Bourdin Direct du 8 juin - 8h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 42 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
La police en France doit-elle changer sa manière de travailler ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Benoît, est-ce que ce rapport peut changer les choses ?
- 2:59RelanceRéponse directe
Mais est-ce que les sanctions sont réelles ?
- 11:17OuverteRéponse directe
Faut-il alléger les protocoles sanitaires dans notre pays ?
- 13:52OuverteRéponse directe
Les écoles, collèges, lycées : que doit-on faire s'il faut alléger le protocole sanitaire ?
- 24:28OuverteRéponse directe
Déconfinement, faut-il maintenant assouplir ce déconfinement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09PrésentateurFait
« La technique dite de l'encagement ou de la NAS, une technique utilisée par les forces de l'ordre lors d'une manifestation pour empêcher des individus de sortir d'un périmètre donné, une privation de liberté sans cadre juridique. »
- 1:23PrésentateurFait
« Le transport de personnes d'un lieu à un autre pour procéder à un contrôle d'identité, un contrôle d'identité déporté selon les mots du défenseur des droits qui se fait la plupart du temps sans que l'autorité judiciaire en soit informée. »
- 1:37PrésentateurFait
« Le port d'un casque de moto intégral, casque qui ne laisse qu'une petite partie du visage visible, tout comme le port des cagoules par les forces de l'ordre, sont des pratiques également dénoncées par Jacques Toubon. »
- 1:51PrésentateurPromesse
« Jacques Toubon recommande à nouveau le retrait des grenades de désencerclement et du lanceur de balles de défense de l'arsenal des forces de l'ordre. »
- 2:27InvitéChiffre
« 19 personnes sont décédées lors d'une intervention de police en 2019 contre 17 un an plus tôt. »
- 2:34InvitéChiffre
« Sur les 1460 enquêtes judiciaires confiées l'année dernière, 868 portent sur des violences volontaires. »
- 2:41InvitéChiffre
« C'est un chiffre qui a bondi de 41% par rapport à 2018. »
- 11:31PrésentateurFait
« On est un petit peu dans ce sas de déconfinement. Je dirais tant qu'en France, il y a plus de 100 cas nouveaux chaque jour, ça me paraît un peu prématuré de trop alléger. »
- 11:55PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, il y a à peu près 600 nouveaux cas par jour en France. »
- 30:00InvitéChiffre
« On prévoit une baisse de la richesse nationale, une décroissance de l'ordre de 12%. »
- 30:06InvitéChiffre
« 1 million de chômeurs au mois d'avril. »
- 31:26InvitéFait
« Nous avions à l'époque 1,7 milliard de masques. On avait même reproché au gouvernement d'en faire trop. »
- 31:36InvitéFait
« Pourquoi on est arrivé en janvier 2020 à 100 000 masques ? »
- 38:15InvitéChiffre
« 25 policiers, chaque jour, 25 policiers sont blessés en mission. »
- 38:39PrésentateurChiffre
« 85% des Français ont une bonne image des policiers et les gendarmes. »
- 39:09PrésentateurFait
« Il a dit la violence policière n'existe pas. Les policiers disposent de la force. C'est Max Weber, le sociologue, qui disait c'est le monopole de la contrainte ou de la violence légitime pour faire respecter la loi. »
- 40:11PrésentateurFait
« Le défenseur des droits dénonce la technique de la NAS, l'encerclement des manifestants, le port de casques de motos intégros par les policiers ou de cagoules, l'utilisation des grenades de désencerclement et le défenseur des droits demande le retrait de l'utilisation de ces grenades et puis a beaucoup de réticence sur l'utilisation du LBD. »
- 40:34PrésentateurFait
« Il faut que la police revoie ces méthodes de maintien de l'ordre. »
- 41:07PrésentateurFait
« J'ai des propositions sur le LBD. On sait que beaucoup des blessures ont été causées par le LBD. »
- 41:13PrésentateurPromesse
« Il faudrait qu'il ne soit utilisé que par des personnes très qualifiées et notamment les CRS ou les gendarmes mobiles qui savent l'utiliser. »
- 41:25PrésentateurPromesse
« Moi je propose que sur le LBD, il y ait des caméras systématiques comme sur les tasers qui filment le tir du LBD. »
- 41:37PrésentateurFait
« On en a acheté, le ministre de l'Intérieur en a acheté, 10 000, elles ne marchent pas. Parce qu'il n'y a pas, vous savez, elles n'ont qu'une heure d'autonomie. »
- 42:05PrésentateurFait
« Proposition de loi visant à rendre non identifiables les forces de l'ordre. »
- 42:25PrésentateurPromesse
« Je veux simplement que l'image du policier soit floutée. Qu'on ne puisse pas l'identifier et le reconnaître. »
- 42:44PrésentateurFait
« On veut cette société de violence ? Moi je demande qu'on protège l'identité des policiers. »
- 42:58PrésentateurFait
« Une image, elle est floutée mais un juge, un procureur peut naturellement y avoir accès. »
- 44:11PrésentateurChiffre
« Un policier a 12 heures de formation par an pour les techniques d'interpellation et pour le tir. »
- 44:51PrésentateurFait
« On a légèrement augmenté les effectifs. C'est bien, mais on a payé cette augmentation par une diminution des matériels, des moyens de fonctionnement. »
Temps de parole
- Présentateur81 %
- Invité8 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, lundi 8 juin, l'info sur RMC, il est 8h presque 1 minute, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations, Céline bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, certaines armes utilisées par les forces de l'ordre sont dangereuses et doivent être retirées, c'est ce que préconise ce matin le défenseur des droits qui rend son rapport annuel, l'explication dès le début de ce journal. Le corps de George Floyd est arrivé à Houston, Texas, la ville où il a grandi, ses obsèques sont prévus demain, le candidat démocrate Joe Biden va rencontrer sa famille ce soir. Et puis un chantier titanesque à partir d'aujourd'hui, le démontage de l'échafaudage de Notre-Dame, endommagé lors de l'incendie, 200 tonnes de tubes métalliques à évacuer. Bienvenue à tous sur RMC.
La police en France, doit-elle changer sa manière de travailler ? Doit-elle se débarrasser de certaines armes utilisées lors de manifestations ? Eh bien c'est ce que pense le défenseur des droits Jacques Toubon qui publie son rapport annuel aujourd'hui alors que le monde est secoué par des manifestations contre les violences policières. Bonjour Benoît Ballet. Bonjour. Jacques Toubon le dit clairement, certaines pratiques de la police ou de la gendarmerie sont illégales.
Oui, à commencer par la technique dite de l'encagement ou de la NAS, une technique utilisée par les forces de l'ordre lors d'une manifestation pour empêcher des individus de sortir d'un périmètre donné, une privation de liberté sans cadre juridique, écrit Jacques Toubon. Autre manquement à la déontologie, le transport de personnes d'un lieu à un autre pour procéder à un contrôle d'identité, un contrôle d'identité déporté selon les mots du défenseur des droits qui se fait la plupart du temps sans que l'autorité judiciaire en soit informée.
Le port d'un casque de moto intégral, casque qui ne laisse qu'une petite partie du visage visible, tout comme le port des cagoules par les forces de l'ordre, sont des pratiques également dénoncées par Jacques Toubon. Cela empêche l'identification des agents en dehors, là aussi, de tout cadre réglementaire. Enfin, Jacques Toubon recommande à nouveau le retrait des grenades de désencerclement et du lanceur de balles de défense de l'arsenal des forces de l'ordre.
Benoît, est-ce que ce rapport peut changer les choses ?
On peut l'espérer, mais le rapport de Jacques Toubon incite plus au pessimisme qu'autre chose. Le défenseur des droits observe que depuis le début de son mandat, il y a cinq ans, ses recommandations sont restées lettres mortes. Un exemple, Céline, sur 36 dossiers qui ont fait l'objet de demandes de poursuites disciplinaires de la part de Jacques Toubon, aucune de ces demandes n'a été suivie d'effet.
Merci Benoît. Et c'est dans ce contexte que l'IGPN, la police des polices, publie son rapport annuel ce matin. 19 personnes sont décédées lors d'une intervention de police en 2019 contre 17 un an plus tôt. Sur les 1460 enquêtes judiciaires confiées l'année dernière, 868 portent sur des violences volontaires. C'est un chiffre qui a bondi de 41% par rapport à 2018. Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, a réagi ce matin sur RMC. Pour lui, les autorités ont tout intérêt à être totalement transparents.
Ça montre bien qu'il y a une instance de contrôle. Ça montre bien qu'il y a des contre-pouvoirs au sein même de la police. Mais le contrôle existe. Mais est-ce que les sanctions sont réelles ? Moi, je crois qu'elles sont réelles. Je ne crois pas que l'IGPN soit particulièrement laxiste. Simplement, peut-être qu'on n'en fait pas assez la publicité. Donc moi, oui, je pense que ça va dans le bon sens d'apporter un peu plus de transparence sur ces questions-là. On a quand même intérêt à faire toute la transparence sur ce type de questions, sur le nombre de condamnations, sur la sévérité de ces sanctions.
Parce que lorsqu'il y a des actes très graves, ils sont aussi sanctionnés de manière très dure et ça n'a pas lé jusqu'à la révocation. Sur ces questions et d'autres, Éric Ciotti sera mon invité tout à l'heure à 8h30, spécialiste de ces questions aux Républicains. Et demain, je vous annonce la présence de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, qui sera mon invité sur RMC et BFM TV.
SOS Racisme appelle à une nouvelle manifestation demain à Paris à 18h, place de la République contre les violences policières. Contre le racisme, jour des obsèques de George Floyd, cet afro-américain tué par un policier blanc il y a deux semaines. Et donc, la mort a provoqué une onde de choc mondial. Jean-Bernard Cadien, nouvel hommage est prévu ce soir à Houston au Texas. Le corps de George Floyd est déjà arrivé ici à Houston, la ville où il a passé la plupart de sa vie, la ville où il a grandi, dans un quartier extrêmement pauvre, la ville où il a joué au basket.
La ville aussi où quand il était lycéen, il avait dit un jour, je voudrais faire quelque chose de ma vie, je voudrais changer le monde. On attend beaucoup de monde pour ces obsèques qui devraient se dérouler en deux temps. D'abord ce lundi, le cercueil sera exposé ici, dans cette église, au public. Et puis, mardi, les obsèques proprement dites, dans l'intimité familiale. Puis, il sera inhumé dans le cimetière où repose sa mère qui est décédée il y a deux ans. Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle, sera à Houston ce lundi. Il va rencontrer la famille ce lundi. Il va enregistrer un message vidéo pour les obsèques. Mais il n'assistera pas aux obsèques.
Il dit qu'il ne veut pas déranger la famille avec ses gardes du corps. Et on a appris la nuit dernière que la municipalité de Minneapolis avait décidé de démanteler sa police. Un nouveau modèle de sécurité publique va être mis en place. RMC, 8h05, l'épidémie est sous contrôle. Le nombre de victimes de Covid-19 continue de diminuer en France. 13 morts ces dernières 24 heures à l'hôpital. Mais pour l'instant, toujours pas d'allègement des conditions sanitaires à l'école. Totalement illogique pour de nombreux parents dont les enfants ont école parfois un ou deux jours seulement par semaine. Le conseil scientifique et le gouvernement sont pourtant d'accord. Il faut alléger les mesures.
C'est la volonté aussi de cette prof de sport interrogée par Nicolas Repert.
Professeur de PS dans la Manche, Fanny Lecam retrouve aujourd'hui pour la première fois ses élèves avec un programme très restreint.
On a pu mettre en place des activités telles que la course d'orientation et puis effectivement on va pouvoir travailler sur tout ce qui est renforcement musculaire en musique.
Des activités sportives qui ne nécessitent pas de contact entre les élèves mais l'enseignante plaide pour un allègement des mesures sanitaires.
Si effectivement on peut faire un petit peu plus de sport collectif, du football à l'extérieur, de handball également, du basket, ce serait vraiment bienvenu parce que les élèves apprécient être au sein d'une équipe, tout simplement le vivre ensemble.
Cet assoublissement ne permettrait pas d'accueillir plus d'élèves, estime Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale. Comme l'essentiel de la difficulté tient au groupe limité à 15 et aux 4 mètres carrés dans les espaces salles de classe, c'est vraiment ce problème-là qui doit être traité un jour ou l'autre si on estime que c'est nécessaire. Pour lui, il est encore temps de changer ses règles d'ici la fin de l'année scolaire.
D'aujourd'hui, il est à nouveau possible de se rendre au Royaume-Uni, mais il y a des conditions très strictes. Là aussi, respecter un isolement de 14 jours et préciser son lieu de résidence durant toute cette période. Des contraintes insupportables pour ces voyages rencontrés par Thomas Chupin, Gare du Nord.
L'une des conséquences très concrètes de cette mesure, c'est la séparation d'un couple franco-anglais. Devant l'Eurostar à Paris hier, Clarisse laissait partir Brandon en urgence pour éviter la quarantaine. Moi, je déteste ça. Je pense que ça aurait dû être fait il y a deux mois. Mais oui, je dois partir plus vite que prévu.
Moi, j'ai annulé mon voyage pour ne pas avoir à rester 14 jours enfermée.
Isabelle, elle vit en Angleterre depuis 10 ans. Elle ne reviendra pas en France avant fin juin. Trop de contraintes à son retour à Londres.
On doit donner une adresse quand on rentre. Il y aura des contrôles à cette adresse assez fréquents. On risque 1 000 pounds d'amende si on ne reste pas à cette adresse. C'est un peu plus de 1 000 euros.
Et puis, il y a des conséquences pour les travailleurs qui font des allers-retours. Paris, Londres, très souvent. Fabrice, par exemple.
Avant la crise du Covid-19, je venais deux jours toutes les deux semaines à Paris. Mais là, ça me manque. Moi, j'aimerais bien retourner voir les équipes à Paris.
Patron d'une start-up spécialiste de la création de logiciels, Fabrice Bernard, a bien conscience que c'est un nouveau coup porté à son pays d'adoption.
Déjà, le Brexit, ça a quand même mis un coup sur la tête à beaucoup de gens. Il y a beaucoup moins de Français qui viennent s'installer à Londres. Avec cette deuxième crise par-dessus, ça ne va vraiment pas aider.
Fabrice est aussi un jeune papa. Il espérait présenter son fils, Louis, âgé de deux mois à ses parents. Il lui faudra encore attendre.
Le confinement, c'est l'ami du petit-déjeuner, Jean-Jacques. Un Français sur deux dit d'avoir mangé plus équilibré pendant cette période. C'est le résultat d'une étude Opinion Way pour l'Actel. Karen, c'est vous dévoile ce matin. Maoubécard-Granier. Pendant le confinement, Aya, 6 ans, a passé beaucoup plus de temps à manger ses tartines et ses céréales le matin. Avant le confinement, on se dépêchait pour après faire les activités. Et là, on mange un petit peu doucement. La maman d'Aya, Selma, confirme les petits-déjeuners ont été plus fastueux, mais aussi de meilleure qualité. Moins d'aliments transformés, j'ai l'impression. On ouvrait moins de boîtes aussi.
Beaucoup plus qualitatif et plus sain. Mais bon, après, comme on prend le temps de manger, on mangeait peut-être un peu plus que d'habitude. Et si les parents veulent que leurs enfants continuent d'accorder de l'importance au premier repas de la journée, il va falloir faire quelques sacrifices pour que ces bonnes habitudes restent. Albert Moukébert est docteur en neurosciences.
On essaie de mettre en place des choses qui nous permettent de prendre ce temps le matin. Par exemple, reprendre le boulot un peu plus tard. On essaie de trouver une sorte de modèle intermédiaire entre ce que vous faisiez avant et qui n'était pas très bon pour les petits-déjeuners, par exemple, des enfants. Et ce qu'on a fait pendant le confinement, qui était une extrême qu'on ne peut pas tenir dans la durée. Et voir si on ne peut pas trouver quelque chose qui rentre les deux. Pendant le confinement, un enfant sur deux a pris plus souvent que d'habitude son petit-déjeuner.
40 000 pièces métalliques vont être évacues à partir d'aujourd'hui. Des montages à haut risque de l'échafaudage de Notre-Dame de Paris, qui se trouve à plus de 40 mètres de haut. Des filets ont été tendus sur trois niveaux. L'échafaudage avait commencé à être monté en 2018 pour la restauration de la flèche Capuissine Bouillaud. Un échafaudage de 40 000 pièces de métal, dont la moitié se situe à plus de 40 mètres de haut, pour un poids total de 200 tonnes. Une opération très délicate, réalisée par dix cordistes, répartis en équipes de cinq pour pouvoir se relayer. Ils partiront d'un deuxième échafaudage, monté spécialement pour cette opération, un peu plus en hauteur, encordée.
Ils pourront donc descendre au plus près des parties calcinées de la structure et découpée avec de puissantes scies, les tubes métalliques fondus les uns sur les autres à cause de l'incendie. Les éléments extraits de l'échafaudage seront ensuite évacués par une grue de 80 mètres. C'est la troisième et dernière phase de sécurisation du site, déterminante pour entamer ensuite la restauration, à proprement parler, de Notre-Dame de Paris. Et puis une info rugby, Jefferson Poirot-Pillier gauche des Bleus annonce sa retraite internationale à seulement 27 ans. Le joueur de l'Union Bordeaux-Bec veut désormais privilégier sa vie privée.
8h11 minutes, merci beaucoup Céline. Tout à l'heure, Éric Ciotti sera là, 8h30, 9h, je vais beaucoup le parler évidemment. Police, les accusations de violences policières, les accusations de racisme dans la police, que dit-il, qu'en pense-t-il, que propose-t-il ? C'est un spécialiste de ces questions. Il est aussi le rapporteur, et oui c'est très intéressant, le rapporteur général de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Nous en parlerons tout à l'heure, et je lui demanderai s'il faut assouplir le déconfinement. Qu'en pense-t-il ?
Cette question, je vais la poser dans un instant au professeur Antoine Flau, qui est médecin épidémiologiste à l'Université de Genève. Antoine Flau, bonjour. Oui, bonjour. Merci d'être avec nous encore une fois ce matin. C'est un plaisir de vous retrouver régulièrement sur l'antenne d'RMC et sur le canal 24, la chaîne 24, RMC Découverte. Alors, question simple, faut-il alléger les protocoles sanitaires dans notre pays ? Alors, il va falloir les alléger, c'est certain, mais c'est peut-être encore un peu trop tôt. On est un petit peu dans ce sas de déconfinement.
Je dirais tant qu'en France, il y a plus de 100 cas nouveaux chaque jour, ça me paraît un peu prématuré de trop alléger, en tout cas de ne pas garder un certain nombre de précautions pour éviter justement qu'on ait ces clusters qui se multiplient. Aujourd'hui, il y a à peu près 600 nouveaux cas par jour en France, et c'est quand même finalement un risque, y compris de mortalité, qui reste encore assez élevé. Professeur Flau, vous dites 600 nouveaux cas par jour en France ?
Oui, la France rapporte à l'ICDC, aux autorités européennes, plus de 600 cas chaque jour nouveaux, qui pour un certain nombre vont être hospitalisés, et pour un certain nombre, malheureusement, risquent d'avoir des complications mortelles. Voilà, et certains sont toujours en réanimation à l'hôpital depuis plusieurs semaines maintenant. On le sait, la France a recensé 13 décès dans les hôpitaux, en lien avec l'épidémie, sur les dernières 24 heures. L'épidémie est toujours là, elle circule toujours, elle circule à bas bruit, comme on dit, mais elle circule toujours.
Oui, alors, on est en pleine décrue, et cette décrue est très prononcée, donc c'est bien normal qu'on ait commencé ce déconfinement. En Suisse, on a entre 10 et 20 cas par jour. Si on rapporte ça à la population française, on peut multiplier par 8 à peu près, et on voit qu'on est quand même au-dessous des chiffres français. Donc il faut encore qu'en France, il y ait, je dirais, encore une décrue qui se prononce, un effort encore, si je puis dire, pour faire diminuer encore ce nombre de cas. Quand on arrivera au-dessous de ce seuil des 100 nouveaux cas par jour en France, je pense que là, on pourra en effet très largement alléger l'ensemble des précautions.
Cela dit, on peut aussi avoir une stratégie un peu de réduction de risque, c'est-à-dire qu'on peut conseiller aux gens qui ont vraiment envie, je ne sais pas, de manifester dans la rue, par exemple, de prendre des précautions, d'utiliser des masques, comme on l'a vu chez beaucoup de manifestants, de respecter le plus possible des distances sociales, de mettre. Tout cela peut contribuer à réduire profondément le risque. C'est pareil quand on prend un bus bondé aujourd'hui, si on met un masque et qu'on n'a pas un trajet trop long, on diminue beaucoup le risque également. Et professeur Antoine Floreau, et les écoles ? Les écoles, les collèges, les lycées ?
Que doit-on faire s'il faut alléger le protocole sanitaire ? Les écoles, il faut déjà distinguer les écoles primaires, celles qui concernent les tout petits enfants, on va dire, les crèches aussi, et les écoles qui concernent les jeunes adultes, au-delà de 15 ans, on va dire. Je pense qu'au-delà de 15 ans, il n'y a pas une grande priorité à les ouvrir. Ça va être peut-être des lieux de transmission, comme on l'a vu déjà dans le lycée de l'Oise en France. Pour les écoles primaires, chez les tout petits enfants, on sait que la transmission est très minime, on sait que le risque pour les enfants est très minime aussi.
Donc, en dehors de certains cas particuliers, et puis je ne parle pas des enseignants, qui peuvent parfois être à risque ou vulnérables, en effet, on peut très légitimement vouloir lever ces derniers freins, que sont ces mesures barrières de distance sociale, qui sont franchement, chez les tout petits enfants, très illusoires. Oui. Alors, l'OMS vous enjoint de vous préparer à un retour éventuel de l'épidémie vers la fin du mois d'octobre ou au début du mois de novembre. Vous confirmez, professeur ? Alors, l'OMS, comme nous, nous ne pouvons pas prédire l'avenir, bien sûr. Ce que l'on peut regarder, c'est le passé.
Toutes les pandémies de grippe, en particulier, ont eu plusieurs vagues, en particulier des vagues qui revenaient justement à l'automne, fin octobre ou début novembre. Donc, c'est même la pandémie de 2009, mais la grippe de Hong Kong en 1969 aussi. Donc, c'est tout à fait possible qu'on ait en effet un retour de ce virus,
qui semble avoir une composante hivernale à la saison hivernale prochaine, parce qu'il semble aussi que la proportion de la population immunisée soit encore très faible en Europe.
Merci beaucoup, professeur Flau. Merci d'être avec nous. Merci. 16 minutes, ça va mieux, effectivement, en France. Mais attention, on vient d'en parler avec le professeur Flau, les États-Unis en sont à plus de 110 000 morts, quant à Vinay. C'est ça, environ 700 morts en l'espace de 24 heures aux États-Unis, quasiment 2 millions de cas. Là-bas aussi, les signaux sont positifs. Les États-Unis ont enregistré autour de 3 000 morts au plus fort de la crise. Vous voyez que c'est beaucoup moins en ce moment.
Donald Trump assure que, ça y est, la crise est largement surmontée, c'est ce que dit Trump, mais le personnel de santé s'inquiète aux États-Unis des manifestations depuis la mort de George Floyd il y a maintenant deux semaines. Inquiétude aussi au Royaume-Uni. Oui, le gouvernement appelle carrément les Anglais à prendre leurs précautions s'ils défilent dans la rue. Le risque de manifestation est sans doute accru. Le risque de contamination est sans doute accru par les manifestations. Les voyageurs étrangers doivent désormais observer une quarantaine de 14 jours pour se rendre au Royaume-Uni. La situation ne s'arrange pas au Brésil. Voilà, par contre, là-bas, ça ne s'arrange pas.
Plus de 37 000 morts, c'est le dernier bilan. Et les autorités ont carrément retiré, dans le week-end, les statistiques sur l'épidémique coronavirus, de ces statistiques qui étaient disponibles sur Internet mais qui ne le sont plus maintenant. Il est 8h17, Florent est là, avec nous. Bonjour Florent.
Oui, bonjour Jean-Jacques, bonjour toute l'équipe.
Bonjour Florent, vous êtes habitué, vous êtes à la radio ou à la télé le matin, Florent ? À la radio. À la radio tous les matins. Un habitué d'RMC. Nouvelle auditeur ou ça fait longtemps ?
Non, ça fait longtemps, ça fait très longtemps même.
Bon, vous êtes à Lyon, la métropole de Lyon, vous êtes chocolatier. C'est ça. Et les journaux dans le sud-est. Vous avez raison, il n'y a plus de presse-papier depuis maintenant 3 semaines.
Depuis le 12 mai, me semble-t-il. Oui, oui. Et alors, il y a déjà un premier phénomène, c'est qu'on n'en parle pas du tout.
Oui, c'est vrai. C'est vrai, pas suffisamment. Mais il y a tellement d'actualité aujourd'hui.
Alors, il y a l'actualité, je pense quand même, il faut dire les choses. Si Paris était touché, on en parlerait beaucoup plus. C'est une évidence.
Ça, c'est pas faux. Je vous l'accorde. Je suis même convaincu. C'est différent, oui. Parce que depuis 3 semaines, on n'a pas le Figaro, on n'a pas l'Ibée, on n'a pas le JDD, on n'a pas toute la presse nationale. Alors, on l'a sur Internet, sur les réseaux sociaux, mais c'est complètement différent du... Enfin, moi, j'aime le papier. Oui, moi aussi. Et je voudrais savoir, alors apparemment, c'est un distributeur qui est en grève suite à un peut-être futur plan social. Oui.
Je suis quand même étonné, moi, que pendant 3 semaines, un pays comme la France, alors, c'est pas tout le sud-est, mais, allez, admettons, 15 ou 20% des habitants n'ont pas accès à la presse papier, mis à part la presse régionale, et que même les journaux n'en parlent pas. Ça veut dire que même, si on arrive à se procurer le JDD, par exemple, il n'y a pas un article, il n'y a rien.
Je suis très étonné.
Ah ben, Quentin Vinet. Alors, ça remonte au 15 mai dernier, quand le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de deux filiales de Prestalys, Prestalys qui endettait distributeur de journaux, deux filiales, donc, chargées de répartir les journaux et les magazines. Donc, ça remonte au 15 mai dernier. Bien, merci beaucoup, Florent. Merci d'avoir appelé et d'avoir rappelé cette information. Il est 8h19, Mathieu. À suivre, Bercy. Bercy qui ne veut pas baisser les taux de TVA. On en parlait tout à l'heure, baisser les taux de TVA pour relancer l'économie. Mais pourquoi Bercy ne veut pas ? Frédéric Simotel va tout nous expliquer dans un instant sur RMC.
RMC, 6h-9h.
Avant de retrouver Frédéric Simotel, on va parler de la TVA. Mais pourquoi est-ce qu'on ne baisse pas la TVA en France pour relancer la consommation ? Oui, c'est une très, très bonne idée. L'Allemagne le fait. On se demande pourquoi la France ne veut pas le faire. On va en parler avec Frédéric Simotel dans un instant. Je vous offre, vous le savez, je voudrais vous rappeler notre jeu pour vous permettre de gagner quoi ? 500 euros tous les mois pendant un an, ça fait 6 000 euros. Ce n'est pas compliqué et c'est beaucoup. RMC, c'est la radio. RMC, découverte, la télé, la chaîne 24, vous le savez. Vous répondez à la question que je vous pose.
Alors, écoutez bien, parce que ce n'est pas très compliqué. Nous avons dû respecter, un, les gestes barrières, ou deux, les gestes fourrières. Vous avez la bonne réponse. Alors, envoyez un pour les gestes barrières et deux pour les gestes fourrières par SMS au 7 32 16. Vous n'hésitez pas. Et le gagnant ou la gagnante sera tiré au sort parmi les auteurs de bonnes réponses. Il est 8h25. Merci d'être là, Frédéric Simotel. Donc, bonjour Frédéric. Bonjour Frédéric. Alors, l'Allemagne, pour relancer la consommation, a décidé de baisser la TVA, ses deux taux de TVA. Et la France dit non. Le gouvernement a rejeté cette mesure.
Pourtant, on imagine qu'une baisse de la TVA aurait une répercussion sur la consommation. Baisse des prix, donc consommation accélérée, augmentée. C'est ça ? Mais Bercy n'y croit pas forcément. Alors, justement, ils évoquent que par le passé, une baisse de la TVA, c'était montré, avait plutôt permis aux commerçants de reconstituer leurs marges plutôt que d'en faire bénéficier le consommateur. Ils prennent, pour exemple... Pour les restaurateurs ? Ils font monter en 2009 avec les restaurateurs. C'était ça. Alors, après, on pourrait leur répondre. On pourrait leur dire attendez, on est en crise.
Ce n'est pas très grave que les entreprises fassent des marges parce que du coup, si elles font des marges, c'est qu'elles vont créer de l'emploi. Donc, ça pourrait... Créer de la richesse. Créer de l'emploi. Alors, l'autre raison invoquée par Bercy, c'est de dire qu'en France, le taux d'épargne des ménages en France est beaucoup plus élevé qu'en Allemagne. C'est vrai. Donc, en Allemagne, il faut les pousser davantage à consommer. Nous, rendez-vous compte, le confinement en France a approché l'épargne forcée entre guillemets, du confinement. C'est 100 milliards d'euros qui sont restés comme ça. Les Français ont épargné 100 milliards d'euros. 100 milliards d'euros.
C'est ce qu'il faut dire, pendant le confinement. Les Français ont épargné 100 milliards d'euros. Oui, mais c'est bien. Mais si on ne les encourage pas à consommer, ils ne vont jamais sortir cette épargne. Eh bien, c'est ça. Bercy estime que, là, on l'a vu, en ce début de sortie de confinement, les Français sont encore un peu trop prudents dans leur consommation. Ils ne vont pas vers les bons types de biens. Et donc, si on veut aider, être beaucoup plus ciblés, un peu comme on l'a fait pour la voiture, en disant, tiens, on va mettre en marge des mesures au développement durable, politique, écologique, pour pousser les autres.
Donc, il vaut mieux avoir des mesures ciblées qu'une baisse globale de la TVA. Oui, et puis une baisse de la TVA, c'est moins d'argent dans les caisses de l'État. Eh bien, oui, c'est un peu ça. Soyons clairs. Parce que, par rapport à l'Allemagne, la TVA, c'est 30% de leur récède fiscale. Nous, c'est 45%. Donc, vous imaginez si on baisse tout ça. Donc, en Allemagne, on va aller davantage vers des produits importés. Et donc, aujourd'hui, 70% de notre consommation, ce sont des produits importés. Donc, ça va bénéficier à ceux qui sont à l'étranger aux produits que l'on importe. Sachez qu'aujourd'hui, pour un euro dépensé, il y a 33 centimes qui sont importés.
Donc, voilà, ça fait différentes raisons. On va suivre ça. Bon, après, évidemment, je rappelle qu'en Allemagne, le taux normal de TVA baisse de 19 à 16%. Et le taux réduit de 7 à 5% pour 6 mois. Pour 6 mois. Et ça va pousser. C'est pour un délai... Voilà, voilà. C'est une période précise. Il est 8h28. Frédéric Simotel, donc, avec nous. Et dans un instant, Éric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes, député des Républicains. Et puis, demain, Christophe Castaner, qui sera notre invité exceptionnel demain matin. Voilà. Merci de nous avoir accompagnés sur RMC et sur RMC Découverte. Surtout, parce qu'RMC Découverte, on se sépare. la chaîne 24. On sera là demain ensemble, bien sûr.
RMC, vous restez avec nous pour écouter Éric Ciotti ainsi que sur BFM TV. Merci à toutes nos équipes ce matin. Il est 8h28. Anne-Sophie Balbialla pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 1460 enquêtes judiciaires l'an dernier, une hausse de 23,7%. Rapport de la police des polices rendu public ce matin. Plus de la moitié de ces enquêtes visent des accusations de violence des forces de l'ordre. C'est en partie l'effet gilet jaune. La police de Minneapolis va être démantelée. Objectif, reconstruire un nouveau modèle de sécurité publique qui assure vraiment la sûreté de notre population, a déclaré la présidente du conseil municipal sur CNN. Les manifestations contre le racisme et les violences policières se sont encore multipliées ce week-end aux Etats-Unis et en Europe. Et puis 40 000 pièces d'acier pour un poids total de 200 tonnes.
Opération de démontage de l'échafaudage de la flèche de Notre-Dame de Paris. La dernière phase est lancée aujourd'hui et va durer tout l'été. Il est 8h30. Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin.
Éric Ciotti, bonjour. Bonjour. Député Les Républicains des Alpes-Maritimes. Je vais vous parler du déconfinement. Vous êtes aussi rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. Je vais vous parler. Déconfinement, faut-il maintenant assouplir ce déconfinement ? J'ai écouté hier le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. C'est ce qu'il souhaite. Donc on a cet avis scientifique qui aujourd'hui, ces avis scientifiques, ils sont à peu près convergents. Donc je crois, en effet, que le temps est venu d'accélérer le rythme. On voit bien que tous les paramètres s'améliorent.
Il faut néanmoins, bien sûr, rester prudent et vigilant. Mais je suis favorable, notamment pour les restaurants, à ce que certaines restrictions soient levées. Et je suis aussi très partisan à ce que l'école retrouve une activité normale. Parce que derrière, il y a aussi cette paralysie de l'économie. parce que 22% à peine des élèves sont scolarisés. Ça veut dire que 78% ne le sont pas. Ça veut dire que des parents ont des difficultés aujourd'hui pour occuper leurs enfants, pour transmettre les enseignements. Et puis, c'est un risque de blocage aussi de notre économie. Éric Ciotti, aujourd'hui, vous êtes favorable à ça.
Mais je me souviens quand même que beaucoup de républicains étaient contre l'ouverture des écoles aux enfants avant la rentrée de cette campagne. Ce que j'avais proposé, c'est qu'il y ait une rentrée obligatoire pour tous et partout le 2 juin. On est allé au 11 mai, mais c'était, je dirais, symbolique. Là, ni obligation pour les élèves, ni obligation pour les enseignants, ni obligation pour les mères. L'école, elle est républicaine. Elle doit avoir lieu pour tout et partout. Bien. Ouverture des frontières à l'intérieur de l'espace Schengen pour permettre notamment la circulation des touristes. Vous y êtes favorable le 15 juin. Probablement le 15 juin. Ce n'est pas encore totalement acté.
Est-ce qu'il faut le 15 juin que tout le monde puisse circuler librement en Europe ? Il faut voir par rapport à la situation des pays. Là encore, il faut être pragmatique. Par exemple, l'Italie nous permet d'aller en Italie. Nous ne permettons pas aux Italiens de venir en France. On a eu un blocage dans le département. Non, ce n'est pas logique. Comme ce n'était pas logique au début de la crise que la France laisse ses frontières ouvertes vers... Depuis l'Italie, les Italiens pouvaient venir dans le département des Alpes-Maritimes. Par exemple, l'inverse n'était pas possible. Donc, il faudrait une harmonisation européenne et puis, ayons un peu de pragmatisme au cas marquant.
S'il y a des pays où le virus continue à se diffuser, il ne faut pas ouvrir. Alors, faut-il ouvrir les frontières françaises aux Italiens aujourd'hui ? Je vous pose franchement la question. Aujourd'hui, je pense que dans quelques jours, cela devrait pouvoir se faire. Bien. Faut-il prolonger l'état d'urgence sanitaire ? Non, je ne crois pas. La LAT est fixée au 10 juillet. Moi, personnellement, je considérais que le 23 juin, c'était deux mois une prorogation qui en a voté à l'Assemblée nationale cette prorogation. L'état d'urgence sanitaire a commencé le 23 mars. Trois mois, ça me paraissait suffisant.
Donc, je pense qu'aujourd'hui, nous devons retrouver un fonctionnement de notre pays, y compris institutionnel, parce que l'état d'urgence sanitaire, ce sont des dispositions qui peuvent conduire à des privations de liberté et qui donnent des pouvoirs exorbitants du droit commun à l'exécutif, notamment au détriment des pouvoirs de contrôle du Parlement. Le pouvoir mieux réprimer les manifestations, disent ceux qui sont opposés, beaucoup de ceux qui sont opposés à la prolongation de l'état d'urgence. Non, je crois qu'il y a des outils dans le droit commun pour faire respecter à la fois les libertés individuelles et pour lutter contre les violences.
Donc, cet état d'urgence sanitaire, aujourd'hui, ne me paraît plus au porteur au-delà du... Allez, le 10 juillet, maintenant la loi est votée, donc on ira jusqu'au 10 juillet. Le renouveler au-delà, ça ne me paraîtrait pas nécessaire. Bien, le New York Times écrit le gouvernement du président Emmanuel Macron a repoussé le coronavirus, empêché les licenciements massifs, soutenu les salaires des chômeurs, évité les pénuries de nourriture et atteint un taux de mortalité inférieur à celui de ses voisins à l'exception de l'Allemagne. Est-ce faux, ce qu'écrit le New York Times ? Il y a des analyses qui sont différentes. Oui.
Sur la mortalité, on est, je crois, au cinquième, au sixième rang au plan international. Au terme du chômage, l'Allemagne a des résultats très nettement supérieurs. Donc, nous verrons bien au début. Moi, ce que je dis aujourd'hui... Vous êtes rapporteur général de la commission d'enquête parlementaire. Nous poserons les questions. J'écoutais encore une fois le président du conseil scientifique qui disait... Il y a une question essentielle, c'est celle du confinement. Est-ce qu'il fallait aller sur le confinement ?
Et le président du conseil scientifique dit un propos qui me paraît assez pertinent en disant c'était une mauvaise décision mais c'était la seule possible parce que nous n'avions pas les éléments matériels pour nous protéger. Les masques, les tests, ils citent ce chiffre. Vous faites la comparaison avec l'Allemagne. 3 000 tests en France au début de la crise par semaine. 3 000. 50 000 en Allemagne. Voilà. La réalité, elle est là. Et c'est pour cela qu'il y a eu cette nécessité d'un confinement aussi strict qui a mis notre économie à l'arrêt. Aujourd'hui, les chiffres économiques sont particulièrement préoccupants.
On prévoit une baisse de la richesse nationale, une décroissance de l'ordre de 12%. 1 million de chômeurs au mois d'avril. Je ne vois pas là des signes malheureusement très positifs et j'ai l'impression qu'au contraire, ils sont plus loups que dans d'autres pays comparables. Mais cette évaluation, naturellement, doit se faire avec un peu de recul. Alors, qui sera auditionné ? Nous auditionnerons tous ceux qui peuvent apporter un éclaircissement pour, non pas faire un procès de quiconque, mais pour que ça ne se reproduise pas.
Moi, mon souci, c'est, par exemple, si à l'automne ou au hiver prochain, on devait avoir une nouvelle vague, c'est qu'on soit mieux armé, mieux armé sur des produits essentiels pour lutter contre la maladie. Je redis les tests, les masques, les respirateurs, les lits, réanimation. Tous les ministres qui deviennent... Tous les ministres ? Le Premier ministre ? Le Premier ministre, ça me paraît légitime. C'est la présidente de la commission, Madame Bourguignon, qui convoquera. Mais moi, en tant que rapporteur, je demanderai l'audition du Premier ministre de tous les ministres depuis 2005. Pourquoi 2005 ? 2005, c'est la grippe aviaire. Xavier Bertrand était ministre de la Santé.
Il a pris des décisions très efficaces. Elles ont été poursuivies par le gouvernement de Nicolas Sarkozy au moment de l'épisode de la grippe H1N1. Rappelez-vous, nous avions à l'époque 1,7 milliard de masques. On avait même reproché au gouvernement d'en faire trop. Depuis, pourquoi on est arrivé en janvier 2020 à 100 000 masques ? Il nous a laissés complètement démunis. Bon, alors, on a dit beaucoup d'hommes politiques, de responsables politiques seront auditionnés. Premières auditions, quand ? Juste une date. Je l'espère la semaine prochaine. Le bureau de la commission se réunit demain. et moi, je souhaite que les auditions aient lieu la semaine prochaine. Durée de l'enquête ? Six mois.
Six mois. La durée constitutionnelle. Je passe à autre chose. Est-ce que certains policiers et gendarmes sont racistes en France ? Certains. Il peut y avoir des racistes. Il peut y avoir des journalistes racistes. Il peut y avoir des hommes politiques. Les journalistes racistes, ils sont condamnés immédiatement. Mais les policiers aussi. Sont-ils condamnés ? Bien sûr. Quels sont les chiffres ? Il y a eu des condamnations. Quels sont les chiffres ? L'année dernière, il y a eu 30 procédures pour racisme. Il y en avait 46 en 2018. Procédure est une chose. Combien de policiers ou de gendarmes ont été condamnés pour propos racistes ? Je ne sais pas très exactement.
Vous êtes spécialiste des questions de police et gendarmes ? Je ne sais pas très exactement sur les condamnations judiciaires. Vous savez, les procédures judiciaires, elles durent plusieurs années. Il y a un moment où elles s'arrêtent, les procédures. L'IGPN a été saisi en 2018 de 46 procédures pour racisme. C'est un rapport qui est sorti aujourd'hui chez certains de vos confrères aujourd'hui. Et 30 en 2019. Donc ça a d'ailleurs diminué. Ça a d'ailleurs diminué. C'est un fait important. Ensuite, il y a des condamnations. Comme il y a des condamnations pour propos racistes sur toutes les corporations.
Donc dire que la police est raciste, aujourd'hui, je le dis, est une contre-vérité qui ne repose que sur une approche idéologique. Et moi, je conteste cette vision et je demande d'ailleurs, parce que j'ai entendu hier M. Mélenchon a demandé à ce que le président de la République, s'exprime. Manifestement, M. Macron a écouté M. Mélenchon puisqu'il y a un propos qui est rapporté par vos confrères où il demande au ministre de l'Intérieur qui sera là demain matin à votre place et qui va s'exprimer sur la question. Demande aussi au président de la République, comme au ministre de l'Intérieur, de dénoncer ce procès collectif qui est fait à la police.
Ne confondons pas des actes individuels qui, naturellement, sont condamnables, qui doivent être condamnés avec beaucoup de force. Vous avez vu ces groupes de policiers qui discutent ? Ces groupes de policiers qui discutent sur les réseaux sociaux. Est-ce que la justice a été saisie ? Est-ce que ces policiers doivent être révoqués ? Oui ou non ? C'est l'enquête judiciaire qui le dira. Si les propos sont avérés, est-ce que les policiers doivent être révoqués ? Bien sûr, mais ne faisons pas des procès médiatifs. Je ne fais pas de procès médiatifs. On parle d'un groupe.
D'abord, ce groupe, il représente environ, si tant est que ces personnes soient toutes membres des forces de l'ordre, on parle de 8000 personnes, il y a 150 000 policiers dans notre pays, il y a 100 000 gendarmes, ça fait 250 000 policiers, il y a des policiers municipaux, on peut rajouter des réservistes, mais bon, c'est beaucoup, vous avez raison et j'en conviens. Mais est-ce qu'on est sûr qu'il s'agit de 8000 policiers ? Donc, ne nous prononçons pas avant l'enquête.
Moi, je refuse les procès médiatiques, moi, j'ai confiance en la justice, nous avons un état de droit, il y a des procédures, il y a un corps de contrôle, l'IGPN, il y a des enquêtes, elles sont nombreuses, il n'y a pas de laxisme sur ces attitudes dans la police, donc, naturellement, s'ils sont condamnés, il doit y avoir des sanctions impacables et exemplaires. Bien, il y a eu beaucoup de manifestations partout dans le monde, après la mort de George Floyd, pour l'instant, Emmanuel Macron n'a rien dit, alors que Justin Trudeau, vous regrettez qu'il n'ait rien dit sur la mort de George Floyd ? Je regrette qu'il ne soit, ça ne va pas prononcer des deux côtés.
Non, mais sur la mort de George Floyd, parce que je vois que Justin Trudeau, par exemple, le Premier ministre canadien, a mis un genou à terre, vous avez vu ça ? J'ai vu ça. Est-ce que vous imagineriez Emmanuel Macron mettre un genou à terre ? Non, je ne crois pas que ça soit le rôle d'un Président de la République de mettre un genou à terre. Mais il faudrait que le Président de la République parle, parce que quand il y a une émotion internationale, elle est légitime, parce que ce qui s'est passé aux Etats-Unis est une abomination, ces images sont insupportables, c'est un assassinat, et ce terme, c'est un policier qui me l'a dit, parce qu'ils sont aussi extrêmement choqués.
Il y a cette émotion, je la comprends, et je la partage. Mais attention, attention par rapport à cette émotion, à la manipulation que certains peuvent conduire, parce que derrière cette émotion, il y a notamment dans notre pays, il y a la tentation de l'extrême gauche de déstabiliser la société, il y a la tentation de porter atteinte à la police républicaine, notre police, elle est républicaine. Et j'aimerais aussi que le Président de la République le dise, parce que qu'est-ce qui se passe quand même ? Nos policiers depuis 2015, qu'est-ce qu'ils ont subi ? Les attentats islamistes.
Moi, je pense aujourd'hui à Clarissa Jean-Philippe, je pense à Jessica Sneder, je pense à Jean-Baptiste Salvin, qui ont été assassinés chez eux parce qu'ils étaient policiers. Je pense à cette magnifique image du 11 janvier 2015, où il y avait ce policier de couleur qui était embrassé, et qui avait cette fraternisation entre les citoyens et leur police. Depuis, il y a eu les manifestations, la loi Travail, les dérives de certains gilets jaunes. Il y a eu les policiers qui nous ont protégés pendant le Covid. Et là, on devrait avoir aucune reconnaissance. Je trouve que c'est totalement injuste par rapport à ce qui se passe.
Alors, je vais revenir sur les violences, les accusations de violences policières. Est-ce que vous mettriez un genou à terre, vous, la mémoire de George Floyd ? Non. Est-ce que ça vous choque, ces images ? Tiens, on va regarder une image à Atlanta, aux Etats-Unis. On voit des policiers danser avec les manifestants. Voilà, ça vous choque, ce genre d'image. Est-ce que quand vous voyez les policiers mettre un pied à terre, est-ce que ça vous choque ? Bien sûr que non, ça ne me choque pas. Il y a cette émotion, elle est légitime, et il est important qu'il y ait ce lien entre la police et les citoyens.
Mais attention, attention, parce qu'aujourd'hui, je vois le procès qui s'ouvre contre la police républicaine. Et ce procès, il est injuste. Je rappellerai quand même quelques chiffres. Chaque jour, Jean-Jacques Bourdin, 25 policiers, chaque jour, 25 policiers sont blessés en mission. 100, c'était les chiffres de 2018, 107 policiers sont agressés. C'est 10 400 par an entre les policiers et les gendarmes. Ces chiffres, ils sont énormes. Il y a cette montée de la violence dans la société. 85% des Français ont une bonne image des policiers et les gendarmes. C'est une étude commandée par le ministère de l'Intérieur sur 12 000 personnes qui a été conduite à la fin de l'année 2019.
Alors, oui ou non, est-ce que vous niez que des policiers ou des gendarmes puissent être violents ? Il y a eu des actes de violence. Parce que hier, Christian Jacob a dit ça n'existe pas la violence policière. Ce qu'a dit Christian Jacob, c'est que la violence de l'institution policière n'existe pas. Et il a raison. Parce que... Il a dit la violence policière n'existe pas. Les policiers disposent de la force. C'est Max Weber, le sociologue, qui disait c'est le monopole de la contrainte ou de la violence légitime. pour faire respecter la loi. Parce qu'il y a des situations qui... Quand un policier rattrape un délinquant et qui fait...
Qui se rebelle, qui refuse d'obtempérer, il faut qu'il y ait l'usage de la force. Il faut que cette force, elle soit proportionnée, mesurée. C'est tout l'enjeu des techniques d'interpellation, de formation. Mais il n'y a pas de violence institutionnelle. Après, il peut y avoir des dérapages individuels. Il y en a eu. Il faut les combattre. Mais dire que c'est la police qui est violente, non, jamais. La police, elle fait respecter la loi. Qu'est-ce qu'on veut ? Une société où il n'y ait plus de police ? Une société où ce soit la loi des communautés, des bandes, de la violence, du plus fort, qui domine ? Ce n'est pas cette France que je souhaite personnellement. Ce n'est pas ma France.
Le défenseur des droits dénonce la technique de la NAS, l'encerclement des manifestants, le port de casques de motos intégros par les policiers ou de cagoules, l'utilisation des grenades de désencerclement et le défenseur des droits demande le retrait de l'utilisation de ces grenades et puis a beaucoup de réticence sur l'utilisation du LBD. Il faut que la police revoie ces méthodes de maintien de l'ordre. D'abord, vous savez, la police, elle obéit aux ordres. Ça ne vous a pas échappé qu'au moment des Gilets jaunes, les doctrines de maintien de l'ordre ont changé. Il y a eu cette image qui a tellement choqué des Français du pillage de l'arc de triomphe.
Le ministre de l'Intérieur a donné une autre doctrine. Donc la police respecte cette doctrine. Cette doctrine, elle est sans doute plus dangereuse parce qu'elle demande aux policiers d'aller au contact. On ne peut pas leur demander d'aller au contact et donc forcément il y aura un choc et après le reprocher. Mais moi, j'ai des propositions sur le LBD. On sait que beaucoup des blessures ont été causées par le LBD. D'abord, il faudrait qu'il ne soit utilisé que par des personnes très qualifiées et notamment les CRS ou les gendarmes mobiles qui savent l'utiliser. Il faudrait qu'il y ait une habilitation beaucoup plus stricte.
Ensuite, moi je propose que sur le LBD, il y ait des caméras systématiques comme sur les tasers qui filment le tir du LBD. Comme je souhaite qu'il y ait des caméras piétons, systématisées sur tous les policiers. On en a acheté, le ministre de l'Intérieur en a acheté, 10 000, elles ne marchent pas. Parce qu'il n'y a pas, vous savez, elles n'ont qu'une heure d'autonomie. On filmerait l'utilisation du LBD mais on ne filmerait pas, si j'ai bien compris, les fonctionnaires de police, les militaires, les policiers municipaux ou les agents des douanes. Si. Votre proposition de loi. Alors expliquez-moi cette proposition de loi. Vous l'avez là. Vous l'avez.
Je l'ai ici et vous voyez le titre proposition de loi visant à rendre non identifiables les forces de l'ordre. Le fait de dire que je veux interdire de filmer les policiers en action est une fake news. C'est une contre-vérité d'ailleurs développée par des journaux sérieux comme Le Monde qui a titré que je voulais interdire de filmer les policiers. C'est faux. C'est contraire. C'est totalement faux. Qu'est-ce que vous voulez interdire ? Je veux simplement que l'image du policier soit floutée. Qu'on ne puisse pas l'identifier et le reconnaître. Parce que ces policiers ils sont menacés. On les suit. La famille, les insultes. Leur famille.
J'évoquais la mémoire de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvin assassinée chez eux devant leur enfant de 3 ans. On veut cette société de violence ? Moi je demande qu'on protège l'identité des policiers. Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir d'enquête. Une image, elle est floutée mais un juge, un procureur peut naturellement y avoir accès. Il y a déjà des policiers qui sont floutés, ceux du RAID sur du GIGN. Ça ne pose aucun problème. C'était ça ma proposition de loi. Elle répondait répondait à une demande des policiers. Et où en est-on d'ailleurs ? Le gouvernement ne la soutient pas me semble-t-il. Je poserai la question au ministre de la dernière demande.
Vous savez, elle m'a valu des dizaines de menaces de mort. C'est très étonnant de la part de ces gens qui prônent la non-violence de menacer de mort les forces de l'ordre ou ceux qui veulent les défendre. J'y trouve une forme de paradoxe. La violence, vous savez, elle n'est sans doute pas du côté où l'on croit. Parce que j'évoquais ces chiffres tout à l'heure. C'est 30 policiers blessés par jour. Vous savez, ce fameux rapport de l'IGPN, vous le citiez tout à l'heure. Il y a eu 107 personnes blessées gravement par les policiers en 2019. Plus de 9 jours d'interruption de temps horaire de travail. 107 personnes. Ça veut dire que c'est 3 jours de blessure des policiers. Voilà.
C'est ça la réalité. Donc on est dans une société de plus en plus violente. C'est les policiers qui sont en première ligne. Et on a besoin de les défendre. il faut qu'ils aient plus de moyens. Deuxième proposition pour la déontologie aussi. Plus de formation. Vous savez, on réduit les heures de formation. Un policier a 12 heures de formation par an pour les techniques d'interpellation et pour le tir. Et ça diminue d'année en année. Il faut augmenter la qualité de la formation initiale. On a baissé sur la qualité du recrutement, il faut le dire. Et sur la formation continue. Ça, ce sont de vraies réponses ensuite sur les grenades. Pourquoi pas ?
Il faut regarder pour avoir des techniques qui soient les moins dangereuses possibles. Bien sûr, mais ne faisons pas un amalgame extraordinairement dangereux. On a besoin de notre police. Elle est républicaine. Elle nous protège. Et tout ça est aussi le fait qu'on n'a pas assez de moyens pour cette police. On a légèrement augmenté les effectifs. C'est bien, mais on a payé cette augmentation par une diminution des matériels, des moyens de fonctionnement. Et ça, ce n'est pas normal. Merci Eric Ciotti d'être venu nous voir ce matin. Demain, le ministre de l'Intérieur sera là pour répondre à toutes ces questions autour des forces de l'ordre, entre autres. Il est 8h54.
C'est 2h midi.
Les Grandes Gueules.
Alain Marshall. Olivier Truchot.
C'est Alain Marshall. Tout de suite, les GG, les Grandes Gueules avec le coup d'envoi de notre opération.
Quel challengeur pour 2022. Quelle personnalité pourrait venir troubler la campagne des élections présidentielles. Jean-Marie Bigard, Éric Zemmour, Cyril Hanouna, le général Pierre de Villiers, Élise Lucet, Michel Onfray, le professeur Didier Raoult. Ce sera à vous d'en parler et surtout à vous de voter.
RMC, 9h midi. Les Grandes Gueules.