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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 20 août 2025 11 minAutoproduit

Budget Bayrou : « La France est en train de devenir un paradis fiscal pour milliardaires ! »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pierre Jouvé, bonjour. Bonjour. Député européen, secrétaire général du Parti socialiste, merci d'être avec nous en direct.

Parlons de la mort de ce vidéaste en direct lundi. Pourquoi des scènes d'humiliation et de violence en direct sur internet n'ont-elles pas été bloquées ? C'est la question que tout le monde se demande.

Après ces images, ces vidéos que l'on voit, que l'on découvre, puisque il avait certes un demi million d'abonnés mais la plupart des Français ne le connaissaient pas. et euh on découvre avec euh horreur finalement ce qui ce qu'il a subi. Où sont les dysfonctionnements Pierre Jouvé ?

Bah les dysfonctionnements, ils sont dans les suivis de ces plateformes qui en vérité pour euh laisser faire du buzz euh n'ont aucun contrôle. Et nous ce que nous demandons très clairement, c'est la suspension et la fermeture à titre conservatoire immédiate de ces plateformes qui laisse finalement aux yeux de centaines de milliers d'abonnés des sévises qui sont allés jusqu'à ce drame qui nous épouvant tous. Vous avez raison de dire que nous étions un certain nombre moi-même à ne pas connaître ce streamer, mais j'ai découvert avec horreur ces vidéo, horreur ces sévis et on ne peut pas être une grande démocratie, un grand pays comme la France et laisser sur internet cette loi de la jungle s'appliquer.

Donc nous demandons très fermement ce matin la fermeture de cette plateforme et de toutes ces plateformes qui mettent en avant la haine et le rejet et la violence pour éviter de tels drames dans le futur. Bon après, vous savez comment ça se passe hein sur internet, difficile d'identifier les interlocuteurs de tous ces acteurs de plateformes de diffusion en direct. Le gouvernement risque d'avoir sans doute des difficultés à les faire fermer.

Mais je voudrais aussi revenir sur le demiillion d'abonnés. tous ces spectateurs qui pouvaient financer, participer à des cagnotes en ligne. Qu'est-ce que ça dit de notre société de vous de se délecter finalement de la violence d'autrui ?

Bien sûr, vous avez raison. Ça dit d'une société qui se laisse finalement entraîner attiser par la violence comme si ce n'était qu'un jeu. Finalement, ça laisse amener à voir une société qui peut se satisfaire de voir ses sévises et de voir cette violence comme elle regarderait un film.

Mais tout ça n'est pas une fiction et c'est la raison pour laquelle je pense que les pouvoirs publics, le gouvernement doit être beaucoup plus dur. On a tendance à considérer de manière trop régulière que ce qui se passe sur internet est en fait un espèce d'endroit où on ne peut rien contrôler, rien faire et que tout ça serait un peu en dehors de la vie. Bien là, ce qu'on a vu cette semaine, c'est que c'est pas en dehors de la vie, c'est la réalité et que cette réalité, elle peut être dangereuse, elle peut être mortelle et je crois que on a besoin de retrouver à la fois du calme, du cadre et de la sérénité dans notre société parce que vous avez raison, 1 demi million d'abonnés qui pouvaient financer ça, qui pouvaient voir ça, c'est absolument incompréhensible.

En tout cas, je crois vraiment que même si vous avez raison, il y a un certain nombre de difficultés à contrôler ces grandes plateformes, il est nécessaire que nous soyons nous responsables politiques beaucoup plus durs. Vous savez, mon collègue député euh Arthur de la Porte avait lancé une mission d'information sur TikTok pour en dénoncer un certain nombre de dérives. Je crois que là aussi, on doit véritablement être plus à l'offensive.

Les médias en France peuvent avoir des sanctions et vous le savez parfaitement comme tous les médias, c'est pas le cas sur les plateformes d'Internet. C'est pas suffisamment le cas parce que on a peur de s'attaquer à ces géants du numérique. Je crois qu'aujourd'hui l'effet et le mal qu'ils peuvent faire dans la société doivent être contrôlés de manière beaucoup plus ferme.

Et on manque aussi peut-être d'empathie. Moi quand je vois ça, ça me fait penser à l'expérience de 1000 g où on peut parce que c'est du divertissement, parce qu'on est encouragé, faire souffrir quelqu'un à distance sans délecter. On a l'impression d'être dans un roman de science-fiction où ça y est, notre société a atteint ce degré de voir des spectacles de violence comme du divertissement.

C'est sûr, c'est absolument terrifiant. Vous avez raison. Euh, on peut pas euh se se délecter euh comme vous le dites de de ces de ces spectacles qui sont, je je le redis, tout ça n'est pas un fake.

Tout ça est la réalité et je crois que véritablement on doit euh reprendre une forme de contrôle sur nous-mêmes et et sur nos sociétés. Pierre Jouvé, vous êtes le secrétaire général du Parti socialiste. Vous avez lu sans doute l'interview d'Emmanuel Macron au Paris Match, le président de la République qui signe le projet de budget de François Bairou, projet controversé.

On sait que la France insoumise, que le Rassemblement national, on dit tout le mal qu'il pensait de ce projet de budget. Il n'y a plus que vous les socialistes où on se demande si et bien vous allez encore tenter la voie de la négociation avec le premier ministre. Est-ce que pour vous aussi c'est censure direct ou est-ce que vous laissez encore la porte ouverte ?

Avec le budget tel qu'il a été proposé par François Baouis de juillet, je vais être très clair avec vous. ces censures directes et immédiates. Rien n'est bon dans cette proposition de budget et rien n'est à retenir.

Nous avons en face de nous un gouvernement qui est illégitime parce qu'il n'a pas eu les suffrages populaires, qui n'a pas de majorité claire à l'Assemblée nationale, qui n'a pas de majorité dans le pays et qui veut imposer par coup de rabot et d'austérité absolument terrible pour les Français, pour les classes populaires, pour les Français qui travaillent. un budget qui va faire énormément de mal pour notre pays. Et donc les socialistes le disent très clairement, si ce budget reste en l'État et j'ai l'impression que le président de la République dans son autosatisfaction permanente a l'air de valider ce budget, peut-être en espérant que François Bairou tombe parce qu'il y a beaucoup de cynisme aussi.

Vous pensez qu'il le pousse vers la sortie en en soutenant ce projet de budget ? Il est de notoriété publique que les relations malgré les grandes phrases et les grands mots entre François Baïou et Emmanuel Macron se sont dégradés. Mais peu importe ça, ce sont leurs affaires.

De toute façon, vous savez, nous nous avions dit dès le départ que la nomination de François Bairrou n'était pas une bonne idée. Les socialistes ont été à gauche ceux qui ont fait le plus de pas quand François Baïou a été nommé premier ministre. Nous sommes allés l'année derriode presque de lune de miel avec François Baou.

Là, on vous êtes désormais la pierre angulaire qui peut ou non le faire tomber. Oui, mais parce que nous avons vu la méthode de François Baïou. Nous sommes allés négocier et discuter l'année dernière pour essayer d'amener des victoires pour les Français.

Et nous voyons que le résultat c'est que non seulement ce n'est pas suivi des faits, mais que l'année qui suit, il n'y a aucune proposition qui est faite pour améliorer le quotidien des Français. dans ce budget et pire encore, les propositions qui sont faites sont terribles. Écoutez, supprimer 2 jours fériers, supprimer 2 jours férier pour les Français pour rapporter 4,5 milliards d'euros, c'est-à-dire la somme exacte qui a servi à financer la suppression de l'impôt sur la fortune.

C'est absolument dingue. aller dire aux français que les franchises médicales vont doubler qu'un certain nombre leur quotidien où ils ont des prescription médical ne seront plus remboursé. Allez expliquer avec l'année blanche que 400000 français vont rentrer dans l'impôt alors que les 500 fortunes françaises les 500 fortunes françaises ont doublé leur patrimoine en 8 ans depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République et que on ne leur demande rien.

La France est en train de devenir un paradis fiscal pour milliardaires et on va faire payer tous les Français qui travaillent et qui se lèvent tous les matins pour aller bosser et faire tourner ce pays. Ce n'est plus supportable. Ce n'est plus acceptable.

Cela signifie qu'on retrouvera les socialistes dans la rue le 10 septembre. Je pense que nous serons en tout cas en soutien de ces mobilisations. Pour l'instant, les contours sont très flous et je crois que les organisateurs, ils sont divers de ces mobilisations ne souhaitent évidemment pas et c'est normal de récupération politique.

Mais ça veut dire une chose, le mouvement du 10 septembre, le mouvement du 10 septembre, il veut dire qu'il y a une exaspération populaire et c'est ce que je vous disais tout à l'heure, pas de majorité à l'Assemblée nationale, pas de majorité populaire dans le pays. On voit que les Français en ont ral bol et les Français ont raison d'en avoir ralbol parce que c'est toujours sur les mêmes comptables, c'est toujours le même affaiblissement des services publics qu'on fait et en réalité on a des solutions pour permettre de sortir la France de l'ornière budgétaire dans laquelle Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs l'ont mise, mais les choix politiques ne sont pas faits. Donc moi, je vous dis clairement au Parti socialiste, nous comprenons nous comprenons les revendications du 10 septembre, même si elles sont protéiformes et que évidemment nous pouvons pas nous inscrire.

Bah, on voit bien qu'il y a divers appels dans cette mobilisation du 10 septembre et que les contours sont encore flous sur le fond. Mais en tout cas, nous nous n'avons pas peur de ces mobilisations. Vous n'observez pas la même prudence et que vous aviez observé par rapport au gilets jaunes.

On se rappelle il y a 7 ans, la gauche avait hésité au début à apporter son soutien à ce mouvement. Non, nous n'hésitons. Non, nous n'hésitons pas parce que nous voyons aussi que cette exaspération populaire, nous en sommes aussi un déboucher politique.

Et vous savez, quand le parlement n'est pas écouté, quand les partis politiques ne sont pas écoutés par ceux qui dirigent le pays, bien il y a un moment, il est aussi normal qu'il ait une forme de mobilisation populaire que nous comprenons, que nous que nous accompagnons et que nous voyons. C'est sont les Français qui se font aujourd'hui finalement en partie ponctionné par ce nouveau budget de François Baou simplement on en a marre. La France a-t-elle des leçons à recevoir de la part de Benjamin Netaniau accusé d'alimenter le feu antisémite par la reconnaissance d'un état palestinien ?

Quelle réponse la France doit-elle apporter au premier ministre israélien ? que la France n'a aucune leçon à recevoir de Benjamin Netaniaahu qui est un dirigeant d'extrême droite et qui est en train de mener sous les yeux du monde un génocide en territoire palestinien. Je le dis de manière très claire.

Ça n'a pas été encore euh reconnu au niveau international. Il a des enquêtes et il y a un risque génocidaire pour l'instant. Bien sûr, mais moi je dis que ce qui se passe en territoire palestinien, ce qui se passe à Gaza est un génocide et que Benjamin Netaniau est un homme d'extrême droite qui se retrouve dans une situation extrêmement difficile politiquement dans son pays et qui veut à chaque fois que quelqu'un veut sortir la situation dans laquelle il est en train de s'enfermer, l'accuse d'antisémitisme.

C'est absolument inacceptable. La France a toujours été au côté de tous les Français, a toujours été en soutien des juifs de France et des juifs du monde. Ce que fait Benjamin Netaniaahu est inacceptable.

Ce qu'il a dit hier est absolument inqualable et nous le disons de manière là aussi claire. Ça fait des mois que nous demandons des sanctions contre Benjamin Netaniaou. Ça fait des mois que nous disons qu'il y a notamment des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale qui ne sont pas répliqués sur Benjamin Netaniaahu.

Et vous savez, Benjamin Netaniaahu est coutumier du fait, il a gagné le pouvoir en Israël en expliquant que tous ceux qui ne voteraient pas pour lui, y compris les Israéliens, seraient des antisémites. Il a fait ça il y a 20 ans, la première fois qu'il a gagné. Donc aujourd'hui, c'est inacceptable et nous dénonçons ces paroles. [Musique]

Budget Bayrou : « La France est en train de devenir un paradis fiscal pour milliardaires ! » — Pierre Jouvet · Pourquijevote