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interviewPublic Sénat· 6 avril 2022 4 min

Cabinets de conseil : "Un Etat gangréné au sommet", dénonce Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

– Alors on revient en France avec un sujet qui suscite l'inquiétude, c'est la question des EHPAD et de la dépendance. Le gouvernement a publié hier son rapport d'inspection des EHPAD du groupe Orpea, c'est un rapport accablant, nourriture insuffisante pour les résidents, priorité donnée à la performance financière. Vous, Président de la République, que ferez-vous pour éviter ces dérives ?

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais moi, Président de la République, j'aurais fait ce qu'on aurait dû faire depuis des années, c'est quand on fait des contrôles, on ne prévient pas 48 heures à l'avance. – C'est la unique raison ? – Écoutez, quand vous ne contrôlez personne, il y a des abus, c'est tout. Il n'y a plus d'État, je dissoudrai toutes les ARS, je remettrai de l'ordre au ministère de la Santé, je recréerai des directions départementales, je suivrai les établissements, je les contrôlerai, c'est ça qu'il faut faire. Et puis, je mettrai des moyens dans la dépendance pour créer des établissements publics qui ne font pas du fric sur le dos de la misère.

0:53
Présentateur

– Mais ça veut dire plus d'EPAD privés ?

0:55
Nicolas Dupont-Aignan

– Non, il y a des EPAD privés qui marchent très bien et qui ne sont pas dans la pas du gain, j'en ai un dans ma ville, remarquable.

1:00
Présentateur

– C'est quoi, c'est les EPAD qui dépendent des actionnaires ?

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais bien sûr, c'est les groupes, mais c'est la faute de l'État. Vous savez, il n'y a plus d'État en France, c'est un État qui est gangréné par les cabinets de conseil, 1 milliard d'euros. Je crois qu'il faut quand même rétablir les choses, le rapport du Sénat, on est ici à Public Sénat, il faut lire ce rapport du Sénat sur le conflit d'intérêts au sommet. – Il faut voir que là, j'apprends qu'il y a 300 000 euros donnés à un cabinet d'études de copains d'Emmanuel Macron pour savoir qu'il faut envoyer les professions de foi par la poste, 300 000 euros.

1:32
Présentateur

– Tu ne vois pas bien le rapport avec Orpéa ?

1:33
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais si, c'est un État gangréné au sommet, qui est toujours au service d'intérêts financiers, de copains.

1:38
Présentateur

– Donc vous voulez dire que l'État, par exemple, a pu protéger Orpéa ?

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

– Il va falloir faire une enquête là aussi, qu'est-ce qui se passe ? – Vous accusez Emmanuel Macron par exemple ? – Non, je n'accuse pas Emmanuel Macron sur le sujet, j'accuse Emmanuel Macron sur les cabinets de conseil. Et je dis aux Français qu'avec moi, je ferai un grand ménage au sommet de l'État. Je veux rétablir une fonction publique d'État où il n'y a pas d'intervenant du privé, où il n'y a pas de conflit d'intérêts permanents. Et je dis, et j'en profite de le dire, parce que dans notre pays, on ne peut pas dire grand-chose, je dis que, par exemple, où est le parquet financier ? Le parquet financier a disparu de notre pays.

2:12
Présentateur

– Vous lui demandez de se saisir, de cette affaire de cabinet de conseil ?

2:16
Nicolas Dupont-Aignan

– De cabinet de conseil, de McKinsey, de conflits d'intérêts au sommet, et on serait dans une démocratie normale, le président de la République ne pourrait pas se représenter. Et d'ailleurs, il ne va même plus voir les journalistes, on a vu hier qu'il n'a pas été voir France 2, il a tellement peur des questions.

2:29
Présentateur

– Mais juste sur les cabinets de conseil, hier Bruno Retailleur à votre place disait, qui était proche de François Fillon, il dit qu'il y a deux poids deux mesures. En 2017, le PNF s'est saisi, là il n'y a pas de PNF.

2:38
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais bien sûr, mais je l'ai déjà dit. Il y a un président de la République qui devrait faire l'objet d'une enquête du parquet financier sur son patrimoine personnel, sur ses déclarations de patrimoine, sur l'affaire McKinsey, et il n'y a rien, silence radio. Mais les Français ont compris qu'il se passait quelque chose de très grave au sommet de l'État. Et je dis aux Français, est-ce qu'ils veulent continuer 5 ans de plus avec cette tome-là ?

3:05
Présentateur

– Vous pensez qu'il a caché de l'argent sur son patrimoine ?

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

– J'en ai un, je veux une enquête. Parce que quand on gagne autant pendant des années…

3:11
Présentateur

– Mais une haute autorité de la transparence pour la vie publique, pourquoi elle ne fait pas son travail ?

3:15
Nicolas Dupont-Aignan

– Écoutez, c'est bizarre, moi j'aimerais savoir. J'aimerais savoir comment on peut gagner autant d'argent et avoir un si faible patrimoine.

3:20
Présentateur

– Donc pour vous, la haute autorité n'a pas fait son travail ?

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

– Je demande à la haute autorité de faire son travail. Et je dis très clairement, au-delà de ça, que c'est ce deux poids deux mesures dont vous parliez qui interpelle les Français. Moi, ils m'en parlent dans la rue. Ils me disent, mais c'est quoi cette République bananière ? C'est quoi ? On est où ? Et je les appelle à sanctionner Emmanuel Macron dans les urnes dès le premier tour. Et j'appelle les Français, quelles que soient leurs couleurs politiques, qui ne veulent plus de ces conflits d'intérêts, de ce gaspillage, c'est l'argent de la peine des Français. Avec un milliard, vous savez ce qu'on faisait ?

La déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé, qu'on a tous voté de gauche et de droite à l'Assemblée, mais que l'En Marche a refusé. Et vous savez pourquoi ? Ils ont refusé. Ils nous ont dit, ça coûte 800 millions. On ne peut pas. Mais au même moment, on donne un milliard au cabinet de conseil. Mais enfin, mais où on vit ? Donc moi, je dis aux Français, maintenant, réveillez-vous. Est-ce que vous voulez reprendre 5 ans comme ça ? Ou non ? C'est ça l'enjeu. L'enjeu.

4:20
Locuteur

L'enjeu. L'enjeu. ... L'enjeu.