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Conférence de presseRMC — Face à Face (sur Podcast)· 21 mai 2020 50 minActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploi

Bourdin Direct du 21 mai - 7h/8h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 16 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 35:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en juin ?

  • 35:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en septembre ou alors en janvier ?

  • 36:56OuverteRéponse directe

    Il y a eu une campagne pour ces élections municipales, qui était une campagne qui s'est déroulée dans un contexte qui n'était absolument pas celui d'aujourd'hui.

  • 37:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que, pour vous, ça peut rester la même élection ?

  • 43:21OuverteRéponse directe

    Comment vous faites pour le masque en extérieur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25PrésentateurFait
    « Les forces de l'ordre vont vérifier sur les routes, mais aussi dans les gares, si la règle des 100 km est bien respectée. »
  • 0:30PrésentateurFait
    « Le second tour des municipales aura lieu en juin, mais seulement si les conditions sanitaires le permettent. »
  • 0:30PrésentateurFait
    « Deuxième option avancée hier par Édouard Philippe, de nouvelles élections en janvier 2021. »
  • 2:01PrésentateurChiffre
    « Un million de contrôles ont déjà été réalisés sur cette distance de 100 km. Pour 4000 verbalisations, l'amende s'élève à 135 euros. »
  • 2:34PrésentateurFait
    « Olivier Véran, le ministre de la Santé, s'est dit extrêmement vigilant. Il a précisé qu'il était trop tôt pour tirer les conclusions sanitaires de la levée partielle du confinement le 11 mai. »
  • 2:43PrésentateurChiffre
    « Ces dernières 24h, 110 personnes ont succombé du Covid-19 en France. »
  • 4:24PrésentateurFait
    « Jordan Bardella, vice-président du RN, n'est pas opposé à une élection le 28 juin, mais il demande une sécurité sans faille. »
  • 4:32PrésentateurFait
    « Nous avons réclamé de notre côté que chaque électeur qui va se rendre aux urnes, puisque 40% du corps électoral serait appelé aux urnes en cas de second tour, puisse avoir un masque chirurgical. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « que chaque personne qui va s'occuper de la surveillance d'un bureau de vote, on sait qu'il y a eu des cas de contamination à l'issue du premier tour, puisse disposer d'un masque FFP2 qui serait renouvelé toutes les deux heures. »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Les messes toujours interdites en ce jeudi de l'Ascension. »
  • 7:06PrésentateurFait
    « En Grèce, feu vert pour la nouvelle saison touristique. Le pays a fixé la date au 15 juin et surtout, il va rouvrir ses frontières. »
  • 7:16PrésentateurFait
    « Dès le 15 juin, le pays va donc rouvrir ses hôtels saisonniers et à partir du 1er juillet, les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement. »
  • 7:34PrésentateurFait
    « Dès leur arrivée sur le sol grec, les touristes n'auront pas à subir de quarantaine, mais ils seront soumis à des tests aléatoires de dépistage. »
  • 7:45PrésentateurChiffre
    « Le pays dénombre à peine 166 décès dus au coronavirus. »
  • 7:50PrésentateurChiffre
    « Le tourisme est évidemment un enjeu majeur pour le pays. Le secteur représente plus de 20% de son produit intérieur brut. »
  • 11:01PrésentateurFait
    « Quand vous entendez la phrase d'Emmanuel Macron qui nous dit attention, le virus est toujours là, il faut rester prudent, ne pas se relâcher. »
  • 26:46PrésentateurChiffre
    « Plus de 100 personnes testées positives au coronavirus dans un abattoir des Côtes d'Armor. »
  • 26:54PrésentateurFait
    « Ne relâchons pas nos efforts, dit Emmanuel Macron. »
  • 28:16PrésentateurFait
    « Edouard Philippe a aussi assuré hier que le gouvernement présenterait la semaine prochaine un plan pour le secteur automobile durement frappé par la crise sanitaire. »
  • 28:29PrésentateurChiffre
    « Quatre sites pourraient fermer en France notamment celui de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne 263 salariés. »
  • 29:51PrésentateurFait
    « Les négociations avec les syndicats commenceront dès lundi. Sur la table, hausse des salaires pour les soignants, réorganisation, assouplissement des transports. »
  • 32:04PrésentateurFait
    « Ne relâchons pas nos efforts, a tweeté Emmanuel Macron. »
  • 32:15PrésentateurFait
    « Pour les déplacements, il faut rester dans la limite des 100 kilomètres. »
  • 32:28Locuteur non identifiéFait
    « La police nationale sera là pour empêcher des comportements irresponsables ou inconséquents. »
  • 32:34Locuteur non identifiéFait
    « C'est une personne qui fait 118 kilomètres et comme motif pour dépasser ces 100 kilomètres, elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. »
  • 35:55Locuteur non identifiéFait
    « Que ce soit en juin, en septembre, en janvier, on aura un taux d'abstention déjà faramineux. »
  • 37:44Locuteur non identifiéFait
    « En ce qui me concerne, moi, je suis atteint d'un triple cancer. »
  • 38:53PrésentateurFait
    « Les études scientifiques démontrent pour l'instant qu'il n'y a pas eu d'effet du premier tour sur la propagation du virus. »
  • 43:29Locuteur non identifiéFait
    « Sous 35 degrés, sous une canicule, je pense que ça va être impossible. »
  • 46:41PrésentateurFait
    « C'est franchement sordide. C'est le plus gros avion civil du monde. »
  • 47:00PrésentateurChiffre
    « Le budget initial était de 8 milliards. Il va être largement dépassé pour atteindre 18 milliards. »
  • 48:17PrésentateurChiffre
    « Il va s'en vendre seulement 254 en tout en 15 ans. »

Temps de parole

  • Présentateur87 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 22 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Jeudi 21 mai, l'info sur RMC. On réveille à vous tous le journal de 7h de Céline Kalman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Deuxième week-end déconfiné, 4 jours avec le pont de l'Ascension. Les forces de l'ordre vont vérifier sur les routes, mais aussi dans les gares, si la règle des 100 km est bien respectée. Le second tour des municipales aura lieu en juin, mais seulement si les conditions sanitaires le permettent. Deuxième option avancée hier par Édouard Philippe, de nouvelles élections en janvier 2021. C'est l'une des destinations préférées des Français. La Grèce a fixé la reprise de la saison touristique le 15 juin avec la réouverture des hôtels.

Les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement à partir du 1er juillet. Bienvenue à tous sur RMC.

0:51
Locuteur non identifié

Des conditions météo estivales, une tentation de prendre le large de plus en plus grande pour ce long week-end de 4 jours.

0:58
Présentateur

Mais attention, vous ne pouvez toujours pas vous éloigner de votre domicile principal au-delà de 100 km. Dès hier, les forces de l'ordre étaient très présentes dans les gares le long des routes pour faire respecter cette mesure. Et ce sera le cas jusqu'à dimanche. Kevin Morand. Bonjour Madame, vous présentez vos papiers du véhicule, vos attestations si vous en avez. Au péage d'Abignon Nord, toutes les voitures sont contrôlées par une vingtaine de gendarmes. Le capitaine Jean-Pierre Ayassa constate que même pour ce long week-end, la majorité des automobilistes respectent la règle des 100 km.

1:25
Locuteur non identifié

On a quelques cas exceptionnels, c'est-à-dire on a eu par exemple deux retraités qui arrivaient du Rhin et qui voulaient se rendre en villégiature sur la Méditerranée. Donc ces personnes sont verbalisées.

1:33
Présentateur

Nasser habite à Vignon, il est donc dans le périmètre autorisé et approuve cette limitation. Ça me semble normal, oui. Comme ça, s'il y a quelqu'un qui est contaminé, il ne propage pas le virus ailleurs. En plus des contrôles routiers, les forces de l'ordre seront très présentes dans les gares pendant tous les week-ends comme à Lille.

1:48
Locuteur non identifié

Vous allez faire au vu des verbalisations Madame, pas des attestations. La fermeté est désormais de mise selon le commandant de police Mathieu Legrand.

1:53
Présentateur

La pédagogie a eu son temps, les personnes sont contrôlées de façon aléatoire, mais la verbalisation, lorsque l'on est contrôlé et qu'on contrevient à la norme, sera systématique. Un million de contrôles ont déjà été réalisés sur cette distance de 100 km. Pour 4000 verbalisations, l'amende s'élève à 135 euros.

2:08
Locuteur non identifié

Hier, cinq communes du Morbihan et une du Finistère ont demandé la fermeture de leur plage.

2:14
Présentateur

Rouverte le week-end dernier, des incivilités et le non-respect des règles de distanciation ont été constatées. Le maire de Saint-Malo, en Ile-et-Vilaine, souhaite par ailleurs rendre le port du masque obligatoire de 11h à 18h, un tramurose pendant les week-ends de l'Ascension et de la Pentecôte. À Strasbourg, justement, un arrêté en ce sens a été pris hier dans l'hypercentre de la ville. Hier soir, Olivier Véran, le ministre de la Santé, s'est dit extrêmement vigilant. Il a précisé qu'il était trop tôt pour tirer les conclusions sanitaires de la levée partielle du confinement le 11 mai. Ces dernières 24h, 110 personnes ont succombé du Covid-19 en France.

La Bourgogne-Franche-Comté est toujours en rouge sur la carte du déconfinement. Pourtant, tous les critères fixés par les autorités sont repassés au vert. Carte figée depuis le 7 mai, ce qui agace les élus. Florence Donjon. Des places disponibles en réanimation, des admissions aux urgences sous le seuil des 6% et une capacité en test suffisante. Tous les voyants sont au vert, pourtant la région reste rouge. Un mal pour un bien pour le docteur Roland Devara, chef de la réanimation à l'hôpital de Mâcon. Le service des urgences voit la même évolution que le service des réanimations. On est à un patient environ, voire deux par jour.

C'est une prévention, une anticipation nécessaire aujourd'hui de rester en rouge, même s'il est vrai que ce n'est pas très agréable pour personne. Mais du côté des élus, le ton monte, car le tourisme et l'économie sont à la peine. André Akari est président du conseil général de Saône-et-Loire. Aujourd'hui, on a les trois facteurs qui passent au vert. Le résultat, c'est rouge. Je veux dire, c'est une problématique de la maternelle. On est sur une incompréhension totale. Une incompréhension d'autant plus grande que de l'autre côté de la Saône, le département limitrophe de l'Ain est lui classé vert, comme l'explique Nicolas Pagnon, propriétaire d'un restaurant.

Des restaurateurs qui sont en face, eux, pourront rouvrir. Et nous, à Mâcon, on sera fermé, alors que Saint-Laurent et Mâcon, on marche ensemble. C'est les mêmes clientèles, c'est le même panier. L'agence régionale de santé assure, quant à elle, que le feu vert n'est plus qu'une question de jour. RMC 7h05, faut-il tenir le second tour des élections municipales dès le mois prochain ? Ou alors carrément refaire les deux tours, mais attendre l'année prochaine ? Oui, Edouard Philippe a reçu hier les chefs de parti à Matignon.

Deux options sont donc sur la table à fin du mois de juin, si les conditions sanitaires le permettent, ou alors l'année prochaine en janvier, où il faudra réorganiser les deux tours. Jordan Bardella, vice-président du RN, n'est pas opposé à une élection le 28 juin, mais il demande une sécurité sans faille.

Nous avons réclamé de notre côté que chaque électeur qui va se rendre aux urnes, puisque 40% du corps électoral serait appelé aux urnes en cas de second tour, puisse avoir un masque chirurgical, que chaque personne qui va s'occuper de la surveillance d'un bureau de vote, on sait qu'il y a eu des cas de contamination à l'issue du premier tour, puisse disposer d'un masque FFP2 qui serait renouvelé toutes les deux heures. Ces garanties, pour l'instant, ne sont pas posées par le Premier ministre. La démocratie doit pouvoir, évidemment, continuer, mais pas à n'importe quel prix. Des garanties en matière sanitaire doivent, évidemment, être prises.

Les messes toujours interdites en ce jeudi de l'Ascension. Certaines parois sont décidées de s'adapter en diffusant les offices sur Internet. Florian Chevalet et Garance Muno se sont rendus à l'église Saint-François-Xavier dans le 7e arrondissement de Paris. Une église qui n'a jamais fermé ses portes, mais qui vivra son premier jeudi de l'Ascension sans messe. Joachim vient prier à l'église Saint-François-Xavier tous les jours, mais il le confesse, la messe lui manque.

5:24
Locuteur non identifié

Ce n'est pas la même chose, tout le monde est triste parce qu'il n'y a pas de messe.

5:27
Présentateur

L'interdiction de rassemblement dans les lieux de culte, une décision difficile à comprendre pour ses croyants.

5:31
Locuteur non identifié

Vous pouvez aller chez le coiffeur, vous pouvez aller acheter des fleurs, vous pouvez aller, etc., mais pas à la messe. Mais je trouve ça, à part qu'il y a la brantesque, enfin, ce n'est pas normal.

5:39
Présentateur

Alors, pour garder le lien avec ses fidèles, le curé de la paroisse Bruno Lefebvre-Pontalis a enregistré hier la cérémonie de la fête de l'Ascension. Nous expérimentons tous, qui que nous soyons, tout au long de notre existence. Elle sera diffusée aujourd'hui en direct sur Internet à 11h et 19h, pas suffisant pour l'homme d'église. Je n'ai pas été ordonné prêtre pour célébrer la messe devant une caméra, devant des bancs vides. Et ce qui nous manque le plus, nous, c'est de rencontrer les gens. Rencontrer les gens, il espère pouvoir le faire dès la semaine prochaine. Ici, tout est prêt pour recevoir les fidèles.

6:09
Locuteur non identifié

Donc, on a fait des marquages qu'on a mis en place pour la distanciation qui fait 1,50 mètre entre chaque personne. Une messe a déjà été prévue dans l'église le 19 juin pour rendre hommage aux victimes du coronavirus.

6:20
Présentateur

De moins en moins de cas de quotidien de Covid en France, mais ce n'est pas le cas dans le reste du monde. L'Organisation Mondiale de la Santé alerte sur un nombre record de contaminations en une journée, Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, 106 000 nouveaux cas en seulement 24 heures. C'est le chiffre le plus élevé depuis le début de l'épidémie, s'alarme l'OMS. Deux tiers de ces cas ont été déclarés dans seulement 4 pays. Il s'agirait des Etats-Unis, de la Russie, du Brésil et de l'Arabie Saoudite.

L'OMS est aussi préoccupée par l'augmentation des cas dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, notamment les pays d'Amérique latine, des Etats où le système de santé est défaillant, où les mesures barrières sont difficiles à mettre en place et où l'économie est bien sûr en chute libre à cause de l'arrêt des échanges internationaux et du tourisme. Merci Jean-Baptiste. En Grèce, feu vert pour la nouvelle saison touristique. Le pays a fixé la date au 15 juin et surtout, il va rouvrir ses frontières. Benjamin Smadja. Oui, le calendrier du déconfinement touristique a été dévoilé hier par le Premier ministre grec.

Dès le 15 juin, le pays va donc rouvrir ses hôtels saisonniers et à partir du 1er juillet, les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement. La Grèce dévoilera la liste des liaisons aériennes rétablies d'ici la fin du mois. Dès leur arrivée sur le sol grec, les touristes n'auront pas à subir de quarantaine, mais ils seront soumis à des tests aléatoires de dépistage. Pour rassurer les touristes, la Grèce met en avant son bilan sanitaire. Le pays dénombre à peine 166 décès dus au coronavirus. Nous avons gagné la bataille de la santé, nous gagnerons celle de l'économie, déclarait hier le Premier ministre grec. Le tourisme est évidemment un enjeu majeur pour le pays.

Le secteur représente plus de 20% de son produit intérieur brut. Depuis le début de cette crise, RMC s'intéresse à la France des solutions. Chaque semaine, nous mettons en avant une ou plusieurs initiatives positives, concrètes, solidaires. Aujourd'hui, direction Marseille, où 150 personnes en situation de précarité sont hébergées dans un centre de vacances. Trois étoiles suite à la crise sanitaire. Lionel Dian.

8:18
Locuteur non identifié

Mika, 40 ans, vit dans la rue depuis 12 ans et depuis deux semaines, il est hébergé dans le cadre verdoyant de ce club de vacances trois étoiles. J'ai eu peur d'attraper le Covid dans la rue parce que c'est très craque de vivre dans la rue. Ce confort me change totalement. Ça change des rats qui se baladent dans la rue le soir. Quand tu dors, tu peux manger ici, tu peux dormir, tu peux te laver. Franchement, ça fait du bien au cerveau, ça fait du bien à la tête. Ça permet de respirer un peu, de voir un peu le temps venir pour s'en sortir. Pour le moment, c'est au jour le jour.

Une douce parenthèse que Jean-Régis Rujakers, chargé de mission de l'association Just, soit très prolongée au-delà du 8 juin prochain. Ça prouve qu'on peut faire les choses dans la dignité, le respect des personnes et le respect des lieux. Et que maintenant, pour la suite, on sait qu'il y a énormément de lieux qui sont vides à Marseille, qu'on propose d'occuper de manière intelligente. Ça s'appelle une occupation transitoire. La crise nous a permis de rendre ça visible. Ce qu'on demande aujourd'hui, c'est que maintenant, il faut avoir les moyens de travailler dessus.

Le collectif d'associations qui a monté ce projet, financé par l'État, a déjà identifié une caserne désaffectée à Marseille qui pourrait accueillir des sans-abri. A retenir également dans l'actualité

9:20
Présentateur

l'arrestation aux Etats-Unis de deux hommes soupçonnés d'avoir été garlosgones à fuir la justice japonaise en le dissimulant son caisson d'instruments de musique. Les deux hommes ont été arrêtés hier à la demande du Japon. Apolline. Et c'est le moment de faire un petit point sur les masques parce que de plus en plus de villes imposent le port du masque dans l'espace public. Quentin Vinet. Oui, c'est le cas par exemple de Saint-Malo. Saint-Malo en Bretagne où les touristes, ce week-end, devront avoir la bouche et le nez couverts pour l'ascension dans les petites rues de la vieille ville. Les distances n'étaient pas du tout respectées le week-end dernier.

Alors, le maire évidemment redoute le pire pour ce pont. C'est à nouveau la règle, le masque à Levallois-Apéret près de Paris. Première ville à l'avoir imposé, vous vous en souvenez, la justice en était mêlée. Le nouvel arrêté pris le 15 mai, cette fois, n'a pas été annulé. Des recours ont même été rejetés en justice. Tout le monde a un masque maintenant. Il n'y a plus aucune excuse pour ne pas en porter. C'est ce que dit le maire. La sanction là-bas, c'est 38 euros. Des amendes aussi seront dressées à Strasbourg. À partir d'aujourd'hui, le masque devient obligatoire dans l'hypercentre aux heures les plus fréquentées de la journée.

Chacun doit avoir conscience des dangers, c'est ce que dit le maire. Il précise que le masque doit couvrir la bouche mais aussi le nez. On le met correctement. Il recommande aussi aux parents de le faire porter aux enfants à partir de 6 ans. 6 ans, justement, le masque est obligatoire pour les grands mais aussi pour les petits, pour les enfants à partir de 6 ans dans les rues, dans les lieux publics ou dans les magasins. Je vous laisse imaginer ce que ce sera cet été si on peut y aller en vacances de faire porter le masque à nos enfants. À nos enfants, ça ne sera quand même pas évident. On voit bien, ils ont quand même du mal à rester très concernés.

Surtout, on se dit qu'ils vont toucher ces masques. Enfin, si les Espagnols le font, ils vont peut-être y arriver et nous donner des bons conseils. On est avec le docteur Jacques Battistoni sur RMC ce matin. Bonjour docteur. Merci d'être avec nous. Vous êtes président du syndicat de généralistes MG France. Vous êtes vous-même médecin généraliste à Caen. Quand vous entendez la phrase d'Emmanuel Macron qui nous dit attention, le virus est toujours là, il faut rester prudent, ne pas se relâcher. C'est le message que vous voulez faire passer ce matin ou est-ce qu'on peut commencer quand même à souffler et à se dire que c'est un peu derrière nous ?

Je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant. On n'a aucun moyen de mesurer, de savoir si le virus est en train de diminuer vraiment, si sa diffusion a cessé. On ne mesure que les effets du confinement pour l'instant donc il faut être extrêmement prudent pour l'instant.

11:37
Locuteur non identifié

Vous êtes inquiet ?

11:39
Présentateur

Je ne suis pas inquiet, je suis vigilant. Je suis très attentif à ce qui se passe. J'attends avec beaucoup d'altérêt et je dirais presque d'impatience les premiers résultats mais il faut être patient et ce n'est pas aujourd'hui qu'on les aura. Les premiers résultats, vous pensez aussi au décalage avec le début du déconfinement, c'est-à-dire les premiers résultats de ce déconfinement pour aller mesurer dans dix jours maintenant, huit, dix jours ? À peu près, oui. Rappelez-vous la première phase quand on a fait la phase épidémique où on s'est confiné.

À ce moment-là, on a dit aux gens qu'il va falloir attendre deux, trois semaines pour savoir si la politique qu'on met en place va être efficace. Et là, c'est la même chose. On va devoir attendre à peu près la fin de la semaine prochaine. On devrait avoir les premières indications, les premières seulement.

12:21
Locuteur non identifié

Et quand on regarde à l'étranger,

12:22
Présentateur

c'est plutôt encourageant

12:24
Locuteur non identifié

pour l'instant, non ?

12:25
Présentateur

Oui, parce qu'aujourd'hui, on n'a pas de pays où on est véritablement une deuxième vague forte qui soit réapparue. On voit que les pays commencent à relâcher un petit peu la pression et que ça se passe bien. Donc, on espère que ça va être la même chose. Mais voilà, je suis très attentif aussi aux mesures sur les masques qui ont été annoncés qui me paraissent tout à fait utiles. Alors, quand vous entendiez effectivement à l'instant Quentin Vinet qui nous disait que certaines villes comme Strasbourg avaient pris un arrêté, à partir d'aujourd'hui, il faudra porter un masque dans l'hypercentre de Strasbourg.

Est-ce que vous, médecin, de votre point de vue, justement, vous vous dites c'est une bonne chose ? Est-ce que d'autres villes auraient dû le faire ? Est-ce qu'on aurait dû le généraliser ? Nous l'avons demandé au gouvernement. Nous l'avons dit au gouvernement dans l'espace public, le masque est vraiment la meilleure solution pour éviter la contamination. Donc, nous demandons et nous continuons à le demander que dans toutes les villes, dans tous les endroits où il n'est pas possible de respecter une distance de sécurité d'un mètre, un mètre cinquante, il faut pouvoir porter le masque. C'est absolument nécessaire.

Quand vous voyez qu'en Espagne, ils le font porter y compris à des enfants à partir de 6 ans, même ça, ça vous paraît être quand même une bonne chose si on arrive à leur faire porter ? Oui. Le seul endroit où vous n'avez pas besoin de porter un masque, c'est à partir du moment où vous avez de la place où vous pouvez, quand vous croisez quelqu'un, mettre quelques mètres entre lui et vous. Mais dès lors que vous êtes dans un magasin, sur un trottoir fréquenté, dans un lieu public, dans un restaurant, plus tard, éventuellement, il faudra effectivement porter un masque. Qu'est-ce que vous constatez chez les patients qui viennent à votre cabinet ?

Est-ce que le coronavirus est toujours présent au quotidien ?

13:57
Locuteur non identifié

Il est toujours présent dans toutes les conversations. Il n'y a pas de consultation dans lesquelles

14:01
Présentateur

on n'en parle pas. Le coronavirus est présent parce que la quasi-totalité des patients viennent en consultation en portant un masque. Et je crois que là, ça montre bien quand même que les Français ont saisi l'importance à la fois de l'infection, mais aussi de la nécessité de se protéger. Et on en parle tout le temps. Est-ce que vous vous dites que malgré tout, on peut progressivement retrouver une vie sociale ? Parce qu'on parle beaucoup de ce qui se passe dans l'espace public, dans la rue, la question des masques, la question des magasins, les contacts dans les transports publics.

Est-ce que progressivement, on le sait bien, au début, Edouard Philippe nous avait dit qu'il ne faut pas de rassemblement de plus de 10 personnes. Et puis finalement, cette limitation, elle a volé en éclats. Quel est le conseil que vous pouvez donner à ceux qui nous écoutent justement à la veille de ce long week-end de pont ? Est-ce que ce week-end, on peut se retrouver en famille ? Est-ce qu'on peut quand même faire des grandes tablées ? J'ai envie de dire, retrouvons-nous, mais commençons quand même prudemment et progressivement. Est-ce qu'on a besoin de se retrouver à 30 ?

Je pense que retrouver sa famille, c'est déjà retrouver des petits groupes et puis se voir plusieurs fois peut-être plutôt que de faire un grand groupe. On voit bien quelques clusters. Vous savez, ces lieux où il y a plusieurs cas groupés, ces foyers d'infection, ces foyers d'infection étaient autour de rassemblements familiaux. Donc prudence, attention, je crois que la limite de 10, elle n'est quand même pas bête, pas idiote. Beaucoup de nouveaux cas dans le monde, pour le coup. Je voudrais simplement savoir si vous avez commencé à regarder ces questions. On parle de l'Amérique du Sud qui pourrait être une véritable bombe parce que de nombreux cas commencent à être décelés.

Quel regard vous portez là-dessus ? Les politiques dans différents pays sont parfois extrêmement différentes. En Amérique du Sud, clairement, si ça ne se passe pas bien, c'est possible parce qu'il y a une incohérence totale entre la politique décrétée par les gouvernements provinciaux, enfin des États, parce que c'est des États, et le gouvernement central. C'est un petit peu la même chose en Amérique du Nord ou aux USA avec la politique qui est menée par le président. Docteur, encore un mot. On a beaucoup parlé au début de la question de la pénurie, des masques, mais aussi la crainte de pénurie de médicaments.

Est-ce qu'au moment où on se parle aujourd'hui, vous estimez que vous avez tout ce qu'il vous faut ? Est-ce qu'il y a des choses qui vous manquent ? Est-ce qu'il y a des choses qui manquent à vos patients quand vous les envoyez à la pharmacie ou est-ce que ça y est, tout est sous contrôle ? Je dirais que c'est enfin le moment où on commence à voir qu'on a à peu près à disposition ce dont on a besoin. Au début de l'épidémie, on n'a pas eu la possibilité de prescrire des masques à nos patients. Aujourd'hui, on peut le faire. Ça a toujours été vraiment extrêmement important.

Je dirais que je regrette que ce n'ait pas été le cas au moment de l'épidémie, au moment où on aurait dû pouvoir à la fois nous protéger nous-mêmes mais aussi protéger nos patients. Merci beaucoup. Merci docteur. Docteur Jacques Battistoni qui nous dit de rester encore extrêmement prudent en attendant donc en 8-10 jours de voir les premiers résultats de ce déconfinement progressif. Merci beaucoup docteur. On est avec Arthur sur RMC. Bonjour Arthur. Allô ? Oui Arthur, je vous entends. Bonjour, bienvenue. Arthur, vous nous appelez de l'île-et-Vilaine et vous à cette heure-ci, jour férié ou pas jour férié, il y a les vaches. Exactement, oui. Vous êtes en train de traire ou vous avez trait ?

Je suis en train là. Vous êtes en train de traire et donc RMC est avec vous dans les tables ? Exactement. Ça permet de travailler en vous écoutant et c'est agréable. Ça fait très plaisir de vous accompagner. Arthur, pour vous, le confinement et le déconfinement, il y a un changement ? Comment vous percevez tout ça ? Comment vous l'avez vécu ? Franchement, pour nous, enfin pour moi en tout cas, ça n'a rien changé du tout parce que le confinement est arrivé, je ne devrais pas le dire, mais exactement à la bonne période. C'était pendant la période des maïs. Et du coup, c'est la période où on est quasiment la plus occupée. Du coup, ça n'a pas changé grand-chose.

Mais ce qui était bien, c'est que moi, à partir il y a 15 jours, je n'ai pas fait attention ou quoi. Je suis ressorti et j'ai dit, c'est bon, on ne va pas rester confiné pendant je ne sais pas combien de temps. Il faut que je voie du monde et je ne peux pas. Mais vous êtes resté prudent quand même, Arthur ? Oui, je voyais du monde mais on restait prudent, on discutait, on était aux distances et tout. Il faut que je voie du monde, on buvait un coup ensemble avec les collègues et tout, mais on faisait attention. Mais on ne peut pas rester, même quand je vois, on tape sur les parisiens et moi, je leur tire leur chapeau.

Ils sont confinés dans des appartements et là, on leur a laissé le droit de pouvoir sortir et on va leur taper dessus parce qu'ils peuvent aller sur la côte et tout. Non, il faut les laisser. Les gens ne sont pas faits pour rester confinés n'importe quel point. Le confinement n'a pas forcément été le même pour tout le monde, effectivement. Il y a la question bien sûr de voir les autres mais il y a aussi le rapport à l'espace et le sentiment d'enfermement et en effet, on se souvient notamment au début du confinement, tous ceux qui tapaient notamment sur les quartiers, mais enfin bon, les gens, ils devaient aller travailler. Franchement, tout le monde a été assez exemplaire.

Je me souviens que le Premier ministre au début a été assez culpabilisateur pour les Français mais ce ton-là, il a quand même disparu. On se rend compte que tout le monde a fait des efforts. Exactement, mais tout le monde a fait des efforts. Au bout d'un moment, les gens, il faut qu'ils soufflent. Il y a beau dire, nous, on était les mieux lotis, on avait de l'espace, on pouvait sortir, on pouvait travailler, on n'a pas été impactés financièrement et psychologiquement. Et moi, au bout d'un moment, les gens, quand ils sortent, je les prends à leur place, j'aurais fait exactement la même chose. Il faut les laisser sortir parce qu'à mon avis, si on les laisse confiner, ce sera pire.

Laissez les gens respirer et moi, quand je sors, parce que je suis sorti un peu dans quelques grandes surfaces et tout, c'est incroyable, les gens, comment ils sont responsables. Ils savent, il faut faire attention, on porte un masque, on reste à distance et tout. Les gens, ils savent bien, ils n'ont pas besoin d'avoir un gouvernement qui leur dit « Faites-ci, faites-là ». Les gens savent bien. Ils ont entendu une fois et puis c'est tout. On a intégré. Merci beaucoup Arthur d'être venu nous rendre visite sur RMC et RMC Découverte. Heureuse de savoir qu'on vous accompagne chaque matin au moment de la traite des vaches. Merci Arthur. Dans un instant, ce sera l'heure de Du Pain Quotidien.

Victor Joannin qui nous parlera des restaurateurs qui s'adaptent à tout de suite. RMC. RMC. Du Pain Quotidien. Du Pain Quotidien avec Victor Joannin. Bonjour Victor. Ils sont loin de leurs fourneaux et ils s'impatientent les restaurateurs après plus de deux mois de fermeture. Ils attendent le pied ferme, le feu vert des autorités pour rouvrir. Et avant de pouvoir accueillir de nouveau des clients, ils ont dû s'adapter pour continuer à travailler malgré tout.

20:50
Locuteur non identifié

Pour ces restaurateurs, oui, les raisons sont multiples. Il faut faire rentrer un peu de trésorerie, il faut garder la main et surtout maintenir le lien avec les clients. Beaucoup se sont donc mis à la vente à emporter ou à la livraison avec parfois quelques réticences car livrer un burger ou une pizza c'est facile mais un plat traditionnel avec de la création, ça peut gâcher la présentation et la plupart le font à perte puisque ces ventes alternatives ne représentent que 10 à 25% maximum de leur chiffre d'affaires habituel.

21:16
Présentateur

Et même les restaurateurs étoilés s'y sont mis.

21:18
Locuteur non identifié

Oui, de grands chefs comme Guy Savoie, trois étoiles au Guy de Michelin, il propose sa célèbre soupe d'artichaut à la truffe noire livrée chez vous en bocal avec une petite fiche explicative pour bien la réchauffer sans l'altérer. Ça fait quand même 110 euros le plat réchauffé au micro-ondes, il faut avoir les moyens. En Alsace, les clients du Chambard peuvent venir récupérer leur commande en drive et en Dordogne, autre exemple, la Tour des Vents propose des plates au repas à emporter chaque jeudi pour 35 euros. 10% des ventes sont reversées aux soignants.

21:45
Présentateur

Alors les fast-food, c'était peut-être moins difficile de s'adapter.

21:48
Locuteur non identifié

Alors finalement, il y a eu beaucoup d'adaptations en McDo, Subway, KFC ou encore Burger King ont rouvert leur restaurant par centaines en drive, en livraison ou à emporter mais le fonctionnement est vraiment adapté, les menus sont réduits, seuls les burgers emblématiques sont présents et par exemple, chez Subway, c'est la même personne équipée d'une visière en plexiglas qui prépare votre commande du début à la fin.

22:07
Présentateur

Moi, ce que j'ai adoré pour les drives, c'est ceux en Belgique, Charles, non ? Qui ont fabriqué une voiture en carton pour aller au drive

22:14
Locuteur non identifié

pour fabriquer la voiture pour aller au McDo pour pouvoir avoir un prétexte

22:17
Présentateur

pour pouvoir aller au McDo et ils ont attendu dans la file d'attente Mais ils ont eu leurs frites. Mais ils ont eu leurs frites et leurs Big Mac. Enfin, c'est un métier qui revient à la mode, le cuisinier à domicile. Oui,

22:29
Locuteur non identifié

le concept est simple, si vous n'allez pas au restaurant, c'est le restaurant qui vient à vous et le chef qui fait mijoter de bons petits plats dans votre cuisine sous vos yeux, selon vos envies et en toute sécurité sanitaire. Ce sont plutôt les établissements isolés à la campagne qu'ils proposent même si là encore les menus ne sont pas donnés forcément, il faut payer la prestation. J'ai quand même trouvé un restaurateur dans le Cantal qui proposait ça à partir de 30 euros par personne.

22:50
Présentateur

30 euros par personne et vous pouvez faire comme le restaurant à la maison.

22:52
Locuteur non identifié

Exactement.

22:53
Présentateur

Merci Victor. Tout de suite, les réseaux sociaux

22:56
Locuteur

avec Charles Magnin.

22:57
Présentateur

RMC. RMC. Hashtag Magnin. Avec une initiative très commentée sur les réseaux sociaux à partir d'aujourd'hui à la Grande Motte, il faut réserver pour pouvoir bronzer. Oui, pour étaler votre serviette réservée sur Internet. Ça pourrait être le nouveau slogan des plages de la Grande Motte. Alors précisons d'emblée que c'est gratuit sur le site de l'Office du Tourisme. Vous pouvez réserver un créneau de 2h30 pour un emplacement de 2, 4 ou 6 personnes. Alors pour aujourd'hui et pour demain, c'est trop tard. Toutes les places sont parties en 20 minutes. Il reste actuellement, j'ai regardé à l'instant, quelques créneaux disponibles pour samedi et dimanche.

Mais dépêchez-vous, on verra ce que ça donne aujourd'hui sur le terrain, si les horaires, si les emplacements sont bien respectés. En attendant, l'initiative a évidemment inspiré les internautes. Certains imaginent déjà qu'après le site La Fourchette pour réserver ton resto, il y aura bientôt l'appli La Serviette pour réserver sa place à la plage. Un internaute se demande si pour la baignade aussi, il faudra réserver à l'avance et y aller chacun son tour. Et certains craignent déjà la revente sous le manteau des créneaux de plage réservés. Autrement dit, du sable blanc au marché noir. Et autre décision très commentée Charles, celle de la réouverture du centre commercial Beaugrenelle à Paris.

Oui, un grand centre commercial qui rouvre alors que les parcs et jardins tout autour sont toujours fermés. Une absurdité aux yeux de très nombreux internautes, notamment les parents vivant à Paris. Nos enfants passent en ce moment leur journée sur le bitume brûlant. Rouvrez-nous les parcs plutôt que les centres commerciaux, écrit une maman sur Twitter. Pour certains, cette décision est un symbole de la victoire du capitalisme. Beaucoup accusent le gouvernement de ne penser qu'au profit tout en condamnant les parisiens à faire jouer leurs enfants sur les trottoirs. La réalité est un peu plus complexe.

Le préfet de Paris, donc l'État, a bien ordonné la fermeture des grands centres commerciaux et des espaces verts. Mais c'est la justice, le tribunal administratif qui a ordonné la réouverture de ce centre commercial Beaugrenelle car le centre a adapté ses galeries, sa configuration afin de respecter la fameuse limite des 40 000 m2 fixées par le plan de déconfinement. Ce qui ne calmera sûrement pas la colère d'Anne Hidalgo et des nombreux internautes qui réclament la réouverture des espaces verts à Paris ce week-end. Moi, je suis en colère totale. Je trouve ça incroyable. Pourquoi on mettrait 40 000 m2 pour les centres commerciaux mais les parcs font beaucoup moins que 40 000 m2.

Donc, si on en reste juste à cette surface... Résultat, on s'entasse, on l'a vu hier soir aux Invalides sur les rares pelouses encore ouvertes à Paris. Mais c'est incroyable pour ceux qui nous écoutent et qui sont parisiens. Vous l'avez sans doute vu. Quand on se promène le moindre espace du coup de petites esplanades ou de trottoirs un peu larges et pris d'assaut et les enfants qui ne peuvent pas jouer, qui n'ont déjà pas école, qui n'ont déjà pas crèche, qui n'ont déjà pas les maternelles et qui ne peuvent même pas aller sur les toboggans. Bref, je suis furieuse. Il est 7h29. Vous nous parlerez de quoi, Nicolas, tout à l'heure ? Qu'allez-vous nous expliquer ?

D'une victime collatérale du coronavirus. Ce sont les A380, ces immenses avions. Les neuf appareils d'Air France ne voleront plus jamais. Ils sont cloués au sol par la crise actuellement mais ils ne redécolleront pas après la crise. C'est un peu comme chantait Michel Sardou. Ne m'appelez plus jamais France. Mais oui. Mais oui, parce qu'en fait, franchement, on se dit d'arrêter la A380, c'était quand même une très très belle aventure. Vous nous raconterez cette histoire tout à l'heure. Donc rendez-vous à 7h50. Tout de suite, la météo. Et juste après le journal de 7h30, les municipales, second tour en juin où tout recommençait en janvier 2021.

Réunion à Matignon hier avec les chefs de partis politiques. Jean-Christophe Lagard y était pour l'UDI et il était avec nous ce matin après le journal sur RMC. Le journal de 7h30, Anne-Sophie Balbir. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Pas de décision finale pour l'instant, mais deux options pour les municipales. Ce sera fin juin ou en janvier 2021 ou plus tard avec deux tours. C'est ce qui est ressorti d'une réunion entre Edouard Philippe et les chefs de partis hier. Plus de 100 personnes testées positives au coronavirus dans un abattoir des Côtes d'Armor. L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts, dit Emmanuel Macron.

Et puis les joies d'un long week-end déconfiné à la mer, à la campagne, mais avec des consignes. Des placements autorisés dans la limite de 100 km, les contrôles seront renforcés sur les plages, les routes et dans les gares. RMC 7h31. Quel dénouement pour les élections municipales ? Question abordée hier soir entre le Premier ministre et les représentants des partis politiques. Deux options sont désormais sur la table. Organiser le second tour, probablement le 28 juin, ou rejouer les deux tours

27:24
Locuteur non identifié

en janvier 2021. Le Premier ministre écarte désormais l'hypothèse de septembre en raison de la rentrée scolaire selon plusieurs responsables de partis. Compliqué également à l'automne, explique Edouard Philippe avec l'examen du budget au Parlement. Impossible d'interrompre les débats pour faire campagne car si le scrutin est reporté après l'été, il faudra refaire le premier tour comme la loi l'oblige. Des responsables politiques très frileux à l'idée de se prononcer eux-mêmes sur ce second tour. Personne ne voudrait être pointé du doigt en cas de contamination massive lors du scrutin mais tous sont ressortis de Matignon avec la même impression.

Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin. Selon l'un des participants, le Premier ministre rendra sa décision publique ce samedi pour un décret publié au plus tard mercredi 27 mai.

28:08
Présentateur

Et Jean-Christophe Lagarde qui n'est pas franchement pour ce deuxième tour en juin sera avec nous juste après ce journal sur RMC. C'est le président de l'UDI. Edouard Philippe a aussi assuré hier que le gouvernement présenterait la semaine prochaine un plan pour le secteur automobile durement frappé par la crise sanitaire. Le Premier ministre a tenté d'apaiser d'ailleurs les inquiétudes sur le sort des usines Renault. Quatre sites pourraient fermer en France notamment celui de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne 263 salariés. Martin Bourdin en Maho Bécard-Granier.

28:39
Locuteur non identifié

L'usine de Choisy-le-Roi fait partie du quotidien de Steve depuis 18 ans. 18 ans qu'il y travaille tous les jours. Alors l'annonce de cette fermeture potentielle l'a évidemment bien sauté. Il va falloir penser à autre chose, c'est tout. De toute façon, on n'y fera rien de plus.

28:51
Présentateur

Me battre contre qui, pourquoi ? On verra ce qu'ils proposent d'autres. Et c'est d'autant plus difficile à digérer pour Florence, 22 ans d'ancienneté, qu'elle ne pouvait pas l'anticiper.

29:00
Locuteur non identifié

On est surpris parce que ça fonctionnait bien. Pour nous, on a beaucoup de boulot. On ne sait pas, on ne comprend pas. Tous attendent donc les explications de Renaud, le maire de Choisy-le-Roi Didier Guillaume aussi. Il met en garde l'entreprise. Il ne faudrait pas que l'histoire du Covid

29:14
Présentateur

soit un alibi à une fermeture. On sait très bien que si ce plan de restructuration a été pensé, il n'a pas été pensé dans les 15 derniers jours. Ça veut dire que c'était déjà dans les tuyaux. Il s'inquiète aussi des conséquences d'une éventuelle fermeture pour sa commune. Ses salariés habitent à Choisy-le-Roi, s'impliquent dans la vie sociale, culturelle, économique de notre commune.

29:34
Locuteur non identifié

Fermer cette usine serait donc pour lui une hérésie, surtout que le site s'était inscrit, selon l'élu, dans une démarche vertueuse pour donner une deuxième vie à des pièces de moteur usagées.

29:43
Présentateur

7h34 sur RMC. Anne-Sophie, le gouvernement promet aussi d'avancer au plus vite sur son plan santé. Les négociations avec les syndicats commenceront dès lundi. Sur la table, hausse des salaires pour les soignants, réorganisation, assouplissement des transports, 5h. Suffisant ? Non, pas vraiment. Les personnels hospitaliers réclament des embauches. Et pour se faire entendre, certains se sont convertis en colleurs d'affiches. Reportage avec une équipe de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Gladys Lassite, Benjamin Pelsi.

30:11
Locuteur non identifié

C'est un rendez-vous

30:12
Présentateur

devenu hebdomadaire pour ces soignants parisiens. Je ne sais pas où ils sont les attaches. Ils collent des affiches près des hôpitaux,

30:18
Locuteur non identifié

des messages pour ne pas se faire oublier du public.

30:20
Présentateur

Il y a marqué « Usager, vous nous avez soutenus. Merci, rejoignez-nous. J'aime mon hôpital. L'hôpital vous sauve, sauvez-le. »

30:28
Locuteur non identifié

Ne pas se faire oublier non plus du gouvernement. Sébastien est infirmier. Il a travaillé en unité Covid pendant la crise.

30:33
Présentateur

« Je n'avais jamais travaillé dans d'aussi meilleures conditions que ça. En effectif, on était bien. On demandait quelque chose, on l'avait. » Des conditions de travail décentes qu'ils veulent partout, dans tous les services et pas des médailles ou des primes exceptionnelles, explique Blandine, assistante sociale.

30:44
Locuteur non identifié

« On va battre le verre quand il est chaud et ce n'est pas que des applaudissements qu'on a besoin, c'est aussi de moyens pour faire notre travail correctement, pour vivre décemment. Olivier Véran, il a parlé de revalorisation salariale, sans préciser, on demande des embauches aussi massives. » Pour continuer à se faire entendre, un rassemblement de soutien au personnel soignant est organisé ce midi à l'hôpital Robert-Debré à Paris.

31:04
Présentateur

« 110 morts de plus en 24 heures, dernier bilan du coronavirus, toujours moins d'hospitalisation, toujours moins de patients en réanimation. Le ministre de la Santé estime qu'il faut au moins 10 à 15 jours pour savoir si le déconfinement a un effet sur l'épidémie. Olivier Véran reste attentif à la situation dans les abattoirs. Jean-Baptiste Bourgeon, plus de 100 personnes ont été testées positives dans les Côtes d'Armor. » « Oui, c'est le résultat de la deuxième campagne de dépistage massif à l'abattoir de Quéméné. 109 personnes contaminées au total. C'est 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine.

Vendredi, une première série de tests avait révélé que 65 salariés étaient positifs, surtout des collègues proches des tout premiers cas détectés dans cet abattoir. L'ARS a ensuite poursuivi et intensifié ses investigations sur plus de 800 salariés de ce grand abattoir breton qui, je le rappelle, fournit l'ensemble des magasins Leclerc. Jean-Baptiste Bourgeon, merci. L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts, a tweeté Emmanuel Macron. Rappel à la prudence pour ce long week-end de l'ascension. Beaucoup d'entre nous envisagent de se rassembler, mais attention, pas à plus de 10 dans les lieux publics.

Pour les déplacements, il faut rester dans la limite des 100 kilomètres. Les contrôles seront renforcés car la tentation est grande pour certains de ne pas respecter les consignes comme a pu le constater Michel Laveau, porte-parole de la police nationale.

32:28
Locuteur non identifié

La police nationale sera là pour empêcher des comportements irresponsables ou inconséquents. Dans les infractions qui sont relevées, je peux vous en donner une, c'est une personne qui fait 118 kilomètres et comme motif pour dépasser ces 100 kilomètres, elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. Donc je pense que vous conviendrez avec moi que ce n'est pas un motif suffisant pour dépasser la distance de 100 kilomètres et donc elle a été verbalisée. Ça s'est passé à Saint-Nazaire le week-end dernier. Le message essentiel est de ne pas gâcher l'amélioration de la situation sanitaire des contrôles seront affinés partout en France sur le littoral, en ville et à la campagne.

33:01
Présentateur

Et puis l'autorisation était très attendue. En Guadeloupe, le préfet a annoncé la réouverture des plages de 19 communes du littoral. Dès aujourd'hui, celles du Gosier, de Saint-Anne, de Saint-François ou encore de Marie-Galante ou de la Désirade sont concernées. Les courses, c'est à Deauville-Mathieu. Autre belle plage. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori. L'As ce matin, Chasselet, Outsider, numéro 4, Villarro. L'As et le 4 pour les courses à Deauville à 13h50. Et on va commencer à avoir un petit avant-goût de l'été avec vous, Quentin Vinet. Si tout va bien, si tout va bien, on pourra partir, pour ceux qui le peuvent, en Italie, en Grèce, voire même en Tunisie.

Et peut-être même aussi en Espagne, c'est la destination privilégiée, préférée des Français. Les frontières resteront fermées jusqu'à fin juin. Ça, on le sait, mais les plages, les hôtels et les terrasses, ça y est, les restaurants que viennent peuvent rouvrir dans la plupart des régions comme les Canaries et comme les Baleares aussi. L'Italie, l'Italie a déjà annoncé la réouverture de ces aéroports. Ce sera dès le 3 juin, on connaissait la date, mais voilà ce que dit le chef de la diplomatie italienne. C'était hier. Venez passer vos vacances en Italie. Venez visiter nos plages, nos côtes, nos villages de montagne et notre cuisine.

Le Portugal également se dit prêt à accueillir les voyageurs et pas de quarantaine, il n'imposera pas de quarantaine. Un système de couleurs vert, orange, rouge sera certainement mis en place en fonction de l'affluence sur certains sites pour informer les vacanciers. Il y aura bien aussi une saison touristique en Grèce. Les hôtels saisonniers pourront rouvrir dès le 15 juin. On l'a appris hier et les vols depuis l'étranger reprendront à partir du 1er juillet pour sauver la saison. Pareil en Tunisie où le tourisme représente jusqu'à 14% du PIB. Le gouvernement a décidé de rouvrir les hôtels dans les prochaines semaines.

Ce sera sûrement vers la mi-juin, mais la capacité d'accueil sera limitée et les mesures de distanciation sociale devront s'appliquer dans les restaurants, à la piscine mais aussi à la plage. On l'a vu aujourd'hui puisque c'est à la Grande Motte qu'on nous a demandé désormais de réserver son espace de serviettes. Il n'y a plus de place pour aujourd'hui. C'est une plage qui affiche complet. Il est 7h39. On est avec Philippe. Bonjour Philippe. Bonjour Apolline. Philippe, vous nous appelez des Yvelines. Philippe, je dois vous dire que vous êtes le 3e Philippe depuis ce matin. C'est la journée des Philippes. C'est la journée des Philippes. J'ai presque envie de faire un vœu.

Vous savez qu'en Russie, si vous êtes entre deux personnes qui portent le même prénom, il faut que vous fassiez un vœu. Et là, je suis entourée de Philippe depuis ce matin. Philippe, soyez le bienvenu ce matin. Vous nous appelez des Yvelines. Vous en êtes où, vous, de la question des élections ? Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en juin ? Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en septembre ou alors en janvier, comme commence à le dire le Premier ministre ? Il faut impérativement que les élections ont lieu le plus rapidement possible. Vous ne voulez pas attendre janvier ? Non, je ne vois pas l'intérêt.

De toutes les façons, que ce soit en juin, en septembre, en janvier, on aura un taux d'abstention déjà faramineux. Et puis, il faut que les conseils municipaux se mettent en place, que la démocratie reprenne la main et que tout puisse redémarrer correctement au niveau des mairies. Je ne sais pas ce que M. Lagarde en pense. Je vais être tout à fait honnête avec vous, Philippe, puisqu'on se dit tout sur RMC. Jean-Christophe Lagarde, que je vous annonce depuis ce matin, visiblement, il n'est pas réveillé. Il ne répond pas à son téléphone. C'est l'ascension. Son équipe nous dit, on cherche à le joindre.

Donc, peut-être qu'il a décidé de faire la grasse maths ce matin, ce qui ne serait pas très cordial, puisqu'évidemment, nous étions prévus pour être en direct ce matin. Mais on verra bien, on peut encore lui laisser quelques secondes pour se réveiller. Philippe, vous disiez, en tout cas, pour vous, c'est juin. Alors, Jean-Christophe Lagarde, justement, on peut commencer à le dévoiler. Lui, il était plutôt pour attendre janvier. Mais j'ai quand même une question, Philippe. Il y a eu une campagne pour ces élections municipales, qui était une campagne qui s'est déroulée dans un contexte qui n'était absolument pas celui d'aujourd'hui.

Entre-temps, il y a eu quand même cette période de confinement qui nous a tous sonnés. Est-ce que, pour vous, ça peut rester la même élection ? C'est-à-dire que le deuxième tour soit quand même corrélé au premier ? Apolline, les débats ont eu lieu. Les débats ont eu lieu, les démarchages, etc. Voilà. On sait, dans les grandes villes, qui vont être présents. Et puis, les électeurs, très honnêtement, au deuxième tour, ils savent pour qui ils vont voter. Maintenant, pour faire ces élections, en ce qui me concerne, moi, je suis atteint d'un triple cancer. Donc, je suis une personne à risque.

37:52
Locuteur non identifié

Dans mon village, nous, on n'a pas besoin de retourner voter parce que notre maire

37:57
Présentateur

a été réélu. Mais si je devais aller voter, j'y serais allé sans aucun souci. En prenant toutes les précautions. Oui, absolument. Il n'y a pas de raison. Nos compatriotes vont bosser. Nos compatriotes vont dans les magasins. Il n'y a pas de raison. Du coup, vous dites, si on va acheter des marchandises, on peut bien aller faire notre devoir citoyen. Mais bien entendu, Apolline. Et puis, malheureusement, que ce soit en juin, en septembre ou en janvier, on sait très bien qu'il va y avoir un taux d'abstention record. Tout le monde ne sera pas comme vous, Philippe, à se dire qu'ils peuvent y aller avec des précautions. On l'avait vu.

D'ailleurs, il y avait déjà une abstention record par rapport à une municipale pour le premier tour. Cela dit, et c'est peut-être l'occasion de le dire, il y a eu des craintes. Il y a eu même de la colère pour certains. Mais pour autant, les études scientifiques démontrent pour l'instant qu'il n'y a pas eu d'effet du premier tour sur la propagation du virus. C'est ce que nous disent les médecins, effectivement, parce que les précautions étaient là. Alors, à plus forte raison, Apolline, à plus forte raison que le deuxième tour ait lieu au mois de juin. Exactement. En tout cas, c'est votre point de vue, Philippe. Merci beaucoup d'être venus sur RMC ce matin. Vous, vous vous êtes réveillés.

Et en effet, on va voir. Mais Jean-Christophe Lagarde, pour l'instant, il n'est pas au bout du fil. Ça sonne dans le vide. Week-end de l'ascension, on en parle dans un instant. On partira dans le sud avec un reportage de Jean-Wilfrid Forkes. Il y a ceux qui se lèvent tôt et puis il y a les autres. Jean-Christophe Lagarde qui devait être avec nous. Je vous l'avais annoncé. Eh bien, vous voyez, il dort. Franchement, ce n'est pas tout à fait sérieux. Il devait être notre invité à 7h40, précisément parce qu'il n'était pas d'accord avec ce que disait le Premier ministre qui est pour accélérer le tempo des municipales et faire le deuxième tour en juin.

Jean-Christophe Lagarde, ses équipes l'appellent visiblement depuis 10 minutes, mais il est aux abonnés absents. Il fait la grasse mat en ce jeudi de l'ascension. Ça n'est pas sérieux et pas respectueux. 7h48, un point justement sur ce long week-end avec vous, Quentin Vinet, de nombreux maires qui craignent un relâchement ce week-end sur le littoral. Oui, Saint-Malo. Saint-Malo s'attend carrément à l'affluence d'un mois d'été ce week-end de 4 jours. Le week-end dernier, personne ne faisait attention. C'est ce que dit le maire là-bas. Carnac aussi. Carnac constate un relâchement complet. Voilà ce que dit le maire. Relâchement au sable d'Olonne aussi.

D'ailleurs, les plages de la ville seront fermées l'après-midi pour éviter la foule. Elles ont même refermé dans 3 communes du Morbihan où les maires ont constaté trop d'incivilité. Le week-end dernier, il y avait par exemple du monde avec des serviettes sur la plage qui bien sûr n'étaient pas autorisées. Pourtant, il va falloir que les comportements soient exemplaires pour ce pont de l'ascension. Ça, c'est ce que dit le maire de Vimreux. Vimreux, c'est dans le Pas-de-Calais. C'est la suite qu'on joue en ce moment. On joue par exemple notre week-end de la Pentecôte explique le maire là-bas. Et alors, il va y avoir des contrôles.

Ils ont été annoncés sur la route, notamment la monnaie de 135 euros mais beaucoup de voitures immatriculées, 75, 78, 92, circulent en ce moment. Elles arrivent à la tranche sur mer par exemple en Vendée. C'est sûr que c'est difficile d'être un codito si on a une voiture 75 et que comme par hasard on est justement sur la côte. Ces voitures-là sont bien repérées. Ces plaques d'immatriculation sont repérées. Tout à fait évident. Week-end de l'ascension qui démarrent dans un contexte sanitaire qui s'améliore progressivement. Le secteur touristique espère faire un peu de chiffre d'affaires ces prochains jours.

Il y a un secteur qui est touché de plein fouet par la crise et celui de l'hôtellerie et de la restauration. Bien sûr, pour les restaurants, la date de réouverture n'est pas encore actée. Celle du 2 juin dans les zones vertes est évoquée. Mais les hôtels pour lesquels il n'y a jamais eu formellement d'interdiction d'ouverture, ils comptent bien profiter du pont de l'ascension. Certains ont ouvert leurs portes dès hier soir. C'est le cas notamment dans la station balnéaire de Gros-du-Roi dans le Gard. C'est un reportage sur place de notre envoyé spécial Jean-Wilfrid Forkes. Eric et Denis sont venus en voisins. Ils voulaient absolument changer berre.

On habite Saint-Mitre-les-Rempars, petit village à côté de Martigues et on se fait une petite échappée dans le respect des 100 kilomètres qui nous sont octroyés pour l'instant.

42:20
Locuteur non identifié

On a passé quand même deux mois confinés et ça fait du bien de prendre un petit peu le soleil et la mer.

42:27
Présentateur

Dans l'hôtel où sont hébergés Eric et Denise, priorité à la sécurité sanitaire.

42:32
Locuteur non identifié

C'est d'enlever tout ce qui est superflu, tout ce qui est chemin de lit, tout ce qui est coussin décoratif pour pouvoir traiter avec un virus sida adapté et que nos clients soient en totale sécurité.

42:41
Présentateur

Stéphane Baptiste est le directeur du Splendid Hôtel sur le front de mer.

42:45
Locuteur non identifié

On ne laisse rien au hasard. Tous les clients qui viennent dans notre établissement doivent avoir la sensation d'être en totale sécurité.

42:52
Présentateur

Et pour ce pont de l'ascension, 20% des chambres seulement sont occupées. Mais Antoine, réceptionniste, a retrouvé le sourire.

42:59
Locuteur non identifié

Nous sommes ravis de retrouver nos clients, de reprendre le travail, de reprendre l'activité.

43:04
Présentateur

Aujourd'hui, sur le front de mer, face à l'hôtel, quelques vénards vont pouvoir en profiter car le mercure devrait dépasser les 30 degrés. 7h51 sur RMC et RMC Découverte. On est avec Serge. Bonjour Serge. Oui, bonjour. Bonjour, vous êtes dans la Drôme. On nous parle du masque de plus en plus. Vous, vous travaillez en extérieur. Comment vous faites ? Alors là, moi, pour l'instant, je ne porte pas de masque. Vous êtes facteur, Serge. Oui. Quand j'entends les mers dire que ça va être obligatoire en extérieur, moi, je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je leur propose de venir le faire. Sous 35 degrés, sous une canicule, je pense que ça va être impossible. Ah, c'est sûr. C'est sûr.

Je n'entends personne en parler, mais je pense que quand ça va arriver, les gens ne pourront pas le masque sous une canicule. C'est impossible. Moi, je travaille 6 jours sur 7, ce n'est pas possible. Mais cela dit, je ne sais pas si vous avez regardé en Italie, mais en Italie, il commence à faire déjà très chaud et il y a certaines villes où le port du masque est absolument obligatoire en permanence. mais ils témoignent et ils disent que c'est difficile. Ah, oui, oui. Non, mais très chaud et canicule, c'est pas la même chose. J'en ai connu plusieurs canicules. C'est vraiment très dur. Alors, avec un masque, je pense que ce n'est même pas la peine d'en parler.

Vous êtes dans la Drôme, effectivement, il peut faire quand même très très chaud. Est-ce que c'est déjà le cas ? Vous avez quand même tenté ou vous n'avez même pas encore essayé le masque ? Non, non. Dehors, moi, je trouve que c'est un peu débile. Quand on est confiné à l'intérieur, je suis d'accord, mais à l'extérieur... Mais il n'y a aucun moment, Serge, où vous voyez les gens à qui vous apportez le courrier, vous n'êtes pas proche d'eux, vous ne les approchez pas trop ? On a consigné d'essayer d'être... Enfin, c'est difficile de faire accepter aux gens de ne pas avoir contact avec le facteur, mais on leur fait comprendre qu'il ne faut pas qu'ils s'approchent de nous.

Ça, c'est difficile quand même. Ce n'est pas encore très naturel. Ça crée une défiance. Ah oui, les gens ont tendance à venir vite sur nous. Bah oui, c'est plutôt sympathique d'ailleurs. Oui, oui, mais bon, on essaye gentiment de leur faire comprendre qu'il faut s'éloigner. Que c'est des moments en particulier. Oui, espérons que ça ne dure pas trop longtemps. Merci Serge. Courage, effectivement, avec la chaleur qui arrive, on va voir quelles seront les décisions qui vont être prises. Mais pour l'instant, en extérieur, vous n'êtes pas du tout obligés de le porter, ce masque, et donc profitez-en encore. Merci Serge. C'est l'heure d'Expliquez-nous avec Nicolas Poincaré. Expliquez-nous.

Nicolas Poincaré, l'Airbus A380. Je dois vous avouer qu'il m'a fait rêver cet Airbus inouï et il est victime du coronavirus. Air France a annoncé hier que les appareils ne décolleront plus. C'est la fin d'une aventure aéronautique. Expliquez-nous. Oui, et c'est une triste fin un enterrement sans fleurs ni couronnes parce que le dernier vol, eh bien, on n'a même pas su que c'était le dernier. Air France possède une dizaine de ces géants déserts. Ils devaient encore voler pendant deux ans mais pour l'instant, ils sont cloués au sol par la crise.

Le trafic aérien mondial a été réduit de 90% et le directeur général d'Air France a annoncé hier qu'il valait mieux arrêter les frais que même si le trafic devait reprendre, eh bien, la compagnie française n'utilisera plus ces très gros appareils. Ils sont actuellement sur des parkings à Tarbes et en Espagne. Ils sont gérés par une société qui est spécialisée dans le gardiennage et dans le recyclage. Ils seront donc soit bradés, soit désaussés 11 ans seulement après leur mise en service. Ce n'est pas très joyeux. British Airways, la compagnie anglaise, a aussi rassemblé tous ces A380 sur un parking. En attendant, c'est des jours meilleurs.

Ils sont alignés sur le petit aéroport français de Châteauroux dans l'Inde et l'image est assez impressionnante. Vous la voyez sur la ramc découverte. C'est franchement sordide. C'est le plus gros avion civil du monde. C'était notre fierté mais il n'a jamais été rentable. Non, presque jamais. Au début des années 90, donc c'est ça l'histoire, les Européens voulaient s'attaquer aux Américains et détrôner le fameux 747. L'avion va être construit en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, ensuite assemblé comme un puzzle à Toulouse. Le budget initial était de 8 milliards. Il va être largement dépassé pour atteindre 18 milliards. C'est plus du double.

Le programme a pris du retard à cause de câbles. Je ne sais pas si vous vous souvenez qui étaient fabriqués en Allemagne et qui se sont révélés trop courts au moment de l'assemblage à Toulouse. Des retards qui ont coûté des centaines de millions de pénalités. Mais peu importe. Finalement, l'avion décolle pour son premier vol d'essai. C'était le 27 avril 2005. 40 000 fans s'étaient rassemblés autour de l'aéroport de Toulouse pour voir ce miracle. Un avion qui pèse le poids de 500 voitures, qui a à peu près la surface d'un terrain de football, qui est haut comme un immeuble de 7 étages et qui, malgré tout, décolle comme une plume.

Et à l'intérieur, vous le disiez, c'est encore plus impressionnant. Il fait deux fois moins de bruit que les autres gros porteurs. On s'aperçoit à peine du décollage. C'est le premier avion entièrement double pont, c'est-à-dire à deux étages. Un avion qui devait révolutionner les vols longue distance.

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Locuteur non identifié

Mais alors, qu'est-ce qui n'a pas marché ?

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Présentateur

Il est arrivé trop tard. Si on refait le match, on s'aperçoit que tout le monde est d'accord. S'il était arrivé 10 ans plus tôt, il aurait fait un carton. Et puis, il a pâti de la crise financière de 2008 qui est arrivée seulement un an après son lancement. Ce n'était pas de chance. Et puis, l'avion est trop cher. 400 millions à l'achat. Il consomme trop. Il faut compter 26 000 euros de kérosène par hors de vol. Il est cher à l'entretien avec ses 4 réacteurs. Et résultat, il va s'en vendre seulement 254 en tout en 15 ans. Alors que les études de marché laissaient espérer qu'on pouvait en vendre 4 fois plus, plus d'un millier en 20 ans. C'était ce qui était prévu.

C'est donc un échec commercial. Airbus perd de l'argent sur chaque appareil construit et les compagnies en perdent en l'exploitant. Et une seule compagnie avait vraiment cru en A380. C'était Emirate. Mais l'arrête de la production est tout de même un tournant dans l'histoire de l'aviation, Nicolas. Oui, parce que depuis le 17 décembre 1903, depuis le premier vol des frères Bright en Caroline du Nord, l'aviation a toujours progressé. Les avions sont toujours allés plus haut, plus loin, plus vite pendant exactement 100 ans. C'est-à-dire jusqu'à 2003 lorsque Air France et British Airways ont cessé d'exploiter le Concorde.

Le champion d'échec russe Gary Kasparov qui a oublié d'être idiot et qui s'intéresse beaucoup aux sciences et aux questions du futur estiment que cet abandon du Concorde n'est pas seulement un tournant dans l'histoire de l'aviation mais un tournant dans l'histoire du progrès parce qu'on a renoncé en 2003 à faire mieux que nos parents, c'est-à-dire à faire voler des avions toujours plus vite, en l'occurrence plus vite que les 2200 km heure du Concorde et aujourd'hui c'est donc la suite. On renonce à construire des avions toujours plus gros, capables de transporter 800 personnes ou plus. C'est donc la fin de ce toujours plus. Le progrès désormais ce sera peut-être toujours moins.

moins polluant, moins brillant, moins de passagers mais moins excitant aussi. Moins excitant, c'est clair et puis franchement quand on pense qu'on pouvait aller si vite aux Etats-Unis avec le Concorde, quand on pense qu'on pouvait emmener, c'est vrai que moi je trouve ça très triste, très triste comme renoncement. C'est quand même un vrai symbole le fait que les A380 restent désormais sur le tarmac. Merci beaucoup Nicolas Poincaré. Dans un instant, ce sera la météo et le journal de 8h. Après le journal de 8h, pas de messe en public pour l'ascension mais l'église garde de l'espoir pour la Pentecôte.

Monseigneur Benoît de Cinetti, vicaire général du diocèse de Paris avec nous juste après le journal sur RMC. RMC.