à être imposé depuis une quarantaine d'années dans notre pays. Donc moi, je dis aux français, ne vous laissez pas culpabiliser. Il est normal que vous soyez premier servi chez vous, prioritaire dans un certain nombre de droits qui vous sont accordés. Ça ne veut pas dire qu'on maltraite les étrangers, pas du tout. On les accueille, il faut les accueillir correctement quand une fois ils ont le droit d'être chez nous. Donc ça n'est pas du tout une xénophobie, c'est une francophilie.
Ouais, c'est une francophilie. Juste pour conclure, je me demande si c'est pas un peu démagogique au sens où si on prend les HLM, il y a 7 % de turnover en fait. C'est dire qu'il y a très peu de changement dans l'État. vous avez dit il faut qu'il y en ait mais en réalité vous faites une forme de promesse qui sur la priorité nationale mais dans la réalité le problème c'est la construction des logements c'est pas les étrangers ou pas les étrangers c'est la construction des logements et donc quelque part c'est un slogan j'entends que ça fait partie de votre ADN mais en même temps ça va pas résoudre la vie quotidienne des Français très contradictoire si c'est pas utile pourquoi tout le monde dans la classe politique urne la parce que ce sont des principes parce que ce sont des principes
républicain Ouais. Non non, pas des principes républicains parce que sinon madame, il faut autoriser les étrangers à voter. Voyez parce que le principe républicain du vote, c'est que c'est réservé aux français. Oui ou non ? Il y a des discussions sur les municipalités ? Il y a des discussions sur les municipalités. Oui, c'est réservé aux français. Voilà. Donc les HLM puissent être prioritairement réservé aux français n'est pas du tout n'est pas du tout aute. Bien au contraire. Euh vous me dites il y a 7 %. D'abord, j'ai expliqué tout à l'heure, il y a un moment, il va falloir aussi qu'on regarde si d'abord un si les conditions sont les mêmes que quand on a accédé pour pouvoir éventuellement bien compris passant d' sujet. Deuxièmement, respecter les lois parce que vous le
savez, je souhaite que les familles délinquantes soient privées de HLM et le soit pour 3 ans parce que je pense que les gens qui vivent dans la HLM ont aussi le droit à la sérénité, à la tranquillité et pas à être victime de violence, d'intimidation de de passe à un autre sujet parce que vous l'avez évoqué avec Éric et c'était très inérement social. J'aurais parlé euh de l'étude Safra le monde qui est apparue euh il y a il y a 48 heures et qui est passionnante parce que elle fait apparaître une volonté de rupture, une colère et un intérêt jamais égalé pour une élection présidentielle. Euh et vous êtes ultra favorite. Et donc moi ma question est très simple. Est-ce que vous êtes vraiment prête alors que nous sommes à 8 mois de cette élection majeure ? Oui
oui, je suis prête. Je m'y prépare depuis 30 ans en réalité madame Elcrif. Je m'y prépare depuis les quatre der les trois dernières présidentielle où j'ai été candidate. Nous préparons, je veux dire, nous avons plus préparé en réalité le jour 1 après l'élection presque que la campagne présidentielle. C'est c'est d'ailleurs pour ça que je veux vous me donnez une bonne transition parce que effectivement le 7 juillet à 13h29, vous ne saviez pas si vous étiez candidate et c'est pour ça que depuis la rentrée, on a un peu l'impression d'une rentrée qui s'improvise parce que bah voilà, vous en avez parlé avec Darius, avec Éric, le voile, l'Ukraine, un certain nombre de
questions, le retour sur la réforme des retraites alors queon avait l'impression qu'il y avait un changement, on a l'impression qu'il y a une improvisation. Oui, c'est ce que vous voulez voir. Je vais vous poser la question, c'est pour ça que je vous dis, est-ce que vous êtes prête étant donné la gravité de la situation ? C'est ce que vous voulez voir. Mais moi, chaque sujet qui émerge dans le débat public me réjouit. À chaque fois que je peux expliquer aux français ce que nous souhaitons faire, ça me réjouit. Il se trouve que ça tombe parce qu'une un journaliste pose une question sur le voile et un porte-parole répond sur le voile. Il y a aucun comment c'était un peu la cour du roi péo après. C'est vrai vos porte-paroles ont donné plusieurs versions les
journalistes les journalistes ne suivent pas le plan de campagne de Marine Le Pen confirmez quand même. Donc il y a des questions qui sont posées qui sont le fait de la cohérence d'anciennes campagne et c'est vrai que nous avons une forme de persévérance et de cohérence dans la philosophie du projet que nous portons. J'assume cela sans aucune difficulté. Donc il n'y a pas de chaos. Il y a juste toute une série de sujets sur lequels les Français veulent avoir des réponses. Ils attendent cela depuis longtemps. Ils veulent profondément un changement d'orientation de de des décisions politiques. Il le souhaitent, je le crois beaucoup. Ça nous impose des grandes responsabilités pour pouvoir répondre à l'intégrité de leurs interrogations. Est-ce que vous face à ces nouvelles questions, vous
avez dit "Le monde a changé". Vous avez dit, il y a des nouvelles questions et de nouveaux problèmes et les crises. Euh est-ce que vous n'êtes pas revenu à vos fondamentaux comme on dit ? Est-ce que euh vous vous êtes ultra favorite ? Vous êtes en tête du premier tour, vous avez 15 points de plus que tout le monde et pourtant on a l'impression que vous cherchez pas à élargir votre socle mais plutôt alors je vous donne cet exemple, il est très caricatural mais quand même c'est significatif. On a vu réapparaître tous les membres de votre famille qui sont revenus auprès de vous, les deux nièes, le beau-frère, votre sœur, vos vos plus proches, comme s'il y avait une nécessité bah de se replier sur son carré de fidèle. C'est ça le la nouvelle Marine Le Pen.
Ouais, mais ça c'est pas du journalisme, madame, euh excusez-moi, la psychologie en politique, c'est très important. C'est pas du journalisme, ça c'est un récit. Euh c'est une espèce de popol. Bon euh ça me fait rire parce que ça fait ça fait 20 ans que je suis en première ligne 25 ans que je suis en première ligne de la vie politique et je crois j'aimerais bien taper sur Google d'ailleurs. Je crois qu'il y a eu 2000 articles disant Marine Le Pen revient à ses fondamentaux et 2000 articles qui ont mis Marine Le Pen abandonne ses fondamentaux. Bon donc tout ça c'est espèce de maronnier qui adore les journalistes. Alors ça fait parler sur les plateaux et cetera. Tout ça n'a aucune importance. Excusez-moi, excusez-moi. Les personnes, c'est très important. Vous le savez très bien. La
psychologie, les français, ils ont besoin de la vérité. Ils ont besoin qu'on leur parle des gens il madame, il n'y a pas plus transparente que moi. Voilà, je suis la même en privé que je suis sur vos plateaux. Je n'essaie pas d'être autre chose que ce que je suis. Je vais pas faire des frites ou des flammes cuches parce que je sais pas cuisiner. Je fais pas semblant de découvrir une botte de paille euh que j'ai jamais vu de ma vie. Je ne fais pas ça. Je suis ce que je suis et les Français le savent et c'est peut-être d'ailleurs ce qu'il m'entour Marine Le Pen, avec qui allez-vous ouvrir la question ? Je reviens à la question de route et je la poursuis parce que attendez attendez attendez attendez comme la question avant de dire si c'est intéressant ou pas vous nous sortez
toujours Éric Siotti. Alors très bien mais c'est pas Eric Siotti. Oui. Oui. Quand vous dites à qui vous allez ouvrir, mais vous êtes pas gouverné seul, vous êtes forcé d'ouvrir avec qui allez-vous gouverner et notamment Sarah Knafo sur notre antenne disait ça a fait beaucoup de bruit hein, elle disait moi je me verrais bien. Accepté l'idée de siéger dans un gouvernement avec Jordan Bardella donc de fait nommé par vous vous la nommeriez. Monsieur Rebin, je suis candidate à la présidentielle. Oui, ça vous a pas échappé. Oui. Bien. Je suis pas là pour négocier avec un tel ou avec un tel. Je suis là pour unir les Français. C'est pas négocié madame plus que ça vous saou je suis là pour unir les Français au autour d'un grand projet d'une grande aventure d'une renaissance de de la France
et vous savez que c'est une question centrale pardon Méron madame madame Mitéron détesté Mitéron détester Ro il l'a pris voilà c'est le rôle le rôle de Jordan Bardella qui sera premier ministre et qui ne sera pas un collaborateur n'en déplaise à Nicolas Sarkozi qui sera premier ministre c'est d'élargir La majorité, c'est de trouver une majorité qui soit euh stable, qui soit cohérente et qui soit unie. C'est son rôle et je ne ferai pas cela à sa place. J'ai une très grande confiance en lui. Je crois qu'il a toutes les qualités pour pouvoir élargir au maximum tout en conservant la cohérence du projet. Il y a un doute madame làdus. Excusez-moi mais jeis bien qu'on regarde
cette image. Mais pardon, il y a un doute moins grand pour nous que pour les autres, monsieur, car tous les observateurs annoncent que s'il y a un mouvement qui a la possibilité d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale, c'est le Rassemblement national à l'issue de l'élection de de Est-ce que je peux vous montrer cette image Marine Le Pen parce que Darius a tout à fait eu raison d'élargir la question mais cette image on l'a vu, vous la voyez comme nous. Euh c'était à Enin Baumon et vous tirez par le bras Jordan Bardella qui qui avance lentement. C'est un euphémisme. Voilà. Bon alors on se dit est-ce que elle nous a vendu un duo qui n'existe plus ?
Est-ce que est-ce que euh le duo idylique, le tandem, la réussite, parce que c'était pas c'était pas gagné, ça n'existe pas dans beaucoup de pays, dans beaucoup de parties, je vous le dis franchement. Est-ce que ça c'est fini ? Et est-ce que c'est ça va au-delà même peut-être d'une question de personne ? Est-ce que ça va est-ce que c'est une question de stratégie ? Alors vous tirez tout ça du fait que je lui dis "Viens avec moi pour chanter la marseillaise". Bon moi je veux bien mais je trouve que vous allez très très loin quand même he on est dans l'écriture d'un feuilleton qui existe pas. D'accord madame écrif je pense que ce duo il est exceptionnel c'est vrai dans la vie politique française il est exceptionnel. Est-ce qu'il existe encore ? Nous sommes nous sommes complémentaires
de manière exceptionnelle. Je pense que nous travaillons depuis de nombreuses années ensemble. Nous travaillons bien ensemble. Nous nous entendons bien. Évidemment, ce duo, il est très pertinent et très performant. Et c'est peut-être la raison pour lequelle chacun voudrait voir euh ah bah il l'a tiré par la manche ou ou alors un jour il a pas souri pendant une seconde alors qu'elle parlait de la suppression d'Uâne, ce qui devrait la faire le faire éclater de rire. Bon, tout ça c'est du bullshit. Permettez-moi de vous dire ce duo, il est solide. C'est la raison pour laquelle il est attaqué. Certains cherchent à mettre des coins entre nous. Ils n'y arriveront pas. Je leur dis qu'ils perdent leur temps. Nous allons montrer pendant la campagne d'ailleurs que nous allons faire une campagne euh
dans laquelle Jordan Bardella jouera son rôle de futur premier ministre. Donc je viens de vous expliquer une des composantes. Mais madame pardon ouvrir la droite. Vous pouvez pas gouverner seul. Vous savez très bien il y a quand même une partie de ce qu'on appelait d'arrière la bourgeoisie. Utilisons le mot qu'on veut, une partie disons de la de la de la société française qui a toujours eu peur peut-être qui a toujours eu peur de vous. Une partie a encore peur de vous. C'est le c'est tout l'enjeu pour vous de se faire 50 % plus une dont vous parliez tout à l'heure. Évidemment, si vous devez être sûr de gouverner aussi avec des moyens centront d'opposition et cetera, vous avez besoin d'élargir. Avec qui ? Avec qui pouvez-vous élargir au lendemain de l'élection présidentielle
avec à qui pouvez-vous tendre la main au-delà du cercle de fois monsieur Sioti ? Monsieur Rogevin, dans la 5e République, ça n'est pas le rôle du président de la République, c'est le rôle du premier ministre. Moi, je suis là pour unir tous les Français et être, si je suis élu la présidente de tous les Français, le fera comme je l'ai dit au début de cette émission, même ceux qui n'ont pas voté contre moi, même ceux qui sont en désaccord avec moi, je serai leur présidente aussi. Ça veut dire aussi que j'entendrais madame, quand vous voyez un Bruno Rota aujourd'hui, madame madame, je parle du fond. Non, non, mais je parle pas simplement du du de l'échange de portefeuille. Est-ce que pour vous un Bruno Retaillot fait quand même partie d'une certaine manière possiblement
d'une même famille politique ? Il faut ouvrir jusqu'à la limite de la cohérence. C'est-à-dire, il faut ouvrir jusqu'à ce que cette ouverture fasse perdre à votre projet sa cohérence. Alors justement, c'est vrai qu'on a eu l'impression d'une ligne qu'on a appelé probiness plus encré à droite chez Jordan Bardella et chez vous ni droite ni gauche, vous l'avez beaucoup répété et qui parfois bon par exemple sur les retraites avec une volonté certains diront plus à gauche mais je vous laisse décider comment vous le qualifiez. Quelle va être la ligne de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ensemble d'ailleurs mais est-ce qu'il y aura deux lignes ? Est-ce que c'est une seule ligne ? Et là, on a
un peu de mal à comprendre s'il y a une évolution et s'il y aura un élargissement possible ou si au contraire vous voulez gagner sur un fondement national populiste classique. Ni droite ni gauche et droite et gauche si je puis me permettre hein. Bon, c'est le sujet du général de Gaulle en réalité. On y revient. Général de Gaulle, la gauche le traité de fasciste et la droite le traité de de bolchevique. Vous vous souvenez ? C'est exactement ce que je vis moi depuis des années. C'està-dire que la droite me traite de Mélenchon et de communiste et de socialistes et la gauche me traite de fasciste, d'extrême droite et cetera. Tant que ça continue comme ça, je me dis que je suis exactement positionné là où il faut, c'est-à-dire dans l'intérêt du peuple français. Je ne crois pas à ces concepts
de droite et de gauche. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des gens qui peuvent être de gauche et se retrouver dans le projet que je porte. Il y a des gens qui peuvent être de droite, se sentir de droite et se retrouver dans le projet que je porte. Ce projet, nous l'avons travaillé ensemble avec Jordan. Nous le travaillons même toutes les semaines avec Jordan. Tous les arbitrages sont faits avec Jordan Bardella. Et vous vous souhaitez voir encore une fois des divergences qui n'existent pas. C'est normal de se poser la question. Et puis j'ai j'ai vraiment besoin de de savoir vous savez ce qui s'est passé après Jacques Chira quelques mois après quand il a été élu après la fracture sociale, les gens sont sortis dans la rue. Après euh Emmanuel Macron, il y a
eu les gilets jaunes. Euh il y a eu un toujours un décalage entre des promesses et le réel et ensuite c'est la rue qui l'a emporté. Vous y pensez souvent ? Vous y pensez parfois bien sûr et je crois qu'il y a une manière d'éviter cela. C'est dire tout le temps, en toute circonstances la vérité au français. tout le temps, ne jamais rien leur cacher. Et s'il faut venir pour dire voilà, je vous avais dit ça et bien je vais le faire mais je vais le faire de telle man faire les retraites. Je vais je vais faire oui, je vais le faire de telle manière et peut-être un jour-nous obligés de renoncer peut-être à quelque chose, à une mesure et nous viendrons leur dire voilà pourquoi nous avons été obligés de renoncer à cela. Je crois moi à ce lien direct avec le peuple français. Je crois
qu'ils attendent la vérité. Je crois qu'ils attendent à ce qu'on les traite comme un peuple majeur au sens qu'ils ne ils ne sont pas dans la minorité, ce ne sont pas des enfants. Ils comprennent tout d'ailleurs les Français. En réalité, c'est un peuple éminemment politique. Ils comprennent tout, ils voient tout, y compris quand leurs dirigeants leur mentent, ce qui a été quand même beaucoup le cas dans les dernières années. Merci beaucoup Rel Crif. Quelques mots encore. Merci. Un mot de merci route, un mot de popo puisque vous nous accusiez de faire un peu de popole. Faut toujours avoir un mot de popo encore. Est-ce que Mélenchon est votre meilleur ennemi ? Non. Ah non, enfin j'ai pas de meilleur ennemi. Je là, attendez, je vais vous mettre un détecteur de mensonge. Quand on regarde
les sondages tels qu'ils sont, pardon, votre meilleure chance de gagner évidemment évidemment c'est que non mais regardez, c'est les sondages. Non, non, non, non, non, c'est pas moi, c'est les sondages. Votre meilleure chance de gagner, c'est un second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Franchement, n'importe quelle personne humaine et ne me redites pas que vous êtes différente des autres, tout le monde réfléchit pareil. On prend ça ses chances. Regarderai le sondage en se disant c'est ma meilleure chance. Et bien non, vous voyez, moi je suis à nouveau différente des autres. J'en suis désolé monsieur Rebin, mais moi je ne regarde pas quel candidat me permet de plus gagner d'autant que personne n'en sait rien parce que les analyses de second tour
vousz plus de chance à Mélenchon face on en reparlera. Moi, je vous dire une chose, une bonne, écoutez-moi. Toute la gauche appellera à voter pour monsieur Mélenchon s'il est au second. Il a ses chance d'après vous. Voilà, toute la gauche appellera voter pour lui. Mais pourquoi je répondez pas ? Vous me répondez pas. Est-ce qu'il a ses chances d'après vous ? Effectivement, il peut y avoir de nouveaues chances. C'est le concept, il peut y avoir de nouveau, vous le savez bien, un front antilen puissant. On peut très bien imaginer entre les deux tours même des gens assez à droit dire "Ah quand même quand même, il faut absolument faire barrage". même des gens qui ont été victimes d'injure antisémite, même des gens qui sont bien placés pour savoir que le programme
économique de monsieur Mélenchon et la ruine du pays comme monsieur Moscovici a annoncé qu'il voterait pour monsieur Mélenchon. Donc tout est possible. Ce que je veux dire, monsieur Rojoin, je veux que vous m'entendiez. Pourquoi je préférerais être face à un candidat du centre alors que dit-on les sondages disent que ce serait plus difficile parce que je pense que gagner contre un candidat du centre, c'est donner une impulsion au quinquena qui sera extraordinairement puissante. Et j'ai besoin de cette puissance. J'ai besoin de ce soutien du peuple français parce que ce qu'il y a à faire est gigantesque. Parce que tout est par terre et tout est à redresser. Tout est à reconstruire. Tout est à faire renaître. Madame, si vous êtes élu président de la République, on essayait de faire les
comptes historiques. Ce serait un événement alors non pas seulement en terme de décennies mais de siècles à l'échelle de la France. Il n'y a jamais eu de femme chef d'état depuis vous avez ça en tête ? Ah ouis. Autriche depuis un d'Autriche je crois. Elle était régente pendant la minorité de de Louis XIV avec euh avec Mazarin. Qu'est-ce que ça dit de la France ? Certains disent, vous parlez peu souvent de ces aspects-là, hein, je crois que vous n'avez jamais beaucoup joué sur cette corde-là. Euh qu'est-ce que ça dit de la France d'après vous ? Il y a beaucoup d'autres pays où il y a des traditions de pouvoir de femmes un peu plus établies ? Non, mais je crois que s'il y a pas eu de femmes président de la République, ça n'est pas parce qu'elles étaient des femmes. Voilà. C'est parce que la
situation s'est présentée avec un homme qui a présenté un projet qui appel au français. Mais je note juste une chose, c'est que les féministes pourraient se réjouir de voir qu'une femme est en tête des sondages. Vous êtes féministe ? Je les ai pas entendu. Vous êtes féministe vous ? Euh je suis féministe. Je défends le le droit des femmes. Je défends euh leur place mais je considère que les femmes comme les hommes doivent gagner ces places. C'est la grande affaire de notre génération. Une des grandes affaires de notre génération, c'est l'égalité entre les hommes et les femmes. Je peux entendu vous vous déconfinance là-dessus. Est-ce que vous avez été parfois victime de machisme vous ? l'égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité salariale, vous voulez dire ?
Non, mais tous là, c'est pas on parle pas de programme politique, on parle vraiment de fond. Parce que je vous le dis parce qu'en réalité celles qui sont maltraités dans notre pays, dans leur carrière et dans leur salaire, c'est pas tant les femmes que les mères. H voilà et peut-être que nos dirigeants feraient bien de faire attention à ça pour pouvoir et faire réduire en réalité ses inégalités. Est-ce que j'ai été victime de machisme ? Bah, je suis pas sûr que Oui. Oui. Oui, ça a dû arriver. Oui. Euh certains m'ont traité de semi-dément et autres amabilité. Certains adversaires disaient la mère Le Pen. Oui, voilà. Bon, enfin, ça vient toujours de du même camp quand même. C'est toujours l'extrême gauche qui se comporte toujours de manière insultante, indigne.
Bon, mais ça en tout cas ça ne me touche pas. Voilà. Ça ne me touche pas. Est-ce qu'il y a une génération peut-être un imperméable extrêmement on voyait quand on voit, il y a beaucoup de femmes de droite, madame Mélonie. qui est qui représente quelque chose maintenant en Europe. Aux États-Unis, on voit des gens comme Caroline Vite, il y a une génération comme ça de femmes de droite. Alors, il y avait déjà pas de cher, mais en général, on disait les femmes sont plus tôt, dirigent différemment avec des avis plus de gauche. Non, je crois pas. Je pense pas. Il y a des femmes à gauche, hein. Il y a Swan Royal qui est je crois candidate à la primaire et qui a été candidate à la présidentielle et qui est arrivé au second tour. Non, mais oui, sûrement les femmes dirigent différemment. Peut-être.
Ouais. Ah oui, vous seriez différente pour ça aussi. On verra bien Madame Le Pen, il va falloir voter pour moi pour le savoir. Et bien on verra bien. Comme vous dites quelques mots sur le nom que vous avez plus prononcé je crois au cours de cette émission qui est De Gaulle, le nom propre. Je crois que c'est un de ceux que vous avez le plus prononcé dans une émission précédente. Vous vous ameniez cette nuance golienne mais pas gauliste. J'aimerais vous entendre là-dessus parce que nous vivons ce moment. Vous avez vu le film en deux épisodes sur de Gaulle ? Bah non, pas encore. Pas encore. Très grand effet. Et on voit à quel point c'est euh il est plus que jamais la stature du commandeur, la statue du commandeur. Question sensible hein pour la droite nationaliste. Vous
avez beaucoup été historiquement son ennemi. Il fut un temps où la gauche s'est réconcilié avec lui, l'élection de Mitteran hein, l'alternance normale. Est-ce que ce moment arrive pour la droite nationaliste ? J'aimerais votre réaction à quelques images. Ce que vous gardez ou ce que vous ne gardez pas de l'héritage du général de Gaulle. Évidemment, c'est toute l'histoire de la 5e République qui défile. Je vous ai compris balcon à Alger ambiguïté de génie hein quand il arrive un peu à faire croire à tout le monde qu'il est de son côté et à l'arrivée c'est de Gaulle qui organise l'indépendance de l'Algérie contre une grande part de la classe politique contre y compris des socialistes qui à l'époque étaient souvent Algérie française mais aussi et surtout contre votre propre père. Bon, d'abord
de de d'abord c'est un peu difficile si vous voulez de savoir qu'est-ce qu'on garde ou c'est ce qu'on garde pas, voyez. Enfin, on garde tout, hein. Même euh ce qui on n'est pas d'accord quand même. Bon, euh faire preuve d'un peu de un peu de de modestie face à l'histoire. Euh, elle est là la rupture en réalité. La différence entre être euh euh golienne et être goiste, c'est être golienne, c'est euh partager la vision qu'il avait euh de l'organisation des institutions, le rôle central qu'il a donné au peuple français, son respect absolu de la démocratie. Mais là, c'est incompréhensible. C'est c'est pour moi incompréhensible la manière dont il a en quelque sorte trahi sa parole et donc trahi des gens qui avaient cru en lui. La manière dont les rapatriés ont été
traités quand ils sont rentrés. La manière dont les arquis ont été traités euh quand ils sont rentrés ne correspond pas euh à la figure qu'il était. Ça reste quelque chose pour moi d'incompréhensible. Euh voilà dans ce que je sais, je perçois et que perçoivent je crois beaucoup de français du du personnage de vous. Ça veut dire quoi ? Beaucoup seront frappés de ce que vous dites parce que par démagogie certains diraient oui, c'était une autre époque et cetera. Vous assumez cette position, vous seriez pour l'Algérie que soit que l'Algérie soit restée français. Suet le sujet n'est même pas là. Le sujet c'est que euh il a dit il a dit au au aux Français d'Algérie, "Je vous ai compris, je vais vous soutenir." Et il les il les a trahi en quelque sorte. Il
a été ambigu. Non, il était il a pas été ambigu. Mais c'est même pas ça qu'il prenne la décision euh de larguer l'Algérie ou de la conserver même si il avait raison de de larguer l'Algérie. Pourquoi est-ce qu'il a accueilli les rapatriés les Français, nos compatriotes ? Pourquoi est-ce qu'il a accueilli les arquis qui s'étaient battus, qui ont sacrifié, qui ont lutté avec l'armée française ? Pourquoi est-ce qu'il les a accueilli aussi mal ? C'est une question à laquelle je n'ai pas de réponse. Le de Gaulle qui a affronté y compris des gens de l'OS qui étaient de votre camp. Il y a eu du tout rassemblement national. Il y avait une tradition Algérie française tous les gens Non non, je peux pas vous
laisser dire ça pardon. Pour le coup tous les gens qui étaient Algérie française étaient pas à l'AS désolé. Il y en avait une partie. Bah oui, y compris dans votre trajectoire. Il y en avait il y en avait mais euh voilà c'est pas faut pas arrêter deuxème deuxième souvenir historique c'est l'attentat contre contre général de Gaulle. Le de Gaulle qui ne grassit pas. Est-ce que vous gardez celui-là ? Jean-Bastien Thierry euh qui est un des auteurs de l'attentat, on lui soumet la la demande de grâce. Non non, pas de grâce. Euh, il sera fusillé. Ce de Gaulle dur par certains aspects. Est-ce que vous le gardez ? Je crois pas qu'il soit enfin pour le coup, il est pas dur et je crois pas que il a refusé de le gracier euh euh pour des raisons personnelles parce que Bassin Thierry était avait
tenté de l'assassiner. Je pense que c'est même une raison qui probablement l'aurait poussé à le gracier. Il ne l'a pas gracié parce qu'il s'était attaqué au président de la République française. Et qu'on ne s'attaque pas au président de la République française. S'attaquer au président de la République française, c'est s'attaquer à la France. Le de Gaulle qui reçoit Aden Noer à la boisserie, c'est un des moments les plus émouvants de de l'après-guerre. Deux peuples qui étaient, comme on disait à l'époque, des ennemis héréditaires. Euh il y a les il y a les accolades. Euh c'est le ça a été le temps de la réconciliation, ce qui n'empêche pas la méfiance. D'abord, est-ce que vous gardez ce degaul là ? Oui, bien sûr, il faut savoir terminer des compl des conflits et il faut savoir retrouver et
où récréer les liens entre des peuples, entre des nations qui ont un avenir devant devant elles et et pas uniquement un un passé. Donc oui, bien sûr, mais parce qu'il avait en tête toujours l'intérêt de la France. Toujours l'intérêt de la France. C'était la seule question, je pense, qu'il se posait. Quel est l'intérêt de la France et les Français ? L'intérêt de la France est française, c'est parfois de rabrouer les États-Unis quand les États-Unis marchaient sur les pieds ou cherchaient à nous mettre sous tutelle et cetera. Euh euh parfois rabrouer euh la la euh la Russie, c'est parfois reconnaître la Chine, vous voyez. Donc toujours l'intérêt de la France en fait ça ne l'empêchait pas d'être très méfiant par à certains égards vis-à-vis de l'Allemagne. Un mot sur l'actualité
d'aujourd'hui. La France, l'Allemagne pardon qui laisse tomber l'avion franco-allemand qui achète des F35 au détriment des rafales. Cette Allemagne qui réarme à tout va à tout va y compris avec l'AFD. Est-ce qu'elle vous inquiète ? Si l'Allemagne si l'accord était que l'Allemagne ne se réarme pas massivement, c'est qu'il y avait quand même une raison. Ça m'inquiète plus de voir euh Emmanuel Macron envisager peut-être de partager peu au prou l'arme nucléaire. Dit pas partager, soyons honnête hein. Il dit la dimension européenne de la B nu parle jamais de partage. Il joue toujours sur l'ambiguité. Il joue toujours sur l'ambiguïté. Depuis des années, il joue sous cette ambiguïté. Moi, je ne suis pas ambigué en tout cas sur ce sujet. C'est non. Ce sera toujours non. Il n'en est pas question.
Est-ce que ça veut dire, soyez encore plus précis, qu'avec vous, à l'Élysée, il n'y aurait pas de dimension européenne de la protection nucléaire française. Elle serait strictement pour les intérêts vitaux purement français. Mais Emmanuel Macron n'a jamais rien inventé sur ce sujet. Euh précisément, le général de Gaul n'a jamais dit euh que des intérêts d'un pays voisin ou ami de la France ne pouvait pas être un intérêt français. Il a juste pas dit qui, quoi, comment parce que c'est le principe même de la dissuasion euh nucléaire, c'est de conserver pour soi l'évaluation de l'intérêt de la France à un moment précis. Une note plus personnelle, c'est le de Gaulle à Baden Baden. Le de Gaulle qui euh qui peut-être a été frappé par la par la dépression. Il y a des très beaux
textes de de Gaul quand il dit "Je pars dans la campagne anglaise à Londres et je suis à deux doigts de d'abandonner ce de goal le plus personnel là. Est-ce qu'il fait écho à vous Bah évidemment, si vous voulez quand quand un homme de sa carrure avec l'incroyable parcours qui a été le sien euh p le genou, c'est c'est je crois là où il est le plus remarquablement humain. Ça vous avez été dépressif, vous vous avez parfois été tenté d'abandonner, de tout lâcher. Non non, je je suis pas d'un je suis je suis pas d'un caractère dépressif. C'est une chance d'ailleurs parce que il y a beaucoup de gens qui hélas sont frappés par cela et c'est pas de leur faute. C'est pas une question
encore une fois de force hein. C'est c'est mais ça n'est pas dans dans mon dans mon caractère, je le regrette. Est-ce que parfois on en a un ral bol, on jette son stylo, on dit c'est comme ça, j'en ai marre. Oui, ça doit arriver mais en général ça dure une nuit et puis le lendemain le soleil se lève. Est-ce que votre élection peut être celle de la réconciliation ? Tout ce que vous avez sur le général de Gaulle, les uns l'apprécieront. Vous savez très bien que les autres trouveront ça insupportables parce qu'ils considèrent que vous étiez de l'autre camp. Vous êtes le camp héritier à leurs yeux de la collaboration. Alors, il y a eu la collaboration socialiste et collaboration bien sûr, mais vous savez à quel point ça compte depuis 1945. Est-ce que si vous êtes élu, ce sera de
la même façon qu'il y a une réconciliation 81, une forme de réconciliation nationale. Non, mais si je suis élu, je serai présidente par la volonté du peuple. Donc ceux qui sont pas contents, ben je suis désolé mais s'ils sont démocrates, ils devront euh euh respecter euh cela parce que sinon c'est le chaos, sinon c'est le désordre et sinon c'est une forme quand même de de de dictature. Donc ils devront respecter cela. Mais oui, je souhaite unir le peuple français. Oui, et je pense que ce qui unit le peuple français, c'est l'appartenance à la nation précisément et c'est redonner un cap à cette nation, un rôle euh une une perspective. C'est ça euh le rôle d'un président de la République. Merci Marine Le Pen. On citait de Ga un de ses mots préférés, c'était Chanfort.
Il faut que le cœur se brise ou se bronze. Ah voilà, vous l'avez en tête aussi. Euh vous rappelez les guignoles de l'info Chira qui a qui a reçu tellement de coups de poignère dans le dos qui dit "Ça pique, ça pique ? Oui. Est-ce que ça pique un peu Non non, ça pique pas parce que moi j'ai la peau s'est bronzée, elle s'est durcit. Oh oui ! Oh oui ! Le cuir est épais. Merci Marine Le Pen d'avoir été notre invité. Merci de votre invitation. Et voilà cet entretien
Marine Le Pen