La conférence de presse d'Emmanuel Macron lors du sommet des Nations Unies sur les océans
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien, bonsoir mesdames et messieurs. Merci beaucoup d'être présent. Monsieur le ministre, madame la député, mesdames messieurs les ambassadrices et ambassadeurs, mesdames messieurs, je voulais vous rendre compte après cette première journée officielle et après plusieurs journées de mobilisation puisqu'il il y a eu, comme vous le savez ces derniers jours à la fois une un sommet, une conférence scientifique et aussi une mobilisation, une coalition des des collectivités territoriales à travers le monde des beaucoup de coalitions d'acteurs dont nous avons rendu compte hier en fin d'après-midi.
Aujourd'hui se tenait l'ouverture formelle de ce sommet des Nations- Unies sur les océans dont la France et le Costa Rica ont la présidence et que Nice a accueilli. Je suis très heureux de vous parler depuis depuis Nice à l'issue de cette première journée. Cette conférence de Nice est à nos yeux un moment extrêmement important et d'ors et déjà, et il faut le dire comme tel et le revendiquer comme tel, un succès par son organisation même, par ce qu'elle représente au moment même où nous le faisons.
C'est-à-dire alors que les vents mauvais se sont remis à souffler pour écarter toutes les questions climatiques, environnementales ou de biodiversité de l'agenda internationale, jamais la communauté internationale n'avait mobilisé autant de chefs d'État et de gouvernement, autant de pays pour nos océans. En effet, grâce au travail qui a été accompli, cette mobilisation a été possible et nous l'avions lancé dès 2022 à Brest avec le One Ocean Summit puis à l'Unoc 2 à Lisbonne. Et donc la mobilisation de plus de 60 chefs d'état et de gouvernement, de plus de 120 ministres, plus de 1000 événements organisés par la société civile, c'est en soi déjà une avancée et c'est en soi déjà quelque chose d'inédit pour nos océans. et avec le président Chavez du Costa Rica, le président Loula qui était là aussi, les chefs d'état présents ont confirmé que la diplomatie environnementale était toujours là et que rien n'arrêterait cette mobilisation.
Et je veux avant toute chose remercier celles et ceux qui l'ont rendu possible, monsieur le ministre, vous-même et et l'ensemble des équipes du K d'Orsé, le représentant personnel en charge des océans de la négociation climatique ambassadeur des pôles, madame la directrice et toute la direction des Nations-Unies, l'ensemble des équipes qui sont à vos côtés. Merci infiniment pour cette mobilisation et ce qui a été fait avec mes équipes, celles du ministre et remercier évidemment les Nations Unie pour leur étroite de coopération avec nous et le Costa Rica. Le moment qui a été permis par cette mobilisation, c'est celui d'une avancée qui est désormais irréversible pour nos océans.
Et je voudrais insister sur quelques avancées de ce sommet qui sont d'ors et déjà consolidées. La première, la plus importante, c'est le fameux traité sur la protection en haute mer, c'est-à-dire dans la mer au-delà des zones économiques exclusives et donc des mères qui sont, si je puis dire, administrées par chacun des États. C'est un enjeu essentiel parce qu'on parle là de 2 tiers des océans.
Et donc il faut se représenter que lorsqu'on s'est rassemblé à Lisbonne à l'Unoc en 2022, il n'y avait aucun cadre agréé pour 2 ti3 des océans. Et donc tout ce dont on parlait ne valait que pour ce qui était dans nos zones économiques exclusives. Le reste c'était le Far West.
Depuis l'UNOC 2 à Lisbonne par notre mobilisation, d'abord nous avons finalisé une négociation qui était bloquée depuis des décennies, ce fameux traité BBJ. Et une fois signé pour qu'il rentre en vigueur, il fallait qu'il soit ratifié par au moins 60 pays. Ce qui n'est pas chose aisé parce que je vous rappelle que le dernier grand traité international sur le droit de la mer, la convention de 1982, il avait fallu 12 ans pour avoir les ratifications.
C'est-à-dire que ce traité qui avait été signé en 1982 n'était rentré en vigueur qu'en 1994. Il y a 1 an, il y avait h ratifications et donc nous avons travaillé d'arrache-pied ces derniers mois et c'est pourquoi nous avons il y a quelques instants annoncé qu'en effet au 1er janvier prochain, ce traité pourrait entrer en vigueur et qu'enfin nous allions avoir un cadre international pour réguler, administrer la haute mer et qu'enfin nous pourrions protéger, lutter contre la pêche illicite dans 65 % de nos océans qui jusque-là étaient une zone de non droit. Nous avons d'ors et déjà 55 ratifications effectuées et déposées, une quinzaine qui sont en cours avec déjà une date sûre, une quinzaine qui sont en cours et qui se feront d'ici la fin de l'année, ce qui fait qu'il n'y a plus de doute et c'est pourquoi nous l'avons officialisé avec le secrétaire général et plusieurs de mes collègues.
Il n'y a plus de doute pour dire que d'ici à l'Assemblée générale des Nations- Unies, plus de 60 ratifications seront du voté et du déposé auprès des Nations- Unies. Ce qui fait que ce traité pourra entrer en vigueur au 1er janvier de l'année prochaine. Vous avez eu d'ailleurs en exclusivité ce matin l'annonce par le Brésil de sa ratification avant la fin de l'année qui fait partie de ces États qui sont dans cette zone que je viens d'évoquer.
La deuxième grande réalisation, c'est la création de nouvelles aires marines protégées. Là aussi, je le rappelle, c'est une mobilisation de la France et du Costa Rica parce qu'on fait maintenant dans nos débats public comme si tout ça était une évidence. 2021, nous lançons une coalition avec le président Chavez du Costa Rica et on dit on va se battre pour mobiliser les pays avec une série d'engagements dont l'engagement de protéger 30 % de nos aires marines et nos aires terrestres.
Nous nous sommes partis à deux. On a mobilisé, on est maintenant majoritaire si je puis dire parce qu'on doit être autour de 80 et surtout c'est rentré parce que ça a été adopté par les conférences de coniging Montréal et donc maintenant c'est dans la mise en œuvre. Mais c'est là aussi une avancée collective avec le Costa Rica qu'on a concrétisé ces dernières années et qui est une vraie avancée de ces trois dernières années.
Avant Nice, nous étions à 8 % d'air marines protégées dans les zones économiques exclusives de tous les États du monde. Nous arriverons à environ 12 % après ce cette conférence qui veut dire qu'on aura augmenté de 50 % les aires marines protégées par des annonces que nous avons faites. la France à travers la Polynésie française 4,5 millions de km carr on passe de 4 à 5,2 %.
La France est la deuxième puissance maritime du monde. L'annonce qu'a fait la Polynésie française en terme de protection, c'est à l'échelle de la planète plus 1,2 points. Et donc c'est le de manière très claire le plus grand pas en avant qui a été fait sur les aires marines protégées.
Le Brésil va passer de 26 % à 30 %. La Grèce a également annoncé des aires marines protégées nouvelles et nous sommes en train de préparer avec plusieurs partenaires internationaux, mais je veux le faire avec grand respect, l'annonce de nouvelles aires marines protégées dans les prochaines semaines et je salue en particulier la déclaration très forte qu'a eu le président Malgache à ce sujet. La troisème réalisation très concrète, c'est la remobilisation collective pour les fonds marins.
Là aussi, il y a 2 ans à peine, il y avait une forme d'avancée fatale. On allait exploiter les grands fonds marins et nous sommes sortis. La France est le premier pays, le premier grand pays maritime à être sorti pour dire "Nous, nous avons décidé un moratoire." Et donc on décide de faire des missions d'exploration mais pas d'exploitation de ces grands fonds marins.
Et ça n'est pas un petit enjeu là non plus parce que c'est un trésor de biodiversité, je le rappelais ce matin évidemment inconnu donc il faut le comprendre. On sait que ce sont des puits de carbone et vraisemblablement des puits de carbone irrécupérables extrêmement importants. Et c'est la science, la médecine qui ont d'abord à travailler, je dis la médecine parce qu'il y a aussi dans ces espèces, on dans ces espèces, on le sait, des trésors qui permettent à la recherche biologique et en particulier génomique d'avancer beaucoup plus vite.
Mais donc, on doit préserver ces grands fonds marins, on doit les protéger pour permettre d'abord à la science d'aller comprendre. Et donc le moratoire est quelque chose de très important. Je juste redonner l'enjeu en prenant une comparaison.
La surface de la Lune, c'est 37 millions de kmè car. La surface des grands fonds marins, c'est 320 millions de km car, vous imaginez ? Et deux fois plus à plus de 1000 m de profondeur.
Donc ce qui veut dire qu'on parle véritablement d'une planète à elle seule. Et donc ces grands fonds marins, ça vaut la peine de les protéger. Ce moratoire, nous l'avons donc décidé à quelques-uns.
Nous avons pu mobiliser encore davantage à l'occasion de cette conférence et ce sont états qui nous ont aujourd'hui rejoint, portant cette coalition encore plus loin. Et c'est ce qui nous a permis d'ailleurs d'arrêter des projets par cette pression collective chez certains de nos amis. La 4e réalisation, si je puis m'exprimer ainsi, c'est la science.
En tout cas, alors nous avons réaffirmé collectivement notre attachement à la science comme base de nos décisions avec le lancement entre autres de la mission Neptune. Comme vous le savez, il n'y a que cin ou six pays au monde qui sont capables d'envoyer des sous-marins habités à plus de 5000 voire 6000 m de fond, ce qui est une prouesse aussi dure que d'envoyer une fusée dans l'espace. Et avec Neptune, nous allons consolider justement cela, créer plus de synergie et rassembler tous les grands pays de recherche maritime et océanographique dont la France avec l'IFEMER mais aussi le CNRS des coopérations mais beaucoup de nos universités.
Neptune va nous permettre de lancer une grande mission d'exploration pour étudier les fonds, ce qui est cohérent avec la décision précédente et financer aussi une recherche sur l'ensemble des écosystèmes marins avec en particulier des recherches que nous voulons lancer avec des missions d'exploration sur ces fonds mais aussi sur toute la colonne d'eau au-dessus d'eau. Alors que d'autres arrêtent de financer la recherche, nous ne lâchons rien, nous accélérons. J'ai accueilli hier sur justement bateau de l'remer que nous avons pris, le Talasa, trois premiers scientifiques qui travaillaient aux États-Unis sur l'océan et qui ont décidé de revenir en France et en Europe.
Et donc nous étions avec des chercheurs américains qui y a quelques semaines étaient dans les équipes de la NOA, étaient à Colombia et travaillai pour le gouvernement américain. Ils étaient avec nous sur le Talasa pour nous expliquer leurs recherches et ils vont maintenant venir travailler en France et en Europe. Et donc de manière très concrète, nous avons remobilisé des financements pour accueillir plus de chercheurs, défendre les bases de données, en produire en mode ouvert et confirmer des missions d'exploration euh tel que je viens de les rappeler.
Bien sûr, pour connaître l'océan, nous devons continuer d'observer l'espace avec une mission scientifique nouvelle et ambitieuse de collecte de données Corsair pour Commun Océanographique Reserve Study and Insight Resource. Et cette mission Corser, nous voulons justement la la consolider et Corsair deviendra bien plus se faisant qu'un projet spatial, mais un acte fort, un engagement concret pour protéger nos océans parce que c'est ce qui va nous permettre de consolider justement ces missions d'observation satellitaire entre autres pour mieux comprendre le mouvement des océans et avancer. Je pourrais parler aussi de Space for Océan et le soutien de la communauté scientifique avec justement là aussi une remobilisation de toute la communauté internationale pour financer justement ses avancées.
Je pourrais aussi citer Mercator international qui devient une organisation internationale et qui va permettre par ce jumeau numérique des océans d'avoir un suivi en temps réel de toutes les modifications, c'est-à-dire dès qu'il y a une montée des eau, l'impact de tel ou tel transport maritime, de telle ou telle catastrophe qui se passe, on pourra elle sera vue en temps réel et ce sera un formidable instrument de prise de décision et demain d'ailleurs, on sera au côté des équipes pour consolider cela. La France est fière de pouvoir accueillir cette organisation mais c'est une avancée majeure là aussi en matière de de science. Starfish nous a été présenté hier.
Maintenant on aura aussi cet indicateur composite de l'état de santé de nos océans qui chaque 8 juin sera partagé. Je pourrais décliner encore beaucoup de choses mais c'est une mobilisation financière. Ce sont aussi, vous le voyez des grandes opérations.
C'est aussi une aide à la décision qui est prise à travers ce sommet. La 5è réussite, c'est la poursuite de l'accord pour la décarbonation du transport maritime. Et en effet, grâce à la mobilisation collective et au chemin vers Nice, et là aussi, je remercie toutes les équipes, l'Organisation maritime mondiale a décidé il y a quelques semaines un accord là aussi inédit pour la décarbonation du transport maritime qui consolide les initiatives qui avaient été prises d'ailleurs portées par le cluster maritime français de ralentissement des transporteurs, de décarbonation des flottes et d'électrification et de décarbonation des pauvres.
La 6e avancée majeure, c'est la création d'une coalition de villes et régions côtières. Je l'ai mentionné rapidement tout à l'heure. Car nos populations littorales ne doivent pas être les grandes sacrifiées.
Nous devons faire en effet avec eux les mobiliser autour des cinq crises au alimentation, santé, climat, biodiversité parfaitement modélisé par le Nexus de l'IPS. Et bien c'est autour de ces ce Nexus qu'on mobilise l'ensemble justement des collectivités territoriales parce que c'est au niveau local que les décisions sont prises pour et que les comportements sont modifiés pour pouvoir éviter les mauvaises décisions, qu'elles soient polluantes ou qu'elles attendent à la biodiversité pour pouvoir les compenser, les réduire mais aussi adapter le territoire lorsque malheureusement les effets sont déjà là. Enfin, je veux me aussi ici souligner l'importance du travail fait par la FAO et l'Organisation mondiale du commerce pour lutter contre la pêche illicite et toutes les pêches non documentées.
La fameuse pêche INN, ces fameux un poisson sur 5 consommés qui on le sait sont une prédation terrible contre certains États, contre la biodiversité. Et donc ces accords que la France a signé que l'Europe en dosse, nous devons maintenant continuer de mobiliser la la communauté internationale pour venir soutenir le travail de l'OMC et de la FAO. Ce sommet a été également l'occasion de poursuivre donc ça c'était les vraiment les sept avancés sur lesquels je voulais insister.
Ensuite, on poursuit la mobilisation sur d'autres sujets, en particulier le plastique et la lutte contre le plastique. La ministre de la transition écologique réunira ses homologues car là aussi, il nous faut un traité mondial. et on le sait, il a échoué il y a quelques mois en Corée du Sud.
Il nous faut remobiliser pour les prochains mois. La France a pris des décision fortes en la matière, vous le savez, ces dernières années pour elle-même. Nous mobilisons l'ensemble des Européens, mais il nous faut convaincre, si je puis dire, quelques États qui restent réalcitrant et ce sommet est aussi l'occasion de le faire en mobilisant aussi toutes les solutions alternatives, la science, l'économie circulaire pour aller en ce sens.
Ce sommet est également l'occasion de mobilisation régionale. J'ai tenu aujourd'hui une conférence adoc sur la Méditerranée avec collègues et artisans des grands projets méditerranéens de toutes les rives de notre mère chérie qui est derrière moi. Nous avons pu tenir et coprésider avec le royaume du Maroc une conférence importante sur l'Afrique et les océans.
Et demain se tiendra un forum des îles que j'irai conclure mais qui sera tenu tout au long de la journée et j'aurai l'occasion de réunir les îles du Pacifique lors d'un sommet demain matin parce que je tiens à le dire ce sommet rassemble 92 % des mers et océans de la planète et je veux vraiment dire ma reconnaissance à l'égard de tous mes collègues du continent africain, du continent américain et et du Pacifique qui ont parfois fait de longues journées d'avion et parfois d'avion et de bateaux et qui sont présents ici pour être mobilisés parce que certains d'entre eux seront dans les décennies à venir directement sacrifiés par l'absence de décision où déjà nos erreurs passées. Enfin, je veux ici dire que la France a pris pour elle-même des engagements pour nos propres aires marines protégées. Comme vous le savez, nous sommes déjà largement au-dessus des 30 %.
Nous étions avant cette conférence à 30 %. Les décisions prises par la Polynésie nous mettent très largement au-delà de ce chiffre et donc nous nous faisons partie des pays qui sont les plus protecteurs en air marine protégée. Nous sommes désormais aussi en protection forte à 14 %.
L'objectif est de 10 %. Nous étions avant ce sommet nous français pour l'ensemble de nos eau territoriales à 4 % de protection forte. Nous sommes passés à 14 % de protection forte.
Ceci en grande partie grâce à nos territoires ultramarins qui font d'ailleurs, il faut bien le dire, l'écrasante majorité de nos autres de notre zone économique exclusive. Quand on dit que la France est la deuxième puissance maritime mondiale, c'est parce que la France a la chance d'avoir en son sein par exemple la Polynésie française qui a elle seule et grande comme le continent européen. Mais nous avons continué aussi l'effort de protection forte.
Je sais qu'il était attendu pour nos notre nos eaux directement métropolitaines. La protection forte était de 01 % avant l'UNOC et elle passera à 4 % avec en particulier 500 air marines protégées dans les prochaines années qui seront ainsi validées. Une concertation qui a été menée par la ministre avec les scientifiques, les organisations non gouvernementales, les collectivités territoriales et nos pêcheurs.
Mais donc la France aujourd'hui pour ces zones économiques exclusives respecte ses engagements internationaux. Nous sommes au-delà des 30 % de protection et au-delà des 10 % de protection forte sur le plastique, nous continuons le combat lancé en 2019 par la loi d'Itek avec de nouvelles mesures que nous mettons en œuvre progressivement. L'exemple d'ailleurs de Nice, ville qui vise l'horizon zéro plastique et qui a mis en place une consigne efficace en est une parfaite illustration.
Nous mettons aussi en échec les pirates qui pillent nos mer avec la pêche INN. Les résultats sont là et notre marine agit pour protéger la planète en 2024. Je vais le dire ici parce que l'action de l'État en mer fait partie de la crédibilité de notre engagement.
Nous avons renforcé celle-ci et les moyens. 400 actions de pollution ont été détectées. 322 navires de pêche suspects ont été déroutés pour contrôle. 851 tonnes de poissons illégales ont été saisis et 1074 km de filet. ce qui est la distance en quelque sorte qu'il y a entre Nice et Lille.
C'était des filets qui pêchaient de manière irrégulière dans nos côtes. La France peut le faire parce qu'elle a une action de l'État en mer organisée. Je remercie celles et ceux qui la mettent en œuvre.
Elle peut le faire parce qu'elle s'est dotée de ses moyens. C'est là aussi que nous devons remobiliser la communauté internationale pour que chacun puisse le faire. Voilà mesdames et messieurs ce que je voulais présenter à l'issue de cette première journée.
Je vais maintenant répondre à vos questions. On m'entend ? Oui.
Et militant je mène pour le Parisien aujourd'hui en France, je voulais vous parler de Deepsy Mining. Donc 37 pays dont la France appliqueront le moratoire. À quoi ça sert quand un pays, nommément les États-Unis refusent de l'appliquer ?
Ça c'est la première partie de ma question. Et puis sur les aires marines protégées, donc ça va intéresser plutôt la partie française. Vous dites "On monte le son, on monte le niveau d'engagement.
Euh pour les 4 % de d'air marine protégé en protection forte sur les hexagones, beaucoup d'ONG regrettent que ce soit des zones qui étaient déjà interdites au chalu profond. Est-ce que vous pouvez nous répondre aussi là-dessus ? Merci.
Alors sur votre première question, j'ai envie de dire si on raisonnait comme ça, bah on aurait jamais rien fait parce que je vous rassure jamais les États-Unis d'Amérique n'ont été en pointe sur ce sujet. Maintenant, elle ne nous empêche pas de faire et d'ailleurs, elles sont représenté à un niveau de travail dans cette conférence. Mais en vérité, si j'avais raisonné, comme vous venez de le dire, bah on aurait jamais lancé la coalition pour la protection.
On parlerait même pas 30 % parce qu'on serait jamais mis avec le Nicaragua pour y aller et on aurait même pas commencé à travailler sur BBNG. Donc tout ce que je viens de vous dire a été possible parce que nous nous sommes mobilisés avec des pays qui sont de bonne volonté comme nous. On avance et après on sécrée du droit qui s'oppose aussi aux États-Unis d'Amérique, ce qui sera le cas quand il rentrera en vigueur du traité dit BBNG sur la haute mer.
C'est-à-dire que si un acteur américain chinois ou quel que soit le sa nationalité va faire des bêtises en haut mer qui ne sont pas conformes à se traiter, la communauté internationale pourra le sanctionner. Donc ça sert beaucoup. Et donc cette coalition, on est encore en effet que 37 mais enfin on était un il y a 2 ans.
Donc on va continuer. Mais moi je note qu'il y a déjà des pays qui en train qui étaient en train d'autoriser qui sont pas dans notre coalition qui face à la pression on dit bon on va arrêter et donc on va on va continuer. Je veux stigmatiser personne mais il y a des projets qui qu'on a pu stopper comme ça et donc c'est une bonne chose.
Donc il faut pas lâcher ce combat. Et là je compte sur les scientifiques, les ONG pour avancer ses clés. Ensuite sur nos air marine à très forte protection, je veux d'abord dire une chose qui est importante, c'est ce que j'évoqué tout à l'heure en étant donnant les chiffres et en étant précis.
On est à 14 % de protection forte. Regard la France, c'est toute la France. Je veux pas de double compte, c'est trop facile de me dire que ça compte, on compte en métropolitain quand non.
La France, elle gère toutes ses eaux, elle les protège tout entière. Elle paye elle investit dans une marine pour protéger la deuxième zone économique exclusive du monde. Donc sur cette zone économique exclusive, elle fait plus que 30 % de protection et elle fera 14 % de protection forte.
Donc on est au rendez-vous de nos obligations. Ensuite, il y a un débat plus particulier sur le chalutage de fonds qui est tout à fait juste. Les scientifiques l'ont établi, des reportages, des films très poignants encore récents ont montré les les impacts de ce chalutage de fond.
Mais moi, je veux simplement ici replacer les choses dans leur contexte. Nous, nous avons 13000 pêcheurs. La l'écrasante majorité de cette pêche est une pêche qui est d'ailleurs artisanale avec des petits bateaux et pour les autres, c'est des bateaux qui n'ont pas du tout la taille de ce qu'on voit dans nos reportages.
C'est-à-dire quand je prends la pêche française et ça flottille, on a une activité qui pouv toutes les tailles de bateaux, mais on a 70 % de nos bateaux qui sont en dessous des 12 m. Et ensuite les autres, c'est entre 12 et 25 m. On a un grand bateau qui fait de la transformation, l'émeraude, je crois, je me trompe pas en le citant.
C'est le seul grand bateau de la fautille française qui vraiment fait de la découpe et de la transformation. Mais on n pas une flotille industrielle et nous, on respecte parfaitement les règles de la pêche. Donc c'est ça la pêche française.
Je dis juste pour rappeler, recontextualiser, quand on parle de la Méditerranée, la France, elle a 40 chalu qui font de la pêche, qui font du chalutage de fond. L'Italien en a 400, l'Espagne en a 600. Donc juste parce qu' on adore se flageler nous-même, on est plutôt des bons élèves.
On est même des vrais bons élèves. Et moi depuis 8 ans, j'ai une méthode assez simple, c'est que je fais jamais rien contre les pêcheurs parce que d'abord ce sont les ils ont intérêt à la biodiversité avant qu'on ne tous ces débats. Nos pêcheurs, territoires métropolitains comme ultramarins, ils ont créé des zones de conservation parce qu'ils savaient que pêcher trop c'était mettre en danger leur instrument de travail.
Les aires marines protégées, elles ont été inventées en Polynésie française avec des aires éducatives bien avant toutes nos règles et et ce que pouvait dire l'UCN là, elles se mettent en conformité avec ces règles. Et donc, je suis dans le respect. La ministre a fait une concertation très longue sur ces ces aires donc qui sont très sensibles parce que c'est des zones de pêche importantes.
Je vous confirme que le chalutage de fond et de raclage dans la carte qui est sortie sera bien interdite. Ce que nous reproche certains, c'est qu'il puisse y avoir du chalu pélagique, c'est-à-dire qu'on puisse encore pêcher. Mais c'est des pêches qui ne mettent pas en danger la posidonie, le fond, les espèces qui sont les plus dangereuses et qui suit une autre logique.
Là, je fais bien le distingo mais je vous confirme que les techniques de chalutage de fondage dans la cartographie qui a été concertée par la ministre sur ces zones dont la carte sort qui vont donc concerner 4 % du territoire de nos eau donc métropolitaines, on aura bien une protection forte qui empêchera justement ces pratiques. Mais vraiment ça a été concerté zone de pêche par zone de pêche et donc la carte normalement a été sortie m'a dit la ministre ce matin et donc on peut répondre à chacune des questions qu'il y a sur chacune de ces zones. Non c'est non justement c'est tout le reproche qui nous était fait le reproche qui nous était fait sur ces zones qui étaient déjà en air marine protégé c'est qu'il y avait pas de protection forte et qu'il y avait que le chalutage de fond se faisait.
Donc je vous confirme bien, sinon il y aurait pas eu de négociation avec les pêcheurs si je vous vendais une carte qui existait déjà. Je comptez sur moi. Si ça avait été le cas, je l'aurais déjà mis.
Je fais pas non plus de décompte en ma défaveur. Donc si ça avait déjà été le cas, je vous l'aurais déjà dit. is the similar to the last questioner um because it seems to be confusing.
France has been criticized for not going as far as other nations on banning bottom trolling in marine protected areas and the announcement of 4% protection in metropolitan areas have not satisfied the critics. Um they seem they still seem to be upset with France. Um, can you tell me how France aims to achieve what the EU says 10% needs to be strong protection, strict protection where bottom trolling is banned?
How do you how do you aim to achieve that? And how do you aim to achieve 30% of protection metropolitan areas ? Alors, d'abord, moi je refuse la distinction.
La France, elle a une zone économique exclusive. toute entière et donc nous faisons bien plus de 30 % et on fait bien 14 % de protection forte. Et ça, pardon, mais c'est trop facile sinon je refuse d'être une chauve-souris voyez qui selon l'heure du jour et l'année, on dirait c'est un oiseau ou c'est une souris.
Non, nous on a une zone économique exclusive, elle est immense. On la couvre, on prend des règles et donc on est à 14 %. J'accepte de rentrer parce qu'on est encore plus exigent, on veut aller plus loin sur la partie européenne strictins c'est-à-dire ce qu'on appelle métropolitaine.
Mais enfin nous, on est déjà nos engagements internationaux et d'ailleurs strictement parlant, si vous regardez nos obligations à l'égard des Nations- Unies et de tout ce que nous avons mis en place, nous répondons à ces obligations. Et donc le débat qu'on a sur les zones métropolitaines est un débat qui est déjà un débat si je puis dire du mieux et j'ai envie de dire comme on passe de 8 à 12 en protection et que nous on est déjà à 30 les amis rejoignez-nous parce que en protection air marine protégé nous on est au-dessus de 30 maintenant si je prends les zones économiques exclusives du monde entier on était à 8 avant cette conférence on passe à 12 donc la France fait partie des meilleurs élèves. Il y a pas de meilleurs élèves que nous en Europe aujourd'hui compte tenu de nos de notre zone.
C'est pas vrai. Donc ce débat, je suis pas d'accord avec. Ensuite, je note que d'ailleurs les ONG ont une déclaration extrêmement mesurée.
Elles voudrait qu'on aille plus loin. C'est normal, c'est leur travail et moi je les respecte. Elles sont plus exigeantes.
Mais elles reconnaissent que nous interdons que nous interdisons dans ces 4 % le fait qu'on aille raclé au fond de la mer. Elles le reconnaissent. Ce qu'elles voudrait, c'est qu'on interdise toute forme de pêche dans la colonne d'eau dans ces 4 %.
Elles veulent qu'on aille plus loin. Ça, on va continuer de le concerter avec les pêcheurs. Mais vous comprenez, moi je peux pas.
Et d'ailleurs, les Britanniques qui ont sorti un très beau communiqué de presse, bon ont beaucoup moins d'enjeux parce que leurs pêcheurs vont pêcher généralement chez les voisins, mais surtout ils annoncent qu'ils vont concerter. Ils annoncent pas qu'ils ont décidé. Mais nous, on a concerté.
Ce que je vous annonce, ce sont des décisions avec une carte qui a été prise. Mais moi, je veux le faire avec les pêcheurs. J'ai eu reçu des scientifiques pour préparer ce sommet il y a quelques mois.
Et en particulier, il y a des des scientifiques qui m'ont montré l'impact des des sciences humaines. Ils m'ont expliqué le cas de Pin Paul en Bretagne. On a complètement réussi à enlever les pêches qui étaient les plus dangereuses pour les espèces et c'est vraiment un exemple vertueux.
Ça a pris des années mais en fait on a proposé des alternatives à nos pêcheurs. Et donc tout ce qu'on est en train de faire invivu dans nos débats, qu'est-ce que c'est ? et mobiliser la communauté internationale sur la base de la science, emmener tout le monde pour se doter de règles collectives et puis ensuite emmener tous les acteurs économique et donc là en l'espèce les pêcheurs pour les aider à changer.
Mais faut pas du jour au lendemain les mettre face à des interdictions sans concerter. C'est comme ça qu'on perd tout le monde. Et c'est en faisant des choses comme ça qu'on se retrouve ensuite des années après à avoir des pays qui tournent complètement le dos à l'écologie parce que vous avez construit des gens qui sont devenus réfractaires à l'écologie.
Moi, je suis convaincu du chemin qu'on mène. C'estàd je pense on repose sur la science, on engage la communauté internationale, on fait les choses pour nous-mêmes mais on est respectueux et on et on emmène tout le monde. Nos pêcheurs, on est en train de leur demander des sacrés efforts.
Simplement nous à côté, on doit les accompagner. Et donc là, ils ont fait un très gros effort. Donc sur ces 4 % en zone métropolitaine, la France, elle fait du mieux disant parce qu'elle est déjà à 14 %, je vous le répète, de protection forte dans toutes ces zones économiques exclusives.
Mais je vous je vous dis bien que ce sera un vrai changement pour ces zones. Pour nos pêcheurs, ce sera une vraie contrainte. On va les accompagner et puis ce faisant, on va aussi les accompagner pour aller s'équiper avec des bateaux et une flotti qui correspond aux pratiques de pêche qu'on promut.
C'est pourquoi on a créé un fond avec ces MCGM, le fond décarbonation qui aide à renouveler cette flotte pour qu'elle elle respecte nos règles. Et c'est aussi pour ça qu'on a besoin que la Commission européenne aille plus vite. Je l'ai redit ce matin et je sais la présidente Oursula Vlen mobilisée pour aider ces pêcheurs à avoir des bateaux qui leur permettent de faire leur travail et qui sont conformes aux règles qu'on veut dont on veut se doter.
Et puis on va continuer la concertation pour pour s'améliorer. Les ONG parlent aussi de certaines pêches sensibles. Les alvins d'anguille, bon c'est très sensible parce que dans certains bassins de pêche pour les pêcheurs, ça représente beaucoup.
Bah, on va lancer la concertation là-dessus aussi. Voilà. Donc, on va continuer.
Je vous rassure, on s'arrêtera pas là. On le fera comme toujours en transparence. C'estàdire, on vous dit exactement ce qu'on fait, on donne les cartes et on concerte et on continue d'avancer, mais on accompagne en proposant des solutions à nos pêcheurs.
Voilà. Bonjour monsieur le président Mathieu Coach BFM TV. Une flottille d'humanitaire et de parlementaires a été intercepté par Israël la nuit dernière à proximité de de Gaza.
D'abord, avez-vous des nouvelles des six Français qui étaient à bord dont une députée européenne ? Est-ce que leur arrestation est selon vous illégale ou abusive ? Et allez-vous parler au Premier ministre israélien pour lui demander le rapatriment immédiat de ces ressortissants français ?
Je vous remercie. Merci beaucoup. Évidemment, tout ça a été suivi avec beaucoup de vigilance par le qued d'ors et je dirais deux choses très simples.
D'abord, la France est vigilante et au côté de de tous ces ressortissants lorsqu'ils sont en danger. Donc nous avons évidemment passé tous les messages pour que la protection soit assurée à l'égard de nos ressortissants, que la protection consulaire à laquelle ils ont droit soit assurée et que au plus vite, dès qu'ils ont eux-mêmes signé les autorisations, ils puissent retrouver le sol français. Et les liens entre notre nos ministères des affaires étrangères sont constants.
Ensuite et surtout la France appelle à incesser le feu au plus vite et à la levée du blocus humanitaire. Le scandale, l'inacceptable qui se joue à Gaza, c'est cela. Et c'est ce qui depuis début mars est une honte.
Une honte. Et donc, j'ai encore eu et le président des États-Unis d'Amérique et l'émire du Qatar qui joue un rôle extrêmement important dans la négociation sur ce sujet. D'abord en les remerciant pour cet engagement et en disant que maintenant il fallait qu'on obtienne enfin ce cesser le feu, la libération des otages et une réouverture des routes humanitaires.
C'est indispensable et que les Nations- Unies puissent faire avec leurs agences, avec les organisations non gouvernementales accrédité en parfaite transparence leur travail. On parle d'enfants, on parle de personnes aujourd'hui dans une situation très grave, on parle de personnes âgées qui sont en train de mourir chaque jour à cause de ce blocus et à cause du fait que le cesser le feu n'est pas signé. Bonsoir monsieur le président, Julien Né pour France Inter et Radio France.
Hasard du calendrier, il y a 1 an jour pour jour, presque à la minute près même, vous annoncez à la surprise générale la dissolution de l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, objectivement, un an plus tard, la situation politique pourrait être qualifiée de bloquer. Certains, même la plupart de vos alliés reconnaissent ce blocage et dénoncent même une forme d'immobilisme pour certains.
Alors, première question toute simple, est-ce que vous assumez toujours cette décision ? Est-ce que vous vous en sentez responsable de cette situation que je viens de décrire ? Et puis 2e question qui va avec, est-ce que comme vous l'avez déjà euh affirmé en privé à plusieurs députés du bloc central, vous êtes prêts aujourd'hui publiquement à vous engager à ce qu'il n'y ait pas de nouvelles dissolution d'ici la fin de votre second mandat ?
Alors, d'abord, si je me remets un an en arrière, si je relisais alors tous les papiers que vous aviez publiés entre 2022 et 2024, vous m'aviez à peu près tous dit que la dissolution était inéluctable et que la motion de censure arrivait. Donc je dirais pas que c'était totalement la surprise générale parce que vraiment vous l'aviez tous prédit et tous écrit. Donc voilà, vous l'aviez vraiment tous écrit, tous prédit donc parce que tout le monde connaissait la situation qui était celle d'une majorité relative avec des formation politique autour qui voulait pas faire avancer le pays.
Mais beaucoup de choses qui ont été faites pendant ces 2 ans et qui étaient très importantes pour le pays. Ensuite, moi je l'ai dit évidemment que j'assume la décision que j'ai prise, je l'ai prise il y a un an. Est-ce que je pense qu'elle a été comprise ?
Et est-ce que je pense queelle a permis de clarifier les choses ? Non. Après, ce sont les Français qui ont voté, c'est pas le président de la République.
Donc les Français ont fait un choix en conscience. C'est le leur, c'est ça la démocratie. Et des formations politiques qui sont présentées devant eux ont pris leur responsabilité.
Elles composent le parlement. Qu'en ai-je entendu pendant les 7 ans qui précédaient ? J'avais tous les pouvoirs, je prenais toutes les décisions.
Maintenant, le pouvoir est au parlement. Mais vous savez quoi ? aux formations politiques qui au parlement sont là de travailler ensemble pour faire avancer le pays et au gouvernement de faire avancer le pays.
Ce serait un peu facile de reprocher au président de la République et le vote des Français et l'immobilisme des formations politiques dont certaines ont été expliquées que le président avait trop de pouvoir ou qu'il fallait faire ceci ou cela. C'est ça une démocratie. Et donc dans toutes les démocraties autour de nous, les formations politiques qui n'ont pas de majorité apprennent à travailler ensemble pour bâtir de l'action.
Bah c'est ça ce qu'on doit faire. Et moi, je vous rassure, je continue d'agir dans mes prérogatives et là où je suis et vous le voyez aujourd'hui, je ne lâche aucun combat et je n'en lâcherai aucun. Et je pense qu'aujourd'hui, on voit que la solution pour le pays, c'est en tout cas pas de détricoter les choses, ni de détricoter l'écologie, ni de détricoter l'économie.
Parce que la France jusqu'à maintenant, depuis 2017, elle a créé plus de 2200000 emplois. elle a quand même baissé son chômage de deux points et elle l'a fait en multipliant par 4 ses baisses d'émission de CO2. Il y a pas un autre pays européen qui a de tel résultat sur ces deux sujets.
Donc on a montré qu'il y avait un en même temps possible. On a avancé sur tous les sujets, on a agi et le gouvernement il continue à agir et donc le gouvernement doit continuer d'avancer, de proposer des réformes et les formations politiques qui sont en situation de dégager une majorité à l'Assemblée nationale doivent montrer qu'elles savent travailler ensemble mais comme le font nos voisins en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en font comme le font aussi tous nos autres voisins qui ont des coalitions, même si elles sont différentes dans leur géographie. C'est ça la démocratie.
C'est ça une démocratie dans des moments où les pays sont divisés. Et donc je j'ai confiance, j'espère. Mais en tout cas, moi je n'arrêterai pas d'agir.
Et je pense que ça rend chacun lucide sur le fait que les Yaka Faucon ne valent pas de politique. Voilà. Non question mais alors sur la deuxème question mon souhait c'est qu'il y ait pas d'autres dissolution mais mon habitude n'est pas de me priver d'un pouvoir constitutionnel parce que si des formations politiques décidaient d'avoir une approche totalement irresponsable et bloquer le pays peut-être devrais me retrouver dans une situation je dois utiliser la constitution donc j'ai pas l'habitude de de dire que je n'utiliserai pas la constitution je je suis un esprit très simple mais mon souhait c'est de ne pas le Mon souhait, c'est que ce parlement qui correspond d'ailleurs à l'état du pays et de ses sensibilités trouve le chemin d'une action utile pour le pays au côté du gouvernement.
Mais on a tente à faire je dire faut consolider ce qui a été fait ces dernières années, mais faut continuer d'avancer sur une écologie à la française qui permet de créer des emplois. Faut continuer les réformes économiques dans un moment de, on le voit bien, de grand dérèglement du monde. Faut continuer notre ambition européenne.
On va avoir à investir encore davantage dans notre défense et notre sécurité. On doit continuer à lutter comme le gouvernement d'ailleurs le fait. Ce qui montre queil y a quand même beaucoup de choses qui ont été faites cette dernière année.
On a su avancer sur le narcotrafic. On a su avancer sur des combats qui sont importants pour la sécurité de nos compatriotes parce qu'on avait aussi pris préalablement des décisions pour réarmer nos dispositifs et rééquiper l'État. Donc on va continuer à avancer simplement, il faut le faire avec une stratégie claire.
Le pays qui est le nôtre a encore des défis immense. On doit répondre à la poursuite du travail économique. Faut continuer d'être un pays attractif qui crée des emplois.
Nous devons continuer la bataille écologique. Nous devons gagner la transition numérique qui est à l'œuvre avec l'intelligence artificielle. Et la France est en leadership.
Et en février dernier post dissolution, on a annoncé 109 milliards d'investissements et on a su prendre des avancées et nous devons continuer d'être un pays qui renforce son unité par des services publics plus forts, plus modernes, plus efficaces. C'est les réformes que le gouvernement va porter et que le Premier ministre va annoncer par aussi une armée qu'on va continuer de renforcer de LPM se déploi et par une justice des forces de sécurité intérieure qu'on va continuer à mobiliser sur les priorités parce qu'on veut un pays où on vit tranquille et uni. Voilà, les axes sont clairs.
Ces axes qui valent pour la nation les déclinera au niveau européen avec un engagement fort. La France doit continuer avec l'Allemagne et avec les autres pays d'Europe à à mener une ambition européenne forte. Et nous n'avons pas cessé, y compris ces derniers mois de le faire.
Et regardez, il y a quelques semaines, un chancelier nouvellement élu en Allemagne est venu à Paris. Nous avons ensemble proposé un reset franco-allemand. On avance.
Il faut regarder les choses avec honnêteté et il faut les regarder avec le sens du service. De là où je suis, de là où est le premier ministre et son gouvernement, de là où sont les parlementaires tous, on doit trouver le chemin des femmes et des hommes de bonne volonté qui malgré leur différence, compte tenu de l'époque dans laquelle nous sommes, des troubles géopolitiques et des grandes transitions que nous vivons, on doit construire les solutions les plus ambitieuses pour le pays. C'est la seule chose qui vaille.
Le reste ne compte pas. Merci beaucoup monsieur le président. Nous arrivons au terme de cette conférence de presse.
Merci à toutes et tous. M.
Emmanuel Macron