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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 23 janvier 2026 95 minComplaisantDivertissementSantéNumériqueÉconomie & entreprises

MÉDECIN : IL A REFUSÉ DES DIZAINES DE MILLIONS D’EUROS POUR PROTÉGER NOS DOSSIERS MÉDICAUX !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 5 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Bienvenue Loï. Vous reprenez le clap, vous venez d'où ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Vous avez créé Galéon avec plusieurs amis. Vous refusez de vendre aujourd'hui. Pourquoi ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Comment ça se fait que l'État n'ait pas créé ce système de partage de dossiers médicaux ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Vous êtes combien à Galéon ? Comment vous êtes financé pendant 9 ans et demi ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Sur quel logiciel les hôpitaux utilisent-ils Galéon ? Comment il fonctionne ?

  • 5:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous utilisez l'intelligence artificielle aujourd'hui ? Et pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:23Fait
    « Il y a 10 ans, on s'est dit bah tiens c'est pas fait on va le faire. »
  • 3:57Chiffre
    « On est à peu près 50 maintenant. Vous êtes 50. Vous l'avez créé il y a 9 ans et demi. »
  • 5:07Fait
    « Il y a beaucoup d'erreurs médicales en France. »
  • 5:41Fait
    « On va opérer le mauvais membre et s'il fallait couper la jambe droite et qu'on coupe la jambe gauche, ça arrive en France. »
  • 10:28Fait
    « Galéon, on l'a construit pour l'intelligence artificielle. »
  • 12:13Chiffre
    « Dans ces compte-rendus elle hallucine un sur 100. »
  • 57:14Chiffre
    « entre 2005 et 2021, c'est c'est les fractures du du pénis, il y en a eu 3421 quand même en France. »
  • 1:24:36Chiffre
    « l'année dernière, il y a eu plus de 380 cyberattaques réussis dans les hôpitaux dont un/ers majeur »
  • 1:30:01non_speechFait
    « Tu pourrais changer de vie entre guillemets et tu as dit non à chaque fois. »
  • 1:30:10non_speechFait
    « on améliore la santé des gens, on fait un truc qui est génial, tu vois. »
  • 1:30:33non_speechFait
    « Vous aviez été approché pendant les GO par les pompiers de Paris, je crois même pour être racheté, non ? »
  • 1:30:45non_speechFait
    « ils avaient besoin de digitaliser, tu sais, le dossier qu'ils ont dans les ambulances »
  • 1:31:13non_speechFait
    « On est revenu un mois après, on est revenu avec une appli, il y avait pas le moteur derrière, il y avait la carrosserie mais qui fonctionnait très bien. »
  • 1:32:23non_speechFait
    « Si vous voulez qu'on le qu'on le revende à l'État ou à d'autres pays, on le coconstruit. »
  • 1:32:56non_speechFait
    « C'est dommage que les gens s'aident pas entre eux, que l'armée n'aide pas, les hôpitaux »
  • 1:33:10non_speechFait
    « on a le déploiement de l'hôpital Saint-Joseph là qui commence en février »
  • 1:33:29non_speechFait
    « il y a beaucoup d'hôpitaux qui attendent de voir un gros hôpital phare complètement déployé »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On va recevoir Loï Bretons qui a créé une société qui s'appelle [musique] Galéon qui permet d'échanger les dossiers médicaux pour qu'il y ait moins d'erreurs médical. Des opérations, on va opérer le mauvais membro et s'il fallait couper la jambe droite [musique] et qu'on coupe la jambe gauche ou le rein par exemple le patient avait une tumeur sur un rein et un rein qui était sain ben on lui enlevait le rein qui était sain. Ça a un impact sur nous sur notre cerveau. Ils ont fait des IRM, ils ont analysé le cerveau [musique] des gens. Avec chat GPT, il y a quasiment plus de 50 % des connexions du cerveau qui sont disparues. Oh !

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende émission légende business. Aujourd'hui, vous allez voir, on va recevoir Loï Breton qui a créé une société qui s'appelle Galéon, qui est vraiment d'utilité publique, qui permet d'échanger, vous allez voir ça paraît de santé, d'échanger les dossiers médicaux entre les médecins, les hôpitaux et cetera pour qu'il y ait moins d'erreurs médicales. C'est hyper important que les médecins sachent exactement de quoi il leur tournent quand ça passe d'un service à l'autre et ça permet de centraliser tout ça. S'appelle Galéon. Il va nous raconter comment il l'a créé, pourquoi il l'a créé.

va nous raconter aussi beaucoup d'anecdotes qu'il a vécu en tant que médecin, donc anesthésiste [raclement de gorge] réanimateur. Il est allé au Sénégal se former lors de ses étude. Il a aidé lors d'épidémie de choléra, lors d'épidémie de syphilis en France, vous allez voir où il a compris qu'il y avait une épidémie de syphilis, donc une maladie sexuellement transmissible dans un ÉPAD. Il a compris en voyant un monsieur que finalement euh euh les autres étaient peut-être le problème et que finalement il y avait une énorme partie de les pates contaminées. Vous allez voir, il va nous raconter comment il a trouvé des solutions lorsqu'il y avait pas de moyens pour sauver des gens.

le nombre de vies qu'il a sauvé aussi. Vous allez voir, c'est impressionnant euh de faire ce beau métier. On va parler de ça aujourd'hui. En tout cas, merci d'être là de plus en plus nombreux à nous suivre sur les gendes. Juste avant de commencer, abonnez-vous à notre chaîne YouTube. Plus vous êtes nombreux, plus on a d'invités exceptionnels comme Loï aujourd'hui. Hésitez pas à vous abonner en 2 secondes, à commenter la vidéo. Ça nous aide vraiment beaucoup sur l'algorithme. Et puis un podcast audio Spotify, dieser Apple Podcast, Amazon Podcast, peu importe. Si vous êtes sur la route, pouvez nous écouter. Si vous faites du sport, vous pouvez nous écouter aussi.

En tout cas, merci de faire de légendes, le premier podcast de France et c'est parti avec Loï Breton sur légende. On y va. Salut, moi c'est Loï Breton, je suis le créateur de Galéon et donc je vais vous parler de Galéon et aussi de mon expérience de médecin anestis réanimateur où j'ai vu plein de choses énormes comme par exemple une choléra et donc tout ça va être sur les John.

2:13
Non speech

[musique]

2:15
Locuteur

Et ben voilà, bienvenue L. Tu reprends le le clap, tu viens d'où toi Loï ? Dancy. Dancy. vous choisissez des belles villes pour habiter. C'est bien. Ouais, il y a le lac, les montagnes, c'est super important. Vous avez créé Galéon. Je dis vous parce que vous étiez plusieurs hein. Oui, on était cinq cfondateurs. C'est c'est un truc de de santé publique là dont on va parler vraiment. Vous allez voir au-delà d'être anesthésiste réanimateur, tu vas nous raconter plein d'anecdotes que tu as vécu où tu as participé d'ailleurs dans des pays étrangers, tu as aidé sur des épidémies de choléra, tu le disais, sur des épidémies de de syphilisme aussi dans une maison de retraite française.

Tu as compris [raclement de gorge] qu'il y avait une épidémie qui s'était passée ? Il y a du croustillant sur cette histoire. On verra un peu plus tard. Je crois qu' il y avait combien de de 90 % en fait des des patients qui étaient infectés infectés par la syphilis qui est quand même une maladie sexuellement transmissible. On va parler de tout ça dans 2 minutes. Tu as tu as eu un un patient qui a survécu à une chute de 200 m à ski en retombant. On va en parler bon qui qui s'est fait un peu mal mais qu'il avait près de 40 fractures quand même mais qui a survécu. Qui a survécu. C'est entendre des choses assez étonnantes dans cette émission. Et on va parler de Galéon aussi.

Galéon c'est ce qu'il a créé Loï avec plusieurs amis. Euh vous avez créé ça, vous refusez d'ailleurs de vendre aujourd'hui. Euh c'est important parce que c'est vraiment une démarche médicale. D'ailleurs, c'est étonnant que l'État l'ai pas fait, on va en parler mais en gros, ça permet de passer les dossiers médicaux quand vous êtes par exemple dans un hôpital, vous avez une maladie, tu me dis si je me trompe hein, voilà. Et ça permet de de passer de service en service le dossier médical pour éviter les erreurs médicales et comme ça tous les hôpitaux, les médecins ont le même dossier médical de la personne.

Ça permet en fait de transmettre l'information sans qu'il y ait de dossier erroné ou d'information erronée pour éviter de faire des erreurs. Comment ça se que l'État l'a pas fait d'ailleurs, ils l'ont pas fait encore ? Euh ils l'ont pas fait parce qu'en fait ils sont partis sur des c'était des financements avec des entreprises privées qui avaient pas cette technologie mais c'est un besoin qu'on a. Il faut il faut que quelqu'un le fasse. Et donc il y a 10 ans on s'est dit bah tiens c'est pas fait on va le faire. C'est entendu ce qu' a dit. Il y a 10 ans, ça fait 9 ans et demi qu'ils sont en train de coder le logiciel. C'est exceptionnel.

Et ben, ça y est, maintenant c'est en service déjà dans 15 hôpitaux. 18 hôpitaux, figure-toi. 18 hôpitaux. Et donc c'est en train d'arriver, ça y est, partout de se se déployer. Ils vont être à la recherche de de financement. Ils vont pas vouloir être rachetés par des groupes, par des fonds d'investissement ni étrangers. Voilà, ils veulent rester pour que ça reste en France, ils vont avoir besoin de faire alors non pas une levée de fond, mais vous allez faire un une sorte de participation avec une sorte de prêt. C'est que vous allez pouvoir leur prêter de l'argent pendant 7 ans. C'est ce qu'on appelle une obligation et eux, ils vont vous donner de l'argent.

C'est que vous allez avoir des intérêts comme un crédit finalement avec des gens. Donc c'est les gens qui veulent soutenir le projet, ils vont nous prêter de l'argent et on va le on va les payer tous les ans. On fait 8 % d'intérêt tous les ans. C'est beaucoup 8 % d'ailleurs. Ouais. Pendant 7 ans. Bah c'est beaucoup et c'est aussi pour euh récompenser le risque parce qu'il y a quand même du risque lié à ça. Et donc c'est pour ça qu'il faut trouver un un juste milieu. Et par contre cet argent là nous ça nous permet d'embaucher, ça nous permet d'investir, ça nous permet de continuer à développer la société parce qu'il y a beaucoup de de on va parler de de comment les aider.

Je vous mettrai tous les liens de toute façon si on pendant l'émission. Si vous regardez sur YouTube, je vous mettrai le lien dans la description. Si vous nous écoutez en podcast audio pareil Spotify, 10, Apple Podcast, Amazon Podcast, vous pouvez cliquer directement dans la description pour voir le lien et donc pouvoir les aider directement. Je mettrai tous les toutes les informations importantes. Juste qu'on se rende compte, il y a beaucoup d'erreurs médicales en France. Ah oui, il y en a beaucoup. Ben ça et c'est un vrai problème toujours toujours aujourd'hui. Euh tu vois, tu peux avoir des erreurs. Par exemple, on donne un médicament où le patient est allergique et ça ça peut te tuer.

C'est que si on t'injecte un antibiotique était allergique à cet antibiotique, ton cœur s'arrête. Tu vois, il y a aussi euh parfois des opérations, on va opérer le mauvais membre et s'il fallait couper la jambe droite et qu'on coupe la jambe gauche, ça arrive en France. C'est arrivé encore récemment. On coupe la mauvaise jambe par exemple. une amputation d'un mauvais membre où le rein par exemple le patient avait une tumeur sur un rein et un rein qui était sain, ben on lui a enlevé le rein qui était sain. Donc du coup à la fin quand il se réveille et qu'on se rend compte que c'est pas le bon hein, là ça la fout mal quand même. Ah oui oui.

C'est aussi les soignants ils sont ils ont beaucoup de choses à faire, ils ont ils sont moins nombreux, ils ont beaucoup de patients. Il y a énormément de flux. Tu vois par exemple là il y a de jours, j'étais à un hôpital à Marseille où on déploie le le logiciel. On était aux urgences en immersion avec mes équipes.

Le médecin il me dit "Moi, je passages par jour." Donc il a quelques minutes 120 passage c'est 120 personnes 120 personnes qui viennent avec un problème grave urgent et qui donc qui doivent voir toute cette chaîne où ils vont voir ben l'infirmier au départ puis après le médecin et en quelques minutes le médecin va devoir prescrire des examens, décider des choses et la et la personne va rester sur un brancard pendant quelques heures aux urgences le temps d'avoir les résultats et donc c'est là où il faut que les aider à se décider.

Tu tu parlais d'allergie là, tu disais "Ouais tiens, si on lui injecte un produit et qu'aller qui peut bah mourir, hein." C'est le principe malheureusement d'une allergie. Ça peut commencer par des yeux qui piquent ou se gratter d'une plaque d'eczéma. Mais ça peut être bien plus grave que ça. Ouais, parce que tu vois les yeux qui piquent, c'est que tu vas voir un pollen qui va t'arriver dans les yeux et donc ça va pas te tuer. Mais par contre quand tu injectes un médicament dans les veines, en quelques en 30 secondes, il est partout dans ton corps. Donc ça veut dire qu'il va aussi atteindre 30 secondes, il va atteindre ton cœur.

Quand tuin injectes, excuse-moi, quand tu quand tu fais une prise, pas une prise de sang mais une pigure, une injection, ça met 30 secondes à parcourir tout le corps. C'est très rapide en fait.

Et oui et tu vois par exemple on en anesthésie parce on utilise des produits par exle des curars qui paralysent les gens et donc ça permet au chirurgien de pouvoir ouvrir et de bien et ces curars là tu as une personne sur 10000 qui est allergique mortellement c'est dire que tu vas l'injecter son cœur s'arrête tu rigoles et tu sais pas qui c'est attends même c'est vrai ouais attends c'est que tu as une chance sur 10000 de mourir quand tu fais une anesthésie quand alors pas toutes les anesthésistes parce que on évite ces médicaments au maximum on sait que tu sais c'est toujours la médecine c'est une balance entre le bén bénéfice, c'est le risque.

Si tu prends un risque important, ben du coup, il faut que tu as un bénéfice important. Tu vois, si c'est une petite opération où tu en as pas besoin, tu vas pas le faire. Par contre, si c'est une grosse opération où tu vas ouvrir le ventre, il va falloir tout écarter, là tu vas prendre ce risque et de temps en temps, le patient, il peut s'arrêter sur table. Et donc, c'est pour ça aussi que l'anesthésiste, il en France, il est réanimateur. C'est pour ça que anesthésiste réanimateur, il change sa casquette, tu vois, de il passe en mode réanimateur. Dit ben maintenant, il va falloir masser, il va falloir injecter d'autres médicaments pour attraper. Ah la vache.

OK, donc c'est pour ça que il y a tous les anesthésistes sont réanimateurs. Anesthésistes réanimateurs. Alors que en France dans par exemple aux États-Unis ou dans d'autres pays, il y a des anesthésistes et des réanimateurs. Et en France, c'est une double formation. Ils ont les deux spécialités. Donc toi, tu as les deux spécialités. C'est ça. Euh qu'est-ce qui fait qu'on est allergique ou pas ? On entend toujours, tiens, moi je suis allergique au chien, moi je suis allergique à ça, moi ça. Est-ce qu'il y a une raison ? Et d'où ça vient ? Comment est-ce que ça se passe ?

Alors ça le problème c'est qu'on sait pas c'est que on sait pas à quoi on est allergique et on sait pas pourquoi on est allergique. Enfin pourquoi ça va être ton corps qui va réagir à ce que au Oui. Voà mais on sait pas que telle personne c'est ça qui va la tuer. On n' pas de réponse à pourquoi certaines personnes sont énergiques au chien et non. Et donc alors le chien c'est moins grave parce que il va voir un chien ça va le gratter. Tu verras Ouais. Non mais tu vois c'est un médicament c'est tout de suite. Et on peut pas faire des tests avant une sorte de petite piqû pour voir si ça réagit mal. C'est plus dangereux de faire des tests avant. Je t'explique.

Quand tu par exemple quand tu fais ta première réaction allergique, ton corps va développer des anticorps. La deuxième fois où tu vas être exposé à cette ce produit, tu auras une réaction explosive. Donc si jamais tu fais un test et que ça marche, ça se voit pas trop, peut-être tu vas créer l'allergie et une semaine après tu injectes le produit, ça sera à une réaction ex encore plus que et oui. Donc c'est pour ça qu'on fait pas les tests avant parce que ça risquerait de provoquer encore plus d'allergie.

Est-ce que vous utilisez, on va parler maintenant de de Galéon et de ta carrière pour comprendre le parcours, ce que tu as vécu aussi de de plus incroyable pour que tu puisses nous raconter un peu des anecdotes. Est-ce que vous utilisez l'intelligence artificielle ? C'est vraiment un sujet qui est en train d'arriver. On a parlé des robots sur les gens d' temps, les robots humanoïdes, les premiers autonomes qui arrivent et qui vont arriver dans la plupart des foyers. Ils prédisent que d'ici 5 ans, environ 100 % des foyers auront peut-être un robot humanoïde chez eux. Enfin, c'est c'est vraiment court à 5 ans, tu sais, ça fait 9 ans et demi que vous préparez Galéon, donc ça va très très vite.

C'est deux fois ça. Est-ce que vous vous utiliser l'intelligence artificielle aujourd'hui ? Et pourquoi ? Alors, tout à fait. Tu vois le euh Galéon, on l'a construit pour l'intelligence artificielle. En fait, il y a 10 ans quand j'ai créé avant de créer Galéon, j'ai commencé à travailler dans l'intelligence artificielle médicale. Et pour faire de l'intelligence artificielle, il faut de la donnée propre, ce qu'on appelle la donnée structurée, bien rangée, bien organisée. Et quand j'ai commencé à regarder la donnée qu'il y avait dans les dans les hôpitaux, elle était très elle était non structurée, elle était elle était pas utilisable.

Et donc du coup, je me suis dit "OK, on va revoir la copie, on va reconstruire le système de zéro pour faire le dossier national d'un pays et avec de la donnée propre." Et avec ça, on va pouvoir après y pluguer de l'intelligence artificielle. Et donc maintenant, on met on aide les médecins à en fait ça va être ça va l'aider sur quand il va prescrire un médicament, on va lui dire attention, fais attention à ça. Ça va ça va les aider aussi pour gagner du temps. Donc un patient qui arrive aux urgences, il a 15 traitements. Bah le médecin, il doit aller rentrer en ça fait 3 4 minutes. Là il scanne avec Lia, on extrait tous les traitements, on les injecte dans l'outil. Bah il gagne 3 minutes.

Ouais, c'est un gain de temps énorme. Ouais. Tu veux 10 patients, ça fait 30 minutes, tu en fais 120 la journée et donc et du coup tu envoies enf 120, c'est pas qu'un médecin. Oui. Non, bien sûr, bien sûr. Mais ça c'est au service du coup. Et ouais. Du coup, tu gagnes, tu enas peut-être trois ou quatre de plus dans la journée. C'estd qu'avec le même nombre de médecins, tu pourras peut-être traiter plus de patients. Exactement. Euh donc c'est une vraie utilité publique. Tu en penses quoi toi de liade ? Qu'est-ce que vous savez dessus par rapport à la médecine entre chat GPT ou un autre, on s'en fiche. Mais quand on utilise LIA, qu'est-ce que qu'est-ce que toi tu en sais ?

Est-ce qu'il y a des choses qu'on connaît pas ? Alors l'IA c'est à double tranchant.

Il y a une fonctionnalité des tout le monde très peu de gens en parlent parce que l'IA on dit c'est génial c'est génial mais les I elles hallucinent quand elles savent pas c'est qu'au lieu a quelqu'un de normal il va dire tu lui demandes un truc il sait pas il va te dire je sais pas ça lia elle va t'inventer un truc et donc en médecine va mentir quoi elle va mentir et donc il y a par exle il y a des I maintenant ce qu'on appelle des IA ambient c'est le le médecin et le patient il parle comme nous Talia qui prend les informations et qui fait un compte-rendu et donc dans ces compte-rendus elle hallucine un sur 100 un ou de sur 100 donc c'est pas rien. Ça quoi lucide ?

Et ben ça veut dire par exemple je discute avec toi et on parle d'anorexie mentale. L'anorexie c'est les gens qui qui sont très maigres qui ont un poids très bas. Et ben on dit tous les éléments d'anorexie mentale mais tu as jamais tu m'as jamais dit ton poids. Et ben à la fin le compte-rendu ça dira que tu pèses 35 kg et que tu as un IMC qui est très bas d'anorexie mentale. Ça va inventer alors que tu me l'as jamais dit et ça crée des données et et ça a un impact sur nous sur notre cerveau. Lia qu'est-ce que qu'est-ce que tu en sais toi ? Ah ouais. Alors là aussi c'est donc comme tout il y a des bons côtés des mauvais côtés sûr bien sûr tu vois et il y a ça dépend du dosage comme toujours.

Il y a une étude du MIT qui ont eu c'est le Massachusetts Institute of Technology donc c'est une université américaine qui font des grandes études très très poussées et très reconnues dans le monde. Tout à fait. Et donc ce qu'ils ont fait c'est qu'ils ont fait des IRM. Ils ont analysé le cerveau des gens et donc des gens qui écrivaient des histoires. Et alors l'IRM c'était tu écris des histoires, on regarde les connexions du cerveau parce que dans une IRM tu vois comment quels sont les échanges dans le cerveau. Ils ont fait sans chat GPT et avec chat GPT.

Alors ce qui est impressionnant c'est qu'avec chat GPT il y a quasiment plus de 50 % des connexions du cerveau qui sont diminué qui qui sont disparues pendant dans l'IRM. Ah là là. Parce qu'en fait ces connexions c'est tu te rappelles de ta mémoire en fait tu tu utilises plein de zones du cerveau. Tu veux dire que le cerveau est moins allumé, il est moins utilisé. Oui, tu es passif, tu es comme ça. Tu as dit P te dit et alors le aussi ces gens-là quand tu leur demandais une heure après des détails sur ce qu'ils avaient écrit, ils s'en rappelaient pas. Ça rentre pas dans la vraie mémoire. Non.

Et alors là où c'était encore plus dangereux, c'est qu'au bout d'un mois donc ces connexions étaient beaucoup diminuées et après ils ont dit "OK, on arrête d'utiliser chat GPT, on fait revenir à l'ancien truc et maintenant on va refaire un IRM pour voir si c'est revenu." Et en fait, ils ont pas tout récupéré. Oh ! Donc ça veut dire que ces outils là c'est intéressant mais aussi ça nous rend un peu plus bête. Ouais, c'est dire que on réfléchit moins et oui, même à long terme. Et après ça a un impact à long terme. Donc mais c'est intéressant aussi. Euh trois questions sur Galéon avant de commencer à parler tes anecdotes de parcours et de tout ce que tu as pu vivre dans ta carrière.

Juste vous êtes combien à Galéon d'ailleurs ? On est à peu près 50 maintenant. Vous êtes 50. Vous l'avez créé il y a 9 ans et demi. 9 ans et demi. Ouais. Comment vous êtes financé pendant 9 ans et demi ? Alors on avait un objectif, c'est de rester indépendant parce que tu sais, on gère la donnée de santé de millions de français et ça c'est un sujet et tu as des grosses boîtes Microsoft, Google qui nous croquer on va dire ou croquer des boîtes comme nous. Et donc les cinq premières années, on a continué à travailler à côté.

Donc moi, j'étais je travaillais dans les hôpitaux, les weekends, les vacances, j'ai des gardes de nuit et en même temps, on développait Galéo, on construisait l'outil et puis après au bout de crois, on a eu le Covid, tu sais où ça là complet pendant un an plus aucun hôpital nous parlait parce que ben ils étaient occupés avec le Covid et au bout d'un an, on a eu une dizaine d'hôpitaux qui sont arrivés en nous disant "On a besoin de votre solution maintenant, il faut qu'on se digitalise, faut qu'on échange les données." Il le faut vite quoi. Et il le faut maintenant.

Et nous on avait plus d'argent, on était et donc c'est là on s'est dit "OK, on va faire une levée de fond communautaire." Donc ça c'était il y a 4 ans. Et on a on a fait une levée de fond en cryptoonnaie. On a eu 40000 personnes qui ont investi avec une crypto, le Galéon qui existe qui a un cours et qui se porte plutôt bien. C'est vrai. Ouais. Et euh et avec ça, ça a permis d'accélérer. Donc on était 5 [musique] et on avait trois hôpitaux. Là maintenant, on est 50 et on en a 18 et on a construit tout le système en en tant que vraiment médecin qui a envie de de d'aider quoi. C'est pas du tout un un une ambition business là dont on parle.

C'est ça qui est un peu important par rapport à ce qui s'appelle les gens de business aujourd'hui mais vous avez créé en tant qu'entrepreneur mais en tant que médecin un système pour que ça aide vraiment. C'est pas du tout un but de faire une levée de fond pour aller vendre aux États-Unis ou voilà. Tout à fait. En fait, j'avais le choix quand j'ai créé l'entreprise, je me suis dit "OK, soit j'essaie de faire quelque chose non profit mais j'aurais pas les moyens de le développer parce que pour le développer, il faut recruter des gens ça." Voilà, sans profit. Voilà, c'est ça. Soit je fais une entreprise, mais pour une entreprise, il faut aussi se financer.

Et donc c'est pour ça qu'on est mais tu vois euh on fait des financements communautaires avec des investisseurs privés, on pourrait lever beaucoup plus d'argent à l'état actuel. Mais d'un autre côté, ces investisseurs privés souvent ils te forcent à vendre au bout de 3 ou 4 ans. Et nous, on veut pas vendre. on veut on construit une cathédrale, tu vois, ça fait 10 ans qu'on construit, il nous reste encore une bonne dizaine d'années de construction et donc c'est pour ça que on va sur cette partie de financement participatif aujourd'hui. Ben sur quel logiciel les hôpitaux là, vous parz d'un système qui existe pas aujourd'hui un système de partage de dossiers médicaux. Comment il fonctionne ?

Alors imagine, tu vois, il y a à peu près 25 30 ans les logiciels, tu vois ton ton Windows des des Windows 98. Voilà. Ah, il bose sur ça. Non, c'est vrai. Ouais, c'est des logiciels qui ont euh 20 ans, 30 ans avec euh les interfaces de l'époque, tu vois, à une époque où tout le monde a un smartphone. C'est encore sur les vieux Windows et tout. Non, alors ils sont sur les c'est des vieux logiciels sur Windows, c'est ça qui est très bizarre. [raclement de gorge] Mais l'interface, tu as l'impression tu as l'impression d'un truc de l'air soviétique, quoi. Incroyable. Et en plus, ces logiciels, ils sont isolés, c'est-à-dire que ils partagent pas les données entre les hôpitaux.

Et en plus, maintenant, ça devient des passoirs en terme de sécurité. Tu as beaucoup de cyberattaques. Tu vois l'année dernière, il y a eu 350 cyberattaques réussis dans les hôpitaux dont un/ers majeur. Majeur ça veut dire quoi ? et qu'on a dû fermer les services ça et déplacer des fois des patients. Ça a handicapé l'hôpital au sens propre quoi. Ça coupé des trucs comme tu as des outils très vieux et du coup tu as des failles de sécurité énorme et donc c'est pour ça qu'on entend à chaque fois tel hôpital s'est fait cyberattaqué ce genre de chos et la France réagit pas plus que ça.

Bah la France ils disent oh il faut que vous sécurisiez mais les les hôpitaux ont pas les moyens ou c'est parce que ça coûte ça coûte de se mettre à jour et tout ça et donc c'est un peu ça la problématique. D'où l'importance d'avoir un logiciel franco-français. Oui aussi euh voilà. Bah si jamais vous voulez les aider du coup à faire un prêt, c'est que ils vous donneront 8 % par an remboursement sur 7 ans. C'est un prêt sur 7 ans. Vous pouvez donner à partir de combien d'ailleurs ?

Alors le minimum c'est 400 € tu vois c'est vraiment monsieur tout le monde qui peut participer et on va jusqu'à 100000 € et un peu plus si jamais ça c'est une autre approche mais en gros c'est vraiment mais souvent les gens qui qui nous aident bah c'est ils mettent 400 500 € c'est des petits montants à à grande échelle. Donc c'est ça s'appelle une obligation. C'est ça le le terme financier. Donc une obligation c'est un prêt en fait on rembourse une société qui a besoin d'argent et qui fait appel à tout le monde. Voilà c'est une forme de placement financier. Tu vois au lieu de ton livra qui je sais plus il do être aux alentours d' 1 % là tu tu places c'est du 8 %.

Par contre il y a quand même un risque tu vois parce que c'est une entreprise derrière. Si l'entreprise fait faillite tu pourrais tu pourrais perdre une partie de ce que tu as passé. Ça fait 9 ans et demi qu'elle existe et puis vous voyez, elle est passée de 5 à 50 et c'était dans dans zéro hôpitaux puis 3 puis 5 puis 18 aujourd'hui. Donc c'est vraiment en phase d'expansion. Les hôpitaux en ont besoin de partager les dossiers médicaux et de pour pas faire d'erreurs médicales justement ça peut être vraiment important aujourd'hui. Donc voilà c'est pour ça aussi qu'on fait émission.

Donc si jamais vous voulez aller voir dans la description, je vous mettrai les liens pareil YouTube dans la description en dessous et des podcasts audio. Merci de faire de les gens de premier podcast de France. Vous êtes de plus en plus nombreux chaque semaine et sur YouTube vous êtes entre 150000 et 200000 à vous abonner chaque mois. Donc merci beaucoup à le faire. Ça vous prend 2 secondes et ça nous aide vraiment sur le référencement quand vous likez la vidéo, quand vous mettez des commentaires aussi. Hésitez pas si c'est des idées à partager. Tuas voir les commentaires sur la vidéo. Ah bah carrément, on a on communique beaucoup avec tu sais notre communauté d'investisseurs, tu vois.

Euh on a un groupe Telégram où il y a 6000 personnes et les gens des fois ils posent des questions et on leur répond même des fois le dimanche soir, on va répondre. Donc on a on a une communication avec la communauté qui est Pourquoi tu as fait médecin ? Tu as une famille de médecin ou rien à voir ? Absolument pas. Il y a personne qui a fait médecine dans ma famille. Euh quand j'étais plus jeune euh j'avais des capacités, j'apprends j'apprenais assez facilement et je me suis dit il faudrait que ça serve à quelque chose. Faudrait je me dis que ça aide en fait. Et donc c'est pour ça que je suis dit bah pour aider je vais commencer je vais faire médecin. Et donc j'ai fait médecin.

J'ai appris j'ai fait le cursus classique. Le cursus classique. Donc c'est 11 ans de médecine. OK. Et euh et donc tu à quel âge quand tu fais 11 ans d'études ? quasiment 30 ans quoi. Bah j'ai commencé à 17 ans et donc j'ai fini à 28. OK. Et donc pourquoi tu vas choisir anesthésiste réanimateur avant de parler de l'épidémie de choléra que tu as découvert ? Alors tu vois c'est un c'est un métier qui est très peu connu. L'anesthésiste réanimateur c'est le médecin de la dernière chance.

Alors soit tu as l'anesthésiste, c'est le médecin qui t'endort pendant l'opération, soit tu as le réanimateur, c'est vraiment quand les autres médecins on arrive plus à le patient s'aggrave tellement ils arrivent plus à le gérer, ils vont le passer au réanimateur. C'est vraiment le généraliste de l'urgence et de la dernière chance. Et c'est pour ça que tu l'as fait ce métier. C'est pour ça que tu as choisi ce et en fait tu pour sauver des gens, tu sauves des vies. Bon, des fois tu as aussi des gens qui meurent parce que par exemple réanimateur, faut savoir c'est un patient sur qu décède et tu sais pas lequel.

Donc la première chose quand un patient arrive et qu'il a sa famille, tu vois, ben on leur dit bah il va mourir, on va essayer de faire le maximum tout de suite. Ouais parce que imagine je lui dis il va ça va aller bien vous inquiétez pas. Et il est mort le lendemain. Il va dire "Vous m'avez dit de pas m'inquiéter. Donc c'est la première chose, on dit attention, il va mourir, on va faire tout ce qu'on peut pour essayer de le chauffer et et trois fois sur quatre, tu vas leur dire que c'est bien. Voilà. Et une fois sur quatre, tu vas leur dire qu'il est mort. Mais au moins, ils sont un peu préparés.

H tu arrives à à sortir de de ce côté parfois qui pourrait te choquer personnellement, tu arrives à prendre un peu de recul sur les patients ou tu y arrives pas ? Ça dépend. sur des humains comme si on a une blouse. Ouais, c'est en fait ce qui est dur c'est des fois quand c'est des patients ou que tu ça se rapproche de ta famille en fait tu imagines ta famille tu vois plus une fois j'ai eu une famille où tu es proche. J'ai une femme son mari il avait en fait il avait fait une rupture d'anévrisme et son son cerveau du coup était mort mais il était toujours vivant. Et donc elle arrive dans la réanimation avec ses deux enfants et ils avaient ils avaient fait 200 km.

Il y avait était 2h du matin, aucun hôtel d'ouvert. Donc du coup, on les fait dormir dans la salle d'attente, tu vois. Et là, la femme, je suis je vais lui, elle a le mec, il avait 35 ans, tu vois, les enfants [raclement de gorge] avaient 4 ans ou et là, je vais je vais lui parler pour lui dire "Bah voilà, votre le papa de vos enfants, il est mort et en plus il va falloir qu'on lui prélève les organes." Et donc là, c'est très difficile de prendre, tu vois, en mode d'être extrêmement fort. Tu dis parce que tu as deux enfants, c'est ça ?

Donc tu revois le même schéma familial que le et puis tu dis "Ouais, ça peut être moi, ça peut être un collègue et puis tu vois, il y a il y a ces éléments-là qui sont très très forts et qui peuvent être durs aussi à porter. Et je sais que des collègues réanimateurs des fois se focalisent sur la technique parce que tu sais dans réanimation, tu as plein de machines. Tu as une machine pour le poumon, une machine pour le et donc tu dis "Ah ouais bah j'ai" Et tu vois, j'avais des collègues, "Ah, il me disent "Ah, j'ai passé une super garde, on a fait ça, ça, ça ça." Moi, je passé une bonne garde quand j'avais quand j'avais pas fait j'avais pas eu de patient.

Je me disais, il y a personne qui a été gravement atteint et donc c'est plutôt une bonne garde quand tu as pas de boulot, c'est tu as bien travailler c'est que finalement donc tu arrives pas toujours à à sortir est-ce que pareil j'imagine que les enfants ça do plus impacter on en parlait l'autre fois avec Philippe Boxo qui est médecin légiste. Lui c'est marque le plus lors de malheureusement lui c'est le médecin après le toit finalement. Ouais, moi je suis euh en fait le dernier médecin du vivant, le Philippe Boxo des vivants [rires] entre guillemets. Ouais.

Et et du coup il disait que vraiment les les maintenant il était habitué lui, il a 60 ans vi puis il a fait je crois 10000 autopsies environ. S'il bosse au CHU de de Liège, il bosser pendant des années et gérer des services. Est-ce que toi c'est la même chose c'est les enfants qui qui sont plus durs à gérer ou tout est difficile en réalité ? En fait, euh un enfant ça ce côté naïf, tu sais, de la vie, tu vois. Euh il va te regarder avec des grands yeux. Euh et euh il faut quand même lui expliquer, tu vois.

Moi, j'ai toujours j'ai toujours dit au patient avec les mots plus simples, qu'est-ce qui qu'est-ce qui est, tu vois, tu qu'est-ce qui risque, qu'est-ce qui risque, qu'est-ce qui va se passer ou Mais c'est sûr que c'est difficile, hein. Euh quand tu as un enfant euh qui a un cancer et que qui est dans un état très grave, tu vois, va falloir lui expliquer avec tes mots. Euh, une petite fille de 6 ans par exemple, avec les parents à côté. Et aussi c'est les parents, les enfants c'est une éponge des parents.

Tu vois ça, on le voyait par exemple au bloc opératoire quand les enfants viennent se faire opérer, tu vois direct si la maman est stressée, tu sais que l'enfant ça va être extrêmement difficile de l'endormir puisil sera très stressé. Si la maman elle est souriante, elle dit "Oh ben, tu vas au bloc opératoire, ça va bien se passer." Bah le gamin Oui, c'est le reflet, c'est le miroir. Voilà, c'est ça. Et tu dois parfois dire aux enfants quand c'est plus possible de les sauver, tu leur dis ou tu laisses les parents le faire ? Souvent, nous quand tu as réanimateur, le patient, il est endormi, il est intubé et il est sous dans un coma artificiel. Oui.

Donc il est pas donc en général, on va discuter avec les parents, avec les proches, tu vois. En fait, il est pas là. Mais parfois, on a aussi des patients qui sont intubés et qu'on réveille, tu vois. Et donc du coup, on va leur expliquer des choses et ils sont encore souvent, on les attache, on attache les mains au lit pour pas qu'il arrache l'intation, tu vois ? parce que le risque c'est que ça lui c'est ce qui lui fait vivre, c'est ce qui fait respirer. S'il enlève ce tuyau, il peut plus respirer et il meurt. Et donc du coup, tu as quelqu'un parfois qui va se réveiller dans un endroit qu'il connaît pas avec plein de lumière un peu shooter parce qu'en plus on leur donne des drogues.

Et là, il va falloir lui expliquer qu'est-ce qui se passe, pourquoi il est là. Euh c'est l'enfer hein. Parce [raclement de gorge] que c'est dans la bouche le tuyau pour respirer. Ça passe par le nez ou par la bouche ? Ouais, ça passe par la bouche. Alors, j'amé ça donne envie de vomir ce système. J'ai amené les outils si tu veux voir si si tu veux les montrer avec plaisir. On les a on les a en plateau. Hop. Voilà. Donc là, tu vois, je pose des aiments. Donc ça c'est un laringoscope. Tu vois ça c'est un outil qu'on va mettre dans la bouche du Ça c'est les outils de réanimateur. Ouais. d'anesthésiste et de réanimateur.

Quand tu endors quelqu'un, tu vas mettre cette lame, c'est une lame dans la bouche pour tracter la trachée. Et avec ça, attends, mais c'est c'est pour vous le décrire, si vous nous écoutez en podcast studio, ça ressemble à un piolet pour aller faire de l'escalade. Mais c'est gros, c'est beaucoup plus gros que ce que vous pouvez imaginer. Ça fait au moins 15 cm, non ? Le le Je dirais peut-être une vingtaine de cim vingtaine dans la main, une vingtaine en crochet. Donc c'est il y a une lumière dans le crochet. Peer c'est ça a son poids aussi. Et c'est lourd. Ouais. Et ça sert à quoi concrètement ça ? Ça rentre dans la bouche en fait. Ça sert à tracter la partie avant de la gorge.

Et alors et et tu écrases la langue. Et en fait, ouais, tu repousses la langue. Attends, mais ça donne pas un effet pour vomitif ? Ah bah si, c'est pour ça que le patient doit être endormi parce si tu fais ça et qui doit être profondément endormi parce c'est le truc c'est un des trucs le plus douloureux plus douloureux que l'opération que t'ouvrir. Donc c'est pour ça qu'il faut qu'on l'endorme très profondément pour pouvoir le faire. Il y a des fois on peut pas en plus. Donc c'est il y a même en ayant endormi la personne. Ouais. Il y a des fois on peut pas l'endormir profondément. Pourquoi ?

Parce que par exemple, un patient qui a qui a un accident de la route, il a beaucoup saigné, donc il a perdu beaucoup de sang, quand tu vas l'endormir, ça va faire chuter sa tension. S'il a une tension qui est déjà très basse, son cœur s'arrête. C'est pour ça qu'il y a toujours plein de paramètres à prendre en compte et à faire des choix comme je dis. Exactement. Et donc là, tu vas doser des choses ou le le shooter un petit peu, lui mettre des curars pour le paralyser. Les curars, c'est les produits. J'ai pas compris à quoi se sert ce ce pardon ce cet objet. Donc, tu écrases la langue, tu rentres, tu repousses la langue, tu vois. Ouais. Ouais.

Et avec ça, tu vas tu vas pouvoir voir la les cordes vocales là où il y a la trchée et mettre ce tuyau. Tu les vois à l'œil nu direct. Tu vois les deux petites cordes vocal. Et alors c'est intéressant si le patient dort pas, les cordes sont fermées et alors là ton truc il passe pas. Et et une fois que les cordes s'ouvrent, tu peux passer ton tuyau. Et après tu mets un tuyau comme ça dans la bouche quoi. Voilà. Et ça tu le relies à un respirateur pour envoyer de l'air. Pour envoyer de l'air. C'est ça fait parce que quand on met dans le coma quelqu'un, j'ai j'ai appris ça. Ou en anesthésie générale poussée, on ne respire plus en fait. Exactement.

que même t tous les t tous les réflexes vitaux du corps humain en fait fonctionnent plus. Tu as encore le cœur h pas de problème mais par contre tu t'as plus la respiration. C'est un peu le problème qu'a eu Michael Jackson qui est décédé avec des médicaments qui décédé avec des médicaments. En fait, il avait un problème, c'était un cardiologue qui lui a donné médicaments. C'était pas un anesthésiste réanimateur. Et en fait, donc en anesthésie, tu as des hypnotiques qui font dormir et tu as des morphéniques qui enlèvent la douleur. Tu les mets ensemble, le patient arrête de respirer. Et donc Michael Jackson avait des morphiniques au long cours.

Il avait beaucoup de morphines parce qu'il a eu des douleurs, des choses comme ça. et son cardiologue, il lui a mis des produits d'anesthésie pour le faire dormir. Un peu comme de la mélatonine, non ? Beaucoup plus fort. Beaucoup plus fort. C'était du propopol s'appelle du Et donc il lui il en plus qu' s'injecte quand même c'est tous les soirs pour dormir il faisait une injection et sauf que les deux sans sans ces outils là ben il a arrêté de respirer et il est mort parce que personne avait vérifié que c'est ça qui l'a tué. Un cocktail en gros médicament un mélange. Ouais.

Alors pour la petite anecdote, tu vois le premier jour de formation quand je commencais à la formation d'interne en anesthésie réanimation, donc il y a un professeur parce c'est les les vieux médecins professeurs qui qui te forment tu sais la la médecine c'est tes pères. J'étais avec un professeur, on vient dans une salle opératoire avant que le patient arrive, il allait arriver et donc il montre un plateau, il y a cinq seringues. Il me dit chaque seringue s'il dans le patient indépendamment je le tue. Donc là pourquoi ? Bah dit c'est le produit qui est dedans, tu vois. Donc là il me dit et en fait il me disent ça pour dire fais gaffe là tu as un truc qui est qui est dangereux quoi.

Qui est dangereux quoi. Et donc c'est dire quoi ? Faut que tu additionnes et ouais, tu mélanges, tu additionnes en fonction de la taille, du poids et surtout pas toute la seringue de l'âge. Ouais. Comment tu t'es retrouvé à gérer une épidémie de choléra ? C'est une maladie qu'on avait au Moyen-Âge en France. Il y a des des films qui en parlent. Il y avait la peste, il y avait le choléra, il y a eu différentes maladies. C'était un problème d'hygiène donc qui ramenait le C'était pas les rats qui ramenaient le coléra justement. Et les alors les rats c'était la peste. C'est la peste. Le coléra c'est souvent l'eau l'eau souie l'eau croupie quoi. L'eau qui bouge pas. Voilà, c'est ça.

Et en fait, j'ai fait une mission humanitaire en Afrique euh quand en 4e année de médecine et je suis allé pendant 5 mois je dans un dispensaire. Où ça ? C'était à Niaga au Sénégal. Et à l'époque, je pensais aller accompagner un médecin et en fait, je me suis rendu compte que le directeur du dispenser, il était pas médecin, il était agent d'hygiène et il se retrouva à faire des consultes et à prescrire.

Et dès qu'il m'a vu arriver, a dit "Bon ben c'est bon, il y a un médecin, donc je te donne une interprète et tu vas faire les consultes." Donc je me suis retrouvé parachuté à faire les consulte de d'un dispensaire et euh et quel quoi de tr semaines après que je sois arrivé, un dispensaire, c'est un hôpital gratuit en gros, un hôpital d'État gratuit, c'est un hôpital de terrain en Afrique, sauf que ça brasse une population de 15000 personnes, tu vois. Et c'est le premier recours, c'estàdire que tout ce qui arrive, ils viennent là.

Donc tu as tout, tu as des accouchements, tu as des gens qui s'ouvrent quelque part, tu as enfin et donc j'entends à la radio que il y avait un début d'épidémie choléra à Dakar. Là, je dis ou là, ça craint parce que ça se strou, ça peut s'attraper même si tu es euh si tu bois pas l'eau par exemple, est-ce que ça s'attrape à partir du moment où il y a un homme qui a le choléra ? Est-ce que c'est comme une grippe ? C'est comme une gastro. Euh euh en fait le chéra c'est une gastrosouséroïde, tu vois. C'estàd qu'en gros la personne elle se vide complet. Elle se vide mais tellement c'est de l'eau. Il il aval de l'eau, ça ressort quoi. Il défent de l'eau.

C'est de l'eau et donc il se déshydrate et il meurt de ça. Ouais. En de tr jours, tu peux mourir de en de tr jours. OK. Et donc du coup j'entends bah il y a une épidémie de choléra, tu vois. Je dis ou là et puis le jour d'après, j'entends Ah, c'est les les premiers cas à Rufisque. C'était à 50 km de là. Et le jour d'après, on avait les autres cames. Et alors, je prends mon J'avais amené plein de bouquins, tu vois. Je prends mon petit bouquin de médecine infectieuse. Choléra. Alors choléra, il faut isoler un pan de l'hôpital. OK. Avec il faut mettre des bacs de javelle et dès que tu marches, tu marches dans la javelle et tu dois tout nettoyer la javelle. On avait pas tout ça.

On on pouvait pas isoler un pan de la du dispensaire. Etth et donc j'ai dis bon bah on va se débrouiller. Et le seul truc qui marche c'est de leur faire avaler des antibiotiques. Là c'était de la doxycline. Vous avez un Oui. Donc vous avez un médicament au cas où vous l'attrapez vous aussi par exemple pour vous sauver. Ouais. Tout à fait. Ouais. Et donc c'est un antibiotique en fait, ça soigne assez facilement sauf que quand tu vomis tout le temps, comment tu fais avaler un médicament ? Et tu vois, d'abord il faut en fait perfuser le patient.

Donc tu lui mets une perfusion et tu il faut le réhydrater, il faut lui apporter beaucoup d'eau, lui apporter des médicaments pour éviter qu'il vomisse et après tu lui fais avaler le la doxycycline. Et sauf que le problème c'est que dans le dispensaire, tu vois, il y avait euh on avait h lits où il y avait déjà des gens qui avaient le paludisme où on leur faisait des perfusions. Et en Afrique, tu vois par exemple tu as le paludisme ou le choléra, en France, tu vas être hospitalisé pendant 2 semaines. En Afrique, le mec il vient le matin, il part le soir. Donc tu le bombardes de traitement dans la journée et après il s'en va, tu vois. Il reste pas la nuit, tu vois. Ouais.

Il y a même pas une nuit possible quoi. Il y a pas du tout de matériel. Vous aviez vraiment pas grand chose. Très peu de matériel. Comment tu faisais les perfusions par exemple ? Euh alors tu vois pas on en fait le patient payait son cathétère donc tu disais bah tiens, on payait tout la le la tubulure, la perfusion, le cathétére et tu as un cathéter. C'est que si tu as en France si tu un cathéter c'est une c'est une poche une perfusion, c'est une poche avec du liquide. Tu jamais vu avec un petit tuyau. Exactement. Et tu vois, normalement en France, tu vas faire un trou avec ton aiguille. Si ça marche pas, tu le jettes, tu en prends un autre. Là, tu peux pas te tromper.

Alors bah là tu réutilises. Et alors il y a aussi la particularité c'est qu'un patient qui choléra comme il s'est vidé, il est déshydraté ses veines, elles sont toutes petites parce qu'il y a plus d'eau. Et donc tu vois par exemple, je me suis trouvé à avoir, il y avait un enfant que devait perfuser, j'ai mis presque trois qu4 d'heure à le perfuser. C'est j'ai essayé tous les endroits où il y avait des bouts de veines parce que des fois avec ton aiguille, ça peut faire éclater la veine. Donc du coup bah faut essayer un autre endroit et tu as pas le choix. Si tu peux pas le perfuser, il meurt.

Et quand on dit hydrater, déshydraté, parce que toi tu le sais parce que tu as fait médecine, mais je pense que nous on le sait pas. Pourquoi est-ce qu'on ne boit pas tout simplement de l'eau ? Tu sais, on dit toujours parfois on peut mourir de déshydratation parce qu'on arrive plus du tout à boire. C'est ça. Bah quand tu es très déshydraté ou là dans le cas du choléra, il vomissait. Donc si tu vas le faire boire, il va vomir et il va encore plus déshydrater au fur et à mesure. Tu veux dire ? Oui. Et en fait, il boit un peu d'eau, il vomit mais il vomit pas que l'eau qu'il a tout. Il va vomir la bile et tout ça. Et donc tu peux pas lui faire boire.

C'est pour ça qu'il faut arriver à le perfuser, donc lui mettre de l'hydrater, lui mettre de l'eau salée par les par le sang. Par le sang. Incroyable. Et pourquoi il y a pas de choléra en France ? Parce que si tu dis que c'est comme une gastro, on a la gastro en France. Qu'est-ce qui fait que ça aurait pu partir de de d'un pays où il y a un problème d'eau et puis venir après se passer de main en main euh dans l'avion ? Alors c'est les conditions d'hygiène, tu vois. Mais c'est sûr peut-être un jour on aura un peu de choléra en France. Par contre, dès que tu as ça, tu tout est il bloque tout le les endroits, ils ils isolent tout le monde.

Enfin, tu vois, c'est c'est le jour où tu as deux trois cas, ça peut arriver qu'on ait des cas. Euh le jour où il y aura deux trois cas, tu vas avoir branle bas de combat, tout le monde va être Mais par contre, quand c'est dans un pays comme l'Afrique ou un pays comme Haïti, tu vois Haïti, il y a eu des cas de choléra parce que quand il y avait eu les les intempéries, ils avaient plus d'eau potable et du coup, ils ont dû boire l'eau croupie, l'eau qui traîne. Ouais. C'est là où tu attrapes des manettes. Tu nous as donné des photos pour nous montrer la vétuscé. Vraiment, je vous en mets une à l'image là si vous nous regardez sur YouTube, mais on voit une personne allongée sur le sol.

C'est il y a même pas de matelas quoi. Il y a même pas de lit de brancard ou quoi que ce soit. Et on voit que la perfusion, elle est directement cloutée sur le sur le mur. C'est ça. Ouais. Le clouter directement là-bas. En fait là c'est la photo, c'est un enfant. Et alors ce que c'est que j'avais pris au dispensaire, c'est sa maman qui est autour de l'enfant tu vois. Et en fait, il est perfusé et comme on avait pas assez de place parce que les autres lit étaient occupés, ben on met une natte par terre, un clou dans le mur et la perfusion.

Et alors et qu'on comprenne bien ce que tu vis quand tu es dans un dispensaire comme ça, tu t'es retrouvé dans la même journée, malheureusement avec des bébés que tu n'arrives pas à sauver, d'autres que tu arrives à sauver. Donc c'est des ascenseurs émotionnels. C'est important de comprendre ce que vous vivez en tant que médecin aussi anesthésiste réanimateur derrière quoi. Bah cette journée là ça a été la pire journée de ma vie et la meilleure journée de ma vie en même temps. Encore aujourd'hui. Encore aujourd'hui que pour te remettre dans la situation tu vois j'étais en 4e année de médecine donc je connaissais pas encore tout.

Je vais dans un donc je suis dans un dispensaire où je me retrouve un peu tout seul et c'est un dispensaire maternité c'est qui faisait des accouchements au Sénégal toujours au Sénégal. Et euh il y a une des matrones parce qu'ils ont pas des sages les en France, on a des sages-femmes. Les matronnes, c'est des sages-femmes officieuses, tu vois, qui vient me voir, elle me dit "Ah bah tu si tu veux, il y a des accouchements, si tu veux, tu pourras venir voir." Il y a un accouchement en cours. Donc je dis "OK bah" et donc j'y vais avec mon livre. J'avais pris un livre d'obstétrique avec des photos qui expliquent où est le bébé tout ça. Et je rentre déjà la pièce d'obstétrique.

Obstétricien, c'est celui qui fait accoucher. Obstricienne, c'est celle qui fait accoucher. Voilà. Exactement. Et donc là, je rentre dans une pièce, alors faut mettre le contexte, il fait 40°, tu vois, une odeur qui est un peu nausée à bonde dans la pièce, les le mobilier un peu rouillé, enfin, tu vois le le truc pas hyper propre. Et tu as un lit sur un matelas sandra avec une jeune fille de 14 ans qui est en train d'accoucher et euh toute transpirante, en plus toi, tu transpires, elle fait 40°gr, tu vois.

Et et donc là et je voyais et elle donc j'avais été avec mon infirmière qui était interprète et il y avait la matronne et la matronne qui explique ouais qui qui engueule la patiente parce que le bébé sortait pas. Il dit bah en gros elle lui dit je comprends qu'elle dit qu'il faut pousser et puis tu vois je commence à ouvrir mes bouquins, je regarde et il disent bah tu vois il faut faire un toucher vaginal et tu vas toucher la tête du bébé et en fonction des que tu touches tu sais de quel est le quel sens il est. Et il y a un sens où ça passe un sens où ça passe pas.

Et donc là je touche et je vois qu'il était dans le sens où ça passait pas que et du coup des fois au bout d'un moment il finit par tourner mais quand il reste il peut rester bloqué longtemps et c'est très dangereux qui reste bloqué. Oui. Et en France on a du matériel, on a des outils des fois quand c'est bloqué trop longtemps césarien fait une césarienne c'estd qu'on ouvre le ventre on le fait sortir par le par l'ouverture quoi. Exactement. Mais là il y a il y a pas de césarine, il y a pas de salle. Il faut qu'il se passe par en bas. Et donc et donc là le donc la la la matrolle l'engueule et puis après elle me dit "Ah faut que nous aide". Elle me dit "Bah pousse là-dessus".

Alors du coup je me retrouve à pousser un peu sur le ventre tu vois et à un moment donné elle sort des ciseaux la matronne et je comprends qu'elle lui dit "Si tu si tu pousses pas le médecin blanc va t'ouvrir le ventre avec des ciseaux parce que le mot toutbab c'est blanc tu sais." Je dis en fait c'est pour lui faire peur quoi. Et donc au bout d'un moment, au bout de quasiment 1hure 1h30, il finit par sortir et le bébé là il sort bleu. C'est bleu parce qu'il respirait pas, tu vois. Et là je j'étais sidéré tu vois parce que dans ma tête c'était mon premier accouchement en plus, tu vois. Donc je me disais j'avais la la vision de l'accouchement Colgate.

Tout va bien, c'est nickel, le petit sourire, les américains quoi, ils sortent en une poussée comme dans les films amé là, il y avait pas le papa tu vois. Et et donc je vois la la matronne qui qui essaie de secouer un peu le bébé, tu vois. Et je dis "Ah merde, ce gamin, il est en train il est en train de mourir, tu vois." Et donc je prends mon stéthoscope et tu sais, j'écoute son cœur et normalement un bébé, il a un débattement, c'est très très rapide. C'est 150 par là, tu vois.

Là, j'entends touc touc touc assez lent pour et donc je dis "Oh merde !" Du coup, j'ai j'ai et en fait il il était il respirait pas parce qu'il avait du liquide dans la bouche, le liquide que tu as dans le liquide amiotique qui bloquait un peu, tu vois. Et donc j'avais pas tous les outils pour il y avait rien à disposition. J'essaie de le ventiler mais avec un ballon pour un adulte qui fait la taille du bébé. Donc c'est pas du tout le truc. Et donc j'écoute et je sens que le cœur il diminue encore tu vois. Et donc et je j'essaie de m'arranger, je bricole et tout ça. Et au bout d'un moment le cœur s'arrête. Et donc là, je me retrouve et donc je commence à faire du massage cardiaque.

Alors sur un bébé massage cardiaque, tu vas pas comme ça, tu vois. Tu avec les deux, tu mets les mains autour avec les deux pouces, tu appuies comme ça, tu vois. Tu appuies vraiment, tu appuies pour et donc je commence à faire un peu de massage carque et tout et impossible. Et au bout d'un moment, tu as mon interprète qui me tape sur la po me dit Loï, tu sais, il est mort et là tu sais tout qui s'effondre, tu vois, c'est genre il vient de mourir dans mes mains quoi. Et en plus, je savais qu'il était vivant, tu vois, parce que elle, elle disait "Ah non, mais il est déjà, il est né mort", tu vois. En fait, moi je savais qu'il vivait, tu vois, et qu'il est mort après.

Et donc euh parce que tu entends tu as entendu son cœur ? Et ouais, j'ai entendu son cœur, tu vois. Et donc grosse remise en question, je me dis mais tuas tu as merdé quoi. Tu as merdé ce gamin, il était tu aurais tu aurais dû tu aurais pu le sauver tu vois. Et donc je fouille dans tout le dispensaire du matos qu'ils avaient reçu de différents aides humanitaires et tout et je retrouve une vieille aspiration qui est cassée. Tu as un système qui permet d'aspirer et un ballon pour enfant et des les canules de Guedels qu'on a vu tout à l'heure, tu vois. Ouais. Un tuyau pour mettre dans la bouche quoi.

Et du coup le la prê je bricole la la respiration pour la l'aspiration pour la pour la réparer tu vois. Et et donc je me retrouve et je restais au dispensaire un peu tard le soir, tu vois, parce que j'étais tu vois, je revoyais la scène, je disais mais en plus tu as pas réagi assez vite dès le début, tu aurais dû faire voulu. Ouais, je m'en voulais parce que j'avais perdu une minute, tu vois. Tu sais, au début de sidération, tu dis "Tu vois qu'est-ce que je fais ?" Et une minute, c'est énorme. Tu sais à ce moment-là quoi. Et là tu as tu as l'infirmière qui était mon interprète qui vient me voir, elle me dit "Loï, il y a un autre accouchement. Si tu veux, tu peux venir." Tu vois ?

et elle repart, tu vois. Et là, je me dis "Putain, merde, qu'est-ce que tu sais est-ce que je reste sur un truc vraiment négatif ?" Tu vois, faut retourner tout de suite Ouais. dans le blog pour pas que tu restes. Voilà. Tu Je me dis "Mais si je reste comme ça toute ma vie, je vais rester sur ça quoi, tu vois ?" Et donc j'y vais. Et donc là, pas mieux elle doit avoir 15 ans tu vois parce que celle qui a couché sur le même lit qui avait été à peine un peu nettoyé, mais tu vois dans la même t Ça te rappelle tu as l'impression de revivre deux fois la mê Ouais. Tu vois le truc et pareil le bébé il sort pas bien. Enfin, elle a du mal à le faire sortir.

Là, je me dis et et donc elle finit par accoucher et là le bébé bleu. Je dis "Ah non ! Ah non, c'est pas possible." Euh et d'un coup, tu as eu le déclic, tu dit "Non, tu vas pas mourir. Tu es dans ma tête, c'est tu vas pas mourir. Tu vas pas mourir." Et donc je commence à prendre le bébé, je le mets sur l'endroit là où on le on le pose et je commence à écouter son cœur. Et tu vois, je sens que ça batcement. Tu revis la même chose. Ouais. Et mais là, j'avais du matos, tu vois. Là, j'avais l'aspiration, tu vois. Je commence à l'aspirer, à libérer un peu ses voix aériennes, tu sais. Je commence à le ventiler, donc à le faire respirer.

Et là euh je écoute le cœur et je sens que ça commence à repartir un peu, tu vois. Et euh mais il était pas c'était bloqué un peu, j'avais du mal. Donc et à chaque fois, tu j'ai tu vas pas mourir, toi, tu vas pas mourir, tu vas pas mourir, tu toi tu vas vivre, tu vas pas mourir. Tu sais, je parlais au bébé dans ma tête, tu vois, focus. Et donc je réaspire, je et là, j'arrive à bien le lentillier. Et là d'un coup, je mets mon stéto et j'entends le ça résit hyper rapide et là le bébé rose, tu vois.

Et là je et je me retourne et je regarde la maman que parce qu'elle parle pas ma langue, je parle pas les c'est le wallf qui parle tu vois et je la regarde avec un gros sourire et je suis comme ça genre en l'air je dis [rires] et tu vois là tu avais la matronne qui m'a regardé genre un peu un ovni. Je dis mais et le et le bébé il avait survécu. La matron elle était impressionnée tu veux dire. Bah ouais parce que pour elle il était mort quand Ah oui quand ils arrivent comme ça ils vont pas quand il sort et pour eux ils sont morts tu vois.

Et puis il y a une fatalité dans ces pays-là c'est que il donne un prénom au bébé au bout d'une semaine parce que au cas où il meurt entre-temps pour pas pour pas trop s'attacher, tu vois. Ah wouh ! OK, donc ça a été à la fois un des meilleurs moments de ta vie où tu as vraiment sauvé une vie matériellement parent. Tu étais vraiment Ouais, c'était Ouais. Tu vois donc c'est pour ça que c'est le pire et le meilleur jour de de ma vie, tu vois. C'était concret quoi. Ouais. ce métier là euh tu vas tu vas vraiment manquer. On a une photo du bébé d'ailleurs. C'est c'est lui tu as pris une photo après. C'est lui qui tu as des nouvelles ?

Est-ce que tu as pris le nom pour regarder quelques années après sur Facebook voir si tu retrouvais ou ben là-bas ? Ils ont pas internet. Enfin peut-être Non, j'ai j'ai pas de j'ai pas de nouvell en fait. Euh quand j'ai fait ma mission humanitaire, après euh au fil des années, j'ai continué à aller au Sénégal et on a continué à les aider. Et donc euh mais j'ai pas de nouvelles de celui-là en particulier, mais je sais que enfin les premières années enfin la première année il y a quelqu'un qui vit grâce à toi. C'est marrant. Ouais. Enfin c'est fou de se dire tiens, tu as réussi à sauver. Mais tu vois, moi je vois aussi, je me dis il y en a un que j'ai que j'ai pas sauvé.

Je j'aurais toujours ça dans ma tête, tu vois. L'autre j'aurais pu le encore aujourd'hui quoi. Ouais. Qu'on comprenne. Là tu disais tout à l'heure, vous aviez pas du tout de matériel. Ça peut aller jusqu'à quoi ? Comment est-ce que tu palier à ça ? Ah, tu vois, un jour en consultation, j'ai un enfant qui arrive en fait avec ses parents et il avait la main dans un sac un sac plastique et tu vois le sac plastique qui avait du liquide du sang en fait. Et donc je ou là qu'est-ce qui m'arrive là ? Tu vois qu'est-ce que Et donc j'ouvre le sac et là le l'enfant il s'était coupé le pouce et il y avait une artériole et une petite artère qui qui saignait en fait.

avait donc envoyer des gens qu'envoy des giclet de sang et donc ça avait rempli le sac, tu vois. Et euh et [grognement] donc normalement en France quand tu as le matériel, tu vas le passer au bloc opératoire, tu vasir un chirurgien de la main qui va prendre avec des petites lunettes de microscope qui va suturer, c'està-dire coudre l'artère pour la fermer. Euh bah là, j'avais pas tout ça. Donc je dis "OK, comment tu fais pour arrêter le saignement ?" Et donc je me suis dit bah on va le côériser. Côériser, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut brûler. Brûler. Et donc là je je vais voir le gardien du dispensaire.

Je dis ramène le il y avait une bonbonne de gaz avec le le réchaud tu vois je dis ramène le réchaud fait chauffer une paire de ciseaux et on va côériser la plé du coup je me retrouve à tenir la main de l'enfant tu vois de force quo de force parce que pas d'anesthésie rien tu vois mal zéro anesthésie et oui il y a on avait pas de produit pour l'anesthésie et tu vois et l'enfant qui est un peu terrorisé qui a un blanc qui parle pas sa langue qui est en train de lui tenir la main et l'autre qui est en train de chauffer la paire de ciseaux à côté tu vois c'est [grognement] à ne pas faire chez soi [rires] non mais c'est c'est important j'ai J'ai un je connais quelqu'un qui l'a fait et qui s'est enlevé un tatouage tout seul suite à une une rupture amoureuse véridique en l'histoire.

Je me de le dire parce que c'est important parce que parfois dans une émission ça peut être pris et puis déformé et cetera. Tout à fait. Je vous donne l'erreur de la personne que je connais pour ne pas que vous la refassiez. J'ai un ami qui a fait un tatouage pour une femme avec une voilà sur le bras et en fait il s'est fait quitter par cette par cette copine et il s'est un jour enfermé dans les toilettes de chez ses parents et il était encore chez ses parents à l'époque. Il nous l'a raconté mais c'était c'était un copain d'enfance. Ouais. Et en fait il s'est enfermé. Il a pris un couteau et une bougie et un couteau rond. Vous savez couteau de cuisine vraiment pour couper des gâteaux quoi.

Et il l'a mis pendant 1 heure dans les toilettes sur une bougie. La lame était rouge et il la collait sur son bras. Et en fait étonnamment, il dit "Ça fait pas mal, ça fait pas mal pendant 5 secondes." La 6e seconde, il est tombé dans les pommes à la renverse parce la douleur, il paraît qu'elle arrive d'un coup sec sur une br jamais fait mais voilà. Alors effectivement, il a plus son tatouage entièrement aujourd'hui. Par que c'est à moitié une tâche brûlée. Du coup, c'est pas joli et donc il regrette et à chaque fois c'est un peu la blague, il se le rappelle, il nous montre cette brûlure à ne jamais faire chez soi. Euh chauffer un truc pour faire une marque, c'est atroce comme douleur.

Ah bah ouais. Et c'est dangereux en plus. Ouais, c'est dangereux. Et du coup, je me retrouvais à tenir la main de cet enfant et donc là on va lui côériser. Donc il faut aller vite. Faut aller vite et puis ça fait mal. Donc tu as la gamin qui crie et les parents il tenaient il tenaient la tête tu vois. Et du coup le gamin qui sort de la des parents et qui arrive pour me mordre, tu vois. Et du coup, j'enlève la main et j'entends les dents qui claque juste et après cet enfant là, je l'ai revu le lendemain et quelques jours après et c'était nickel en fait. Bon, il avait perdu son doigt parce qu'il s'était fait couper le doigt. De toute façon, il avait plus de doigt du coup.

Il avait plus de doigt en fait, il était parti tu vois. Mais au moins euh il était il a il a survécu quoi. Si on a une grosse plais chez soi et qu'on se blesse comme ça, qu'est-ce qui qu'est-ce que tu nous conseillerais à faire euh ici ?

Alors en attendant les bombiers déjà d'appeler les secours voilà parce que des fois la première chose c'est de c'est de prévenir les secours parce que des fois on va faire des choses mais le temps de prévenir les scour il y a un temps qu'il viennent c'est c'est véridique he ce que je dis c'est que il y a des gens qui appellent maintenant qui regardent sur chatt avant d'appeler les pompiers ou et quand il y a un truc grave il faut appeler pompiers avant regarder chatt tout à fait parce que eux dès qu'ils ont l'appel ils partent et qu'après tu peux stabiliser la personne mais par exemple si tu as une grosse plée ou tu as un gros saignement le mieux c'est de prendre un lâge propre ou un chiffon propre et appuyer sur la plé.

Tu fais ce qu'on appelle un pensement compressif et du coup ça ralentit le saignement et ça permet justement d'avoir le temps que les pompiers arrivent. Parfois dans les dans certains films d'horreur ou quoi, on peut voir qu'il y a tu sais où des des des bêtes qui sortent du corps sur un ça arrive sur les défunts sur les trucs, on a déjà parlé des astigu des trucs des verrs et cetera. Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'en voir sur des personnes vivantes ? Une fois, j'ai eu ce qu'on appelle une dracunculose. Une quoi ? Dracunculose. Ça fait nom de film d'horreur. Une dracinculose.

Une dracun culose, c'est en fait quand tu marches sur une rivière, là c'était en Afrique, sur le bord d'une rivière pied nue, tu as des tu as un parasite, un verre qui rentre par la plante du pied et qui va se développer dans ta jambe et qui est gros. Euh c'est c'est assez fin, ça c'est la l'épaisseur de deux allumettes à côté, tu vois. Mais par contre ça peut remonter tout en haut de la peê long, ça peut faire 1 m. Ouais. Et donc tu vois juste un petit trou où il y a le verre, un bout du verre qui dépasse, tu vois ? Et des qui dépasse et Ouais. Et du coup des fois tu peux avoir plusieurs verres parce qu'en général tu en as marché sur plusieurs, tu vois.

Et donc là, j'ai un patient qui arrive pour une plée du pied, tu vois, puis je regarde la plée et je vois un truc qui bouge. Je suis C'est quoi ça ? [grognement] Alors, heureusement, j'avais pris un livre de maladie tropicale, tu vois, et donc je regarde les parasites tropicaux et je vois cette maladie parce que je le connaissais pas. Et en fait, il y a une technique pour l'enlever. Si tu tires sur le verre trop vite, ça va couper le verre et après ça va il va mourir et ça s'infecte dans la jambe et le patient, il aura plein de problèmes comme un tenia. C'est un un verre solitaire. Un ténia, c'est des verrs qui peuvent faire, je crois, plusieurs mètres dans le corps.

C'est 4 5 m, c'est immense. Et ça rentre dans tout l'intestin et ça mange ce que vous mangez. Du coup, ça fait maigrir le tenir. Mais il faut pas le faire pour maigrir he c'est un truc qui s'attrape. Ouais, parce que des fois, il peut bloquer tes intestins. Non, mais je dis ça parce que il y a des il y a des méthodes maintenant où certaines personnes pour maigrir prennent des médicaments pour le diabète. C'est un vrai problème de santé et cetera. Donc faut pas voilà essayer d'avoir un tenia volontairement. Y en a qui ont déjà essayé he tu regardes sur internet. Ah ben j'en ça c'est sûr hein. Donc là tu tu vas le comment tu vas l'attraper ?

En fait, la technique pour l'enlever, c'est qu'il faut enrouler l'enrouler autour d'une allumette et tu roules 2 à 3 cm par jour. Donc le patient, il vient tous les jours, tu roules un peu ton allumette, tu tires le verre tout doucement. Ah ! Et donc du coup bon parfois un mois, tu vas en de semaines, en une à deux semaines, tu as retiré tout le verre et après tu nous as donné une photo, c'est c'est c'est la la tienne. Alors ça c'est une photo de dracunculos. C là c'est sur Wikipédia. C'est c'est une photo qui montre un patient avec une draqueunculeuse et le verre enroulé autour de la lumette. Et à un moment donné, tu as la tête qui va apparaître et c'est bon. Ouais.

Euh tu vas apprendre au fur et à mesure. C'est intéressant de comprendre comment vous faites aussi quand vous partez comme ça pendant vos études. Ensuite, tu vas lancer une compagnie de taxi en Afrique pendant quelques temps. Pourquoi tu vas faire ça ? On va voir une photo. Je crois que c'est c'est toi avec le taxi à côté. Ouais, ça c'est mon premier taxi. En fait euh quand j'ai fait ma mission humanitaire, il y avait une famille qui m'a accueillait local, tu vois, et euh le chef de famille, il était chauffeur de taxi pour quelqu'un d'autre. En fait, il louait le taxi.

Et du coup, je me suis dit, je vais voir comment est-ce que je peux les aider et comment comment j'aimais bien, je voulais faire un peu de business, tu vois. Et donc après mes 6 mois à l'admission, je suis rentré en France, j'ai fait un préétudiant et je suis retourné au Sénégal pour acheter un premier taxi. Et donc j'ai commencé à monter une boîte de taxi là-bas. Et ça a duré pendant presque 4 ans pendant tous mes études de médecine. Et l'argent qu'on collectait, ça me ça me permettait d'acheter d'autres taxis. Donc j'ai et donc je suis revenu à la fin on avait quatre taxis qui tournaient et je gérais ça à distance.

Je revenais assez régulièrement pour Non, c'était c'était une galère à distance. Ah ouais, c'était une galère énorme. C'est pourquoi ? Bah imagine des taxis en Afrique. Donc déjà c'est des voitures euh c'est des voitures qui ont en général elles ont 15 à 20 ans. Donc c'est des vieilles voitures. Euh les routes sont pas en très bon état. Tu as des tuas les accidents, les chauffeurs le et tout ça. Euh donc tu as que des emmerdes à gérer quoi tout le temps. Ouais.

En fait au début je dit "Ah on va acheter plein de taxis, tout l'argent on remet on remet des taxis et puis au bout d'un moment tu as révé à une taille critique où tu as tellement d'emmerdes et donc mais ça m'a donné le pied à l'entrepreneuriat." Tu as aimé ça ? Ouais. Et après donc à la fin de ces 4 ans ce que j'ai fait c'est que j'ai donné la boîte de taxi euh au famille qui t' accueil. C'est ça. J'ai dit bah maintenant euh je t'ai mis un p à l'étrier, tu gardes la Je voyais que ça pouvait pas grossir énormément mais ça permettait de bien vivre tu vois. Je dis bah tiens, c'est à toi maintenant. Et donc euh du coup après moi ma dette je l'ai remboursé plus tard tu vois.

Mais je lui dis moi j'avais appris j'avais appris et je et par contre c'est là où je vais commencer à apprendre à coder à développer en informatique. Après tu vas partir travailler au CHU de de Grenoble. C'est là que tu vas commencer. Qu'est-ce qu'on soigne le plus quand on est à Grenoble au pied des des montagnes ? C'est tu as beaucoup de chutes de ski ou pas ? Alors, tu as beaucoup de traumatologie, tu vois, parce que tu as les montagnes choc, c'est choc. C'est les gens qui chutent à ski, ils vont, tu vois, on a une fois, on a la le premier mois où je travaillais en réanimation, j'avais deux chambres à côté. Il y avait un monsieur qui avait fait une chute sur une piste verte.

Monsieur 50 ans, chute quasiment à l'arrêt, piste verte vert glacée, pas une piste noire ou pas une piste hors piste quoi. Non, pas de casque. Et il tape la tête en fait sur une piste verte en tombant. Et donc là gros hématome qui un hématome c'est du sang qui se collecte dans le crâne. C'est un bleu mais dans dans la tête et ça écrase le cerveau. Et donc ce monsieur, il a été handicapé à vie pour une petite chute sur une piste verte. sur une piste verte sans casque. C'est dangereux le ski quand même he si on a pas de casque.

Et à côté, j'avais donc on a eu c'était les deux extrêmes, il y a il y avait une compétition de fre ski freestyle où les les gars ils partaient d'hélicoptère sur une barre rocheuse et il descendaiit la barre rocheuse le plus rapidement possible. Là c'est l'extrême ski. Voilà et c'était filmé. Et donc on a un gars qui a en fait en sautant de l'héli en passant de l'hélicoptère, il a commencé à chuter. Il a dévalé pendant 200 m de en taperant des rochers tout ça roulé boul mais lui il avait un casque et une dorsale. Et donc il a fait 40 fractures. Il a tout cassé. Le bassin, les fémurs, les bras, les jambes, enfin la colonne vertébrale et le cerveau, ils étaient préservés.

Et donc ce gars-là 5 mois plus tard, il est sorti de l'hôpital. Donc la morale de ça, c'est que si vous faites du ski, vous mettez une dorsale et un casque. Tout à fait. Tu remets quand tu fais du ski maintenant ? Ouais, j'ai un sac à dos dorsal. Donc c'est c'est un sac à dos qui fait dorsal et un casque mais toujours. Est-ce que les plus gros accidents que tu vois toi en tant qu'anesthésiste réanimateur quand tu es chut Grenoble, est-ce que c'est des gens qui se sont fait mal sur des pistes un peu simples comme tu disais avant, piste verte et cetera ou c'est plutôt des gens qui ont fait du du piste noire difficile glacier ou hors piste ?

Alors, il y a un il y a un exemple VIP, c'est euh Michael Schumarer, tu sais, pilote de Formule 1. Pilote de Formule 1. Il faisait du SK le gars quand même, il a pris des risques toute sa vie, hein. Il fait de la Formule 1. Et ça, c'est un des plus c'était le plus grand champion de F1 et il faisait du ski avec son fils à sur le bord. Ils ont fait un peu d'or piste sur le bord d'une piste à 5 m, enfin juste à côté apparemment. Et une petite piste, tu vois.

Et en fait, sous la neige, il y avait un rocher euh qui était couvert par la neige et il a chuté sur le rocher, il a tapé la tête et le le casque s'est éclaté et du coup, il a eu plein de problèmes et il a été justement hospitalisé à c'est pas forcément dans les grosses euh on peut se faire mal dès qu'on est au ski. Donc dès qu'on est au ski, on met un casque, enfant comme adulte au ski ou même à vélo ou enfin dès qu'on a quelque chose où on risque de tomber, c'est important de mettre un casque.

Tuas tu as eu parfois vous vous appelez, on vous montrez des photos pour vous apprendre des choses aussi entre vous et alors c'est il paraît que un jour il y a quelqu'un qui vient te voir un médecin pour te dire qu'il y a un problème au d'un homme qui s'est blessé. Ça c'est important de prévenir aussi parce que ça peut arriver à tous les hommes. Ouais. Euh une fois, j'étais aux urgences, en garde aux urgences et j'ai un collègue qui me dit "Ah viens voir là, faut que tu vois ça, faut que tu vois ça." J'ai un patient qui a une fracture du pénis. Tu vois ? Fracture du pénis. Si c'est pas un os un pénis, c'est pas un os. Pourquoi on parle de fracture ? Et en fait, c'est le corps caverneux.

Donc ton pénis, quand tu fais une éaction, tu as tu as une genre d'éponge s'appelle corps caverneux qui se remplit de sang et quand tu as une fracture, c'est que ça se casse et du coup, il y a plein de sang dans dans ton pénis. Et donc là, il me dit "Tu vas voir, il a une aubergine". Ouais. Donc là, je dis "OK, attends et donc je rentre dans la dans la salle d' aubergine, c'est gros que ça gonfle vraiment." Oui, ça gonfle ça. Tu as tout le sang qui gonfle et puis c'est violé. C'est une aubergine, c'est violé.

Et du coup, je rentre dans la salle d'examen, tu vois, il dit et donc tu as le patient qui me regarde genre dit "Ouais, bon, je vais montrer à mon collègue et tout." Il dit "Bon et tu vois le gars il soulève, voilà, on était tous là saoulé que [rires] et donc on dit mais comment ça s'est passé ?" Et en fait, explique-le avec des mots que tout le monde puisse entendre si vous nous écoutez en famille. Tu vois tout à fait, on va faire pour le très large. Tu vois, il faisait l'amour avec sa compagne et elle était sur lui. H et en étant sur lui, en sortant, ça s'est s'est désemboîé et ça a bloqué et là ça a cassé. Et ça c'est très douloureux. Si ça tuarrive, c'est extrêmement douloureux.

C'est vrai. Ouais. Ah, ça va être la phobie de tout le monde maintenant. Et donc ça ça arrive. Tu as déjà vu plusieurs fois dans ta vie ou c'est quand même assez rare ? C'est c'est assez rare mais ça arrive. Ça arrive. Mais ça arrive. entre 2005 et 2021, c'est c'est les fractures du du pénis, il y en a eu 3421 quand même en France. Quand même, c'est pas non plus euh si j'ai pris les les chiffres. Donc ça peut arriver à tout le monde avec une hausse des cassements de pénis entre le 24 et le 26 décembre. Voilà, c'est pas moi qui dit c'est c'est les études. C'est il y a plus de trucs comme ça à Noël par exemple dans les fêtes de famille.

On a de la saison [rires] [rires] qui lâche tous les sujets dans les moments où tu travailles pas quoi dans les vacances et certains retrouvent leur famille, d'autres retrouvent leurs femmes. Du coup h en fait tu as tu as une saisonnalité parfois tu vois par exemple au fait tu as des gens qui ouvrent des huîres et qui se plantent le couteau d'hître. Donc ça c'est typiquement la chirurgie de la main. Ils arrêtent pas et donc tu as les gens qui arrêtent avec le couteau d'hître dans la main comme ça ou tu as c'est les blessures de saison quoi.

Ouais les blessures de saison les coups de soleil l'été gros coup de soleil ou au nouvel an nouvel an tu as le bouchon de champagne qui qui éclate le glob oculaire ils se le prennent dans l'œil ils se prennent dans l'œil et sauf que ça fait éclater le globe oculaire et tu tu perds un œil. Mais non si c'est hyper dangereux. Je hyper dangereux faut pas viser ses potes pour rigoler quoi. Puis surtout si vous voyez que la bouteille se débouge pas faut pas regarder par-dessus. [rires] Tu en as beaucoup de ça ? Ça arrive. Ouais ça et c'est régulier. Tu par exemple aux urgences ophtalmiques à Paris, bah tous les nouvells, ils en ont plein. OK. OK. Ouais.

Donc faut faire très attention avec les bouteilles de champagne. Non mais ça c'est important. C'est bien que tu les vois quoi. Un jour tu vas voir pour terminer on a deux trois anecdotes encore. Tu en a une quand même qui est qui est impressionnante, c'est c'est vous sachiez en 2023, j'ai pris les chiffres de il y a quelques années, ça va de de savoir à peu près, il y a eu 2025 [raclement de gorge] cas en France de syphilis. Donc c'est une une MST, une maladie transmissible, ça s'attrape avec voilà les rapports sexuels euh qui ont été diagnostiqués en France.

Donc quand on dit diagnostiqué, c'est qu'il y en a qui sont pas allés chez médecins ou qui sont allés à l'étranger ou qui étaient en vacances et cetera. 2025 cas officiellement recensés en France. Qu'est-ce que c'est que la syphilis ? Alors la syphilis c'est une c'est une maladie transmissible. C'estd tu vas coucher avec quelqu'un et ça va créer un chancre. C'est un un trou comme une ulcération sur sur le pénis un cratère. Voilà. pas pas petit hein et c'est une maladie infectieuse donc qui peut se guérir avec des antibiotiques. Sauf que si ce chancre là tu le traite pas après ça redisparaît mais ça va dans ton corps et ça a d'autres effets.

Et donc une fois en réanimation on a eu un papi qui venait d'une maison de retraite. De quel âge ? Enfin, il avait à peu près 75 ans et donc il allait bien avant et la maison d'entrée dit "On a retrouvé papi ce matin, il est dans le coma on sait pas pourquoi." OK, donc là on arrive, on fait une batterie de test et tout, on prend réanimation et puis donc c'est un de mes patients, tu vois, quand on est interne, tu es souvent doublé par un médecin un peu senior et là on fait tous les tests et puis on trouve pas.

Puis au bout de tr jours quand on a ré, on se retrouve avec tous les médecins, on dit "Bah, on sait pas pourquoi il est comme ça, on sait pas pourquoi il est dans le coma." Et là, tu as un vieux réanimateur qui dit "Mais vous avez testé la syphilis ?" Syfilis bah ouais, essayez voir. Et donc on fait une prise de sang pour tester la syphilis et là, il revient positif à la syphilis. [rires] incroyable. Et en fait, parce que ce qui se passe, c'est quand tu as une syphilis qui est pas traitée au début, quelques mois plus tard, ça fait une neurosyphilis. c'est que ton cerveau ça te met ça attaque ton cerveau. Le cratère, il est plus sur le mais sur le sur le cerveau et ça te met dans le coma.

Et [grognement] sauf que la syphie, c'est une maladie à déclaration obligatoire parce que c'est contagieux. Mais donc on en meurt de la syfisme, c'est une maladie mortelle. C'est c'est mortel si on traite pas et tu vois et donc et c'est surtout faut trouver d'où ça vient parce que s'il l'a eu c'est quelqu'un lui a donné en maison trouver la personne en maison de retraite. Et oui et donc là tu fais une investigation et donc là alors c'est c'était pas nous c'est les services sanitaires qui ont fait une investigation. Ils ont commencé à tester en traite. Vous avez le droit de comment vous faites ? C'est c'est qui qui va faire voir les gens ?

Ben, ils vont contacter le médecin de la maison de retraite qui va qui va et donc va expliquer aux familles pourquoi tu vas tester la filis chez mamie aussi. [souffle coupé] Tu vois mamie qui est à la maison de retraite mais vous avez trouvé beaucoup de cas à la maison de retraite ? Plus de 80 %. [rires] Donc tu imagines et puis après il va falloir les traiter. Attends c'est qu' a 80 % attends c'est incroyable. Ouais, [rires] c'est en fait c'était faut pas croire que c'est que chez les jeunes he les gars. Ouais, il y avait de la bonne ambiance dans la maison de retraite. Incroyable. C'est [rires] ça. Ça continue un peu de à tout âge de vivre.

Ça continue après tout c'est c'est on souhaite he Ouais. Ouais. Tout à fait. Sauf qu'après il faut les traiter. Il faut leur donner des antibiotiques. 80 % de la maison de retraite et puis il faut expliquer à la famille. Oui. Bah on va donner l'antibiotique à mamie parce qu'elle a la syphilis. Puis il vont commencer à regarder sur internet c'est quoi la [rires] je te imaginer le scénario incroyable. Et ça c'est grâce à à donc ce monsieur ce seignior qui travaille avec vous. S'il y a pas ce gars-là. Ah oui puis lui c'est un peu c'était le maître Yoda de la la réanimation tu vois. C'est le vieux réanimateur.

Non mais on voit que l'expérience te permet d'avoir quand même une autre réflexion après sur les choix. Il a été sauvé ce monsieur ? Euh ce monsieur il est mort. Ah ah oui après OK. Parce que la syphilis tu vois quand tu passes en neurosyphilis c'est trop tard. Ah c'est trop tard. Mais par contre les 80 les 80 % de la maison de resette, eux on les a traités et du coup ils ils ont pas eu ce problème-là. Et comment ça se soigne ? Tu sais c'est juste un un médicament en fait. C'est juste un médicament que tu prends pendant une semaine, un antibiotique et puis c'est c'est réglé.

Tu tu as eu on en avait parlé avec Laurent Dutch, on avait reçu Laurent qui était comédien qui aujourd'hui fait beaucoup de choses sur l'histoire, qui fait des livres métronomes notamment sur l'histoire de Paris, passionné d'histoire. On avait fait une super émission avec lui et on avait parlé de d'un ancien président de la République, c'est Félix Fort, je crois, qui avait fait un AVC alors qu'il avait une relation, si je dis pas de bêtises, avec une maîtresse et il était mort à l'Élysée, hein. Ouais. Est-ce que cétait déjà arrivé ça ? Alors ça c'est souvent paradoxalement, tu sais quand on fait un AVC, c'est un accident vasculaire cérébral.

C'estd que soit il y a un une artère qui se bouche, soit tu as un anévrisme qui s'ouvre. C'est une artère qui s'ouvre et là ça saigne dans le cerveau. Et donc si tu dis c'est souvent c'est c'est souvent bah en fait c'est tu vois pour que par exemple quand tu as un anévisme cette déformation d'une artère elle est fragile et il faut que la tension monte faut que la pression du cerveau monte et donc au moment où la pression monte c'est soit tu es en train de faire l'amour soit tu es aux toilettes en train de pousser et donc c'est moment où c'est les deux moments où ça voilà pas paradoxalement moins. Tu vois c'est vraiment un moment où il y a de la pression qui monte dans les artères.

pas [rires] de jugement. Et donc ben on a eu un cas une fois d'une une patiente qui fait une rupture d'anévrisme et donc euh donc il y a du sang qui a dans son cerveau. Donc nous euh elle tombe dans le coma et nous la les le SAMU nous l'amène et en fait elle était un c'était en plein acte avec son amant pendant la journée et du coup il nous l'amène à l'hôpital donc on se retrouve à devoir la la traiter la soigner.

On la on la tube, on la on les garde pendant plusieurs jours, on leur met des médicaments et mais il y avait son mari aussi qui venait qui disait "Mais comment ça s'est passé tout ça ?" Alors là, tu te retrouves bien embêté parce que du coup oui bah on sait pas trop, on l'amené comme ça. Tu lui dis pas qu'elle on lui dit pas, on ment pas mais on lui dit on pouvait pas dire bah oui, elle était avec son amant et sauf qu'en plus l'aman voulait prendre des nouvelles aussi. Donc du coup il visiter Ouais. Donc les infirmières coordonnées, genre le mari il passait l'après-midi et la m il passait le matin. Enfin bon. Ouais c'était Et du coup et tu tu lui a dit que ça s'était passé où ?

Euh on a dit qu'on savait pas. On a dit ouais voilà on a dit voilà on a dit bah nous on l'a récupéré comme ça mais je préférais beauté en touche. Tu vois ? Elle elle a été sauvée. Ouais elle a été sauvée. Ça arrive à quel âge une rupture d'annérisme ? Ça peut arriver à tout âge. Ça ça se voit pas forcément ça se voit pas jusqu'à ce que ça se rond. Et alors c'est une symptôme très particulier. pas faire des tests avant. Alors oui, tu pourrais faire un test maintenant. Tu fais un scanner ou une IRM, mais ça se trouve ça va se développer dans 3 mois.

En fait, c'est une déformation du vaisseau et c'est pas tout le temps ça va se développer et au bout d'un moment ça va se rompre et donc et on sait pas trop pourquoi mais à un moment donné donc ça se fragilise et ça fait ça. Et on peut pas faire des tests tous les mois. Non mais alors il y a un signe qui est très précieux. En médecine, on appelle ça le coup de tonner dans un ciel serein. C'est-à-dire que le patient, il décrit "J'avais pas mal et d'un coup, j'ai eu très très mal à la tête" et il peut te dire limite l'heure, la minute, à quel moment il a mal. C'est une rupture d'annérisme. Ça c'est une fissure d'anévrisme.

Souvent ton anévrime se fissure, il y a un peu de sang qui vient dans le cerveau, ça fait très très très mal.

les artères se contractent donc elles se protègent donc ça arrête de saigner et quelques jours plus tard comme le l'artère est fragilisée là tu as la rupture et souvent et quand on demande après à la famille et tout ça on dit ah oui c'est vrai qu'il y a 4 jours, ils m'ont dit qu'il avait très très mal à la tête il allait voir le médecin mais là le problème c'est que dès qu'on va tous avoir mal à la tête on va penser à toi en train de nous dire ça et on se dire oh [rires] et parce qu'on peut avoir des pics dans la tête sans que ça soit rien d'accord oui mais c'est vraiment une douleur extrême. C'est qu'en gros c'est les gens et qui est pas habituel.

C'est parce qu'il y a des gens qui ont des migraines qui ont mal à la tête mais là c'est et c'est à la minute près, à la seconde près, on peut dire là j'ai eu mal à la tête. Tu vois je je si vous nous regardez que vous êtes hypocondriaque comme moi, je sais bien du courage là c'est maintenant ça peut arriver ça arrive tu dis à tout âge très bien. Est-ce qu'il y a une majorité à partir d'un certain âge ? Est-ce que ça augmente avec l'âge ? ça augmente avec l'âge puisque en fait tues en fait ça oui non parce que quand tu vieillis tes tes artères durcissent, elles se calcifient donc finalement elles se déforme moins et mais c'est dans la tranche d'âge adulte quoi pour moi.

[grognement] Euh tu tu tu parlais de tout à l'heure, tu tu me disais j'ai j'ai vu aussi beaucoup de de choses insolites. On en parlait Philippe Boxo qui parlait d'une boule à neige lui qui avait été retrouvé dans un dans un patient rentré par par en dessous. Est-ce que toi tu as eu des choses un peu étonnantes en tant qu'anesthésiste, réanimateur qui qui nécessitait une anesthésie ou une réanimation d'ailleurs ? Alors, c'est quelque chose qu'on arrive qu'on qu'on voit assez régulièrement. Assez régulièrement. Ouais. C'est on appelle ça les ovnis recto. [grognement] Alors, tu as toujours le complication, c'est j'étais sous la douche, j'ai glissé, [rires] tu vois ?

Alors alors tu dis bon d'accord la bou tu fais semblant de croire quand tuas dit des trucs comme ça. Oui. Oui. Enfin, ouais. Tu as compris quoi ? Ouais. Ah la bouteille de Perrier, elle est où tu vois donc tuas tu as des choses tu vois on a vu j'ai vu bouteille de Perrier euh rentrer par le dessus. Oui. Et non en fait le problème de la bouteille de Per c'est sa forme. Tu vois tu as un côté qui rentre, une fois que c'est rentré ça se ferme et après tu peux plus sortir. Tu vois ou tu peux avoir le bouchon tu vois des les trucs de lac tu vois les b les bombes de lac. Ouais. Ouais. Il rentre avec et puis le bouchon reste tu vois. Ah il rentre avec le bouchon dessus.

faut pas qu'il se déglenche d'ailleurs. Ouais. où une fois on avait une ampoule. Alors le problème de l'ampoule une ampoule pour éclairer. Oui. Ouais. Une ampoule pour éclairer. Le problème c'est que c'est fragile. Donc après pour le sortir le risque c'est que ça se casse. Si ça se casse c'est très dangereux. Ça se casse c'est très dangereux parce faut opérer et donc j'ai un collègue une fois il m'avait montré une photo d'une opération. Il m'a dit "Bah tiens, il montre une photo de radio." Et donc on voit une radio avec donc le le patient s'était fabriqué son propre godé miché de ça de largeur 40 cm de longueur. Donc tu vois, on le voit sur la radio parce que tu le vois comme ça.

Et donc le mon collègue il montre ça et puis il montre la photo de l'opération tu sais où du coup on avait endormi le patient et là tu vois le chirurgien qui avait la main et après le chirurgien qui ressort le [souffle coupé] Mais c'était quoi son c'était fait avec quoi ? Ben, il s'était pris du bois, il avait taillé un bout de bois et il avait enroulé de plastique et il s'était fait son propre truc. Il avait ça s'était aspiré, c'est ça. Ouais. Ben il s'était mis et puis après en fait ton Oui. Tes fesses se referent comme un suppositoire et ouais et après tu peux pas. Et alors le patient a quand même demandé au chirurgien s'il pouvait le récupérer. Incroyable.

Et vous le et ça vous leur vous les prévenez après ? Vous leur dites faut pas refaire parce que c'est beaucoup de Bah on leur dit mais après tu vois c'est ils arrivent comment ces gens en voiture ou ils appellent les pompiers ? Bah ça dépend, ça dépend si euh souvent ils arrivent un peu Penau et en général aux urgences et puis bon il arri en disant que j'ai un petit souci des fois ils le disent pas vraiment aussi. Il y a des trois petites anecdotes pour terminer qu'on comprenne.

C'est important aussi parce que tu sais on parle de reconstruction à l'époque des gueules cassées ce qu'on appelait gueul cassé pendant la guerre en France première 2uxè il y a eu des explosions qui ont défiguré des soldats. Il y avait de la du travail de reconstruction faciale. Est-ce que toi tu as déjà vu justement des gens très abîmés avec des accidents du quotidien ? Ça peut permettre aussi de comprendre et de faire attention à certaines choses. Une fois, on a eu un patient qui a un accident de bûcheronnage. C'est quoi ? C'est que la tronçonneuse, elle a ripé et elle est revenue dans sa tête. Et ça ça va vite. La tronçonneuse c'est ça pardonne pas. Ouais. Tu imagines tronçonneuse.

Et donc toi tu le vois arriver. Ah ouais parce qu'en fait ce patient là il a été récupéré par le SAMU. Personne n'a osé l'intuber parce que tu sais c'était un chantier tu vois c'est ouvert dans tous les sens. Et le problème c'est que si tu l'endors, tu sais pas si tu vas arriver à l'intuber. C'estàd que tu risques de il risque de pas respirer. Donc ils nous l'ont amené comme ça conscient.

Donc et le et du coup nous on l'a amené au bloc opératoire pour si il parlait et donc là il parlait et puis il voyait parce que ses yeux étaient pas il voyait tout le monde qui était genre blanc et faré et tu vois il dit et il regarde dit ça va c'est pas trop grave il dit vous avez pas une glace et là il avait la c'était ouvert en deux quoi donc là je dis bon on va là on en a pas sous la main on va voir un peu plus tard [rires] on on verra un peu plus tard après l'opération et donc on l'a endormi donc intubé et le chirurgien l'a a recousu de de haut jusqu'en bas et il a eu dans son malheur, il a eu de la chance, c'est qu'il a pas touché des organes nobles, il a pas touché les yeux ça et en fait il a pu être recousu en entier.

Ah incroyable [raclement de gorge] survécu. Ouais bon il avait une balafre de haut en bas. Ouais mais il a survécu. Mais il a survécu avec les deux yeux qui fonctionnent. Voilà et la bouche qui peut se refermer et cetera et tu l'as revu ce monsieur par exemple ? Est-ce que ces gens-là tu les revois ? Quelques jours après, tu vois, on suit parce qu'après une fois qu'il sortent de l'hôpital bah nous on les voit plus, tu vois. Mais en souvent on les suit pendant quelques jours être sûr que tout se passe bien et puis après une fois qu'ils sont stabilisés, il y en a qui vous ramènent des cadeaux, des gens comme ça que vous sauvez ?

Est-ce que parfois vous avez un ballotin de chocolat, une petite bouteille de champagne, est-ce que tu as des petites surprises ? Ouais. Oui, ça arrive. Ça arrive dans les ils ramènent Ouais. une petite bouteille, des chocolats, c'est pas c'est pas trop c'est pas si souvent que ça, mais c'est bien aussi de des fois de remercier les soignants, enfin quel que soit le service euh parce que bon, il faut un travail, il se décarcasse pour ça et ça fait plaisir, ça fait du chaud au cœur. Pas besoin de grandchose. Une petite boîte de chocolat des fois important de le faire quoi. Ouais. Alors, j'ai j'ai un autre chiffre. En 2024 par, on a repris des des des chiffres des années précédentes.

Selon la sécurité sociale, il y a eu 764 morts liés à un accident de travail en France. C'est qu'il y en a encore beaucoup. C'est à peu près deux par jour de de des vraiment des décès hein, y a beaucoup d'accidents mais pas des décès forcément. Est-ce que tu as déjà eu toi ? Est-ce que tu vois des accidents de travail et c'est oui lesquels qu'on imagine et qu'on comprenne comment faire attention ? Ouais. Une fois, on a eu un accident du travail, c'est un monsieur qui était sur un chantier et en fait il a chuté du 2e étage et en bas, il y avait des barres de des barres de fer en fait qui étaient dans le sol et il a chuté et il s'est empalé sur la barre de fer.

C'estàd que la barre de fer, elle est passée de d'un côté à l'autre côté de la tête de la tête et il était coincé sur la barre de fer. Mais ça lui est rentré dans le cerveau. Tu veux dire ? Ça lui est rentré dans le cerveau et il vivait et il vivait, il était conscient. Et sauf que du coup le monsieur qui est coincé comme ça euh il faut parce qu'il est tombé sur Ouais, il est tombé sur une barre de fer. Et donc les pompiers ils sont arrivés, ils ont dû découper la barre de fer et ils nous l'ont amené. Ils ont pas voulu l'enlever et non c'est trop dangereux parce que tu l'enlèves, ça risque de saigner ou tout ça. Donc ils nous l'ont amené avec sa barre de fer.

Mais lui il parlait et lui il parlait et avec la barre de fer dans la tête. Toi tu l'as vu ? Tu l'as parlé et donc on a il était il était inquiet ou ou au contraire tu as réussi à le souvent on est un peu choqué. Tu sais quand tu as un accident, tu es un peu tu as un peu un état de choc, ça se passe très vite, tu sais, tu comprends pas trop. Alors, on essaie de la rassurer. Mais du coup, on a dû l'endormir au bloc opératoire pour pouvoir lui retirer la barre de fer. Et en fait, le gros problème de ça, c'est qu' aussi la barre, elle était pas propre, tu vois. Et donc, il y a eu une infection en fait. Une infection qui s'est développée dans son cerveau après.

Et donc, on l'a gardé presque un mois pour traiter l'infection. Euh, et donc il s'en est sorti. il s'en est sorti et il avait pas tant de sesquel que ça. C'est c'est ça qui est bizarre avec quoi il était il pouvait toujours faire la même geste pour pouvait bouger. En fait ce qui est bizarre avec le cerveau c'est que des fois tu vas avoir un tout petit endroit qui est touché et tu es complètement paralysé. Ce que tu disais un petit coup sur une piste de ski, un monsieur qui tombe à l'arrêt, il il handicap à vie et parfois tu as une grosse zone du cerveau qui est touchée mais qui était peut-être moins utilisée et du coup tu es moins handicapé. Incroyable.

Et ça tu le sais que quand tu réveilles le patient. tu as fait un un massage cardiaque. Je voulais qu'on termine en parlant de l'infarctus. C'est important quand même de savoir ce que c'est et pourquoi ça arrive et comment on fait et ce qu'on doit faire. Euh un jour, tu vas tomber sur une dame qui va faire un infarctus et tu vas lui faire un massage cardiaque. Ouais. Mais tu vas pas lui faire qu'une fois.

Nous en fait on l'a eu à quand tu fais un infarctus c'est que ton artère se bouche et donc après on va t'amener au bloc opératoire et il y a des cardiologues qui vont déboucher l'artère avec un un petit ils font passer un petit fil de fer, hop, ils vont aller jusqu'à l'artère du cœur et des fois soit ils débouchent, soit ils mettent un ressort, ça s'appelle un stent qui débouche l'artère. Et donc le cœur qui a souffert parce que il a pas été irrigué, d'un coup il se retrouve avec du sang et le cœur c'est très excitable. Et donc le risque c'est que quand il est trop excité, il fait des fibrillations.

C'està-dire que normalement il tu sais il pompe comme ça et quand il fibrile il arrête de pomper. Et donc c'est classique quand tu débouches une artère dans les 24 heures qui suivent que le patient fasse des fibrillations et donc on les surveille, on les met en surveillance, tu les gardes à l'hôpital. Et oui parce que s'ils font ça, il faut faire un massage cardiaque et les choquer, tu vois. Et donc cette dame, on nous l'amène après qu'il lui a débouché une grosse artère, une dame qui avait à peu près une quarantaine d'années. Donc il lui pose un stand à 40 ans. Ah qu'est-ce qui fait que l'artère est bouchée ? Tu as plusieurs combinaisons.

Tu vois, tu le tabac si tu fumes, tu as le diabète, tu as du cholestérol, tu as certains éléments d'hygiène de vie et parfois aussi un effet un ça peut être un un type de patients qui sont plus héréditaires quoi. Voilà. Et donc cette patiente donc on lui dit des bouchons la terre, elle arrive chez nous comme tout va bien et donc on la met dans un lit et dit "Oh ben je viens". Donc elle commence à prendre, on lui donne une petite collation tu vois.

Et là d'un coup pouf elle tombe s'arrête et dans tu as tous les tu sais on lui a mis descope tout ce qui est tous les capteurs donc là branle bas de comment on arrive et on commence à masser manuellement le temps d'amener la machine pour défibriler. Donc pour défibril c'estàd qu'on prend avec c'est les petites machines qu'on a qui sont obligatoires maintenant dans plein d'endroits. Vous êtes dans une mairie, dans une école, il y a forcément un truc qui clignote avec une petite LED. C'est une petite valise maintenant. Vous ouvrez, vous mettez les deux souvent ces deux électrodes.

C'est deux électrodes que tu colles sur le patient des patch qui fait une décharge électrique du cœur et qui le remet à zéro, tu vois en fait du coup qui le refait battre normalement. Et donc met le temps d'amener la machine, il faut quand même que le le le soit perfusé. Donc commence à lui masser. Et alors ce qui est très bizarre, c'est que d'habitude quand tu masses un patient, il est dans le coma quand tu fais un massage cardiaque. Et sauf que là comme dès qu'elle mass dès qu'on l'a massé, le sang revenait au cerveau et elle se réveillait. Donc et du coup elle nous regardait en train de la masser, tu vois que le cœur ne marchait plus.

Et oui parce que du coup et en fait c'est mais c'était bon signe c'estàd que le massage cardiaque marchait tu vois. Et donc on arrive hop on on reo donc on fait donc on la déf tu dis quoi la dame ? Tu dis bougez pas. Ouais on va on va vous défibriliser. Ça ça va faire mal tu vois. Et donc elle se prend un choc tu vois ça fait très mal. Ouais bah prendre une décharge électrique tu vois. Puis c'est pas la petite décharge électrique, c'est le c'est le truc qui fait parfois on voit des des ventouses où le corps remonte d'un coup tu as tout le corps qui bouge d'un coup tu vois. C'est un coup de taser quoi. Voilà. Ouais c'est ça. Et donc euh là elle repart.

OK, on se dit bon ben voilà ça y est elle est repartie. 5 minutes après rebelotte. Donc là remassage cardiaque. Paf fois dans la journée. h fois. Tu lui l'as sauvé la vie. H8 fois. Ouais bah d'une certaine façon. Oui. Bah oui, parce que quand massage cardiaque et mais du coup elle est décédée ou elle est Non, elle est vivante du coup parce que une fois qu'on a passé cette phase des 24 48 heures où le cœur est très excitable, après ça redevient dans la normale quoi. Mais elle a un risque de tomber du jour au lendemain toujours. Euh non non, c'est vraiment dans la phase c'est dans cette phase aigue, tu vois. Pour terminer l'émission là, tu nous donnes des anecdotes.

Comment est le système de santé français aujourd'hui ? Toi qui le voit de l'intérieur. Ouais, c'est Je suis un peu triste, tu vois, je le vois évoluer. J'ai commencé la médecine dans les années 2000, tu vois. Tu as quel âge là ? J'ai 41 ans. Donc, j'ai commencé à l'âge de j'étais dans les hôpitaux à 18 19 ans, tu vois [souffle coupé] le début 2000, enfin 2005 et on était vraiment à la pointe, tu vois. On était le pays le plus avancé et maintenant on est je crois on est plus de 20e, je crois sur le classement et on voit que le système se dégrade en fait. Tu le vois toi ? Ouais. C'est réel. C'est réel. Tu sais, une partie de ma vie, j'ai travaillé aussi, je suis allé en Suède.

J'ai travaillé pendant 5 ans, j'étais en Suède. Là-bas, tu vas dans un hôpital, c'est nickel. Tu peux manger par terre tellement c'est propre, tellement En France, quand tu vas dans des hôpitaux, tu vois que c'est vêtu, tu vois que c'est c'est parce que ils ont ils ont pas assez de moyens pour les et donc le personnel soignant fait tout son possible pour tenir ce système à bout de bras. Ils sont pas aidés mais c'est difficile, tu vois. ou quand tu vois par exle pendant le covid tu avais des soignants, ils ils avaient pas de blouse, ils étaient obligés de mettre un sac poubelle sur eux. C'est c'est triste quoi. C'est triste.

Comment tuexpliques que que on soit descendu du classement comme ça ? C'est un manque de moyen chronique. C'est c'est chaque année, on a de moins en moins de moyens. C'est c'est quoi le le vrai problème ? Comment tu l'expliquerais ? Pas forcément. Tu vois, par exemple, la Suède ou les pays nordiques dépensent moins en santé pour leur pour leur pour leur population mais mieux. Tu vois, nous on a on a créé tout un système avec beaucoup de strates de d'administration de d'instances qui sont coûteuses de et qui complexifie. Et on fait par exemple si tu prends un pays comme la Suède, il y a un système de santé pour tout le pays. Il y a les datas sont partagées dans tout le pays.

Euh quand tu as un problème, tu vas faire un examen biologique, une prise de sang, tout le monde aura, tous les médecins auront accès. En France, tu vas la faire 10 fois parce que tu vas aller voir un médecin, il a pas la résultat, tu vas avoir un autre et donc tout ça c'est un coup. Tu vois, tu vas lancer euh euh Galéon mais juste avant de quand quand tu es en Suède, tu vas passer quelques temps en Suède pour comprendre. En fait, tu as tu as tu as eu du recul, tu as testé une application euh une société de taxi au Sénégal, tu t'es entraîné en tant qu'entrepreneur à côté de de ta vie de médecin, de ta carrière de médecin. Tu as lancé un réseau social rapidement qui s'appelle Mayfly.

C'est ça. Qu'est-ce que c'était ? En fait, c'était un réseau social éphémère pour des événements éphémères, tu vois. C'était à l'époque où il y avait eu les problèmes avec Snowden de la protection de la vie privée, tu vois. Et on s'est dit "Ah bah tiens, pourquoi pas faire un réseau social qui permettrait à protéger la vie privée des gens ?" Et on a demandé aux gens, "Est-ce que vous serez intéressés ?" On dit "Ah ouais, ouais, ouais." Puis le jour où on l'a sorti, personne l'utilisait. [rires] Donc en 2015, tu vas tu vas revenir en France. C'est là que tu vas lancer Galéon justement. Euh, comment ça va se passer ?

Qu'est-ce qui va te donner envie de lancer cette application et et ce ce système qui va permettre de partager les dossiers médicaux entre hôpitaux, médecins et cetera pour qu'il y ait plus d'erreur médicale ? Qu'est-ce qui va te donner envie ? En fait à l'époque donc j'avais mis les mains dans le cambouille, tu vois, j'avais construire sur l'informatique, la data et j'avais commencé à travailler sur l'intelligence artificielle médicale. Donc il y a 10 ans où c'était pas à la mode. Et là, j'ai commencé à prendre les données des hôpitaux qui étaient d'un qui était mal rangé, ceappelle non structuré et c'est très difficile de faire lia avec.

Et donc là, je me suis dit OK, soit j'ai un choix, j'ai changé avec à l'époque les équipes du professeur Solovitz au MIT, donc aux États-Unis parce que il recrutait des médecins informaticiens, tu vois, pour faire ce genre de chos où je me dis soit je vais aux États-Unis mais je vais faire quelque chose pour les assurances parce que c'est les assurances qui détiennent un peu tout le système quoi. Soit je vais en France et je refais le truc 2-0.

Euh et donc je me suis dit OK bah là on va on va faire 2 construire le système qui va faire un dossier partagé entre les hôpitaux et qui permettra de structurer la donnée pour que les médecins euh puissent apprendre de ça et améliorer la la santé des gens. Et donc finalement d'avoir je passe du du niveau d'un médecin qui aide les gens à mon échelle à une société qui aide tous les médecins qui aide les gens au sens large. Et ouais. Et donc tu vas tu vas le tu vas recruter comment tu vas rencontrer tes tes associés pour lancer galé parce que vous êtes combien vous étiez cinq au départ quatre aujourd'hui ?

Voilà, on était cin au départ et en fait il a en fait c'était soit des des collègues que j'avais connu pendant mes études, soit Peter je l'avais rencontré en en Suède. Ouais. Ceux qui ont fait le code. Et je suis arrivé avec mon idée un peu folle. Je dis "Bah les gars, je voudrais faire un dossier national de santé." Et eux sont ils ont dit "OK, on y va." Ils ont ils m'ont cru et puis de fil en aiguille. Parce que tu disais que aujourd'hui euh l'IA nous aide mais la plupart des chiffres, tu disais alors des d'études sont faux. Euh c'est fou c'estàd que les études qu'on qu'on voit médicales sont fausses.

Et donc du coup Lia qui on en a parlé déjà avec des spécialiste de l'intelligence artificielle ici, Lia ne réfléchit pas. Elle va piocher de manière méthodique des informations, toutes les informations du monde, on va dire sur internet, elle va faire des choix mais en réalité comme si les chiffres de départ sont faux, elle peut pas être juste. Exactement. Ça a été le problème qu'il y a eu avec IBM. Ils avaient fait une IA qui s'appelait Watson pour traiter le cancer. Donc ça c'était il y a quelques années déjà. et ils ont pris toutes les études de cancer et en fait LIA était moins performante que les médecins, elle faisaient plein d'erreurs.

Et il s'avère que la moitié des étude médical, donc ça c'est pas moi, c'est Nature, c'est le le la plus grande publication scientifique médicale qui le dit. La moitié des études sont fausses. La moitié des études Ouais, parce qu'il y a un biais des fois, ça va être le laboratoire qui va financer l'étude ça c'est des lobby quoi. Voilà, les lobby derrière qui vont payer un peu pour que les chiffres soient un peu orientés quoi. C'est ça. Voilà.

où aussi il y a un problème des fois tu vas tu vas pas publier quelque chose qui marche pas tu as toujours publié quelque chose qui marche et en médecine c'est important de savoir que j'ai essayé ça ça a tué un patient tu vois par exemple ça ça mais ça ça sera pas publié il y a des pays on utilise beaucoup plus l'a en médecine déjà aujourd'hui pour des traitements pour que ça aide vraiment les médecins beaucoup plus que nous h les États-Unis sont un peu plus avancés sur ça la Chine aussi Chine on en parle peu mais la Chine ça et donc ils utilisent vraiment de plus en plus systématiquement Lia.

Alors la première application c'était en radiologie que c'est parce que c'est Lia où tu lis une radio et en fait là où le radiologue va voir s'il y a un problème un cancer des fois LIA détecte un tout petit signal à l'avance à l'avance et donc du coup on gagne du temps sur une propagation et puis aussi tu as un effet c'est le médecin il est humain quand il est 2h du matin il est fatigué il s'est il s'est engueulé avec sa femme et il va prendre le truc il va peut-être être moins moins concentré moins concentré Et du coup alors que Lia, elle est constante tout le temps, elle fait la même chose. Deux sujets en rapport avec Galon important. Comment vous sécurisez les données ?

Parce que si vous allez partager les dossiers médicaux avec les médecins, avec les hôpitaux et cetera, il peut y avoir à tout moment des gens à partir momentù vous avez des données sensibles comme tous ceux qui ont des données sensibles. Comment est-ce que vous les sécurisez ? Bah c'est un gros enjeu la cybersécurité parce qu'il y a des cyberattaques en permanence dans les hôpitaux. Tu vois, l'année dernière, il y a eu plus de 380 cyberattaques réussis dans les hôpitaux dont un/ers majeur. Donc c'est pas rien. Majeur, ça veut dire que ça ferme un service ou il ferme un hôpital.

Euh et donc nous on c'est du quotidien, on on a on utilise toutes les dernières technologies de sécurisation, on fait des audits, on se fait on se fait attaquer par des hackeurs des paint test, on en a parlé avec des des red team. C'est des boîtes de hackur qui sont offensifs à la demande des clients. Les banques font beaucoup ça aussi. Et comme ça il leur disent attaquez-nous et puis on vous paye quand vous trouvez quelque chose qui va pas et que vous arrivez à rentrer dans les systèmes et comme ça ils ferment les portes petit à petit. Tout à fait parce que tu vois on gère les données de 3 millions de personnes maintenant donc c'est quand même énorme.

Et donc c'est c'est quelque chose qui est très précieux et qu'il faut arriver à sécuriser. Là aujourd'hui vous avez 3 millions déjà Ouais. 3 millions de pass patients dans la sur les 18 hôpitaux. Sur les 18 hôpitaux que vous équipez aujourd'hui. Oui. L'objectif c'est de d'être sur tous les hôpitaux français rapidement. Vous aimeriez sur en combien de temps y arriver ? C'est long. C'est long parce que le hôpitaux on ont moins de moyens, tu vois. Donc ils invest ils décalent leurs investissements. Donc ça prendra quelques années.

Mais c'est sûr que ça va améliorer à chaque fois qu'on on voit dès qu'il y a des hôpitaux qui sont connectés entre eux, bah ça améliore toute la prise en charge et donc ça fait un peu un effet boule de neige. Donc c'est pour ça que vous avez besoin d'argent là. Ouais. Euh vous pouvez euh de faire une donc une des obligations, donc c'estàd que vous allez pouvoir aider si vous voulez directement Loï avec euh avec Galéon, c'est-à-dire avec des obligations. Donc vous allez prêter de l'argent sur 7 ans. Euh ils peuvent euh avoir jusqu'à 8 millions d'euros. Ils ont besoin pour développer euh et être sur plus d'hôpitaux et les faire payer moins cher aussi.

C'est ça l'objectif, c'est pas de de de d'étrier les hôpitaux ni de vendre à un groupe étranger. C'est que ça reste en France hyper important pour bah pour tout le système. Tu imagines c'est c'est fou que ça soit des privés qui doivent faire ça quand même et pas l'État. Et donc c'est pour ça qu'il faut aider ceux qui le font. Et en plus c'est un rendement tu disais à 8 %. Vous engagez chaque année à 8 % par an. Donc si vous leur donnez 100 € vous aurez 8 € chaque année. Si vous leur donnez 1000 € vous aurez 80 € par an. Si vous leur donnez 10000 vous aurez 800 par an. Euh c'est quand même un bon rendement, un très bon rendement. 8 % c'est quand même énorme.

Et donc par contre il faut bloquer l'argent. C'est l'engagement que vous devez avoir, c'est engagé à à bloquer 7 ans la somme et dans 7 ans, il vous rendent l'argent et vous aurez touché les 7 % par an. Exactement. Ça non les 8 % par an par les 8 %. Et cet argent ça nous permet de construire, de d'avancer encore plus, de développer la société. C'est une aide pour la société pour accélérer tout ça. Et donc je vous mets tout en en dans la description.

Voilà, je vous l'ai dit tout à l'heure, je remets le lien directement capable dans la description sur YouTube et dans la description sous chaque plateforme en fonction de si vous nous écouter en podcast audio, soit sur Spotify, dieser Apple Podcast, Amazon Podcast, vous pouvez cliquer dessus euh pour euh les aider et et donc je vous mettrai aussi le lien du site he comme ça vous aurez toutes les toutes les infos. Je sais pas si vous recrutez aussi d'ailleurs. Oui, on recrute ben on recrute en continu hein. On recrute différents postes. Souvent ça peut être soit des gens des chefs de projet, des gens qui sont dans le test, des gens dans le déploiement qui sont ou dans le produit.

Euh donc plein de postes différents. Donc il faut pas hésiter à candidater. D'ailleurs, je je vous mets la la photo de toute l'équipe, enfin une petite partie de l'équipe, on vous voit directement. Qu'est-ce qui se passe si vous obtenez pas l'argent là ? Est-ce que vous avez de quoi faire ou est-ce que ça va, comment ça se passe ? Alors, on a de quoi on a de quoi faire. On a plusieurs paliers, tu vois, en fait, sur la levée de fond, on a on a un palier de 0 à 500000. Si on atteint pas ce palier, on rembourse les gens parce que du coup euh et à partir de ce euh à partir de ce palier-là, après, on a on a un autre palier qui est jusqu'à 1 million, il me semble.

Et donc là, ça va nous permettre ça nous permet d'accélérer. On est en train de déployer un très grand hôpital à Marseille qui s'appelle Saint-Joseph et donc ça nous permet de staffer un peu plus. On peut le faire avec l'équipe qu'on a, mais du coup, c'est toujours mieux d'avoir un peu plus de monde et ça permet d'aller un peu plus vite. Et puis après, on a un palier jusqu'à il me semble de mémoire, c'est jusqu'à euh jusqu'à 2 millions qui va nous permettre aussi de développer les premiers outils d'IA. Euh enfin pas les premiers mais d'autres pirajouter des fonctionnalités, on rajouter des fonctionnalités qu' aident les médecins.

Euh parce qu'on a on a déjà travaillé sur ça, mais on sait qu'il nous manque la petite en fait parfois on donne à des associations sans trop savoir finalement où ça va. Là, c'est directement dans un projet qui est pas voué à faire de l'argent, mais au contraire à aider un peu la santé publique. C'est fou, c'est ça privé qui qu'elle le fasse. Mais voilà. Euh, ça c'est le visuel de la cagnotte. Il y a 1 million aujourd'hui déjà. Non, vous êtes à combien là ? En fait, on vient de commencer hier mais comme dans la tournage. Voilà, du jour du tournage.

Donc, probablement au jour du au jour où vous allez voir cette où les gens vont voir cette vidéo, on sera à beaucoup plus mais en un jour, on a déjà eu plus de 100000 €. Et donc c'est à partir de 400 € tu disais euh on peut pas récupérer l'argent avant 7 ans si on a un coup dur. Donc c'est de l'argent dont on a pas besoin tout de suite et qu'on investit sur le long terme entre guillemets. Exactement. C'est important de le dire he je permet de te donner tout parce que c'est pour que si vous avez besoin [raclement de gorge] d'une voiture et que c'est l'argent de la voiture que vous avez besoin d'acheter dans 6 mois, le faites pas.

Par contre si vous avez 400 € vous êtes sûr que vous allez pas en avoir besoin et que c'est de l'investissement parce que 400 € à 7 % et ben ça sera quasiment le double. Donc c'est c'est intéressant. 8 % hein. 8 % ouais. Pourquoi vous refusez de vendre juste pour terminer, je sais que vous avez eu des propositions de fonds qui qui cette info là qui ont essayé de vous racheter à plusieurs reprise sur des dizaines de millions d'euros. Tu pourrais changer de vie entre guillemets et tu as dit non à chaque fois. En fait moi je suis un constructeur. Imaginons, je vends la boîte, OK, j'aurai de l'argent, je vais faire quoi ?

Je vais faire le tour du monde pendant un an puis au bout d'un moment je vais m'ennuyer et tu refais l'autre tour du monde dans l'autre sens. Alors que là, tu vois, on a un impact au quotidien, tu vois. on améliore la santé des gens, on fait un truc qui est génial, tu vois, qui est hyper qui est hyper motivant, qui est utile. Et donc ça, je sais que il faut c'est pour ça que j'essaie de le préserver au maximum et c'est pour ça qu'on fait une levée participative parce que les gens qui sont avec nous, ils vont être avec nous sur du long terme et ils vont pas nous forcer à vendre la société. Vous aviez été approché pendant les GO par les pompiers de Paris, je crois même pour être racheté, non ?

Alors, c'était avant les Jo, ça c'était plusieurs années, c'était je crois trois ou 4 ans avant les JO. En fait, les pompiers de Paris voulaient digitaliser leur plateforme. Euh et donc on était tout petit à l'époque, on était 5 donc et nous on avait une techno, on avait commencé le cœur de Galon exister et ils avaient besoin de digitaliser, tu sais, le dossier qu'ils ont dans les ambulances et ils avaient le choix entre passer par un très gros acteur qui fait genre ATOS CapG Mini où ça coûte très cher et ils vont c'est des développements qui durent très très longtemps et souvent ça marche pas très bien.

Et et donc nous on a nous on était une petite société mais on avait une très belle techno. Et quand on all les voir, on leur a dit bah voilà nous on pourrait. Ils ont dit ouais mais on croit pas trop est-ce que vous serez capable de faire l'application et tout. Je dis OK bah attendez. On est revenu un mois après, on est revenu avec une appli, il y avait pas le moteur derrière, il y avait la carrosserie mais qui fonctionnait très bien. A dit bah regardez le truc le plus compliqué, on vous l'a fait en un mois. Et donc si vous voulez, on travaille ensemble pour déployer le dossier des pompiers de Paris.

Et donc le problème c'est que ça a escaladé les pompiers de Paris c'est l'armée tu vois et donc il y a eu un acheteur de la DGA le mec il achète des générale de l'armement voilà donc c'est le gars qui a l'habitude d'acheter des missiles ou donc là il est arrivé il a vu ça il dit il y a une petite boîte il y a des petits jeunes on va leur donner un peu d'argent on va prendre le truc et en plus qu' en tête ils avaient en tête de le vendre à l'état de le vendre plusieurs dizaines de millions d'euros à l'état pour faire le dossier des pompiers de et et dans les négociations, ils nous ont mis une pression de fou en disant bon il y avait Il y avait dégradé dans tous les sens, tu vois.

Et on dit "Bon ben, prenez, ils avaient mis sur la taille, vous avez mis, je crois 200 ou 300000 €." Dis de toute façon là, vous avez fait ça en l'espace d'un an, prenez l'argent et puis nous on le prend et on va se débrouiller avec quoi. En fait, on a dit "Non mais là c'est ce qu'on a construit, c'est le cœur de ce qu'on a construit. Si on vous le vend, on pourra pas l'utiliser avec les hôpitaux." Mais par contre, ce qu'on peut faire, c'est qu'on se met ensemble et on partage les profits. Si vous voulez qu'on le qu'on le revende à l'État ou à d'autres pays, on le coconstruit.

Et euh et en fait, on est arrivé au bout de la discussion où les gars nous ont dit "Non, non, mais nous on vous donne ça." Et donc nous, on dit "Non, c'est soit on travaille ensemble soit soit on travaillez pas fait et on l'a pas fait." C'est dommage que les gens s'aident pas entre eux, que l'armée n'aide pas, les hôpitaux, [raclement de gorge] les hôpitaux machin et que chacun c'est dommage. Ouais. Et donc et il voulait ça suffisamment avant pour pouvoir le déployer avant les JOIOS et l'avoir au JO. Et au J au JO, ils avaient rien. C'est quoi la prochaine étape après ça ? Là, quand vous aurez fait votre levée de fond, ça dure combien de temps ?

Enfin, votre obligation quand vous on va vous aider, votre cagnotte participative, c'est 45 jours. 45 jours. 45 jours. Qu'est-ce qui va se passer après ? Prochaine étape ? Euh, prochaine étape, on a le déploiement de l'hôpital Saint-Joseph là qui commence en février. Donc, c'est un très gros hôpital à Marseille. Et donc là, on va C'est vraiment on déploie tout l'hôpital, donc c'est tous les services, les urgences, la réanimation, les hospitalisations, tout tout. Et donc ça c'est une ça va être aussi notre vitrine parce que il y a beaucoup d'hôpitaux qui attendent de voir un gros hôpital phare complètement déployé.

Et donc ça ça nous permet aussi d'aller commencer à continuer à croître et à les vendre en France et aussi à l'étranger. Prochaine étape, on croise les doigts pour vous. Je remettrai du coup le lien si vous voulez aller les les aider. C'était vraiment une émission d'utilité publique. Aujourd'hui, on a pris plein de choses. Merci beaucoup d'être venu. Juste après, je sais que tu as un train. Tu repars à à Ansy aujourd'hui. Voilà, on embrasse tous les habitants d'Ancy et de la région. Magnifique région d'ailleurs avec les parapentes là qui il y a plein de gens qui font des parapes auudessus d'Ancy qui descendent. Je crois que tu en as fait un peu du parapent.

J'ai eu la chance de d'en faire la bas justement ou c'est vraiment sublimissime. Voilà, on embrasse tout le monde de la région. Merci de nous suivre de plus en plus nombreux. Merci à l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi. On a bossé ça tous ensemble pour essayer de vous préparer l'émission la plus claire possible. J'espère que ça vous a intéressé et plu. Hésitez pas à liker l'émission, à mettre des commentaires. Je sais que Loï va regarder les commentaires après l'émission. Moi aussi, j'adore voir ce que vous en avez pensé, vos idées. Hésitez pas d'ailleurs si vous voulez rentrer en contacto à mettre des messages, à mettre la petite cloche pour être au courant des prochaines sorties.

On vous met trois interviews, trois documentaires, on essaie de de changer à chaque fois par semaine, donc le mercredi, le vendredi et le dimanche. En tout cas, merci de faire de légendes, premier podcast de France. N'hésitez pas à nous écouter quand vous êtes dans la voiture en train de faire du sport ou peu importe. En tout cas, merci d'être là si nombreux chaque semaine. On vous embrasse fort et puis on se retrouve très vite de toute façon pour une prochaine vidéo sur les gens. Ciao tout le monde. Ciao ciao. Hop.