Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 19 février 2016 17 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileAgriculture & alimentationTravail & emploi

Nicolas Dupont-Aignan invité politique de Territoires d'Infos sur Public Sénat / Sud Radio

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse partielle

    Allons-nous céder aux demandes des Anglais ? Et le faut-il, selon vous ?

  • 1:07FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous voulez ou pas de la sortie des Anglais ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Vous avez les contacts avec les Anglais, selon vous le nom va passer ou pas ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Et si on prend les exemples un petit peu concrets de l'impact que ça pourrait avoir en France, qu'est-ce que ça pourrait avoir comme impact sur la situation aujourd'hui à Calais ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Huit associations demandent à Bernard Cazeneuve de reporter le démantèlement de la jungle de Calais, car il n'existe pas de solution alternative.

  • 6:44FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes pour le renfort de l'armée et l'intervention de l'armée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09Invité politiqueFait
    « Ah, je pense que le Brexit sera une bonne nouvelle, parce qu'elle va accélérer la fin de cette mauvaise union. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « L'Union Européenne n'est plus légitime pour moi depuis 2005. Les Français ont voté contre. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « Il s'agit de revoir les règles du jeu, pour mieux défendre les Européens, les différents pays. »
  • 3:44Invité politiqueFait
    « Donc moi, ce que je demande, c'est des frontières nationales. »
  • 3:49Invité politiqueChiffre
    « Si on ne veut pas voir arriver le million de migrants ou une partie du million qui est en Allemagne, on a peut-être intérêt à rétablir nos frontières nationales. »
  • 4:09Invité politiqueChiffre
    « Car si l'Europe était l'Europe, elle mettrait des dizaines de milliards d'euros plutôt que d'aider les banques pour réduire la pauvreté en Afrique. »
  • 9:23Invité politiqueFait
    « Si vous pensez que la destruction de toute règle sociale et l'esclavagisation des Français est un progrès, eh bien, bon courage, bonne chance. »
  • 9:57Invité politiqueFait
    « Je vois qu'on veut même réduire les 11 heures de continuité de repos, qui sont quelque chose d'élémentaire. »
  • 14:48Invité politiqueFait
    « Il y avait tous les livres de ces gens qui ont gouverné la France depuis 30 ans. Et il y avait marqué, le libraire avait mis : j'ai changé, j'ai changé, moi aussi, moi aussi, moi aussi. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan72 %
  • Invité8 %
  • Présentateur7 %
  • ?7 %
  • Invité 27 %

≈ 25,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Territoire

0:03
Présentateur

d'info, Cyril Viguier. Bonjour, bon vendredi. Bienvenue dans la matinale d'info de Public Sénat et de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, notre invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.

0:16
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour,

0:16
Locuteur

monsieur. Président

0:16
Présentateur

de Debout, la France, et député maire de hier. Pour vous interviewer aujourd'hui, Christophe Bordet de Sud Radio. Bonjour, Christophe.

0:21
Locuteur

Bonjour,

0:21
Présentateur

bonjour. Et Mickaël Zamès de Public Sénat. Bonjour, Mickaël. Bonjour à tous. Nicolas Dupont-Aignan, une longue nuit de discussion. L'Union Européenne reste suspendue. à un accord avec Londres. Allons-nous céder aux demandes des Anglais ? Et le faut-il, selon vous

0:36
Locuteur

? Ce

0:37
Nicolas Dupont-Aignan

n

0:37
Locuteur

'est

0:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question de céder aux demandes des Anglais.

0:39
Locuteur

C

0:40
Nicolas Dupont-Aignan

'est la question

0:41
Locuteur

de

0:42
Nicolas Dupont-Aignan

revoir de fond en comble l'architecture de l'Union Européenne.

0:46
Locuteur

Et

0:46
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pourquoi la demande de M. Cameron est la bienvenue. Mais je souhaiterais surtout qu

0:52
Locuteur

'il

0:52
Nicolas Dupont-Aignan

y

0:52
Locuteur

ait

0:52
Nicolas Dupont-Aignan

une demande française, pour notamment mettre fin aux travailleurs détachés qui sont en train de tuer nos artisans, pour contrôler nos frontières nationales. en un mot, pour remettre d'aplomb l'Union Européenne, et qu'elle serve l'Europe au lieu de la détruire. Attendez, on comprend pas.

1:06
Locuteur

Est-ce que vous voulez

1:07
Invité

ou pas de la sortie des Anglais ?

1:09
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, je pense que le Brexit sera une bonne nouvelle, parce qu'elle va accélérer la fin de cette mauvaise union. La mort de l'Europe ? Non. Ça va

1:18
Locuteur

accélérer la mort de

1:19
Invité

l'Europe telle qu'elle existe aujourd'hui ? Ça n'a rien à voir.

1:22
Nicolas Dupont-Aignan

L'Union Européenne n'est plus légitime pour moi depuis 2005.

1:26
Locuteur

Les

1:26
Nicolas Dupont-Aignan

Français ont voté contre. Cette Union Européenne détruit l'Europe, défigure l'Europe. Il faut rebâtir la construction européenne, la réorienter, la reconstruire sur des bases saines. Ça veut dire quoi ? Rendre aux nations leur liberté, et en même temps faire de vraies coopérations européennes. Donc il

1:46
Locuteur

faut avoir un domaine en France

1:48
Invité

sur la sortie de la France de l'Europe, comme c'est le cas pour les Britanniques au mois de juin,

1:52
Locuteur

ou pas ?

1:52
Invité

Ce n'est pas une

1:52
Locuteur

sortie.

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

Personne ne demande de sortir et de partir dans l'univers. Il s'agit de revoir les règles du jeu, pour mieux défendre les Européens, les différents pays, et pour aussi

2:03
Locuteur

construire

2:05
Nicolas Dupont-Aignan

des coopérations là où l'Europe ne fait rien, c'est-à-dire dans la science, la technologie, pour peser face à la Chine, aux Etats-Unis. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire renégocier tous les traités, et le Brexit, pour moi, est une chance inouïe d'aboutir. Mais ce ne

2:20
Locuteur

sont

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas les pseudo-négociations de M.

2:22
Locuteur

Cabron. Mais il

2:22
Présentateur

défend bien son pays, David

2:23
Nicolas Dupont-Aignan

Cabron. David Cabron, il finasse. J'ai eu encore mes amis anglais au

2:27
Locuteur

téléphone. Ça veut dire quoi, il finasse ? Ça veut dire quoi ?

2:29
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire que les petites mesures qu'il est en train d'obtenir de Bruxelles ne changeront pas la volonté positive du peuple britannique de se libérer de ses chaînes, de reprendre son indépendance et de reconstruire un partenariat avec l'Europe. Ça veut dire que, moi j'ai eu mes amis anglais au téléphone hier, Nigel Farage, le nom progresse tous les jours parce que les Anglais sont un peuple fort qui a encore le sens de son indépendance. Et j'aimerais que les Français, et ce sera l'enjeu j'espère de 2017, prennent leur indépendance à l'égard de cette mauvaise union européenne et reconstruisent une Europe utile. Parce qu'on a besoin de l'Europe.

Il ne s'agit pas d'être contre l'Europe, il s'agit de revoir les règles du jeu pour qu'elles soient utiles.

3:10
Locuteur

Ça

3:10
Nicolas Dupont-Aignan

me paraît évident.

3:11
Invité

Vous avez les contacts avec les Anglais, selon vous le nom va passer ou pas

3:14
Locuteur

?

3:14
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, j'en suis absolument convaincu.

3:15
Invité

Persoadé que le nom va passer ? Bien sûr. Et si on prend les exemples un petit peu concrets de l'impact que ça pourrait avoir en France, si on prend un exemple aussi très concret qui est celui de Calais, qu'est-ce que ça pourrait avoir comme impact sur la situation aujourd'hui à Calais ? Rien du tout. Le problème de fond

3:29
Nicolas Dupont-Aignan

de Calais, ce n

3:31
Locuteur

'est

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas les Anglais, ils

3:32
Locuteur

défendent leur pays. Si, un peu comme eux. Puisqu

3:33
Invité

'ils n'acceptent pas que ces migrants puissent traverser

3:36
Locuteur

la Manche pour aller en Grande-Bretagne. Il y a déjà un mur.

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

Eux,

3:39
Locuteur

ils

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

défendent leur pays. Nous, nous ne

3:41
Locuteur

nous

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

défendons pas. Donc moi, ce que je demande, c'est des frontières nationales. Et si on ne veut pas voir arriver le million de migrants ou une partie du million qui est en Allemagne, on a peut-être intérêt à rétablir nos frontières nationales. Mais ça ne suffira pas. Il faut aussi une coopération européenne. Moi, je ne suis pas contre la coopération européenne. Je veux une coopération européenne pour organiser les frontières européennes, organiser l'accueil des réfugiés correctement et développer l'Afrique. Car si l'Europe était l'Europe, elle mettrait des dizaines de milliards d'euros plutôt que d'aider les banques pour réduire la pauvreté en Afrique, qui est la cause des migrations.

Donc le problème, ce n

4:17
Locuteur

'est

4:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'être pour ou contre l'Europe. Ça fait dix ans que je le répète. Le problème, c'est que l'Europe sert à quelque chose d'utile. Et l'Europe sera aimée des Français

4:24
Locuteur

et

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

des Anglais quand elle sera utile. Nicolas Dupont-Aignan,

4:26
Locuteur

puisqu'on parle

4:27
Invité

de Calais, puisqu'on parle de cette affaire des migrants, huit associations demandent à Bernard Cazeneuve de reporter le démantèlement qui est prévue maintenant de la jungle de Calais, car il n'existe pas de solution alternative. Ah bah écoutez,

4:40
Locuteur

ce

4:41
Nicolas Dupont-Aignan

sont des associations qui prétendent défendre les droits de l'homme

4:43
Locuteur

? Non, mais moi j'ai été à Calais. Il n'y a pas de solution alternative. Il n'y a pas de solution alternative. Votre expérience, c'est quoi de tous ces gens ? On les envoie dans la nature

4:50
Nicolas Dupont-Aignan

? Calais, c'est la honte de la République.

4:53
Locuteur

Calais, c

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est une abomination pour les gens qui y sont. Et ces associations qui prétendent défendre les droits de l'homme, elles défendent cette monstruosité ? Donc il faut démanteler ? Mais c'est une évidence, parce qu'on ne laisse pas des pauvres gens vivent comme ça.

5:06
Locuteur

On démantèle et on fait quoi ? On

5:08
Nicolas Dupont-Aignan

expulse ceux dans

5:10
Locuteur

leur pays d'origine. Les Syriens qui sont là, ils

5:12
Invité

ne

5:12
Locuteur

vont

5:12
Invité

pas retourner en Syrie ? On connaît la situation. Attendez,

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

à Calais, il n'y

5:15
Locuteur

a

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas que des Syriens, loin de là. Vous savez ? Non mais il y en a. Il y en a. Il faut dissocier ce qui relève du droit d'asile des réfugiés et ce qui relève de migrations qui ne sont pas acceptables. Et à Calais, j'y ai été, je connais, il y a 80% qui ne viennent pas de Syrie, qui viennent de toute l'Afrique, qui viennent de partout. Si c'est la conséquence, Calais, de notre faiblesse, à la fois le pas de contrôle des frontières européennes, pas de contrôle des frontières nationales, pas de développement de l'Afrique, ça veut dire qu'il faut prendre le problème

5:44
Locuteur

à

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

la cause. Sinon des Calais, vous allez en avoir partout.

5:48
Locuteur

Et

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

c'est la fin de la République, avec des troubles sociaux, politiques, considérables. Donc, l'absence de rigueur de nos chefs de gouvernement européens, leur laxisme à tout va, se retourne contre les migrants. Car un réfugié syrien persécuté, il est normal qu'il bénéficie du droit d'asile, j'ai jamais été contre. Mais là, comme on accepte tout le monde n'importe comment, eh bien, c'est la pagaille. Il faut rétablir une organisation. Et quand il y

6:13
Locuteur

a

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

eu l'affaire des boat people du Vietnam, il y

6:16
Locuteur

a

6:16
Nicolas Dupont-Aignan

eu des camps de réfugiés organisés par l'ONU, avec la France, les différents pays, il y avait une sélection qui s'opérait. C'était organisé. Là, personne n'organise rien. Ce qui fait que c'est le désordre. Et quand vous avez le désordre, vous avez le retour des haines et des rejets. Donc, c'est au contraire les gens raisonnables comme moi qui veulent qu'on organise les choses pour

6:38
Locuteur

éviter

6:38
Nicolas Dupont-Aignan

le désordre.

6:39
Locuteur

Ça me paraît tellement évident. Xavier

6:41
Invité

Bertrand, entre autres,

6:42
Locuteur

demande

6:42
Invité

le renfort de l'armée et l'intervention de l'armée. Est-ce que vous êtes pour également ? Peut-être, bien sûr.

6:47
Nicolas Dupont-Aignan

Mais la question... Tout le monde s'occupe de la conséquence. Personne ne

6:51
Locuteur

s

6:51
Nicolas Dupont-Aignan

'occupe de la cause. M. Xavier Bertrand, il a voté tous les traités qui ont créé ce système ouvert. C'est extraordinaire de voir... Donc, il fait partie des responsables ? Bien évidemment. Mais tous ces gens ont voté tous les traités que j'ai contestés. J'avais démissionné du RPR à l'époque de mon cher ami Philippe Séguin contre le traité d'Amsterdam. Je m'en souviens, on n'était pas nombreux.

7:11
Locuteur

Parce

7:12
Nicolas Dupont-Aignan

qu

7:12
Locuteur

'on

7:13
Nicolas Dupont-Aignan

ne peut pas avoir ce système fou où il n'y a plus de frontières nationales, il n'y a pas de contrôle européen. C'est un vide monstrueux. Dites-moi... Et on donne 3 milliards à la Turquie

7:23
Locuteur

? Nicolas

7:25
Invité

Dupont-Aignan. Autre sujet dans l'actualité qui a marqué l'actualité cette semaine et qui va encore la marquer ce week-end. Demain, samedi noir à Charleville où les agriculteurs vont manifester en nombre. Cette semaine, ils ont obtenu quand même une baisse de cotisation sociale, une année blanche pour ceux qui gagnent le moins et ils sont encore mécontents. Alors, est-ce qu'il

7:48
Locuteur

n'y a

7:48
Invité

pas un moment où il faut leur dire vous avez obtenu un certain nombre de choses importantes cette semaine, rentrez dans vos fermes et remettez-vous au boulot ? Non,

7:55
Locuteur

parce

7:56
Nicolas Dupont-Aignan

que les agriculteurs connaissent la réalité des choses

7:59
Locuteur

et

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

ils savent que ce que l'on aura donné ce sont des miettes qui ne vont pas les sauver. La réalité, c'est que ces gouvernements, M. Barnier, M. Le Maire et M. Le Foll, avec leurs responsables, Chirac, Sarkozy, Hollande, ont abandonné les quotas laitiers et un prix régulé, notamment du lait,

8:18
Locuteur

qui

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

est la seule solution pour permettre à notre agriculture de vivre. Donc il n'y

8:22
Locuteur

a

8:22
Nicolas Dupont-Aignan

que la perfusion qui peut

8:23
Locuteur

permettre aux agriculteurs de

8:25
Invité

vivre. Non,

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

c'est l'organisation de marché. Ça a marché pendant 50 ans en Europe. C'était une belle politique européenne. Donc vous voyez le souverainisme qui défend l'Europe. C'était une belle politique

8:34
Locuteur

européenne. C'est quand ça vous

8:35
Nicolas Dupont-Aignan

arrange. Non, c'est quand ça sert les intérêts de la France. Et je vous ferai remarquer qu'au Canada, qui est un pays libéral, en Suisse, qui est un pays très libéral, il y a une organisation de marché, il y

8:46
Locuteur

a

8:46
Nicolas Dupont-Aignan

un prix garanti, il y a des quotas d'importation. La production agricole, ce n'est pas une production comme une autre. Donc, c'est très simple. Ils ont abandonné toute organisation de marché.

8:56
Locuteur

Ils

8:56
Nicolas Dupont-Aignan

ont précipité la ruine de notre agriculture. Donc il faut revenir à une organisation de marché. Mais pour ça, il faut faire la crise à Bruxelles. On revient à la case départ. Tant qu'on sera soumis à une organisation folle qui détruit nos forces vives, on n'y arrivera pas.

9:08
Invité

Nicolas Dupont-Aignan, la loi sur l'assomplissement du code du travail, assomplissement des 35 heures, via des accords d'entreprise, on pourra même aller jusqu'à 12 heures par jour pour le travail. Bien au-delà de ce que demandaient les patrons, c'est la gauche qui le fait, Nicolas Dupont-Aignan. Merci, François Hollande.

9:23
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, si vous pensez que la destruction de toute règle sociale et l'esclavagisation des Français est un progrès, eh bien, bon courage, bonne chance. Pour vous, c'est ça, ce qui est en train de se passer

9:34
Locuteur

?

9:34
Nicolas Dupont-Aignan

Ce qui est en train de se passer est scandaleux. Je veux dire, il faut de la souplesse. Il faut réduire la complexité administrative dont sont victimes nos PME, nos artisans. Tout le monde le sait.

9:45
Locuteur

Mais

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

de là

9:46
Locuteur

à

9:47
Nicolas Dupont-Aignan

aller beaucoup trop loin dans l'autre sens et à transformer les millions de salariés français vraiment d'une manière scandaleuse, quand je vois qu'on veut même réduire les 11 heures de continuité, de repos, qui sont quelque chose d'élémentaire, mais c'est revenir au 19e siècle ? C'est n'importe quoi. C'est la trahison de la gauche ?

10:07
Locuteur

Mais ce n'est pas la trahison de la

10:08
Nicolas Dupont-Aignan

gauche. C'est la trahison de tous les progrès sociaux de notre pays depuis un siècle.

10:13
Locuteur

Alors

10:13
Nicolas Dupont-Aignan

si un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, des députés de droite ont envie de voter ça, moi j'ai quitté l'UMP parce que j'étais en désaccord avec cette politique et cette vision du monde qui est absurde. Car la première chose à faire

10:27
Locuteur

pour

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

qu

10:28
Locuteur

'il

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

y

10:28
Locuteur

ait

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

de la création d'emplois, c'est par exemple d'enlever la concurrence des travailleurs détachés qui ne payent pas de charges sociales dans notre pays. La première chose à faire,

10:35
Locuteur

c

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

'est de relancer l'économie. Là, c'est prendre la question par l'excès. Il faut simplifier le droit du travail. Il y a des mesures à prendre, bien évidemment. Je ne

10:46
Locuteur

suis

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour qu'on gèle les choses comme aujourd'hui. Mais entre l'excès de rigidité d'aujourd'hui et ce projet de loi qui, à mon avis, est destiné encore une fois à occuper la galerie pendant un an, il ne

10:58
Locuteur

va

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas aboutir

10:58
Locuteur

dans ce temps. Myriam Elkomri

10:59
Invité

à l'Allerin pour porter ce projet de loi, à votre avis ? Si elle a le goût du suicide.

11:04
Locuteur

Si

11:04
Invité

elle a le goût du suicide.

11:05
Nicolas Dupont-Aignan

Mais parce que, enfin quand même, notre pays doit quand même défendre un minimum de droits sociaux. D'ailleurs, ce projet va créer la pagaille au sein des entreprises, va défavoriser les petites entreprises par rapport aux grandes. C'est un projet idéologique qui n'a aucun sens.

11:22
Présentateur

C'est un scoop, Nicolas Dupont-Aignan, proche de la gauche de la gauche. C

11:25
Locuteur

'est

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

des rapprochements qu'on n'attendait pas. Je suis un gaulliste social. Je crois qu'il faut aider les PME, qu'il faut simplifier la vie des PME, mais il ne s'agit pas de jeter par-dessus bord tout le droit du travail. Quand vous pensez qu'un licenciement pour faute grave aura un barème d'avance, mais ça veut dire qu

11:43
Locuteur

'il n

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

'y

11:44
Locuteur

a

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

plus de droit de licenciement. Quand vous pensez que le repos compensateur est cassé, quand vous pensez que les heures supplémentaires ne seront pas payées plus de 10%, mais c

11:52
Locuteur

'est

11:52
Nicolas Dupont-Aignan

la fin du minimum d'organisation. Alors, je ne suis pas encore une fois pour geler. Mais c'est quand même curieux, un gouvernement n'a rien fait. pendant 4 ans et qui maintenant veut tout désorganiser.

12:01
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, votre livre sort le 14 mars, France, lève-toi et marche. Toutes ces thèmes thématiques qui seront abordées dedans. Est-ce que vous espérez un succès aussi important que celui de Nicolas Sarkozy ?

12:12
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, moi, je n

12:13
Locuteur

'ai

12:13
Nicolas Dupont-Aignan

rien à me faire pardonner. Alors, ça sera peut-être plus difficile. Mais en tout cas, il y a des choses, j'espère dans mon bouquin, pour qu'on trouve justement un bon équilibre, on parlait du droit social, entre le progrès économique et la liberté d'entreprendre, et en même temps, un certain progrès social. Je suis très surpris, vous savez, aujourd'hui, vous verrez dans mon bouquin, qu'il n

12:32
Locuteur

'y a

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

plus aucun espoir social. Je propose l'accession à la propriété, je propose la participation d'entreprises, je veux qu'on renoue avec l'idée d'un effort de tous. Oui, il faut l'effort des Français. Le titre, il est de vous

12:42
Locuteur

?

12:43
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr qu'il est de moi.

12:44
Locuteur

Vous soignez

12:45
Présentateur

l'électorat catholique

12:46
Locuteur

?

12:46
Nicolas Dupont-Aignan

Ça n'a rien à voir avec ça. C'est que je pense que la France a tout pour réussir. On a tout pour réussir. On a plein d'atouts, il faudrait qu

12:52
Locuteur

'on

12:52
Nicolas Dupont-Aignan

soit gouvernés.

12:53
Locuteur

Vous

12:54
Invité

êtes de la droite souverainiste ?

12:56
Locuteur

Est

12:56
Invité

-ce que vous êtes... Droite gaulliste, je préfère ce terme. Oui, vous dites souverainiste. Vous ne

13:00
Locuteur

le

13:00
Invité

cachez

13:00
Locuteur

pas. Mais la

13:00
Invité

souveraineté du peuple, c'est bien. La liberté du peuple

13:02
Locuteur

français. Est-ce que

13:03
Invité

vous êtes de cette droite des Zemmour et de Villiers

13:06
Locuteur

?

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

Autrement dit, identitaire, quand même. Je ne suis pas identitaire, vous le savez bien, je suis gaulliste. Je pense qu'il faut rassembler

13:16
Locuteur

tous

13:16
Nicolas Dupont-Aignan

les Français patriotes qui soient de gauche, de droite. Je pense que quand le navire coule, là,

13:21
Locuteur

c

13:21
Nicolas Dupont-Aignan

'est un navire cool et à la

13:23
Locuteur

tête...

13:23
Nicolas Dupont-Aignan

Donc

13:23
Locuteur

tous les Français

13:23
Invité

patriotes jusqu'à Marine Le Pen, une fois

13:25
Locuteur

par jour ?

13:25
Invité

Tout

13:25
Nicolas Dupont-Aignan

le monde doit être rassemblé. Ce n

13:28
Locuteur

'est

13:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question de Marine Le Pen ou des autres. Si, c'est quand même une question. Excusez-moi, non.

13:32
Locuteur

C

13:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est la question des Français. Ce n

13:34
Locuteur

'est

13:34
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question des appareils politiques. Moi, je défends un patriotisme différent du sien qui est un patriotisme, je pense,

13:41
Locuteur

de

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

proposition et de rassemblement. Il y a assez de force d'abandon dans notre pays pour qu

13:47
Locuteur

'il

13:47
Nicolas Dupont-Aignan

y ait deux patriotismes. Quel choix ? Il y a assez de force d'abandon, quand même. Il

13:51
Locuteur

y a quatre parties pour tout abandonner.

13:53
Invité

Il se dit qu'il cherche quelqu'un en vue de l'élection présidentielle, que ce soit 2017 ou 2022, une sorte de poulain. Ça pourrait être vous ? Mais ne me cherchez pas à me piéger

14:01
Locuteur

sur

14:02
Nicolas Dupont-Aignan

2017. Le moment venu, vous verrez ce que je ferai. En

14:05
Invité

attendant...

14:06
Présentateur

A quel

14:06
Locuteur

moment,

14:07
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs ? A quel moment ? Mais vous

14:08
Invité

verrez. Est-ce que ce livre, justement, c'est un acte de candidature, quelque part

14:11
Locuteur

?

14:11
Invité

Vous

14:11
Nicolas Dupont-Aignan

verrez le moment venu, ce

14:12
Locuteur

qui compte aujourd'hui. Non, mais vous verrez, ce n'est pas une réponse. Nicolas Dupont-Vinion, vous le

14:15
Nicolas Dupont-Aignan

savez bien. Christophe Bordet, avec toute l'amitié que je vous porte, je ne prends encore de réponse à

14:19
Locuteur

ce

14:19
Nicolas Dupont-Aignan

que je veux.

14:21
Invité

Comment expliquez-vous que depuis la mise en examen de Nicolas Sarkozy, il n'est plus que des amis aujourd'hui

14:28
Locuteur

?

14:28
Nicolas Dupont-Aignan

Ah ben moi, écoutez, cette famille, elle m'a toujours beaucoup étonné. Je leur souhaite bon courage dans leur primaire.

14:34
Locuteur

Elle

14:34
Nicolas Dupont-Aignan

s'offra peut-être dans les palais de justice. En tout cas, j'estime qu'il y a besoin de renouvellement en France, et c'est pourquoi leurs petites histoires ne m'intéressent plus. Il y avait une devanture très drôle dans une librairie parisienne, je ne sais plus où. Il y avait tous les livres de ces gens qui ont gouverné la France depuis 30 ans. Et il y avait marqué, le libraire avait mis, j'ai changé, j'ai changé, moi aussi, moi aussi, moi aussi. Je pense que les Français ont très bien compris qu'ils n'avaient en rien changé. Ce sont les mêmes.

14:58
Locuteur

Non, non, non, ça ne m'intéresse pas du tout leurs histoires. Une toute

15:00
Invité

petite question. Hier, Roselyne Bachelot, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, disait, les électeurs lui ont dit, dégage.

15:09
Locuteur

Il

15:09
Invité

faut qu'il écoute les électeurs. Vous partagez cet avis ? Je ne parle pas comme Roselyne Bachelot,

15:13
Nicolas Dupont-Aignan

et je lui laisse ses propos. Moi, ce qui m'intéresse, les Français, ils ont très bien compris que tous ces gens-là,

15:18
Locuteur

qui

15:19
Nicolas Dupont-Aignan

avaient créé les problèmes du pays, ils n'allaient pas les résoudre. Ça, tout le monde a compris. La vraie question que se posent nos concitoyens,

15:25
Locuteur

ce

15:25
Nicolas Dupont-Aignan

qui manque aujourd'hui,

15:26
Locuteur

ils

15:27
Nicolas Dupont-Aignan

veulent un projet concret pour résoudre les problèmes du pays. Et nos concitoyens cherchent, regardent, ils jaugent, ils écoutent.

15:37
Locuteur

Et

15:37
Nicolas Dupont-Aignan

si j'ai voulu écrire, c'est pour préciser ma pensée et proposer un vrai projet. Car l'enjeu, ce n

15:43
Locuteur

'est

15:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas de savoir si les uns sont bien. Les Français ont très bien compris qui était qui. Qui leur avait menti ? Qui avait échoué ? Les Français veulent savoir comment on s'en sort. C'est ça qui m'importe.

15:52
Présentateur

Dernière question, Nicolas Dupont-Aignan. Le pape va-t-il trop loin quand il s'immisce dans la campagne des primaires aux Etats-Unis ? Je rappelle qu'il a dit sur Donald Trump qu'une personne qui veut construire des murs et non pas des ponts n'est pas chrétienne.

16:05
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, le pape est dans son rôle. Il dit ce qu'il a envie de dire. Je ne

16:08
Locuteur

veux

16:08
Nicolas Dupont-Aignan

pas commenter les propos du pape. Je n'aurai pas cette outrecuidance. Maintenant,

16:12
Locuteur

chacun en dote à ses armes. Vous n'êtes pas dans ses armes. Mais ça aurait

16:15
Invité

pu vous viser.

16:16
Nicolas Dupont-Aignan

Oh, pourquoi ? Non ? Vous êtes

16:18
Locuteur

plutôt

16:18
Nicolas Dupont-Aignan

pour les murs

16:18
Invité

pour cette France qui

16:19
Locuteur

se

16:20
Nicolas Dupont-Aignan

recroqueville. Mais ça, c'est la vieille rengaine. Vous savez, il y a des murs quand il n

16:26
Locuteur

'y a

16:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'Etat. Il y a des murs quand il y a de la faiblesse. Et un homme d'Etat, il doit éviter justement les barbelés. Et pour éviter les barbelés, il faut des belles frontières. Et une frontière n'a jamais été un mur.

16:36
Locuteur

Ça

16:36
Nicolas Dupont-Aignan

a été un filtre.

16:38
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député maire de

16:42
Locuteur

l'hier d'avoir été invité et

16:44
Nicolas Dupont-Aignan

député

16:44
Locuteur

maire de l'hier.