Le rêve de Valérie Pécresse | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
J'ai eu une enfance assez solitaire parce que j'étais l'aînée de très loin. Mes parents ont eu mon frère beaucoup plus tard que moi. Et donc j'étais l'aînée, j'étais donc assez solitaire. Et alors tous mes petits cousins, j'avais l'habitude de leur faire jouer des pièces de théâtre. Donc j'écrivais des pièces de théâtre et je leur montais des pièces de théâtre. Vous avez toujours aimé le spectacle ? Oui, oui, oui. À l'époque, je rêvais d'être actrice et puis je me suis rendu compte que j'avais pas le talent. Alors je me suis orientée vers la politique. Vous n'avez pas tenté ? Ah si, si, si, si. J'ai essayé d'être amateur. Mais j'étais pas assez jolie.
Il y avait beaucoup plus jolies pour jouer des jeunes premières. Il n'y a pas que des jeunes premières. Non, c'est vrai, c'est vrai. Il y a aussi les servantes.
Est-ce qu'il reste un peu de comédienne en vous dans ce théâtre politique, Valérie Pécresse ?
Je crois que la politique, c'est pas de la comédie. Et je crois que c'est pas être acteur. Je crois que la politique, c'est des convictions. Je crois que la politique, c'est de l'action. Et c'est très différent de jouer un rôle.
Du paraître, quand même, dans la politique.
Il y a de la séduction, il y a du plaire. Mais à trop plaire, on oublie de faire. Et moi, je suis une femme qui fait. Merci.
Merci. Merci.
Valérie Pécresse