L'édito de Thomas Bonnet : «Bloc central : après Emmanuel Macron, le déluge»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, l'été approche, les jours rallongent, tout comme la liste des candidats potentiels dans le bloc central. Hier, c'est Gérald Armanin qui a laissé entendre qu'il pourrait lui-même être candidat inchallah pour reprendre sa formule. Le ministre de la justice dresse un bilan peu reluisant de la situation politique au sein de son propre camp.
Écoutez-le. Euh, il y a beaucoup de candidats et il y a peu d'idées. C'est un peu inquiétant.
Donc, vous savez que j'ai essayé comme d'autres, j'essaie encore d'expliquer qu'il faut un seul candidat. Ouais aujourd'hui je pense que tour c'est Mélenchon contreadie et je pense qu'il faut com on dit dans le nord et Tourcoin boucher à pour pas le voir et faute de trouver chez les autres les idées qu'il portent Gérald Darmanin pourrait donc tenter sa chance afin d'incarner une ligne golie sociale qui n'existe pas vraiment aujourd'hui dans sa famille politique. Cette sortie de Gérald Armanain montre qu'aucun candidat s'impose naturellement.
Il y a au moins deux candidats qui devraient se faire face dans le bloc central. Je parle évidemment d'Edouard Philippe et de Gabriel Atal. Le maire du Havre pensait sûrement que sa réélection lui servirait de rampe de lancement pour plier le match, mais les sondages montrent au contraire un ralentissement de sa dynamique.
Gabriel Atal, lui, n'est pas encore officiellement candidat, mais dans son entourage, on espère à l'inverse que l'été sera propice à un élan qui permettrait au patron du parti Renaissance de doubler Édouard Philippe. Les deux hommes semblent s'être mis d'accord sur un principe de réalité sondagière qui devra trancher le duel au début de l'année 2027. Mais c'est oublié que le duel pourrait en fait se transformer en mêlée dans laquelle certains semblent prêts à foncer la tête.
La première. Outre Gérald Armanin, d'autres personnalités centristes nourrissent une ambitionséenne. Yelle Bron Pivet, Aurore Berger, Ellisabeth Borne pourrait vouloir se lancer sans oublier Xavier Bertrand, éternel candidat, Michel Barnier, revanchard ou même le Paris Jean Castex dont le nom circule dans la Macronie ces dernières semaines.
Sans primaire, hypothèse qui s'éloigne de jour en jour, il n'est pas exclu qu'il y ait plusieurs de ces noms sur la ligne de départ au printemps 2027. Bref, les candidats ne manquent pas. l'élection d'Emmanuel Macron ayant créé une jurisprudence du tout est possible.
Emmanuel Macron, justement dont le bilan risque de peser lourd sur n'importe lequel de ses candidats. C'est l'éléphant au milieu de l'isoloire. Comment espérer gagner en devant assumer le bilan des 10 dernières années ?
Tous ceux qui ont approché le président de la République seront irradiés d'une partie de ces échecs. Les candidats auront beau expliqué qu'ils feront demain tout différemment. Leurs adversaires auront beau jeu de leur rappeler leur propre responsabilité dans la situation du pays.
Le dégagisme semble en fait aujourd'hui le réel favori de l'élection présidentielle. Reste à savoir si il favorisera plutôt la gauche ou plutôt la droite de l'échiqué politique. Alors du côté de la Macronie, on espère encore mobiliser sur l'idée du rempart contre les extrêmes.
Pas sûr que la tactique fonctionne cette fois-ci parce que par définition pour être le rempart, il faut être qualifié au second tour, ce qui est loin d'être fait à l'heure où on se parle.
Emmanuel Macron