Budget 2026 : vers un compromis pour éviter la loi spéciale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:32OuverteRéponse partielle
Y a-t-il encore une majorité pour voter le budget ?
- 7:23OuverteRéponse partielle
Vote hier du Sénat. Le Sénat qui a donc rétabli la réforme Borne.
- 7:30OuverteRéponse partielle
Alors, vote hier du Sénat. Le Sénat qui a donc rétabli la réforme Borne.
- 8:25OuverteRéponse partielle
Est-ce que leur volontarisme, on voit bien que le Premier ministre ne veut surtout pas évoquer la question de la loi spéciale.
- 9:05OuverteRéponse partielle
Sur le PLFSS, sur la Sécu, avec la suspension de la réforme des retraites, est-ce qu'on va y arriver ?
- 16:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que le principal problème pour aboutir à un compromis, le principal problème de Sébastien Lecornu, ce n'est pas son propre camp ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:09Locuteur non identifiéFait
« De quoi mettre en doute, au moins provisoirement, le décalage à janvier 2028 de la réforme borne, portant l'âge légal de départ à 64 ans. »
- 6:31Locuteur non identifiéFait
« Si on veut que ce pays ait un budget, il faut aboutir à un compromis. »
- 6:51Locuteur non identifiéFait
« Le président des LR défend l'utilité de cette suspension. »
- 7:02InvitéFait
« Mais on sait parfaitement que si on rejette le poids sur les futures générations, en réalité, on va amoindrir cette génération qui va nous suivre et qui sera en droit de nous demander des comptes. »
- 8:45PrésentateurFait
« Il ne veut pas donner corps à cette idée qui serait un échec pour lui. »
- 9:30PrésentateurFait
« Mais aujourd'hui, publiquement, le Parti Socialiste dit « faites un petit effort au gouvernement pour donner des arguments aux écologistes pour nous aider ». »
- 10:24PrésentateurFait
« Et en fait, lui, le Parti Socialiste, a fait ses propres projections. »
- 11:16PrésentateurFait
« Vous avez un homme qui est de gauche, qui est, de mon point de vue, au baricentre, en tout cas, aujourd'hui, de la gauche. »
- 12:17PrésentateurFait
« Je fais confiance au Premier ministre pour trouver un compromis. »
- 12:30Locuteur non identifiéFait
« On ne peut pas voter un budget qui voit une augmentation d'impôt délirante, qui décourage les entreprises et les entrepreneurs. »
- 15:12PrésentateurFait
« Il est évident qu'électoralement, ce sera une censure. »
- 19:38Locuteur non identifiéFait
« Je crois que ce sondage appelle chaque responsable politique à la plus grande humilité et à la plus grande responsabilité. »
- 20:52PrésentateurFait
« la solidité du vote RN, qui a traversé l'épreuve, entre guillemets, de la condamnation de Marine Le Pen sans bouger d'un iota. »
- 28:03PrésentateurFait
« Est-ce que lui est au second tour, de façon évidente, parce qu'on le donne à 30%, c'est un premier point. »
Temps de parole
- Présentateur53 %
- Présentateur 232 %
- Invité6 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Ici, on va voir ce qu'est à la une de nos quotidiens régionaux. D'abord, on parle beaucoup du retour du service militaire ce matin. Oui, à la une de la dépêche du midi qui nous explique notamment pourquoi et comment ce service va revenir dans le contexte de la guerre en Ukraine et plus généralement des tensions internationales. Emmanuel Macron va annoncer un service militaire basé sur le volontariat. Pas question d'envoyer nos jeunes en Ukraine, a-t-il dit hier sur RTL. La durée envisagée par le chef de l'État serait de dix mois.
Le service est rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d'euros, annonce d'Emmanuel Macron à suivre demain, en Ukraine. Attention aux faux médias locaux. Plusieurs journaux dont l'Alsace mettent en garde les faux sites d'infos pullules sur Internet. Ils sont générés par intelligence artificielle et diffusent des fake news au service de la propagande russe. L'objectif est de polluer le débat public à l'approche des élections municipales du mois de mars. Selon Reporters sans frontières, on compterait 85 faux sites francophones actifs. Ils ont déjà publié près de 14 000 articles depuis le mois de février. À Bordeaux, beaucoup de questions.
Et beaucoup d'émotions après qu'un étudiant de 17 ans a été retrouvé mort hier dans la cour d'un établissement bordelais. Ça fait la une de Sud-Ouest. Acte de désespoir aux chutes accidentelles. Une enquête a été ouverte par la police. Le maire de Bordeaux, Pierre Urmic, s'est rendu sur place. Des cellules d'écoute ont été installées pour les élèves et les personnels de l'établissement. Le secteur de la distribution poursuit sa transformation. Les supermarchés Auchan s'est terminé. En tout cas, sous cette bannière. Elle a eu la voie d'une heure aujourd'hui. D'ici à la fin de l'année prochaine, Auchan, qui est en difficulté, va changer de nom. Ces magasins vont passer sous franchise.
Ils pourraient passer sous l'enseigne Intermarché. Ça pourrait prendre effet d'ici à la fin de l'année prochaine. Ça concernerait environ 300 magasins. Un coup de massue pour les salariés du groupe nordiste, nous dit le quotidien La Voix du Nord. Allez, on termine par la meilleure nouvelle de la soirée pour le peuple marseillais. Je ne sais pas. La nouvelle pour le foot français en Ligue des champions. Hier, effectivement, l'OM a renversé les Anglais de Newcastle. 2-1 après un début de match très, très compliqué. Deux buts signés Aubameyang. L'OM qui se replace dans le classement, alors qu'il reste encore trois matchs à disputer dans la première phase de la compétition.
La Provence est contente ce matin. Oriane est contente ce matin. Tout le monde est content ? Tout le monde est content. Vous aussi, ce soir. Même moi. C'est vrai ? PSG, tout à l'heure. Voilà, on sera là. On en reparlera demain matin. Merci beaucoup. Merci, Steve, pour cette revue de presse. On continue l'actualité dans nos régions. Et on va avoir ça avec nos partenaires de la presse locale. On va à tour. Bonjour, Mickaël Texier. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. Alors, votre région, et plus particulièrement, le Loir-et-Cher, a dit hier au revoir à deux de ses plus célèbres habitants.
Et oui, et ce dimanche a déroulé Tozo Parc de Beauval. Un dernier goûter en public pour ces deux habitants qui sont des pandas, Yuan Yuan et Yuanzi. Les deux spécimens sont retournés en Chine, vous l'avez dit. Dès mardi, départ 5h du matin, direction l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle sous bonne escorte. La foule nombreuse qui était présente témoigne de cette pandamania qui a boosté les entrées du zoo-parc de Beauval pendant ces dernières années. Des visiteurs venus en Onde d'un peu partout en France avec des habits en l'honneur des deux pandas. Des fans assidus depuis le début de l'aventure en 2012. Je propose d'en écouter certains.
On est fans de pandas, on les aime beaucoup et c'est les premiers pandas qu'on avait vus en vrai. C'est la vie aussi, Yuan Yuan est malade et il vaut mieux qu'elle soit en Chine pour être mieux soignée. Et en attendant, leurs deux filles restent. On aura quand même des raisons de venir à Beauval. Avant, je venais tous les mois avec le pass premium. Maintenant, j'essaie de venir moins souvent quand même parce qu'il y a la route. Mais j'essaie d'être quand même régulièrement au zoo de Beauval. Ça fait un petit pincement au cœur, mais c'est nécessaire aussi pour eux et pour la préservation des pandas. Tous ont aujourd'hui un pincement au cœur évidemment, mais la raison l'emporte.
Les deux pandas sont âgés de 17 ans. Yuan Yuan souffre d'insuffisance rénale. Les deux finiront donc leur vie en Chine après avoir fait le bonheur du zoo et des fans pendant 13 ans. Après cinq ans de négociation, Yuan Yuan et Yuan Xi sont arrivés comme des rock stars à Beauval en janvier 2012 via un vol direct FedEx Panda Express. En 2017, cinq ans plus tard, un premier panda est né. Le premier né en France. Un événement exceptionnel à tel point que c'est Brigitte Macron qui en est la marraine à l'époque. On parle à ce moment de diplomatie du panda. Il est reparti en 2023 pour se reproduire en Chine. Et puis en 2022, deux nouveaux pandas naissent.
Deux femelles de 140 grammes chacune et parrainés cette fois par le champion Kylian Mbappé. Les deux sont encore à Beauval. Ils resteront au moins jusqu'à 2027. Les fans ont de quoi se réjouir. Le zoo parc aussi, boosté notamment par ces pandas. La fréquentation a franchi la barre des deux millions de visiteurs annuels, ce qui place le zoo parc de Beauval dans le top 10 des sites les plus visités de France.
Merci beaucoup. Merci, Mickaël, pour ces belles histoires de panda. Merci d'avoir été avec nous, Mickaël Texier, rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. On va revenir à l'actualité politique et les débats au Parlement. Y a-t-il encore une majorité pour voter le budget ? Comme le dit Sébastien Lecornu, la réponse se complique encore un peu plus. Hier, après le vote, sans surprise, du Sénat qui a rejeté la suspension de la réforme des retraites. On va revenir sur les temps forts de cette séance avec Céline Schmitz.
190 contre 108. Les quatre amendements identiques sont adoptés. Et l'article 45 bis est ainsi supprimé.
La partition s'est jouée sans fausses notes. Hier, à 20h10, les sénateurs ont voté sans surprise contre la suspension de la réforme des retraites. De quoi mettre en doute, au moins provisoirement, le décalage à janvier 2028 de la réforme borne, portant l'âge légal de départ à 64 ans. La gauche pointe l'absence de volonté du Sénat d'arriver à un compromis, alors que le texte visait justement à garantir la stabilité du pays. Si on veut que ce pays ait un budget, il faut aboutir à un compromis. Et moi, je dis à mes collègues de droite, soyez, non pas raisonnables, mais soyez responsables devant les Français. Permettez à ce que ce pays ait un budget et il faudra que vous fassiez un effort.
Bruno Rotaillot, lui, se félicite de ce coup porté à ce qu'il nomme un marchandage de la gauche en échange de la survie du gouvernement. Le président des LR défend l'utilité de cette suspension.
Est-ce qu'on pense un seul instant ? Est-ce que les Français... Je sais que dire qu'il faut travailler plus, c'est compliqué, c'est pas populaire. Mais on sait parfaitement que si on rejette le poids sur les futures générations, en réalité, on va amoindrir cette génération qui va nous suivre et qui sera en droit de nous demander des comptes.
Ce soir, à 19h30, 7 députés et 7 sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire pour tenter de trouver un compromis.
– Et on va revenir sur ce sujet avec nos deux éditorialistes. Bonjour Elisabeth Marti. – Bonjour Aurélien. – Merci d'être là et bonjour Françoise Debord. – Bonjour ma chère Aurélien. – Merci également d'être là. Elisabeth Françoise, vote hier du Sénat. Alors, c'était un vote sans surprise sur le rejet de la suspension de la réforme des retraites. Le Sénat qui a donc rétabli la réforme Borne. La droite qui est restée sur sa ligne. Pas de tentative de compromis sur ce sujet, Elisabeth. – Ce n'est pas vraiment un rebondissement. On ne peut pas dire qu'on est surpris par le fait que la droite suspende la suspension de la réforme des retraites. C'était écrit, tout le monde s'y attendait.
Voilà, on en est là. Vous savez, on est bien sur le budget de la Sécu. Il va y avoir une CMP, commission mixte paritaire, ce soir. Tout le monde dit qu'elle durera une demi-heure, le temps que tout le monde s'installe. Ils disent, nous on veut la suspension, nous on n'en veut pas. Au revoir, à bientôt. Et donc là, Navette reprend son cours, en tout cas prend son cours, puisque ce sera la deuxième, mais la première après la CMP. Bon, ce qu'on peut dire à ce stade, budget, État, Sécu confondu, il y a deux personnes aujourd'hui qui veulent un aboutissement. C'est Sébastien Lecornu et Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste.
En dehors de ça, chacun joue sa partie avec sa clientèle et ne risque pas d'aider au compromis. Est-ce que leur volontarisme, on voit bien que le Premier ministre, lui, ne veut surtout pas évoquer la question de la loi spéciale. Il ne veut pas donner corps à cette idée qui serait un échec pour lui. Quant à Olivier Faure, il met tout son poids dans la balance pour essayer de trouver un accord. Alors, sur le PLFSS, sur la Sécu, avec la suspension de la réforme des retraites, est-ce qu'on va y arriver ? Honnêtement, moi, je ne fais aucune prévision. Nous sommes au jour, le jour. Sur le papier, le compromis n'est pas possible.
Après, est-ce que le Parti Socialiste arrivera à embarquer une partie des écolos, les communistes en partie, et puis peut-être à l'Assemblée, quelques LR qui, rappelez-vous, avaient voté contre la réforme Borne à la fin, c'est ça l'idée. Mais aujourd'hui, publiquement, le Parti Socialiste dit « faites un petit effort au gouvernement pour donner des arguments aux écologistes pour nous aider », on verra. La partie n'est pas jouée, elle est extraordinairement difficile. Je m'en tiens, là, à la Sécu, parce que c'est de cela dont on parle. Après, oui. Alors, elle est extraordinairement difficile, mais après, il y a le moment de vérité. Vous savez, il y a la vérité de chaque vote.
Il y a beaucoup de postures. Moi, je suis d'accord avec ce que dit Elisabeth. Après, qui a intérêt à la dissolution ou pas ? C'est ça, si vous voulez. Après, à un moment donné, vous avez la vérité des priores. C'est-à-dire que, est-ce que les LR ont intérêt à la dissolution ? La réponse est non. Est-ce que Renaissance a intérêt à la disposition ? La réponse est non. Gabriel Attal, quelle histoire aurait-il à raconter pour la présidentielle avec un groupe qui passerait de 90 à 40 députés ? Parce que c'est ça, les projections. Celui qui est le plus allant, véritablement, pour atterrir, c'est Olivier Faure. Et en fait, lui, le Parti Socialiste, a fait ses propres projections.
La dissolution n'est pas un problème, en fait, pour le Parti Socialiste, dans la mesure où les projections sans LFI permettraient une augmentation même du groupe du Parti Socialiste. Donc, on est quand même dans un moment… Ce n'est pas un marché de dupes, c'est véritablement des postures. Bien sûr, je suis d'accord avec Elisabeth, qui peut s'étonner de ce qui s'est passé hier au Sénat ? La réalité, c'est que tout recommence à l'Assemblée nationale. Et vous avez des personnages, vous avez des gens qui… Comment dirais-je ? Travaillent, ça marche. Et bien sûr, sur le tandem. Mais qui est en tandem, il faut arrêter avec la bromance.
Olivier Faure, Sébastien Lecornu, je connais très bien l'un et l'autre. On n'est pas dans la bromance, une espèce de… Alors, la version LFI, ce n'est pas la bromance, c'est carrément le dîme, mafieux, etc. Non, vous avez un homme qui est de gauche, qui est, de mon point de vue, au baricentre, en tout cas, aujourd'hui, de la gauche. Et vous avez un homme qui est de droite. Personne n'oublie cela. Personne n'oublie cela. Les deux pensent qu'il faut un budget. Sébastien Lecornu, pour sa survie politique, Olivier Faure, parce que si on part dans le chaos, on part dans le chaos. Et ça, aucun de nous n'est capable de dire, autour de cette table, comment on maîtrise ce chaos.
Donc, à partir du moment… J'entends tout ce que font les verres, les déclarations, j'entends le PC, etc. Vous savez, quand il s'est agi de s'abstenir il y a 15 jours, si vous voulez, les verres étaient là pour s'abstenir et le PC était là aussi pour s'abstenir. Donc, il faut… C'est des écrans, il y a des postures. À la fin, c'est la vérité du vote. Quand vous êtes devant la vérité du vote et que vous savez quelles sont les conséquences, il y a un fait politique, en tout cas, là-dedans. Et tous les messages sont passés à Emmanuel Macron et à Sébastien Lecornu. Tenez votre majorité et tenez un peu les Républicains.
Et le gouvernement qui croit encore au compromis, à l'image de Gérald Darmanin qui était l'invité ce matin d'RTL. Je fais confiance au Premier ministre pour trouver un compromis. C'est le principe même de l'action qu'il mène depuis plusieurs semaines. Il a réussi à montrer qu'il l'avait fait précédemment. Il faut que toutes les forces politiques deviennent raisonnables. On ne peut pas voter n'importe quel budget quand on est parlementaire. Moi, je le comprends extrêmement bien. On ne peut pas voter un budget qui voit une augmentation d'impôt délirante, qui décourage les entreprises et les entrepreneurs.
On ne peut pas voter un budget qui augmente de façon trop importante nos dépenses publiques.
Mais je pense que chacun peut trouver un compromis pour trouver un budget.
C'est de la méthode Coué ou il peut vraiment aboutir ce compromis, Elisabeth ? Alors, moi, je pense qu'il y a une troisième voie. Il y a deux voies qu'on vient de voir, d'évoquer. C'est le vote du budget ou la dissolution. Moi, je ne crois pas. Je crois qu'il y a une troisième voie qui va s'imposer. C'est que, est-ce qu'on aura un budget au 31 décembre ? Est-ce qu'on va repousser les limites du calendrier jusqu'au dernier moment ? Et Emmanuel Monchalin le dit d'ailleurs, la ministre des Comptes publics, « Attendez, si on doit siéger le 27 ou le 28 décembre, on siégera. » Ils sont tous prêts, les parlementaires, à ça. Ils sont tous prêts.
S'ils étaient tous prêts à faire des choses raisonnables, ça se saurait, François. Mais en tout cas, ils le feront. De toute façon, ils n'auront peut-être pas le choix. Mais si jamais le pire, de mon point de vue quand même, si on n'a pas un budget, ce n'est pas une bonne nouvelle, est-ce qu'il y aura une dissolution derrière ? Moi, je ne crois pas. Je ne crois pas que si on arrive au 31 décembre, avec ce constat d'échec de pas de budget, qui votera la censure derrière ? Qui votera une censure à deux mois des municipales ? Tout le monde. Moi, je fais le pari que ça n'est pas si évident. Parce qu'il y a un calendrier qui sera à ce moment-là extrêmement contraint.
Il y aura des impératifs liés aux municipales qui feront qu'il n'est pas du tout évident qu'une censure soit votée automatiquement. Et donc, on ne peut pas ne pas penser que le gouvernement pense à ça. Voilà, Sébastien Lecornu, juste pour terminer. Parce qu'hier, il a mis les tarifs de l'électricité sur la table. Deux jours avant, il avait fait le débat sur la défense. Tout ça, c'est fait pour essayer d'embarquer. Vous n'allez pas faire une loi spéciale pour faire tomber un, des avantages concrets pour les Français. Deux, des intérêts stratégiques, souverainistes pour la France. Je résume. Non, mais Elisabeth, je vous interromps. Il essaie tout, mais au cas où. Il essaie tout et ça va.
C'est pour ça que je vous dis que les gens qui pensent qu'ils sont pessimistes en disant qu'on est loin, c'est difficile. Moi, je pense qu'à la fin des fins, la raison l'emportera, la raison politique électorale. Parce que là où je ne suis pas du tout d'accord avec vous, ce sera la censure automatique. Je vous assure que si le budget tombe et ne passe pas, ce sera évidemment la censure. Ce sera une obligation quasiment, comment dirais-je, ce sera une obligation politique pour les groupes.
On ne pourra pas, il ne faut pas imaginer que parce qu'Olivier Faure a passé ses jours et ses nuits et le groupe du Parti Socialiste a négocié, a trouvé des compromis, les socialistes ne peuvent pas porter cette chose-là tout seuls. Et donc, il est évident qu'électoralement, ce sera une censure. Et ce n'est pas un problème des municipales, puisque de toute façon, vous savez très bien que Beauvau travaille déjà sur un scénario. Il y a les gens qui cauchemardent en se disant, mon Dieu, c'est affreux, les législatives vont être le même jour que les municipales. Il y a un autre scénario qui consiste à dire, on fait les législatives et on repousse les municipales.
Après tout, ce qui ne serait pas totalement délirant, puisque les municipales ont eu lieu en juin 2020. Donc, le scénario, c'est ça. Le scénario de la dissolution, il est même travaillé, il est même travaillé, si vous voulez, par Beauvau sur, comment dirais-je, la question des dates. Donc, moi, je vous dis que le fait qu'il est municipale ou pas, oui, ça censurera. Le PS censurera, les Verts censureront, c'est évident. Et donc, la censure passera avec le RN. Donc, Sébastien Lecornu le sait très bien, c'est ça où il chute. Donc, tout le monde fait des efforts. Voilà, c'est ce que je crois.
On entend le gouvernement, Elisabeth, pointer du doigt la France insoumise, le RN et leur stratégie anti-compromis. Est-ce que le principal problème pour aboutir à un compromis, le principal problème de Sébastien Lecornu, ce n'est pas son propre camp ? Bien sûr, aussi. Vous savez, tout le monde a des problèmes. Ici, nous sommes au Sénat, avec Bruno Retailleau qui vient de revenir. Et à l'Assemblée, nous avons Laurent Wauquiez. Chez les LR, il y a cette bataille-là, mais qui pèse. C'est quand même invraisemblable. Qui pèse aussi sur la détermination des votes à droite. Et évidemment, Sébastien Lecornu, il a aussi des difficultés à rassembler son camp. C'est pour ça qu'il a fait un appel hier.
Il l'a dit. Il faut absolument que vous soyez là, que vous saisiez. Il faut que vous soyez là pour tous les votes. Il l'a rappelé. Parce que comment faire quand on a une situation politique aussi fragile ? On le voit bien, ne serait-ce qu'à Renaissance, évidemment, voter la suspension de la réforme des retraites, pardon, mais c'est humain. Quand on a été député, qu'on s'est battu, qu'on a pris des sauts et des sauts et des sauts de contestation, qu'on a tenu peut-être avec hésitation et qu'on doit aujourd'hui voter, comment voulez-vous ? Mais c'est ça aussi, les intérêts qu'on doit dépasser. Ils doivent les dépasser. Horizon, évidemment, Edouard Philippe pense à 2027.
Gabriel Attal aussi, un petit peu moins. Il est président de groupe. Mais quand même, tout ça joue. Donc si vous voulez, vous avez un Premier ministre qui a du mal à tenir sa majorité. Le Parti Socialiste qui doit faire avec quand même des difficultés. Pas facile, Olivier Faure a convaincé tout le monde aussi. Oui, et puis surtout, vous avez l'enjeu avec elle aussi. C'est la présidentielle qui se joue aussi. C'est la domination de Mélenchon ou pas. Il y a les deux extrêmes, c'est monolithique. C'est militaire, c'est la discipline. Et puis au milieu, tout le monde se débine. Enfin, tout le monde se débine. J'exagère. Non, mais elle a 100% raison, Elisabeth.
Et je rajouterai peut-être une notion, parce qu'elle l'a oubliée dans l'inventaire à l'après-verre. C'est que la réalité, c'est que Gabriel Attal et Edouard Philippe savent aussi une chose. C'est un cornelien pour eux. C'est-à-dire que si jamais Sébastien Legornu arrive à ce tour de force de passer ce budget, Sébastien Legornu sera en piste aussi pour être un des... Peut-être même l'héritier, je veux dire, de la Macronie. Ah bah quel cadeau ? Non, non, je ne sais pas. Si vous voyez quand même les... Comment dirais-je ? Les sondages d'opinion.
Je regardais, parce que pour moi, le baromètre IFOP, tous les mois, il est très important, parce qu'il existe depuis 88 et il dit des choses, ce ne sont pas des intentions de vote. Et vous voyez Sébastien Legornu qui monte, mois après mois, dans l'opinion. Si Sébastien Legornu arrive à faire passer un budget, c'est ennuyeux pour Gabriel Attal et Edouard Philippe quand même, sur le plan, comme le disait Elisabeth, de la présidentielle. Et à gauche, écoutez, est-ce que le Parti Socialiste s'émancipe définitivement de la FI ? À mon avis, ce qui est en train d'arriver, c'est une très bonne nouvelle.
Et puisque vous parlez des sondages d'opinion, on va revenir sur notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Je ne vous félicite pas. Ça, je sais que vous allez nous le dire, François, je compte sur vous. Intention de vote pour 2027, Jordan Bardella largement en tête au premier tour, donné vainqueur au second tour, quelle que soit la configuration. On va voir ce qu'en disait ce matin la première secrétaire déléguée du Parti Socialiste, Johanna Roland.
Je crois que ce sondage appelle chaque responsable politique à la plus grande humilité et à la plus grande responsabilité. Donc vous le prenez au sérieux, ce sondage ? Je me permets un bémol. Un sondage à 18 mois, sur un échantillon, avec ce nombre de personnes, qui va jusqu'à faire des pronostics de deuxième tour. Bon. Mais laissons ce sondage de côté. On ne peut pas faire comme si vous ne voyiez pas qu'il y avait une réalité d'un rassemblement national qui monte, qui s'organise et qui se structure. Est-ce que Jordan Bardella est déjà le favori de la présidentielle de 2027, Elisabeth ?
Moi, je suis tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Johanna Roland. Il faut croire ce que l'on voit. Vous savez la phrase philosophe, nous ne croyons pas ce que nous voyons. J'aurais peut-être pas dit ça il y a six mois, mais là, aujourd'hui, ce qui est solide, en dehors des réserves qu'on peut avoir, évidemment, sur la dimension prédictive d'un sondage un an et demi avant. Tout le monde sait que la campagne, évidemment, remodèle. Mais tout de même, moi, ce qui me frappe, c'est la solidité, contrairement à tout ce qui se passe par ailleurs, la solidité du vote RN, qui a traversé l'épreuve, entre guillemets, de la condamnation de Marine Le Pen sans bouger d'un iota.
Jordan Bardella, maintenant, est favori dans des proportions jamais vues pour un second tour, évidemment un second tour quand on ne connaît pas la dynamique après un premier tour. Mais toutes ces réserves étant dites, moi, je suis quand même très impressionnée par, encore une fois, la consolidation de ces intentions de vote en faveur de Jordan Bardella. On peut dire ce qu'on veut du profil du candidat, ce qu'on veut de la distance encore qui nous sépare. Il y a là un fait politique qu'on aurait tort de ne pas regarder et qu'on peut s'étonner, d'ailleurs, qu'on regarde comme si c'était normal.
Il y a une forme de résignation collective à ce qui serait, évidemment, pour la vie politique française, un tsunami, on l'a oublié. Bon, ben voilà. Jordan Bardella, c'est un phénomène politique. Le Rassemblement National, c'est extraordinairement solide. Ça vient de très loin. Votre sondage est très impressionnant. Ça montre la colère, ça montre l'envie des Français de faire passer à autre chose. La phrase qu'on dit depuis tellement longtemps, François de Goua le sait mieux que moi, ceux-là, on va les essayer, parce qu'on ne l'a jamais fait, elle devient d'une réalité absolument incontournable. Voilà, vous pourrez garder l'enregistrement aujourd'hui.
Alors moi, je ne suis absolument pas impressionnée, mais alors je m'inscris en faux avec tout ce que vient de dire Elisabeth. Pourquoi ? Je ne suis pas impressionnée. Parce que vous savez, Jacques Lacan, quand un jour un élève lui demande maître, parce qu'il se faisait appeler maître, qu'est-ce que c'est le réel ? Et alors il réfléchit, Lacan, il dit le réel, c'est quand on se cogne. Voilà, donc là, nous sommes dans la fantasmagorie. Vous comprenez ce que je veux dire ? Il ne dit pas quelque chose, quand même, ce baromètre ? Non, non, mais il dit ce qu'on sait tous. Je vais tout à fait dans le sens d'Elisabeth sur le fait que le Front National, le Rassemblement National, progresse.
Ok, mais il progresse jusqu'à quand ? La réalité, vous savez, la majorité, c'est 50% plus une voix. Dicton de Karl Rove, qui était l'âme damnée de George Bush, qu'il a quand même réussi à faire élire père et fils, voilà. Donc 50% plus une voix. Ok ? Moi, je veux bien qu'on soit complètement, vraiment, dans le lamento. Jordan Bardella, c'était les mêmes mots avant les législatives en 2024. Je me souviens des mêmes commentaires. Pas vous, Elisabeth, forcément. Les mêmes... Oh là là, il était en tête de tout. La réalité, c'est qu'ils se votent complètement. Après, on peut dire, c'est horrible, il y a eu un front républicain. Personne n'a mis un fusil sur la tempe aux Français pour aller voter.
On n'a jamais autant voté à des législatives à un second tour pour contrer Jordan Bardella, qui devait terminer à 340 députés et être à Matignon. Il termine à 126. Donc, s'il vous plaît, Elisabeth, elle pense, vous dites ce que vous voulez. Mais moi, je dis ce qu'il veut. Non, non, mais je veux dire, dans ce sens que... Moi, tout le monde dit ce qu'il veut. Non, mais tout le monde dit ce qu'il veut. Moi, franchement, ça me laisse de marbre. Un sondage avec 696 personnes interrogées. Un sondage... Mais vous savez, pour moi, ça me laisse véritablement de marbre parce que ça n'existe pas. Parce que la réalité, c'est que vous ne savez même pas quelle est l'offre politique.
La réalité, c'est que nous parlons dans le vide. C'est exactement comme quand les intentions de sondage donnaient Édouard Philippe à 32%. Édouard Philippe rentre dans l'atmosphère. Ils font comme un esquimau sur une plage corse. Il est à 18-19. On ne sait même pas s'il se qualifiera pour le second tour. On arrête avec ça. Moi, il y a une tyrannie sondagière qui me saoule parce que ça n'est pas le réel. Ça n'est pas le réel. Il y a une réalité de la progression du RN. Mais il y a une autre réalité du RN. Son plafond de verre ne lui permet jamais d'accéder au pouvoir. Et je pense que cette fois-ci, ça sera pareil. – Alors, je pense qu'il n'y a pas de plafond de verre.
Et la présidentielle, c'est un concours. – C'est ça. – Et donc aujourd'hui, quel acteur est susceptible de battre le RN ? Personne. – Personne. – Alors après, est-ce qu'il va y avoir une figure à la Macron en 2016 qui émerge et qui, à la faveur de circonstances très particulières, on rappelle l'affaire Fillon, etc., arrive à dégommer tout le monde ? D'accord. Aujourd'hui, ça n'est pas du tout… – Mais vous pouvez avoir une bonification des acteurs, Elisabeth ? – Non, non, mais quand vous dites le RN progresse, c'est ça quand même qu'on ne peut pas négliger, c'est la progression.
Non, mais du coup, si vous voulez, on ne peut pas faire comme si ce sondage, mais pas ce sondage, tout ce qui précède. Parce que moi, je vous aurais dit la même chose avant même cette Odoxa. – Voilà, cette Odoxa, bon, tout le monde dit incroyable, etc., c'est parce qu'il fait encore plus que précédemment et que Jordan Barnella supplante Marine Le Pen. Bon, voilà, on va voir l'effet que ça produit.
Mais pour l'instant, tous les sondages, toutes les enquêtes d'opinion, et ça vient de très loin, et tous les votes des Français, depuis maintenant 2012, montrent une progression telle du RN, dans un contexte de colère et évidemment de défiance totale à l'égard des autonomes, que la vraisemblance d'une élection d'un candidat RN devient de plus en plus importante et tangible. – Elisabeth, on peut faire tous les débats que vous voulez, je vous explique que ce discours-là, je l'ai entendu pour les législatives, j'ai toujours entendu ça avant les régionales pour Marine Le Pen.
La réalité du Rassemblement national en France, c'est qu'au moment de tom, ce Rassemblement national ne fait jamais 50% plus une voix. Je n'ai pas dit que je devais m'en réjouir, je vous dis juste que cet apocalypse, si vous voulez, sondagiaire, pour moi, est nul et non avenu. Une campagne, ça existe, vous le savez très bien. – Nous ne croyons pas ce que nous voyons. – Non, non, mais je crois ce que je vois. Moi, je vous réponds, le réel, c'est quand on se cogne. Le réel d'une campagne, c'est quand on se cogne.
Vous savez à quel point on dévise vite, vous savez à quel point en un débat, et en un, vous savez à quel point Jordan Bardella, dès que ça commence à monter sur la politique, dans l'entre-de-tours, il a commis trois erreurs au moins, notamment sur la question des étrangers. Vous savez, vous savez la friabilité de l'opinion. Je vous rappelle, je vous rappelle qu'aux Pays-Bas, on a mangé du Gerdwiller pendant 15 ans. Non, non, je voudrais vraiment, je finis, je voudrais qu'on arrive, nous-mêmes, nous, les observateurs, à nous départir de ce type, si vous voulez, d'illusion. Pour moi, votre sondage, c'est une illusion. C'est une illusion d'optique, c'est une illusion épidermique du moment.
– Est-ce qu'il n'a pas un avantage, Jordan Bardella ? C'est que dans un contexte de tripartition de la vie politique française, il est le candidat de son camp, quand la gauche en aura probablement un minima deux, quand la droite risque également d'en avoir plusieurs, s'il n'y a pas d'années entre les LR et les macronistes ? – Mais la question, d'abord, est-ce que lui est au second tour, de façon évidente, parce qu'on le donne à 30%, c'est un premier point. Est-ce que lui, obligatoirement, il est au second tour ? La personne de Jordan Bardella. Je ne poserai jamais ce questionnement sur Marine Le Pen, jamais.
Parce que Marine Le Pen est corsetée, elle est cortiquée, elle sait ce qu'est une campagne présidentielle, elle connaît. Jordan Bardella, le deuxième point, c'est au moment de voter. Vous savez quelle est la première question que se pose un électeur avant de voter ? La dernière question, c'est où est-ce que je vais avec cette personne ? Ok, voilà, on va voir comment ça se pose pour Jordan Bardella. Donc moi, je vous dis, je ne suis pas en train de faire du déni, je ne suis pas en train de faire du lamento non plus, je vous dis juste que restons cool, quoi. Pour moi, c'est une illusion d'optique. – Et la question aussi, c'est qui sera le ou les candidats de la droite et de la gauche ?
Comment seront-ils départagés ? Se pose notamment la question d'une primaire. On va voir ce qu'on dit du côté du camp central Gérald Darmanin. On va le réécouter ce matin sur RTL.
– Moi, je suis favorable qu'on ait un candidat unique. Pour l'instant, on ne l'a pas. – Oui, mais ça peut aller de Sarah Knafou à Gérald Darmanin, jusqu'à vous ? – Je pense que la bonne primaire, c'est celle qui va être Gabriel Attal à Bruno Retailleau, personnellement. – Avec Gérald Darmanin en candidat ou pas ? – Pour l'instant, je suis aux affaires de l'État, à mon poste. On verra ce qui se passera les prochaines 17 mois en politique.
C'est le paléolithique. – Comment le bloc central se départage ? – Mais en fait, personne ne sait comment il va départager. – À gauche non plus, à vous, bien sûr. – Mais personne ne sait. C'est une question, c'est une énorme interrogation. – Ça, c'est vrai, vous avez raison. – Comment on fait les sondages, la primaire ? Personne n'est d'accord, tout le monde veut y aller. Là, franchement, pendant que l'ERN progresse et encore une fois s'installe et n'est touché par aucune de ses turpitudes, eh bien, les partis ne savent pas. Il y a une forme d'interrogation majeure. Ce n'est pas moi qui vous donnerai la solution, rien. – Non, non, plus d'ailleurs. – Franchement.
Mais il va falloir réfléchir, et assez rapidement, puisqu'on va être, évidemment, dès le résultat du deuxième tour des municipales, en pleine campagne présidentielle. La présidentielle, c'est quand même extraordinairement impressionnant en France. Ça reste l'élection. Et avec ces problèmes de majorité à l'Assemblée, plus que jamais, nous sommes déjà… – C'est génial, j'adore, c'est vraiment le spectacle, le premier spectacle. C'est pour ça que restons calmes. Les municipales sont cruciales. Je vais vous faire… Vous savez que Saint-François Hollande a une phrase. – Saint-François Hollande ? – Saint-François Hollande. – Ça va l'heure, là, ça va l'heure. – Je le cite, je rigole, je le taquine.
Il a une phrase que j'adore, il a une phrase que j'adore, et je vous la livre. Il faut laisser dégorger les espargots, parce qu'ils finissent toujours par dégorger. Donc, je pense que les partis sont condamnés à être dans cette philosophie. Laissons dégorger, parce que je ne vois pas, comme Elisabeth, comment tout le monde se départage. – Allez, on suivra évidemment tout ça. Merci beaucoup, Elisabeth. – Merci, François Hollande. – On va terminer par l'histoire du jour. Et à l'ELOM, évidemment. Magnifique but de Bameyang.
– L'histoire du jour, c'est cette initiative d'un Lillois de 22 ans qui vise à faciliter les dons au sans-abri, et surtout à éviter la problématique du manque de pièces de monnaie dans nos poches. Désormais, vous pourrez faire un don grâce à une carte. La carte s'appelle Soli, elle contient un QR code que vous pouvez scanner sur votre smartphone. Vous remplissez un formulaire, et ensuite, ça sert pour le paiement et des cartes qui ne fonctionnent que pour les produits de première nécessité ou des nuitées d'hébergement. L'initiative, elle a été lancée à Lille. Elle a vocation à être déployée dans toute la France. Voilà pour l'initiative du jour. Merci beaucoup. – Merci à toutes les deux.
Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. – Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.