Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 mai 2023 32 min

Autoroute Castres-Toulouse : l'autoroute de la discorde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous pour le débat de ce club qui sera consacré au projet d'autoroute entre Castres et Toulouse qui vise à désenclaver une partie du Tarn et réduire le temps de trajet soutenu par une grande partie des élus locaux il est contesté notamment sur le plan environnemental on va en débattre hier le ministre des Transports Clément Beaune a confirmé le début des travaux mais à déclaré qu'il allait demander des améliorations environnementales et pour en débat justement Philippe bonne Carrère bonjour merci d'être avec nous sénateurs sont triste du Tarn vous défendez ce projet on va évidemment en parler avec vous Thomas dessus bonjour sénateur écologiste du Rhône vous êtes vous opposé à ce projet vous étiez d'ailleurs la mobilisation des opposants il y a quelques jours on va voir tout ça Anthony Cortez bonjour merci d'être là vous êtes journaliste à Marianne auteur de ce livre qu'on va voir l'affrontement qui vient de l'éco-résistance à l'écoterrorisme c'est votre livre qu'on voit s'afficher on va évidemment débattre de ce projet d'abord pour que tout le monde comprenne bien Mathias on va voir avec vous en quoi consiste ce projet d'autoroute à 69 alors c'est un projet qui a été lancé il y a bientôt 30 ans un objectif affiché désenclaver toute la moitié sud du département du Tarn en reliant la 68 entre Toulouse et Albi à la rocade Castres un projet jugé d'utilité publique depuis 2018 alors l'axe est long de 53 km c'est des tronçons de 2 x 2 voies et un axe qui pourrait faire gagner 25 à 35 minutes selon les horaires de circulation Oriane et quels sont les chiffres mis en avant par les opposants au projet Mathias alors l'opposition au projet n'est pas tant économique écologique c'est donc le coût environnemental du projet qui est décrié 420 hectares nécessaires qui seraient imperméabilisés dont 316 de surfaces agricoles 200 arbres d'alignement dont de grands platanes patrimoniaux qui devront être coupés soit pratiquement très hectares de zones boisées pour le coup économique quand même rapidement on parle d'un projet autour de 530 millions d'euros dont 23 millions de subventions publiques et la donnée qui intéressera les automobilistes le prix du péage 8, 37 € l'aller-retour et voilà c'est beaucoup plus clair on va voir maintenant ce qu'il en est sur place les premiers travaux ont débuté les opposants des noms c'est un projet anachronique à contre-temps des préoccupations environnementales ils ont organisé une manifestation il y a quelques jours je n'attends du priez et audreytaz les ont suivi regarde une fois terminé l'autoroute devrait passer ici en plein milieu de ce terrain agricole c'est pour cela que les opposants à la future à 69 on choisit de s'y réunir ce jour-là ils sont plus de 5000 des particuliers des politiques des familles pour tenter de siffler la fin du projet je suis l'homme parce que je pense que c'est vraiment un projet qui est complètement absurde qui inutile et si on a besoin de d'infrastructures c'est clairement pas d'autoroute avec les enjeux de transition de la mobilité de notre impact sur l'environnement les gaz à effet de serre l'impact sur la biodiversité construire une autoroute va à contresens de ce qui doit être fait aujourd'hui quoi c'est le symbole de ce qui tout ce qu'il ne faut pas faire cela fait plus de 40 ans que cette autoroute est dans les cartons elle doit permettre de relier Castres à Toulouse pour désenclaver le sud du Tarn un projet accéléré ces dernières années l'autoroute a été déclarée d'utilité publique Sabine mousson est la mère de telatte 500 habitants situés sur le qu'on a mis un petit mot d'accueil pour le concessionnaire atoscar c'est son nom dehors à 69 à 69 non les gens ils vont klaxon on le voit beaucoup au campement de vendinnes il y a beaucoup de gens qui claquentent vous voyez car pour te latte la vie paisible ne sera plus jamais comme avant et pour s'en rendre compte il faut prendre de la hauteur l'autoroute en rouge passera au milieu du village avec la partie du village qui est en bas là et qui du coup va faire que notre village va être coupé en deux carrément quoi avec un pont futur pour pour rejoindre le village quoi c'est plus du tout le même village ah non non on va devenir un village en bord d'autoroute quoi alors qu'ici on est dans une vallée fertile avec un cadre de vie quand même très agréable vous voyez qui disparaîtra ça c'est sûr elle est d'autant plus amère que l'autoroute passera en parallèle et à quelques mètres de la nationale nous la retrouvons le jour de la manifestation il y a plein de monde moi j'ai jamais vu autant de mobiliser contre l'autoroute après toutes ces années où on a du mal à être entendus en tout cas écoutez on était entendu pas écouter c'est de voir autant de monde se mobiliser pour ce projet c'est chouette je pense qu'on peut être dans un moment de bascule en tout cas si on a un c'est maintenant manifestants et lui viennent de toute la France comme Thomas do su qui est pourtant sénateur du Rhône à 400 km de là contre ces projets routiers ici comme ailleurs c'est important de les mener nous nous on défend un moratoire sur ce projet route et c'est des projets qui sont anachroniques partout ici à Rouen dans le Chablais moi je viens de Lyon donc le projet entre Saint-Étienne et Lyon la 45 s'est arrêtée parce qu'il y a une mobilisation phénoménale des gens qui habitent le territoire et donc ce qu'on ce que je vois ici ça ressemble beaucoup à ce qu'on a vécu sur la 45 entre Lyon et Saint-Étienne un film espoir pour les manifestants Clément Beaune le ministre des Transports promet de réexaminer un certain nombre de projet s routiers avant l'été et la 69 en fait partie on va évidemment y venir dans quelques minutes on a entendu les opposants Philippins Carrère vous vous défendez ce projet pourquoi le sud du Tarn est en particulier la zone 15-13 mazametaine est une zone magnifique qui a une histoire industrielle exceptionnelle qui s'est disparu avec l'effondrement des filières textile c'est des pays c'est un pays où les gens sont entreprenants et qui ne peut que réussir et qui ne demande qu'à réussir si les désenclavé la première élément important c'est de permettre à ce territoire à ses habitants de vivre et se développer et le deuxième élément c'est que nous sommes sur un secteur géographique si Monsieur dossier a regardé un peu autour de lui qui apporte déjà énormément l'environnement de notre pays les monts de la Caune c'est de l'eau c'est des forêts ce sont des éoliennes la Montagne Noire qui bordent ce projet autoroutier c'est un énorme château d'eau il y a pas de hasard siriké Pierre Paul Riquet a réalisé le Canal du Midi à partir de cet alimentation à nos donc vous êtes sur un contraire enclavé qui ne demande qu'à se développer qui ne veut surtout pas être une réserve d'indien et qui apporte déjà beaucoup à l'environnement de notre pays et je vous confirme bien volontiers le soutien quasi unanime de tous les acteurs sociaux économiques et politiques du territoire laissez-nous vivre et laissez-nous nous développer comme nous le souhaitons et comme nos concitoyens on me semble-t-il le droit légitime de pouvoir l'envisager vous entendez ces arguments Thomas dessus on l'a vu vous êtes allés manifester vous avec les opposants sur la nécessité de développement économique bien sûr mais moi je conteste l'idée qu'une autoroute est un outil de développement économique pour un territoire l'autoroute c'est un phénomène qu'on connaît partout c'est à dire que ça va en réalité renforcer la place centrale de Toulouse par rapport à Castres ça va renforcer la métropolisation c'est à dire que ça va développer du pendulaire des déplacements pendulaires de travailleurs de Toulouse qui vont s'installer dans des endroits où effectivement le foncier est un peu moins cher que aux abords de Toulouse et donc on va renforcer un mode de développement économique qui va absorber en réalité les énergies autour de la ville de Toulouse ensuite moi j'entends le laisser nous vivre il y a pas de moi je suis pas là pour faire de l'ingérence sur un territoire mais par contre en réalité le laisser nous vivre c'est aussi laisser une planète habitable et la France a pris un centre d'engagement climatique en s'attendent d'engagement en termes de mobilité qui ne sont pas respectées avec ce genre de projet qui sont qui ont été développés dans une conception économique d'il y a 30 ans mais qu'aujourd'hui n'intègre pas un certain nombre de contraintes écologiques que la France a signé on a plusieurs engagements la stratégie nationale bas carbone l'engagement feature FIFA et au niveau européen le zan on a beaucoup de d'engagements que la France a pris au niveau national et qui ne sont plus respectés par ce genre de projet ce projet il n'est pas unique en France il y en a plusieurs il y avait il y a 7 ou 8 projets d'auto encore en France il y a une cinquantaine de projets routiers qui sont contestés et cette logique là elle date d'une période où on ne prenait pas en compte nos limites planétaires c'est pas pour rien que au moment de cette mobilisation Christophe Cassou était là Christophe Cassou c'est à des auteurs produits GIEC un rapport qui est sorti il y a à peine un mois qui nous dit que ce il est venu nous dire que ce mode d'infrastructure ce mode de développement n'est plus soutenable ne rentre en contradiction totale avec les engagements qu'on prend d'une part c'est un projet qui est assorti de garantie environnementale très importante je vais pas vous ennuyer avec les hectares de plantation supplémentaires qui vont être réalisées d'arbres des liaisons pour la petite faune comme la grande fan de mes chevaux redis chers collègues que vous êtes sur un secteur géographique qui apporte beaucoup à l'environnement si vous aviez regardé un petit peu au dessus de votre tête vous auriez vu le parc régional du Hollande doc 300 éoliennes la contribution ce territoire au développement durable est important dans le développement durable il y a les deux éléments il y a durable il y a des vélos le bassin sud du Tarn avec son histoire industriel avec un créativité de ses habitants demande à pouvoir évoluer dernier élément votre propos est celui d'un élu du Rhône j'ai beaucoup d'estime pour la métropole lyonnaise comme pour les grandes villes en général mais il faut que vous entendiez qu'il y a des territoires en particulier au fond de l'Occitanie qui n'ont pas connu le désenclavement qui n'ont pas les infrastructures de la région lyonnaise même un autre échelle qui ont encore besoin d'être désenclavé nous ne disons pas que l'autoroute suffit assurer le développement ce dont nous sommes par contre certains c'est que l'absence de d'autoroute freine considérablement notre développement c'est une condition autrement dit qui est nécessaire mais dont nous prétendons pas que les suffisante au développement mais la population a besoin de ce développement est en soutien très fort de ce projet les opposants au projets locaux pas c'est pas moi avec ma vision du Rhône même si le Rhône n'est pas qu'une que la métropole lyonnaise c'est un territoire aussi rural et qui est voisin avec des territoires beaucoup plus enclavés je pense à l'Ardèche par exemple que le castre ce projet les opposants donc propose des alternatives une alternatives notamment la l'élargissement ou au moins la mise au norme de la de la RN 126 ou le développement d'infrastructure ferroviaire on peut désenclaver autrement qui consommerait beaucoup moins de terres agricoles évidemment et donc vous vous dites si vous aviez levé les yeux etc j'ai levé les yeux c'est une terre magnifique il y a il y a aucun problème avec ça le tracé de la manifestation qu'on a vécu passait à côté par exemple de d'un espace de nidification de Héron pique-beeu c'est-à-dire une espèce protégée il y a une centaine d'espèces protégées l'autorité environnementale a contesté la pertinence du projet en tout cas elle a mis beaucoup de réserves le conseil [Musique] [Musique] 6200 contributions ce qui est un chiffre d'ampleur tout de même pour une enquête publique de ce type là et 90% 5800 contributions sont défavorables alors je sais bien que les opposants disent oui ce sont toujours les mêmes qui sont mobilisent mais tout de même il y a eu une parole publique il y a une prise de position de la population avec un certain nombre d'élus locaux également et c'est ce qu'on entend quand on est sur le terrain du côté des militants c'est que c'est dommage que le dialogue ne soit pas ouvert et qu'il y ait un passage en force avec un projet vieux de plusieurs décennies et en contradiction là je vous rejoins avec les objectifs et les enjeux actuels et quand je parle d'objectif je pense notamment à l'objectif zéro artificialisation des sols et là très clairement on est sur un projet totalement anachronique puisque il faut revenir au point de départ on vous dit aujourd'hui que toute route ou toute autoroute nouvelle doit être écarté donc on voit bien que c'est pas la question du détail du projet pas plus que l'accompagnement et la vie aussi des populations il y a des décennies qui se projetent évoqué il est inscrit dans une loi il a fait l'objet de plusieurs décisions purger de tout recours la quasi-totalité des élus locaux la totalité élue départementaux les deux sénateurs le député de la circonscriptions le département de la région la chambre des agricultures les syndicats salariés il y a un soutien général un dernier point là-dessus la vraie question posée par mon collègue elle consiste à dire mais pourquoi vous n'avez pas envisagé une solution alternative et financer l'aménagement de la voie entendez le bien chers collègues cette idée n'a jamais été proposé au territoire et l'indication que vous avez donné et je vous prenais excuser d'insister là-dessus profondément erroné pourquoi cela n'a jamais été possible pour ce territoire pour avoir vécu tous les contrats de plans successifs l'ancienne région Midi-Pyrénées sous la présidence de Monsieur Malvy avait à financer les reines exercice Hoche Toulouse nous sommes une région globalement avec un gros retard il y a pas eu de plantes type Bretagne donc Midi-Pyrénées a fait le choix de Hoche Toulouse de la traversée du lot de la RN 20 Sud pour nous relier à Landor et à l'Espagne et chaque fois la conclusion est le même lorsqu'il fallait décider des financements routiers Castres Toulouse c'est trop gros financièrement on peut pas le faire donc quand le financera par concession autoroutière ça a été le cas pour deux contrats de plans avec l'arrivée de la région Occitanie et manelga même scénario avec cette fois ci l'idée mais non on peut pas le faire on met tout l'argent sur le ferroviaire vous vous serez traité par la concession autoroutière donc ce territoire n'a jamais eu d'alternative qui lui ait été offerte autre que le concession autoroutière donc à un moment donné il faut bien passer aux actes et j'ajoute un mot puisqu'on avait Christophe beitchumi la transition écologique qui disait que doubler la nationale c'était encore plus coûteux en terme d'environnemental ça voulait dire encore plus d'armes abattus d'hectares de terrain agricole par rapport au 400 prévu par la concession au retour routière donc c'est pas c'est pas c'est pas la réalité l'enjeu c'est ce que vous avez dit c'est-à-dire un projet qui a été pensé il y a des dizaines d'années et qui aucune alternative n'a été pensée donc oui mais ça c'est un problème proposé c'est un problème c'est-à-dire que depuis les ça fait 30 ans à peu près 22 94 voilà fait 30 ans qu'on réfléchit à ce projet en 30 ans la France a pris des engagements on a changé de paradigme on a on a pris conscience d'un certain nombre de problèmes notamment développé par ce genre de projet gène a tenu compte mais non le projet d'anti apparaît on va pas c'est sûr mais là dessus on a des points de vue complètement différents je pense que à des projets autoroutiers maintenant sont à la chronique tous c'est sur parce que hier Clément bonnes à réagi aux questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée alors il a rappelé ce que dit Philippe bancaire que le projet a fait il y a eu des engagements contractuels que tous les recours ont été rejetés qui les soutenu par la grande majorité des îles locaux mais quand même il dit qu'il va recevoir le concessionnaire pour lui demander de nouveaux engagements des améliorations sur les aspects environnement tout savoir sur ça non ça me rassure pas évidemment on connaît les enfin quand on s'oppose à ce genre de projet on étudie beaucoup les arguments souvent de Vinci ou des concessionnaires de compensations etc tout ça c'est de la fumisterie ça n'a jamais eu l'impact ça n'a jamais réparé les les dommages que ça que ces projets créent maintenant quand j'entends que les Mambo nous dire il y a des engagements contractuels il y en avait à Notre-Dame-des-Landes aussi on a quand même pris une décision d'abandonner ce projet qui avait purgé un son de recours mais qui est voilà on peut aussi faire des choix on peut faire des choix on a des engagements contractuels vis-à-vis de l'Europe vis-à-vis l'accord de Paris c'est un engagement aussi de la France la possibilité de la parole de la France qui est en jeu quand on continue ce mode de développement et qu'on nous explique que on va trouver des solutions peut-être à l'avenir pour compenser la stratégie sur ces sur ces projets là c'est d'abord éviter de détruire des éléments naturels ensuite non c'est d'abord oui éviter ensuite c'est réduire et ensuite c'est compenser éviter et réduire on n'a pas fait sur du 12 sur ce projet si c'est éviter réduire compensées largement largement réalisé sur ce territoire et sur ce projet je retiens une chose comme en collecte c'est la notion de parole de l'État dans une société il y a un cadre sociétal c'est-à-dire qu'on se met d'accord sur la manière de prendre des décisions on a des juridictions qui arbitres tout ceci à partir du moment où tout ceci a été fait et respecté il y a bien un moment où il faut exécuter notre cadre social ou alors on considère qu'il n'y a plus aucun cadre notre sociétal et que toutes les décisions même prises dans les conditions les plus régulières peuvent être mises en cause c'est un point sur lequel la jeune pourrait pas suivre mon collègue je tiens au respect tout simplement du cadre qui fait que nous sommes une société avec notre unités sur les déclarations de Clément Beaune d'un côté il acte que les travaux vont commencer parce que les recours ont été épuisés puis de l'autre il dit mais effectivement on va quand même revoir il faut des améliorations sur les espèces environnementaux c'est un peu une forme d'entre-deux la part du gouvernement on voyait que juste avant la manifestation il a voulu calmer les esprits on avait tous scène solide en tête avec ce risque d'affrontement et de et de dégâts majeurs donc ça a été bien accueilli plutôt enfin plutôt bien accueilli par les militants qui ont dit pas de violence ça ne sert à rien de se radicaliser vu que le ministre fait un pas vers nous on va faire aussi un pas vers lui mais là voilà il recule finalement c'était porteur d'espoir parce qu'on se disait oui il faut revoir ces projets à Allonnes du de la question environnementale et du réchauffement climatique c'était c'était une bonne chose et finalement on continue à avancer à marche forcée et ce qui est malheureusement une habitude du côté du gouvernement sur ce sur un certain nombre de projets on l'a vu par exemple autour des bassines ouais justement un mot sur la forme de cette manifestation puisque effectivement c'est une manifestation qui s'est déroulée dans le calme sans heur sans violence contrairement à ce qu'on a vu à sainte-solini et il y a quelques semaines comment vous expliquer la différence entre les deux alors la différence entre les deux c'est cassaine Soline le socle de la mobilisation était portée notamment par les soulèvements de la terre là à l'inverse c'était un ensemble de groupes de collectifs locaux avec une habitude et une tradition autour du dialogue et et du militantisme plus institutionnel on va dire on voyait des groupes comme France Nature Environnement notamment qui est un groupe très constructif qui qui tente de créer de la jurisprudence environnementale notamment on a vu même europécologie les Verts et on a vu aussi extinction rébellion Toulouse qui était à la manœuvre et qui les jours qui précédaient la manifestation insister sur leur vol de ne pas voir de violence ils ont eu cette formule un petit peu rigolote qui disait on est plus molky que boules de pétanque donc voilà ça a annoncé la couleur et de l'autre côté voilà on a vu aussi la préfecture être beaucoup plus mesuré aussi tendre la main essayer d'organiser la manifestation avec ses groupes là donc il y a une vraie responsabilité des deux côtés c'est peut-être la grande différence avec cette solide la grande différence c'est que la manifestation était autorisée et que effectivement la préfecture a dialoguer avec les organisateurs à s'insoli de la manifestation avait été interdite ils avaient même mis en garde à vue une semaine avant Julien Legay un des organisateurs de la manifestation précédente donc on avait deux conceptions du dialogue complètement différente et ce qu'il faut rappeler c'est que cette mobilisation elle est historique c'est 8000 personnes qui sont venues dans une zone rurale manifestée leur opposition au projet il venait en grande partie du territoire et donc il fallait ça je ne partage pas écoutez c'est ce que je vais te montrer en tout cas et donc ça il faut le rappeler ensuite la manifestation pas pu se passer comme ça à Sainte Soline avec du dialogue elle ça a pas été le cas la réalité c'est que la plupart des personnes qui étaient là sont attachées à quelque chose qui dépasse évidemment la nature uniquement du projet et qui est une inquiétude majeure sur la continuer ce mode de développement économique qui impacte nos vies et qui impacte l'habitabilité de la planète enfin je rappelle qu'un quand un scientifique du GIEC vient exprimer son attitude sur un projet je pense qu'on peut l'écouter aussi on va juste être les bonnes cartes sur le profil de ces manifestants la manifestation s'est très bien passée il y a quelques jours vous vous redoutez que ça ne soit pas le cas s'il y a d'autres manifestations et que il y a une forme de durcissement de la contestation si elles ne sont pas entendu je me permets pas d'être l'annonciateur du du pire je pense effectivement que en toute situation il fait au privilégier le dialogue et je redemande aux gens aux autres de voir la situation dans le cadre global il y a une population qui a besoin de vivre qui a besoin de se développer et il y a un secteur géographique qui a porté la qualité de ses productions agricoles avec des produits de grande qualité avec une zone géographique qui fournit l'eau du bassin de la de la Garonne avec une participation développement durable très forte à travers l'ensemble du développement éolien qui est intervenu sur nos hauteurs nous avons même nos éleveurs sont même confrontés maintenant la présence du loup donc nous sommes sur un secteur géographique qui a le sentiment d'apporter beaucoup à la qualité environnementale et donc apportant beaucoup à la qualité environnementale de notre pays il me semble raisonnable de permettre aussi à cette population de pouvoir réaliser de pouvoir réaliser ces possibilités entendez bien que c'est une population qui a souffert qui a connu la désindustries qui connaît ses capacités et qui a besoin de pouvoir les valoriser en fait le temps demande à pouvoir se développer comme les autres départements de notre pays dans le respect de nos engagements internationaux aucune difficulté là-dessus justement Thomas dessus vous le disait c'était pas le seul projet contesté cette autoroute entre Castres et Toulouse il y a d'autres chantiers qui posent problème absolument rien il y a plusieurs projets autoroutiques sont pointés du doigt par des collectifs et des associations avec ce climat de tension certains d'entre eux ont même été remis sur la table depuis janvier par le ministre des Transports Clément bon alors parmi lesquels le contournement de Rouen vous l'évoquiez la liaison à 154 à 120 entre l'heure et l'heure et Loire là 114 412 pardon à Haute-Savoie l'élargissement de l'autoroute sud de Bordeaux et bien d'autres une cinquantaine au total des projets pour qui pour les opposants ont été pensés dans beaucoup de cas il y a plusieurs décennies ne sont plus en face en phase avec l'urgence climatique d'aujourd'hui alors le ministre des Transports a promis de tous les analyser d'apporter des réponses d'ici l'été il est même allé plus loin Clément bon effectivement il va les analyser puis il dit nous reverrons un certain nombre de projets nous prendrons des décisions courageuses audacieuses dans les certains projets seront sans doute suspendus ou mis à l'arrêt comment vous accueillez ces déclarations du ministre avec beaucoup de doutes puisque on voit bien que dès qu'il faut prendre une décision ils se retrouvèrent les contrats qui ont été déjà été signés vous prenez l'exemple de Rouen à Rouen le maire de Rouen la métropole de Rouen s'oppose au projet de contournement c'est la région qui veut le financer et l'imposer donc on est aussi des contradictions sur un certain nombre de territoires je vois quand même prendre deux exemples le Pays de Galles et les Pays-Bas on dit moratoire surtout nos projets autoroutiers on arrête et on regarde comment on améliore tout ça ou comment on arrête purement et simplement des projets c'est cette logique là qu'il faut pas pour mettre un coup d'arrêt économique mais pour mettre un coup d'accélérateur sur la transition et la réflexion sur les alternatives ces modes de développement économique ne fonctionnent plus et ne désenclave pas les territoires encore une fois ce que vous décrivez c'était les mêmes arguments qu'on avait de Saint- qui pareil a connu un passé industriel important et se sentait déclassé et donc avait besoin d'une nouvelle autoroute entre Lyon et Saint-Étienne et ben ce projet a été arrêté et Saint-Étienne n'est pas devenu un désert économique et ses développé et continuer de se développer aussi donc il faut repenser tous ces projets là il faut mettre un coup d'arrêt et un bifurcation plus radicale c'est ce que nous disent tous les scientifiques en termes de développement pour nos territoires la notion la notion de moratoire est un et typique de territoires riches pourvu de tout ce qui est nécessaire nous redisant simplement que dans le Tarn nous avons retard important des équipements publics que nous avons besoin d'être des enclavés dans une région c'est pas du tout anachronique et à un moment donné il faut quand même correct avec les gens plus les projets mettent du temps à être réalisés il faut faire toutes les enquêtes publiques il faut gérer l'ensemble des contentieux dire ensuite mais parce que le projet a duré il est forcément anachronique c'est nier l'ensemble du processus d'études de de débats d'enquête de décision de décision je suis je trouve l'argument vraiment trop trop facile et inexactes comment on peut comprendre cette déclaration de Clément Baule sur les projets dont tu as parlé Mathias le gouvernement met un peu le pied sur le frein oui je pense que là encore le traumatisme de sainte Soline et le côté un peu plus offensif du mouvement écologiste le tournant plus offensive du mouvement écologiste doit être dans les esprits voilà les soulèvements de la terre d'ailleurs juste après la manifestation contre l'autoroute à 69 Toulouse Castres ont déclaré que s'il n'était pas entendu s'il n'était pas si les associations n'étaient pas reçues il allait vers voilà ils allaient hausser le ton et peut-être se tourner vers des actions plus dures plus radicales éventuellement du sabotage donc je pense que si les pouvoirs publics ne pas continuer dans cette espèce de marche en avant de surdité absolue du côté des contestations parce que sinon on va on va se heurter à des mouvements particulièrement violents c'est encore possible aujourd'hui de faire de tels projets dans le pays c'est pas c'est pas à moi de donner mon avis mais ce qui est ce qui est sûr c'est que en tout cas les associations aujourd'hui écologistes et les mouvements militants comme les soulèvement de la terre extinction rébellion et autres n'entendent évidemment pas céder de ce côté-là parce que on est dans un contexte d'urgence climatique il nous reste très peu de temps pour agir donc évidemment que des projets qui ont été créés pensés il y a 40 ans ne sont plus ne sont plus à jour aujourd'hui non mais voilà moi je pense que on est sur des schémas anciens et que on doit repasser à à se tourner vers l'avenir et c'est l'avenir n'est pas dans le développement d'autoroute c'est plus cette ce mode de développement ne fonctionne plus je ne crois pas que la démocratie soit un schéma ancien je pense qu'il y a des processus de décision dans d'autres pays qui ont été respectés et qui doivent maintenant permettre de mener à bien les projets qui ont été décidées concertés étudiés et décider avec un soutien très fort des populations on a compris au départ si vous voulez bien vous restez avec nous on va regarder ensemble ce qu'elle a une de nos quotidiens région de ce matin [Musique] ce mercredi la question des violences en marche des cortèges occupe la presse régionale dont la vôtre Thomas dessus oui le Black Bloc est constitué d'assassins potentielles voilà les mots forts retenus par Le Progrès de Lyon de son interview de ce matin avec la préfète de la région Auvergne Rhône-Alpes un millier de Black Blocs provoquant le chaos sur le parcours de la manifestation ce qui amène aussi la Dépêche du Midi à s'interroger comment en finir avec les casseurs le journal toulousain reprend les termes de la première ministre Elisabeth borne en parlant de nouveaux paliers franchis dans la violence et les questions qui en découlent sur l'efficacité du maintien de l'ordre à la française voilà au deux jours de régionaux Philippe bonnecarer et Thomas Doci sont à l'unisson on parle piscine privée Mathias oui alors que l'eau se fait de plus en plus rare plusieurs départements de France voit le nombre de piscines privées augmentées c'est le cas en Corrèze ou dans les roues par exemple comme le souligne la montagne et Midi Libre une gestion de ce bien commun qui doit nous interpeller collectivement comme l'explique Fabienne Watteau directrice de recherche au CNRS dans le quotidien Montpellier 1 elle avance des pistes à creuser comme une tarification différenciée pour remplir sa piscine sud-ouest nous parle de la forêt du futur on a un dossier qui fait écho à une mission d'information alarmante de l'Assemblée nationale sur l'adaptation de la forêt au changement climatique maintient des grands équilibres naturels exploitations durables quelles essences également pour l'avenir le journal donne la parole à la députée du bassin d'Arcachon Sophie panenac le rapporteuse de la mission d'information pour évoquer les enjeux des prochaines années et en parlant des prochaines années la question de l'immobilier interroge la presse régionale les prix de l'immobilier sont en baisse pratiquement partout sur le territoire 5% de chutes en un an sur l'ancien à Paris donc dans la majorité des villes moyennes aussi et pour cause emprunter coûte de plus en plus cher les prêts sont de plus en plus difficiles à obtenir également bref un marché à la peine le ministre du Logement Olivier Klein devrait en ce sens se faire des annonces mardi prochain on termine par une autre alerte oui est-ce que certains d'entre vous sont allergiques aux pollen autour de cette table oui alors il faudra éviter de se rendre dans le Var comme dix autres départements un peu partout en France le Var est en risque élevé d'allergie au pollen en pleine période de floraison évidemment c'est un véritable festival écoulement nasal éternuement maux de tête et je vous en passe des meilleurs il existe des traitements efficaces si vous en souffrez vous pouvez vous rapprocher de votre aide merci Philippe bonne Carrère merci Thomas dossier d'avoir interface merci beaucoup je remonte votre livre l'affrontement qui vient de l'écho résistance à l'écho terrorisme c'est à dire merci beaucoup à tous les trois d'avoir été avec nous merci Mathias merci à tous de nous avoir suivi si vous voulez voir revoir cette émission rendez-vous sur notre nouvelle plateforme publique senna.fr prochain rendez-vous à 18h sans ce public Thomas Hugues à 15h la séance de questions d'actualité au Gouvernement et puis on se retrouve demain notre invité Bruno Retailleau le président du groupe les républicains au Sénat très bonne journée à demain [Musique]

Autoroute Castres-Toulouse : l'autoroute de la discorde — Philippe Bonnecarrère · Pourquijevote