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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 12 octobre 2022 17 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleImmigration & asile

14 jeunes en garde à vue, un à l'hôpital : la macronie réprime sévèrement une grève lycéenne

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est passé hier ? Est-ce que vous pouvez nous raconter le film de ce qui s'est passé hier ?

  • 2:29FerméeRéponse directe

    Et donc, pour ces trois revendications-là, il y a eu un blocage. Il y a un blocage depuis lundi, c'est ça ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Comment vous expliquez le comportement des forces de l'ordre à ce moment-là ?

  • 6:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé avec Kay Terrada ?

  • 8:02RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez développer ce passage-là ? Parce que c'est votre hiérarchie qui est manifestement très attentive à ce lycée-là.

  • 10:28OuverteRéponse directe

    Mais comment est-ce que va se poursuivre votre mobilisation, justement, en défense à Caterade ? Et puis aussi, sa sanction, c'est qu'il a été muté, c'est ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurFait
    « Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et de LBD pour dégager le blocus des lycéens. »
  • 0:31PrésentateurChiffre
    « 14 lycéens ont été arrêtés et ont passé la nuit en garde à vue, tandis qu'un autre élève s'est retrouvé à l'hôpital. »
  • 1:08InvitéFait
    « Hier, en fait, c'était le deuxième jour, finalement, d'une mobilisation de nos lycéens, de nos élèves, qui a commencé lundi. »
  • 1:26InvitéFait
    « Leur première revendication, c'était le retour d'un dispositif qui s'appelle l'aide aux devoirs. »
  • 1:48InvitéFait
    « Un certain nombre d'élèves, notamment des filles, estiment être traités de façon injuste et violente par la direction. »
  • 2:59InvitéFait
    « La police s'est mise à charger. Il y a eu l'utilisation de LBD, de gaz lacrymogène, de flashball. »
  • 3:13InvitéChiffre
    « On a eu deux élèves qui ont été blessés, dont un au visage qui a été transporté à l'hôpital, qui a eu deux points de suture. »
  • 3:32InvitéFait
    « Chose, d'ailleurs, qu'on a mis un certain temps, nous, et encore plus leur famille, à ce que ce soit confirmé qu'ils étaient bien en garde à vue. »
  • 3:44InvitéFait
    « On leur a imposé un avocat comme Idofis, alors même que leurs parents avaient été mis en contact avec des avocats spécialistes. »
  • 10:39InvitéFait
    « Il a été muté dans l'intérêt du service. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur23 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Arthur, je vous laisse vous installer. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté cet entretien. Donc, c'est l'entretien express. Vous avez peut-être vu tourner ces images sur les réseaux au lycée Joliot-Curie de Nanterre. Une grève des lycéens a été violemment réprimée par les forces de l'ordre. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et de LBD pour dégager le blocus des lycéens qui s'étaient réunis en soutien à un professeur de mathématiques, Caïté Rada, suspendu puis muté pour son activité syndicale. 14 lycéens ont été arrêtés et ont passé la nuit en garde à vue, tandis qu'un autre élève s'est retrouvé à l'hôpital.

Un rassemblement s'est tenu devant le commissariat de Nanterre en soutien aux familles des lycéens placées en garde à vue. Alors, merci encore d'avoir accepté cet entretien, Arthur Dessault. Alors, tout d'abord, j'aimerais qu'on revienne sur le contexte un petit peu de cette mobilisation. Comment ça s'est passé hier ? Est-ce que vous pouvez nous raconter, nous faire un petit peu le film de ce qui s'est passé hier ?

0:59
Invité

Tout à fait. Déjà, merci de nous donner la parole. Donc, hier, en fait, c'était le deuxième jour, finalement, d'une mobilisation de nos lycéens, de nos élèves, qui a commencé lundi. Et donc, globalement, ils avaient trois mots d'ordre, trois revendications principales. Donc, d'une part, ils ont tenu à exprimer leur soutien à notre collègue Kayte Rada, qui a été victime de répression antisyndicale. Mais, en fait, principalement, leur première revendication, c'était le retour d'un dispositif qui s'appelle l'aide aux devoirs. Et ce dispositif n'existe plus. C'est un dispositif auquel beaucoup étaient attachés. Et donc, ils souhaitent son retour.

Et puis, d'autre part, un certain nombre d'élèves, notamment des filles, estiment être traités de façon injuste et violente par la direction. Donc, je reprends leurs termes. Ici, ce ne sont pas les miens. Et donc, ça, c'est quelque chose qui est lié à la question, notamment, des tenues vestimentaires des filles. Donc, voilà, c'était l'ordre.

2:07
Présentateur

Les fameuses tenues non républicaines, selon Jean-Michel Blanquer.

2:11
Invité

Exactement. Et ce qui a été repris, d'ailleurs, dans des circulaires sous Papendiaï. Donc, il n'y a pas eu de changement de ce point de vue-là.

2:18
Présentateur

Depuis Papendiaï, on reprend sur les mêmes logiques. En tout cas, c'est ce qui semble, au vu de la communication du ministère. D'accord. Et donc, pour ces trois revendications-là, il y a eu un blocage. Il y a un blocage, en fait, depuis lundi, c'est ça ? Voilà. Et hier, ça a dégénéré.

2:34
Invité

Exactement. Donc, lundi, c'était un blocage qui était très pacifique de la part des élèves. Il y avait une présence policière lundi, mais qui était, disons, proportionnée à ce qui se passait et qui restait plus dans la surveillance que dans l'action. Par contre, mardi, finalement, en fin de matinée, les choses ont dérapé d'un coup. La police s'est mise à charger. Il y a eu l'utilisation de LBD, de gaz lacrymogène, de flashball. Et donc, on a eu deux élèves qui ont été blessés, dont un au visage qui a été transporté à l'hôpital, qui a eu deux points de suture. Et les forces de police ont interpellé 14 élèves qu'ils ont placés en garde à vue par la suite.

Chose, d'ailleurs, qu'on a mis un certain temps, nous, et encore plus leur famille, à ce que ce soit confirmé qu'ils étaient bien en garde à vue et que ce n'était pas un simple contrôle d'identité. Donc, par ailleurs, les élèves, en fait, n'ont pas eu le choix de leur défense. On leur a imposé un avocat comme Idofis, alors même que leurs parents avaient été mis en contact avec des avocats spécialistes. Alors, par la suite, on a eu la chance d'avoir l'intervention de Maître Harry Halimi, qui, du coup, a accepté d'assurer la défense des élèves, et qui, donc, s'en occupe actuellement. D'accord.

Donc, je tiens à souligner encore une fois que nous, en tant qu'enseignants, ce qu'on pointe, c'est la disproportion, en fait, des moyens qui ont été employés, avec une répression très violente. Donc, on a été témoin, vraiment, de scènes qui nous sont assez insupportables, en tant qu'enseignant, quand il s'agit de nos élèves.

4:25
Présentateur

Il y a beaucoup d'images qui ont tourné sur les réseaux sociaux, effectivement, où on voit l'utilisation, au moins, des gaz lacrymogènes. Même certains élèves qui sont directement pris à partie par certains membres des forces de l'ordre. Les images, je le montre assez explicitement. Mais, de toute façon, vous étiez là, au moment de la mobilisation, hier. Comment, enfin, pour refaire un peu le film de ce moment-là précis, comment vous expliquez, vous, par exemple, le comportement, justement, des forces de l'ordre, à ce moment-là ?

4:57
Invité

Alors, selon la communication de la préfecture, et qui a aussi été reprise par le rectorat, d'ailleurs, il y aurait eu l'intrusion d'éléments extérieurs, et il y aurait eu des jets de projectiles en direction des forces de l'ordre, et des tirs de mortier. Alors, nous, ce qu'on a observé, c'est que s'il y a eu des désonations, ça venait surtout des LBD, des flashballs employés par les forces de l'ordre. On n'a pas été témoin, spécialement, de jets de projectiles. Il y a peut-être eu, effectivement, des échecs fourrés avec un ou deux jeunes, évidemment.

Après un temps aussi long, la veille, plus le début de la journée, de tensions avec les forces de l'ordre, ce n'était pas quelque chose de surprenant, malheureusement, avec des jeunes qui, déjà, au quotidien, finalement, ont des rapports qui sont souvent compliqués avec la police, qui les voient comme des délinquants en puissance, et pas autre chose. Et là, c'est exactement la sensation qu'on a eue, en fait, que, finalement, on n'a pas pris le temps de s'intéresser à pourquoi ces élèves-là étaient là, ce qu'ils demandaient. On les a traités comme des délinquants en puissance, avec une répression, du coup...

6:15
Présentateur

Oui, plus d'autres discriminations, puisqu'on est à Nanterre, effectivement, une population, voilà, quoi, de la part de la police, évidemment. Tout à fait. On sait que ce n'est pas toujours évident, quoi.

6:27
Invité

Tout à fait, une Nanterre banque populaire, avec une population largement issue de l'immigration, notamment maghrébine, notamment africaine. Et donc, on sait, effectivement, quelle attitude les forces de l'ordre peuvent avoir vis-à-vis de ces jeunes-là.

6:38
Présentateur

Oui, oui. Alors, du coup, tout ça est parti, effectivement, d'une mobilisation qui est... Parce que, manifestement, ce lycée Joliot-Curie est le lieu de toutes les répressions. Répressions policières, donc, on l'a vu hier. Mais répressions aussi syndicales, avec l'affaire Kay Terrada. Est-ce que vous pouvez, déjà, nous rappeler un petit peu qu'est-ce qui s'est passé avec Kay Terrada ?

7:01
Invité

Tout à fait. Alors, Kay Terrada, donc, c'est un collègue de mathématiques du lycée Joliot-Curie, qui est aussi co-responsable départemental du syndicat Sud Éducation, et qui est aussi militant au réseau Éducation sur Frontières, RESF. Donc, c'est quelqu'un qui est très engagé, finalement, au quotidien, que ça soit, donc, en tant que responsable syndical, donc, là, du coup, dans un syndicat enseignant, et donc, plus largement qu'évidemment, membre de Solidaires, mais aussi, donc, cet engagement militant auprès des élèves sans papier, quand il faut se mobiliser, parce qu'il y a une expulsion qui est prévue, etc.

Et donc, alors, par ailleurs, le lycée lui-même étant un lycée, et c'est ce qui a été reproché, d'ailleurs, où il y a forcément beaucoup de mobilisation, c'est un lycée qui a été, finalement, qui a été ciblé par, je dirais, la hiérarchie, puisqu'il y a eu une mission à 360 degrés, en fait, l'année dernière, donc, une espèce d'audit avec des inspecteurs généraux.

8:02
Présentateur

— Oui. Alors, est-ce que vous pouvez peut-être développer un petit peu ce passage-là ? — Tout à fait. Donc, en fait... — Parce qu'en fait, c'est votre hiérarchie, donc, c'est-à-dire l'inspection de l'éducation nationale, est manifestement très attentive à ce lycée-là.

8:16
Invité

— Tout à fait. Alors après, donc, ces audits-là, en fait, je précise qu'ils sont censés être effectués dans l'ensemble des établissements, mais donc, le lycée Géo-Curie en a fait partie un petit peu en premier. Et en fait, si je parle de ça, c'est pas forcément pour remettre en cause ce signe, mais c'est surtout parce que, en fait, la hiérarchie elle-même a mentionné cette mission à 360 degrés pour justifier la suspension, puis la mutation, dont notre collègue Kai a été l'objet, en expliquant que, parmi les conclusions de cette mission, il y aurait eu le fait qu'il y aurait eu trop à leur goût de jours de débrayage et de grève. Donc, sous-entendu que Kai en serait un instigateur.

Et donc, voilà, ce sont les conclusions de cette mission qui ont été invoquées. Et de ce fait-là aussi, une autre des conclusions, ça a été de, finalement, placer les équipes sous tutelle, puisque, après les vacances, on aura des inspecteurs, cette fois-ci, des inspecteurs d'académie, inspecteurs des IPR, ce qu'on appelle, qui, là, vont venir dans le lycée, plus dans un but pédagogique, visiblement.

Mais donc, sous-entendu que le but annoncé de la suspension, puis de la mutation de Kai, qui n'a rien dans son dossier contre lui, vraiment, ce qui a été dit, c'est pour intérêt de service, le rectorat a la possibilité de faire ça, le but annoncé, c'était de restaurer le calme et la sérénité dans le lycée. Donc, force est de constater que...

9:50
Présentateur

Évidemment, il ne faut pas être trop dissident à l'égard du rectorat ou du ministère de l'Éducation nationale.

9:56
Invité

En tout cas, là, même sans parler de dissident, simplement, visiblement, le simple fait... Ça fait très militaire comme façon de procéder. Oui, le simple.

10:01
Présentateur

Le sous-titel de l'équipe pédagogique, etc.

10:04
Invité

Visiblement, puisque c'est aussi ce qui a été énoncé, le simple fait d'être responsable syndical sans être élu au conseil d'administration, semble-t-il, est un dépassement des instances normales du dialogue social. Donc là, finalement, ce qui est une attaque assez explicite envers la présence des syndicats dans les établissements et la présence des représentants syndicaux. D'accord.

10:28
Présentateur

Mais comment est-ce que va se poursuivre votre mobilisation, justement, en défense à Caterade ? Et puis aussi, en fait, sa sanction, c'est qu'il a été muté, c'est ça ?

10:38
Invité

Exactement. Il a été muté dans l'intérêt du service. Je cite l'expression consacrée. Donc, il est censé être muté au lycée Jean-Baptiste Pauquelin de Saint-Germain-en-Laye. Donc, ce n'est même pas dans le même département parce que c'est dans les Yvelines. Donc, là, présentement, Caille est en grève puisque, pour lui, il est hors de question de mettre les pieds dans cet établissement, de prendre ce poste. Et donc, les suites, c'est que lundi prochain, à 14h, Caille va passer devant le juge des référés. Donc, il a demandé un... Du coup, il a saisi le juge des référés. Donc, il y a 13h30, il y a un rassemblement qui est organisé devant le tribunal administratif de l'Enterre.

Donc, on espère qu'évidemment, le juge des référés va entendre les arguments qui vont lui être présentés et qu'il suspendra, du coup, cette décision complètement injuste. Et par ailleurs, la veille, le dimanche 16, comme vous le savez, il y a la grande marche organisée par la NUPES, notamment. Et donc, là, nous aurons un point fixe des collègues de Joliot avec Sud Éducation où les participants, les participants de cette grande marche pourront nous rencontrer, pour échanger.

12:02
Présentateur

OK. OK. Pour en revenir un petit peu, du coup, là, maintenant, à la partie qui concerne plus les lycéens, est-ce que vous savez un petit peu quelle réponse va être apportée, justement, aux violences policières qui se sont exercées hier ?

12:18
Invité

Alors... Donc... Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris la question. Vous pouvez...

12:24
Présentateur

Non, je me demande... Je demandais quelle allait être la réponse apportée par les parents d'élèves, les élèves eux-mêmes, aux violences policières qui se sont exercées sur eux hier.

12:36
Invité

Tout à fait. Donc, les parents d'élèves, évidemment, comme on peut l'imaginer, ils sont très en colère. On a vu les images du rassemblement. Voilà. Ils ont été, pour beaucoup, très choqués, voilà, très, très émus, en fait, de voir qu'il pouvait arriver ça à leurs enfants, que, pour certains, ils n'ont pas été prévenus avant 17 heures que leurs enfants étaient au commissariat au garde à vue. Donc, les parents, là, je précise que c'est ce que nous ont expliqué les parents. Les parents, du coup, sont assez en colère contre la direction du lycée puisqu'ils estiment qu'elle n'a pas rempli son rôle de protection, finalement, de la sécurité des élèves.

Donc, les parents, justement, discutent, voilà, savoir quelle suite ils souhaitent donner aussi à ça vis-à-vis de la direction du lycée. Là, présentement, ils ont souhaité, pour la plupart, ne pas envoyer leurs enfants au lycée aujourd'hui. Il y a eu aussi une présence des parents et de certains élèves devant le lycée. Ensuite, ils sont allés se rassembler devant le commissariat comme on l'était hier. Donc, ensuite, là, je sais qu'aujourd'hui, il y a, justement, des réunions de l'Assemblée Générale pour, côté parents notamment, essayer de voir un petit peu comment ils vont s'organiser. Les FCP, eux aussi, jouent son rôle d'intermédiaire.

13:49
Présentateur

Oui, d'accord.

13:52
Invité

Ensuite, voilà, on a la chance d'être soutenus par plusieurs députés de la NUPES, notamment du 92. Évidemment, la députée de Nanterre, Sabrina Sébaini. Donc, ils se sont relayés hier, puisque eux avaient le droit d'entrer au commissariat. Et donc, ça a été un petit peu, eux, notre source d'informations pour savoir ce qu'il en était des élèves. Donc, j'imagine qu'il y aura aussi une suite politique à tout ça. En tout cas, j'ai aussi eu des contacts avec des personnes qui travaillent avec des députés. Voilà, il est clair qu'ils ne veulent pas laisser passer ça et qu'ils veulent interpeller le gouvernement aussi sur ce qui s'est passé. Oui, d'accord.

Ensuite, quant à nous, alors nous, on est plus... Forcément, on avait déjà prévu ces actions-là concernant CAI. Maintenant, hier, on a apporté notre soutien à nos élèves et à leurs familles, surtout à leurs familles, évidemment, directement devant le commissariat. On continue aujourd'hui. On essaye aussi de faire ce lien-là, d'utiliser un peu nos connaissances pour leur expliquer un petit peu comment les choses peuvent se passer. Alors maintenant, ce qui est mieux, c'est qu'il y a Maître Alimi, du coup, qui est là avec ses équipes et donc qui est deux ans plus compétent pour ça. Maintenant, nous concernant, bien évidemment, c'est aussi un sujet sur lequel on va communiquer.

Il y a un communiqué qui devrait être diffusé. Il y en a un qui a été diffusé hier, il y en a un qui devrait être diffusé aujourd'hui. D'accord. Ensuite, je ne sais pas exactement pour la suite des actions.

15:35
Présentateur

OK. Alors juste pour finir très rapidement, parce qu'en info, on parlait d'un lycée, un blessé. Oui. Tout à l'heure, vous en avez parlé de deux. Oui, tout à fait. Donc le premier, c'est celui qui, malheureusement, a eu deux points de suture. C'est ça. Dans quel état est le second ?

15:47
Invité

Alors le second, on n'a pas eu beaucoup d'informations. En fait, on sait qu'il est rentré chez lui au lieu d'aller à l'hôpital directement. D'accord. Et donc, on a appris qu'il y avait effectivement hier un deuxième élève blessé chez lui. Alors je vous avoue ne pas savoir si ensuite il est allé à l'hôpital. Mais en tous les cas, il était lui aussi blessé, lui aussi à la suite de ses tirs de LBD, de flashball. Merci beaucoup, Arthur. Merci à vous de nous avoir reçus.

16:17
Présentateur

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