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speechyoutube.com· 6 février 2022 67 min

Le discours de Fabien Roussel à Marseille en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Fabien Roussel

Salut Marseille ! Bonjour la France ! Et on dirait qu'il y a un peu plus de monde que prévu. Ça déborde ! La rivière sortirait-elle de son lit ? C'est une crue ! Qui l'eût cru ? Mes chers amis, vous ne pouvez pas imaginer le bonheur pour moi que l'on se retrouve tous ensemble ici. Quel bonheur de se retrouver ici à Marseille ! Marseille ! Cette belle ville avec vous qui êtes si beau ! Si beau ! Si heureux ! Et ça se voit ! Ça se sent ! Marseille ! Marseille où je vais avoir l'occasion de présenter en grand notre projet pour la France. Ici à Marseille, dans cette belle ville vieille de ses 2600 ans d'histoire au cœur de la Méditerranée.

Une ville si humaine, si généreuse, culturelle, sportive et tellement riche de toutes celles et ceux issus de tous les continents et qui sont venus s'installer ici. Marseille est unique ! Marseille est jeune ! Marseille est populaire à l'image de notre campagne ! Merci à toutes celles et ceux à vous tous qui êtes venus. Merci à toutes celles et ceux qui sont intervenus avant moi. Merci à tous ces soutiens qui viennent de se déclarer. Merci à François Coq et aux amis d'Arnaud Montebourg. Merci à Sophie Camard et à Jérémy Bacchi qui vous ont accueillis. Je fais le clin d'œil à mon collègue Pierre Daréville, député des Bouches-du-Rhône.

Merci à Alberto Garzon, ministre espagnol, pour son soutien. Merci à André Chassaigne et à Eliane Nassassi pour leurs mots. Les présidents des groupes communistes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Et merci à l'ensemble des députés, sénateurs, sénatrices, communistes et d'outre-mer pour leur travail, pour leur engagement. Merci à tous les élus communistes et républicains et à tous les militantes et les militants qui sont ici et qui sont là depuis le début pour cette belle campagne. Et puis, merci forcément à toutes celles et ceux qui depuis quelques jours parrainent ma candidature.

Qu'ils soient communistes ou non communistes, qu'ils soient sans étiquette, divers gauches, merci à eux, c'est important. Merci aussi pour leur présence parmi nous, à Ahmed Edadi, vice-président national des radicaux de gauche. Et merci à Anthony Grattacos, secrétaire général de la gauche républicaine et socialiste, GRS. Merci à vous. Et je salue aussi, bien sûr, les encouragements et les soutiens des artistes, de magie de chère fille. Je remercie tous ces salariés, ces militantes et ces militants syndicaux qui tous les jours nous alertent et s'engagent avec moi, avec nous, dans cette belle campagne. Sans eux, sans vous toutes et sans vous tous, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

Merci à vous. Alors oui, vous le sentez comme moi. Il y a du souffle dans cette campagne. Ça bouge. Et nous avons déjà vu comment, en quelques semaines, nous avons déjà un peu bousculé le débat. Tant mieux. Alors, à vous tous, qui nous rejoignez de toute la France, pétris des valeurs de la République, pétris de justice et d'égalité, et je dirais, vous tous, dans votre diversité d'opinions, je vous souhaite la bienvenue. Bienvenue, bienvenue, parce que vous êtes ici, chez vous, dans ce grand rassemblement qui vous tend les bras et qui vous ouvre les bras. À travers vous, à travers vous, c'est à toute la France que je m'adresse. Et je ne demande à personne sa carte d'identité politique.

Vous qui m'écoutez, je ne vous demande pas pour qui vous avez voté auparavant. Je ne vous demande même pas si vous avez voté un jour ou si vous avez voté tout court. Et j'en rencontre tellement, d'ailleurs, qui ont renoncé à voter, qui ont voté un jour pour l'un, un jour pour l'autre, et qui, aujourd'hui, n'ont plus confiance dans la politique. Alors, oui, je vous le dis, quel qu'ait été votre choix auparavant, Vous êtes ici les bienvenus pour peu, que nous partagions ensemble de renouées avec la France des jours heureux et du bonheur partagé.

Cette France, je veux la bâtir sans sectarisme, sans esprit de chapelle, avec tellement de bienveillance, Avec amour, avec l'amour pour mon pays, avec l'amour de la République pour Boussole, et avec la solide conviction qu'il est possible de renouer avec la justice sociale, avec l'égalité, avec le respect pour toutes et pour tous. Si vous êtes là, si nous sommes là ensemble, ici, cet après-midi, c'est parce que, en somme, nous nous retrouvons sur l'essentiel. D'abord, sur la volonté de bâtir une France du travail et des vrais salaires, plutôt qu'une France du chômage.

Parce que, parce que nous voulons défendre une France du pouvoir d'achat et des bonnes pensions, plutôt que les fonds de pension. Parce que, nous voulons une France qui applaudit les soignants, les scientifiques et les artistes. Parce que, nous voulons une France qui porte haut et fort le drapeau de la République sociale, laïque, universaliste, et qui ne cède à aucun intégrisme. Alors oui, dans votre belle diversité, je vous souhaite la bienvenue. Mesurons bien, mesurons bien l'enjeu qui est en face de nous. Dans deux mois, vous tous, chacun d'entre vous, personnellement, individuellement, vous serez les juges de paix. 65 petits jours nous séparent du premier tour.

Et cette élection, vous pouvez la réveiller. Car, si nous ne voulons plus du président Macron, c'est une chose, mais surtout, nous voulons, nous, des réformes populaires, des réformes heureuses, qui permettent enfin de retrouver la dignité et le sourire, pour nous comme pour nos enfants. Car, si la déprime nourrit la déprime, nous, on dit que l'espoir nourrit l'espoir. Et l'espoir, il est là aujourd'hui, dans cette salle. L'espoir nourrit l'espoir. L'espoir nourrit l'espoir. Et c'est pour ça que l'on a fait le choix de retenir les jours heureux. Et on me dit, mais quelle drôle d'idée, quand même, d'avoir retenu les jours heureux comme slogan, comme idée.

Mais, je vous le dis sans détour, j'assume. Et il faut assumer, on en a besoin. Nous, nous voulons des jours heureux, parce que nous n'en pouvons plus encore, de ces années, de ces jours, avec autant de restrictions et autant de difficultés. Nous voulons la France des jours heureux, parce que nous savons que c'est possible, parce que notre pays est riche. Riche de votre travail. Riche à milliards. Et je refuse que des millions d'entre nous vivent aussi mal, à côté de tant d'argent et de richesses. Voilà le cœur de notre sujet. L'argent. L'argent. L'argent. L'argent. L'argent qui est partout. Et l'argent qui est nulle part.

L'argent qui manque aux retraités, aux étudiants, aux salariés, aux familles, malgré leur travail. L'argent qui manque aux commerçants, aux artisans, malgré leurs efforts. L'argent qui manque pour nos hôpitaux, pour nos écoles, pour la recherche, pour la sécurité. Mais l'argent qui s'évade par dizaines de milliards au Luxembourg et ensuite aux îles Caïmans. C'est ça la réalité. Écoutez bien l'argent qui se concentre dans les mains de ces 358 000 familles les plus riches, redevables de l'ISF et qui avaient un patrimoine total en 2017 de 1028 milliards d'euros. L'argent.

L'argent, l'argent des multinationales qui font de la France encore la championne du monde de versement des dividendes en 2021. 137 milliards d'euros, rendez-vous compte, en pleine pandémie. L'argent. L'argent. Mais l'argent des trafics de drogue. L'argent des trafics des êtres humains. L'argent de la prostitution, de la corruption. L'argent dont le pape dit qu'il est le fumier du diable. Et l'argent dont Mitterrand disait qu'il corrompte jusqu'à la conscience de l'âme. Et il ne faudrait pas en parler. Eh bien si. Nous ne parlerons que de cela. On ne parlera que de cela. Et que personne ne vienne me dire, Roussel ne touche pas au Grisby. Si.

Parce qu'il est temps de s'attaquer au mur de l'argent. De reprendre le pouvoir à la finance. Et de remettre l'être humain. L'être humain. La dignité humaine. Au cœur de toutes les politiques. Au cœur du projet pour la France. Parce que pour nous, Les valeurs humaines seront toujours plus fortes que les valeurs boursières. Oui. Oui. La France des jours heureux est à portée de main. Si nous reprenons le pouvoir à la finance. Sur l'économie. Sur nos outils de production. Alors, Je fais le choix De commencer ce grand discours à Marseille Par dire Où nous allons aller le prendre. Cet argent. Et comment nous allons financer ces 500 000 emplois dans la fonction publique.

Comment nous allons l'utiliser pour la hausse des salaires. Pour la transition écologique. Pour la réindustrialisation. Et pour faire de la jeunesse la priorité de ces 5 prochaines années. Ah, ils sont là les jeunes. C'est vous les plus importants. C'est vous les plus importants. Oui. Oui, nous rétablirons l'ISF. Et on le triplera même. Oui. Oui. On rétablira la justice. La justice fiscale. En rendant l'impôt plus juste. Plus progressif. Plus léger pour les petits. Et plus lourd pour les plus gros. Avec nous, les petits pérons petits. Et les gros pérons gros. Fini. Les cadeaux aux GAFA, Google et consorts. Terminé. Ils pérons. Nous, nous traquerons vraiment. Les fraudeurs fiscaux.

Halte à la corruption. Halte à l'évasion fiscale. Les délinquants en col blanc. Au tribunal. Et ça, vous n'entendrez jamais. Macron, Zemmour, Pécresse, Le Pen. Je n'en parler. Je nommerai un ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale. Il est là. Eric Bocquet, sénateur. Champion du monde. Je proposerai à la justice. Et je proposerai à la justice. de priver les fraudeurs fiscaux de leurs droits civiques. Oui. Parce que c'est quand même trop facile de tout faire pour éviter de payer l'impôt quand on est super fortuné. Et puis, dès qu'on est malade, de revenir ici en France et de bénéficier de la sécurité sociale. Eh oui.

Et nous prendrons ensemble l'initiative d'une conférence fiscale mondiale pour faire de la lutte contre ces parasites et contre ce fléau, un combat européen et planétaire. La France des jours heureux, c'est aussi une France dans laquelle votre argent, notre argent cessera d'être le jouet des boursicoteurs. Oui, nous créerons un pôle public financier grâce à la nationalisation de la BNP, de la Société Générale et d'AXA. Crac. Il faut y réfléchir. Parce que quand même, dans les banques, dans les banques, c'est notre argent qui y est. C'est celui issu de nos salaires. C'est là-dedans que nos retraites sont versées. C'est notre argent qui est déposé dans ces banques.

Eh bien, nous, on veut reprendre la main dessus et que ça serve l'économie réelle. C'est ça que nous voulons faire en nationalisant les banques et une grande compagnie d'assurance. Ce sont des mesures fortes. Mais ce sont celles, toutes ces mesures, qui nous permettront de reprendre le pouvoir sur la finance. Mais aussi d'augmenter les dépenses utiles de l'État. Et de les porter à 120 milliards d'euros dès la première année de notre gouvernement. Parce que ce n'est plus la finance qui doit commander nos vies. Ce n'est plus la finance qui doit décider de nos choix économiques. C'est vous. C'est nous qui allons prendre le pouvoir et prendre les décisions. Regardez.

Quand c'est la finance qui est au pouvoir, ce qui arrive à nos aînés dans les EHPAD. Je veux une France qui ne livrera plus nos anciens à la rapacité des fonds de pension, aux privés. Et qui ne fera plus de la vieillesse une source de profit et de dividendes. La France des jours heureux que nous voulons, c'est celle qui respectera nos aînés, nos anciens, ceux qui ont bâti notre pays. Oui, nous voulons une France qui crée des richesses par le travail plutôt que par la finance et la spéculation. Une France des usines et des champs. Une France des travailleurs et des créateurs plutôt qu'une France de la spéculation et des fonds de pension.

Cette France des jours heureux que nous voulons pour nos jeunes, pour nos anciens, pour les travailleurs. Je veux sincèrement la mettre à l'ordre du jour de ces élections présidentielles et législatives. N'en déplaise aux colporteurs de déprime, de haine à ceux qui ne cherchent qu'à attiser les peurs et à instiller le venin de la division parmi le peuple et le monde du travail. Cette France des jours heureux, cette France des jours heureux, c'est une ambition. C'est même un programme, mais c'est plus qu'un programme. C'est un vrai projet de société que nous voulons. Et notre priorité dans ce projet de société, c'est le travail.

C'est le monde du travail, car la plus belle richesse de la France, c'est le travail. Et c'est vous, les travailleurs, la plus belle richesse de la France. Ce sont celles et ceux qui créent, qui produisent, qui transforment, qui nous nourrissent, qui nous soignent, qui nous enseignent, qui nous protègent. Et c'est d'abord la France du salaire et de la feuille de paye. Car une France des bas salaires, une France qui s'aligne sur les pays à bas salaire, à bas coût, et bien c'est une France à bas coût, malade, fragile, faible, et nous ce que nous voulons. C'est une France des bons salaires, avec des salaires forts, pour avoir une France forte, solide et en bonne santé.

C'est ça, la France de la fiche de paye. Cette France du travail et du salaire, c'est aussi une France de la dignité, dans laquelle vous n'êtes pas obligés d'aller à la CAF pour aller chercher cette prime d'activité mise en place par Macron, en échange d'une hausse de salaire payée par les patrons. Nous, nous voulons que ce soit les entreprises qui les payent, les hausses de salaire, pas nous avec nos impôts. Une France, une France dans laquelle les jeunes auront un droit à un emploi, à un salaire, et même à pouvoir changer de métier en se formant tout au long de leur vie, plutôt qu'un statut précaire, sans protection, comme ils l'ont aujourd'hui avec les Uber et les Deliveroo.

De cette France-là, nous n'en voulons pas pour nos enfants. La première mesure que nous mettrons en œuvre sera donc d'abord d'augmenter les salaires, en commençant par le SMIC, que nous porterons à 1 923 euros bruts, soit 1 500 euros nets. Et vous l'aurez remarqué, je compte en brut. C'est important quand on est en brut, parce qu'il faut quand même le dire et démystifier. Je vois tous ces gangs d'arnaqueurs qui prennent la parole, les Macron, Pécresse, Le Pen, Zemmour, qui prétendent augmenter les salaires, qui prétendent augmenter les salaires en baissant les cotisations sociales.

La belle affaire, la réalité, il faut le dire, c'est qu'en baissant les cotisations sociales, ils vont vider les caisses de la sécurité sociale et ils finiront par la mettre par terre. C'est dangereux quand même, parce que si demain, on ne les arrête pas à faire ça, mais demain, la France sera comme les Etats-Unis et pour pouvoir vous soigner, vous serez obligés de vendre votre maison ou de faire un prêt quand vous aurez un cancer. Eh bien, nous, on ne veut pas de ça. On veut une protection sociale financée par les entreprises et par les salariés.

Il faut l'expliquer aux salariés et leur dire que ce sont des arnaqueurs, parce que eux, quand ils vous donnent quelque chose de la main gauche, ils vous le reprennent de la main droite directement. Il faut parler vrai aux Français, il faut leur parler sincèrement et leur dire tout ce qui sera fait. Et nous, nous le disons, nous augmenterons le salaire brut et nous aiderons les entreprises en baissant les vraies charges qui pèsent sur elles. Le coût de l'électricité, le coût du gaz, le coût des insérences, le coût des intérêts bancaires, le coût du capital. Ça, oui, nous allons nous y attaquer. Oui, nous, nous défendons la France de la bonne paie.

Et la bonne paie, c'est aussi celle qui fera vraiment l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes, et pas dans cinq ans. Pas dans cinq ans. Avec moi, avec nous, avec une nouvelle majorité de gauche à l'Assemblée nationale, les entreprises auront un an pour appliquer l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Faute de quoi ? Et si elles ne le font pas, si les entreprises ne le font pas, eh bien nous nommerons un administrateur judiciaire qui aura l'obligation de le faire à la place de l'entreprise. Voilà le moyen direct pour le faire.

La France du pouvoir d'achat, c'est d'abord celle qui respectera aussi la dignité de nos aînés, de nos retraités et de leurs années de travail et de labeur. Oui, je relèverai les pensions pour qu'aucune ne soit inférieure à 1 200 euros net. Nous baisserons la CSG et nous rétablirons la demi-part fiscale pour les veuves et les veuves. Ça, c'est une mesure de justice que Sarkozy et Hollande avaient supprimée. Augmenter les pensions des retraités, baisser la CSG qui pèse sur leurs pensions, rétablir la demi-part fiscale des veuves et des veuves qu'avaient supprimées Hollande et Sarkozy. Quand j'en ai parlé au président Macron, il m'a dit « Mais ça va coûter cher. » « Ah ben oui.

» Mais moi, je lui ai dit, ce qui coûte cher, ce qui coûte cher aujourd'hui aux Français, c'est la privatisation d'EDF. Ce qui coûte cher, c'est la privatisation des autoroutes. C'est ça qui fait augmenter les factures des Français. Ce qui coûte cher dans un porte-monnaie aujourd'hui, tous les mois, c'est la hausse de la CSG. C'est la hausse des mutuelles, entre 110 à 150 euros par mois pour les personnes de plus de 65 ans. Voilà ce que ça coûte dans le porte-monnaie de nos retraités. Ce qui coûte cher, c'est les loyers. Et je dis même, ce qui coûte cher pour tous les amoureux du sport, c'est les abonnements TV qui sont obligés de payer pour regarder leurs matchs de foot.

Et je sais à qui je m'adresse en disant ça ici. Mais c'est vrai, hein Jérémy ? Et ce qui coûte cher, ce qui coûte cher, mais il faut le dire, ce qui coûte cher, c'est tous les cadeaux qui ont été faits depuis 5 ans aux grandes fortunes quand même. On les oublie ceux-là. Toutes ces suppressions d'ISF, toute cette fiscalité allégée sur le capital, aux grandes fortunes, tout ça, ça prive le budget de l'État, le budget de la nation de 100 milliards d'euros d'argent par an. Voilà ce qui nous manque au budget de l'État. Voilà ce qui coûte cher. Ce sont les riches qui nous coûtent cher.

En fait, ce qui coûte cher, ce qui coûte cher, je rigole d'avance, ce qui coûte cher, c'est sa théorie du ruissellement. Eh bien moi, je vous propose une autre théorie, le ruissellement. Le ruissellement. Ça va faire jaser, ça. Le ruissellement, c'est augmenter les salaires et les retraites. Parce que quand on augmente les salaires et les retraites, c'est de l'argent qui va aller directement dans l'économie réelle, qui va aller dans les commerces, qui va aller dans nos PME.

C'est de rendre du pouvoir d'achat aux Français en baissant les taxes sur l'énergie, sur le gaz, sur l'électricité, sur les transports en commun, sur la construction de logements, mais aussi en baissant les taxes sur le carburant, n'en déplaise à ceux qui n'aiment pas la voiture. Parce qu'avec le ruissellement, quand on donne, quand un salarié ou un retraité a 300 euros d'argent de plus dans le porte-monnaie, lui, il ne va pas les planquer dans les paradis fiscaux. Il va le dépenser pour la France, pour nous, pour l'économie réelle. C'est ça qu'il faut faire. Il fait vivre la France. Et c'est ça qui est vertueux pour l'économie. Alors oui, le ruissellement de Macron, c'est terminé.

Nous, c'est le ruissellement qu'on veut, en 2022, pour irriguer l'économie réelle, lutter contre la vie chère, rendre le pouvoir d'achat aux Français. Et, entre nous, rendre le pouvoir d'achat à tous nos compatriotes, c'est surtout retrouver une France dans laquelle tout le monde aura droit aux petits plaisirs de tous les jours, aux moments de bonheur qui font le sel de la vie. C'est la France du bon et du beau pour tous. C'est la France qui, avec de meilleurs salaires, de meilleures retraites, des factures moins lourdes, va nous permettre de pouvoir aller au théâtre, au cinéma, aux expos, aux restos, dans les bistrots. Oui, j'assume. C'est ça la France aussi.

Alors, il y a quelques jours, je n'ai pas fait exprès, j'ai mis les pieds dans le plat, en disant que la gastronomie française devait être à la portée de toutes les bourses. Et que la viande, le fromage, le vin, la bière, les eaux minérales, je pense à Saint-Amand-les-Eaux, mais à Châteldon aussi, dans le Puy-de-Dôme, tout ça doit être accessible à tous, y compris le pastis, parce que je suis à Marseille. Mais ça, mais dire ça, plein de bon sens, c'est rester au travers de la gorge de quelques-uns.

Mais, entre nous, qui sont-ils ces donneurs de leçons pour trouver normal que dans la France, la sixième puissance économique au monde, dans le pays qui a érigé la bonne bouffe en art de vivre, que la gastronomie serait réservée à une minorité, que l'on n'aurait plus le droit de manger de la viande. Non, mais, quand il y a 7 millions de Français qui ont besoin de l'aide alimentaire pour vivre, de quel droit ceux qui ont tout continuent de faire la leçon à ceux qui n'ont rien ?

Franchement, eh bien, il faut s'interroger jusqu'au bout parce que tous ces bien-pensants, ils ne voient pas ces familles qui vivent à l'europrès, ils ne voient pas cette classe moyenne qui n'y arrive plus quand même dans quelle France vivent-ils ? Moi, je viens du peuple et cette France-là, je la connais parce que j'en suis et c'est ça le cœur de mon projet. Cette France-là, c'est celle de notre art de vivre, c'est celle de notre gastronomie, riche, riche de toute notre histoire, de nos terroirs, de nos paysans, de nos campagnes, de ces artistes et de toutes ces cultures qui viennent du monde entier et qui font toute la richesse de notre beau pays.

Et c'est pour cela que je veux des bons salaires et des factures moins chères. Mais surtout, mais surtout, ce que nous voulons, c'est du travail pour toutes et pour tous. Ça, c'est le vrai projet de société, celui que nous défendons, celui du droit universel à l'emploi. Le droit universel à l'emploi. L'emploi pour tous, c'est permettre aux millions de chômers que compte encore notre pays de retrouver enfin le chemin de l'emploi et d'une vie digne. Car, quand même, qui peut accepter encore que dans notre pays des Français soient privés d'emploi alors que autant de besoins demeurent insatisfaits ?

Dans nos hôpitaux, dans nos écoles, dans les EHPAD et les résidences pour personnes âgées, dans nos commissariats comme dans nos tribunaux, dans nos usines, quand j'entends les chefs d'entreprise puisqu'il manque tant de soudeurs, de mécaniciens, d'électriciens et d'ingénieurs. Alors, pour cela, oui, je fais résolument le choix du travail et de la formation car je crois au travail et au travail pour tous avec un vrai salaire qui tiennent compte des diplômes de l'ancienneté.

Et nous sommes exigeants un vrai salaire, un vrai travail avec de bonnes conditions de travail et qui tiennent compte de la pénibilité du travail où l'on retrouve le sens de ce que l'on fait, de son activité grâce auxquelles on est respecté. C'est par le travail qu'on trouve toute sa dignité, c'est par le travail qu'on trouve toute sa place dans la société, que ce soit d'ailleurs dans une entreprise publique, dans une entreprise privée, dans une association ou dans l'économie sociale et solidaire. Et le travail pour nous, c'est pour tous, sans distinction. Et d'ailleurs, je le dis, le travail pour tous, que l'on soit français ou travailleurs immigrés.

Car la France, car la France ne serait pas la France sans le travail de millions d'hommes et de femmes de toutes origines. Ils ont bâti la France. Ce sont nos pères et nos mères qui ont fait ce qu'est la France aujourd'hui et qui l'ont aussi tenu debout pendant toute la pandémie. Nous voulons, nous, donner une place à chacun, à chacune, quel que soit son parcours, son origine, son histoire, ses compétences et son handicap. Et c'est pour cela que la formation est si importante.

Vous l'aurez compris, ce que nous voulons, nous, c'est sécuriser l'emploi de tous, nous voulons éradiquer le chômage en garantissant à chacun, à chacune, un emploi ou une formation et un salaire, un salaire permettant de vivre dignement. Et d'ailleurs, quand je dis que c'est un vrai projet de société que nous défendons, c'est que d'avoir comme horizon de vie un emploi ou une formation pour chacun, c'est dire que pour nos enfants demain, oui, nous sortirons progressivement du RSA, des allocations chômage et de la pauvreté car nous garantirons à chacun un travail, une formation et un salaire. C'est ça l'horizon que nous voulons pour tout le monde, le travail pour horizon.

C'est un objectif qui doit tous nous mobiliser et on doit user de tous les leviers pour cela. Et il faut savoir profiter aussi du progrès qui est là devant nous et c'est pour cela que nous voulons mettre en débat la semaine des 32 heures et que nous voulons la retraite à 60 ans. Alors, la retraite à 60 ans, tout ça, on le construira ensemble, bien sûr. Et je l'ai dit au patron du MEDEF, Geoffroy Roux-de-Bézieux, avec qui j'en ai parlé. Lui, en retour, il m'a parlé du loyer de l'argent. Il coûte cher son loyer entre nous. Alors moi, je lui ai dit changeons de logique. Essayons de construire plutôt ensemble une France libérée des logiques de rentabilité excessives, des logiques de profit.

C'est ça qui coûte cher. Sortons de ces logiques, garantissons à tous l'épanouissement au travail. c'est à portée de main. La retraite à 60 ans. La retraite à 60 ans, c'est d'abord permettre à 1,2 million de travailleurs qui ont 60 ans aujourd'hui de pouvoir enfin profiter de la vie et ils l'ont bien mérité. Et c'est à eux qu'il faut penser. 1,2 million qui pourront enfin en profiter. mais donc derrière. Ça veut dire la possibilité pour 1,2 million de jeunes de pouvoir accéder au travail et à la formation et à un salaire. Mais ça, c'est la plus belle des perspectives. Construisons-le ensemble, ça. Travaillez mieux. Travaillez tous. C'est ça, la révolution que nous voulons accomplir.

Et vous le savez bien, vous, vous, à Marseille, ce que c'est que le prix du travail, mais aussi le prix des abandons. Parce que moi, je suis du Nord. Je suis un ch'ti. J'ai grandi dans le bassin minier tellement meurtri comme vous par les délocalisations, les fermetures d'usines et toutes ces friches industrielles qui laissent derrière elles leur cortège de chômage et de pauvreté. Quel gâchis ! Quel gâchis pour la jeunesse, injustement privée de perspective, obligé parfois de quitter sa terre et ses racines. Alors, le candidat Macron peut dire partout qu'il a ouvert des usines.

La réalité, c'est qu'il y a eu beaucoup d'emplois industriels supprimés, beaucoup d'usines délocalisées et encore menacées. Aujourd'hui, alors nous, nous disons que le grand déménagement industriel de la France s'est terminé. Stop aux délocalisations. La France des jours heureux. La France des jours heureux. C'est la France qui se battra vraiment pour son industrie, pour l'industrie française, car un pays sans industrie est un pays sans avenir. Et je défendrai une industrie décarbonée, parce que c'est bon pour l'emploi et c'est bon pour le climat, parce que c'est bon pour nos territoires et parce qu'il en va de notre souveraineté.

Chacune de nos usines, chacune de nos emplois et avec eux chacune des compétences, eh bien nous les défendrons comme la prunelle de nos yeux en les plaçant sous la protection de la nation. Oui, nous bloquerons toutes les délocalisations en cours actuellement, tout de suite, et nous bloquerons nous bloquerons toutes les délocalisations en cours pour trouver des solutions. Pour trouver des solutions à chaque fois avec des repreneurs et je le dis avec des donneurs d'ordre qui ne doivent plus traiter nos PME comme de simples variables d'ajustement de leur profit parce que derrière c'est l'industrie qui souffre et c'est l'ouvrier qui trinque.

Et pour cela, nous créerons aussi de nouveaux droits pour le monde du travail pour qu'ils puissent à chaque fois proposer, défendre, financer des projets alternatifs au plan de licenciement et aux délocalisations. Et pour ça, je l'annonce, nous abrogerons les lois El Khomri et nous abrogerons les ordonnances Macron. Ça, ça parle à beaucoup de syndicats. Oui, nous, on veut rendre le pouvoir aux salariés. Les salariés, ça n'a jamais été un problème. Ça a toujours été la solution pour trouver des solutions aux problèmes qu'ils ont dans leur entreprise.

Alors la France, des jours heureux, c'est celle du travail, c'est celle des services publics, c'est celle de l'industrie, mais c'est aussi celle des communes. Je ne veux pas d'une France qui concentre toutes ses richesses et toutes les compétences dans ses grandes métropoles et qui négligent nos villes et nos villages. Je veux une France riche de ses 35 000 communes et avec des communes qui ont des compétences, des communes qui ont des bureaux de poste, qui ont des gares SNCF, des médecins, des maternités de proximité et des commerces. La France, des jours heureux, c'est celle qui fait vivre à égalité nos 35 000 communes dans l'Hexagone comme dans les Outre-mer.

Et je souhaite une loi de programmation pour l'Outre-mer, pour nos banlieues et pour les jeunes et les familles qui y vivent. Je m'engage aussi, je m'engage aussi devant vous à ce que nos communes, nos villages soient traités avec autant d'égard que les capitales régionales. Parce que la France, des jours heureux, celle que nous défendons, c'est celle qui mettra un stop à ce grand mouvement de métropolisation à marche forcée. Ce que nous voulons, c'est redonner du poids aux communes, c'est revitaliser nos campagnes, c'est réaménager le territoire, c'est démétropoliser la France.

Et pour cela, tout simplement, nous voulons remettre au cœur de la République la commune avec les départements et avec l'État. Voilà ce que nous défendons à l'Assemblée nationale et au Sénat. Oui, je veux pour cela que l'État, l'État joue tout son rôle en faisant vivre des services publics partout, pour toutes et pour tous. Car à force de tout privatiser, ils nous ont privatisé, ils nous ont privés de tout. et nous voulons nous remettre des services publics dans tous nos communes. C'est ça la France que nous voulons, la France des communes, la France des jours heureux.

Notre projet, notre projet, c'est aussi, et on le dit depuis le début de la campagne, de miser sur la jeunesse et de miser sur l'école. Et je le dis, honte à Macron qui a brisé le rêve de nos bacheliers avec Parcoursup, honte à Macron qui abandonne nos étudiants à l'aide alimentaire, alors nous, nous abrogerons Parcoursup et nous créerons des logements et des places dans les universités. Ils sont là, les jeunes. Et c'est ce qu'ils demandent. Et bien sûr, c'est une de nos grandes propositions. Nous créerons avec vous un revenu étudiant pour que nos enfants ne soient pas obligés de travailler pour payer leurs études.

Il serait quand même temps de le mettre en place ce revenu d'autonomie pour nos jeunes. Et je fais d'ailleurs une proposition nouvelle pour nos enfants. Et ceux qui ne sont pas devant la télévision que les parents les appellent, c'est une spéciale dédicace pour eux, pour ceux qui sont au collège, au lycée, en primaire. Je leur dis clairement, je prends un engagement. Avec moi, c'est fini, les devoirs à la maison. Tout sera fait à l'école. Tout sera fait à l'école. Je veux allonger, je veux allonger le temps passé à l'école pour en finir avec les inégalités à cause des devoirs. Parce que pour beaucoup de parents, entre nous, pour beaucoup de parents, ce sera aussi une libération.

Ils vont être contents. Mais pour nous, c'est d'abord, surtout, le choix de l'égalité. Parce que nous voulons mettre fin à cette injustice qui fait que certains ont une chambre pour faire leurs devoirs et d'autres pas. Nous voulons finir avec cette injustice qui fait que certains ont des parents pour les aider et d'autres pas. Nous voulons finir avec cette injustice qui fait que certains ont des parents qui peuvent payer des cours privés et d'autres pas.

alors oui, nous voulons une école de la République de l'égalité pour tous et accessible à tous et pour tous les enfants qui ont moins de 18 ans et qui ne peuvent pas voter, qu'ils aillent tirer la manche de papa et de maman pour qu'ils aillent voter pour Roussel. Ça peut servir. Bien sûr, pour retrouver cette école de la République accessible à toutes, accessible à tous, nous formerons, nous embaucherons 90 000 enseignants. Nous ne voulons pas augmenter leur temps de travail. Nous voulons leur donner de bonnes conditions de travail.

Nous formerons et nous embaucherons des assistants d'éducation pour les enfants en situation de handicap pour que tous nos enfants apprennent et réussissent ensemble. Ensemble. et nous avons la même ambition pour l'hôpital public. Quand même, en 2020, en 2020, ce gouvernement, en pleine pandémie, a fermé 5 700 lits. Quand même, ils ont de rien. Et aujourd'hui, pas assez de lits, pas assez de soignants, pas assez de médecins. Et c'est à cause de tout ça que dans notre France, riche, 6ème République, 6ème puissance au monde, ils ont été obligés de déprogrammer des opérations pendant ces deux dernières années. Plus jamais ça. Plus jamais ça.

La France des jours heureux, c'est celle qui dit la santé n'a pas de prix. La santé n'a pas de prix. Sortons la santé des logiques de comptabilité. la France des jours heureux. La France des jours heureux, c'est celle qui protège, qui protège le travail, je viens d'en parler, et qui protège la planète. Et pour cela, nous assumons. Nous assumons le choix d'une écologie des solutions plutôt qu'une écologie des punitions. écolos, coco, jusqu'au bout. L'écologie des solutions, celle qui nous permettra de polluer moins sans pour autant taper dans notre porte-monnaie. C'est pour cela, c'est pour cela qu'il faut investir dans des transports en commun gratuits dans toutes les grandes métropoles.

Et ce droit à la mobilité que nous défendons. Ce droit à la mobilité, il est valable pour tous. Et c'est pour cela que nous voulons aussi laisser la possibilité à celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix de prendre leur voiture pour se déplacer et d'aller travailler, de pouvoir accéder aux grandes villes avec des voitures propres, non polluantes. Sachez que 10 millions d'automobilistes dans les prochaines années vont être interdits de se déplacer dans ces grandes villes si on ne les aide pas à avoir accès à des voitures propres. Pour nous, lutter pour la qualité de l'air ne doit pas se faire contre les classes populaires.

C'est pour ça que nous voulons une prime à la conversion de 10 000 euros pour pouvoir acheter une voiture propre d'occasion. Et c'est aussi pour cela que pour les jeunes, pour les étudiants, nous mettrons en place le permis de conduire gratuit pour tous les moins de 25 ans. Car aujourd'hui, dans la ruralité comme dans les banlieues, ils sont 26% des jeunes privés d'emploi, faute de permis. Et puis entre nous, c'est cher. Et quand on a des jumeaux comme moi, c'est double peine. Donc, la gratuité du permis de conduire pour les moins de 25 ans, c'est une mesure de justice. Et à ceux qui me disent « Oui, mais les riches, ils ont les moyens de payer.

» Oui, mais justement, les riches, comme on va leur tripler l'ISF, ils vont le payer, le permis de conduire de leur enfant. Et ma France, elle sera écologiste car elle sera totalement décarbonée. Je le dis, je le répète, notre objectif est clair. Nous voulons une France décarbonée en 2050. C'est assumé. Et pour cela, nous faisons le choix du nucléaire. C'est assumé aussi. Mais c'est obligatoire. On n'a pas d'autre choix. C'est quand même grave que je sois le seul à gauche à défendre ça, quand même. C'est une réalité.

Nous, nous investirons massivement, massivement, dans les énergies renouvelables parce que nous en avons besoin, dans l'éolien, dans le solaire, dans l'hydraulique, dans la géothermie, mais aussi dans le nucléaire parce que c'est incontournable. Nous ne voulons dépendre ni du vent ni du marché. C'est pour ça qu'on a besoin d'énergie nucléaire en France. Et d'ailleurs, et là, c'est une différence que j'ai avec la droite qui veut aussi du nucléaire, nous, on veut du nucléaire, du renouvelable et une belle entreprise publique avec EDF et ENGIE. Nous voulons faire de l'électricité un bien commun.

Alors, la France des jours heureux, c'est aussi la République sociale et laïque, laïque et sociale que nous chérissons. Notre France, c'est celle de Voltaire et de Rousseau, c'est celle des Lumières, c'est celle de la Commune, c'est celle de Jaurès et de Louise Michel, celle qui bannit, celle qui est heureuse, celle qui bannit toute forme de discrimination, quelle que soit notre classe sociale, quel que soit notre handicap, quel que soit notre sexe, notre genre ou notre orientation sexuelle, quelle que soit notre origine, notre couleur de peau, notre religion, notre prénom. Je ne savais pas qu'on serait obligé de dire un jour en France que nous sommes tous égaux quel que soit notre prénom.

Oui, c'est dire. qu'on est tombé bien bas. Oui, notre France, c'est celle qui réaffirmera avec force et avec fermeté l'engagement laïc de la République. Et notre République laïque, c'est celle qui doit nous permettre de vivre heureux tous ensemble. Elle doit être fraternelle et je sais qu'elle est régulièrement mise en cause par toutes les formes de fascisme. Et c'est un vrai combat. Un vrai combat de faire vivre cette République laïque et universaliste. C'est un vrai combat de pouvoir protéger nos millions de concitoyens, de nos jeunes blessés, humiliés quotidiennement par la haine raciste et antisémite. Cette France-là, nous ne la voulons pas.

Nous voulons l'égalité pour nos jeunes, nos enfants qui vivent heureux ensemble. Eux ! Oui, c'est un vrai combat. C'est un vrai combat aussi. C'est un vrai combat aussi de protéger notre République qui est régulièrement encore attaquée par un terrorisme islamiste qui existe aussi et que nous devons combattre avec autant de force.

Et je le dis parce que certains y laissent la vie dramatiquement honneur aux caricaturistes et aux journalistes de Charlie Hebdo qui sont tombés pour avoir défendu la liberté et hommage à Samuel Paty assassiné pour avoir simplement exercé son métier et honneur aux Kurdes qui mènent en ce moment un combat contre l'intégrisme islamiste et qui subissent l'insoutenable bombardement d'Erdogan et de la Turquie solidarité avec eux. Oui, vous le voyez, c'est un combat. Cette France des jours heureux c'est enfin une France souveraine indépendante pour pouvoir parler d'une voix claire à l'Europe et au monde.

Une France qui sache défendre sa souveraineté faire respecter ses choix politiques et qui a une toute autre conception de l'Europe parce que nous ce que nous voulons c'est une Europe qui respecte les peuples une Europe qui respecte la France une Europe des nations qui coopèrent entre elles et qui tirent par le haut et qui nous permettent de partager tout ce que nous avons de meilleur.

Nous, nous voulons une France et un président de la République qui résistera aux traités européens et qui créera tous les rapports de force avec les autres pays pour défendre à chaque fois les intérêts de la France les intérêts de tous les peuples et celui de la paix Oui, la paix la paix et nous vivons sur une véritable poudrière une poudrière dans laquelle l'arme nucléaire au 21ème siècle reste encore une arme de dissuasion alors là par contre ce nucléaire là nous n'en voulons pas ça c'est clair et c'est pour ça que nous voulons défendre dans cette élection présidentielle le principe que la France et l'ONU prennent l'initiative de réunir les puissances nucléaires pour pouvoir ratifier au plus vite et tous ensemble le traité d'interdiction des armes nucléaires sur la planète il faut en sortir tous ensemble prenons ce chemin ce chemin du désarmement celui de la paix et quand j'entends quand nous entendons en ce moment les bruits des bottes claquées aux portes de l'Europe et d'ailleurs que ce soit les bottes des soldats russes ou celles des soldats de l'OTAN oui cette escalade nous inquiète alors si demain un incident se produit si demain la guerre éclate on pourra toujours chercher qui a tiré le premier mais comme à chaque fois ce sera trop tard alors ce que nous disons nous c'est d'abord d'arrêter d'être aligné derrière la politique guerrière des Etats-Unis et de retrouver notre voie pour promouvoir la paix et le dialogue on l'a déjà fait par le passé ce que nous voulons nous c'est enclencher rapidement la désescalade guerrière et c'est d'ouvrir des espaces de dialogue avec la Russie en tendant la main une main ferme mais une main ouverte pour dialoguer d'abord nous voulons un espace de paix et de sécurité collective pour nous pour la France pour tous les peuples d'Europe pour le peuple ukrainien comme pour le peuple russe c'est ça notre priorité mes chers amis je suis déterminé et je suis fier de tout ce que nous avons déjà réalisé et nous pouvons encore dans les prochains jours dans les prochaines semaines continuer de surprendre de convaincre beaucoup de monde en restant tels que nous sommes sincères honnêtes et toujours avec les bras ouverts nous voulons redonner un espoir à la France et nous voulons ouvrir un espoir nouveau à gauche pour lui redonner de la force allons reconquérir toutes celles et ceux qui sont orphelins d'un vrai projet d'émancipation humaine voilà notre ambition pour la France pour le monde du travail pour le peuple pour la gauche nous ne voulons laisser personne décider à notre place nous voulons bâtir ensemble la France des jours heureux aujourd'hui demain et jour après jour cette France qui veut d'abord compter sur son travail pour vivre dignement c'est la France belle et rebelle que chantait le poète cette France là mes amis cette France là vous qui m'écoutez peut-être pour la première fois elle est à portée de main et elle dépend de vous de chacun d'entre vous me donner de la force dès le premier tour me donner de la force maintenant c'est donner de la force à vos idées à cette France populaire digne qui veut se faire respecter d'abord alors je vous laisse imaginer imaginer là dans les jours qui viennent imaginez un peu la tête de Macron ou de Pécresse le matin petit déjeuner s'ils découvrent en ouvrant leur journal préféré le Figaro avec ce titre une percée spectaculaire pour Roussel ils vont avaler leur croissant de travers bien sûr qu'ils vont avaler leur croissant de travers c'est pas prévu dans leur plan ça c'est pas prévu dans le scénario on peut le bousculer le scénario mais continuez d'imaginer un peu imaginez imaginez un peu la tête de l'extrême droite si demain pour convaincre le monde du travail si demain l'électorat populaire choisisse de voter pour nous nous qui défendons vraiment le peuple sans le diviser mais eux aussi vont avaler leur croissant de travers et là et là vous verrez la presse que je respecte et qui est là qui fait un très bon travail et d'ailleurs ils diront c'est un coup de tonnerre et bien nous on dira calmement avec humilité comme nous sommes c'est pas un coup de tonnerre c'est juste un coin de ciel bleu qui s'ouvre et ce ciel bleu c'est celui que nous voulons comme horizon pour la France alors allons-y vive la France des jours heureux vive la République vive la France tous ensemble

Le discours de Fabien Roussel à Marseille en intégralité — Fabien Roussel · Pourquijevote