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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 janvier 2025 30 min

Jean-François Husson : « Aujourd’hui la situation budgétaire est grave »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et pour commencer nous sommes avec le sénateur LR Jean-François ison bonjour merci beaucoup d'être avec nous avez vous été convaincu vous hier par François Baayou le suivez-vous sur la réforme des retraites vous nous direz ce que vous en pensez puis vous êtes le rapporteur général du budget ici au Sénat et vous avez donc repris l'examen de ce texte là vous l'aviez arrêté avant la motion de censure vous avez repris l'examen mais avec un nouvel objectif de déficit annoncé par François Beyou 5,4 % à la fin de l'année alors a-t-il eu raison de lâcher du l'est vous nous direz ce que vous en pensez d'abord on regarde ensemble repère de l'actualité de ce jeudi 16 [Musique] janvier et la première motion de censure du gouvernement Baayou est donc examinée à partir de 15h à l'Assemblée nationale un Tex signé par les insoumis les communistes les écologistes mais pas par les socialistes qui n'ont toujours pas dit s'il a voté ou non alors pour les convaincre François Baayou a fait de nouveaux pas hier au Sénat Aurélien Romano la seconde version de la déclaration de politique générale a permis à François baayrou de faire de nouveau pas en direction des socialistes sur l'épineux sujet de la réforme des retraites le PS demande que le Parlement soit impérativement saisi et débat de toutes les options mises sur la table par les partenaires sociaux y compris l'âge de départ la durée de cotisation même si ceuxci ne trouve pas d'accord François Baayou envisage donc désormais une troisème voix voilà les trois hypothèses desaccords on en reste au texte actuel accord complet on fait un texte de loi accord partiel on traduit l'accord partiel dans un texte d'amélioration de notre de notre système de retraite pour le patron du groupe PS le compte n'y est pas il ne veut pas d'un droit de vet du patronat et Patrick canner dénonce les bases mêmes de la discussion sur le déficit nous n'acceptons pas la provocation qui consiste à parler d'un déficit de 40 à 45 milliards d'euros par an de notre système de retraite vous opérez là une manipulation des chiffres le leader de l'opposition sénatoriale demande aussi au Premier ministre des précisions claires sur plusieurs points là encore à question simple réponse simple annulez-vous la suppression des 4000 postes sur ce point des 4000 postes François Baayou a donné un nouveau gage aux socialistes je suis prêt à renoncer à cette proposition des 4000 de la suppression des 4000 poste certains socialistes doutent de la sincérité du Premier ministre et mercredi soir le PS n'avait pas encore acté de positions clair et commune quant au vote de la censure ce jeudi à l'Assemblée nationale et à l'essue du discours de politique générale le Sénat a donc repris l'examen du budget là où il s'était arrêté avant la censure ils ont adopté le budget des outremèes budget de 3 milliards en hausse de plus de 10 % par rapport au précédent le ministre manuel Vals promet la solidarité de la nation avec les territoires dévastés de Mayotte à la Nouvelle-Calédonie les États-Unis et le Qatar ont annoncé hier la conclusion d'un accord accord de cesser le feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza un accord qui entrera en vigueur dimanche et qui prévoit la libération d'otage Marvin Gul Minetti des scèes de liè à Gaza des milliers de Palestiniens célèbrent l'accord trouvé entre Israël et le Hamas un accord qui prévoit notamment une trêve après 15 mois de guerre dévastatrice dans l'enclave palestinienne et qui ont fait au moins 40000 morts du côté Gazaoui je me sens si heureux mais en même temps il y a une profonde tristesse qui pèse sur moi nous rentrons chez nous mais nous avons perdu nos petits enfants nos pères nos frères nos cousins nos voisins et nos maisons que pouvons nous dire nous remercions Dieu pour tout un accord de trêve qui prévoit le retour des 33 otages israéliens en l'change d'un millier de femmes et enfants palestiniens emprisonnés par Israël je crois fermement que c'est le moment de vérité que nous devons avoir confiance en notre peuple et en notre force pour surmonter tous les défis à venir nous sommes bien plus fort que N imaginons la décision doit être claire et sans équivoque nous sauvons les otages nous les libérons nous les ramenons chez eux de toute urgence jusqu'au dernier une trêve saluée par les États-Unis qui ont activement participé aux négociations entre Israël et le Hamas cet accord a été conçu sous mon administration mais ces conditions seront mises en œuvre pour l'essentiel par la prochaine administration ces derniers jours nous avons parlé comme une équipe l'accord de trêve entrera en vigueur le 19 janvier prochain mais de nombreuses questions restent en suspens comme la gouvernance de Gaza la reconstruction de l'enclave ou encore les garanties de sécurité pour l'État hébreu Jean-François ilon pour commencer on va regarder les unes de la presse régionale on en a choisi trois on va les regarder ensemble d'abord la une du téégram on vient d'en parler c'est Gaza la trêve et la délivrance Israël et le Hamas qui ont accepté un accord pour in cesser le feu à Gaza et la libération d'otage on voit le soulagement sur la photo de proche d'otage à TelAviv la deuxième une c'est celle de la Dépêche du Midi retraite un nouvel accord est-il possible François Baayou qui a annoncé que les nouvelles discussions pourraient déboucher sur un débat au Parlement mais une partie de la gauche et des partenaires sociaux veulent plus de garantiesis la dernière une c'est cel de Sud-Ouest la filière auto dans l'ornière partout en Europe le secteur de l'automobile autrefois florissant connaît des mutations telles que les constructeurs sont à la peine laissant craindre toujours plus de licenciement quelle une choisissez-vous ben la trème peut-être de manière étonnante au au regard du de la décision et je m'en réjouis de l'accord sur le conflit israël-palestinien mais j'ai j'ai je préfère concentrer ce matin finalement le les difficultés des secteur mobile parce qu'elles sont révélatrices de la manière dont les décisions politiques avec des enjeux économiques sont prises souvent trop rapidement en ne tenant pas compte de la nécessaire adaptation à la transformation de nos modèles de production industrielle nous avons une industrie automobile florissante performante qui qui a évidemment besoin pour des tas de raisons de s'adapter au nouveaux modèles aux nouveaux besoins des des consommateurs mais il y a eu une espèce de frénésie d'affichage de toujours plus écolo et on voit que notamment avec l'électrification du parc automobile on est allé trop vite on perd la maîtrise de production et on dépend on le voit notamment de la Chine qui aujourd'hui a des stocks de production et arrive pour déstabiliser le marché je le dis d'autant plus alors c'est peut-être ma pointe murtemosellade mais nous avons par exemple en murtemosel le Renault sauvable bâti c'est un c'est une petite commune en fait bâtil et et ce choix industriel à bâtil avait été décidé euh à la suite de la crise sidérurgique c'était finalement un site de conversion où aujourd'hui on emploie c'est le Renault Master électrique et le Renault Master qui est produit là pour toute l'Europe et évidemment ça a également des points de difficulté puisque il y a actuellement euh une c'est un arrêt de la production ça veut dire vous craigz des conséquences sociales avec notamment cette exance de 2035 pour l'électrique bien sûr mais mais bien sûr donc il faut regarder euh tout ça les yeux euh grandes ouverts et la la France et la production automobile européenne doit se défendre et regarder pour conserver les meilleurs atouts avec lucidité l'ensemble de la chaîne de production voilà je pense qu'il faut éviter de s'affaiblir c'est c'est une comment dirais-je c'est un un vrai atout on a NOTAM je leur dis he dans l'Est de la France on a beaucoup de chaînes de production automobile mulouse mes je le disais la sauvable Ambar voilà c'est pour moi c'est important de François Bou qui était donc devant vous devant les sénateurs hier et qui a fait un discours beaucoup plus court qu'à l'Assemblée une demi-heure contre 1 He3 en fait il a surtout précisé des points qu'il n'avait pas précisé la veille déjà sur la forme qu'est-ce que vous avez pensé de ce choix plutôt inhabituel de franç j'allais dire voilà c'est c'est un choix inhabituel on avait le sentiment que c'était une un échange en tous les cas une prise de parole un peu dans une ambiance plus feutrée alors évidemment beaucoup plus calme l'assemblée peut-être il a manqué je dis ce que pour ma part j'attendais françois berou est un est un homme d'expérience est un homme de lettrre et donc j'attendais personnellement euh une prise de parole qui qui nous élève davantage qui donne des perspectives et qui à la fois marque la solenité du moment la gravité de la situation elle a la mise en perspective et le regret que j'ai c'est j'ai le sentiment qu'il fallait continuer de donner des gages de distribuer quelques éléments pour amadouer une partie de de notre assemblée et d'une sensibilité politique avec ce fameux sujet de la non censure je pense qu'il faut qu'on prenne garde de ne pas rester avec sur des positions des prises de parole qui nous laissent dans nos dans notre situation franco-française voilà je il y a autre chose il y a d'autres perspectives et notamment la perspective c'est de redonner un horizon aujourd'hui la situation économique budgétaire financière est très sérieuse elle est grave et bien il faut à la fois la rituer et montrer aux Français le chemin d'un redressement d'un effort collectif mais aussi avec un élan collectif et cet élan je ne l'ai pas vous manqué oui il a choisi he sur la réforme de retraite donc de rouvrir la discussion sans tabou dit de donner la main aux partenaires sociaux est-ce que vous le suivez sur cette méthode alors c'est bah il faut les partenaires sociaux et les politiques c'est c'est ce qu'il a dit moi je d'abord je pense il y a au moins un point qui est très intéressant c'est celui de donner la parole aux partenaires sociaux ils ont été si souvent oublié contourner pour ne pas dire plus que leur donner parce que c'est aussi leur responsabilité on l'a vu avec l'assurance chômage mais on le voit d'ailleurs avec la retraite si je regarde s'agissant des fonctionnaires le ce qu'on appelle la garantie additionnelle obligatoire dans le secteur public ce sont les partenaires sociaux qui sont à la manœuvre et qui pilotent ce dispositif donc c'est un élément important parce que chacun va devoir objectivement avec lucidité mais aussi en mettant là aussi en perspective les enjeux d'un équilibre du système de retraite et je pense le faire évoluer en tous les cas c'est le vœux que je formule ce matin évoluer vers quoi du coup est-ce qu'il va falloir par exemple introduire une une dose de capitalis ah mais je le pense enfin c'est ça parisser dans le système actuel le système par répartition uniquement ça marche ben ça marche plus ça marchait quand on avait peu d'actifs euh peu d'inactifs peu de pensionnés et beaucoup d'actifs et puis on vivait moins longtemps aujourd'hui on voit bien que le système d'ailleurs il court à sa perte le le le le dispositif que je viens de d'évoquer mais tout ce qui est retraite madelin c'est bien pour cell et ceux qui ont la capacité de se faire une retraite personnelle pour la Préfond là encore pour les fonctionnaires pourquoi ne pas mettre un système universel obligatoire dans lequel le le salarié le bénéficiaire et l'employeur participe c'est c'est de la solidarité et surtout parce que le plus important pour moi dans ce dispositif donc on aurait deux piliers progressivement c'est le fait que quand les personnes arrivent à la retraite et touchent la pension le revenu qu'il touche au moment de la pension serait demain beaucoup plus proche de celui qui était le leur en fin d'activité c'est une question d'équité de justice sociale juste un dernier mot là-dessus puisque François Baayou a dit hier que il y aurait que l'accord soit total ou partiel il serait soumis au Parlement est-ce que vous le voterez vous les alr quoi qu'il contienneent en disant bah c'est l'accord des partenaires sociaux on le vote bah écoutez c'est non c'est quand même un peu juste mais je fais même une proposition complémentaire à celle du Premier ministre il part sur une mission flash de la Cour des comptes je lui propose de nourrir également la réflexion des rapports qui sont fait par les deux assemblées sur le sujet des retraites on a des points de vue ça pose des questions et je je pense que les partenaires sociaux c'est pas je pense je sais d'ailleurs qu'il les qu'il les connaissent et donc tant qu'à faire autant les utiliser ce qui permettra de nourrir le cas échéant parce que je préférerais qu'on ait des des évolutions à traiter au Parlement donc je fais vous vez pas forcément l'accord bah écoutez tout dépend de ce qui d'abord un accord c'est un accord de partenaires sociaux on nous demande quand même pas de signer sans discuter et si les 64 ans sil se mettent d'accord sur la fin des 64 ans qu'est-ce que vous direz je je je ouais je je pense qu'il y a assez peu de chance parce que ça voudrait dire que il y a un refus de regarder l'avenir et je n'irai pas contre l'intérêt de mon pays on va parler du budget puisque vous êtes le rapporteur général du budget le Sénat donc repris hier l'examen du texte là où il était arrêté au moment de la censure mais avec des marges de manœuvre assez limité les explications d'udre [Musique] vetaz bonjour bonjour bonjour monsieur hon bonjour et audre les sénateurs ont donc repris hier leurs travaux sur le budget oui le Sénat a repris là où il s'était arrêté le 4 décembre dernier au moment du coup près de la censure alors je vous fais le petit rappel le budget avait été rejeté à l'Assemblée et on en était à la partie crédit au Sénat et bien cette reprise comme si de rien n'était a fait réagir chez les Sénateurs avec cinq rappels au règlement venus de la gauche et du centre vous faites un coup de force constitutionnel vous baayonnez le débat écoutez la présidente du groupe communiste Cécile cuckerman nous estimons en effet aujourd'hui que nous assistons à un véritable coup de force contre la démocratie contre le Parlement le 4 décembre dernier cela a été rappelé le gouvernement Barnier était censuré et de fait c'était l'ensemble de sa politique qui étaé rejeté et non simplement le PLFSS ne pas vouloir discuter débattre d'un nouveau projet de loi c'est donc de finance c'est donc une nouvelle fois mépriser les électeurs alors justement pourquoi est-ce qu'on en reprend là parce que François Baayou a choisi pour gagner du temps de ne pas repartir de zéro avec un tout nouveau budget nous considérons que c'est le seul moyen d'avoir rapidement pour la France dans un temps accessible sans les dégâts que l'absence de budget constitue ou en tout cas fait naître pour pour notre société toute entière et pour notre pays tout entier nous considérons que c'est le seul moyen d'aller vite il reprend donc le budget de Michel Barnier avec quelques modifications tout de même l'hypothèse de croissance en 2025 est revu à la baisse 0,9 % du PIB au lieu de 1,1 et le déficit est fixé à 5,4 % au lieu de 5 %. et hier le Sénat a planché sur les crédits pour les outr-mèes avec un effort particulier à destination de la reconstruction de la Nouvelle-Calédonie et de Mayotte viendront ensuite l'agriculture et la défense le problème c'est qu'en reprenant ce budget on gagne beaucoup de temps mais on ne peut pas faire ce qu'on veut car il existe une règle Oriane la règle de l'entonnoir qui interdit d'introduire des mesures nouvelles qui ne seraient pas en lien avec les mesures restants en discussion il n'est donc pas possible de revenir sur la partie recette qui a déjà été votée beaucoup de parlementaires craignent donc que ce budget soit similaire ou même pire que le budget de décembre est-ce que c'est votre cas Jean-François hisson non d'abord c'est on est dans un moment inédit 4 premier ministres en 2024 c'est pas le gage d'une grande constance de grande stabilité c'est un budget qui a été préparé par un gouvernement démissionnaire celui de Gabriel Atal qui a été transmis à Michel Barnier qui a eu trois petites semaines pour y amener sa touche le gouvernement de Michel Barnier victime sur le projet de loit de financement de la sécurité sociale d'une censure et donc là on a une passerelle qui s'appelle la loi spéciale qui en gros continue la vie continuité de la vie nationale donc c'est le strict minimum on n pas de budget là voilà et puis transmis au nouveau gouvernement de François berou qui est à nouveau à 3 semaines pour y mettre sa patte le risque et le Premier ministre a eu parfaitement raison il a donné les arguments non seulement je les entiens je les entends mais c'est important moi j'entends les Français aujourd'hui ils nous demandent je le mesure à chaque cérémonie de vœux ou quand quand je les rencontre ces temps-ci il nous demande d'avoir un budget parce que pour eux c'est un gage de sécurité et c'est un gage de stabilité quitte à ce qu'on ait ensuite des discussions ils nous le disent très clairement nous devons donc être au rendez-vous et pour vous dire si c'était pour refaire un nouveau budget on repart on ne peut rien on repart quasiment pour 3 mois ça n'est pas entendable et il faut bien comprendre qu'à ce moment-là nous serions en difficulté y compris par rapport à nos partenaires européens la France avec sa trajectoire budgétaire et financière c'est déjà considérablement affaibli il est temps de de retrouver notre place et pour retrouver notre place nous devons montrer que nous sommes un pays avec un gouvernement responsable mais vous comprenez la frustration de vos collègues parce que finalement il reste quelques quelques partis à traiter et pas tout le budget ils sont un peu frustrés est-ce qu'il faut peut-être dans quelques mois faire un projet de loi rectificatif on enfin je pense j'ai l'habitude de dire une étape après l'autre he il faut pas confondre vitesse et précipitation là on est dans une course de lenteur dont je viens de rappeler les obstacles je le redis une priorité montrer aux Français d'abord donner à la France un budget c'est donc pour les Français et ensuite c'est aussi l'enjeu de la place de la France nous avons aujourd'hui nous sommes en procédure pour déficit excessif ça veut dire que on peut pas être dans un collectif et vouloir considérer qu'on a tous les droits de jouer perso ici ou là le collectif européen je rappelle historiquement c'est la France et l'Allemagne sur la réconciliation d'après-gerre écoutez si aujourd'hui dans un temps qui est encore un temps de paix alors qu'on connaît des difficultés on n'est pas capable de se retrousser les manches de bosser ensemble pour servir l'intérêt supérieur de notre pays à ce moment-là ça veut dire que le mental des français serait profondément atteint je n'y crois pas en tous les cas c'est pas ce que j'entends aujourd'hui et moi je vais être au rendez-vous de l' responsabilité et pour répondre également à l'attente de mes concitoyens pour ceux que je rencontre dans mon territoire c'est très largement partagé un autre point peut-être François Baayou annonce donc un abaissement de l'hypothèse de croissance 0,9 au lieu de 1,1 en sincérité dit-il vous aviez beaucoup critiqué l'insincérité du dernier budget là c'est une bonne chose c'est oui c'est une très bonne chose ça va être soumis au au Conseil des finances publiques vous le savez j'ai assez traqué euh les les comment dirais-je les prévisions qui étai souvent optimistes je l'ai toujours dit avec lucidité une certaine forme de fermeté là encore le Sénat a toujours eu raison quand nous regardons globalement les points de critique lorsqu'il donnait lieu à l' crispation le Sénat a toujours fait son travail et les faits nous ont donné raison je le dis malheureusement point d'exclamation 09 de c'est 5,4 % de déficit c'est le nouvel objectif déjà est-ce que les deux sont compatibles et à quel prix il paraissent compatibl ce qu'il faut se dire également c'est que c'est pas j'ai envie de dire c'est pas jojo comme résultat il va y avoir beaucoup de travail et la crainte que j'ai et donc il faut qu'on continue à travailler sérieusement pour regarder comment on peut redresser la situation plus vite je crois que les Français ne s'habitueront pas à avoir un effort important dans la durée raison pour laquelle je pense que quand on veut donner et ben il faut donner un sursaut si vous voulez préparer les équipes de sporco pour les Jos les équipes de France et que vous leur dit ben écoutez on a 10 ans pour se préparer vous voyez bien ça fait deux Olympiades alors il faut se préparer très vite mais ça veut dire qu'il a eu tort de revoir à la hausse le déficite parce que Michel Barnier il avait un objectif de 5 % François baerou il dit 5 ,4 est-ce que pour vous il a lâché trop de l'Est euh je peux pas dire qu'il est tort parce qu'à partir du momentù on na pas de budget voyez bien on va avoir un budget qui qui va qui va produire ses effets sur 10 mois de l'année donc c'est une des conséquences de la censure fait qu'on sera pas à 5 % alors la censure pas faut gement dire un mot quoi c'est juste surréaliste comment le rassembl national Mle ses voix à la France insoumise et la gauche de gouvernement les écologistes les communistes le Parti socialiste mê ses voix c'est c'est c'est c'est une espèce de bouillie indigeste mais du coup c'est 5,4 % il a par exemple hier am monchalin dit que l'État a taillé dans les dépenses comme jamais est-ce que pour vous c'est suffisant est-ce que l'État met les moyens pour arriver à ces 5,4 % je pense que oui mais effectivement il va y avoir des des coupes sur les budgets des ministères donc ça va c'est suffisant pour vous il va falloir tailler ailleurs ah mais non mais c'est suffisant pour cette année enfin j'ai toujours dit je reste constant j'ai toujours dit que je partageais l'objectif de Michel Barnier d'abord à qui je rendsage parce que pour le coup on parle beaucoup de Michel Barnier dans les vœux moi dans mon territoire en considérant que il a été injustement victime des jeux des politiques comme on me le dit donc oui oui je pense que les les les 5 qu les C pour était un objectif ambitieux je ne suis pas sûr qu'ona at TR ambieux je ne suis pas sûr qu'on l'URA atteint mais toute façon l'histoire elle est derrière aujourd'hui donc 5,4 vous adhérez oui François Baayou hier au Sénat il a dit qu'il était prêt à renoncer à la suppression de 4000 postes dans l'Éducation nationale alors le Sénat avait voté la suppression 2000 au lieu des 4000 est-ce que vous le suivez sur les 4000 bah je je maintiens je je trouve que la copie que nous avions proposé à l'initiative de notre collègue Olivier Paco était une très bonne copie premier élément chute continue des effectifs dans les écoles donc il faut quand même en tenir compte deuxième élément le fait que pour les élèves en situation d'handicap ont proposé la création de 2000 postes donc on avait sur 4000 suppressions on réduisait de moitié 2000 suppressions lié à l'adaptation en on peut pas être dans le dénis de réalité et puis en contrepartie et en compensation d'une certaine manière mieux suivre les élèves en situation de handicap c'est une décision qui é une décision équilibrée raisonnable et courageuse donc vous bougerez pas sur les 2000 4000 ça écoutez j'ai compris que le premier ministre était prêt à céder nous lui disons de la même manière attention pourquoi écoutez moi je pose d'orsjà une question comment l'an prochain expliquera-t-on parce que la la tendance va être la même la chute démographique et puis elle va s'accélérer comment expliquera-t-on que bah il faut à nouveau faire des suppressions de poste quand il y a moins d'effectifs je pense c'est pas un gros mot que de dire quand les quand il y a moins d'enfants si on met plus d'enseignants enfin il y a quelque chose qui est complètement contreintuitif merci Audrey à tout à l'heure à tout à l'heure on verra si le Parti socialiste a obtenu assez de gage pour ne pas voter la censure tout à l'heure on voit ça dans le club on va voir l'actualité chez vous jean-franon va annonci on retrouve Michel de maot bonjour Michel merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental de l'Est Républicain en Meur et Mosel Michel le recensement va bientôt commencer en Lorine ce sera l'occasion notamment de voir si la région attire toujours oui bonjour bonjour sénateur Russon alors vous venez d'en parler le le le recessensement va commencer on sait dans le grand est que la démographie baisse alors la Meurth et mooselle résiste un peu plus que que que certains mais comment il faut faire demain pour attirer du monde dans dans cette partie de la France bien d'abord il faut le faire en ayant une économie dynamique et en comment dirais-je en protégeant et en consolidant notre nos outils de production notamment industriels euh ça c'est c'est important autour de l'industrie lourde qui en dans le grand testin on a on a eu beaucoup de de soutien du gouvernement sur la décarbonation de nos sites rejetant le plus de gaz à effet de serre en meurtemisel c'est c'est Pont à Mousson c'est c'est saintgobin pont àousson c'est solevé c'est Novacarb àalaneville c'est le la cimenterie Vic axeiller donc là il faut travailler sur un écosystème on a une chance en plus on est une agglomération notamment le Grand Nancy qui accueille près de plus de 60000 étudiants c'est un atout considérable il faut donc améliorer la la perméabilité la porosité entre notre outil de grandes écoles et l'université avec l'appareil industriel et puis euh dans le grand test on a euh un atout qui dont dont il faut savoir utilisé avec intelligence et je pense en étant davantage visionnaire c'est le Nord Laurin qui est euh euh le pourvoyeur de la main d'œuvre au Luxembourg avec si vous prenez dans ces territoires des croissances justement de population parce que il y a besoin de travailleurs actifs et des croissances également d'enfants dans les écoles euh voilà c'est je pense que cette important l'outil de de formation à tous les niveaux formation professionnelle technique et de formation générale et un des atouts sachant que à défaut d'avoir la mer d'abord on a une diversité de de paysage bah oui on voit bien quand même que toute les façades maritimes attirent davantage le soleil rassurez-vous on l'a au moins autant que ces régions et quand il fait beau et chaud ce qui arrive souvent la chaleur on s'habitue à la supporter donc on aura je pense qu'on a une carte à jouer et puis il y a notamment la qualité de la valeur travail puisque les populations sont reconnues comme ayant des qualités plutôt supérieures voilà donc c'est le travail c'est aussi un atout remarquable Michel il y a un dossier à lire dans vos pages c'est votre une d'ailleurs sur les artisans qui ont Ré à la restauration de Notre-Dame oui vous l'avez dit jean-françoison lors de vos vœux à Nancy samedi dernier la meurmiselle a beaucoup contribué à la rénovation de de Notre-Dame de Paris et moi ce sujet ce matin me fait penser euh à l'apprentissage et je voulais savoir que pensez-vous de la fin des aides de l'aide de 6000 € à l'apprentissage ben c'est très justifié pour le le la cible qui est les entreprises de plus de 250 salariés et les formations notamment au sud de bac+ 3 pour une raison simple cette c'est des C facteur de dépenses qui en plus n'est pas très équitable par rapport au parcours de for formation La formation professionnelle l'apprentissage c'est d'abord la reconnaissance des qualifications qu'on peut donner sur la formation professionnelle technique mais pas seulement parce que c'est aussi l'apprentissage la formation en alternance c'est aussi la possibilité qui est donné de diversifier les parcours de réussite que vous soyez aujourd'hui de de milieu dit favorisés ou de territoires plus éloignés avec des difficultés au départ dans les familles ce qu'il faut c'est permettre le parcours et les passerelles ce qu'on appelle le parcours au mérite républicain et avec parce que vous avez souvent des difficultés quand les les familles ont moins de moyens et là ça donne justement une voie de passage parce que ça ça sécurise le parcours du professionnel et j'en profite moi pour rendre hommage je vous l'avais dit à toutes ces femmes et ces jeunes qui soient Compagnons du devoir qui soient dans des qui fassent des cap des brevets on a des parcours remarquables aujourd'hui il faut redorer à la fois ses formations avec une difficulté ne nous le cachons pas dès qu'il s'agit d'avoir des horaires de travail atypique de nuit le weekend aujourd'hui la société malheureusement a tendance à tourner le dos à ces gens et bien il faut les encourager j'étais à Lucé une commune viticole où j'ai vu une jeune fille de 20 ans resplendissante parce qu'elle est heureuse elle est sculprice dans les vuges à ne château où il y a là aussi des formation d'excellence et bien sachons les reconnaître et les aider merci beaucoup merci Michel déjà Michel a une de l'Est Républicain compagnons de l'art dans les mains c'est à la Une de votre journal merci Michel de et merci jean-françison d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure signale que votre interview est à retrouvé en podcast sur notre site Internet et toutes les plateformes d'écoute [Musique]

Jean-François Husson : « Aujourd’hui la situation budgétaire est grave » — Jean-françois Husson · Pourquijevote