Paris 2024 : "On souhaite des Jeux olympiques populaires, pas des Jeux olym-frics", prévient le député Karl Olive
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Bonjour Karl-Olive. Bonjour Victor Maté. Emmanuel Macron présentera dimanche soir ses traditionnels voeux du Nouvel An aux Français après le vote mouvementé de la loi immigration. Comment est-ce qu'il peut rebondir ?
En étant adossé à la réalité du terrain, vous savez sur le terrain, typiquement sur la loi immigration, les Français ne nous en parlent pas. Est-ce qu'il souhaite s'être mieux protégé, mieux protégé de l'intérieur, mieux être protégé de l'extérieur, oscillé entre la fermeté et l'humanité ? Je crois que c'est ce qui est dans cette loi.
Avec un remaniement, un changement de Premier ministre, Karl-Olive, il faut quand même un électrochoc là aujourd'hui, non ?
On a bien vu que cette loi sur l'immigration, je dirais que c'est aussi le sel de cette majorité relative, c'est aussi le sel de la majorité présidentielle. Ce grand dépassement, il n'y a pas de gauche, il n'y a pas de droite, et on le retrouve sur le terrain. Oui, ça a fragmenté.
Avec un empêchement dans le débat parlementaire, ça bloque, ça coince.
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, Jean-François Akili. Pas du tout. Au contraire. C'est le moteur de la démocratie qui a parlé. Vous savez, avant cette loi sur l'immigration, sur votre antenne, je disais qu'on nous disait qu'il y aurait un 49-3. Il n'y a pas eu de 49-3. On nous a même dit qu'on allait débrancher finalement cette loi. Il n'y a pas eu de débranchement de cette loi.
Oui, mais il y a eu un machin, la CMP, la Commission mixte paritaire, c'était compliqué. Pour les Français, c'est compliqué.
Non, non, il n'y a pas de machin. Il n'y a pas de machin en démocratie. Il y a des outils institutionnels. La Commission mixte paritaire est un outil institutionnel. Et finalement, cette loi, elle a abouti. Que ça plaise ou pas, elle a abouti. Et toutes celles et ceux qui ont refusé le débat, qui se sont extirpés finalement de faire partie du match, en sont pour leurs frais. Et moi, je me félicite de montrer qu'en France, la démocratie fonctionne. Vous avez parlé de droite et gauche. En même temps, beaucoup d'observateurs ont commenté le fait que c'était la fin du en même temps. Je crois exactement le contraire, cher monsieur. J'ai une circonscription, voyez-vous, dans les Yvelines.
Il y a 23 communes. Je prends les quartiers populaires de Poissy, que je connais bien, les marchés, quand je m'y promène. On me parle de continuer, effectivement, à mettre fin à la vaste hypocrisie, celle qui consiste à employer des sans-papiers. Cette loi permettra de régulariser des sans-papiers qui sont parfaitement intégrés. Et puis, quand je vais à quelques kilomètres de là, à Orgeval, également dans les Yvelines, on me dit aussi qu'il faut de la fermeté. Il faut absolument juguler la fermeté. Cette réciprocité entre les droits et les devoirs. Ce n'est pas la gauche, ce n'est pas la droite, c'est la France.
Vous n'avez pas répondu, Karl-Olivier. Est-ce qu'il faut un remaniement, non pas cet outil politique qui, parfois, ne change pas grand-chose, mais faire respirer le gouvernement, changer d'équipe ?
Vous avez raison dans ce que vous dites. On pourra mettre qui on veut, on pourra mettre un prix Goncourt, un étalon. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'il faut changer le logiciel. Changer de logiciel, c'est faire confiance aux Français. C'est que le mot confiance vienne avant le mot défiance. Sinon, on ne s'en sortira pas. On pourra mettre toutes les personnes qu'on veut, brillantes soient-elles, ça ne fonctionnera pas. Il nous faut un logiciel qui parte du terrain et on arrête cette discussion verticale. On garde l'équipe ? Pardon ?
On garde l'équipe en place, ce n'est pas le sujet ?
On peut changer, effectivement, les équipes. Ce que je veux dire, c'est simplement, on a besoin de chasser en meute. Si on n'a pas compris que seul on va plus vite, mais qu'ensemble on va plus loin, alors on n'aura rien compris pendant des années. François Bayrou, lui, appelle à un remaniement. Vous n'êtes pas d'accord avec lui ? Mais chacun, de toute façon, c'est dans les mains du Président de la République. C'est comme ça que ça fonctionne. Et le Président de la République prendra ses décisions. Et je pense que ce seront des décisions qui feront date.
Vous avez vu le Président publié ce matin une tribune que Le Monde a mise en ligne très tôt intitulée « Nous devons accélérer ». C'est ce que dit Emmanuel Macron, je vous lis. En même temps, sur le plan de la transition écologique et de la lutte contre la pauvreté, il reparle de pacte mondial sur le climat, Emmanuel Macron. Pourquoi cette tribune, selon vous ?
D'abord, il ne vous a pas échappé, Jean-François Kili, que la France n'était pas le diplômé du dernier rang en matière de transition écologique. On fait même partie du top 5 mondial sur les performances énergétiques. La deuxième chose, c'est qu'effectivement, pour l'impact carbone à échéance 2050, on est effectivement dans le vrai. Mais il n'y aura pas, je dirais, d'indépendance énergétique, il n'y aura pas de transition écologique. C'est, à mon sens, il n'y a pas non plus, effectivement, une lutte contre la pauvreté telle que le dit le Président de la République. Et je vais expliquer en deux minutes. On va avoir une loi sur le logement.
Je pense qu'on a aujourd'hui des cocottes minutes dans nos quartiers. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas encore bien compris qu'il ne peut pas y avoir un bien-être sans de bons logements. Le mal-logement entraîne le mal-être. Et aujourd'hui, on a besoin de mixité sociale. Je ne vais pas dire nouvelle, mais il n'y a pas de mixité sociale si on n'a pas de mixité de logements. Il y a 2 millions de personnes dans ce pays, messieurs, qui attendent un logement social. Il faut absolument repartir sur de la construction. Il faut repartir sur de la belle construction. Et donc, je rejoins le Président de la République qui doit pouvoir être accompagné aussi de transitions écologiques dignes de ce nom.
Le logement, c'est une des clés pour comprendre ces émeutes qui se sont produites.
Bien sûr. Comme on le disait en 2015, à l'époque des attentats, vous avez raison, comme on l'a vu avec les émeutes, il faut voir aujourd'hui dans nos contrées, souvent d'ailleurs dans les quartiers populaires, les rénovations urbaines ne peuvent pas fonctionner simplement en injectant des millions et des millions. Et on l'a vu, on est passé de 500 millions à l'ANRU. L'Agence Nationale de Rénovation Urbaine a un milliard d'eux. C'est bien. Ce n'est pas construire plus, c'est construire mieux. Et moi, je suis très attaché à cela, sur la mixte sociale, celle que nous avons notamment mise en place à Poissy, dans le quartier de la Coudraye, dans lequel je suis né.
Pour revenir à cette tribune, Emmanuel Macron, il avait besoin de reparler aux Français après tout ce qui s'est passé, justement ? Je crois qu'il est toujours en mouvement, le Président de la République. On peut l'apprécier ou pas l'apprécier. La semaine dernière, il était en Jordanie, pas pour aller visiter Petra, pour aller essayer de trouver une issue de paix dans le conflit israélo-palestinien. Il est le seul président à avoir rencontré l'ensemble des dirigeants du Proche-Orient. Et ça, ce n'est pas rien. Et aujourd'hui, il nous parle de transition écologique. Demain, il nous parlera vraisemblablement aussi de deux gros projets de l'année 2024.
Reparler aux Français, Carl Olive, mais reparler aussi à sa majorité. Ils vous ont choqué, vous, les ministres qui ont douté, il y en a qui a claqué la porte, et les députés qui ont voté contre la loi immigration. Vous avez un peu vos frondeurs dans les rangs. Quelque chose qui se rapproche des frondeurs.
Il faut accepter, je vais être très clair, il faut accepter d'abord, un, la majorité relative. Comprendre qu'on n'est plus en majorité absolue. On est en majorité relative, c'est les Français qui l'ont voulu, premièrement. Deuxièmement, il faut accepter que quand on fait partie d'une majorité présidentielle, dans, encore une fois, le grand dépassement, on peut ne pas être d'accord, et parfois de façon virulente, avec certains accords. En revanche, moi, je ne marche pas au chantage. Je ne marche pas au chantage, et je ne marche pas à la menace quand on fait partie d'une équipe. On porte tous le même maillot, il y a des caractères différents. Parfois, on ne va pas passer nos vacances ensemble.
Pour autant, il ne faut pas se tromper de camp.
Pensez à qui, Carole ?
Non, mais ce n'est pas de donner des noms, parce qu'on a des très bons ministres, encore une fois. Mais il faut savoir d'où on vient, pour savoir où on va. Et je pense que les prochaines semaines et les prochains mois, il va falloir que nous retrouvions cette cohésion d'équipe qui fait le sel, effectivement, à la fois de notre majorité. Je vais juste terminer, mais aussi faire comprendre, une bonne fois pour toutes, que le pays est plus important que le parti.
Le pays est plus important que le parti. Quand vous voyez une personnalité comme le patron, qui est puissant de la commission des lois, Sacha Houllier, qui vote contre ce texte, avec conviction, ça vous choque ?
Il a ses convictions, Sacha Houllier. Enfin, il a eu le courage de dire que ça ne le convenait pas. Pour autant, cette loi, encore une fois, elle est passée. Et puis, vous en avez certains qui ont mis leurs actes en face de leur mot. C'est bien de mettre les actes en face de ses mots.
Vous êtes d'accord qu'il y a des divisions qu'il va falloir les régler, quand même ?
Oui, enfin, je parle d'Auronien Rousseau, qui est un très grand ministre de la Santé, qui a été un très grand directeur de l'ARS pendant le Covid. Ça ne lui a fortement pas plu. Il a pris ses responsabilités. Je dis chapeau.
ARS, Agence régionale de la Santé, pour nos auditeurs, nos télévisiteurs.
Il de France. Carl Olive, vous restez avec nous. On revient juste après le fil info, 8h40. Maxime Glorieux. Un réveil sous les bombes en Ukraine, avec une alerte aérienne déclenchée tôt ce matin, après des frappes russes de Kharkiv au nord jusqu'à Odessa au sud, en passant par la capitale Kiev, au moins 1 mort et 15 blessés. À un an de la présidentielle américaine, un nouvel obstacle pour Donald Trump, à nouveau déclaré inéligible, cette fois dans l'état du Maine, après le Colorado. L'ancien président mis en cause dans les émeutes au Capitole, une trentaine d'États doivent encore se prononcer.
Le nombre de travailleurs indépendants continue d'augmenter en France, plus de 6% l'année dernière, selon une étude de l'URSSAF. Avec plus de la moitié d'auto-entrepreneurs, ils sont toujours plus nombreux, en hausse de près de 10% en 2022. Et puis en basket, enfin, une victoire pour les Spurs en NBA. Et ce, grâce à Victor Wembanyama, le français devient à 19 ans le premier joueur de l'histoire du championnat à enregistrer 30 points en moins d'une demi-heure de jeu. France Info. Le 8.30 France Info. Jean-François Aquilly. Victor Matel.
Nous sommes en compagnie de Carl Olive, député Renaissance des Yvelines et président du mouvement Génération Terrain. Carl Olive, vous avez compris ce qui s'est passé. 8 jours, 9 jours de controverses polémiques autour de Gérard Depardieu. Ça part de l'interview présidentielle et ensuite, c'est 8 jours de bataille.
Comment est-ce que vous l'analysez ? D'abord, j'ai compris ce qui s'est passé parce qu'il faut écouter les paroles des femmes qui ont subi et la parole est libre. Et moi, j'invite évidemment toutes les personnes qui sont victimes de harcèlement, de sévisme tel qu'on peut l'imaginer à prendre cette parole. Ça, c'est la première chose. Pour être très clair, on est sur la trêve des confiseurs. Et souvent, dans ces périodes-là, comme on le dit, il y a peu d'actualité. En revanche, oui, c'est grave ce qui s'est passé. Je crois que Gérard Depardieu, il est toujours, vous savez, sur le siège arrière de sa voiture dans les valseuses en 1974, il n'a pas changé. Sauf que la société a changé.
Pardon de dire ça, mais on bandera...
Ça veut dire que vous n'êtes pas sur la même ligne qu'Emmanuel Macron ?
Si, je vais vous expliquer. Je suis sur la même ligne qu'Emmanuel Macron. Il y a quelque chose qu'on ne peut pas reprocher au président de la République, et à toutes ses équipes qui l'entourent depuis 2017. C'est la lutte contre l'égalité homme-femme. C'est la lutte contre toutes les dérives. C'est la lutte contre tous les sexismes. Il y a eu des grenelles sur la violence.
Il n'y a pas eu un mot sur France 5 pour les victimes présumées. Ça a pu choquer.
On sait ce que le président a comme conviction sur le sujet. Il en a fait une grande cause nationale. Une grande cause nationale. En revanche, il faut respecter toutes les paroles qui sont données. Il y a la présomption d'innocence. Il y a la réalité des souffrances des femmes. Je le redis ici. Mais il y a la présomption d'innocence. Et avant le tribunal politique, le tribunal médiatique, le tribunal populaire, il y a quelque chose qui s'appelle le tribunal judiciaire.
Vous diriez que le pays est fracturé aujourd'hui, Carl Olive, dans le débat au fond. Les débats sont quand même assez rudes. On vous a vu récemment sur une autre chaîne demander de classements en fichiers S de Jean-Luc Mélenchon par exemple. Ça va loin quand même, non ?
Ça va loin. Moi, je redis et je redis que, et j'assume de dire que, et je ne généralise pas, mais qu'un bon nombre de personnes de la France insoumise sont finalement dans un espèce de dialecte qui met le feu aux poudres sur le terrain constamment. Ce sont des dangers pour la société. On ne mesure pas notamment dans les quartiers que dix mensonges entraînent parfois une vérité. On voit bien qu'il y a une espèce, pardon de dire ça, une espèce d'importation du conflit israélo-palestinien à nos portes. Ce qui s'est passé à Arras, ce n'est pas un hasard par rapport à tout ça. Et je ne mets pas du tout directement en question.
Je dis simplement que quand on jette de l'huile sur le feu, effectivement, derrière, c'est très compliqué pour essayer de réunifier tout ce qui peut nous rassembler. Il y a tellement de choses qui nous rassemblent dans ce pays, à côté de tout ce qui nous divise. Moi, je dis simplement, regardons ce qui se passe, levons un tout petit peu la tête aussi. On dit souvent que le chameau ne voit pas sa bosse. Je redis ce que dit Sylvain Tesson, la France, ce paradis peuplé de gens qui se croient en enfer. Tout n'est pas parfait dans notre pays, mais de grâce, regardons ce qui fonctionne bien.
Il y a tellement de choses qui fonctionnent maintenant dans ce pays qu'on n'est jamais aussi français quand on est à l'étranger, mais vraiment. Qu'est-ce que vous dites à Jean-Luc Mélenchon et à la France Insoumise aujourd'hui ? Je ne généralise pas parce que quand, par exemple, Raquel Garrido nous dit que l'apprentissage de la vie se fait à l'université et dans les écoles, je suis d'accord avec elle, ça ne se fait pas au pied des immeubles. De la même manière que si jamais le Rassemblement National me dit que le soleil est jaune, je ne vais pas lui dire que le soleil est bleu. Ça s'appelle, je crois, du pragmatisme.
Je suis très opposé aux idées du Front National, très opposé, CQFD, à un certain nombre d'idées majeures de la France Insoumise. Pour autant, les Français ont élu démocratiquement 577 députés de tendances différentes.
Karl-Olivier, les questions de cette initiative attendue du Président de la République, c'est lui-même qui en a parlé dans le journal Le Monde au début du mois de décembre, initiative pour l'unité nationale. Oui, pour la nation. Pour la nation. Est-ce que vous n'avez pas la sensation que ce pays a du mal à se réenchanter ? Prenez le cas des JO de Paris attendus l'été prochain. Les critiques sur la sécurité, les transports, elles se multiplient, les inquiétudes également, alors que ce devrait être un événement festif.
J'ai entendu parler d'initiative de nation. Nation, selon Ernest Renan, j'ai repris mes petites fiches, 1882, c'était hier, Jean-François Kili. Possession en commun d'un riche leg de souvenirs. Et puis le consentement, le désir de vivre ensemble. On y est. C'est ça l'initiative que le Président de la République devrait prendre. Vous parlez des JO. Les JO. Vous parlez des JO et des JO. C'est formidable. On va être la capitale du monde quasiment pendant une année. Mais là, le message, c'est que ça ne va pas marcher. Mais bien sûr que ça va marcher. Mais ça va marcher. Mais Jean-François Kili. La maire de Paris s'inquiète également. Non mais attendez.
Moi, je vais déjà demander à tous les acteurs économiques de se calmer, de se détendre. Parce qu'on entend parler de trois fois le prix pour les hôtels, augmentation des tickets de transport. On va bientôt avoir une augmentation aussi des repas et des restaurants. On va avoir une augmentation des prix de stationnement. On va peut-être falloir se calmer. Nous, ce qu'on souhaite, c'est des JOs olympiques populaires. On ne souhaite pas de jeux olympiques, voyez-vous. On souhaite que tout le monde y participe. On a deux milliards d'audience.
Des jeux olympiques, vous dites.
Oui, tel que c'est parti, ça va être des JOs olympiques. Attendez. À qui la faute ? Mais c'est facile. C'est facile. Comme disait Coluche, tant que je joue, on gagne. Et tant que je gagne, on joue. Non. Il faut que ce soit la plus grande fête populaire du monde. On va être la capitale du monde. Ça va être exceptionnel. On a des millions de personnes qui vont assister à ces JOs olympiques en France. 600 000 le 26 juillet pour la cérémonie d'ouverture. C'est exceptionnel. C'est le plus grand rassemblement de la jeunesse du monde. 10 000 athlètes, plus de 10 000 bénévoles. Ça va être exceptionnel.
Et moi, je vais vous dire, plutôt que de systématiquement chercher la petite bébête, là, commençons par communiquer. Mais vous l'avez dit, coût des logements, coût des transports, coût des places.
Non, mais je dis, car le livre Anne Hidalgo a déclaré en novembre que le nombre de trains et la fréquence ne seront pas forcément au rendez-vous pour les JO cette année ou l'an prochain.
Non, mais moi, j'ai simplement envie de dire, est-ce qu'on peut communiquer positivement sur une compétition internationale majeure la plus importante du monde en termes d'audience ? Je rappelle qu'il y a 4 milliards de retombées économiques à la clé. Donc, c'est de l'emploi. Donc, c'est de la richesse économique. Les créateurs de richesses dans ce pays, on est très heureux de les trouver sur les acteurs économiques. Je dis simplement, comme disait Coluche encore une fois, il faut qu'il y en ait pour tout le monde. Donc, détendez-vous, acteurs économiques. On est très heureux. On veut un contrat gagnant-gagnant.
On veut être acteurs de nos jeux et pas spectateurs de celles et ceux qui voudraient qu'on en fasse.
Un dernier mot du grand rendez-vous que promet Emmanuel Macron pour janvier.
À quoi ça va ressembler ? J'espère une grande cohésion sociale. Vous savez, on parlait des Jeux olympiques. Jean-François Kili m'a interpellé dessus. L'emblème de la France, c'est le coq. Vous voyez, c'est le coq français. Le coq français ne chante jamais aussi bien que quand il a les pieds dans la merde. Ce chant du coq. Ça sera un bon cocorico. Vous voyez ? Ça sera le bon cocorico. J'espère qu'il y aura un bon cocorico. Et la plus belle des médailles, vous savez ce que ce sera pour les 2024 ? Ça sera celle de Notre-Dame de Paris.
Le coq imité par Karl Olive sur France Info avant ses voeux présidentiels. D'un mot également...
Vous n'avez pas écouté Jean-François Kili. La plus belle des médailles, ce sera Notre-Dame qui, 5 ans après son incendie, va renaître de ses cendres. C'est exceptionnel. Il faut rendre hommage aux 1000 artisans, aux 150 compagnons. C'est la plus belle médaille d'or de l'année 2024. Pour vous, c'est le symbole, Notre-Dame de Paris ? Les Jeux Olympiques et Notre-Dame de Paris. Pardon, déjà, si on réussit ces deux belles compétitions, on va les réussir. La France va être vue comme la plus belle des capitales du monde.
Donc Karl Olive, ce que vous nous dites là, c'est que pour faire repartir ou faire démarrer même... Il faut y croire. Ce quinquennat, parce qu'il y a eu 18 mois quand même, depuis l'élection du président, la réélection du président de la République. C'est vrai qu'il y a quelque chose de l'ordre de... Ça ne veut pas. Vous êtes d'accord avec ça ? Vous vivez le débat de l'Assemblée nationale, c'est dans la douleur quand même.
Oui, c'est pas les débats de l'Assemblée nationale qui me confortent sur la réalité du terrain. C'est le temps que je passe, comme on dit en Bretagne, pour aller sentir le cul des vaches. Et là, je peux vous dire que sur le terrain, oui, on sait qu'on va vers le plein emploi et que le plein emploi, c'est le premier pouvoir d'achat. On a besoin que le frigo soit rempli. Il nous faut aussi de la réciprocité entre les droits et les devoirs et un contrat gagnant-gagnant. Sinon, oui, comme tout le monde le dit, tous les commentateurs, là, qui ne sont jamais trop sur le terrain à mettre les bons crampons, on sera encore une fois dans la défiance, là où on souhaite de la confiance.
Le cul des vaches et le champ du coq, ce matin. Exactement, voilà. Voilà, ce sera le mot de la fin.
Et ça parle à tout le monde, à ceux qui nous entendent et puis à ceux qui nous regardent.
Merci beaucoup, Carole-Livre, députée Renaissance des Yvelines. Merci d'avoir été l'invité du 8.30 France Info.
Karl Olive