JEAN-MICHEL CLÉMENT, DÉPUTÉ : "LA GAUCHE DOIT FAIRE SON PRINTEMPS MARSEILLAIS !"
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il ya quelques jours le président de la république s'adressait au pays pour lui indiquer le chemin qu'ils n'entendaient faire prendre aux français il a nommé un nouveau premier ministre un gouvernement a été formé et pour en débattre pour en discuter aujourd'hui j'ai invité jean michel clément alors vous êtes avocat député de la troisième circonscription de la vienne c'est votre troisième mandat alors vous sais c'est un peu particulier vous avez été élu en 2007 à l'époque vous étiez socialiste qui est même proche de ségolène royal je crois vous avez été reconduit en 2012 toujours sous l'étiquette socialiste et puis en 2017 vous êtes d'abord investi par le parti socialiste puis vous avez l'investiture de la république en marche et le parti socialiste retire son investiture donc vous vous retrouvez élu sous l'étiquette de la république en marche et vous rejoignez le groupe parlementaire de la république en marge est alors votre particularité c'est que vous êtes le premier député de la république en marge du groupe parlementaire la pluie quand marche à avoir quitté ce groupe parlementaire vous le quittez à l'occasion du vote de la loi zee de l'immigration s'était donc 2018 vous claquer la porte je crois que richard ferrand vous avez dit c'est un péché véniel que de s'abstenir mais c'est un péché mortel que de voter contre et donc vous avez pris vos clics et vos claque si j'ose dire vous avez quitté le groupe donc depuis vous avez rejoint le mouvement de raphaël glucksmann place publique et vous siéger au sein du groupe liberté ces territoires alors liberté et territoires c'est un gros con les spectateurs du petit coup de bonbons des entretiens des petits coups de bourbon connaissent bien mais il faut dire que c'est un groupe qui accueille beaucoup de profils politiques différents et où il ya une très grande liberté de vote de parole d'expression donc c'est pas un bloc monolithique comme on pourrait le penser et ce qui m'intéresse particulièrement c'est que à la rentrée prochaine vous sortez un livre alors il ya un titre de travail pour l'instant je crois qu'au mans comment vous appelez ça je pense que ça va je crois ça va s'appeler fidèles rebelles fidèles rebelles d'accord et vous le sortez shekels l'éditeur vient normalement ça sera chez un éditeur régionaliste qui s'appelle geste édition qui est très connu dans la région poitou charentes à la base mais qui vocation aujourd'hui à couvrir toute la nouvelle aquitaine bien évidemment avec des relations avec l'ensemble des libraires au niveau national mais j'ai fait un jeu optez pour une édition régionaliste parce que je pense que dans un premier temps il faut fut aussi faire travailler les circuits courts 1 et je pense qu'il ya des compétences aux régions il faut s'appuyer sur eux aussi également alors on vous écrivez macron ne fait pas de politique il incarne l'idée selon laquelle on pourrait gouverner sans faire de politique qu'on mangeait à une collectivité locale en étant prétendument apolitique alors vous trouvé qu'en ce moment il fait pas de politique si l'épreuve des faits démontrent la verse aujourd'hui parce que rien plus le temps passe les 300 premiers jours enfin les trois premières années pardon ont démontré que c'était le discours ambiant de dire on chipote politique donc je gouverne avec toutes les bonnes avec des bonnes volontés d'où qu'elles viennent mais au fur et à mesure que les textes se sont additionnés on a bien compris que se dessinait une politique donc si je fais pas de politique il fait une politique de droite malgré tout qui se dessine avec le temps après la question des hommes et des femmes qu'ils incarnent aujourd'hui bon on peut s'interroger de savoir parce qu'il ya quand même un espèce d'assemblage complexe je relis au gouvernement mais c'est clair que les conseillers du vendredi aujourd'hui ont amené macron à choisir des hommes et où des femmes qui sont très marqué à droite et qui sont confirmés à droite le dernier remaniement le prouve darmanin promu le maire maintenu on a aujourd'hui castex qui remplace philippe on est toujours dans la même veine alors est ce qu'il fait de la politique au sens politicien oui c est ce qu il fait de la politique au sens ce mot orientations politiques une haute tension de droite aujourd'hui on peut dire que les deux se rejoignent parce que les hommes qui l'incarnent et la politique et le conduit se rejoignent alors vous avez une phrase quand même assez assassines ou dit derrière chaque texte proposé au vote du parlement se trouvent des mesures de nature à faciliter la enrichissement de ceux qui possèdent déjà équiterre vous ne laissez le président des riches mais écoutez si vous regardez bien moi je me suis livré à une analyse des différents textes successivement qui ont été posées loi de finances je dirais des textes en matière économique quelque part en réalité c'est là qu'est la subtilité de macron cirque eux il ne fait pas de politique au sens où on pouvait l'entendre historiquement au départ mais il mais il fait une politique qui sert toujours les mêmes toujours les mêmes et c'est très subtil à analyser chacun des textes est suffisamment libéral pour que ceux qui détiennent le pouvoir ils trouvent leur compte c'est systématique systématique la fois une mesure qu'on supprime ou une mesure qu'on encourage c'est vrai dans tous les textes économique c'est vrai dans les textes fiscaux mais c'est vrai aussi dans la normalisation la simplification présentait comme étant on va décongestionner l'économie on va donner de la respiration aux affaires etc mais à chaque fois c'est un libéralisme qui est avancé donc en réalité oui tout à chacun qui a un intérêt il trouve son compte et mâcon s'est parfaitement desservi c'est quoi ces deux syndics de copropriété des riches ça ressemble un peu à ça oui oui syndic de copropriété ou alors peut-être chef sur son image pour le dire mais un espèce de lobbyistes de 2,2 d'affaires de premier choix alors vous dénoncez également là ce que vous appelez la croyance libéral c'est à dire la théorie du ruissellement ouais bah oui vous avez bien compris que libérer les énergies simplifiée des relations du travail la flat tax je dirais jsf chaque fois quelque part on donne plus à ceux qui ont déjà et en disant on fait le pari ou la croyance selon laquelle on va remettre de l'huile dans le moteur pour le moteur fonctionne mieux en réalité on n'a pas vu on a vu des dividendes augmenter chaque année ou presque on n'a pas vu des résultats sur l'emploi en tant que tel c'est pas ça en tout cas qui a fait augmenter l'activité économique et l'emploi donc oui il ya des gens qui se sont enrichis ce serait intéressant de faire un bilan en début et en fin de mandat pour savoir où sont passés les richesses pendant ces cinq années mais je peux vous assurer ceux qui ont plus et qu'il y avait beaucoup en plus et ceux qui n'avaient pas au mieux ils ont la même chose au pire ils ont pourtant emmanuel macron et jean castex encore lors de son discours de sa déclaration de politique générale ont mis en avant l'attractivité de la france pour les investisseurs alors est ce que est ce que c'est vrai est ce que c'est une bonne chose ou pas mais c'est pas nouveau la france a toujours était attractive sous les gouvernements de droite comme de gauche pourquoi la france se caractérise par d'une part des infrastructures de qualité des universités de qualité une recherche qui est toujours très en avance par rapport à d'autres même si on n'en voit pas directement les résultats un système de santé performant je dirais une jeunesse une culture qui tout le monde nous envie et quelque part tout ça ça et ce sont des éléments non monétaires qui font la richesse de la france qui amène les entreprises à se poser en france parce que il ya un cadre et de jeu favorable pour que l'or aux ouvriers lors leurs salariés leurs cadres puissent s'installer et l'attractivité c'est pas que une attractivité fiscale ou financières c'est aussi une attractivité économique globale et quelque part la france oui à présent tous ces caractéristiques là donc vous avez vous installé des gens à toulouse à lille à strasbourg à bordeaux ou à nantes sans parler de paris qui est la petite france vous avez quand même un intérêt c'est pas forcément un exil que d'aller de venir travailler de londres allait travailler à bas à toulouse ou devenir de dublin à aller travailler à lille ou à strasbourg à chaque fois on y trouve son compte donc quelque part oui la france est attractive mais mais de tout temps mais par rapport à son histoire par rapport à ce qu'elle représente après on va on pas à dire on va pas faire un paradis fiscal on pourrait mieux faire on n'est pas l'irlande en la matière un donc je pense qu'ils la france est attractive et de dire oui on a encore le plus d'investissements en france cette année c'est pas par rapport à la politique ont conduit c'est par rapport à l'image représente une des premières réformes annoncées ou plus exactement qui va être poursuivi c'est la réforme des retraites alors d'une part on comprend pas cette obstination à remettre sur le tapis une réforme qui divise profondément le pays et qui dans un moment où il faut relancer l'économie ou faut relancer le pays où il ya une incertitude sur une deuxième vague du coc u19 pourquoi s'obstiner à remettre sur le tapis donc cette réforme des retraites et deuxièmement qu'est ce que vous en pensez de cette réforme des retraites votée cette réforme allait aborder de manière dogmatique complètement dogmatique parce que l'idée qui est conscient et c'est à dire il faut une retraite je dirais et à égal mais en tout cas équitable pour tous tout le monde est d'accord avec ça système universel personne ne peut être en désaccord avec ça mais par contre on part d'un constat on part d'une situation qui fait que de toute manière dans cette opération on a déjà des régimes déficitaires on a des régimes excédentaire on a des régimes qui se sont équilibrés y compris les mesures suffisamment tôt pour s'équilibrer on a des situations de travail qui sont très différentes les unes des autres la pénibilité on a des activités qui sont très différentes en termes de revenus donc tout ça il y avait un ensemble de critères qui fait de mon point de vue met en place on a eu notre système déficitaire comment on fait pour les rendre demain des retraites je dirais convenable pour tous première chose deuxième chose on a des régimes qui sont équilibrées dans la durée le seront ils on nous dit il ya des régimes qui ne seront pas donc il faut tout de suite les mettre dans le bon comme un régime universel sauf que pour certains d'entre eux ils sont au moins 30 ans ou 40 ans pour eux avant qu'il ne soit en déséquilibre donc ils ont tout le temps d'y rentrer lesquels par exemple va je prends ce régime certaines professions indépendantes j'étais avocat l'origine des avocats le régime des vétérinaires par exemple saisir gym là on dit oui mais la courbe démographique de ma montre qu' il y aura moins d'avocats c'est faux car à moins de vétérinaire savas à démontrer mais en même temps si on a la possibilité de vérifier qu avec le temps ces équilibres là sont en train de se renverser bon on a tout le temps de les faire rentrer dans un régime universel on a des certains qui sont structurellement déficitaires déjà les par les salariés venez par exemple financier le monde agricole bon on le sait donc très bien et s'ils ont été déterrés lutteurs sont misérables bon il faut l'augmenter mais il faut pas non plus faire ça n'importe comment je dirais vouloir traiter tout d'un coup c'est une erreur fondamentale fondamentale donc aujourd'hui on en paye les conséquences vous dites des régimes particuliers remplaceront les régimes spéciaux et vous expliquer de ceux ci c'est le pauvre qui finance une partie de la retraite du riche alors expliquez nous ça l'a écouté ses pattes c'est pas compliqué aujourd'hui déjà qu'est-ce qui se passe l'espérance de vie d'un d'un sale d'un ouvrier et l'espérance de vie d'un cadre il ya 13 ans d'écart si vous dites tout le monde cotise de la même manière par définition celui qui vivra moins longtemps financera celui qui arrivera plus longtemps donc quelque part on a fondamentalement déjà un écart qui équipa qui n'est pas acceptable en tant que tel donc 6 a cédé un point l'espérance de vie c'est un élément clé du système aujourd'hui c'est pas le cas donc vous dire tout le monde lui un point à cotiser égale un point de retraite sauf que pendant combien de temps on en profite et c'est là que ce qu'on se constitue des écarts des gens qui travaillent les métiers très pénible par définition ils ont pas une espérance de vie heymans et ma longue les statistiques le prouvent et le nom et le montre donc ça c'est pas juste ça c'est profondément injuste socialement et tout simplement donc il faut revoir il faut on peut pas accepter ce système là au nom d'une prétendue universalité d'égalité l'impôt sur la fortune en vous en parliez là tout à l'heure il y a comme l'opinion a été a été choqué de la modification de cet impôt qui aujourd'hui l'impôt sur la propriété immobilière est ce que vous êtes pour le rétablissement de liesse est fou pas alors sur la question du sfc une vieille question j'ai que je dis que c'est un impôt imbécile oui je le dis parce que je considère que pour moi là il faut un impôt sur le capital mais est-ce que c'est celui-là qui nous faut quand vous regardez l'évolution des patrimoines dans le temps dans les années 60 il y avait une étude du credoc dont je me souviens qu'ils montraient que grosso modo 10 % des français détenait 50 % de la richesse cinquante ans plus tard on avait 5 % des français qui détenait plus de 60% de la richesse on a mis en place via sa femme - donné bon est-ce que ça a rétabli ses équilibres là non pourquoi parce que d'une part les valeurs ont changé dans les années 60 l'immobilier la terre représentait la valeur forte d'un patrimoine aujourd'hui ce sont les valeurs financières qui prennent des valeurs très importantes et donc la question qui est posée là aujourd'hui c'est à dire comment on fait pour que il y eu de mobilité du patrimoine si les droits de succession il participe de la mobilité du patrimoine aujourd'hui droits de succession côtes dès qu'on veut y toucher on a l'impression qu'on va vous prendre votre petite maison alors que vous payez pas un pauvre sarkozy en avait très bien joué d'ailleurs pendant sa campagne en disant on va vous prendre votre maison on va faire payer droits de succession alors que c'était pas du tout ce qui était prévu mais ça suffisait pour effrayer tout à chacun or moi je considère qu'il faudrait mieux prélever au moment des transmissions de patrimoine de manière substantielle à la il faut pas y aller avec le dos de la cuillère faut taper fort plus parce que ça veut dire que si on fait ça à la fin ça veut dire que avant le patrimoine il aura bougé entre les deux oui mais vous avez dit veritate français música l'instant l'exemple sarkozy la petite maison mais c'est du vécu comme ça délire que bien souvent la maison la maison de famille mais la maison des parents et il essayait mais si le soleil qui est le seuil est exonéré c'est pas compliqué aujourd'hui un couple qui a deux enfants et qui a une maison qui vaut cinq cent mille euros et paye pas de succession et dans ma région cinq cent mille euros je peux vous dire c'est très très très très très belle maison donc ces gens là on les a effrayé alors même qu'ils aient jamais payé un centime de résurrection sauf que droits de succession on le paye qu'une seule fois puis quand on est mort on le voit pas d'accord c'est les enfants qui le voit par contre il y est c'est fait coc c'est tous les jours c'est tous les jours fait tous les ans qu'est ce qui représente le plus de valeur recrutement des français aujourd'hui ceux qui ont beaucoup d'argent c'est le patrimoine mobilier n'est pas le parti wons immobilier donc succès quelque part il ya un détournement les contrats d'assurances ne sont pas dedans les valeurs mobilières de placement les obligations les actions tout ça c'est pas de dans les différentes et bons de capitalisation tout ça donc tout ça c'est pas dedans et là on fait comment on remet tout à plat ah bah écoute et oui moi je pense qu'il faut repenser le système il y avait une base qu'on peut trouver y avait pleins pleins d'exonération qui est qui existe aussi mais les oeuvres d'art les forêts et bien le agricole oui à long terme etc même si on peut se poser des questions savoir à qui profite à qui profite la location parce que si c'est des terres qui sont exonérés au 3/4 pour être loués à des sauces ya des sociétés qui sont détenus par des fonds privés on peut s'interroger de savoir si ça vaut bien le coup quand on exonère les terres des trois quarts de leur valeur fait il ya vraiment tout à remettre à plat vous avez raison les élections municipales ont été marquées par une abstention record et ça questionne l'ensemble de la représentation nationale parce que l'abstention ne cesse de gagner des points à chaque consultation d'abord comment vous expliquez ça comment ça se fait que les français il ya un peuple est essentiellement politique un très politique qui se mobilisent régulièrement qu'ils sont capables de descendre dans la rue avec des gilets jaunes on a vu que la mobilisation contre les retraites désertent les urnes ça veut dire que le système de représentation n'est plus à la hauteur de ce qu'il devrait être écoutez moi je m'interroge effectivement sur ceux sur cette fin sur ce sujet j'ai souhaité d'ailleurs dans le cadre de mon mandat interrogé mes concitoyens sur cette thématique et j'ai produit un documentaire qui s'appelle à la croisée des chemins documentaire de 43 minutes ou 9 ans je suis allé passer pendant qu'il ait fait ce sont et c'était une société que j'avais mandaté pour ce faire pour interroger à 100 de mes concitoyens de ma circonscription tous âges toutes professions actifs et inactifs retraités et autres pour leur demander leurs relations par rapport à la représentation de l'élu quels qu'ils soient leur part lors députés bien sûr mais aussi leurs élus locaux qu'est ce qui en ressort la question de la démocratie représentative effectivement été posée aujourd'hui dire que les gens ne se retrouvent pas forcément dans leurs représentants ça c'est une chose après ils en appellent certains une démocratie directe c'est démocratie directe en réalité est là ses limites on le voit on le sait bien on a tenté avec par exemple adp le référendum d'initiative partagée le seuil est trop oui parce que la constitution est mal faite sur ce point mais entre les deux il ya de la place pour la démocratie participative je pense donc quelque part il nous faut inventer un système dans lequel entre deux élections nos concitoyens ils doivent être appliquées dans la vie les concernent un peu plus qu'ils ne le sont aujourd'hui mais plus qu ils ne sont aujourd'hui donc si vous les écarter je dirais de tous les cinq ans tous les six ans c'est pas suffisant donc il faut impérativement autant que faire se peut les associer au plus près d'édition qui les concernent c'est vrai pour des élus locaux pour des collectivités locales c'est vrai pour des départements c'est vrai pour des régions c'est vrai pour les parlementaires aussi moi je pense que c'est la crise de la représentation passe aussi par un mode de nos modes d'exercice de la démocratie c'est quoi être fière des référendums locaux spécialement la question du référendum il faut faire attention à ça parce que c'est ce que c'est qu'un référendum premièrement cement répond pas la question qui est posée soit on en profite pour se lâcher sur des sujets sont après on va pas réussir à les mettre en place si on les met pas en place ça va se retourner contre celui qu'il a initiés non non je pense qu'il faut trouver des modes de participation qui peuvent être très adapté aux circonstances tiers par rapport à des projets comment vous associer les citoyens par exemple vous vous dites on veut faire c'est pas moi une retenue collinaire dans un endroit comment on associe un parc éolien on veut faire une chose pareille zones touristiques une zone commerciale comment est-ce qu'on associe les citoyens la décision qui va concerner voilà une collectivité qui va prendre la cette mesure on peut parfaitement consulter les gens parce que moi je vois bien j'étais président de pays on avait les conseils de développement on sait développement quand on voulait les réunir à duras a fait des réunions de plus jeunes avinés pas en revanche après il vous reprocher de ne pas vous avez d'avoir été consultés sur certaines missions qui vous étaient deux prises donc en réalité moi ce que j'ai pu constater c'est que quand on met en place une institution durable avec le temps de toute manière et s'étiole c'est pour ça qu'il faut plutôt réfléchir de mon point de vue par départ projet était abandonné voilà on a un projet dont on consulte la population on consulte les habitants on consulte tous ceux qui sont concernés par ledit projet si l enquête d'utilité publique ça mais n'empêche une enquête d'utilité publique vous savez bien ce que c'est d'abord c'est ce qu'on a à consulter les avis l'affichage en mairie est-ce qu'on va aller rencontrer le commissaire enquêteur est-ce qu'on a la capacité à donner son avis par écrit comme ça c'est compliqué une enquête et des publics ses réserves et parfois des initiés à des gens intéressés par le projet mais tout ce qui compte c'est plutôt ceux qui s'expriment pas comment on va chercher ceux qui ces primes pas c'est ça la difficulté donc il faut qu'on trouve des modes pour aller consulter la population certains ont réussi un mois je pense on parlait de place publique tout à l'heure je pense à un élu alsacien qui avait pris la mairie où ils étaient où qu'ils étaient à 70% front national et donc il s'est dit mais pourquoi ce qui va pas donc il a changé complètement le mode de gouvernance il a fait en sorte d' associer autant que faire se peut tous les citoyens aux décisions qui concernaient sa commune à la fin il a été élu et réélu brillamment à chaque fois avec une participation importante donc je pense qu'on a réfléchir à penser autrement la démocratie ce soit à ces modes d'expression est ce que le problème vient pas de l'inversion du calendrier qui avait mis en place lionel jospin c'est à dire les législatives après la présidentielle qui font que arithmétiquement enfin logiquement mécaniquement on a eu une assemblée qui est vraiment monocolore ou en tout cas qui qui découlent de de la présidentielle personnellement je me suis toujours opposée à ça je l'avais dit en son temps que c'était une bêtise que de faire cela et qu'on allait changer complètement l'esprit de la vème république avec qu'on allait renforcer le régime présidentiel qui déjà fort de danse par essence mais que avec en inversant le calendrier qu'on allait en plus le renforcer parce que quand on avait 75 ans on avait entre guillemets de risque ou l'avantagé d'avoir une cohabitation donc un espèce d équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif et on a eu de la 5ème régis et fort bien absolu période de quatre mois j'ai trouvé ça plutôt très bien voilà il ya eu deux cohabitations qui se sont parfaitement passé c'était peut-être original mais en tout cas les choses se sont bien déroulées et me semble-t-il ça n'a pas du tout à porter atteinte à la vie démocratique et je pense que ce système là il avait au moins sept vertus que de limiter les excès et de l'un et de l'autre vous êtes pour le retour au septennat je pense qu'il faut y réfléchir oui je pense qu'il faut gérer en septembre ça veut dire qu'on peut en faire deux on peut faire 14 ans ben non mais justement moi je suis plutôt pour accepter la unique pourrait plutôt pour accepter l unique parce que si vous avez la question d'adn la vème république tout le monde il faut une sixième république quand on a dit ça on n'a rien dit parce qu'on sait pas ce qu'on va mettre derrière dans la question qu'il faut se poser c'est de savoir est-ce qu'on vergil présidentielle ou un régime parlementaire alors nous disent les français sont attachés à l'élection du président au suffrage universel donc et par derrière le président vous dis moi il faut une majorité fidèles et aux ordres c'est comme ça qu'on en arrive ce qu'on voit aujourd'hui des conseillers à l'elysée qui pilote et puis un exécutif qui n'est en fait qui était un exécutant des décisions de l'elysée et un parlement qui vous dit quelque part dans votre livre d'ailleurs que vous trouvez que les conseillers élyséens en plus de pouvoir qu'un député bien sûr mais bien sûr mais comment est-ce possible parce que parce que qu'est-ce qui décident aujourd'hui c'est le président de la république et ses conseillers donc quelque part le parlement n'est qu'une chambre d'enregistrement devenus ces sites une évidence c'est aussi une chambre d'enregistrement parce qu'il n'ya pas de proportionnelle et que de toute manière le groupe majoritaire sauf accident votre toutes les lois qu'on lui soumet mais si vous dites moi j'ai vu trois mandats sincèrement je pense qu'il y avait une pratique de la politique différente dans les mandats précédents là aujourd'hui cette majorité pléthorique inexpérimenté fait que quelque part les gens sont totalement aux ordres on leur dit de voter ils votent comment ça se passe et vous qui avait été dans groupe parlementaire comment ça se passe et je suis pas resté longtemps vous êtes resté un an non même pas pas même pas non non non je passe et comment ça se passe et un texte de loi arrive et exhale où arrive toute façon vous avez les éléments de langage on vous donne les éléments de langage et à partir ça vous partez avec ça qui vous répéter ce qu'on vous dit donc il n'y a pas de débat à rien il ya eu des débats afin sur des sujets mais le texte sur l'immigration je m'en souviens attendait c'était quand même c'est surréaliste on fait un rapport d'évaluation de la loi la précédente le jour on passe le projet de loi en conseil des ministres c'est le jour où je présente mon rapport en commission des lois à quoi sert mon rapport alors que la loi est déjà écrite on a fait un débat avec colons en groupe on le hait j'ai dit nous avons dit ce que l'on pensait d'eux du texte aucun de nos amendements a été repris aucun aucun aucun zerg le texte il est écrit c'est ça point donc si vous voulez moi je pense que fin lie la construction de la loi elle ne peut pas venir que d'un seul camp qu'est ce qu'on disait vos collègues c'est à dire tout le monde puisque je veux bien qu'ils aient eu des parlementaires qui n'avaient pas d'expérience nouveaux députés mais il ya un mais des gens qui avaient un parcours politique ils ont accepté ça tout à coup de dire si les fonds ne oui quelque part ça veut dire que si vous n'étiez pas d'accord vous étiez frondeurs sa s'est réunie sens du mandat d'avant donc quelque part on voulait préférant voulez pas deux frondeurs c'était alors que lui-même en avait été un au départ 1 donc résultat des courses je veux qu'une tête je marque une tête donc quelques mais c'est encore comme ça aujourd'hui je suis pas dans le groupe majoritaire matin je sais pas trop parce qu'il ya quand même des groupes qui se sont dessinées depuis hier donc je pense que il ya un peu de se délite un peu tout ça hein alors après moi je sais pas mais c'est une pratique qui n'est pas qui n'est pas saine pour la démocratie parti qui n'est pas saine pour la démocratie moi j'aurais rêvé d'un gouvernement de coalition auquel cas il y avait des compromis auquel cas il fallait trouver des désaccords entre différentes tendances et là on aurait eu des mots à mon avis beaucoup plus équilibrée parce que des rapports de force qui se serait institué entre différents groupes alors que là aujourd'hui et vont même s'ils ont marché dans temps perte de vitesse c'est le modem qui se rend aux forces qui prend des forces et de toute façon la majorité voyez bien hier que 345 voix sans problème comme le modem et la très très présent et c'est ça fait c'est un espèce de système de hausse communicants clients marche faibli plus le modem prend de la force mais c'est toujours la majorité ça vous dit un des problèmes c'est que l'ordre du jour efi de l'assemblée est fixée par le secrétariat général du gouvernement ça on le sait pas assez serre que l'assemblée qui normalement devrait avoir l'initiative en faire des lois ou en tout cas décidé elle-même de quantel examiner un texte et comment l'examinent est totalement dépossédé de cette possibilité mais ceci dit c'est pas nouveau un seul état général du gouvernement c'est un peu lui qui fixe l'ordre du jour quelque part lorsque les textes sont prêts at a board et c est quelque part là sur eiffage dire l'orchestration elle est là quoi donc le parlement est ce que le texte est en état d'être débattues discutées c'est le top de départ est donné par le secrétaire général du gouvernement nous ce qu'on avait demandé avec jean luc warsmann lorsqu'on avait fait le rapport sur l'amélioration du fonctionnement du parlement tout ce qu'on voulait c'était comme nos amis allemands qu'on a un ordre du jour connues à l'avancé glissant au moins sur un an les allemands c'est sur un an on avait demandé 6 mois déjà te dire là nous on voudrait savoir quel texte on va examiner dans les six mois qui viennent pour quelqu'un aujourd'hui vous le savez pas non non vous découvrez les textes quant à l'ordre du jeu alors la conférence des présidents le mardi matin allez on se pensait qu'ils allaient le texte doit être examiné alors évidemment si vous êtes dans leur canne du pouvoir vous savez grosso modo comment ça va arriver mais en réalité on n'a pas de connaissance précise de la date à laquelle on prête à examiner les textes donc ou comment vous travaillez comme ça vous êtes mis dans le bain devant le fait accompli ça c'est vraiment un déficit de fabrique de la loi est défaillante tiens j'en revient justement au projet de loi sur les retraites on s'est aperçu à ce moment là que les études d'impact de la loi et était elle aussi très défaillant talent l'étude d'impact pour qu'on comprenne bien ce que c'est c'est quels sont les effets que va produire la loi sur la vie de nos concitoyens ça sert ça c'est la bonne définition mais c'est toute la difficulté des études d'impact d'aujourd'hui dire que nous mais ce que je constate c'est que l'étude d'impact parfois vient justifier a posteriori le texte de loi qu'on vous a proposé donc si on avait le temps je dirais d'abord et la loi on aurait une étude d'impact solide qui serait faite préalablement et ensuite on aurait le texte de loi qui viendrait il ça peut nous permettrait de faire le contrôle après coup on vu d'étude d'impact le texte qui est voté et et le contrôle législatif qui va derrière d'évaluation ce qu'on appelle évaluation mais aujourd'hui on évalue pourquoi par rapport à quoi une étude d'impact qui est mal fait il ya une loi qui est votée qu'est ce qu'on évalue on évalue à posteriori des choses qui sont pas cohérentes là on est défaillant dans la fabrique de la loi donc l'étude d'impact ça a été une avancée de la réforme de la constitution de 2008 mais pour autant elle sait avec le temps là encore un petit peu effiloché parce que on en a pas donné la la mesure complète de l'étude d'impact des fois elles sont bâclées il faut il ya des éléments qui manquent et c'est trop tard pour les rétablir quoi et ça c'est lié à la pratique gouvernementale depuis trois ans où ses antérieurs non ça c'est c'est une dérive qu'on a constaté avec le temps quand tout cas elle n'a pas été corrigée dans les trois dernières années non non non non non pas du tout pas du tout va du tout non non non non c'est une digne c'est une défaillance parce qu'on légifère cette montre aux dons qu'on a des études d'impact qui sont souvent un peu bâclé et puis on earth qu'on sait pas trop c'est qu'ils les équipes qui les fait les études d'impact parce que parfois on aimerait avoir une mais la météo la question que je me pose c'est qui qui les fait justement abbas et soit ce sont souvent les ministères qui les font les études d'impact à c'est pour ça qu'il faudrait plutôt qu'on est que le conte seul le cee interviennent suffisamment tôt pour faire des études d'un conseil économique et social et environnemental en interviennent pour avoir effectivement en amont une approche je dirais des éléments objectifs mais quand on a des rapports qui sont faits qui arrive après coup c'était le cas pour la loi ces immigrations cea faire un rapport très intéressant très riche mais sauf qu il il a été présenté par les rapporteurs une fois que la loi était déjà écrite fric donc il sait même plus à grand chose il ya peut-être des choses qui sont ils se croisaient mais en tout cas ça aurait été comme plutôt judicieux que d'avoir des études d'impact fait avant le sait ce qu'ils soient prononcés avant pour qu'ensuite on fasse la loi me semble-t-il vous dites qu'il ya des défaillances dans la fabrique de la loi mais il semble que cette défaillance menace même les libertés publiques serre que vous inquiétez dans votre livre d'un certain nombre de lois qui ont été adoptée la loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme et donc 2010 est la fameuse loi anti casseurs et puis la loi qui a été censuré récemment par le conseil constitutionnel la loi contre la haine sur internet la loi avia qui a été quand même alors là pour le coup vidé de son contenu mais mais à l'évidence il ya quand même un vrai problème aujourd'hui dans la fabrique de la loi sert qu'on va toute vitesse et on va toute vitesse sur des textes que langage quand même rien moins que nos libertés liberté d'expression liberté manifestation liberté circulation quand ça se fait on est on a quitté la démocratie on est passé dans autre chose si je pense que je sais pas si c'est une question qu'une question de loi là aujourd'hui c'est mon avis à un problème sociologique qui nous est posée aujourd'hui j'ai l'impression que nos concitoyens au nom de leur propre sécurité on n'accepte plus avoir de les autres privée de liberté au nom de leur propre sécurité sans prendre la mesure que c'est en même temps leur liberté qui sont qui sont qui sont touchés quoi c'est ça moi ça m'a toujours frappé sa de se dire attendez la liberté de manifester oui c'est on a toujours pensé que c'était acquis pour toujours or quand vous regardez comment sont faites les doigts aujourd'hui elle apercevez que c'est pas gagné mais je prendrai pour exemple la dernière loi sur la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à la fin du mois d'octobre bon si on a une rentrée un peu chaude d'accord socialement parlant c'est à dire au nom de l'état d'urgence sanitaire on va pouvoir prendre des mesures coercitives pour empêcher les rassemblements au nom de la sécurité sanitaire alors qu'en réalité ça va peut-être touché l'interdiction de manifester et donc les gens sont seront ne prennent pas la mesure de ce laser qui est quelque part et il accepte l'idée même de voir leur liberté comprimés dès lors qu'il pense que c'est pour leur propre sécurité elle cowitz etc ces expressions pour protéger ma santé il faut pas vous rassemble y y et donc je fais de voter donc vous allez pas manifesté quel que soit le texte sur lequel ils vous voulez aller mal et la cause qui vous amène à manifester donc c'est pernicieux comme système c'est à dire que là je pense que gouvernement a parfaitement bien compris les faiblesses de la société aujourd'hui par rapport à ça donc quelque part les mesures sécuritaires on peut les prendre dès lors que c'est les dites mesures sont censées protéger votre propre liberté c'est comme ça qu'on le vend l'idée parce que la loi sécurité intérieure c'est le premier texte qui est arrivé en milieu 1017 sur l'état d'urgence état d'urgence on l'avait prolongée en fin 2016 alors même que ce n'était pas nécessaire tout le monde était d'accord pour dire on arrête là on en est là il plus de raison sauf que on s'est dit oui mais si pendant les élections présidentielles législatives ya un mauvais coup et qu'il faut à nouveau prendre des mesures d'urgences qu'est ce qu'on fait il faut re convoquer le parlement en pleine élection bon ça va être compliqué qu'est ce qu'on fait donc toutes tendances confondues on a accepté de prolonger l'état d'urgence de six mois fait pour des raisons je dirais tout simplement de protection juridique en disant si on a besoin on pourra servir des instruments qui sont déjà dans la loi sauf qu'on est arrivé au 1er juillet on aurait pu laisser tomber les choses il ya plus de raisons le 1er juillet 2010 cette voie là rien n'avait pu au 31 décembre mais n'avait encore moins au 1er juillet puisque les élections était passée s'était rien passé l'affairé était entendue mais non on nous fait une loi sur la sécurité intérieure et là on met dans le droit commun des mesures d'exception dictée par l'épargné l'état d'urgence moi j'ai pas voté ce texte j'ai commencé de sortir tant marche larmes dès le début dès juillet 2017 j'étais lui 18 juin dès juillet 2017 je venais pas donc pas ce que gym étonné c'est pas le contrat c'était pendant le bouquin de macron cette histoire la révolution un bouquin je n'étais pas dedans par contre les libertés publiques hop on entérine le fait de dire on va les comprimés et après bon il ya eu d'autres après coup oui la loi sur le fait que muse voilà et puis bon la loi c'est du migration la loi vient vous l'avez dit le la loi la loi sur l'état d'urgence sanitaire c'est la loi anti-casseurs d'indicateurs possibilité de pour la transférer qu'administration dao bgc voilà français au préfet des pouvoirs que d'habitude il s'en prit part enfin c'est une décision j'ai un siège il a brossé comprend la victoire voilà voilà donc cibler tout ça fait que oui il ya une atteinte aux libertés macron quel rapport entretient t-il avec les libertés est ce que c'est quelqu'un qui est épris de liberté où est-ce que c'est pas son problème écoutez moi je ne suis pas suffisamment un type de macron pour savoir qu'est ce qu'il pense fondamentalement mais quand même ça me préoccupe que de voir prendre des mesures de cette nature parce que des personnes enfin président de la république va pas dire qu'il n'est pas attaché aux libertés pas en france mais quelque part laissé faire on peut s'interroger peut s'interroger sur le fait de laisser passer des choses qu'est ce qu'il en est 2 de pouvoir qu'on lâche ou en tout cas qu'on veut contrôler donc sacem parce que qui ne dit mot consent ça ça m'agace un peu quand même je pense qu'on aurait dû dire stop on fait ce que beaucoup de nos concitoyens aujourd'hui 10 c'est plus c'est plus tout à fait une démocratie s'est pas encore une dictature mais c'est une espèce d'entre-deux une démocrature ça fait absolument mais je pense qu'on a et on non on est en train de verser doucement mais sûrement vers ça absolument que délivrer le fameux régime libéral que macron dénoncé au début de son mandat en septembre voilà la hongrie par exemple mais on fait pas mieux je pense qu'on fait pas mieux lorsqu on analysera à la fin du mandat sous l'angle des libertés publiques tout ce qui a été fait tout ce qui a été pris heureusement qu'on a le conseil constitutionnel qui est qui en met un peu d'ordre dans la maison où le conseil d'état qui casse mais ô combien de fois on s'est fait on s'est fait aussi condamnée par la cour européenne donc quand je m'inquiéterais je me posais des questions vous pensez que nos libertés sont en péril nos libertés sont en péril je sois pas de mai où le mot est fort mais elles sont je dirais grignoter de plus en plus affectés oui par des mesures que de contraintes ouais ce liban est salée mais je vous dis au nom de la sécurité c'est tellement facile de prôner la sécurité et d'accepter de cette sécurité de renoncer à ces libertés et c'est que cela suppose aujourd'hui alors des libertés à la justice il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement la nomination de d'eric dupond-moretti alors vous en parlait d'ailleurs dans votre livre vous dites que vous avez de l'admiration pour lui un confrère un avocat mais ça peut être un excellent avocat est ce que ça va faire un bon ministre de la justice que des mots d'abord j'ai été surpris de sa nomination d'abord c'est lui qui a accepté qu'il soit et qu'il est était proposé ça me surprend pas parce que macro on a proposé à proposer à beaucoup d'autres des des suggestions s'est fait partie de cet acte 1 qui vous avez des non non non mais je oui on a forcément tout le monde le sait mais je dirais que dupont ben moi ce qui m'a surpris c'est que dupont moretti accepte de se mettre dans cet euro connaît son passé on connaît ses positions des dossiers qu'il a traités ces combats moi en tant qu'avocat il ya le fond et la forme mais en tout cas sur le fond je me retrouve dans les combats qui ont été les siens chez que sur la forme il agace un certain nombre de mes confrères mais parce que c'est quand on a les résultats que quand on lui connaît on peut comprendre que et puisse agacer certains mais moi je suis jamais jaloux de la réussite des autres quand il s'agit de défendre les intérêts de mes concitoyens au contraire je me réjouis que en phase avancée les libertés ou en tout cas on fasse reculer quelque sorte de décision moi j'ai été surpris parce que ça m'étonnerait qu'il durerait longtemps enfin c'est mon sentiment je pense que en aparté on rigolait avec quelques copains on disait que il va il fera six mois dont trois avec sursis mais je pense que ça peut être ça parce que je sais c'est pas ces patients shreiber mais c'est pas loin du record c'est pas mais enfin je pense qu'il va avoir quelques déboires parce qu'ils pensaient qu'il n'arrivera pas à imprimer sa marque et à je pense que ça va être compliqué je pense que ça va être compliqué même s'il a pris un magistrat comme chef de cabinet pour envoyer un gage justement à la magistrature je pense que ça va être compliqué pour lui parce que d'arriver à et face à des contradictions moi j'ai entendu dans des conférences je me dis maintenant aussi je te repasse le film ça va être un peu compliqué pour toi mais bon après voilà il ya des prises 1 c'en est une est étonnante bon quand on a un filet dérivant on prend des billets les gros poissons et là on a appris on a pris un week-end même c'est même le seul gros poisson qui a été broyée gouvernement c'est tout à fait oui donc j'ai pas ça méritera d'être suivait avec attention pour l'instant gelé vu l'autre jour on a échangé de deux minutes il est en phase d'observation je lui dis mais faudra pas que tu observes trop longtemps j'imagine pas ce qu'on va être appelé va te rappeler à l'ordre bon et tout ça tombe bien il ya des vacances là il ya un certain nombre de choses qui vont passer et puis les jets de la loi des grandes lois je lui fais la justice ont passé est-ce qu'on viendra sur les réformes constitutionnelles indépendance du parquet ah oui il ya il ya la fameuse indépendance du parquet c'est à dire voilà ça alors c'est ainsi apprendre mer mais en même temps c'est peut-être aussi le gage d'une justice un petit peu plus sûr c'est qu'il est indépendant et indépendante puisqu'il s'agit lui il va en plus si il est même il va très loin aider pour que les magistrats du parquet donc les procureurs et substituts du procureur suivent un enseignement différent bien sûr de celui des magistrats du siège les manières à ce qu'on confonde pas les rôles 1 mais moi je suis complètement d'accord avec ça moi je suis avocat je peux vous dire que moi je vois ce mélange des genres qui a au nom des carrières qui sont en bas de consanguinité prêtre nommé trait aux jolies vous êtes juge d'application des peines demain vous êtes au tribunal judiciaire bon vous avez votre collègue et dans le bureau d'un côté vous avez pendant c'est une peine et c'est l'autre qui est censé faire les arbitrages ça me paraît pas ça tout ça je dis rien et on est à la limite de papa de conflit d'intérêts mais en tout cas de faits de forme de collusion qui n'est pas saine donc moi je suis assez d'accord avec ça en dix ans entre les deux les magistrats du siège à côté les magistrats du parquet de l'autre mais on n'est pas dans un espèce de système qui fasse que la promotion ça se fait en fonction de 20 poules et puis un coup c'est vous un coup c'est l'autre nom c'est pas c'est pas ça c'est pas ça et bien laurier la question de l'indépendance du parquet par rapport au pouvoir absolument mais ça c'est encore une question alors ça c'est un débat intéressant vieux comme le monde badinter veine position vous savez et il a toujours d'ailleurs et qui est de dire quelque part au dessus lemagit des magistrats et le peuple et si elle peuple il ya donc le représentant du peuple il représente du peuple c'est le garde des sceaux aucun particulier donc ça peut se concevoir ce que dira il ya quand même le peuple qui doit par son représentant qui doit in fine et être celui qui protège aussi alors que ça peut être interprété maintenant celui qui oriente c'est tout le débat donc il faut trouver le bon équilibre alors c'est vrai que là aujourd'hui avis conforme avait pas conformes pour la nomination c'est un élément important 1 c'est une avancée mais est ce que la parole doit rester au ministre au final oui peut-être pour protéger de son homme d'excès le problème qui se pose surtout aujourd'hui c'est la question des fameuses remontée d'informations c'est à dire que dans le cadre d'affaires politico-financières que les personnes qui sont soit sous le coup d'une d'une enquête préliminaire soit mise en examen ont taxé finalement 2 par leur fonction ou deux par leurs relations au sein du pouvoir à aux informations que n'importe quel justiciable n'aurait pas directement bien sûr ces seules celles à qui le vis du système on est bien d'accord c'est un vrai sujet je sais pas si dupont me retire le courage et la capacité de l'aborder et d'emmener la réforme qui va avec 1 mais en tout cas la question mérite à nouveau posée alors vous tirer le signal d'alarmé sur on parlait du peuple tout à l'heure pour propos de justice sur le fait qu' il ya ces expérimentations de cour d'assises sans sans jury populaire et vous vous dites c'est très dangereux si on généralise une justice avec uniquement des magistrats professionnels certains de vos confrères disent mais non pas du tout parce que finalement on s'aperçoit que bien souvent les jurys populaires sont beaucoup plus sévères que les magistrats professionnels et les magistrats professionnels ont plutôt tendance à tempérer les ardeurs des des jurés écoutez moi je veux pas regarder le pr ce sujet parce que cet angle la justice elle est rendue au nom du peuple français donc moi c'est ce que je retiens et je pense que globalement je suis pas certain que la justice soit plus sévère cd rendu par les jurés populaires que celle rendue par des magistrats tout cas j'ai pas envie de me livrer cette comparaison je pense qu'il faut laisser un le mix qu'on avait me semblait plutôt opportun pourquoi on a fait on l'a fait parce qu'on n'a pas de l'engorgement des moyens de justice faut pas se raconter d'histoires il faut répondre à la question que bonne question on répond à côté et là si on n'a pas les moyens de le mettre en oeuvre si la justice a pas les moyens de fonctionner on trouve l'expédient de dire on va pas alourdir le système avec des jurys populaires on va mettre des magistrats professionnels qui vont gérer qui vont gérer les dossiers comme les uns comme les autres quoi donc moi je me moi ça me choque ça je pense qu'on a besoin d'un double regard et puis vous dénoncez alors ça c'est l'avocat qui parle vous dénoncez le lait les cage vitrée maintenant dans laquelle dans lesquels on enferme les prévenus pendant le procès et vous dites ça ça limite le contacta entre l'avocat et le prévenu pendant l'audience et puis ça crée immédiatement une distance même psychologiquement ça influence la tenue du procès accoudé si vous avez l'occasion de visiter des cours d'assises nouvellement construites vous avez effectivement votre votre prévenue qui est dans une cage en verre derrière vitré comme un mafieux je dirais sicilien qui est protégé de lui même et surtout des autres 1 donc voilà oui parce que cerveau pour tout le monde aussi bien le mafieux que le voleur de mobylette il exactement la même cage donc je pense d'une part ça et puis d'autre part c'est vrai que quand on est avocat on attend en temps besoin de s'adresser à son client soit par un regard soit par un mot soit par geste soit par quelque chose qui fera que ça va pas interférer dans la dans le jugement mais quelque part c'est quand même de nature à se dire voilà il ya quand même des messages qu'on peut faire passer des gestes on peut faire passer une cour d'assises où on a isolé le prévenu il commençait déjà avec un handicap j'ai la psychologie qu on le veuille ou non y compris avec les jurés populaires voyez moi je dis ça c'est pas c'est pas bon vous êtes intéressé longtemps ou aux lieux de privation de liberté c'est-à-dire la prison mais aussi les centres de rétention je crois qu'il ya 10 fermé voilà en force et autres quelle est la situation dans les prisons aujourd'hui alors un instant je vous parle le coc vide a amené les prisons à se vider un peu évident et on a vu des aménagements de peine des remises de peine qui ont été qui ont été prononcées qui l'aurait déjà peut-être dû l'être dans d'autres circonstances mais que la face à la promiscuité face à la houle nombre et au confinement eh bien on a amené à ouvrir je dirais les portes un peu plus vite que d'habitude j'ai pas on n'a pas vu de recrudescence de la délinquance pour autant donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'on maintient trop longtemps les gens en prison alors que par définition quand on y rentre la vocation c'est de s'en sortir le plus vite possible et surtout le mieux possible et on sait bien qu on y reste - on sort dans meilleures conditions donc la question de l'enfermement du suran fermement c'est le mal français donc les mesures d'aménagement de peine qui ont été prises par les lois que nous avions voté à l'époque avec dans le mandat de françois hollande et puis d'autres qui ont été votés avec une école et belloubet participe de cette volonté décongestionner les prisons pour avoir des aménagements de peine plus moderne avec soin le brosse électronique soit d'autre d'autres techniques d'alternative à la prison que l'on peut parfaitement avoir donc ce point de vue là je dirais locaux vides a été une opportunité ce sera intéressant d'ailleurs d'analysé après coup qu'est ce qui s'est passé pendant le coc vide combien on à décongestionner les prions alors actuellement on a diminué le nombre meilleur significative sans pour autant que la délinquance avait augmenté au contraire donc quelque part cette année c'est un exemple grandeur nature qui fait taire tous ceux qui disent il faut enfermer enfermé à enfermer construisant des prisons comme ils se nomment si c'est une solution oui est ce que je sais c'est la question que je vais vous poser est ce qu'il faut construire des prisons non non non il faut pas concéder présent il faut les rendre plus humaine il faut pas les construire alors on a besoin d'un construire pour en déconstruire ça c'est sûr mais on n'a pas besoin de construire plus c'est pas vrai c'est pas vrai tous les pays modernes qui ont dvd et je dirais des systèmes carcéraux performants ne construira de prison au contraire il ouvre jeudi s'ouvre une façon de parler mais la prison vers vers la presse c'est ça qui compte c'est ça qui fondent alors vous avez une proposition originale sur les stupéfiants ce vous dites bon il faut arrêter de considérer ça comme un comme un délit faisant basculer la consommation de stupéfiants dans le registre contraventionnelle donc un roman d'idées et fonctionnaires de police qui est intercepterait un consommateur lui délivrer une contravention plutôt que d'enclencher une procédure qu'en plus il n'en planches pas il faut se poser la question de la pertinence de la peine parce que si vous avez une procédure qui coercitive mais qui n'est pas appliquée moi je suis au aux comptes alors dp il égalise dans certains cas on légalise la consommation nous on a une politique et en arrière de plein de pays on n'est pas en avant sociologiquement par rapport à ça donc si on était en capacité de dire oui on sait qu'à des trafics de drogue il faut là il faut les contrées les trafiquants sans pitié pour les trafiquants en revanche qu'est ce qu'on vend les lampistes souvent des consommateurs et des petits porte rugby permet aux lecteurs des petits producteurs mais je dirais ccc pas c'est pas les bandits de grands chemins qui sont là donc que par contre il passe pas à travers les les mailles du filet y compris tout de suite les grands trafiquants eux et parce que je rentre à dire sur tous ceux qui se font prendre c'est pas ce qu'ils produisent c'est pas ceux qui encaissent se sont tous les maillons intermédiaires qui se reconstitue au fur et à mesure qu'on en dise pas rien il en arrive à un autre donc moi je pense que la question de la consommation il faut de mon point de vue aujourd'hui regarder les choses en face et dépénalisé mais être plus sévère sur les trafics sectaire et la contravention ben oui contravention ça ça va alléger des procédures judiciaires c'est évident 1 donc moi je pense qu'il faudra hiver ça on vous avait été très longtemps au parti socialiste député socialiste aujourd'hui vous êtes en lisier en place publique c'est quand même dans la dent dans la galaxie socialiste et quand on regarde le positionnement d'olivier fort par exemple pour la prochaine présidentielle il est entre deux et demi et 3 % d'intentions de vote comment vous voyez l'avenir de la gauche en général et comment vous voyez la construction d'une alternance à la présidentielle et puis ensuite aux législatives qui suivront c'est moi j'aurais envie de dire ce que si la gauche veut exister demain il faut qu'elle nous fasse apparaître marseillais à la française dire qu'il faut réunir toutes les forces de gauche d'où qu'elles viennent aujourd'hui derrière un projet collectif après la question de celui ou celle qui incarnera cette vision deviendra selon moi en ensuite mais là aujourd'hui si on dit si on veut raisonné comme on l'a fait jusqu'à présent dix ans chacun y va pour se compter à toute façon la gauche n'existera pas en 2022 c'est clair parce que si mélenchon y va si j'ai adoré y va si je ne sais pas qui s'il partie sur liste y va et si quelqu'un d'autre encore il va dans un autre mouvement la gauche finira avec ses points habituels un peu plus pour les uns un peu moins pour les autres chacun sera content parce qu'il aura gagné des points mais il aurait gagné peut-être sur l'autre et à la fin on sent même niveau on aura la droite et l'extrême droite et qui seront devant donc si on veut gagner il n'y a pas cinquante solutions n'est pas cinquante solutions il faut que les egos mettre de côté et il faut construire un projet alternatif dans lequel on a à reconduire qu'est-ce qui est socialisme qu'est ce qu'est l'écologie qu'est ce qui est aujourd'hui le logiciel politique pour demain quelle est la place de l'écologie dans la politique de demain c'est pas de l'écologie pour d'écologie c'est de l'écologie politique qui est aussi une écologie qui permettra justement de faire en sorte qu'on n'oublie personne parce que doit pas être punitive elle doit être aussi je dirais émancipatrice 1 et égalitaire et donc quelque part on a inventé ce projet là mais aujourd'hui on a abordé le sujet soit par une forme d'excès je pense au cas des écologistes et puis le parti socialiste est resté debout sur des bases qui font débat avec les verts aujourd'hui parce qu'il ya encore des partisans de la croissance et puis est ce qu'il ya une croissance verte il peut se trouver est-ce qu'il faut avoir une pâte décroissance mais en tout cas une consommation repensé là on n'a pas tranché ce débat politique on n'a pas tranché cette ligne là donc tant qu'on n'aura pas tranché ça ça va être difficile de faire cause commune parce que les fondamentaux il fallait aller poser est ce qu'on aura le temps de déposer avant 2022 j'en sais rien et puis il ya un passif ya un contentieux le quinquennat hollande a quand même laissé des cicatrices on met d'accord mais elles étant des plaies au maire est allé on va vers des plats jusqu'à quand un moment donné les plaies se cicatrisent et puis il faut regarder là on est une somme en 2021 demain donc on va pas refaire l'histoire pas refaire l'histoire avec mitterrand on va pas refaire l'histoire avec hollande on a affaire les gens ils veulent regarder l'avenir les jeunes qui nous pousse aujourd'hui ils sont sensibles à l'avenir de la planète ils sont sensibles à la manière on protège la biodiversité ils sont sensibles à la consommation que l'entente l'on va qu'est la fin ils se sont toutes les tous les enjeux de demain les problèmes de mobilité les problèmes de préservation des ressources les problèmes de vivre ensemble tout ça ça fait et c'est comme ça qu'on regarde on va regarder comment on s'est fâché hier si vous devez donc ça y est mais si mais si on prend pas conscience notamment si les verts prennent pas conscience que la par exemple ils ont gagné comment ils ont gagné l'élection municipale avec avoir un fort taux d'abstention premièrement ils ont gagné ce la vision gagné c'est souvent parce que c'était une liste unitaire le parti sioniste comment il a perdu par le passé il a perdu de la même manière que les verts ont gagné aujourd'hui c'est à dire qu'il ya un arbre qui cache la forêt pendant très longtemps le parti socialiste il était chez monique disant oh disions nous sauf que c'était gémonies elle était fragilisée d'élections en élections et on est arrivé à un moment où est bien alors le principe de réalité est apparu c'est à dire que les pourcentages qu'on faisait au premier tour n'était plus suffisant pour le coup d'après existé et c'est ce qui s'est passé en 2010 est frontalement brutalement parce qu'on existait pas ce qu'on faisait une liste d'union au deuxième tour avec les verts avec les communistes avec les radicaux etc et on avait une liste de gauche et on disait tiens bas c'est le parti socialiste qui tire la charrette et ces parties fines ce qu'a gagné or avec le temps est une espèce d'érosion spectaculaire sur les 20 30 ans qui sont passés les verts aujourd'hui dire on a gagné et on gagne avec combien de voix pas beaucoup d'électeurs et surtout avec une liste d'union donc en réalité ils ont gagné avec pas mieux que le parti socialiste avait perdu hier donc l'illusion de la victoire nous renvoie à la réalité de l'échec hier donc si les verts ne comprennent pas cela aujourd'hui eh bien on va vers un des déconvenues qui seront les mêmes que le parti socialiste a connu pire rendement de 10 ha et on se réveillait avec un pourcentage qui dépasse celui qu'ils ont fait jusqu'à lors donc là il ya une vraie question pour autant il ya vrai débat politique à avoir pourquoi moi j'avais rejoint glucksmann parce que je pensais que sa démarche m'apparaissent utile pour la gauche toute entière c'est une question de méthode qui je trouve est intelligente chez glucksmann en dix ans profitant des européennes pour fédérer tous les toutes les familles de pensée pour se dire voilà on veut si on veut infléchir en europe la commençons à nous unir en france pour peser en europe demain alors là on y est elle est en ordre dispersé il n'a pas réussi à faire ce qu'ils voulaient et à la fin ben voilà ça c'est que ça s'est éclatée et la france est pas bien représenté à bruxelles la france ne pèse pas à bruxelles alors que si on avait été je pense soudée d'abord ce raté un laboratoire intéressant de voir comment on pouvait faire une liste avec les écologies des socialistes des communistes des radicaux et c'est dans la paf et donc ça a été une déception moi j'étais très déçu raphaël glucksmann aussi bon je sais pas si sa vie politique s'éternisera mais en tout cas je pense que c'est resté pour lui une certaine forme d'échec dans son approche voilà donc moi le parti socialiste je suis toujours son compagnon mai là aujourd'hui se cherche aussi je trouve que les vielles fort beaucoup de mérite à essayer de construire de maintenir le parti un niveau encore existants enfin pour exister mais il ya encore quelques démons qui sommeille en lui un et ses démons là ils vont pas servir sa cause je pense que alors on nous dit sympa une génération un problème d'incarnation paf pensons idée avant de passer incarnation mettons mettons la charrue dans le bon sens donc vous pensez que le printemps marseillais peut être transposée à l'échelle nationale et sabote le printemps de la gauche écoutez moi ce serait c'est ce que j'espère est qu'on soit capable d'être suffisamment majeur pour se dire et en faisant un printemps de la gauche en france à l'image de ce qu'on a pu faire et réussir ailleurs ça me paraîtrait mais c'est ce que les gens demandent les gens et de gauchy c'est ce qu'ils demandent il sait ce qu'il fait je crois que c'est ça qu'on veut parce que sinon attendez on à marine le pen qui dit rien mais qui avance discrètement mais solidement mais il ya aussi emmanuel macron moi je pense que son tour est passé vous pensez que son tour est passé moi je pense que ça tuerait pas ses oreilles il a été élu il a des rapports des commissions que vous savez alors cette fois où effectivement la droite le rejoint auquel cas ces candidats de droite ya ce moment là c'est lui qui rabat le pen avec la droite ou la droite n'y va pas et il est perdu il aura pas la gauche une deuxième fois le je vous remercie et votre livre donc à la mi-octobre normalement 15 octobre voilà pour voir dans les librairies absolument on va essayer de diffuser seul plus large possible mais bon je pense que c'est aussi pour moi un acte politique aussi que de faire un peu un témoignage de ce que j'ai vécu sous la fin du mandat aux landais début du mandat macron ça fait aussi l'écrire c'est une forme d'exutoire intéressant pour soi-même introspection et les projections après l'avenir dira si mes prémonition et avait un peu un peu de vrai merci beaucoup vous en prie merci à vous
Raphaël Glucksmann