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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 17 septembre 2023 88 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsLogementSantéSolidarités & famille

Inflation, climat : quels choix budgétaires pour la France ? | Fête de l'Humanité

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 44 %Défensif 17 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Chiffre
    « depuis une vingtaine d'années en chiffres de valeur absolue les dépenses publiques ont augmenté bon le nombre de fonctionnaires a augmenté on est passé de de 4,8 à 5,4 millions de fonctionnaires »
  • 4:00Chiffre
    « en 2000 en 2006 les fonctionnaires représentaient 16,3% de la population active aujourd'hui il représente 14,6% de la population active »
  • 4:30Chiffre
    « les salaires du privé ont augmenté de 13 % alors que les revenus des fonctionnaires les salaires des fonctionnaires ont baissé de 0,9% »
  • 7:00Chiffre
    « deux entre 2016 et 2021 on est passé de 42 milliards à 38 milliards de dépenses publiques pour le logement moins 10 milliards »
  • 7:30Chiffre
    « la baisse du 9 a baissé de 40% des trimestre ce qui est absolument inédit »
  • 8:30Chiffre
    « 75 000 hôpitaux fermés en 10 ans »
  • 10:30Chiffre
    « 3,2 millions de logements vacants dans notre pays »
  • 14:00Chiffre
    « un tiers de nos concitoyens ne peut plus avoir trois repas par jour »
  • 16:00Chiffre
    « entre aujourd'hui et janvier 2022 on a eu plus 25% sur les prix alimentaires »
  • 19:00Chiffre
    « Pisani ferry estime qu'il faudrait 37 milliards en plus de dépenses publiques rien que par l'État pour amorcer la pompe »
  • 21:00Chiffre
    « les 75 plus riches de nos concitoyens les milliardaires pour les vitres payent en gros 0,01% d'impôt sur le revenu »
  • 22:00Chiffre
    « si on prenait ses 75 plus riches et qu'on leur a appliqué à leurs revenus ne serait-ce que le barème du taux de l'impôt sur le revenu ça rapporterait 13 milliards dans les caisses de l'État »
  • 1:00Chiffre
    « il faut 60 milliards d'euros pour la transition écologique et il faut amorcer la pompe »
  • 4:00Chiffre
    « la part des revenus consacrés au loyer aujourd'hui c'est au 28% »
  • 6:00Promesse
    « il faut une indexation des salaires sur l'inflation »
  • 7:00Fait
    « dans les années 70 il y avait 14% d'inflation dans ce pays »
  • 9:00Promesse
    « personne ne devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté dans ce pays »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien bonjour à toutes et à tous pour parler en cette journée dominicale et surtout aussi tôt du budget de prime abord comme ça c'est pas forcément toujours un sujet qui attire les foules pourtant c'est un sujet évidemment fondamental ne serait-ce que parce que il a il arrive on va commencer la discussion budgétaire début octobre et qu'il quelque part sa présentation et le moment où il arrive est au centre finalement de tous les débats que nous pouvons avoir par ailleurs donc là l'idée c'est de débattre de ce budget en lien avec deux sujets évidemment majeurs le premier c'est la question de l'inflation qui dit inflation dit pouvoir d'achat et puis d'un pouvoir d'achat qui touche à peu près tous les sujets tous les domaines de la vie quotidienne des Français on va en discuter et puis le deuxième c'est la question de la bifurcation écologique de la dégradation de l'environnement qui théoriquement devrait être au centre de ce budget on va voir ce qu'il en est donc là on est ensemble jusqu'à 12h30 j'ai avec moi Jean-Baptiste Hérault qui est le porte-parole de droit logement à la droite et de Jocelyne Dubois ce court-catholique à ma gauche qui vont intervenir également ainsi que moi sur le sujet donc je vais introduire cette discussion pour justement à peu présenter à la fois les les enjeux de cette discussion budgétaire et la situation où nous en sommes et puis après je donnerai la parole à Jean-Baptiste et la parole à Jocelyne et puis on vous donnera évidemment la parole pour réagir bon là je vous recommencé par un document qui est sorti il y a deux trois jours qui est issu d'un collectif qui s'appelle nos services publics il est sorti le 14 septembre alors c'est un collectif j'ai pas été regardé dans le détail pour tout vous dire mais je sais qu'il y a des gens qui sont haut fonctionnaires des gens qui sortent des économistes et autres pas spécialement et même pas du tout j'ai cru comprendre du côté des insoumis ce qui donne on va dire encore plus de valeur non pas aux documents n'ont pas que les documents qui sont les insoumis n'en n'ont pas mais je veux dire dans le dans le débat public du coup ils sont pas ils peuvent pas être soupçonnés d'être partisan par rapport à ce qu'ils expliquent et en gros leur constat c'est de dire que depuis une vingtaine d'années en chiffres de valeur absolue les dépenses publiques ont augmenté bon le nombre de fonctionnaires a augmenté on est passé de de 4,8 à 5,4 millions de fonctionnaires les budgets eux-mêmes ont augmenté et donc ils partent ils partent du constat premier que sans arrêt le gouvernement qu'une île gouvernement c'est de quoi vous plaignez vous parce que en fait la dépense publique de cesse pas d'augmenter sauf que tout de suite ils regardent évidemment ce qui est nécessaire c'est-à-dire dans le même temps quelles sont les besoins des Français bien c'est à dire à quel niveau vu la population augmente vu que il y a des besoins en termes de santé de logement d'éducation etc etc est-ce que l'augmentation de ces budgets de dépenses publiques à correspondu à l'augmentation du besoin des Français dans différents sujets et là tout de suite ils expliquent avec des arguments à la clé des chiffres que ce n'est pas le cas c'est-à-dire qu'il y a eu un décrochage depuis 20 ans très clair très évident entre cette augmentation des dépenses publiques et ce qu'il aurait en réalité fallu faire ne cesse ne serait-ce que pour préserver le service public tel qu'il était il y a une vingtaine d'années où les différents budgets de l'État dans les domaines dont nous allons parler aujourd'hui donc ça se constat là moi il me va bien parce qu'il se trouve que avec la nupesse il y a maintenant un an nous avons fait un contre-budget et qui partait de l'idée que il fallait partir des besoins des gens et non pas partir des recettes des dépenses qu'on a acceptait de faire et le fait que se collectif détermine que bien évidemment ses besoins ne sont pas ils ont pas remplis me semble est une bonne clé d'entrée dans le débat que nous avons aujourd'hui alors par exemple pour vous donner une idée il donne des chiffres ils expliquent que certes il y a une augmentation de fonctionnaires n'empêche en 2000 en 2006 les fonctionnaires représentaient 16,3% de la population active aujourd'hui il représente 14,6% de la population active et de la même manière qui renvoie des fois l'attractivité de certains métiers de la fonction publique dans le même temps les salaires du privé ont augmenté de 13 % alors que les revenus des fonctionnaires les salaires des fonctionnaires ont baissé de 0,9% par rapport au niveau au niveau de vie donc ces constats leur permet de dire une deuxième chose qui est évidemment importante et qu'on voit sans arrêt c'est qu'à partir du moment où le service public la fonction publique tout ça diminue par rapport à une par rapport à des dépenses en termes de dépenses publiques et bien le privé s'engouffre quelque part pour remplir ce rôle bon il le fait différentes manières alors il le fait par exemple il y a un domaine que vous connaissez bien c'est l'école privée là c'est très lisse c'est-à-dire que moi je regarde dans Seine-Saint-Denis vous avez une baisse des effectifs dans le public vous avez une augmentation des effectifs dans le privé et comme c'est des privés sous contrat c'est c'est l'argent public qui en partie finance l'école privée on voit bien là là c'est c'est dire c'est très lisible au domaine trélisible c'est la question des cliniques vis-à-vis des hôpitaux c'est à dire qu'on a baissé progressivement les budgets dispopitaux j'y revenir et dans le même temps on a j'allais dire supporter fait la publicité pour les cliniques en général en laissant aux hôpitaux tous les soins qui coûtent trop cher et qui sont pas rentables et puis en donnant aux clinique tous les soins qui coûtent cher et qui sont très rentables pour pour le privé mais des fois ça prend d'autres aspects ça prend deux aspects prendre de niche fiscales c'est-à-dire que vous faites des cadeaux fiscaux qui sont donc des dépenses publiques évidemment les dépenses fiscales c'est des impôts à partir du moment où vous mettez des impôts que vous faites des cadeaux fiscaux bah c'est des dépenses dépenses publiques et vous les faites pour certains secteurs en espérant que ça va permettre de régler les problèmes de tel ou tel secteur bon c'est vrai aussi les subventions aux entreprises sans contrepartie c'est vrai aussi des exonérations donc tout ça pour vous dire que vous avez une façon à un moment donné d'avoir des dépenses publiques qui en réalité favorisent le privé le privé lui-même qui n'a pas de conditions et de contrepartie et qui donc ne l'utilisent pas forcément tel qu'il devrait tel qu'il est escompté qu'il l'utilisent les niches fiscales de ce point de vue là notamment dans le logement n'en parlera c'est typique c'est typique de d'une politique qui a supplée au fur et à mesure les politiques publiques la deuxième chose qu'on constate c'est que ces dégradations du service public qu'on a subi depuis 20 ans elle devient encore plus insupportable quand il y a un retournement de la conjoncture économique autrement dit quand vous avez une augmentation de l'inflation comme nous le vivons aujourd'hui qui fait qui clôt une période qui franchement est assez inédite dans l'histoire il y a eu il y a eu peu de période dans l'histoire où l'inflation était à 1% où les taux d'intérêt étaient extrêmement faibles bon à partir du moment où vous avez l'inflation qui augmente qui grève le pouvoir d'achat puisque les salaires ne suivent pas que vous avez des qui augmente là je sais pas si vous avez vu mais la Banque centrale européenne vient décider d'augmenter les taux d'intérêt à 4% avec comme directrice le fait que garder en gros une monnaie forte mais que ça va se faire au détriment de l'activité économique bon bah c'est ce que je vous ce que je vous donne comme constat c'est à dire cette baisse globale des dépenses publiques de l'intervention de l'État est encore plus violent évidemment pour nos concitoyens qui là pour le coup se retrouvent encore plus en difficulté bien là-dessus qu'est-ce qu'on constate bon dans ce que propose sur les sujets sur lesquels le propose le gouvernement c'est que d'abord dans le prochain budget les baisses de dépenses publiques qu'il veut faire vont toucher d'avoir ce qu'il appelle le bouclier énergétique c'est-à-dire que c'est principalement là-dessus qui va faire des des baisses dépenses publiques vous savez que il avait engagé une certaine une certaine plusieurs milliards pour faire en sorte que la facture électricité soit un peu moins violente pour les Français de manière à mon avis qui n'était pas la bonne mais avec des chèques ristournent etc mais il y avait quand même plusieurs milliards qui avaient été engagés là cette fois-ci cette année il compte faire en sorte que la plupart des baisses des dépenses publiques passent par le fait d'en finir avec cette baisse la fin de ce bouclier énergétique alors je vous le dis en passant c'est que tout ça va va vite se poser problème parce que dans le même temps on apprend que cette année ce dernier trimestre l'inflation était plus forte que prévu elle a été de 4,8% et aller notamment supporté par l'augmentation de l'énergie et je sais pas si vous avez vu que l'instance de régulation l'énergie annonce qu'il faudrait en réalité 15 à 20% d'augmentation de l'énergie là-dessus le maire a dit non non pas touche parce que évidemment c'est un c'est un sujet qui est explosif donc on voit bien que là on a quelque chose qui pourrait vite être poussé les contradictions du gouvernement la deuxième le deuxième constat qu'on voit dans dans cette question c'est la paupérisation alors la paupérisation elle se voit à travers les fils d'étudiants pour tout simplement manger dans les universités elle se voit sur le l'alerte donnée là par la restaurant du coeur disant qu'ils y arrivent plus je pense que le Secours Catholique nous dira la même chose dans quelques instants bon donc dans le fait que en gros on a de plus en plus de millions de nos concitoyens qui ne peuvent plus se nourrir qui ne peuvent plus en tout cas faire trois repas par jour c'est l'étude qui a été qui est sorti je crois de il y a quelques jours qui explique que un tiers de nos concitoyens ne peut plus avoir trois repas par jour et ce dans la sixième puissance économique au monde c'est la question du logement la question logement qui à mon avis c'est la raison que laquelle on a tenu à voir Jean-Baptiste Hérault avec nous va être la bombe sociale qui déjà en réalité explose mais qui est sous-jacente parce que dans le logement les gens se mobilisent pas peut-être ou de manière aussi massive que des salariés qui sont attaqués sur leurs revenus mais n'empêche la question du logement dans ce pays est en train d'exploser totalement avec un chiffre clair c'est que deux entre 2016 et 2021 on est passé de 42 milliards à 38 milliards de dépenses publiques pour le logement moins 10 milliards et que dans le même temps non seulement il y a eu du coup une baisse historique de construction des logements sociaux mais qu'en plus du fait d'augmentation des taux d'intérêt la baisse du 9 a baissé de 40% des trimestre ce qui est absolument inédit et qui fait que par la boucle est bouclés c'est-à-dire qu'on se retrouve avec des gens qui peuvent encore moins qu'avant et de manière plus massive et touchant même des classes des classes populaires des classes sociales qui jusqu'à maintenant arrivaient à peu près à se débrouiller qu'il les touche dans simplement le fait d'avoir un toit toi sur au dessus de leur tête bon il y a la question de la santé évidemment 75 000 hôpitaux fermés en 10 ans et qui là quelque part fait tout simplement est clair une politique qui est qui est au cœur finalement de du de ce que je vous ai décrit depuis tout à l'heure c'est-à-dire d'une politique qui a consisté à regarder d'abord ce qu'on voulait mettre en terme de recettes et puis après on adapte les besoins c'est-à-dire que 95 on a institué l'ONDAM Londres c'est ce qui permet de voter à l'Assemblée de voter un budget sur la santé avant ça n'existait pas avance des brouillait on disait bon il y a tant de besoins donc on va relever les cotisations enfin il y avait différents sujets là depuis qu'il y a l'ONDAM on fait l'inverse c'est-à-dire on dit on accepte de dépenser tant d'argent pour la santé et évidemment dans la logique de stérilité libérale c'est de moins en moins d'argent et puis à partir de là bah on se débrouille comme on peut pas le bilan on connaît c'est une situation catastrophique dans les hôpitaux privés notamment les urgence puisque il y a maintenant 120 services d'urgence qui sont en détresse dans le pays et notamment récemment à Carhaix de manière évidente c'est l'éducation bon chacun aura compris que au-delà du au-delà du côté de l'aspect discriminal discriminatoire et scandaleux de l'histoire de la Baya la Baya a été mise dans le débat public pour cacher la rentrée la plus catastrophique depuis des années dans l'éducation nationale avec 3000 postes qui est vacants qui n'ont pas trouvé preneur tellement le métier d'enseignant est attractif avec 2000 fermetures de classe cette année qui fait suite à 7900 postes de suppression dans les collèges et lycées depuis 2017 et puis enfin le sujet qui devrait être le sujet fondamental qui est la question de l'environnement où le constat est à peu près partagé maintenant par tout le monde c'est-à-dire que ce que ce que disait parents de France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans la dernière campagne présidentielle à savoir que il fallait le long ballon 60 à 70 milliards d'investissements en plus pour la bifurcation écologique ne serait-ce que pour respecter l'idée d'avoir une neutralité carbone en 2050 ce constat-là plus personne ne le conteste là il y a eu un rapport qui a été fait par un ancien économiste qui est un ancien soutien de Macron pisaniferi qui dit qui chiffre à 64 milliards le besoin en plus financier pour la transition écologique donc quand vous parlez au gouvernement il vous dit oui c'est vrai il faut cet argent sauf que là cette année alors que Pisani ferry estime qu'il faudrait 37 milliards en plus de dépenses publiques rien que par l'État pour amorcer la pompe et permettre qui est à la fin 60 milliards en comptant sur ce que ça va produire comme effet bon le gouvernement met 7 milliards sur la table et encore dans les 7 milliards sur la table il faudra aller creuser parce que vous apercevez qu'il y a des niches fiscales qui qui sont dont on peut douter du caractère du caractère environnemental donc ils ne sont pas j'allais dire qui ne sont pas à l'heure sur cette question fondamentale et pour conclure je voudrais dire que je pense que le gouvernement est aujourd'hui dans une contradiction absolument terrible il est dans une contradiction terrible qui explique d'ailleurs les les je veux dire les changements de pied depuis quelques temps par rapport à la politique annoncée globalement il nous disent bon le l'objectif numéro un c'est de réduire les déficits c'est à dire c'est d'obéir à la fameuse règle d'or de Bruxelles les 3% de déficit moi même si c'est possible après évidemment une explosion des déficits du à l'augmentation de la dette du au covid bon c'est le fameux le quoiqu'il en coûte et derrière nous donc ils disent il faut revenir à moins de 3% de déficit ils annoncent 2,7%, c'est leur objectif en 2027 donc qui dit moins de déficit dit nécessairement le fait que vous dépensez moins ou que vous avez plus de recettes deuxième chose qui nous international l'an prochain est annoncé mauvaise l'Allemagne étant récession la Chine elle-même est en train de diminuer donc le gouvernement admet lui-même que la croissance l'an prochain ça devrait fléchir encore donc exit le côté on va dire argent magique qui arrive par la croissance etc deuxième solution c'est baisser les dépenses publiques et là on en revient au débat alors là bon ils ont annoncé au départ une baisse de 15 milliards sauf que là aussi ils sont rattrapés par la réalité parce que quand je vous donne la situation je vous décris tout à l'heure et qui admettent de crise dans le logement de problématiques alimentaires pour une grande partie de nos concitoyens etc etc c'est dépenses là même si vous êtes un néolibéral Bontin bah vous avez du mal à aller les chercher donc pour l'instant par exemple sur budget en dehors de la fin du bouclier énergétique ils ont toutes les difficultés pour pour j'allais dire les chercher donc ils sont dans une contradiction ils sont dans une contradiction et par exemple ils ont annoncé que la prochaine baisse d'impôts qu'ils avaient programmer sur un impôt de production je vous passe les détails qui s'appelle la CVAE ils vont la rapporter le reporter bon alors soi-disant c'était une façon de relancer l'activité économique ils y croient tellement que ils vont reporter cette mesure bon et de même il commence à admettre quelque chose quand on leur met sous le nez c'est le fait que peut-être qu'effectivement il y a de l'argent à aller chercher chez les plus riches alors ça c'est nouveau moi l'autre jour j'étais en face de Bruno Le Maire j'ai dit écoutez il y a quand même un problème parce que une étude récente de l'Institut des politiques publiques faites avec Bercy explique par exemple que les 75 plus riches de nos concitoyens les milliardaires pour les vitres payent en gros 0,01% d'impôt sur le revenu et que si on regarde le revenu professionnel sur lequel ils ont très largement basculé en tous à leur fait un taux d'imposition à 25%, 25% à mettre en rapport avec le taux d'imposition des 10% les plus riches qui est d'environ 45%. quand vous leur dites ça quand vous leur dites bah vous avez des gens qui gagnent des milliards et qui sont imposés bien moins que la moyenne des Français ils vous disent oui là c'est vrai que ça commence à être un problème c'est pas seulement un problème de justice fiscal c'est tenez vous bien si on prenait ses 75 plus riches et qu'on leur a appliqué à leurs revenus ne serait-ce que le barème du taux de l'impôt sur le revenu ça rapporterait 13 milliards dans les caisses de l'État bon donc on voit bien qu'on est sur des sommes qui sont conséquentes si vous prenez les 150 plus riches c'est 18 milliards si vous prenez 1% des plus riches c'est 35 milliards 35 milliards par exemple c'est ce qu'il faudrait mettre dans l'investissement écologique donc quand vous leur dites ça ils commencent à être coincé alors le maire nous a dit l'autre jour moi je veux bien l'envisager mais au niveau européen seulement donc à la Saint-Glinglin parce que le temps que tous les pays européens se mettent d'accord sur un barème minimal vous voyez ce que ça ça peut donner mais au moins ils sont en train d'admettre quelque part d'autres logiques et moi je crois que dans ces discussions budgétaires c'est ma conclusion qui avance il va falloir que nous on pousse justement sur ces contradictions alors sur la question de décrocher et je pense qu'il peut y avoir une majorité à l'Assemblée un impôt d'une manière ou d'une autre sur les plus riches de nos capitalistes je le fais en bref mais vous avez compris le problème et puis sur l'autre sujet en dehors de la question de la transition écologique qu'il y a des domaines sur lequel à nouveau l'État doit investir massivement et je pense notamment à la question qui à la question de de tout ce qui est alimentaire à la question du logement à la question de l'éducation à la des questions de la santé où là on voit bien que la question est soulevée je pense qu'on a à l'orée de ce débat budgétaire on a la possibilité d'avancer ce que nous nous disons depuis des années c'est à dire qu'il faut gouverner d'après les besoins je termine juste sur une chose le j'allais dire le chantage de la dette qui nous font en permanence pour ma part j'ai fait un bouquin il y a deux ans qui s'appelle la chez nous la dette on n'en serait pas là s'ils avaient accepté d'annuler la dette covid pourquoi parce que la dette covid c'est la dette qui a été produite pour le covid et c'est d'être là à une caractéristique c'est que pour la première fois la Banque centrale européenne a accepté que la dette ne soit plus soumise au marché mais j'allais dire propriété direct des banques centrales bon même si les banques centrales ont dépendance c'est quand même nous quoi et par exemple 20% de la dette française aujourd'hui est détenu par la Banque de France bien c'est pas la même chose d'annuler une dette que nous détenons nous-mêmes que d'aduler une dette vis-à-vis des marchés et si on avait annulé ces dettes covid à hauteur de 20% bah on voit bien que les situations serait un peu moins compliquée pour l'investissement et puis aussi pour le chantage qui nous font en permanence grâce à la dette sur il faut baisser les dépenses publiques ce qui permet si vous avez bien écouté mon introduction ou privé de rentrer dans tout ce qui est rentable là dedans donc voilà un peu le sujet dans lequel nous sommes vous voyez que à travers la question du budget on touche des questions absolument fondamentales et j'ai parlé du logement je vais donc passer la parole à Jean-Baptiste Hérault porte-parole du dalle pour nous parler de cette question plus précisément [Applaudissements] et bien on a écouté le président de la commission des finances qui est très engagée sur les questions sociales évidemment qui fait un travail de méditant quotidien et donc nous avons souvent l'occasion de rencontrer mais je vais dire peut-être de manière un petit peu plus synthétique il faut aller chercher le fric là où il est et donc bon mais c'est vrai que le débat parlementaire et la commission des finances à un endroit stratégique mais bon malheureusement le rapport de force il n'est pas encore suffisant donc là le sujet il est là aussi comment on se mobilise sur ces questions de la surexploitation en fait de mise en place par le système capitaliste néolibéral on l'appellera comme on voudra d'exploitation des besoins fondamentaux des besoins essentiels donc là le sujet il est là quel rapport de force il y a de rapport de force électorale bien sûr en attendant il y a aussi le rapport de force dans la rue des mobilisations et c'est vrai que la mobilisation c'est la retraite n'a pas porté ses fruits et peut amener un certain découragement voilà donc il faut il faut agir contre justement cette situation et se dire que il y a des possibilités de mobilisation potentielle alors maintenant je vais amener quelques chiffres puisque bon il en faut sinon je j'avoue que un côté d'Eric bon pour quand même que j'en avais une quelques-uns et donc recette fiscale dans le domaine du logement donc évolution je lis mon petit papier 2011 62 milliards de recettes dans le secteur du logement 2021 89 milliards de recettes dans le domaine du logement c'est marrant ça coïncide avec la hausse des prix de l'immobilier la hausse des loyers la hausse des prix du foncier tout ça il y a un truc qui se passe là et puis dépenses à 43 milliards de dépenses en 2011 38 milliards de dépenses en 2021 à mesure que les prix de l'immobilier monte que les recettes fiscales augmentent dans le champ du logement les dépenses en matière de logement baisse c'est extraordinaire non c'est des cons du logement oh c'est un truc officiel voilà c'est marqué en toutes lettres il y a pas 2022 parce que j'ai pas le temps de regarder mais on est à peu près dans cette tendance là il y a un petit ralentissement alors aujourd'hui évidemment tous les milieux de l'immobilier on les trouille parce que les prix de l'immobilier sont tellement montés qu'ils se demandent quand ils arrivent plus à vendre même les loyers alors bon il y a encore des endroits mais ça commence à s'inquiéter et les bailleurs privés je parle des bailleurs privés qui piétine globalement allègrement les lois et les droits des locataires qui ont été acquis au fil des luttes c'est 30 dernières années c'est à peu près ça donc qui piétine à qui fraude allègrement les droits des locataires oh on peut parler de l'encadrement des loyers on peut parler on peut parler du gel des loyers à la relocation qui a entendu parler de ça depuis 2012 les loyers sont gelés dans les zones tendues au changement du locataire ça existe pas le bailleur il s'en fout lui relou son logement au prix du marché enfin des copains ce que les agents immobiliers lui ont dit que c'était etc parce que le locataire quand il arrive il connaît pas le locataire précédent et quand bien même il le connaîtrait est-ce qu'il irait devant le juge pour l'attaquer c'est la pression en fait exercer aujourd'hui sur les locataires dans le secteur privé et qui amène une bonne partie de la jeunesse à galérer en termes de logements il y a 10 ans on parlait des malgers des familles mal logées donc celle-là elles sont elles sont aux mains des marchands de sommeil de plus en plus dans la rue héberger dans des situations dans des solutions d'hébergement précaires donc il y a eu un déclassement on a on assiste un déclassement des classes populaires des ménages des familles émigrées aux deux régimes immigrés etc qui sont assez dans des taudis dégueulasses et qui sont remplacés aujourd'hui par les jeunes les étudiants ceux qui arrivent sur le marché du travail c'est ça la réalité c'est la dégradation constante des conditions de des classes populaires et de ceux qui arrivent sur le marché du logement pour soutenir la rente locative pour soutenir les profits tirés de l'immobilier et qui rapportent de l'argent à l'état plus le logement est cher plus ça rapporte du fric mais ça rapporte pas de l'argent qu'à l'état ça rapporte aussi de l'argent aux collectivités territoriales qui mène les politiques d'urbanisme qui organisent les politiques d'urbanistes et donc qui vont produire de l'épuration sociale de l'agentrification comme on dit poliment voilà c'est ça la réalité dans laquelle on est plus le logement cher et plus les recettes fiscales plus il y a de l'argent et on va pouvoir planter des arbres etc parce que bon je vous passe les détails mais enfin en gros c'est un peu ça on change les populations on met des gens qui ont un peu plus d'argent qui vont payer les impôts locaux la taxe foncière les droits de mutation qui augmente etc etc voilà le mécanisme le piège dans lequel on est et Macron lui un mec sympa ouais je vais vous je vais je vais vous exonérer la taxe d'habitation mais qui a demandé l'exonération de la taxe d'habitation c'est un pot qui existe depuis des centaines d'années en gros quoi personne il y a jamais eu de manif pour demander l'exonération de la taxe d'habitation résultat des courses les collectivités locales sont là il faut de l'argent il faut de l'argent il faut de l'argent on a pu la taxe d'habitation oN EST DANS LA MERDE voilà c'est cette logique là dans laquelle on est bon voilà ça c'est nous comme ça qu'on analyse la situation en passant et bien non seulement on soutient au maximum l'investissement locatif les groupes financiers qui investissent aujourd'hui les promoteurs sont un peu dans la NAS parce que il y a une augmentation des taux d'intérêt et puis là bon l'état dit bon c'est bon on va pas suivre on peut on peut plus suivre bon pour les raisons que tu as expliqué économie mais en attendant en attendant les prix sont toujours là donc et on entend depuis la rentrée la petite musique de crise du logement crise du logement est allé promoteurs qui vient dire c'est la crise du logement mais c'est con là ils sont à l'origine de la crise du logement c'est pas la crise du logement qui inquiète aujourd'hui et qui fait parler c'est la crise immobilière c'est les groupes c'est les milieux économiques aujourd'hui qui se disent merde on va plus pouvoir vendre merde on va être obligé de licencier merde on va plus pouvoir construire etc etc parce que les prix du logement sont montés à mesure que les prix du logement sont montés à mesure que les taux d'intérêts ont baissé et d'un coup les taux d'intérêt remontent ça y est on est dans la merde on peut plus emprunter on peut plus prêter on peut plus acheter on peut plus construire et de la Bible voilà la situation mais ça c'est vraiment le fruit de ces politiques du logement de merde et des politiques foncières et des politiques immobilières ont été menées depuis 10 ans mais pas que depuis 10 ans parce que le processus il sait il existe déjà on le sent arrivé nous déjà depuis une bonne vingtaine d'années avec les politiques de régulateur de dérégulation pour commencer il y a 40 ans avec camarade Chirac bon mais aussi depuis une vingtaine d'années dans le processus de la chasse aux pauvres je fais une petite parenthèse sur la question de la chasse aux pauvres c'est enfin plus précisément c'est la chasse à l'habitat de survie l'habitat de survie c'est-à-dire dont je vous ai parlé les mal logique ont plus d'autres solutions que les marchands de sommeil l'hébergement qu'est-ce qu'il y a encore s'entasser dans des hôtels construire une Chabane s'installer dans un bidonville c'est la guerre aujourd'hui c'est la guerre à l'habitat de survie y compris ceux qui vont construire une cabane c'est la lutte anti-cabanisation dans le sud de la France contre l'habitat alternatif ou par alternatif l'habitat de survie en fait l'habitat de survie que l'humanité connaît depuis qu'elle existe on n'a pas attendu on n'a pas attendu les permis de construire pour se construire un abri pour se protéger enfin vous voyez mais là aujourd'hui les collectivités territoriales les municipalités font la chasse au bidonville à l'habitat de survie ça a commencé quand c'est Sarkozy qui a fait ça en 2003 il a lancé la chasse au bidonville il a attaqué les Roms je sais pas si vous avez connu ça a été le premier truc il a ciblé tu vois il a essayé les squats aussi il a pas réussi est arrivé entre temps les réseaux sociaux les fachos et donc vas-y campagne et petit proprio plus 20 ans de politique d'encouragement évidemment à l'investissement locatif le petit proprio tu vois qui a acheté son truc cher et qui doit rembourser etc et puis qu'il a mis pour sa retraite et qui doit compléter sa retraite parce qu'elle est en baisse et donc c'est c'est la lutte entre c'est les intérêts divergents entre le petit propriétaire le petit bailleur quoi quand même le dire je vais quand même pour exploiter autrui faut quand même en avoir un peu l'idée alors peut-être il faut pas très attention au début mais je roule locataire il est un peu du mal à payer son loyer oh merde mon projet à mon machin et le locataire devient l'ennemi principal l'ennemi principal donc il faut se débarrasser et donc il faut justement pour lequel il faut absolument accélérer les procédures d'expulsion donc on dégage les squatteurs alors ceux-là ça fait 40 ans que la droite essaie de le faire bon là ils ont réussi OK ici alliance entre les libéraux les conservateurs et les fachos donc trois ans de prison pour les squatteurs pour les squatteurs expulsions administratives c'est-à-dire sans jugement sur décision immédiat du préfet plus ils en ont rajouté encore au cas où oh il serait pas mis en prison vous serez pas expulsé immédiatement on va quand même leur supprimer tous les délais existants que la loi avait un petit peu aménagé deux fruits des combats d'ailleurs des combats par exemple le lendemain de la Première deuxième guerre mondiale ça avait squatter partout les cathos de gauche squatter à fond les gamelles c'était le mouvement populaire des familles l'abbé Pierre dans les années 50 voilà les mouvements la sortie de 68 avec les mouvements aussi qui les mouvements de 68 issus de 68 d'extrême gauche qui squattaient aussi dans les quartiers etc le dalle aussi etc bon voilà un moyen de lutte et d'interpellation qu'ils ont liquidés qu'ils ont liquidés bon alors c'est peut-être pas définitif et j'espère qu'on reviendra sur le truc on va continuer à se battre là-dessus évidemment on n'a jamais compté autant de logements vacants dans notre pays c'est une évidence c'est une évidence qu'il y a il y a il y a nécessité de mobiliser les logements vacants alors que la loi de réquisition n'est pas appliquée 3,2 millions de logements vacants dans notre pays donc vous voyez la chasse à l'habitat de survie et le squat en fait partie bien sûr et ça va continuer jusqu'où ça va aller euh la mer Estrosi ça sonne là qui qui présidait la commission d'examen de la loi kasbarium qui était à fond pour la règle de Nice là-bas bon moi et on lui a dit mais madame ça sonne dans votre prochaine loi c'est quoi ça va être de criminaliser les sans-abris comme comme en Hongrie avec Oran c'est ça c'est vers ça que vous voulez aller autrement dit on a plus le droit d'aller vivre nulle part sauf à crever sur le trottoir quoi bon des fois on a un hébergement pendant un certain temps voilà ça c'est le schéma et c'est un schéma je le rappelle la rue c'est la mort la Russe c'est la mort c'est 15 ans d'espérance de vie dans des conditions de dégradation de la santé etc on a plus d'autres solutions que le picoler se droguer etc pour survivre c'est un dessert à l'âge moyen de 48 ans 49 ans c'est ça la rue c'est la mort c'est une condamnation à mort avec torture on a rétabli la condamnation à mort avec torture dans notre pays c'est ça la réalité alors qu'il y a des lois qui oblige l'État à héberger toutes les personnes qui sont sans-abri qui oblige qui normalement prévoit aussi de réquisitionner les logements vacants qui prévoit aussi de de mettre en oeuvre le droit au logement opposable pour les personnes qui sont menacées expulsion qui sont sans logis ou qui sont dans des taudis alors que l'État baisse évidemment ces budgets sur la production de logements sociaux et je finir un peu là dessus donc vous avez un peu une idée de ce qui se dessine bon donc il y a deux choses la première chose c'est que l'État aussi ponctionne le logement social il prend du fric dans les caisses du logement social directement c'est à dire l'argent des loyers des locataires allez hop et on va vous en ponctionner je crois qu'on est à 2,2 milliards d'euros un truc dans ce goût là donc direct dans les caisses des bailleurs sociaux on réduit on fait disparaître quasiment les aides à la construction de logements sociaux c'est les aides à la pierre des mers des bouts on va être anglais économiquement les bailleurs sociaux c'est la torture du garrot on les étrangle jusqu'à il nous faut du fric faut aller sur les marchés financiers les marchés financiers vont dire ouais coco c'est bien mais bon avec tous tes logements tu vas en mettre sur le marché etc tu vas les vendre il y a des lois d'ailleurs qui ont été mises en place tu vois subrepticement concrètement et qui permettent en dehors de tout débat sorti des enceintes parlementaires parce que tout le monde s'en fout à part camaraderie exagère non non mais évidemment mais non non mais le débat il sort pas il est pas public c'est ça que je veux dire il a il perd pas et donc les bailleurs sociaux un moment donné de plus en plus ils ont la possibilité de vendre des logements sociaux de vente même bientôt ils vont pouvoir vendre à des groupes financiers vous voyez les choses se préparent clique c'est les cliquets là clac clac les locataires HLM n'éclasses populaires qui vivent en locataire HLM aussi sont menacés aussi ils sont dans l'entonnoir voilà maintenant pour terminer je voudrais dire que néanmoins comme tu l'as dit d'ailleurs très très justement c'est une bombe sociale mais j'irai même plus c'est comment dirais-je c'est une un c'est une implosion sociale ça annonce en l'état ça annonce une implosion sociale c'est à dire par l'intérieur voyez un truc qui marche pas or il faudrait que ce soit une explosion sociale bombe social pour moi ça veut dire explosion sociale ça veut pas dire implosion sociale où chacun se referme dans son truc et va essayer de survivre et trouver une petite solution parce que c'est ça aujourd'hui le système dans lequel on est si on sort pas de cette logique là d'implosion sociale c'est foutu il y en a une partie d'entre vous qui seront dans la rue dans 10 ans voilà c'est comme ça voilà ou qui prendront la place ou qui se logeront dans des logements qui logaient des personnes qui sont mis à la rue vous voyez on est voilà il y a une responsabilité vous avez une responsabilité sur cette question là donc il faut se mobiliser voilà alors après les clés on les a pas encore on sait que le logement il est vécu comme un problème individuel il faut sortir de cette logique là il faut dire c'est un problème collectif il faut baisser les loyers il faut augmenter les APL il faut produire massivement du logement social il faut réquisitionner les logements vacants la charité ça va cinq minutes mais ça suffit pas la charité c'est une cotère sur une jambe de bois ça sert à rien ça sert à rien ça fait juste gagner du temps et ça permet si vous voulez de calmer une partie de la société de l'opinion il faut sortir il faut sortir dans la rue il faut gueuler il faut organiser les comités de quartier je sais pas quoi dans les immeubles comme on fait les Allemands à Berlin il faut se bouger prochainement c'est le 30 septembre donc contre le logement cher pour la baisse des loyers pour la baisse des loyers je précise pour la baisse des loyers et pour la baisse des prix de l'énergie et pour le droit au logement descend stable durable abordable voilà un toit c'est un droit à la lutte continue merci bien vous avez noté 30 septembre et Jean-Baptiste disait une chose évidemment exact c'est à dire que nous on veut pas nous laisser les charité quoi c'est à dire que en gros quand on a un milliardaire comme Arnaud qui dit je vais mettre 10 millions d'euros dans les au resto du coeur et qui en même temps vous l'avez compris paye beaucoup moins d'impôts que la plupart de nos concitoyens la problématique est là et donc c'est la transition que je voulais faire avec Joséphine Dubois qui donc représente ici le Secours catholique dans un moment où les associations ont été au devant de la scène avec notamment j'allais dire le cri des Restos du Coeur sur le fait on y arrive plus tout simplement il y a tellement de gens qui ont y arrivent plus et si on si elle continue comme ça on mettra les clés sous la porte or ce qu'on observe depuis plusieurs années c'est d'ailleurs même tout en baissant leur moyen c'est que le gouvernement compte beaucoup sur ces associations sur des fois des collectifs citoyens qui existent moi j'en ai plein dans ma circonscription qui notamment par exemple ont évité des situations de famine au moment de de la question du covid-19 compte beaucoup là-dessus pour arriver à à la fois non pas réglé les problèmes mais enfin les atténuer qui est simplement le fait que des millions de concitoyens et fins et je signe du bois qui est chargé du prix de Yu au Secours Catholique ça nous intéressait de de vous entendre sur à la fois l'état des lieux et puis en même temps ce que vous proposez vous en tant que Secours Catholique parce que vous avez aussi des propositions donc je vous donne la parole merci Ben Jean-Baptiste nous a beaucoup parlé de logement ce qui a fait vraiment l'actualité en cette rentrée mais la deuxième actualité dont on a beaucoup entendu parler à la rentrée c'est vraiment la question de l'inflation et surtout sur les produits alimentaires on a aussi parlé des fournitures scolaires parce que c'était la rentrée mais vraiment sur les prix alimentaires on est sur un niveau hyper élevé d'inflation qu'on n'avait pas connu depuis très longtemps là entre aujourd'hui et janvier 2022 on a eu plus 25% sur les prix alimentaires c'est énorme c'est énorme et en plus ce qu'on dit pas si souvent que ça mais c'est qu'en fait bon tout le monde mange mais les plus pauvres sont bien plus impactés que d'autres par l'augmentation des prises alimentaires pour trois raisons c'est parce que déjà il dépense une part plus importante de leur budget dans les dans les denrées alimentaires donc ça ça les touches d'autant plus et en énergie aussi on y reviendra peut-être plus tard ils peuvent pas acheter de produits moins chers parce que souvent ils achètent déjà les premiers prix donc ils peuvent pas se reporter sur d'autres types de produits et en plus ils ont pas d'épargne qui leur donneraient un peu de marge de manœuvre dans laquelle il pourrait aller creuser donc voilà pourquoi ça les touches d'autant plus donc pour les personnes qu'on accompagne au Secours Catholique les personnes qu'on accompagne selon notre rapport statistique annuel elles ont un revenu mensuel pour une personne seule de 548 euros c'est la moitié du seuil de pauvreté qui a 1100 euros donc c'est vraiment pas grand chose avec ça on vit pas on survit et les personnes qu'on accueille leur profil c'est souvent des mers isolés ça c'est au moins un tiers des personnes qu'on accueille avec leurs enfants des hommes seuls qui sont au chômage qui sont inactifs souvent qui sont étrangers donc qui n'ont pas le droit au travail et qui sont maintenus dans cette étude station de pauvreté parce qu'ils n'ont pas le droit au travail et des couples avec enfants donc tout ça pour dire que nous ce qu'elle nous partage les personnes qu'on accompagne c'est qu'en fait bon 25% on peut faire des calculs un peu rapides mais elles au quotidien c'est une angoisse c'est comment je vais faire quand je vais aller faire les courses alors que je vais avoir finalement 25 % de mon casier en moins comment je vais faire pour tenir la semaine ça amène à des arbitrages impossibles c'était déjà le cas avant l'inflation avec et encore avant le covid mais ça a été intensifié avec les confinements puisque les personnes qui venaient chez nous elles étaient pas elles n'ont pas forcément bénéficié de chômage partiel elles étaient peut-être pas au chômage ou elles étaient inactive donc elles ont pas eu droit à un certain nombre d'aides ponctuelles qui ont été débloqués et donc ces arbitrages impossibles c'est très concret c'est je vais choisir de payer mon loyer pour pas me retrouver dehors quitte à qui t'a pas mourir tous les jours c'est bon bah je vais aller accepter ce boulot là même si en fait c'est tellement loin de chez moi qu'il faut que je dorme dans ma voiture parce que c'est mieux que rien et c'est bon là il faudrait que je fasse ma demande de d'allocation RSA mais j'ai rien compris au dossier j'ai pas le temps faut déjà que j'aille chercher mon colis alimentaire au resto du coeur ou au Secours populaire ou au Secours catholique et donc on verra ça plus tard alors que la personne aurait droit au RSA donc là c'est vraiment ces arbitrages impossibles que nous partage les personnes et donc on parlait de chiffres parce qu'on est que le président de la commission des finances et les personnes nous disent en fait elles nous disent mais nous on est des mathématiciennes au quotidien on est obligé de faire des calculs de fou d'aller voir les promos de calculer tout le temps à l'euro près sur comment on va se débrouiller sur le mois donc ces arbitrages impossibles il y a une phrase qui est terrible qui nous a été partagée par une personne qui qui agit avec nous elle nous a dit personne ne sait que tu as faim tout le monde sait que tu sens bon donc vous voyez ça traduit un petit peu les arbitrages impossibles un chiffre on a fait un rapport en 2021 donc notre rapport statistique sur spécialisé sur l'alimentation et donc dans les personnes qu'on accompagne on avait 27% des ménages qui ne mangeaient pas pendant une journée entière ou davantage de manière régulière voilà donc une des conséquences visibles de ces constats c'est l'augmentation du recours à l'aide alimentaire c'est un petit peu difficile d'estimer combien de personnes ont recours à l'aide alimentaire en France mais l'Insee aujourd'hui estime entre deux et 4 millions ça fait 3 à 7 % de la population française on se dit en 2023 3 à 7 % de la population française qui a recours à l'aide alimentaire dans un pays qui a un gros producteur d'alimentation de mon niveau agricole on sent qu'il y a quand même un problème là donc il y a eu notamment les Restos du Coeur qui ont alerté parce que ils ont du mal à boucler leur budget parce qu'ils sont obligés d'acheter des dents réalimentaires plus chers parce qu'ils ont une augmentation du nombre de personnes qui viennent chez eux et bon pour en revenir sur cette séquence nous on n'a pas forcément exactement la même position sur le sujet parce qu'on se dit oui évidemment il faut répondre à l'urgence quand des personnes ont faim on va pas leur dire attendez on est en train de réfléchir à des solutions structurelles revenez dans 10 ans normalement ça devrait ça devrait être un peu arrangé évidemment il faut répondre à l'urgence mais on peut pas non plus se dire on va donner toujours plus d'aide pour l'aide alimentaire et avoir 5% 7% 10% de la population française qui va faire la queue aux associations pour récupérer un colis dont on les personnes seront pas trop ce qu'il y aura dedans elles seront peut-être même pas le cuisinées ce sera pas forcément de la bonne qualité donc là cette question de l'aide alimentaire elle est importante parce que on peut pas enfin il faut vraiment réfléchir à comment on organise la réponse à l'urgence mais aussi les mesures structurelles donc à côté de cette urgence sociale évidemment on parle aussi d'urgence climatique bon là il y a personne pour en parler de manière détaillée ce matin mais je pense qu'il y a pas besoin on en entend tous les jours parler tous les jours il y a des scientifiques qui nous rappellent qu'il y a d'autres crises qui sont à venir et qu'il faut dès maintenant intégrer les enjeux de transition écologique dans les décisions qu'on prend alors on arrive déjà pas à répondre à l'urgence sociale c'est vrai que du coup on se dit oh là là comment on va s'y prendre et il y a des gens qui veulent nous faire croire que répondre à l'urgence écologique ça serait incompatible avec leur genre social mais ils seront ils se trompent complètement parce que nous ce qu'on constate c'est que face au réchauffement climatique tout le monde dispose pas des mêmes moyens pour s'adapter et pour anticiper quand vous avez un logement dans lequel il fait trop chaud si vous savez déjà pas comment vous allez manger demain vous allez pas réfléchir à changer votre vitrage ou à refaire l'isolation alors qu'en plus ceux qui disposent ceux qui sont souvent ceux qui ont le moins de moyens pour s'adapter aux changements climatiques c'est aussi souvent ceux qui ont moins contribué au changement climatiques donc ces deux urgences se croisent alors évidemment parfois il y a des frictions ou sur certains sujets on va dire bah oui mais les personnes qui ont des voitures un peu vieilles ça pollue plus donc on va faire des zones affaiblissement pour que les personnes qui vivent dans les villes souffrent moins aussi de la pollution qui qui engendre beaucoup de morts au niveau de la qualité de l'air tous les ans mais en fait répondre à l'urgence sociale et répondre à l'urgence climatique c'est deux crises qui se qui se consolident et qu'il faut prendre en même temps donc nous on sait que le gouvernement travaille beaucoup en ce moment sur la planification écologique on participe aux réunions de concertation et on leur dit attention dans vos dans les solutions que vous allez ou que vous allez mettre en place il faut absolument prendre en compte les enjeux sociaux en même temps c'est il faut vraiment voir les choses voir les choses ensemble donc l'état on est d'accord là-dessus il a un rôle primordial à jouer il a les capacités de répondre à l'urgence et il a la responsabilité d'anticiper les difficultés à venir donc grâce à cette planification écologique bon je sais pas si demain vous savez que on attend des annonces qui ont été plusieurs fois repoussés l'impact des solidarités le pack des solidarités ça te prendrait la suite de la stratégie de lutte contre la pauvreté au niveau national on n'a pas beaucoup d'indications qui nous donnent qui nous laisse penser qu'on doit être optimiste mais bon on verra demain il y a le projet de loi de finances qui arrive donc évidemment c'est une échéance annuelle qui est hyper importante parce que nous on nous annonce des choses un peu tout au long de l'année et c'est vraiment aussi à ce moment là qu'on voit s'il y a vraiment les crédits qui sont alignés avec les promesses on nous a sorti tout au long de l'année les ressources sont hyper importantes évidemment parce qu'il faut financer toutes ces toutes ces mesures qui doivent répondre à l'urgence sociale et à l'urgence écologique alors c'est des dépenses qui sont vues comme des coûts par plein de par plein de gens nous on n'est pas du tout d'accord évidemment c'est plutôt des investissements pour notre société après la question c'est où est-ce qu'on va trouver de l'argent et on sait que l'argent il y en a et donc il faut aller le chercher là où il est donc pour terminer peut-être je vais vous donner quelques quelques solutions que nous on préconise au Secours catholique pour répondre et à l'urgence sociale et à l'urgence écologique nous la première de nos propositions c'est vraiment l'augmentation des minima sociaux de 40 %. pour une personne seule on arrivera à 940 euros parce que justement on n'a pas envie d'être dans des aides à l'alimentation un petit peu par la un petit peu d'aide pour le logement un petit peu d'aide pour scie un petit peu d'aide pour ça en fait ce serait beaucoup plus efficace que les gens et des capacités financières suffisantes pour aller se nourrir comme tous les autres pour j'ai haché les fournitures scolaires pour payer leur loyer donc vraiment pour la part de la population qui est un locataire des minima sociaux et qui survit avec 565 euros par mois entre autres pour ceux qui ont lrsa vraiment il faut augmenter les minima sociaux il y a aussi toutes les personnes qui n'ont pas droit au travail qui sont demandeurs d'asile il faut leur donner le droit au travail il faut que ces personnes qui ont la capacité de travailler puisse travailler pareil pour ce pour se débrouiller et pour vivre comme tout le monde et même pour les demandeurs d'asile et les régularisations pour les personnes qui travaillent déjà souvent au noir et qui payent des impôts mais qui n'ont pas qui ne sont pas régularisés autre autre proposition où là justement je vous parlais de l'articulation entre Jean social et urgence écologique il faut à la fois tripler le montant du chèque énergie c'est un chèque d'en bénéficie les familles qui ont du mal à payer le l'énergie donc leur charge l'électricité le gaz ça c'est tout de suite pour répondre à l'urgence pour que les gens se caillent pas à 12 degrés chez eux en hiver et en même temps il faut accompagner les familles modestes financièrement et les soutenir aussi dans les dans le chantier pour qu'elle fasse la rénovation et énergétique de l'horlogements et quand elles sont locataires il faut que ce soit le propriétaire qui se charge de ça donc il faut l'inciter à le faire pour la mobilité je vous parlais des zones à faible émission tout à l'heure il faut renforcer les transports en commun et donc encore une fois là c'est l'État qui a un rôle hyper important donc tout ce qui est transport collectif donc transports en commun transport partagé il faut absolument renforcer ça et éventuellement quand c'est impossible parce que on est dans des zones très reculées les transports collectifs ce serait compliqué là on aide les personnes à financer à un véhicule individuel qui soit plus propre mais d'abord on mise sur le transport collectif peut-être pour terminer et là ça reboucle avec ce qu'on disait tout à l'heure sur le service public il faut augmenter les moyens des services publics on voit qu'ils ont baissé par rapport à la population par rapport aux besoins et nous on le voit très fortement les personnes n'arrivent pas à accéder à leurs droits vous l'avez vu mais ça touche tout le monde on voit aujourd'hui la galère que c'est si on doit refaire une carte d'identité et encore c'est on a peut-être un passeport pour dépanner en attendant ou un permis de conduire là il y a des personnes qui sont étrangères qui ont besoin de faire renouveler leur titre de séjour et sont soit elles perdent leur emploi et là elle se retrouve à attendre des mois et des mois parce que la préfecture a pas mis assez de personnes derrière le guichet donc il faut absolument augmenter les les moyens dans les préfectures mais aussi dans les cafs pour que les personnes soient accompagnées et se retrouvent pas toute seule derrière un ordinateur alors que soit elles savent pas l'utiliser soit en plus ils va leur falloir déjà une semaine pour trouver un ordinateur donc il faut absolument renforcer les moyens des services publics pour que les personnes puissent accéder à leur endroit merci Joséphine Dubois d'ailleurs à ce sujet le ce que prévoit quand même le j'ai dit tout à l'heure qu'ils aient le gouvernement était un peu coincé parce que il veut faire des baisses de dépenses publiques mais quand même temps il se demande finalement où les faire parce qu'on voit bien que un peu partout les choses craquent mais l'estimation c'est quand même une baisse en valeur absolue cette année de 4 milliards d'euros c'est la première fois depuis des lustres qu'on va baisser on va leur absolue le le budget et si on renvoie ça par rapport à la façon c'est une baisse de 3,5% du budget par rapport à l'an dernier alors même qu'en même temps ils estiment mettre un peu plus d'argent sur la transition écologique donc on voit bien le souci et sinon ce que je que je voyais dans votre intervention et ce qui rappelait un célèbre slogan qu'il faut évidemment toujours avoir en tête c'est que fin du mois fin du monde c'est même système même combat quoi voilà sur ce je vais proposer que pendant une vingtaine de minutes maximum il y a des interventions et puis après on aura comme ça une dizaine de minutes pour conclure tous les trois donc je sais pas comment ça se passe il faut qu'on donne un micro voilà merci de faire des interventions courtes pour que vous puissiez être plusieurs bonjour tout le monde alors ça paraît être une question de forme mais vous avez employé le mot contradiction et je pense que ça rejoint une question de fond le mot ne me semble pas adapté quand on parle de contradiction du gouvernement alors qu'on sait qu'il est au service des puissants c'est pas plutôt une hypocrisie donc c'est une demande sur ce mot contradiction que vous avez employé qui me qui me paraît important voilà merci bien oui merci c'est en tant que ancienne assistante sociale aussi que j'interviens j'ai fait de l'accueil d'urgence pendant des années jusqu'en 2010 là je remarque ce qui le système le gouvernement les gouvernements successifs mettent les gens dans une peur voir une terreur de déclassement de perte de logement de on est noyé dans les demandes d'aide on essaye d'avoir des pansements sur des jambes de bois et que ça maintient les gens sur une implosion justement comme disait Jean-Baptiste sur un repli sur soi et qu'on est content de pas être à la rue mais on est juste à la limite et c'est une mais c'est du terrorisme quasiment et du coup ça empêche les mouvements collectifs sociaux parce qu'on est dans la recherche à manger on cherche un etc et que les gens ils ont tellement peur de voir que ça peut leur arriver l'accident de la ville le chômage la maladie ils vont se retrouver à la rue et s'ils peuvent permettent comme ça alors le gouvernement il fait beaucoup il y a beaucoup d'aides on entend partout que la France donne beaucoup etc mais ça maintient ça soulève une petite soupape de sécurité moi je dis qu'en tant qu'assistante sociale on était ça on était juste la soupape de sécurité de des cocottes minutes mais le vrai travail social de fond il peut être que fait aujourd'hui par la une certaine Révolution la limite je sais pas voilà il y a personne d'autre on vous a on a tellement été clair et qui a pas de question il y a pas d'intervention bon alors on va on va redonner un juste un petit un petit tour de parole aux trois intervenants mais là je propose rapide ça va peut-être suscité du coup d'autres questions je vais répondre juste tout de suite à la question de la contradiction je j'admets bien volontiers que le terme est peut-être un propre et je vais quand même expliquer pourquoi il y a un peu contradiction je dirais plutôt qu'il y a ils sont dans une impasse on va dire voilà parce que la question qu'il aurait posé c'est que il propose des choses il propose une politique et la politique de l'offre de la compétitivité etc mais qui n'arrive en aucun cas à résoudre les problèmes que même être soulève c'est pour ça que je dis qu'il y a une impasse c'est à dire que pour aller leur discours depuis des années c'est le fait de dire on va faire en sorte de favoriser les revenus du capital la compétitivité et puis un moment donné tout ça va ruisseler et tout ça va quelque part permettre à tout le monde d'augmenter son niveau de vie etc etc et là c'est tellement évident qu'au bout de 5 ans il y a un des aspects de la question qui a bien été atteint c'est-à-dire que il y a une explosion qui n'a jamais eu lieu en France à ce point-là de richesse des détenteurs des capitaux et les plus riches mais évidemment ça n'a ruisselé pour personne au contraire c'est en ça que je dis qu'il y a une impasse parce que la question les rattrape quand même alors quand je dis quand je dis par exemple je parle de contradiction il y a un an Bruno Le Maire expliquait que les profits c'était normal et que les surprises n'existaient pas c'est à dire qu'en gros il expliquait qu'une entreprise qui faisait beaucoup de profits c'était si une entreprise en bonne santé une entreprise qui faisait beaucoup de dividendes c'était de prise d'une entreprise qui en bonne santé et que c'était signe surtout que la France était un pays attractif bon un an après il propose quand même par exemple ce qu'on nous disons depuis longtemps c'est qu'il faudrait peut-être taxer les concessionnaires d'autoroute et que oui il y a des surpris un an après il a fait en face de moi sur la démonstration de la question des taux d'imposition des milliardaires il dit oui bien volontiers je suis d'accord avec Eric coquelet il me l'a fait bon non mais d'accord que ça soit des affreux capitalistes j'en dis ce qu'on vient pas la question la question c'est de montrer moi ce qui m'intéresse c'est que par rapport aux arguments qu'on peut changer de montrer que eux-mêmes sont obligés d'admettre quelque part que nous avons raison sur une certaine logique bon et comme à l'inverse enfin non c'est pas l'inverse mais Jean-Baptiste avait raison de dire tout à l'heure que son mobilisation à partir du moment on est minoritaire à l'Assemblée c'est c'est pas de l'Assemblée viendra j'allais dire la lumière toute seule mais n'empêche quand même tous ces contradictions on peut les on peut les pousser et par exemple cette année il va y avoir le mode va présenter des amendements très vraisemblablement sur le fait de taxer les plus riches de concitoyens alors ils vont faire des amendements à mon avis très mineurs par rapport à ce que nous nous proposons très certainement provisoire par rapport à ce que nous nous proposons n'empêche les amendements sont contradiction totale avec ce que dit le macronisme depuis 6 ans et ça c'est en ça que je dis qu'il y a des impasses qui relèvent des contradictions de la même manière j'en donne une deuxième ils disent oui on admet bien volontiers c'est vrai vos chiffres sont vraies les chiffres de Pisani fait et ils sont vraies il faut 60 milliards d'euros pour la transition écologique et il faut amorcer la pompe et donc ils disent on met 7 milliards et dans le même temps ils disent ça ça va amorcer 20 milliards de dépenses dans la transition écologique au niveau des collectivités publiques et en même temps ils expliquent que les collectivités publiques collect territoriales doivent j'allais dire cotiser par rapport aux baisses de dépenses publiques vous voyez bien que là il y a un problème on peut pas dire à la fois aux collectivités locales dont en même temps n'a pas augmenté les subventions à la hauteur de l'inflation que il faut qu'elle le baisse les dépenses publiques donc autrement dit le nombre de fonctionnaires les investissements et autres et en même temps dire que c'est eux sur eux qu'on compte sur la transition écologique séance d'un point de vue de la défense de leur système il est dans une impasse et c'est à nous d'en profiter à nous d'en profiter pour dire bon bah écoutez quelque part vous êtes en train d'admettre que ce que nous disons depuis des années est exact et qu'à partir de là il faut pousser pour faire en sorte que ces solutions débouche c'était un peu le même sujet de la même manière d'ailleurs sur le logement je reviens là moi l'autre jour il y a eu le fameux dialogue de Bercy qui sont à raison de le montrer on en reparlera après qui sont des dialogues de rien du tout mais n'empêche quand je dis attention parce que il y a la transition écologique la vigilance qu'ils ont écologique mais le logement va devenir quelque chose d'absolument implosif dans le pays pour reprendre les termes de Jean-Baptiste Hérault bon le fait que le maire est Cazenave le nouveau ministre des budgets soit obligé de dire que j'ai raison c'est un début après il n'apporte pas du tout les bonnes solutions c'est à dire que eux disent on va on va y arriver par la fiscalité par le règlement cela dit soit dit en passant oui il y a des règlements qui doivent évoluer mais le problème de fond c'est que il y a plus d'investissement public suffisant sur la question des logements ce qui fait qu'après il y a il y a quelque part une situation qui qui était traduite et très bien décrite par Jean-Baptiste dont j'ai pas eu parlé donc c'était en ça que je disais que eux-mêmes leur tout simplement parce que leur système ne fonctionne pas c'est ça que je veux dire pour aller vite bon et que quand le système même est en crise quand il a rattrapé par l'impression par exemple qui soit dit en passant n'est pas forcément un mal en soi le problème de l'inflation il devient un mal c'est quand les salariés ne suivent pas que les salaires ne sont pas indexés à l'inflation parce que je rappelle par exemple que dans les années 70 il y avait 14% d'inflation dans ce pays et pourtant le rapport de force entre le capital et le travail était à l'avantage du travail c'est à dire que il y a les revenus du travail augmenter plus vite que ceux du capital donc l'inflation en tant que tel c'est pas c'est pas forcément le problème en tout cas fondamental pour nous le problème fondamental c'est quand l'inflation vient d'abord des marches des entreprises c'est ce qui se passe l'inflation qui est créé actuellement elle a été déclenchée par l'énergie et maintenant elle est j'allais dire alimenter par les marges exceptionnelles des entreprises autrement distributeur et que les salaires ne suivent pas d'où la nécessité d'avoir comme mot d'ordre j'ajouterai peut-être aux positions que vous avez fait avec lesquels on pourrait se retrouver le fait qu'il faut y avoir une il faut une indexation des salaires sur l'inflation ce qui me semble absolument fondamental Jean-Baptiste tu voulais rajouter quelque chose dans deux trois minutes donc ouais alors la part des des la part des revenus consacrés au loyer aujourd'hui c'est au 28% bon en moyenne c'est depuis 2013 on a rien depuis 2013 depuis 2013 ouais depuis 10 ans on n'a pas d'infos sur les taux d'efforts des locataires on sait qu'on est largement au-dessus de 30% moyenne et les prochains chiffres ils seront en 2025 il se foutent de notre gueule la même manière que ils ont jamais voulu nous dire quels étaient les profits extraits du logement cher dans le secteur privé j'entends je vous ai parlé de l'état des recettes de l'État ça c'est le premier point donc ça il faut aussi se bagarrer là-dessus il faut qu'on sache combien il gagne combien ils ont gagné la question des taux d'intérêt les taux d'intérêt comme tu l'as dit pour les salaires les taux d'intérêts ont jamais été aussi bas en France ces 10 dernières années ils ont baissé même depuis 20 ans ils ont baissé mais avant l'histoire c'est quoi c'était taux d'intérêt supérieur à 10% en permanence tout le temps et parfois même qui dépassait les 20% dans certaines périodes donc là il y a il y a aussi un truc qui joue ils ont profité de la baisse des intérêts pour faire monter les prix de l'immobilier troisième point la question écologique évidemment les passoires thermiques c'est-à-dire les frigos et les on va dire les comment on pourra appeler ça les passoires les fours voilà les fours les frigos et les fours bon qui sont évidemment vécus par les ménages modestes et aussi bien des accidents les propriétaires occupants d'ailleurs il y a des propriétaires occupants pauvres de moins en moins de moins en moins parce que les locataires sont en train les pauvres sont honnêtes de devenir de plus en plus locataire et de moins en moins propriétaire bon mais je parle des propriétaires occupants je parle pas des bailleurs bon donc là là aussi il y a un sujet qui est fondamental il faut mettre du fric il faut mettre du fric je vais pas vous faire un détail de la législation qui se met en place mais évidemment elle est défavorable au locataire évidemment elle a pour objectif de Ben elle va renforcer aussi les plus rations sociales et dégager les locataires parce qu'il y a des investissements des machins des trucs dans le secteur privé donc c'est une évidence la législation est faite pour ça aujourd'hui il est construite de cette manière là le troisième point Airbnb le tourisme l'industrie du tourisme qui a un des mois un des une des sources de revenus depuis 30 ans ou 40 ans on dit ça les politiques disent ça le tourisme c'est la manne en France c'est ça qui va nous rapporter de l'argent donc faut pas s'étonner qu'airbnb prenne la place prennent la place des besoins des salariés dans les zones touristiques c'est une évidence et aujourd'hui dans les zones rurales etc etc rappelons que Airbnb par exemple exonéré d'impôts quand tu loues franchement à la semaine touristique et bien tu es exonéré d'impôts quasiment ta même un aide à l'amortissement etc donc à une fiscalité qui est très injuste et qui soutient à fond les locations touristiques qui produisent qui font partie des éléments qui nourrissent et qui produisent la crise du logement on a aussi la question alors plus anecdotique 1m80 sous plafond vous avez entendu parler de ça le décret qui prévoit de généraliser d'autoriser en réalité d'autoriser la location de logement d'un mètre 80 sur plafond alors pas forcément encore la production nouvelle ils ont sont pas encore là mais voyez on était sur un CAP de 2020 2m de hauteur sous plafond en dessous ça va pas et là la dernière réglementation qui existait et qui protégeait un peu les locataires bien de sauter là d'ailleurs on va dire du logement qui mesure 2 mètres 0,1 que bon comment il convient lui en dans un logement d'un mètre 80 est-ce que il a envisagé ça sachant que les Français en moyenne les hommes pardon les garçons en moyenne sont 1m78 en moyenne en vous imaginez un mètre 78 en moyenne tu as les cheveux qui touchent enfin bon tu te prends tu te prends les cheveux dans les dans les dans les fissures ou dans les écailles de peinture alors bon maintenant la question des expulsions représailles vous avez entendu parler de ça l'expulsion représente après les émeutes les émeutes ça vient d'émotions populaires c'est un terme du Moyen-Âge émotion populaire c'est normal c'est normal qu'il y ait eu un qu'il y ait eu un comment dirais-je une émeute des émeutes après ces images terribles qu'on circulé sur les réseaux sociaux c'est normal que les gens se sont révoltés parce qu'ils veulent pas te prendre une balle dans la tête c'est normal bon après c'est un peu déconné quoi mais en tout cas il y a rien il y a rien dit logique la logique derrière c'est la répression évidemment ils ont peur des mouvements populaires ils répriment c'est ce qu'ils ont fait aussi dans les mouvements sociaux ces dernières années et réprime et tu inutile etc parce qu'ils ont peur ils savent très bien qu'il surexploitent les besoins et sur exploitent les gens et surespotent les classes populaires il est marginalise il est raciste etc etc bon les stigmatises et donc ils ont besoin de réprimer et ils vont réprimer de plus en plus on le sait donc voilà alors nous évidemment c'est élevé évidemment contre cette propositions de Darmanin d'expulser d'expulser les familles dont un des membres de la famille a été condamné à la suite d'un délai pénal c'est inadmissible on rentre on revient au Moyen-Âge l'expulsion expulsion représailles on prend des représailles contre la famille d'une personne qui a commis un délit c'est non seulement la double peine mais c'est la représailles et ça faut bien se mettre dans la tête voilà où on en est aujourd'hui la box populaire les réseaux sociaux de gauche de pardon d'extrême droite excusez-moi les réseaux sociaux d'extrême droite appelle appelle aujourd'hui à dehors les familles en disant et d'ailleurs même la droite un logement social ça se mérite un logement social ça se mérite parce que sinon tu vas crever dans la rue c'est ça que ça veut dire ça veut dire toute façon sacrifie il y a passé de logements sociaux on en construire un pas plus donc les autres vous pouvez crever dans la rue aujourd'hui les propriétaires demandent les propriétaires demandent le fait chier des impayés de loyer ils disent maintenant on a eu la loi kasbarian maintenant casse variant berger pardon j'avais oublié et cache Marion berger Le Pen parce que l'estra note aussi elle a soutenu la loi et donc aujourd'hui c'est le fichier des impayés de loyer ça veut dire quoi le fichier des impayés de loyer ça veut dire que tu es tricarte toute ta vie une fois que tu étais expulsé pour un pays de loyer ou tu as un API de loyer était sur le fichier était foutu il y a plus un bailleur privé qui te l'aura qui te l'aura un logement et même les bailleurs sociaux ils vont dire oh là là ouh là là et voilà donc tu es toujours tout juste bon à aller vivre dans un autre pays ou à crever dans la rue c'est ça la réalité qui se prépare vous voyez il faut le bouger quoi voilà donc je m'arrête là j'en ai dit assez et puis venez à la manif là pour défendre votre droit vos droits à vous collectivement et faire monter la conscience que la question du logement c'est une question collective c'est pas une question individuelle hein c'est-à-dire vous et quand vous ferez ça quand vous battrez pour vous vous battrez aussi pour les autres bien vous avez compris le 37 ans mais avant on se retrouve le 23 septembre sur les raisons que notamment que tu as dit voilà Joséphine ouais bah pour aller dans le même sens que Jean Baptiste je le dirai peut-être un peu autrement mais oui effectivement il y a des phénomènes de peur de repli sur soi quand on n'arrive pas à payer son loyer enfin c'est pas évident d'aller se s'organiser dans son logement collectif ou dans son logement social pour pour aller en parler ou pour aller gueuler par rapport aux propriétaires donc oui on le voit le covid a pas rangé les choses et donc oui il faut se mobiliser il y a plein de manières de se mobiliser effectivement faut faire les choses de manière collective et nous c'est ce qu'on fait aussi dans les accueils du Secours catholique en fait on essaye d'aller au-delà de les personnes viennent chercher un colis alimentaire non en fait on parle avec elle on essaie de régler le problème leurs problèmes avec elle de manière un peu plus durable et en plus on dit bon maintenant en fait on est plein à avoir des problèmes vous êtes énormément donc on va essayer de se mobiliser pour changer concrètement les choses et là on arrive vraiment sur le terrain politique il y a une chose à laquelle vous avez mentionné madame c'était on entend souvent la France donne beaucoup alors oui la France a un bon système de redistribution et en fait on sait que ça marche ça c'est la bonne nouvelle c'est que si on n'avait pas ce système de redistribution là on sait que le pauvreté qui est déjà à plus de 14%, il serait à 17 ou je sais plus combien de pour cent mais il serait au dessus donc la bonne nouvelle c'est qu'on sait comment faire en fait pour réduire la pauvreté il faut un bon système de redistribution et l'autre bonne nouvelle c'est qu'on sait aussi aller chercher l'argent quand on veut faire vraiment quelque chose les deux derniers exemples les plus récents c'est au moment du covid là on a su débloquer des fonds pour aider des personnes soit qui pouvaient plus travailler soit qui a été au minima sociaux et on savait que c'était hyper difficile pour elle leurs enfants aller plus à la cantine alors qu'il y avait plus de tarifs sociaux et là il y a eu un aide ponctuelle pour les bénéficiaires de minima sociaux donc on sait le faire l'autre exemple c'est l'accueil des Ukrainiens la plus côté migration en fait on a su accueillir des dizaines de milliers de personnes qui sont arrivés en quelques mois donc on sait le faire donc si on le fait pour les ukrainiens et ben faisons-le pour les autres personnes qui viennent d'Afghanistan qui viennent de Syrie qui viennent de Libye on sait le faire et non mais ce qui est sûr c'est que pour ça faut se donner les moyens et nous ce qui nous arrive régulièrement quand on va voir les ministères pour leur proposer nos solutions et ils les connaissent ils nous disent oui bon d'accord mais ça coûte cher bah oui ça coûte cher mais on a entendu quand même au premier mandat d'Emmanuel Macron on a entendu il y aura plus une seule personne qui dormira dans la rue on a la France qui a signé des accords internationaux les objectifs de développement durable et qui a dit à tous les pays oui oui nous on va diminuer la pauvreté on va éradiquer la fin donc on s'est engagé on sait qu'on peut le faire donc maintenant il faut y aller et donc il y a ce mobiliser et donc la date c'est combien le 30 septembre et ben voilà le 30 septembre j'espère voilà il y aura aussi sûrement des personnes du Secours Catholique bonjour tout le monde on est en mode implosion et pour passer en mode explosion et révolution il y a qu'une chose comme a dit Jaurès c'est la conscience et pour atteindre pour que ces gens atteignent la conscience pour moi il y a qu'une chose c'est le faire ensemble et à mon avis il faut faire avec eux et non pas que pour eux il faut les associer et il faut qu'il soit actifs qui voient qui fasse avec nous avec les gens guillemets qui ont peu de conscience moi je pense que voilà je m'adresse aussi à vous par rapport à tout c'est bien la charité tout ça l'aide magnifique mais ça fait pas trop trop avancer les choses voilà on stagne pas mal par rapport à ça c'est mon avis moi je vais dire juste un truc je suis un artiste de rue il me connaît monsieur Hérault qui est une grande personne d'ailleurs on pourrait l'appeler sur la question là moi je vous dire une chose mois dernier j'avais des amis sur on m'a coupé mon RSA comment on peut couper le RSA un mec qui a un toit et tu sais très bien que si tu trouves que tu payeras pas ton loyer le mois d'après on ne comprend les APL ça c'est Douala il faut qu'elle patte on coupe pas les reins à quelqu'un on coupe pas les appels aux gens parce que le mec qui tient à toi il perd tout et après tu dégringole je viens de me tuer héros moi je tapais la rue pendant des années je m'en suis sorti c'est quand même alors je suis passé devant un stand il disait ouais les restaurants du tueur dans la merde ouais de ce groupe populaire dans la merde on est tous dans la merde chez Paul les millions de tonnes je sais pas si c'est 50 millions 500 millions ou 5000 million des milliards de tonnes de bouffe qui passe à la poubelle et c'est marqué en noir sur blanc sur Google il faut dire tout je m'appelle découper le micro hein tu veux dire un truc on préfère jeter que donner mais qui recule ces dates de péremption et qui donne la misère bordel merci merci bon juste quelques mots pour conclure parce que on a un deadline moi je dirais je dirais deux choses la première pour faire écho est-ce que vous avez dit est-ce que qui était le problème soulevé par Jean-Baptiste parce que bon Jean-Baptiste parle des mobilisation je suis assez souvent et c'est vrai que par rapport pendant pas l'ampleur de la question du logement on est trop peu toujours trop peu et que le problème de fond qui se renvoie à ça c'est que si le monde salarié est organisé par exemple permettant d'avoir quand même des réactions massives dès lors qu'on touche notamment dans le cadre des entreprises mais dès lors qu'on touche à des personnes qui vivent directement la pauvreté voir la misère et qui sont renvoyés à leur sort individuel c'est beaucoup plus compliqué par exemple il y a une attaque frontale qui va continuer des chômeurs il n'y a pas eu de réaction à la à l'ampleur de de ce que ça de cette attaque et on le sait depuis des années et la question du logement est on ne peut plus vrai aujourd'hui dans ma circonscription où je l'initiale j'ai une circonscription populaire qui vit pleinement à la fois les deux choses d'ailleurs des gens qui vivent qui vivent dans des logements sociaux dont la plupart du temps ils vont d'ailleurs être virés dans des projets par rapport à des projets en rue d'autres personnes même des classes moyennes qui n'arrivent même plus ces nouveaux à acquérir aujourd'hui un logement c'est le problème numéro 1 les gens viennent nous voir pour ça mais si on regarde proportionnellement la réaction en termes de nombre elle évidemment insuffisante bon et on pourrait dire que c'est la même chose par rapport aux gens qui font la queue dans les associations et qui se retrouvent face à difficulté de se nourrir donc ça c'est un enjeu je suis d'accord bon c'est pour ça qu'il y a des dates alors il y a le 30 j'y reviens j'insiste sur le 23 septembre qui est aussi une date sur la question de la justice sociale voilà il faut qu'on essaie d'être le plus nombreux dans la rue avec quelque chose qui répond peut-être à votre attente c'est le fait d'être ensemble c'est à dire les associations les collectifs les syndicats les partis politiques parce que là-dessus c'est la principale manière de bouger les choses et puis pour pour la conclure réellement je crois qu'il y a trois points qui qui me semblent absolument fondamentaux dans ce qu'on a à mettre en avant je parle pas des mesures concrètes mais un c'est la question du partage des richesses il faut aller reprendre revenu du capital ce qu'elles nous ont prises à j'allais dire de manière historique depuis des années et ça ça passe à la fois par exemple ce que je disais par l'augmentation des salaires l'indexation des salaires sur l'inflation mais ça passe aussi j'ai entendu la proposition du Secours Catholique sur le fait d'augmenter 40 % les minimes sociaux nous ce que nous considérons c'est que personne ne devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté dans ce pays il est il était je crois de 1496 euros il y a quelques temps ça devrait toute personne devrait à minimum avoir de quoi vivre au-dessus du seuil de pauvreté bon et quand on y réfléchit bien c'est aussi une manière de répartir les richesses que ces propositions la deuxième chose et c'est au cœur du débat budgétaire qu'on va avoir vous l'avez compris c'est que nous on pense qu'il faut partir des besoins et à partir des besoins on se débrouille pour trouver l'argent nécessaire et notamment à travers une révolution fiscale qui à nouveau permet d'avoir une meilleure redistribution fiscale dans le pays et puis le troisième point est très rapide parce qu'on a c'est pas le point le plus important alors qu'il était vraiment au cœur du débat c'est la question du climat moi je crois que la seule dette qu'on devrait pas avoir le droit de transmettre à nos enfants parce que celle-là elle est ni négociable elle est pas annulable elle est pas reportable etc c'est la dette écologique bon et que au fur et à mesure que nous perdons du temps année après année à ne pas investir suffisamment à un moment donné c'est même plus que les sommes qu'il faudra investir j'allais dire au moment où on va arriver à la butée catastrophique qui est annoncé seront tellement importantes qu'on pourra plus c'est que ça sera même plus la peine autrement dit chaque année perdu non seulement il va falloir dépenser à chaque fois plus pour essayer ne serait-ce que réduire un peu le réchauffement climatique mais au bout d'un moment ça deviendra absolument impossible et que de ce point de vue là oui il faut l'assumer la dette écologique elle est bien plus importante bien plus fondamentale que la dette financière et ça ça doit être à mon avis les piliers dans lesquels on doit engager une bataille budgétaire dans laquelle on doit se mobiliser avec les dates qu'on a donné donc 23 septembre 30 septembre et je voudrais pas non plus oublié la journée d'action des syndicats décidés pour début octobre donc ça aussi c'est une manière de de mener le combat voilà on vous remercie tous pour d'avoir assisté et on espère que on aura rendu un peu plus intelligible les enjeux de la question budgétaire merci [Applaudissements]