Plongée dans les rues de Téhéran marquées par la guerre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Parce qu'aucun journaliste français n'a pu se rendre en Iran ces derniers mois, toutes les images que vous allez voir ont été tournées clandestinement par l'un de nos contacts sur place. Nous sommes à Teran il y a quelques jours, juste après le protocole de paix signé entre les États-Unis et l'Iran. Une nouvelle qui a consterné cette jeune iranienne que nous appellerons Chirine.
Avec cet accord, nous vivons le pire jour pour notre liberté. Les États-Unis et Israël n'ont pas réussi à renverser le régime. Àéran, la fin des bombardement a en apparence permis aux habitants de retrouver un semblant de vie normale.
Dans ce marché, on croise des couples non mariés se tenir par la main, des jeunes femmes se baladent sans voile. Et pour Chirine qui a participé aux manifestations réprimées dans le sang du début de l'année, cette liberté affichée est un trompleœuil. Depuis la fin de la guerre, le régime a accéléré la répression et les arrestations se sont multipliées.
Avec l'intervention militaire et la mort de Ramée qu'il y aurait du changement, que le gouvernement serait fragilisé, mais le régime est de plus en plus uni et toujours plus sauvage. Àéran, tous les habitants ne se désespèrent pas de l'accord avec les États-Unis. Pour Ali, un commerçant fervant soutien du régime, les négociations sont même la preuve que l'Iran a mise en échec la première puissance mondiale.
Ceux qui soutiennent le régime comme moi, on pense que l'Iran a gagné cette guerre. On a rien perdu, vous savez. Et maintenant, on a même la main sur le détroit d'Ormouse.
L'Amérique a été obligée de venir à la table des négociations. Les partisans du régime proclament au effort la victoire. Mais à quel prix ?
Usé par les sanctions internationales et la crise, le pays est à terre. C'est du moins ce que pense ce jeune homme au chômage. Aujourd'hui, la crise économique est catastrophique en Iran.
Beaucoup de gens ont été licenciés et moi-même j'ai perdu mon travail. On est dans le même trou qu'avant la guerre. Alors qu'une paix fragile se profile, de nombreux Ianiens semblent aujourd'hui être à bout de souffle, incapable d'imaginer l'avenir.