Budget : quels compromis ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes député de [musique] droite républicaine des HSENES et membre de la commission euh des finances. Ce ne sera pas le budget du PS, ce ne sera pas le budget des Macronis, ce ne sera pas le budget des LR vient de nous dire euh Pierre Casneu.
Vous êtes d'accord avec ça ? Ce sera un budget de compromis. Vous y êtes prêt ?
Écoutez, en tout cas, j'espère que ça sera un bon budget pour les Français et qu'il y aura un budget avant la fin de l'année et qu'on ne tombera pas sous le coût d'une loi spéciale avec euh les incertitudes. On sait qu'une censure ou qu'un mauvais budget, c'est un coût de 12 milliards d'euros supplémentaires pour la France. Quand on cherche 44 milliards d'économie, on ne commence pas par dépenser 12 milliards d'euros supplémentaires.
Là, tel que vous le voyez aujourd'hui, c'est un mauvais budget. Écoutez, pour l'instant, on n' pas de vue globale sur la copie finale. Il reste encore beaucoup de choses à examiner dans la partie recette et il reste aussi toute la partie dépense.
Ce que nous on espère avec leur invoqué, mes collègues de la droite républicaine, c'est que on pourra baisser les dépenses publiques, que nos propositions seront étudié et validé par l'Assemblée nationale, les dépenses liées à l'immigration, les dépenses liées à l'assistana pour faire en sorte que le travail paye davantage que les revenus de l'assistance et puis les dépenses sur toute l'administration qu'on dit administration administrante parce que il y a beaucoup d'économies à faire notamment dans ces fameuses agences. Alors, le renvoqué, il avait mis deux lignes rouges, un euh la baisse des des dépenses effectivement, mais aussi pas d'augmentation d'impôts. Or hier et il a été voté dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, un sorte de retour d'un ISF, une sorte d'impôt euh euh non productif.
Est-ce que euh est-ce que ça c'est une ligne rouge qui est franchie pour vous et qui fait que vous ne pourrez pas voter ce budget ? Écoutez, en tout cas, on s'y est opposé fermement. Je dois dire que les alliances qui sont passées à l'Assemblée nationale ne manquent pas de de nous surprendre et de surprendre les Françaises et les Français.
Le Rassemblement national vote tantôt avec la France insoumise, tantôt avec le Parti socialiste pour rétablir des impôts en inventé de nouveau, des impôts qui sont en milliards voire en dizaines de milliards. Jamais on aura euh euh autant prélevé dans notre pays. La ministre l'a dit hier soir, on a dépassé les 45 % de prélèvement obligatoire sans compter ce qui a été voté hier.
Donc ce sont des records, c'est pire que sous François Hollande, c'est dire si vraiment la France est en train de de franchir des paliers. Donc nous évidemment nous continuerons à voter contre. Nous avons obtenu de très belles victoires sur l'impôt sur le revenu, sur la défiscalisation des heures supplémentaires, sur la défiscalisation euh des pbois.
Euh beaucoup de choses qui vont dans la bonne direction mais le chemin est encore long avant d'arriver à la fin et de pouvoir avoir une décision sur le vote global. Est-ce qu'il y a eu une taxe aussi sur les multinationales avec un impôt minimum de 15 % qui va donc coûter 26 milliards ? 26 milliards ou qu'est-ce qu'on fait avec cette cette taxe là ?
Est-ce que vous allez demander une deuxième délibération ? Écoutez, en tout cas nous allons continuer à nous y opposer. Vous savez qu'ensuite le budget va partir au Sénat, reviendra dans le cadre de la commission mixte paritaire.
Donc nous aurons encore plusieurs occasions de nous opposer à cette taxe et à toutes les autres parce que on a l'impression que ce sont des taxes la gauche essaie de faire croire à le Rassemblement national aussi que ça concerne euh les ultra riches, les multinationales mais en fait euh c'est euh toutes les Françaises et tous les Français. D'abord parce que les grands groupes, ils répercutent sur les petites entreprises et puis sur les consommateurs, mais aussi parce qu'il y a des taxes qui les concernent directement sur les médecins, sur les parents divorcés, sur les petits épargnants, sur les petits actionnaires. Donc on voit bien que ce sont des millions et des millions de français que tout le monde est concerné par ces augmentations d'impôts.
Pour autant, la taxe Zucman et l'attaque Zukman Light, les deux ont été repoussés hier dans dans les dans les miycles. Vous vous aviez déposé un amendement que vous qui avait permis de faire tomber cette cette taxe en commission. C'est un soulagement j'imagine pour le républicain que vous êtes.
Oui, j'avais fait tomber la taxe en commission et nous l'avons refait tomber hier avec mes collègues de la droite républicaine en séance. J'ai déposé un sous-amendement pour faire finalement la liste de des rares choses qui méritaient euh de passer dans le spectre et nous avons écarté absolument tout le reste. Donc, ce sont évidemment des victoires décisives pour la droite républicaine.
Je pense que les Français ont maintenant une bonne vision des choses. Ils savent si ils veulent moins d'impôts dans notre pays, sur qui ils peuvent compter, à qui ils peuvent faire confiance. On voit que le Rassemblement national est un parti qui est sur le plan économique et social particulièrement à gauche, parfois plus à gauche que la gauche.
Euh Jordan Bardella allant même à confondre le l'impôt sur la fortune financière et un remplacement de la taxe d'habitation. Personne n'a compris ce qu'il voulait dire par là. Voilà, c'est quand même c'est dire le niveau quand même vous dénoncer parce que les 26 milliards tax sur les multinationales a été effectivement voté dans une alliance un peu contre nature entre le RN et le et le ça mais également le retour de l'ISF voté hier soir.
Voilà, je pense que les Français maintenant savent à qui peuvent faire confiance. Alors, pourtant, cette taxe Zucman qui devait taxer des patrimoines de plus de 100 millions d'euros euh finalement euh elle elle est pas compensée en fait. Et aujourd'hui, on sait bien que les grandes entreprises euh font davantage d'optimisation fiscale que les PME, euh que elles payent beaucoup moins d'impôts que les petites et moyennes entreprises.
Est-ce qu'il y a pas quand même un rééquilibrage à faire de ce point de vue-là ? Écoutez, moi je pense qu'on est dans une espèce de fable qui nous a été racontée sur tous les tons et dans toutes les tonalités euh par la gauche depuis 3 mois. Euh on nous parle d'injustice fiscale matin, midi et soir, mais je rappelle qu'on est dans le pays du monde le plus taxé, on est et encore plus depuis hier soir.
On est dans le pays du monde également qui redistribue le plus les écarts de salair dans notre pays avant redistribution, c'est de 1 à 18. Après redistribution, c'est de 1 à 3. Donc si nous on est injuste, mais comment sont tous les autres pays ?
Pourant à bénéfice égal, les petites et moyennes entreprises acquite 50 % d'impôts de plus que les grandes sociétés. C'est une étude de l'INC qui le dit. Moi, vous savez, je je pense qu'il faut que les Français quand même aient conscience que on a beaucoup de chance que notre système de protection sociale soit financé à ce point par la vie économique et par les entreprises.
Non seulement s'il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas d'emploi, mais en plus s'il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de système de protection sociale. Donc on a fait euh de notre système fiscal un espèce de sac en plastique par-dessus la tête des entreprises. De temps en temps, on fait un petit trou d'air pour leur laisser encore une petite chance de respirer et quand ça marche encore, finalement on se retrouve avec des parties qui sont encore là pour taxer en disant que il y en a qui payent plus que d'autres, moins que d'autres et ben tiens, on va aligner tout le monde par le haut.
C'est pas ça la vie économique. Notre responsabilité, c'est de baisser la dépense publique pour pouvoir aligner tout le monde par le bas. C'est ça qui devrait se faire.
Mais j'observe que tous ces parties euh sont euh frayants, frayant de d'une sorte de taxmania et aligne toujours tout le monde par le haut. Hm. Alors là, on est dans la partie recette, peut-être que dans la partie dépense, on on y verra plus clair sur les économies à faire.
Euh on a vu quand même que euh le Premier ministre avait euh accordé ou tendu la main euh au Parti socialistes notamment en renonçant au 493, en suspendant la réforme des retraites et il y a aussi euh une surtaxe d' qui a été euh augmentée pour les pour les grandes entreprises. Est-ce que vous avez pas l'impression que le PS est finalement plus écouté que vous à Matignon ? Écoutez, en tout cas, je vois que le Parti socialiste qui jouait les gros bras, menacé de censure, finalement hier n'a absolument rien obtenu.
Justement parce qu'ils ont obtenu suffisamment de la part du Premier ministre. Écoutez, je pense que c'était pas du tout c'était pas du tout leur sentiment hier. Ils faisaient triste mine, ils avaient l'air vraiment hyper contrariés.
Euh mais moi, je veux dire, il faut qu'ils soient raisonnable. Ils peuvent pas être dans le chantage fiscal systématique. Ils peuvent pas avoir une liste de courses qui continue à s'allonger au fur et à mesure des négociations avec le Premier ministre.
Ils font en réalité avec Sébastien Lecnu ce que Marine Le Pen a fait avec Michel Barnier. On négocie, on négocie, on négocie, on obtient des choses et c'est jamais suffisant. C'est pas ça le compromis.
La vérité c'est la vraie question. Est-ce que le Parti socialiste cherche le compromis ou essaie d'imposer le programme de la France insoumise et du nouveau fond populaire ? que ça va se terminer comme pour Michel Barnier.
Écoutez, j'espère pas. J'espère pas dans l'intérêt non pas de Sébastien le Cornu mais dans l'intérêt de la France parce que je crois pas que l'instabilité elle soit bonne pour ceux qui veulent acheter une voiture, payer les études de leurs enfants, acquérir un appartement. L'instabilité c'est la dégradation de la Note de la France.
La dégradation de la note de la France, c'est l'augmentation des taux d'intérêt et le renchérissement de tous les projets des Français et des entreprises. Pourtant, on a bien vu hier que après euh l'échec de la taxman et de la taxman light, le premier ministre a à nouveau euh cédé euh sur euh le dégel des pensions de retraite, sur le dégel des des minimas sociaux. Ça veut dire que le premier ministre est dans la main des socialistes ?
Non, non, ça veut dire que doren avant c'est sur la partie dépense et d'ailleurs, il l'a très bien expliqué lui-même le Premier ministre. C'est sur la partie dépense qu'il va falloir davantage travailler. On voit que les Français, il en a pris acte, n'en peuvent plus des prélèvements supplémentairire, n'en peuvent plus des impôts en plus ou des réductions de leur pouvoir d'achat et nous on les comprend.
C'est la raison pour laquelle on est persuadé qu'il faut baisser la dépense publique. Et il y a de la marge. Je rappelle que on dépense dans notre pays 350 milliards d'euros de plus qu'en 2019.
Donc ça ne correspond absolument pas à l'évolution de l'inflation. On a la marge de manœuvre pour baisser la dépense publique. Il y a la retraite, la suspension de la réforme des retraites qui est euh dans le budget de la sécurité sociale.
Euh ça a été adopté hier en commission. Euh que va faire votre votre groupe sur ce texte ? On se souvient que 19 députés LR avaient sanctionné euh censuré Ellisabeth Born.
Alors, quelle est la position ? Quelle est la ligne véritablement de la droite sur cette Écoutez, nous n'avons pas changé d'opinion. Nous considérons qu'il faut tenir compte de l'évolution de l'espérance de vie.
On est dans un pays où on a la chance de vivre de plus en plus long qui ne pens pas. Mais bien sûr parce que tous ces débats ils fracturent tous les Français et les députés du groupe de la droite républicaine, ils sont pas différents. On est tous plein de de contradiction parce que bien sûr on voit bien que pour un certain nombre de Français, c'est difficile de continuer à travailler davantage.
Et donc ce qu'on souhaite, c'est tenir compte de la pénibilité, tenir compte des carrières longues, tenir compte des situations des femmes qui ont eu des carrières hachées parce que elles ont donné la vie à un ou plusieurs enfants. Donc tout ça, ça doit être pris davantage en compte. Mais globalement, quand on voit que dans toute l'Europe euh euh on est en train de passer à 65 ans, à 67 ans, voire pour certains pays à 70 ans euh d'ici à 2040, on se dit que nous on peut pas faire le chemin inverse.
Bien sûr, tout le monde préférerait partir à la traite euh à 55 ans, à 50 ans euh pouvoir euh ne condition d'avoir une retraite. Bien sûr. Donc on voit bien que si on continue à aller dans la mauvaise direction, ce sont les retraités qui vont euh euh payer ou les les actifs d'aujourd'hui qui sont des futurs retraités. et qui n'auront pas la retraite qu'ils espèrent.
Donc ce que vous nous dites, c'est que l'ensemble du groupe droite républicaine s'opposera à cette SU. Moi, je je suis allé plus loin, j'ai déposé un amendement pour indexer le le la durée de cotisation sur l'espérance de vie. Parce que tous les ans, on tous les 5 ans, tous les 6 ans, on est obligé de refaire une nouvelle réforme parce que finalement la précédente n'était pas suffisante.
Moi, je souhaite qu'on nit plus à y revenir et qu'on fixe le la durée de cotisation branche par branche pour tenir compte de la pénibilité sur l'espérance de Ça veut dire que vous ne tenez plus compte de l'âge finalement. Non, je pense que l'âge c'est pas la bonne variable de d'ajustement selon qu'on a un travail. C'est un changement.
Oui, je pense que c'est une question importante. D'ailleurs, on voit que parce que quand on parle uniquement finalement les durées de cotisation, quand on parle uniquement de l'âge, euh tout le monde se projette et se dit "Mais dans quel état je serai à tel âge ou à tel âge ?" Et donc ça crée une forme de de blocage psychologique et je pense qu'il faut être tout à fait concret.
Mais si dans 20 ans on vit encore plus longtemps, vous savez, c'est très simple. En 1970, il y avait quatre cotisants pour un retraité. Aujourd'hui, c'est 1,5.
Demain 1,3, après-demain 1 pour un. Et quand il y aura moins de cotisans que de retraités, qui va payer ? Vous dénonciez tout à l'heure les alliances du Rassemblement national et de la gauche et pourtant euh cette semaine dans l'hémicycle, on l'a vu, les députés de droite ont permis l'adoption d'un premier texte RN à l'Assemblée nationale.
Et ça c'est historique. Vous le savez, la politique ce sont aussi des symboles. Ça ne vous gêne pas d'avoir contribué à cette victoire du R.
Écoutez, je ne sais pas qui a permis quoi, mais moi je pense plutôt que le Rassemblement national a permis à des textes qui avaient été déposés par la droite républicaine de passer. Quand on a défendu nous-même un certain nombre de mesures, pourquoi devrions-nous ? parce que tel ou tel d'autres parties que nous déposent exactement les mêmes textes nous y opposer.
Je pense que ça serait une attitude particulièrement politicienne. Les Français n'en peuvent plus de la politique politicienne, ils veulent des résultats concrets. En l'occurrence, il s'agissait d'une résolution sur le le accords de 1968, les accords franco-algériens.
Je veux dire, on est humilié en permanence par le régime algérien. Il n'y a aucune raison de continuer avec des privilèges pour pour ce pour ce régime. Donc vous assumez d'avoir joint vos voix à celle du Rassemblement national.
Mais quand le Rassemblement national dit exactement la même chose que ce que nous avons dit par le passé, il serait particulièrement politicien de notre part ou de la part d'autres partis. J'observe que le parti Horizon d'ailleurs a voté comme nous ce projet de résolution. il serait particulièrement politicien de ne pas le faire.
Et nous nous faisons pas la politique politicienne, nous faisons la politique au service des français.
Jean-Didier Berger