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interviewBLAST (sur YouTube)· 3 octobre 2025 20 min

MACRONIE, RN : UNIS POUR DOMINER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Ce gouvernement, il tarde, il tarde, on se demande bien pourquoi d'ailleurs. Et bien, le cornu a expliqué que c'était à cause de la parité.

Vous vous rendez compte ? S'il ne nomme pas son gouvernement, ce serait à cause des femmes. Ce gouvernement, c'est un non éévénement annoncé, tellement plié que le cornu a envoyé sa copie du budget aux instances comptables de l'État sans attendre la nomination de son gouvernement. une première sous la 5e République.

C'est un non événement parce qu'au fond on s'en fiche que ce soit lui, lui, elle et lui qui soit resté ou lui, lui et elle qui arrive. C'est toujours les mêmes gens pour les mêmes deals et les mêmes politiques. Mais c'est de la merde.

Alors certes, le cornu a annoncé qu'il renoncerit au 493 pour faire adopter le budget, mais on se souvient l'an dernier qu'il n'avait pas eu besoin du 493 pour détricoter tout ce que la gauche avait proposé et forcer le passage avec les propositions de la droite. Alors cette semaine, on va se concentrer davantage sur ce qui s'est joué à l'assemblée qui a renouvelé son bureau. Le RN a retrouvé ses vice-présidences et c'est très inquiétant.

On va donc commencer par décrypter ce retour en force pour comprendre comment on en est arrivé là, pourquoi et quelles conséquences cela aura pour la suite. On ira ensuite voir deux ou trois informations qui ont pu passer sous les radars avant de faire un crochet aux États-Unis qui se dirige eux aussi vers un bras de fer budgétaire. Enfin, on fera un petit tour du côté de Rambouillet pour s'aérer un peu les neurones.

Parfois, on en a bien besoin. Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale. Mercredi 1er octobre, il s'est passé ça.

Monsieur Alexis Corbierre, [Applaudissements] tu dois lever la main Alexis. Et oui, il faut lever la main pendant qu'on démantelle la gauche. Donc non, pardon, c'est plutôt ça qui s'est passé.

Monsieur Sébastien Chenu, 341 voix. Madame Hélène Laporte 340 voix. Le RN a retrouvé ses deux vice-présidents de l'Assemblée nationale.

Le lendemain, le reste des postes les plus importants de l'Assemblée ont été redistribués. Désormais, la majorité du bureau a été retirée au NFP. Les macronistes ont neuf postes, le NFP 7, le RN et consort 5 et les indépendants en ont un seul.

Alors, à quoi correspondent tous ces chiffres ? Comment en est-on arrivé là ? Et quelle perspective pour la suite ?

C'est ce qu'on va voir tout de suite dans notre première rubrique. Mercredi 1er et jeudi 2 octobre, c'est donc le bureau entier de l'Assemblée nationale qui a été renouvelé. Ont été reconduites à leur poste de vice-présidente les députés LFI Clémence Gueté et Nadj à Bomongolie.

Tous deux élus avec plus de 500 voix. À côté de ça, le Modem et Horizon ont récupéré une vice-présidente chacun. Sébastien Chenu et Hélène Laporte, les deux vice-présidents de l'Assemblée, ont été élus avec 340 voix.

Or, le groupe eren de l'Assemblée compte 123 députés. Il a donc fallu que d'autres voix se mêlent au leur et what ? Et alors, qui c'est qui a voté pour le RN ?

Pas la gauche, c'est sûr. Non, la droite, j'imagine. Mais oui, bien sûr.

Et les macronistes encore ? Oui. L'arithmétique est implacable.

Pour avoir 340 voix, les candidats RN aux en vice-présiden ont dû nécessairement recevoir le suffrage du socle commun qui d'ailleurs ne s'en cache pas. Il y a un moment, faut être simple. Le Rassemblement national est oui ou non présent dans l'hémicycle.

Est-ce que oui ou non il représente je sais plus combien 123 députés. Voilà. Qu'est-ce qu'on fait ?

On fait semblant qu'ils existent pas et on les met de côté. Let's do this. Bon ben, ils l'ont pas fait et ils ont bien voté pour le RN.

L'Assemblée nationale a donc perdu son vice-président écologiste Jérémy Yordanov. On est à fran renversé par rapport au votes des électeurs euh du mois de juillet dernier. Euh il y avait eu un barrage républicain qui s'exprimait fortement dans les urnes.

C'était le message clair euh des élections et aujourd'hui pour des petites manœuvres politiciennes, pour garder quelques postes, quelques présidences de commission, le bloc central a passé un accord avec le Rassemblement national au premier tour. Ils n'ont aucune honte. Ils ont fait élire de présidence Rassemblement national.

Cette situation est un véritable scandale, d'autant plus que tout s'est passé en secret car le règlement de l'Assemblée estime que ces élections doivent être secrètes. Quel dommage de Bafou ainsi les droits de l'homme ? Les droits de l'homme ?

Oui, les droits de l'homme. D'accord. Mais c'est-à-dire l'article 15 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen est on ne peut plus clair.

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. Et c'est pour ça que par principe le vote des députés est public. Comment demander des comptes à son député de la gestion de son mandat si on ne sait même pas pour qui il a voté dans sa propre assemblée ?

Ah ouais ! C'est donc une élection contraire aux droits de l'homme. Vous ne l'aurez pas entendu ailleurs, hein ?

Pas mal, non ? C'est français. Et le jeudi 2 octobre 2025, cette sérénate s'est poursuivie avec le reste des postes de l'Assemblée nationale.

Jusqu'alors le NFP avait réussi à obtenir 9 des 12 postes de secrétaire et avoir ainsi la majorité absolue au bureau de l'Assemblée. Désormais, il n'y en a plus que quatre. Le RN et ses alliés sont là aussi rentrés au secrétariat et ont récupéré trois postes.

Autrement dit, ils ont déjà cinq voix au bureau et progressent dans leur normalisation. La situation a été aussi très compliquée sur le front de la présidence des commissions. L'an dernier, le NFP avait réussi à en avoir trois.

Éric Cocrel à la commission des finances, Fatia Kello Hashi à la commission aux affaires culturelles et Aurélie Trouvé aux affaires économiques. Heureusement, Éric Cocrel a pu conserver son poste de président de la commission des finances, mais la gauche a perdu ces deux autres présidences qui ont été données à des membres du socle commun. Idem pour le rapporteur général du budget Charles de Courçon qui a été éliminé au profit d'un allié du gouvernement.

Ces élections peuvent sembler banales et d'une importance toute relative. En réalité, rien n'est moins vrai. Déjà pour le bureau de l'Assemblée, il faut savoir qu'il dispose d'une fonction institutionnelle très importante.

Il organise, gère et contrôle la vie quotidienne de l'Assemblée. Il supervise les services administratifs, détermine et exécute le budget de l'hémicycle. Plus encore, c'est lui qui décide seul des sanctions adoptées contre les députés et de la recevabilité de certains textes.

Ainsi, cette position est cruciale parce qu'elle met les membres du bureau en contact avec tout un ensemble d'acteurs institutionnels importants. Et si le RN veut tant s'en emparer, c'est justement pour mener à bien sa stratégie dite de la cravate. Je respecte beaucoup trop les gens qui se battent au quotidien pour des causes nobles pour me dire que porter la cravate serait une forme de militante.

Oui, parce qu'au RN pour pas vaner, il y a du monde mais pour travailler beaucoup moins. Encore du travail. Ils veulent simisser à tous les étages décisionnaires de l'assemblée.

Ils pourront paraître conciliants, sourire et faire rigoler leurs collègues. Ils ne seront plus ces extrémistes xénophobes, mais des collègues avec lesquels on peut travailler, même si on ne partage pas leurs idées. Et les macronistes sont bien tombés dedans.

Les moments où c'était les vice-présidents qui entre 2022 et 2024 du rassemblement national qui présidaient dire personne ne remettait en en en question l'impartialité de leur présidence. Donc ce sont des combats qui pour moi sont pas les bons. Les bons combats, c'est des combats sur les textes, sur les valeurs, sur les options politiques.

Et là, on a l'impression de faire de des des combats de répartition de poste. C'est l'objectif explicitement poursuivi par le RN, se normaliser. Et les postes au bureau sont des moyens très efficaces d'y parvenir avec beaucoup de contact institutionnel et une participation à la pratique collégiale du pouvoir.

Pour justifier tout cela, les macronistes sortent une musique bien connue. L'Assemblée nationale, elle est ce qu'elle est. Si les instances ne représentent pas l'Assemblée nationale, ça choque les Français et pas des Français qui votent Rassemblement national.

Des Français qui votent bloc central, qui votent même à gauche et cetera. Là, notre institution, elle est composée d'une manière qu'on choisit les Français. Si les instances qui la dirigent ne sont pas le reflet de cela, de ces équilibres là, et bien on a manqué notre mission.

Ce serait pour respecter tous les groupes. Et d'ailleurs, regardez, le bloc central n'est pas sectaire, il a lui aussi voté pour LFI. Bref, c'est la démocratie en action.

Mais est-ce que c'était cette chanson là qui jouait pendant les législatives ? Au contraire, il ne parlait que de front républicain et de barrage à l'extrême droite. En revanche, ensuite, une fois que le RN est élu, c'est plus pareil.

Non seulement il vote avec eux sur plein de textes, mais en plus désormais il vote carrément pour eux. Pas mal, non ? C'est français.

Derrière cela, il y a des enjeux de pouvoir. Promouvoir le RN à l'assemblée, c'est surtout affaiblir une gauche privée de majorité dans ses instances. L'objectif macroniste est clair : diviser pour mieux régner.

Le bureau dominé par le NFP gênéit considérablement Yel Bron Pivet qui a voulu ramener le RN en manette. Désormais, ces choses faites. Le NFP a été chassé du pouvoir par les macronistes qui soutenaient le RN et la stratégie est encore plus visible avec le résultat des votes en commission.

Eren et Macronistes ont arrangé leur bidon pour rafler la mise autant que possible et comme on l'a vu, ils y sont parvenus. À l'exception de la commission des finances, toutes les autres commissions sont présidées par un membre du socle commun. L'exigence de représentativité ne sert vraiment uniquement que quand c'est pour retirer des postes à la gauche.

Ces changements de présidence sont extrêmement inquiétants. La commission des affaires économiques, anciennement présidée par Aurélie Trouvé, aurait pu enquêter sur les aides publiques aux entreprises et la commission aux affaires culturelles avait lancé la commission d'enquête sur Betaram. Désormais, ces deux commissions sont présidées par des alliés du pouvoir.

Pas d'enquête sur l'argent des grands patrons et plus d'enquête qui gêneraient un premier ministre. Tout cela sera savamment étouffé. Charles Decourson, esprit indépendant et rigoureux, a été remplacé dans ses fonctions de rapporteur général du budget par un LR proche de Nicolas Sarkozy et prenant un rapprochement fort avec Emmanuel Macron.

Bref, un laquet de l'exécutif. Tout ça montre bien que de plus en plus les blocs d'extrême centre et d'extrême droite préfèrent travailler ensemble que subir la gauche. Mieux vaut Hitler que le Front populaire.

Pendant ce temps, l'extrême droite se normalise et on craint fort que dans un futur, pas si éloigné que ça, une coalition réactionnaire incluant le RN soit amené à prendre le pouvoir comme Hitler l'a fait en Allemagne le 30 janvier 33 pour les conséquences que l'on connaît. On a appris que le cornu aurait menti sur son CV. Il n'aurait pas validé son master 2 en droit public de la prestigieuse université Paris 2, Panthéon Assass.

Alors, est-ce que c'est très grave de n'avoir pas de master 2 en droit public ? Non, c'est même probablement un bon point pour lui. Mais avoir fait ses études dans une fac aussi réa qu' cassas, c'est plutôt ça qui est l'ai et d'avoir menti l'aide est menteuse.

Ce qui est gênant dans cette histoire, c'est qu'il ment sur son CV depuis des années. Donc bon, on a affaire à un éème macroniste mytho qui essaie encore une fois d'enfumer le PS pour s'assurer du retour toujours plus triomphal de la droite au pouvoir. Rien de très original.

Et en parlant de retour de la droite, on est sûr que vous l'attendiez. Désormais élu à l'Assemblée nationale. Je reste au service de notre pays.

Michel Barnier est revenu parachuté dans la seconde circonscription de Paris. Il l'a remporté avec plus de 60 % des voix. Derrière cette exhumation en grande pompe se trouve la stratégie présidentielle des LR.

Il médiatise une équipe d'élélu, une sorte de mini gouvernement pour la campagne présidentielle. Mais pour avoir de bonnes raisons d'aller monopoliser les médias, il faut des postes et des sièges. À la place où je me trouve désormais, loyal et libre dans ma famille politique, je resterai soucieux de renforcer le travail en commun avec toutes les formations politiques responsables.

Responsable, ça veut dire pas de gauche, hein. Et on voit bien ce que l'investiture de Barnier est venu réaliser. Jusque là, Barnier, c'était un loser, un soi-disant diplomate, négociateur, tacticien de génie mais qui avait tenu à peine 3 mois et avait fait moins bien que Bairou.

Baou, maintenant c'est plus pareil. C'est un député très bien élu qui va pouvoir se battre pour représenter les républicains à l'Assemblée nationale et parler de sérieux, budgétaires et politique. Enfin, les trucs de gens de droite quoi.

Et en parlant de gens de droite, le maire de Nice, Christian Estros a annoncé vouloir nommer le futur parvis de l'hôtel des polices municipales et nationales de sa ville. Déjà, rien que ça, ça se pose là. Eh bien ce parvi d'hôtel bien de droite, il veut l'appeler le parvi Nicolas SarkoZi.

On aurait voulu l'inventer qu'on a'urait pas pu. Sarkozy est multicondamné pour des faits commis grâce ou à l'occasion de ses fonctions dans plusieurs dossiers distincts et on lui offre un parv. Donc en résumé, les idoles de la droite aujourd'hui c'est Pétin pour les extrémistes et Sarco pour les autres extrémistes.

Ah c'est sûr qu'à gauche nos idoles font petits joueurs hein. Jor Bloom et le réseau manouchiant. Tout ça c'est des train de saves avec un manque de panage total.

Où sont les escrocus de première catégorie ? Les brigands de grand chemin, les crapules de la pire espèce. C'est manifestement une chasse gardée pour la droite.

On se demande même si cette condamnation n'est pas perçue comme un badge d'honneur. Vous dites tout doit être soumis au droit. Et bien dans la vie, tout n'est pas soumis au droit.

La raison d'État n'est pas soumise au droit. Et si elle s'il y a plus de raison d'état, croyez-moi, il y aura plus d'état, plus d'état de droit et plus de droit du tout. Pardon, c'est le toutvenant des relations entre états.

C'està-dire que vous allez voir des gens qui sont pas fréquentables. C'est bourré de de de d'intermédiaire douteux et cetera. Donc ça ne suffit pas de dire ils ont rencontré quelqu'un qui est absolument horrible.

C'est ça. Ça ne veut rien dire quant à la conversation ou à l'objet de leur visite. Organiser un réseau délinquant pour dissimuler l'origine de fonds dont on suppose qu'ils ont servi à la campagne présidentielle, ce serait, selon un proche collaborateur de Nicolas Sarkozi, la raison d'État.

Marine Le Pen a sa nouvelle défense toute trouvé. Et en parlant d'extrême droite multicondamné pour des infractions financières, on va se tourner du côté de l'Amérique Trumpiste, une fois n'est pas coutume. À minuit et 1 minute, le mercredi 1er octobre 2025, l'État fédéral américain est entré en shutdown.

Concrètement, l'État fédéral n'a plus de budget et l'exécutif ne peut rien dépenser. L'essentiel des fonctionnaires sont mises en disponibilité, cessent de travailler et sont privés de salaire. Ce démantellement est massif.

La plupart des branches gouvernementales s'arrêtent. Parcs fédéraux et écoles publiques ferment. Transports aérien et ferroviaires ralentissent.

Seul quelques missions essentielles à volume réduit. Sécurité nationale, urgence, opération militaire continue. Pourquoi en est-on là ?

Parce que la loi budgétaire votée en mars n'assuré un financement que jusqu'au 30 septembre. Or, aucune loi supplétive n'a été adoptée avant minuit. Ce blocage s'explique par plusieurs facteurs.

D'abord, un facteur institutionnel. Si les deux chambres du Congrès sont favorables à Trump, le Sénat a toujours exigé une super majorité de 60 %. ce qui a permis aux démocrates de bloquer ce processus.

Alors évidemment, cette situation est démocratiquement problématique, mais les Républicains ont fait un usage tout à fait débridé et sauvage de ce pouvoir de blocage lors de la présidence Biden. Ils sont donc très mal placés pour en critiquer le principe. Mais au cœur de ce conflit, il y a la volonté de Trump de sabrer les budgets sociaux et réduire drastiquement les impôts, de combler le déficit creusé par les cadeaux fiscaux au plus riches en coupant dans la sécurité sociale et les aides médicales.

Tiens tiens tiens. Les démocrates élus pour défendre ce qui reste de l'État social s'y opposent fermement. Alors, quelle perspective ?

Le shutdown risque de durer. Aucun camp n' intérêt à céder. Trump cultive l'image de l'homme qui impose son compromis.

C'est son fameux Art of the Deal tandis que les démocrates n'ont aucune raison structurelle de plier. Jusqu'à récemment, certains de leurs sénateurs venaient d'état républicains et cherchaient des compromis. Désormais, ils sont concentrés dans des bastions démocrates avec un électorat qui exige une opposition frontale au trumpisme.

En outre, il reproche à Trump d'ignorer les lois budgétaires et d'imposer son propre budget. Comme l'a résumé le chef démocrate au Sénat, à quoi bon négocie un accord transpartisan si c'est pour que le président et le parti républicain défassent tout ensuite à leur guise. Mais d'un autre côté, une franche plus radicale de démocrates souhaite lever le blocage pour laisser Trump démanteler l'état social qui bénéficie très largement aux populations paupérisées qui ont massivement voté pour lui.

La situation était explosive et on continuera à suivre ça de près. Cet impasse évoque la situation française. C'est le scénario catastrophe qu'agitaient les macronistes face au rejet du 493 de Barnier.

Si était joué la même logique. Les conservateurs menacent de faire sauter le système s'ils n'obtiennent pas tout ce qu'ils veulent. Et quand ils concèdent, c'est pour reprendre aussitôt.

Trump procède ainsi aux États-Unis. En France, les Macronistes aussi. On voit donc à quel point la droite utilise des techniques politiques agressives.

Les LR qui se présentent comme un parti de la stabilité menace encore de censurer si le gouvernement concède au PS. Donc ça veut dire que si Sébastien Lecornu cède à certaines demandes des socialistes, ce sera sans vous, ce sera sans les alert. On l'a dit clairement, ça fait partie de la feuille de route sur lequel on échange.

Bref, quand la droite menace et joue au chantage, ce serait l'expression d'intérêt légitime. Mais quand la gauche demande quelques concessions, elle est accusée de causer le chaos pour extorquer la France entière et financer le train de vie de luxe des assistés. Le piège qui se dresse devant nous est grossier tant il est connu et a été répété.

La droite simule des négociations pour poursuivre sa politique mortifère. C'est le cas aux États-Unis et c'est pareil en France. [Musique] Une fois n'est pas coutume, on va se changer les idées et parler de télévision publique.

Vous savez, celle payé par nos impôts et qui passent son temps à nous cracher dessus. Ben monsieur, bonsoir. Voici les titres.

Ah ! Alors, on va parler de quelque chose de positif. Encore une fois, une nouveauté.

France TV a fait une expérimentation dite de Slow TV. Pour résumer, ils ont mis des caméras en forêt de Rambouillet et ont diffusé 24 heures sur 24, sept jours sur SE pendant 3 semaines, ce qui s'y passait en direct. Ça s'appelle le bram du ser et c'est magnifique. dans nos vies qui vont trop vite saturer d'incessantes agressions publicitaires et informationnelles, c'est retrouver le temps de s'arrêter, de souffler, de contempler une part de monde comme si on n'y était pas, comme si on était une petite souris qui regardait la vispère, comme si on pouvait suspendre un instant notre inhumaine humanité.

Il n'y a rien à chercher, rien à poursuivre, rien à produire et rien à consommer. Il suffit de regarder et de laisser la vie se faire. On vous invite vivement à jeter un coup d'œil à cette expérience télévisuelle nouvelle pour la France et même si elle trouve ses racines dans Sleep Dandy Warol ou encore dans la télévision norvégienne avec le trajet en train entre Bergen et Oslo en 2009.

Cette expérience est inédite en France à l'international. Financé intégralement par la télévision publique, elle explose les records de durée avec ses 504 heures de diffusion. Pour une fois, la télé pubbique fait quelque chose de différent pour nous.

Voilà pour cette fois. On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire qui s'annonce brûlante. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous.

Et en attendant la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante. Adopter le rythme de la nature. Son secret, c'est la patience.

Ralph Wo Emerson.