Nicolas Dupont-Aignan invité politique de Territoires d'Infos sur Public Sénat / Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse partielle
Allons-nous céder aux demandes des Anglais ? Et le faut-il, selon vous ?
- 1:07FerméeRéponse directe
Est-ce que vous voulez ou pas de la sortie des Anglais ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Vous avez les contacts avec les Anglais, selon vous le nom va passer ou pas ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Et si on prend les exemples un petit peu concrets de l'impact que ça pourrait avoir en France, qu'est-ce que ça pourrait avoir comme impact sur la situation aujourd'hui à Calais ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Huit associations demandent à Bernard Cazeneuve de reporter le démantèlement de la jungle de Calais, car il n'existe pas de solution alternative.
- 6:44FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous êtes pour le renfort de l'armée et l'intervention de l'armée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueFait
« Ah, je pense que le Brexit sera une bonne nouvelle, parce qu'elle va accélérer la fin de cette mauvaise union. »
- 1:22Invité politiqueFait
« L'Union Européenne n'est plus légitime pour moi depuis 2005. Les Français ont voté contre. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Il s'agit de revoir les règles du jeu, pour mieux défendre les Européens, les différents pays. »
- 3:44Invité politiqueFait
« Donc moi, ce que je demande, c'est des frontières nationales. »
- 3:49Invité politiqueChiffre
« Si on ne veut pas voir arriver le million de migrants ou une partie du million qui est en Allemagne, on a peut-être intérêt à rétablir nos frontières nationales. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« Car si l'Europe était l'Europe, elle mettrait des dizaines de milliards d'euros plutôt que d'aider les banques pour réduire la pauvreté en Afrique. »
- 9:23Invité politiqueFait
« Si vous pensez que la destruction de toute règle sociale et l'esclavagisation des Français est un progrès, eh bien, bon courage, bonne chance. »
- 9:57Invité politiqueFait
« Je vois qu'on veut même réduire les 11 heures de continuité de repos, qui sont quelque chose d'élémentaire. »
- 14:48Invité politiqueFait
« Il y avait tous les livres de ces gens qui ont gouverné la France depuis 30 ans. Et il y avait marqué, le libraire avait mis : j'ai changé, j'ai changé, moi aussi, moi aussi, moi aussi. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Invité8 %
- Présentateur7 %
- ?7 %
- Invité 27 %
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Territoire
d'info, Cyril Viguier. Bonjour, bon vendredi. Bienvenue dans la matinale d'info de Public Sénat et de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, notre invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour,
monsieur. Président
de Debout, la France, et député maire de hier. Pour vous interviewer aujourd'hui, Christophe Bordet de Sud Radio. Bonjour, Christophe.
Bonjour,
bonjour. Et Mickaël Zamès de Public Sénat. Bonjour, Mickaël. Bonjour à tous. Nicolas Dupont-Aignan, une longue nuit de discussion. L'Union Européenne reste suspendue. à un accord avec Londres. Allons-nous céder aux demandes des Anglais ? Et le faut-il, selon vous
? Ce
n
'est
pas la question de céder aux demandes des Anglais.
C
'est la question
de
revoir de fond en comble l'architecture de l'Union Européenne.
Et
c'est pourquoi la demande de M. Cameron est la bienvenue. Mais je souhaiterais surtout qu
'il
y
ait
une demande française, pour notamment mettre fin aux travailleurs détachés qui sont en train de tuer nos artisans, pour contrôler nos frontières nationales. en un mot, pour remettre d'aplomb l'Union Européenne, et qu'elle serve l'Europe au lieu de la détruire. Attendez, on comprend pas.
Est-ce que vous voulez
ou pas de la sortie des Anglais ?
Ah, je pense que le Brexit sera une bonne nouvelle, parce qu'elle va accélérer la fin de cette mauvaise union. La mort de l'Europe ? Non. Ça va
accélérer la mort de
l'Europe telle qu'elle existe aujourd'hui ? Ça n'a rien à voir.
L'Union Européenne n'est plus légitime pour moi depuis 2005.
Les
Français ont voté contre. Cette Union Européenne détruit l'Europe, défigure l'Europe. Il faut rebâtir la construction européenne, la réorienter, la reconstruire sur des bases saines. Ça veut dire quoi ? Rendre aux nations leur liberté, et en même temps faire de vraies coopérations européennes. Donc il
faut avoir un domaine en France
sur la sortie de la France de l'Europe, comme c'est le cas pour les Britanniques au mois de juin,
ou pas ?
Ce n'est pas une
sortie.
Personne ne demande de sortir et de partir dans l'univers. Il s'agit de revoir les règles du jeu, pour mieux défendre les Européens, les différents pays, et pour aussi
construire
des coopérations là où l'Europe ne fait rien, c'est-à-dire dans la science, la technologie, pour peser face à la Chine, aux Etats-Unis. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire renégocier tous les traités, et le Brexit, pour moi, est une chance inouïe d'aboutir. Mais ce ne
sont
pas les pseudo-négociations de M.
Cabron. Mais il
défend bien son pays, David
Cabron. David Cabron, il finasse. J'ai eu encore mes amis anglais au
téléphone. Ça veut dire quoi, il finasse ? Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que les petites mesures qu'il est en train d'obtenir de Bruxelles ne changeront pas la volonté positive du peuple britannique de se libérer de ses chaînes, de reprendre son indépendance et de reconstruire un partenariat avec l'Europe. Ça veut dire que, moi j'ai eu mes amis anglais au téléphone hier, Nigel Farage, le nom progresse tous les jours parce que les Anglais sont un peuple fort qui a encore le sens de son indépendance. Et j'aimerais que les Français, et ce sera l'enjeu j'espère de 2017, prennent leur indépendance à l'égard de cette mauvaise union européenne et reconstruisent une Europe utile. Parce qu'on a besoin de l'Europe.
Il ne s'agit pas d'être contre l'Europe, il s'agit de revoir les règles du jeu pour qu'elles soient utiles.
Ça
me paraît évident.
Vous avez les contacts avec les Anglais, selon vous le nom va passer ou pas
?
Bien sûr, j'en suis absolument convaincu.
Persoadé que le nom va passer ? Bien sûr. Et si on prend les exemples un petit peu concrets de l'impact que ça pourrait avoir en France, si on prend un exemple aussi très concret qui est celui de Calais, qu'est-ce que ça pourrait avoir comme impact sur la situation aujourd'hui à Calais ? Rien du tout. Le problème de fond
de Calais, ce n
'est
pas les Anglais, ils
défendent leur pays. Si, un peu comme eux. Puisqu
'ils n'acceptent pas que ces migrants puissent traverser
la Manche pour aller en Grande-Bretagne. Il y a déjà un mur.
Eux,
ils
défendent leur pays. Nous, nous ne
nous
défendons pas. Donc moi, ce que je demande, c'est des frontières nationales. Et si on ne veut pas voir arriver le million de migrants ou une partie du million qui est en Allemagne, on a peut-être intérêt à rétablir nos frontières nationales. Mais ça ne suffira pas. Il faut aussi une coopération européenne. Moi, je ne suis pas contre la coopération européenne. Je veux une coopération européenne pour organiser les frontières européennes, organiser l'accueil des réfugiés correctement et développer l'Afrique. Car si l'Europe était l'Europe, elle mettrait des dizaines de milliards d'euros plutôt que d'aider les banques pour réduire la pauvreté en Afrique, qui est la cause des migrations.
Donc le problème, ce n
'est
pas d'être pour ou contre l'Europe. Ça fait dix ans que je le répète. Le problème, c'est que l'Europe sert à quelque chose d'utile. Et l'Europe sera aimée des Français
et
des Anglais quand elle sera utile. Nicolas Dupont-Aignan,
puisqu'on parle
de Calais, puisqu'on parle de cette affaire des migrants, huit associations demandent à Bernard Cazeneuve de reporter le démantèlement qui est prévue maintenant de la jungle de Calais, car il n'existe pas de solution alternative. Ah bah écoutez,
ce
sont des associations qui prétendent défendre les droits de l'homme
? Non, mais moi j'ai été à Calais. Il n'y a pas de solution alternative. Il n'y a pas de solution alternative. Votre expérience, c'est quoi de tous ces gens ? On les envoie dans la nature
? Calais, c'est la honte de la République.
Calais, c
'est une abomination pour les gens qui y sont. Et ces associations qui prétendent défendre les droits de l'homme, elles défendent cette monstruosité ? Donc il faut démanteler ? Mais c'est une évidence, parce qu'on ne laisse pas des pauvres gens vivent comme ça.
On démantèle et on fait quoi ? On
expulse ceux dans
leur pays d'origine. Les Syriens qui sont là, ils
ne
vont
pas retourner en Syrie ? On connaît la situation. Attendez,
à Calais, il n'y
a
pas que des Syriens, loin de là. Vous savez ? Non mais il y en a. Il y en a. Il faut dissocier ce qui relève du droit d'asile des réfugiés et ce qui relève de migrations qui ne sont pas acceptables. Et à Calais, j'y ai été, je connais, il y a 80% qui ne viennent pas de Syrie, qui viennent de toute l'Afrique, qui viennent de partout. Si c'est la conséquence, Calais, de notre faiblesse, à la fois le pas de contrôle des frontières européennes, pas de contrôle des frontières nationales, pas de développement de l'Afrique, ça veut dire qu'il faut prendre le problème
à
la cause. Sinon des Calais, vous allez en avoir partout.
Et
c'est la fin de la République, avec des troubles sociaux, politiques, considérables. Donc, l'absence de rigueur de nos chefs de gouvernement européens, leur laxisme à tout va, se retourne contre les migrants. Car un réfugié syrien persécuté, il est normal qu'il bénéficie du droit d'asile, j'ai jamais été contre. Mais là, comme on accepte tout le monde n'importe comment, eh bien, c'est la pagaille. Il faut rétablir une organisation. Et quand il y
a
eu l'affaire des boat people du Vietnam, il y
a
eu des camps de réfugiés organisés par l'ONU, avec la France, les différents pays, il y avait une sélection qui s'opérait. C'était organisé. Là, personne n'organise rien. Ce qui fait que c'est le désordre. Et quand vous avez le désordre, vous avez le retour des haines et des rejets. Donc, c'est au contraire les gens raisonnables comme moi qui veulent qu'on organise les choses pour
éviter
le désordre.
Ça me paraît tellement évident. Xavier
Bertrand, entre autres,
demande
le renfort de l'armée et l'intervention de l'armée. Est-ce que vous êtes pour également ? Peut-être, bien sûr.
Mais la question... Tout le monde s'occupe de la conséquence. Personne ne
s
'occupe de la cause. M. Xavier Bertrand, il a voté tous les traités qui ont créé ce système ouvert. C'est extraordinaire de voir... Donc, il fait partie des responsables ? Bien évidemment. Mais tous ces gens ont voté tous les traités que j'ai contestés. J'avais démissionné du RPR à l'époque de mon cher ami Philippe Séguin contre le traité d'Amsterdam. Je m'en souviens, on n'était pas nombreux.
Parce
qu
'on
ne peut pas avoir ce système fou où il n'y a plus de frontières nationales, il n'y a pas de contrôle européen. C'est un vide monstrueux. Dites-moi... Et on donne 3 milliards à la Turquie
? Nicolas
Dupont-Aignan. Autre sujet dans l'actualité qui a marqué l'actualité cette semaine et qui va encore la marquer ce week-end. Demain, samedi noir à Charleville où les agriculteurs vont manifester en nombre. Cette semaine, ils ont obtenu quand même une baisse de cotisation sociale, une année blanche pour ceux qui gagnent le moins et ils sont encore mécontents. Alors, est-ce qu'il
n'y a
pas un moment où il faut leur dire vous avez obtenu un certain nombre de choses importantes cette semaine, rentrez dans vos fermes et remettez-vous au boulot ? Non,
parce
que les agriculteurs connaissent la réalité des choses
et
ils savent que ce que l'on aura donné ce sont des miettes qui ne vont pas les sauver. La réalité, c'est que ces gouvernements, M. Barnier, M. Le Maire et M. Le Foll, avec leurs responsables, Chirac, Sarkozy, Hollande, ont abandonné les quotas laitiers et un prix régulé, notamment du lait,
qui
est la seule solution pour permettre à notre agriculture de vivre. Donc il n'y
a
que la perfusion qui peut
permettre aux agriculteurs de
vivre. Non,
c'est l'organisation de marché. Ça a marché pendant 50 ans en Europe. C'était une belle politique européenne. Donc vous voyez le souverainisme qui défend l'Europe. C'était une belle politique
européenne. C'est quand ça vous
arrange. Non, c'est quand ça sert les intérêts de la France. Et je vous ferai remarquer qu'au Canada, qui est un pays libéral, en Suisse, qui est un pays très libéral, il y a une organisation de marché, il y
a
un prix garanti, il y a des quotas d'importation. La production agricole, ce n'est pas une production comme une autre. Donc, c'est très simple. Ils ont abandonné toute organisation de marché.
Ils
ont précipité la ruine de notre agriculture. Donc il faut revenir à une organisation de marché. Mais pour ça, il faut faire la crise à Bruxelles. On revient à la case départ. Tant qu'on sera soumis à une organisation folle qui détruit nos forces vives, on n'y arrivera pas.
Nicolas Dupont-Aignan, la loi sur l'assomplissement du code du travail, assomplissement des 35 heures, via des accords d'entreprise, on pourra même aller jusqu'à 12 heures par jour pour le travail. Bien au-delà de ce que demandaient les patrons, c'est la gauche qui le fait, Nicolas Dupont-Aignan. Merci, François Hollande.
Écoutez, si vous pensez que la destruction de toute règle sociale et l'esclavagisation des Français est un progrès, eh bien, bon courage, bonne chance. Pour vous, c'est ça, ce qui est en train de se passer
?
Ce qui est en train de se passer est scandaleux. Je veux dire, il faut de la souplesse. Il faut réduire la complexité administrative dont sont victimes nos PME, nos artisans. Tout le monde le sait.
Mais
de là
à
aller beaucoup trop loin dans l'autre sens et à transformer les millions de salariés français vraiment d'une manière scandaleuse, quand je vois qu'on veut même réduire les 11 heures de continuité, de repos, qui sont quelque chose d'élémentaire, mais c'est revenir au 19e siècle ? C'est n'importe quoi. C'est la trahison de la gauche ?
Mais ce n'est pas la trahison de la
gauche. C'est la trahison de tous les progrès sociaux de notre pays depuis un siècle.
Alors
si un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, des députés de droite ont envie de voter ça, moi j'ai quitté l'UMP parce que j'étais en désaccord avec cette politique et cette vision du monde qui est absurde. Car la première chose à faire
pour
qu
'il
y
ait
de la création d'emplois, c'est par exemple d'enlever la concurrence des travailleurs détachés qui ne payent pas de charges sociales dans notre pays. La première chose à faire,
c
'est de relancer l'économie. Là, c'est prendre la question par l'excès. Il faut simplifier le droit du travail. Il y a des mesures à prendre, bien évidemment. Je ne
suis
pas pour qu'on gèle les choses comme aujourd'hui. Mais entre l'excès de rigidité d'aujourd'hui et ce projet de loi qui, à mon avis, est destiné encore une fois à occuper la galerie pendant un an, il ne
va
pas aboutir
dans ce temps. Myriam Elkomri
à l'Allerin pour porter ce projet de loi, à votre avis ? Si elle a le goût du suicide.
Si
elle a le goût du suicide.
Mais parce que, enfin quand même, notre pays doit quand même défendre un minimum de droits sociaux. D'ailleurs, ce projet va créer la pagaille au sein des entreprises, va défavoriser les petites entreprises par rapport aux grandes. C'est un projet idéologique qui n'a aucun sens.
C'est un scoop, Nicolas Dupont-Aignan, proche de la gauche de la gauche. C
'est
des rapprochements qu'on n'attendait pas. Je suis un gaulliste social. Je crois qu'il faut aider les PME, qu'il faut simplifier la vie des PME, mais il ne s'agit pas de jeter par-dessus bord tout le droit du travail. Quand vous pensez qu'un licenciement pour faute grave aura un barème d'avance, mais ça veut dire qu
'il n
'y
a
plus de droit de licenciement. Quand vous pensez que le repos compensateur est cassé, quand vous pensez que les heures supplémentaires ne seront pas payées plus de 10%, mais c
'est
la fin du minimum d'organisation. Alors, je ne suis pas encore une fois pour geler. Mais c'est quand même curieux, un gouvernement n'a rien fait. pendant 4 ans et qui maintenant veut tout désorganiser.
Nicolas Dupont-Aignan, votre livre sort le 14 mars, France, lève-toi et marche. Toutes ces thèmes thématiques qui seront abordées dedans. Est-ce que vous espérez un succès aussi important que celui de Nicolas Sarkozy ?
Écoutez, moi, je n
'ai
rien à me faire pardonner. Alors, ça sera peut-être plus difficile. Mais en tout cas, il y a des choses, j'espère dans mon bouquin, pour qu'on trouve justement un bon équilibre, on parlait du droit social, entre le progrès économique et la liberté d'entreprendre, et en même temps, un certain progrès social. Je suis très surpris, vous savez, aujourd'hui, vous verrez dans mon bouquin, qu'il n
'y a
plus aucun espoir social. Je propose l'accession à la propriété, je propose la participation d'entreprises, je veux qu'on renoue avec l'idée d'un effort de tous. Oui, il faut l'effort des Français. Le titre, il est de vous
?
Bien sûr qu'il est de moi.
Vous soignez
l'électorat catholique
?
Ça n'a rien à voir avec ça. C'est que je pense que la France a tout pour réussir. On a tout pour réussir. On a plein d'atouts, il faudrait qu
'on
soit gouvernés.
Vous
êtes de la droite souverainiste ?
Est
-ce que vous êtes... Droite gaulliste, je préfère ce terme. Oui, vous dites souverainiste. Vous ne
le
cachez
pas. Mais la
souveraineté du peuple, c'est bien. La liberté du peuple
français. Est-ce que
vous êtes de cette droite des Zemmour et de Villiers
?
Autrement dit, identitaire, quand même. Je ne suis pas identitaire, vous le savez bien, je suis gaulliste. Je pense qu'il faut rassembler
tous
les Français patriotes qui soient de gauche, de droite. Je pense que quand le navire coule, là,
c
'est un navire cool et à la
tête...
Donc
tous les Français
patriotes jusqu'à Marine Le Pen, une fois
par jour ?
Tout
le monde doit être rassemblé. Ce n
'est
pas la question de Marine Le Pen ou des autres. Si, c'est quand même une question. Excusez-moi, non.
C
'est la question des Français. Ce n
'est
pas la question des appareils politiques. Moi, je défends un patriotisme différent du sien qui est un patriotisme, je pense,
de
proposition et de rassemblement. Il y a assez de force d'abandon dans notre pays pour qu
'il
y ait deux patriotismes. Quel choix ? Il y a assez de force d'abandon, quand même. Il
y a quatre parties pour tout abandonner.
Il se dit qu'il cherche quelqu'un en vue de l'élection présidentielle, que ce soit 2017 ou 2022, une sorte de poulain. Ça pourrait être vous ? Mais ne me cherchez pas à me piéger
sur
2017. Le moment venu, vous verrez ce que je ferai. En
attendant...
A quel
moment,
d'ailleurs ? A quel moment ? Mais vous
verrez. Est-ce que ce livre, justement, c'est un acte de candidature, quelque part
?
Vous
verrez le moment venu, ce
qui compte aujourd'hui. Non, mais vous verrez, ce n'est pas une réponse. Nicolas Dupont-Vinion, vous le
savez bien. Christophe Bordet, avec toute l'amitié que je vous porte, je ne prends encore de réponse à
ce
que je veux.
Comment expliquez-vous que depuis la mise en examen de Nicolas Sarkozy, il n'est plus que des amis aujourd'hui
?
Ah ben moi, écoutez, cette famille, elle m'a toujours beaucoup étonné. Je leur souhaite bon courage dans leur primaire.
Elle
s'offra peut-être dans les palais de justice. En tout cas, j'estime qu'il y a besoin de renouvellement en France, et c'est pourquoi leurs petites histoires ne m'intéressent plus. Il y avait une devanture très drôle dans une librairie parisienne, je ne sais plus où. Il y avait tous les livres de ces gens qui ont gouverné la France depuis 30 ans. Et il y avait marqué, le libraire avait mis, j'ai changé, j'ai changé, moi aussi, moi aussi, moi aussi. Je pense que les Français ont très bien compris qu'ils n'avaient en rien changé. Ce sont les mêmes.
Non, non, non, ça ne m'intéresse pas du tout leurs histoires. Une toute
petite question. Hier, Roselyne Bachelot, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, disait, les électeurs lui ont dit, dégage.
Il
faut qu'il écoute les électeurs. Vous partagez cet avis ? Je ne parle pas comme Roselyne Bachelot,
et je lui laisse ses propos. Moi, ce qui m'intéresse, les Français, ils ont très bien compris que tous ces gens-là,
qui
avaient créé les problèmes du pays, ils n'allaient pas les résoudre. Ça, tout le monde a compris. La vraie question que se posent nos concitoyens,
ce
qui manque aujourd'hui,
ils
veulent un projet concret pour résoudre les problèmes du pays. Et nos concitoyens cherchent, regardent, ils jaugent, ils écoutent.
Et
si j'ai voulu écrire, c'est pour préciser ma pensée et proposer un vrai projet. Car l'enjeu, ce n
'est
pas de savoir si les uns sont bien. Les Français ont très bien compris qui était qui. Qui leur avait menti ? Qui avait échoué ? Les Français veulent savoir comment on s'en sort. C'est ça qui m'importe.
Dernière question, Nicolas Dupont-Aignan. Le pape va-t-il trop loin quand il s'immisce dans la campagne des primaires aux Etats-Unis ? Je rappelle qu'il a dit sur Donald Trump qu'une personne qui veut construire des murs et non pas des ponts n'est pas chrétienne.
Écoutez, le pape est dans son rôle. Il dit ce qu'il a envie de dire. Je ne
veux
pas commenter les propos du pape. Je n'aurai pas cette outrecuidance. Maintenant,
chacun en dote à ses armes. Vous n'êtes pas dans ses armes. Mais ça aurait
pu vous viser.
Oh, pourquoi ? Non ? Vous êtes
plutôt
pour les murs
pour cette France qui
se
recroqueville. Mais ça, c'est la vieille rengaine. Vous savez, il y a des murs quand il n
'y a
pas d'Etat. Il y a des murs quand il y a de la faiblesse. Et un homme d'Etat, il doit éviter justement les barbelés. Et pour éviter les barbelés, il faut des belles frontières. Et une frontière n'a jamais été un mur.
Ça
a été un filtre.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député maire de
l'hier d'avoir été invité et
député
maire de l'hier.
Nicolas Dupont-Aignan