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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 12 juillet 2023 39 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merSolidarités & familleÉducation & recherche

Parentalité dans les outre-mer : présentation des conclusions du rapport à la presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:50OuverteRéponse directe

    Famille monoparentale, précarité, grossesse précoce : structure défaillante ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Solutions historiques de famille élargie : pourquoi diminuent-elles ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Saint-Martin et Saint-Barthélemy : profils atypiques ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Traduction politique des mesures : calendrier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Président (Stéphane Artano)Chiffre
    « Le taux de pauvreté pour la Martinique c'est 78% pour Mayotte c'est 77% et pour l'Hexagone c'est 15% »
  • 6:00Président (Stéphane Artano)Chiffre
    « Deux tiers des habitants des dromes perçoivent ces prestations sociales ou familiales »
  • 8:00Président (Stéphane Artano)Promesse
    « À Mayotte des conditions un peu différentes c'est pour ça que notre deuxième recommandation et bien elle demande à ce qui est une étude comparative des incidences budgétaires et socio-économiques sur les familles des différents systèmes existants »
  • 15:00Victoire JasminChiffre
    « Deux tiers des habitants des dromes perçoivent ces prestations sociales ou familiales »
  • 17:00Président (Stéphane Artano)Fait
    « En Guyane il n'y a qu'un seul et TP pour un territoire grand comme le Portugal »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je vous remercie par avance d'avoir répondu présent à notre invitation conjointe des deux délégations la délégation aux outre-mer et la délégation aux droits des femmes du Sénat avec le président Stéphane Artano et les rapporteurs nous sommes très heureux de vous accueillir cet après-midi au Sénat pour vous rendre compte d'un travail qui nous a occupé presque 6 mois avec nos deux délégations conjointes pour travailler sur la parentalité dans les territoires d'outre-mer un sujet finalement d'actualité puisqu'on en parle beaucoup avec les événements et l'actualité récente dans l'Hexagone par exemple le titre du rapport qui avait fait qui vient d'être voté à l'unanimité en réunion de nos deux délégations soutient à la parentalité agir pour toutes les familles des Outre-mer donc de délégation délégation droit des femmes délégation aux outre-mer 4 rapporteurs victoires jasmin pour la Guadeloupe belles achats qui étaient territoires un petit peu moins ultramarins l'est de la France et le président Stéphane Artano pour saint-pierre-et-miquel Miquelon pardon nous avons auditionné quelques 120 personnes pendant ces 5 6 mois nous nous sommes déplacés hélas je dirais que dans celles un seul territoire mais trois îles quand même la Guadeloupe Saint-Martin et Saint-Barth où nous avons été accueillis par les sénatrices du cru local à la fois victoire jasmin évidemment puisqu'elle était rapporteur elle faisait partie du déplacement mais également Micheline Jacques pour Saint-Barth et Annick jacquemais pour Annick Annick Petrus Annick siège dans mon groupe Annick Pétrus pour Saint-Martin excusez-moi donc l'objectif c'est bien entendu à la fois de dresser les constats qui vont nous amener qui nous ont amenés à faire un certain nombre de recommandations va recommandations et dans les constats évidemment ce qu'on a mis en exergue c'est essentiellement des familles en situation de précarité et de vulnérabilité avec des modèles familiaux liés à finalement l'histoire la culture Nassima d'un Dark et au premier rang et qui représente la réunion nous a fait part aussi de l'histoire et l'impact des phénomènes culturels du coup avec l'esclavage aussi qui a pu faire que on se retrouve aujourd'hui avec des des familles monoparentales qui sont monoparentales dès le début c'est-à-dire qu'il y a pas une séparation c'est que dès le début ce sont des familles monoparentales bien souvent avec des femmes à la tête et l'absence des pères mais notre collègue rapporteur elsachalke vous en parlera tout à l'heure donc l'idée évidemment à traverser ces travaux mieux connaître les particularités des territoires c'est bien dommage si elle est la seule c'est bien bon c'est comme c'est l'introduction c'est pas très grave qui êtes-vous madame j'arrête ou je continue à s'étend c'était une répétition comment je continue très bien donc l'idée c'est évidemment de d'avoir une meilleure connaissance des spécificités des des territoires connaître pour adapter les politiques connaître pour différencier et forcément la première recommandation que nous faisons c'est généraliser les obser les observatoires à la parentalité à l'image de ce qui existe à la réunion nous avons mis en exergue bien entendu aussi la prévalence des familles en situation de précarité économique de vulnérabilité sociale et ce qui rend évidemment très complexe l'exercice de la parentalité un chiffre ou plusieurs chiffres mais sur le taux de pauvreté le taux de pauvreté pour la Martinique c'est 78% pour Mayotte c'est 77% et pour l'Hexagone c'est 15% donc forcément on comprend que l'ex de la parentalité et beaucoup plus difficile donc les politiques familiales on a pu le constater avec des des misants des mises en place parfois à géométrie variable avec des caves des PMI qui remplissent plus ou moins leur mission et mes collègues rapporteurs vous exposeront ces situations ce qu'on peut dire par rapport aux prestations sociales et familiales deux tiers des habitants des dromes perçoivent ces prestations sociales ou familiales ce qui est considérable alors avec des différences et notamment des différences qui ont été fléchées à Mayotte avec si je m'entends en double ça va ça va être compliqué mais on a la clim alors on se satisfait de tout même du son aujourd'hui donc des prestations qui sont quasiment à l'identique dans tous les territoires Drom historique et dans l'Hexagone à deux exceptions près le versement des allocations familiales dès le premier enfant et les conditions d'octroi du complément familial donc à Mayotte des conditions un peu différentes c'est pour ça que notre deuxième recommandation et bien elle demande à ce qui est une étude comparative des incidences budgétaires et socio-économiques sur les familles des différents systèmes existants pour avant d'aller plus loin avant de prendre de faire des propositions d'avoir un vrai état des lieux de la situation dans ce territoire de Mayotte on a mis en exergue aussi les taux d'illettrisme et d'électronisme qui rendent également plus difficile l'exercice de la parentalité avec des recommandations 3 et 5 sur des propositions pour avancer sur ces sujets il est surprenant de voir que dans certains territoires les aussi les parents ne parlant pas la langue peuvent difficilement accéder aux différents outils des politiques publiques donc je vais laisser la parole à elsacha qui ont répondra bien sûr une fois que les quatre rapports les rapporteurs se seront exprimés aux questions s'il y en a je vous remercie merci madame la Présidente bonjour à toutes et tous alors à mon tour d'intervenir sur un autre volet qui est les spécificités des structures familiales et parentales ultramarine puisque nous avons mis en exergue trois traits qui nous semblent particulièrement marquants d'une part la place centrale des femmes et des mers et l'absence en miroir des pères deuxièmement la fréquence des grossesses précoces et troisièmement le rôle des familles élargies donc je vais revenir sur la première caractéristique qui est la place centrale des mers elle se traduit aujourd'hui par une forte prévalence de la monoparentalité tout particulièrement aux Antilles et en Guyane où les familles monoparentales représentent la moitié des familles avec enfants soit deux fois plus que dans l'Hexagone donc il s'agit en pratique de mer seule qui cumulent comme l'a dit notre présidente des facteurs de vulnérabilité elles plus précaire que les autres parents moins souvent en emploi plus souvent sur des emplois qui sont faiblement rémunérés et leurs conditions de vie sont plus difficiles les conditions d'entrée dans la monoparentalité sont elles aussi assez singulières puisque la monoparentalité ne fait pas suite à une séparation comme c'est le majoritairement le cas dans l'Hexagone mais elle débute dès la naissance de l'enfant et se poursuit pendant toute son enfance et un chiffre qui nous a particulièrement marquée aux Antilles comme en Guyane deux tiers des enfants ne sont pas reconnus par leur père à la naissance alors ce phénomène évidemment interroge inévitablement sur la place des pères sur la robe sens depuis la naissance mais tout au long de la vie de l'enfant sur la question également et les conséquences financières comme éducatif et on voit bien que justement il ne les parents les pères et les mers ne semblent pas y trouver d'intérêt voire redoute la reconnaissance juridique des enfants par leur père ils voient dans l'absence de reconnaissance d'une stratégie de survie économique en lien avec le versement des prestations familiales donc nous appelons et c'est notre recommandation numéro 14 à reconsidérer la place du père au sein des politiques familiales à la fois en luttant contre les idées reçues relatives aux effets de sur le bénéfice des prestations familiales d'une reconnaissance légale par le père mais également en associant davantage les pairs au dispositif de soutien à la parentalité plus globalement nous estimons nécessaires de mieux sensibiliser aux enjeux et aux responsabilités de la parentalité afin là aussi de mieux aider de mieux accompagner les parents dans leur rôle qu'on rappelle être les premiers éducateurs de l'enfant le deuxième fait marquant comme je vous le disais c'est la question et la fréquence des grossesses précoces alors soit en conséquence des recours à l'IVG plus nombreux dans les outre-mer mais également des maternités précoces qui restent nombreuses notamment en Guyane et à Mayotte avec un chiffre assez éclairant puisque 10% des naissances enfin pour 10% des naissances la mer a moins de 20 ans et les facteurs qui l'expliquent sont multiples il semble que la maternité soit pour des jeunes femmes précaires un moyen d'acquérir un statut mais également des aides et de gagner leur autonomie par rapport à leur famille et ça se fait généralement effectivement au moment de la naissance de leur enfant c'est pourquoi nous recommandations c'est les recommandations 6 et 7 sont ciblesses sur cette problématique vous le savez la loi prévoit trois séances annuelles d'éducation à la vie affective et sexuelle dans les scolaire sur l'ensemble du territoire français mais malheureusement ces séances ne sont quasiment pas dispensées aujourd'hui et il nous semble primordial de veiller à leur mise en oeuvre et de développer à la fois la prévention mais également l'accompagnement des grossesses précoces notamment parce que c'est également une des conséquences afin de lutter contre le décrochage scolaire nous recommandons également de conforter les dispositifs permettant aux jeunes maires de concilier leur vie familiale et notamment le Service Militaire Adapté donc le SMA dont on sait à quel point il représente un atout pour nos jeunes des outre-mer et c'est un outil qui on a pu le constater a fait ses preuves et qui ne gagneraient qu'à être renforcée enfin à la troisième spécificité que nous avons souhaité mettre en avant dans ce constat parce que c'est aussi la force et la richesse de ce rapport de pouvoir dresser un constat sur cette thématique essentielle de la parentalité c'est la question de la famille élargie et des sol solidarité intergénérationnelle on le voit c'est solidarités traditionnelles s'atténue sous l'effet de migration interne comme externe et de la progression du mode de vie occidental contemporain qui diversifie notamment les modèles familiaux cependant ces solidarités notamment ces solidarités intergénérationnelles demeurent importantes elles sont importantes d'une part sur le plan financier mais également sur la question de l'éducation des enfants et de la transmission des valeurs et des savoirs et nous sommes convaincus tous les quatre tous les rapporteurs à quel point cette solidarité est une véritable richesse sur laquelle nos politiques familiales devraient davantage s'appuyer nous avons également fait un focus sur les pratiques de circulation d'enfant et d'adoption coutumière au sein des familles élargies en Nouvelle-Calédonie et également en Polynésie française et c'est notre recommandation numéro 10 qui entend sécuriser ces pratiques je vais désormais laisser la parole à Victoire jasmin pour justement nous développer les recommandations concernant le service de proximité aux familles merci beaucoup je vous remercie de nous avoir pris vraiment au sérieux parce que nous travaillons de choses très sérieuses concernant les autres donc sénatrice de Guadeloupe membre de Dieu délégations je suis vraiment très heureuse de partager ce travail qui je pense portera ses fruits à travers les différentes recommandations que nous allons vous proposer cet axe de notre rapport ce troisième axe souligne l'importance de l'environnement favorable à la parentalité cela passe par plus de services de proximité pour faciliter la vie des parents notre constat et qu'il faut les développer et les renforcer pour que les politiques de soutien à la parentalité soit mieux adapté aux spécificités ultramarines plus encore que dans d'autres territoires la démarche d'aller vers l'hiver les parents et les espaces s'impose dans les outre-mer plusieurs outils existent déjà nous avons eu un certain nombre d'exemples notamment à la Réunion ce qui se fait déjà en Guyane donc nous voulons vraiment poursuivre et aller vers les parents parce que c'est nécessaire les caisses d'allocations familiales en particulier joue un rôle essentiel ils ont développé des formats d'accueil spécifique des rendez-vous des droits des connexions en visio de l'assistance informatique pour aider les allocataires à réaliser leurs démarches administratives vous trouverez vous trouverez dans le rapport un tableau avec de nombreux exemples les caps s'appuient sur le développement d'une large réseau de partenaires il faut également penser au service mis en place par les espaces en service les centres communaux d'action sociale et les partenaires les partenariats avec les mairies notre recommandation numéro 4 consiste à consolider la présence des cafés donc notamment au travers du réseau des maisons France service et dans les maternités pour faciliter l'ouverture des doigts et développer des guichets uniques sur le modèle des maisons des 1000 premiers jours près d'entrée aisément identifiable pour les parents et les familles notre recommandation numéro 8 est de faire aussi du futur service public de la petite enfance une opportunité pour rattraper le retard des Outre-mer en matière de mode de garde en ce qui concerne l'offre d'accueil en dehors du temps scolaire nous avons recensé un certain nombre de difficultés le manque de personnel qualifié le manque de moyens des communes ou encore les difficultés financières des parents pourtant garantir un meilleur accueil pour les enfants au-delà du temps scolaire sur tout le territoire est un véritable enjeu d'égalité l'égalité des chances pour les enfants et une insertion professionnelle pour les parents nous présentons dans ce rapport plusieurs pistes d'amélioration notamment remédier au manque de personnels qualifiés et promouvoir la formation d'éducateur accroître l'offre de colo apprenant par exemple dans tous les territoires du tramarins en encourageant le développement des partenariats avec des structures agrées pour longer le complément de libre choix du mode de garde au-delà de 6 ans de l'enfant afin de faciliter l'accès de tous les enfants et les adolescents alors périscolaire développer les dispositifs multiparentaux par exemple dans toutes les communes et en Polynésie il y a évidemment une situation qu'il faudrait encourager il est donc essentiel de développer l'ensemble de ces dispositifs afin d'offrir aux parents un lieu de partage d'expérience et d'échanges avec des professionnels de l'éducation dans une approche globale et non stigmatisante de la parentalité notre recommandation numéro 9 est donc de renforcer l'accueil collectif des enfants en dehors du temps périscolaire du temps scolaire avant de passer la parole au président alternaux pour présenter le dernier axe je tiens à souligner l'importance de créer cet environnement général favorable aux enfants et à la parentalité ces actions soutient financiers via les prestations familiales proximité de la cave solution de garde dès la petite enfance tant périscolaire facilite le déploiement de politique de soutien à la parentalité proprement dite monsieur le président Stéphane Artano je vous passe la parole pour la suite de nos travaux merci beaucoup merci à vous tous bien bonsoir à tous et à tous je vais vous parler des politiques de soutien à la parentalité ce qu'on peut dire en outre-mer c'est qu'il y a globalement indépoiement partiel voire inégale des politiques de soutien il y a une stratégie nationale évidemment qui a tracé une feuille de route entre 2018-2022 et avec un axe transversal la parentalité en outre-mer et le bilan pour le moins qu'on puisse dire est assez mitigé puisque et clairement insuffisant ce qui concerne Mayotte et la Guyane par exemple et même Saint-Martin il en va de même programme dit des 1000 premiers jours qui a été lancé en 2020 et qui cible particulièrement la petite enfance programme qui ne comporte pas réellement de voler outre-mer alors que des spécificités et des réalités locales l'exigence le maillage territorial pour le succès les politiques de parentalité est évidemment essentielle selon le ministère des Outre-mer ce qu'on appelle le panier de service et je ne rentre pas ici dans le détail si on fait le bilan en outre-mer il est de 100% à la Martinique et à la Réunion il y a de 50% en Guadeloupe 25% en Guyane et Mayotte on n'a pas les chiffres donc autant vous dire entre la Guyane et Mayotte le constat est quand même assez accablant sur le retard majeur qui a été pris sur le déploiement de ce panier et qui sont pourtant les deux territoires français je dis bien français les plus jeunes de notre pays en matière de médiation familiale tous les départements sauf Mayotte disposent d'un service pour autant inéquitablement ou inégalement constitué puisque par exemple en Guyane il n'y a qu'un seul et TP pour un territoire grand comme le Portugal donc ça vous laisse juste imaginer la performance que même la meilleure volonté du monde de l'agent en question peut amener et donc nous recommandations 11 et 15 font évidemment de l'accélération du déploiement des politiques notamment des 1000 premiers jours un axe important de notre point de vue on a constaté également sur le volet santé et ça a été rappelé par la présidente billon un retard assez inacceptable il faut bien le dire quand même en matière de PMI qui relève de la compétence de certains départements ça a été pointé en Guadeloupe et particulièrement à Mayotte ou des successifs ont déjà démontré les carences de la PMI notamment sur ce territoire et pour nous il convient évidemment de traiter en priorité ces aspects et il existe notamment en matière de santé pour les maires en particulier soit pour les très prématurés voire même des mamans qui ont besoin d'hébergement avant la grossesse ils ne disposent pas d'hébergement et donc on prône quand même la mise en oeuvre de d'hébergement à proximité c'est particulièrement le cas et ça ne vous est en a pas en Guyane bien évidemment mais aussi à Saint-Barthélémy enfin ce qu'on peut dire également c'est que il existe des dispositifs plutôt entre guillemets contraignants ou incitant on pense notamment aux mesures judiciaires d'aide éducative ou même d'aide à la gestion des budgets familiaux qui pourraient être déployés sur nos territoires le recours de ces mesures doit être inscrit de notre point de vue dans les schémas d'appartementaux et ça n'est pas le cas nous semble-t-il jusqu'ici pour terminer sur les acteurs de la politique de soutien à parentalité on a deux sujets majeurs premièrement il manque un chef de fil ce qu'on voit c'est que les caisses d'allocations familiales sont reconnues sur chacun des territoires comme des acteurs majeurs mais le rôle n'est pas affirmé notamment dans les documents cadres qui existent et dans la mesure où la prochaine convention de gestion et d'objectifs la cause est en cours de signature avec l'État pour 2023 2027 c'est peut-être l'occasion de dire quand notre mère les cafés sont le chef de fil affirmé et assumer pleinement puisque c'est un rôle qu'ils assume déjà pour faire en sorte que le soutien à parentalité puisse bénéficier d'un axe à part entière dans cette convention d'objectif et de moyens 2023 2027 le deuxième sujet de la gouvernance c'est que c'est très lourd et on prône quand même dans le rapport le déploiement et le renforcement du moyen de pilotage et de coordination de l'animation des réseaux et puis on se rend compte aussi qu'il faut quand même alléger les dispositifs existants on a des comités départementaux de 41 membres ne serait-ce que pour simplement les convoquer si vous voulez c'est un exercice un exercice de à part entière et il nous semble-t-il qu'on est là dans ce que la France c'est faire le mieux en matière administrative c'est-à-dire des comités des terroriques et qui mériteraient vraisemblablement d'être réduit à leur potion la plus efficace nous semble-t-il c'est la recommandations numéro 20 et la troisième enfin c'est renforcé le rôle des acteurs de proximité là je parle des associations bien évidemment on a deux sujets sur le volet associatifs que nous avons identifié dans le rapport un sur les financements on se rend compte qu'il y a beaucoup d'appels à projets et que les associations nous le disent également elles sont hyper sollicitées pour répondre systématiquement ces appels à projets elles ne dispose pas de financement pérenne et pluriannuels ce qui fait qu'en réalité c'est du coup par coup elles sont remises en question chaque année et à chaque appel à projet ce qui rend l'exercice de manière très très inconfortable et les CAF ont commencé d'ailleurs à réorienter un petit peu leur financement pour commencer à stabiliser les acteurs locaux parce que le mariage territorial s'appuie avant tout sur les acteurs associatifs aux côtés des acteurs institutionnels et en matière de financement le sujet qui a été pointé c'est évidemment les CAF peuvent intervenir qu'à 80% de des projets et donc il y a une quote de 20% qui revient collectivité qui pour la plupart sont dans le rouge et qui pour la plupart ont du mal à mobiliser même les 20% qui sont à leur charge et donc on pose la question de savoir s'il n'y a pas intérêt on outre-mer sur ces territoires ou les collectivités sont défaillantes pour des raisons budgétaires de permettre aux caves de pouvoir financer 100% de ces programmes pour leur permettre une efficacité indépoiement effective sur les territoires et enfin pour les associations c'est la montée en compétences de ceux qui sont à leur tête et qui sont sur le terrain donc les opérationnels le montage de projet comme je l'ai dit au travers des appels à projets sont de plus en plus complexes les acteurs du terrain ne sont pas forcément tous calibrés et épauler techniquement pour pouvoir répondre à ces appels à projets et nous sommes importants de pouvoir apporter cette expertise peut-être d'encourager des fédérations nationales à venir s'implanter en outre-mer pour que les associations locales puissent s'adosser à une expertise reconnue évidemment je parle pas de la Croix-Rouge et du NAF qui sont déjà implantés mais il y a d'autres fédérations qui pourraient mettre le souhait de s'implanter avec peut-être des appels à projets pilotés par le ministère d'outre-mer pourquoi pas en interministériel mais avec un leader chef de filtre avec aux côtés des cafs leur implication de notre point de vue pourrait être un levier intéressant pour nos associations puisque ça les conforterait dans le rôle d'ingénierie dont un ne dispose pas suffisamment peut-être aujourd'hui voilà j'en ai terminé c'était la 19ème recommandation et si vous le voulez maintenant on peut passer au jeu des questions réponses avec les trois autres rapports pour celui ou celle qui veut commencer je pense qu'on va vous donner un micro pour que ceux qui nous suivent puissent profiter également de la question poser Emmanuel GIR pour le réseau outre-mer de France Télévisions je voulais savoir si famille monoparentale situation précaire grossesse précoce avec la spécificité de Mayotte et de la Guyane est-ce que vous qualifierez la famille de d'outre-mer comme d'une structure défaillante non pas du tout le regard que les délégations ont porté c'était un regard anthropologique et sociologique sur une réalité que l'administration française peut être méconnée aujourd'hui et ce que nous disons c'est que si nous voulons que les politiques familiales et parentales soient efficaces dans nos territoires nous devons tenir compte d'une réalité territoriale est-ce que vous dites là en fait c'est pas un jugement de valeur que nous avons porté c'est une objectivation des situations pour que la puissance publique puisse y apporter des réponses aujourd'hui les modèles quels qu'ils soient dans nos territoires se respectent tous et loin de la volonté des rapporteurs des délégations de porter un jugement bien au contraire ce qu'on veut nous c'est que nos moyens de la puissance publique soit mise à contribution pour aider ces modèles à évoluer au regard des grands bouleversements que nous connaissons ne serait-ce qu'au titre au titre migratoire de reconnaître ce qui est défaillant aujourd'hui ce sont les inégalités qui existent encore et l'ensemble de nos interlocuteurs l'ont souligné sur les différents territoires par exemple il est anormal injuste et il faut le dénoncer que un enfant porte de handicap à Mayotte ne puisse pas bénéficier des mêmes droits de la hache que n'importe quel enfant de France il faut aussi le dire on va se succéder je pense avec les quatre apports bah oui ce sera plus simple c'est pas monopoliser la parole pour les réponses aux questions puisque c'est un rapport co-écrit est-ce qu'il y a d'autres questions on est quatre à pouvoir répondre donc là non mais globalement ce qui est ce qui est important de dire c'est que oui il y a des particularités dans les territoires d'outre-mer mais c'est l'histoire donc nous ne sommes pas là il a très président Artano a très bien répondu il y a des réalités il faut comprendre pourquoi il y a une série elle était c'est parfois l'histoire c'est parfois aussi une méconnaissance finalement où une méconnaissance des droits qui fait que même sans une grossesse précoce on peut réussir à accéder à des droits à la fois sociaux familiaux et donc c'est pas juste une grossesse précoce or ça nous a été dit dans certains territoires pour pouvoir accéder à un statut et sortir de la précarité connue déjà dans la famille donc il faut éviter de reproduire ces cette précarité cette vulnérabilité parce que éduquer un enfant et on en discutait tout à l'heure lors de la réunion de la délégation pour c'est un tout à la fois des parents ou un parent c'est un logement c'est une éducation c'est la langue c'est beaucoup de choses c'est l'électronisme ou le des parents qui peut être un frein aussi donc il y a tout un écosystème comprendre l'écosystème et apporter des réponses sans vouloir forcément dupliquer bon je crois que c'est important aussi de se dire on va différencier les réponses parce que chaque territoire a des particularités lorsque vous êtes dans aux Antilles et bien pour un coucher par exemple le parcours d'un accouchement en fonction de l'île où vous trouvez c'est déjà des particularités très très prégnantes et donc des réponses à apporter parce qu'on peut pas laisser les femmes sans solution lorsque vous êtes à une île qui n'est pas ni la Guadeloupe ni pardon à Marie-Galante bien sûr à Marie-Galante ni la Guadeloupe ni la Martinique il faut apporter des solutions pour que le parcours de l'enfant dès sa naissance ne soit pas un parcours du combattant pour la mère par exemple oui monsieur il est là le micro les solutions qui étaient apportées d'un point de vue historique par la notion de famille élargie et vous avez dit que avec la modernité entre guillemets c'est c'est soutiens qu'on pouvait avait tendance à diminuer ce que vous pouvez un peu développer là-dessus pourquoi cette cette solution on va dire que la nature a trouvé pourquoi le temps a disparaître et elle se court-circuite avec quoi en fait je crois que pour avoir travaillé nous avons travaillé tous ensemble mais en fait c'est en matière d'aménagement du territoire déjà et puis la façon d'habiter à changer dans beaucoup de nos territoires et bien il y a plusieurs générations habitaient les unes à côté des autres et quelquefois dans une même maison maintenant avec l'évolution et bien il y a des personnes qui ont des logements et particulièrement les logements sur ceux qui sont proposés dans différentes communes et bien ce sont des immeubles dans des bars et la façon d'habiter à changer et là la particularité de certaines de nos territoires c'est de permettre justement avec cette intergénérationnalité on avait effectivement des parents des grands-parents et quelques fois de générations au même trois qui étaient à proximité donc tout le monde contribuait à l'éducation des enfants aujourd'hui on a de moins en moins cette façon de faire et là il y a des parents nucléaires qui sont en difficulté parce que le mode de garde on n'a pas forcément sur l'ensemble du territoire et l'ensemble de nos territoires les modes de garde approprié pour élever les enfants donc ça c'est aussi des frais qui ne permettent pas forcément aux femmes particulièrement parce qu'on a beaucoup de familles monoparentales et bien de se former ou d'aller vers les services publics qui sont disponibles quand ils sont disponibles donc là notre rapport permet de mettre en évidence les difficultés parce que dans les politiques publiques adaptables à nos territoires il existe beaucoup beaucoup de possibilités par contre on ne peut pas forcément les retrouver sur chaque territoire de la même façon en Guadeloupe par exemple c'est une archipel à Saint-Martin c'est différent quand c'est Barthélemy donc là effectivement certains accès certaines possibilités de droit et madame la Présidente parlait des problèmes liés aussi à l'électronisme et à l'illettrisme et nous avons également des freins qui sont liés aussi aux langues parce que beaucoup de beaucoup de nos territoires il y a pas que des personnes qui sont qui ont des langues maternelles françaises ou même créole il y a beaucoup d'autres qui sont anglophones hispanophones enfin il y a une diversité de situation qui font aussi que qu'il y ait des fins et là nous sommes au Sénat la chambre des territoires et là je félicite leur ce rapport parce que là vous voyez qu'il y a une diversité de d'origine de nos différents rapporteurs mais nous sommes là pour représenter les territoires et pour mettre en évidence les frais qui nous permet pas toujours d'avoir reçu chacun des territoires de la nation les mêmes doigts et les mêmes réponses surtout donc là c'est important et ce que vient de dire ma collègue Nassima DEDA de la Réunion mais qui a été très assidûment présente lors de nos travaux et bien chacun des territoires il y a des particularités et l'objet du rapport c'est de permettre que nous puissions trouver les meilleures réponses possibles pour répondre au mieux aux besoins de chaque des territoire et de chacune des personnes donc il y a le problème qui a été évoqué par le président également le problème concernant les lois mais aussi des pères dans notre rapport dans son axe il parlait également de la reconnaissance et ça a été dit également par Elsa Shark alors il y a aujourd'hui une volonté du gouvernement le 1er juin dernier le gouvernement proposait qu'il y ait une attention toute particulière pour la mise en oeuvre d'un service de public de service public pardon de petites enfance alors nous attendons beaucoup de de cet outil là pour nous permettre justement de mettre en adéquation nos différents recommandations avec cette volonté politique affichée du gouvernement donc j'espère qu'il y aura des suites favorables et c'est une note un de nos soins également merci je voulais reprendre non choisissant pas trop la Guadeloupe mais je pense surtout à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy vous avez pas eu le sentiment quand même de vous approcher on va dire d'un profil de population assez atypique par rapport au reste de l'outre-mer compte tenu du statut de Saint-Martin qui est à la fois hollandais et français et compte tenu de Saint-Barthélémy qui est réputé comme étant l'île enfin une île avec une activité touristique bien particulière alors Saint-Martin c'est vrai que nous avons passé une journée à Saint-Martin avec Elsa et victoire on a constaté véritablement que ça Martin cumule toutes les difficultés à la fois d'illettrisme d'électronisme avec la multiplication aussi de langue parlée il y a sans nationalité plus de 100 nationalité avec des parcours de grossesse compliqué et puis des événements climatiques qui ont fait que le logement aussi est un vrai problème donc c'est pour ça que dans ce rapport on se dit aussi on le dit il faut des réponses adaptées c'est-à-dire qu'on différencie par contre ce sont des territoires français donc l'objectif c'est de faire monter en compétences faire monter réduire l'électronisme réduire réduire l'illettrisme parce que l'objectif c'est forcément de donner la même éducation de la République elle est une et indivisible elle doit l'être aussi dans nos territoires ultramarins c'est-à-dire que les valeurs partagées de la République on doit les retrouver dans nos territoires c'est pour ça qu'on a pas proposé de par exemple de de traduire dans toutes les langues des outils non il faut plutôt prendre le problème à l'envers c'est-à-dire qu'il faut donner l'éducation donner la formation et donner aussi envie à des gens avec des compétences et ça c'est une difficulté aussi des dans les territoires ultramarins donnés aux gens aux personnes qui ont des compétences l'envie de rester dans leur territoire dans dans ces territoires ou de faire venir des compétences et ça c'est une difficulté aussi si on a d'autres qui veulent compléter et il y a des peut-être des questions parce que on remercie ceux qui sont en visio également est-ce qu'il y a des questions vous monsieur pardon j'ai raté le tout début peut-être que vous avez déjà répondu à cette question [Rires] mais j'avais quand même une question sur enfin on voit qu'il y a des mesures qui sont très diverses qui abordent plein de thématiques différentes quelle traduction vous allez en faire d'un point de vue politique comment on peut le faire peser dans voilà dans quel calendrier etc alors j'ai peut-être laissé les achats répondre mais vous aurez compris peut-être avec l'actualité que nous sommes nous sommes à la fin d'une session donc la traduction législative va pas être immédiate oui merci pour pour cette question c'est effectivement un sujet qui est très transverse on voit bien que les différents sujets qui ont été en fait abordés sont multiples et variés mais on voit aussi à quel point la parentalité est au cœur finalement en fait de notre société à quel point en fait c'est essentiel dans la transmission des valeurs mais également en fait du savoir des valeurs de l'éducation et nous voyons en fait à travers les 20 recommandations que nous faisons que c'est à la fois en fait sur le constat mais je pense que c'est nécessaire d'avoir justement un constat sur la parentalité dans dans les territoires d'outre-mer et après de voir en fait à la fois le volet aide et accompagnement comme celle a été détaillée mais également la coordination des acteurs puisque là aussi on a pu pointer à la fois une faiblesse ou par moment en fait une défaillance donc avec différents leviers on voit également en fait sur le plan qui n'est pas des moindres des 1000 premiers jours sur la question notamment de la petite enfance que cela peut prendre une traduction en fait très simple et d'avoir justement de par les annonces en fait gouvernementales une traduction très concrète et effectivement dans les textes qui seront amenés peut-être à venir ou en tout cas qu'on pourra en fait initier à partir de la prochaine rentrée législative et peut-être rappeler si je peux me permettre que les quatre rapporteurs ont eu la chance d'avoir un échange avec la secrétaire d'État à l'enfance voilà c'est un élément de voilà justement pour commencer à échanger sur les perspectives avant même l'adoption du rapport donc avec toute la prudence qui s'imposait au rapporteur puisque les délégation ne s'était pas encore prononcé ce qui démontre un intérêt du gouvernement et de effectivement on l'espère bien évidemment comme l'a dit elsahark une traduction qui peut être législative réglementaire et peut-être parfois opérationnel voire même sur le terrain sur les bonnes pratiques en tout n'est pas du domaine législatif mais était important pour nous de dresser ce panorama pour justement identifier les acteurs en charge peut-être aussi se dire que lorsqu'on parle de différenciation finalement la différenciation elle peut être utile aussi à l'Hexagone c'est-à-dire qu'on a fléché des choses particulières mais ça peut amener aussi des bonnes pratiques ou des solutions adaptées au territoire en fonction des besoins les sénateurs sont les spécialistes de la différenciation mais sont les grandes défenseurs aussi des valeurs républicaines partager bon ben je pense qu'on a épuisé non pas les personnes que nous avions invité mais on a épuisé les questions moi je tiens à vous remercier pour cette participation à ce point presse vous avez dans le dossier presse le rapport bien entendu l'essentiel et les rapporteurs si vous souhaitez les interroger à l'issue de cette cette présentation sont à votre disposition alors merci à vous et bel été chaud donc le on espère que le monsieur qui a eu la tête va mieux qu'il n'aura pas une un gros bleu sur la tête ça va vous allez garder tous les neurones bon alors c'est bon désolé mais ça du ça doit faire très mal quand même non oui bon bah écoutez merci à tous je souhaite un bel été et j'espère qu'il y en a qui auront la chance de visiter nos beaux territoires ultramarins pendant cette période estivale aussi voilà merci merci