DSK présidentielle 1995 - Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Ce nouveau slogan, ça veut dire quoi ? Le changement, c'était Jacques Chirac. Le nouveau changement, le vrai changement, c'est Lionel Jospin. C'est quoi la différence ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Sans que ce soit péjoratif, quel type d'électeur le Parti socialiste veut-il récupérer au second tour ?
- 4:00OuverteÉludée
Qu'allez-vous principalement dénoncer dans la campagne de Jacques Chirac au second tour ?
- 6:00OuverteRéponse directe
On parle d'un ticket Lionel Jospin-Jacques Devoir premier ministre. Ça veut dire que beaucoup anticipent sa victoire ?
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Dominique Stroscan, vous êtes avec nous ce soir. Alors, ce nouveau slogan, ça veut dire quoi ? Le changement, c'était Jacques Chirac.
Le nouveau changement, le vrai changement, c'est monsieur Lionel Jospin. C'est quoi la différence ? Ça veut dire que Lionel Jospin sera le président du vrai changement.
Si si les Français avaient voulu la continuité de la politique, s'ils avaient voulu que ce qui s'est passé de 93 à 93 continue, ils auraient voté pour Édouard Baladur. Il aurait eu peut-être 30 % des voix. Ça n'a pas été le cas.
À cette politique était associé Jacques Chirac puisqu'il a voté tous les textes Édouard Baladur. Pourtant Jacques Chirac a essayé de se présenter par une sorte de travestiment de présentation un peu recambolesse comme le candidat du changement social. Mais les Français n'ont pas cru à cela.
S'il y avait cru, c'est Jacques Chirac pour le coup qui aurait eu les 25 ou 30 % que il pouvait espérer. Les Français ne l'ont pas cru et l'ont laissé à ces 20 % qui sont le score habituel de Jacques Chira qu'il a déjà eu dans le passé. Et donc Lionel Jospin lui présente des propositions qui petit à petit sont apparues dans la campagne comme pouvant être celle du vrai changement.
C'est le sens du slogan qu'il a choisi pour le deuxème tour. Alors sans que ce soit péjoratif, monsieur Schroscan, quel type d'électeur de français le Parti socialiste veut-il récupérer dans les urnes au deuxème tour ? Non, ça ne se passe pas comme ça.
L'élection présidentielle est une élection qui oppose un homme, qui présente un homme à l'ensemble du peuple français. Il n'y a pas d'électeurs qu'on veut récupérer. Il y a évidemment tous ceux qui ont voté pour lui au premier tour, qui je pense revoteront pour lui au second tour, mais il y a tous ceux qui ont un sens des responsabilités, qui veulent un président qui ne soit pas irresponsable, qui ne fasse pas baisser le franc par une déclaration intempestive comme l'a fait Jacques Chirac par exemple il y a quelques jours et tout cela se retrouveront, j'en suis sûr, dans dans Lionel Jospin.
Alors qu'allez-vous dénoncer s'il y avait une chose que vous allez principalement dénoncer dans la campagne de monsieur Jacques Chirac du second tour ? Non, je crois pas qu'il faille dénoncer des choses Jacques Chira qu'il faut proposer. Jospin a fait un ensemble de propositions.
On y reviendra je pense dans le cours de la soirée sur l'emploi sur un ensemble d'autres choses. Et c'est ces propositions là qu'il veut détailler. Vous savez, il est clair pour tous que le Jospin est parti en campagne plus tard que les autres.
Nous avons eu moins de temps pour les expliquer ces propositions et pourtant dans la dernière semaine un immense élan s'est levé. Et bien c'est ces propositions qu'il faut continuer à développer dans la 2e phase. Vous savez ceux qu'il faut que les Français et les françaises sachent, ceux qui sont de gauche, mais aussi ceux qui veulent que l'Europe soit un projet vers lequel nous allions délibérément.
Ceux qui ne veulent pas d'un président irresponsable. Cela doivent savoir que hier l'espoir est revenu et que la victoire Lionel Jospin est possible. Toute dernière chose, on parle dans Paris d'un ticket Lionel Jospin Jacques Deor premier ministre.
Écoutez, ça veut dire que beaucoup de gens dans Paris anticipent la victoire de Lionel Jospin. En tout cas, c'est à lui de choisir c'est à lui planer le doute. C'est à lui de choisir son premier ministre s'il était lu s'il est lu mais moi ça m'irait très bien.
Je crois qu'en effet, ça illustre bien la ligne qui est celle du Lionel Jospin aujourd'hui et il me semble puisque vous parliez des électeurs, que tous ceux qui se sont reconnus dans la candidature éventuelle de Jacques Deor à l'automne seront retrouvé dans ce ticket qu'on évoque, dont personne ne sait s'il se réalisera mais qu'on évoque et qui est plausible, sauront retrouver là-dedans le sens des réalités et la volonté de changement le changement dans la société qu'il faut faire bouger aujourd'hui qui est la caractéristique de l'él. Je vous remercie. M.
Lionel Jospin