Laurent Jacobelli : "La démission d'Emmanuel Macron est la véritable solution !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:02OuverteÉludée
Le RN dit qu'il ne votera pas la confiance à François Bayrou, mais vous irez lundi rencontrer le Premier ministre. Est-ce que, par miracle, vous pourriez vous laisser convaincre s'il reprenait certaines de vos idées ?
- 1:45OuverteRéponse partielle
Sur l'assistanat, vous pourriez également être favorable à des mesures de restriction d'aide sociale, même pour les Français ?
- 2:48OuverteRéponse directe
La gauche veut le retour de l'ISF, vous ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Vous appelez un retour aux urnes, il faut dissoudre.
- 4:16RelanceRéponse directe
La dissolution fonctionne s'il y a une vraie majorité, donc vous espérez que le RN l'est. S'il n'y a pas de majorité, on se retrouve au même point.
- 5:20RelanceRéponse directe
Bruno Retailleau est-il allié à Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Invité politiqueChiffre
« l'Office de l'observation de l'immigration que vous connaissez a montré que 3,4% du PIB était un coût lié à l'immigration. »
- 1:28Invité politiqueFait
« un étranger a le double de chances qu'un Français d'être chômeur. »
- 1:34Invité politiqueFait
« 50% des étrangers sont en logements sociaux alors que c'est seulement 11% des Français. »
- 1:50Invité politiqueChiffre
« Nous avons chiffré que la première année, ça pouvait être entre 10 et 18 milliards. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Depuis qu'Emmanuel Macron est là, la ponction des taxes et des impôts a augmenté de 250 milliards. »
- 3:39Invité politiqueFait
« La vraie solution, c'est qu'Emmanuel Macron parte, qu'il démissionne, parce que la catastrophe économique qui s'est abattue sur notre pays, elle porte un nom. Emmanuel Macron. »
- 6:10PrésentateurFait
« Parce que personne ne peut se passer du marché américain. »
- 6:25PrésentateurChiffre
« On parlait quand même à un moment de 200% de droit de douane. »
- 7:08PrésentateurChiffre
« Et on économise 5 milliards d'euros par an. »
- 8:07PrésentateurFait
« Lui, il dit que c'est une soumission totale. On s'est soumis aux Américains. »
- 8:16PrésentateurChiffre
« Ça fait 692 milliards d'euros. »
Temps de parole
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- Présentateur 217 %
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Évidemment, beaucoup de questions à vous poser en ce moment. Déjà, le RN dit qu'il ne votera pas la confiance à François Bayrou, mais vous irez lundi rencontrer le Premier ministre. Est-ce que, par miracle, vous pourriez vous laisser convaincre s'il reprenait certaines de vos idées ?
Non. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il vous dise, vous voterez non. Vous savez, la naïveté en politique n'est pas une qualité. Nous y allons lundi parce que nous répondons à un rendez-vous républicain, parce que l'échange est toujours matière à réflexion, et puis parce que nous voulons exprimer à nouveau nos idées et notre programme pour réduire la dette à M. le Premier ministre. Mais enfin, s'il avait voulu agir, s'il avait voulu nous écouter, il aurait pu le faire avant. Je rappelle qu'en plein milieu de l'été, contrairement à ce que dit M.
le Premier ministre, Marine Le Pen a envoyé un courrier très clair, lui demandant beaucoup plus de dialogue et lui demandant de recevoir le Rassemblement national au plus vite et lui disant plutôt que d'aller faire les poches des Français, faites des économies sur les mauvaises dépenses, l'immigration, l'Union européenne et l'assistanat, par exemple. Le Premier ministre n'a pas écouté. Il est arrivé en nous disant, le 8 septembre, vous me signez un blanc-seing, ou alors vous êtes des incompétents et des irresponsables. Je crois que dans ces conditions, on n'a rien à attendre de M. Béroud. Sur l'immigration, qu'est-ce que vous faites comme économie ?
Et sur l'assistanat, qu'est-ce que vous faites comme économie ? L'immigration, c'est simple. Aujourd'hui, l'Office de l'observation de l'immigration que vous connaissez a montré que 3,4% du PIB était un coût lié à l'immigration. L'immigration, aujourd'hui, vous le savez, un étranger a le double de chances qu'un Français d'être chômeur. Aujourd'hui, 50% des étrangers sont en logements sociaux alors que c'est seulement 11% des Français. Donc il y a un coût de l'immigration.
Tout simplement, si on arrête de faire de la France un guichet social, si on arrête de recevoir la terre entière et donc de les accueillir, de les nourrir, de les héberger, et si on met en place une politique efficace, ce sont des dizaines de milliards que nous pouvons économiser. Nous avons chiffré que la première année, ça pouvait être entre 10 et 18 milliards. Vous imaginez 10 et 18 milliards, ce qui permettra en plus, disons-le clairement, d'améliorer la sécurité de nos compatriotes, le niveau de l'éducation nationale et ce qui permettrait aussi probablement d'avoir des finances plus saines.
Sur l'assistanat, vous pourriez également être favorable à des mesures de restriction d'aide sociale, même pour les Français ?
Non, en fait, le problème, ce n'est pas les Français qui ont vraiment besoin d'aide d'une manière ponctuelle parce qu'ils sont entre deux travaux, parce qu'ils se retrouvent à la rue pour une question ou pour une autre. Non, le problème est ceux qui abusent en fraude organisée, qui font de l'assistanat un gagne-pain. Il y a une règle d'or qui n'a jamais été mise en place en France, mais qui serait une évidence. Personne ne peut gagner plus en restant dans ces charentaises chez soi que quelqu'un qui travaille.
Voilà quelque chose de simple qu'on peut mettre en place, qui permettrait de récompenser le travail, d'inciter au travail, sans pour autant nuire à ceux qui ont vraiment besoin de l'aide.
Les Français, aussi bien que les étrangers ? Tout le monde, bien sûr. Oui, tout le monde, tout le monde. La gauche veut le retour de l'ISF, vous ?
Mais arrêtez avec cette folie fiscale. Alors je vois que M. Bérou est en train lui aussi de devenir radicalisé fiscal. Oui, on va taxer un peu plus les Français aisés. Depuis qu'Emmanuel Macron est là, la ponction des taxes et des impôts a augmenté de 250 milliards. Est-ce qu'on vit mieux aujourd'hui qu'avant Emmanuel Macron ? Bien sûr que non. La recette, ce n'est pas l'impôt. Ce qu'il faut, c'est moins de dépenses. Je viens de vous donner trois axes. Les mauvaises dépenses publiques, avec un État devenu obèse qui s'auto-nourrit lui-même sans délivrer de services publics. L'immigration et l'Union européenne. Allons dans cette direction-là.
Et si on fait des économies, on n'aura pas à taxer de manière supplémentaire les Français.
Vous appelez un retour aux urnes, il faut dissoudre.
L'idéal, dans un monde parfait, on parlait tout à l'heure de naïveté, mais je ne crois pas qu'Emmanuel Macron prendra cette décision. La vraie solution, c'est qu'Emmanuel Macron parte, qu'il démissionne, parce que la catastrophe économique qui s'est abattue sur notre pays, elle porte un nom. Emmanuel Macron. Et donc, si Emmanuel Macron part, c'est l'occasion de nouvelles élections, de l'alternance complète avec une majorité et une présidente de la République, en l'occurrence j'espère, qui soit alignée.
Si jamais il ne veut pas prendre cette décision, et on peut parier qu'il ne la prendra pas, la dissolution est aussi une bonne solution, parce que ça donnerait une majorité, nous l'espérons, Rassemblement National, pour avoir une politique cohérente et un gouvernement qui sait où il va.
Alors la dissolution, effectivement, ça fonctionne s'il y a une vraie majorité, donc vous vous espérez évidemment que le RN l'est. S'il n'y a pas de majorité, s'il y a juste un coup de boost du RN qui gagne quelques dizaines de sièges mais qui n'a pas la majorité, on se retrouve au même point.
Aujourd'hui la France est ingouvernable, donc il faut décider de quelque chose. On ne peut pas dire que parce qu'elle est ingouvernable aujourd'hui, on ne prendra pas le risque qu'elle soit ingouvernable demain. Donc il faut aller aux élections. Mais vous savez, moi je crois que l'entourloupe, qui était cette espèce de grande alliance de deuxième tour, qui va de Jean-Luc Mélenchon à Bruno Retailleau contre le Rassemblement National, n'aura pas lieu une deuxième fois. Je n'imagine pas qu'un électeur de droite puisse à nouveau, pour faire barrage au Rassemblement National, voter pour un antisémite d'extrême-gauche.
Donc une fois encore, je pense que toutes ces manipulations, toutes ces magouilles qui ont été faites par ceux qui détiennent le pouvoir pour le garder, garder leurs indemnités, ils ne tromperont pas les Français une deuxième fois.
Bon, on ne peut pas dire que Bruno Retailleau soit allié à Jean-Luc Mélenchon.
Si, on peut le dire, puisqu'il est président aujourd'hui d'un parti dont il doit assumer l'héritage, où certains candidats se sont désistés pour faire passer l'extrême-gauche, certains autres députés LR étant élus, eux, avec les voix de l'extrême-gauche qui s'est désistée. Donc oui, on peut parler d'une alliance objective.
Laurent Jacobyli, vous restez avec nous. Éric de Rytmaten, on va parler des droits de douane et des accusations de naïveté qui visent l'Europe et l'institution européenne. Les Américains ne payeront finalement aucun droit de douane pour entrer sur le marché européen. Quand des produits américains arrivent en Europe, zéro droit de douane. Mais les Européens, eux, vont devoir passer à la caisse 15% pour vendre leurs produits aux Etats-Unis. On ne serait pas un petit peu naïf ici ? Si, si, on est naïf et bien sûr beaucoup trop gentil. Parce qu'énormément d'entreprises qui exportent vers les Etats-Unis ne comprennent pas la passivité de l'Europe.
Ça aurait pu être, tu me taxes 15%, je te taxes 15%. Madame Van der Leyen et tous les partenaires européens ont accepté finalement 15% de droit de douane à payer aux Etats-Unis quand les Européens vont exporter. Et vous savez pourquoi elles ont cédé ? Parce que personne ne peut se passer du marché américain. Et si l'Union Européenne avait pratiqué la réciprocité, c'est-à-dire 15% de droit aux produits américains, Donald Trump aurait tout simplement fait grapper les droits d'entrée aux Etats-Unis. On parlait quand même à un moment de 200% de droit de douane. Vous voyez, donc un peu un ouf de soulagement, si l'on veut dire. Si je vous suis, certains disent que c'est un moindre mal.
On s'attendait à 200%, c'est 15%. Oui, alors si vous voulez, les vrais gagnants dans tout cela, ce sont les Allemands, avec notamment le marché des voitures allemandes, les voitures prestigieuses, les grandes marques que l'on connaît. Ils avaient quand même 27% de droit de douane qui était prévu au départ. Et avec un tel taux, ils le disent, ils étaient morts. Là, avec 15%, ça passe un petit peu mieux. Pour nous, Français, les vins et spiritueux, donc ce sera 15% pour rentrer aux Etats-Unis. Mais au départ, on avait parlé de 200%. Donc alors, on peut dire que c'est un cadeau, finalement, fait par Donald Trump. En tout cas, c'est ce que dit l'Europe.
Et on économise 5 milliards d'euros par an. 5 milliards d'euros par an, vous voyez, c'est ça. Donc finalement, on baisse les bras. On se dit, ouf, c'est un moindre mal. Et on apportera aussi des produits chimiques américains, des plastiques, des voitures Tesla, qui sont faites aux Etats-Unis en partie, des Jeeps avec zéro droit. Ce n'est pas cool, comme on dit. Et pour les Européens, même s'ils se réjouissent d'avoir évité le pire, ils vont en plus devoir faire face à un dollar qui est dévalué. Parce que je vous donne un exemple. En juillet 2022, un dollar était égal à un euro. Donc une bouteille de cognac a vendu 100 euros, ou 100 dollars, ça a rapporté 100 euros.
Maintenant, ça ne rapporte plus que 85 euros. Donc vous voyez, au 15% de taxes, il y a 15% d'évaluation du dollar. Et si on avait mis 200% de droits de douane, alors là, c'était la mort des producteurs. Alors, vous dites que Donald Trump a fait du chantage et qu'il a réussi son pari, que c'est passé ? Oui, c'est ça. D'ailleurs, il suffit d'écouter Thierry Breton, un ancien commissaire européen. Lui, il dit que c'est une soumission totale. On s'est soumis aux Américains. Et le pire, c'est qu'on va acheter pour 750 milliards de dollars de pétrole et de gaz, les hydrocarbures américains. Ça fait 692 milliards d'euros. Voilà. Donc là, c'est ce qu'on appelle l'art du deal.
Mais c'est la marque de fabrique de Donald Trump. Et puis, tenez-vous bien, vous savez que les Européens et surtout les Français se battent pour vendre des produits de la mer, les produits agricoles. Et bien là, on a accepté zéro droit sur le homard américain. Enfin, les Bretons vont être contents, j'imagine. Mais on n'a pas le choix. Donc voilà. Il ne faut pas oublier que la Chine, actuellement, baisse ses commandes. On a perdu le marché russe. Avec l'Ukraine, on a énormément de produits qui entrent. Donc voilà. Et en plus, on a refusé les accords du Mercosur. Donc il faut bien que l'Amérique reste. Moi, je me rappelle d'une chanson de Joe Dassin. Vous vous rappelez ?
L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai. On pourrait rajouter quoi qu'il en coûte. Merci beaucoup, Éric de Ritmatène. Tiens, Laurent Jacobili, je voyais réagir. On s'est fait avoir, là ? Oui, on va reprendre Joe Dassin. Il est où Emmanuel Macron ?
Il est parti siffler sur la colline. Parce que moi, je vous ai écouté, je n'ai pas entendu le mot France et je n'ai pas entendu le mot gouvernement français, ni même Emmanuel Macron. C'est-à-dire qu'une femme, une Allemande, Madame von der Leyen, a négocié pour nous, sans qu'on ait jamais voté pour elle. La plupart des Français ne connaissent d'ailleurs pas son visage. Elle est allée là-bas et puis elle s'est fait avoir comme une bleue, parce que ce n'est pas son expérience, ce n'est pas son métier. Et puis elle se retrouve à la tête de l'Europe, tout simplement parce qu'on l'a chassé du gouvernement allemand pour incompétence. Et cette dame va négocier très mal au nom des Français.
Or, évidemment, le seul intérêt qu'elle défend quand vraiment elle peut, c'est l'automobile allemande. Les agriculteurs, les viticulteurs, les ostréiculteurs ou les pêcheurs français, elle s'en fiche. Cette Europe qui veut prendre en charge toutes les questions de la France, elle a ruiné l'agriculture. Elle a ruiné l'industrie. Elle est en train de mettre en danger notre industrie de défense et elle met en danger notre balance de commerce extérieur. C'est terrifiant, c'est joué contre son camp. Il est temps de retrouver la souveraineté. Pour nous, le seul capable de négocier les droits de droite pour la France devrait être le président français.
Malheureusement, personne ne sait où il est en ce moment, peut-être quelque part dans le monde, en train de s'occuper de quelque chose, mais sûrement pas de la France.
Laurent Jacobelli avec nous ce matin, porte-parole du Rassemblement national. Merci Laurent Jacobelli et bonne journée à vous. A bientôt.
Laurent Jacobelli