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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 18 mai 2021 25 min

Pass sanitaire, manifestation de policiers, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel. Vous avez 60 ans, vous êtes donc éligible à la vaccination. Est-ce que vous vous êtes fait vacciner ?

0:06
Nicolas Dupont-Aignan

Ça ne vous regarde pas. Voilà. On me pose sans arrêt la question. Vous y avez répondu ces derniers temps, c'est pour ça que je vous permets de la poser.

0:13
Présentateur

Et vous, vous vous êtes fait vacciner ? Vous êtes trop jeune, c'est ça ? Je pourrais vous répondre comme vous, ça ne vous regarde pas, mais si vous me posez la question, oui pour comorbidité.

0:21
Nicolas Dupont-Aignan

Et vous ? Eh bien non. Pourquoi ? Parce que j'estime que la liberté vaccinale est au cœur de l'essentiel. J'estime que j'ai le droit de faire ce que je crois bon pour ma santé. Et j'estime que les Français en ont un peu assez de ce chantage permanent. Ceux qui veulent se faire vacciner doivent se faire vacciner. Ceux qui ont des facteurs de comorbidité, je leur recommande. En revanche, je pense que la priorité, c'est pour ceux qui ont des facteurs de comorbidité. Et pour les autres, je veux le respect du choix individuel. Et tant pis, si ça fait des malades en plus et des lits en réanimation en moins. C'est faux, puisque vous savez très bien que le vaccin protège des effets graves.

C'est ce que nous disent d'ailleurs les autorités gouvernementales, mais n'empêche pas la transmission. Ce que vous dites n'est pas exact. C'est exact. Ce que vous dites n'est pas exact. Et n'empêche pas la transmission, c'est exact.

1:15
Présentateur

Vous parlez de quelle étude ou de quel effet ?

1:17
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a une quantité d'études qui montrent que ça réduit la transmission, mais que cela ne l'efface pas.

1:22
Présentateur

Et c'est le point fondamental.

1:23
Nicolas Dupont-Aignan

Bah oui, ça n'empêche pas la transmission.

1:25
Présentateur

Puisque vous citez les études, on va prendre la plus grande qui a été menée jusqu'à présent. Études menées par les autorités sanitaires britanniques qui montrent qu'avec une seule dose de vaccin, une seule sur les deux, et au bout de deux à trois semaines seulement, là où l'immunité normalement s'acquiert au bout de plusieurs mois, la transmission au sein d'un même foyer baisse de 50%. Et bien ça veut dire qu'il en reste 50%. 50%. Et Anne-Claude Crémieux, l'infectiologue qui était avec nous hier, a même donné les résultats. Si vous le permettez, Nicolas, c'est une autre étude. Je vous propose de l'écouter et vous nous direz ce que vous en pensez après et si elle vous fait changer d'avis.

1:56
Invité

Si on prend les vaccins ARN messagers, deux doses, et vous êtes 15 jours après la deuxième dose, vous avez une très bonne protection, vous le savez, 95% contre toutes les formes de maladies, mais vous avez aussi une assez bonne protection contre le portage du virus, c'est-à-dire la transmission du virus de l'ordre de 80%. Ça limite la transmission du virus à 80%. Ça ne vous convainc pas ça Nicolas Dupont-Yan ?

2:24
Nicolas Dupont-Aignan

Vous auriez pu prendre d'autres experts qui ne vous disent pas du tout la même chose. Lesquels ? Notamment le professeur Schwartz en Israël qui explique très bien que le vaccin a des avantages, et je ne l'ai jamais nié, mais que le tout vaccin face à tous les variants n'est pas obligatoirement efficace. Et je demande comme au début un principe de bon sens. Le vaccin, oui, pour protéger des effets graves pour ceux qui le souhaitent, mais il y a aussi les traitements qui ont été complètement oubliés.

2:51
Invité

Les études menées en Iréel en Israël montrent que la transmission diminue largement avec le vaccin.

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

La transmission peut diminuer.

2:59
Invité

Est-ce que votre rôle de personnalité politique, d'élu, ce n'est pas de donner l'exemple ?

3:05
Nicolas Dupont-Aignan

Non, si c'est d'aboyer avec tous les médias, la propagande générale. Non, non, mais c'est de comprendre votre démarche. Oui, mais si, c'est la propagande générale. Eh bien, je maintiens que le bon sens, c'est le vaccin pour les facteurs de comorbidité, sachant qu'on n'a toujours pas un recul énorme et qu'il faudra voir à la longue. Deuxièmement, comme l'a dit le professeur Schwartz, comme l'on dit en Angleterre, des pays qui ont beaucoup vacciné, que les soins précoces peuvent réduire autant les soins précoces. L'ivermectine, par exemple, qui a de très bons résultats, peut réduire énormément et qu'on doit ajouter plutôt qu'exclure.

Donc, de grâce, dans ce domaine grave, est-ce qu'on peut ajouter le vaccin pour ceux qui le souhaitent, les traitements précoces pour ceux qui le préfèrent, et puis tout l'ensemble de palettes qu'on a à disposition ?

3:57
Invité

Donc, vous, vous ne vous ferez jamais vacciner ?

3:59
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je n'en sais rien, on verra. On verra. En attendant, il y a des gens qui ont des facteurs de comorbidité qui sont prioritaires. Et puis, de grâce, qu'on laisse les Français un peu libres. Cette espèce de volonté d'imposer à tout prix une solution avec le pass sanitaire derrière est une volonté totalitaire, je le maintiens. Alors, allons-y. Qu'est-ce que vous lui reprochez au pass sanitaire ? Je lui reproche simplement que c'est la fin de l'égalité et de la liberté dans notre pays. Pourquoi ? Parce que c'est la discrimination, c'est le secret médical qui est mis sur votre smartphone. C'est-à-dire ? Quel point précisément ?

C'est l'accès limité à des événements et demain à des quartiers, comme en Chine. C'est-à-dire un changement civilisationnel. C'est d'ailleurs étonnant que des gens... Est-ce qu'on peut prendre les points les uns après les autres ? Si je peux finir ma phrase. Allez-y. C'est d'ailleurs étonnant que des gens qui parlent de liberté toute la journée, qui sont contre les discriminations, sont les premiers à vouloir ficher, numériser les Français, les contrôler. Et c'est le début d'une société dont je ne veux pas. Nicolas Dupont-Aignan... Et j'ajoute le dernier point, que c'est inefficace.

5:02
Invité

Dans le pass sanitaire...

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

Inefficace, car le vaccin protège ceux qui l'ont. Enfin, ceux qui sont vaccinés. Ceux qui sont vaccinés, c'est leur choix. Et les autres, c'est leur choix. Et n'empêche pas la transmission. Et donc, vous pouvez avoir des gens qui rentrent dans un salle... Non, c'est pas vrai, Nicolas Dupont-Aignan. C'est pas vrai ce que vous dites. Quand vous dites 50%, il y a 50%... 50% après deux semaines seulement et une seule dose. Vous n'en savez absolument rien, c'est extraordinaire. Et vous aussi ? Et donc, je maintiens que ce pass sanitaire est une entrave à nos libertés sans précédent. Je remarque d'ailleurs que l'autorité, la CNIL italienne, est très réticente.

Je remarque aux Pays-Bas, je remarque même l'OMS, car c'est une fausse protection.

5:39
Invité

La CNIL chez nous a été consultée. C'est couché. Elle a donné son avis, la CNIL. Et elle a dit que si le pass sanitaire pouvait être validé... Est-ce que vous pouvez laisser poser la question ? Je vais laisser poser la question, s'il vous plaît. Merci beaucoup. Mais en attendant, si 72% des Français...

5:52
Nicolas Dupont-Aignan

Mais j'ai aussi le droit de répondre. Oui, mais il faut aussi qu'il y ait des questions. Si 72% des Français sont hostiles au pass sanitaire, ce n'est pas par hasard. Ils ont très bien compris. La numérisation, la surveillance, le traçage.

6:03
Invité

Et en plus, pour quelque chose d'inutile. On va remettre les choses dans l'ordre, Nicolas Dupont-Aignan. Je vais tenter de parler les uns après les autres. Dans le pass sanitaire, figureront à la fois la vaccination, les tests PCR négatifs, mais aussi le certificat qui indique si vous avez été malade du Covid ou pas. Ça, c'est les données qui vont être disponibles. Ces données-là vont être anonymisées. Et en plus, ce pass sanitaire est censé servir, c'est ce que dit le gouvernement, qu'aux événements qui vont accueillir plus de 1000 personnes. À quel moment vous voyez une inégalité, une injustice, un traçage des personnes ?

6:42
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, vous savez, j'ai participé, vous pouvez, nos auditeurs peuvent regarder le débat qu'il y a eu à l'Assemblée nationale lundi soir et mardi soir. J'ai passé des dizaines d'heures dans l'hémicycle sur ce sujet. Et ce qui est extravagant, c'est que le rapporteur du gouvernement, le rapporteur de la commission, à un moment, on parlait des boîtes de nuit. Et là, il a dit quelque chose d'extraordinaire. Je vous remercie, ce n'est pas M. Dupont-Aignan qui le dit. C'est le rapporteur de la majorité. Il a dit, ah, mais le pass sanitaire, on ne peut pas rouvrir les boîtes de nuit parce que le pass sanitaire n'empêche pas la transmission et n'est pas sûr.

Le vaccin n'est pas sûr et donc, on laisse fermer les boîtes de nuit. Donc, ça prouve bien que même le gouvernement estime que le pass sanitaire, même le gouvernement estime que le pass sanitaire, en mettant le vaccin, n'assure pas une protection. Il estime qu'il ne garantit pas l'absence de transmission, de surcroît face à certains variants. Donc, le meilleur chose, si vous voulez limiter, c'est un simple test. C'est beaucoup plus simple. Car le pass sanitaire, c'est l'engrenage. Le test PCR négatif figure dans le pass sanitaire, M. Dupont-Aignan. Justement, madame, le problème de fond, et les Français l'ont bien compris, c'est que le pass sanitaire, c'est la numérisation.

Vous savez que quand vous mettez vos données dans la carte d'hita,

7:48
Invité

Mme Ducet...

7:50
Présentateur

Je peux vous demander, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez un portable dans la main, je vous mets de le sortir. Vous avez un portable en ce moment. Vous avez désactivé tout ce qui vous géolocalise, toutes les informations bancaires.

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

Et je peux le fermer, je peux le supprimer, et je ne suis pas obligé de le prendre pour aller dans un événement. Et je vous mets en garde, solennellement, regardez les reportages sur la Chine. Vous savez, vous avez, pour accéder à certaines zones, à certains quartiers, feu vert, feu rouge, c'est ça qu'on veut mettre en France.

8:17
Présentateur

Il y a quelque chose dans la loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale

8:20
Nicolas Dupont-Aignan

qui peut vous laisser penser aujourd'hui qu'il y aura ça en France. Et quand Mme Ducet, Ducet n'est pas une femme qui est adhérente de la France, nous explique et nous montre que quand vous allez acheter avec votre carte vitale, le gouvernement français a pris des dispositions pour que ses données soient vendues. On n'achète rien avec sa carte vitale. Quand vous allez acheter, quand vous allez prendre des médicaments, si vous cherchez, si ça vous amuse, eh bien, vous êtes immédiatement enregistré que vos données partent. Est-ce qu'on veut vivre dans cette société ? Moi, je veux une société de liberté, d'égalité et de surcroît.

Si on va au bout de votre logique, madame, et on en a beaucoup discuté à l'Assemblée nationale, reprenez les débats, et pas que moi. Tous les bancs de l'opposition étaient hostiles. Tous les bancs de l'opposition. Pourquoi ? Parce que c'est une usine à gaz. Comment vous allez vérifier qu'au bout de quelques mois, par exemple, votre fameux vaccin, qui au bout de trois mois, on ne sait pas s'il est encore utile, personne ne le sait ? Trois mois, six mois, personne ne le sait. À quelle date, il faudra le rappel ? On n'est rien, on n'est sûr de rien. On n'est sûr de rien. On n'est sûr de rien, donc on ne fait rien. Là-dessus ?

Donc on ne fait rien, on ne fait pas de vaccin, pas de test non plus ? Non, mais vous êtes dans l'excès. Non, je vous propose la question. Alors, si je peux finir ma phrase, M. Fouvert, c'est tellement facile de ne pas me laisser finir ma phrase et mon raisonnement. Je vais vous laisser finir, c'est promis. Je vous laisse finir dans une minute. Merci beaucoup. Je ne peux pas exprimer

9:34
Présentateur

la fin de ma pensée. Si je peux aller au bout. On s'interrompt une minute. Il est 8h42 pour le Fin Info et on vous retrouve, si, dans une minute, juste après, Mélanie Delonnet.

9:42
Invité

Cette nuit encore, des raids de l'armée israélienne sur Gaza et des dizaines de tirs de roquettes vers Israël face aux violences qui ne faiblissent pas au Proche-Orient. Quatrième réunion du Conseil de sécurité de l'ONU aujourd'hui, mais toujours pas d'accord des Etats-Unis pour une déclaration commune. Joe Biden, critiqué par son camp, s'est dit pour un cessez-le-feu lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien. Pas de date, mais on arrivera bientôt au moment où le port du masque ne sera plus obligatoire à l'extérieur, assure le ministre de la Santé, Olivier Véran, de monde à proximité dans les espaces naturels, les parcs ou les rues désertes.

Ailleurs, il faudra attendre une meilleure couverture vaccinale. 20 millions de Français ont déjà reçu au moins une injection. Le vaccin de Pfizer va pouvoir être déployé plus facilement. Une fois décongés, les doses peuvent finalement être gardées jusqu'à un mois dans un simple frigo. Nos frigos justement qui regorgent de produits laitiers. Le groupe Lactalis n'a pas souffert de la crise sanitaire. Chiffre d'affaires en hausse de 6% et des embauches prévues. Lactalis prévoit de recruter 1500 salariés en France cette année.

10:44
Présentateur

France Info Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

10:53
Invité

Toujours avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. On l'a promis juste avant le fil info. On vous laisse terminer votre phrase et votre raisonnement.

11:01
Nicolas Dupont-Aignan

sur ce fameux pass sanitaire. Ce que ne réalisent pas beaucoup de gens c'est la complexité. Car si on veut qu'il soit efficace c'est une véritable usine à gaz. Certificat par exemple quand vous avez eu le Covid combien de temps vous avez les anticorps ? Donc combien de fois il faudra aller chez un médecin le remettre dans son téléphone portable ? La durée du vaccin personne ne sait selon les variants la durée du vaccin et son efficacité. Donc on est en train de rentrer dans une usine à gaz bureaucratique, numérisée de traçage sans précédent. Mais ça veut dire qu'on fait un peu Nicolas Dupont-Aignan

11:33
Invité

si on n'a pas recours au pass sanitaire vous savez que tous les pays européens vont l'adopter. Mais il y a deux choses. Vous êtes prêts à ce que les français qui veulent voyager cet été

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

ne le puissent pas ? Je parle à l'intérieur des frontières pour aller dans un événement.

11:46
Invité

Donc on peut utiliser le pass sanitaire pour aller voyager en Europe ?

11:49
Nicolas Dupont-Aignan

Dans les autres pays de toute façon ils ne demandent pas le vaccin ils demandent le test. Le test. Parce que c'est le plus sûr. Le vaccin personne ne sait durablement combien de temps on est protégé ? Et donc il y a les frontières et il y a la liberté de circulation des français. Donc on peut utiliser

12:04
Invité

le test sanitaire on peut utiliser le test PCR négatif pour aller voyager mais on ne peut pas présenter de test PCR négatif.

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

Ne me caricaturez pas.

12:12
Invité

Oui pardon j'essaie de comprendre ce que vous dites.

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

Tout à fait. A l'intérieur du pays j'estime on doit être en circulation libre. Pour participer

12:18
Invité

à un événement de plus de 1000 personnes on ne présente pas de test PCR négatif.

12:21
Nicolas Dupont-Aignan

Si le test je vous ai dit oui le test je vous ai dit oui en revanche un instrument numérique avec un code QR traçabilité sans aucune garantie dans la loi sur les installations puisque la jauge de 1000 n'est pas précisée dans la loi c'est la porte ouverte à un traçage numérique des français.

12:38
Présentateur

Je le maintiens je persiste et je signe. Nicolas Dupont-Aignan est-ce que vous irez comme plusieurs responsables politiques demain soutenir les policiers qui manifestent ? Oui bien sûr parce que cela fait

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

des années que je les soutiens j'avais proposé dès 2017 une loi pour qu'en cas d'agression se force de police il y a des peines incompressibles je regrette que depuis des années on ait laissé les policiers sans défense j'ai été le plus cohérent dans ce domaine à la campagne de 2017 et je souhaite que les policiers soient protégés dans notre pays cela veut dire un plan global notamment de changement du code pénal enfin mettre fin au laxisme judiciaire parce que sinon on ira vers la guerre civile

13:24
Présentateur

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu'il serait présent de même que le leader des communistes M. Roussel ou encore Olivier Faure au Parti Socialiste vous vous réjouissez que cette question aujourd'hui ne fasse pas l'objet de batailles politiciennes ?

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense qu'on n'a jamais vu un ministre de la République manifester contre sa politique donc c'est une façon pour M. Darmanin de s'exonérer de ses responsabilités

13:48
Invité

Il dit qu'il ne vient pas manifester contre sa politique justement mais d'afficher son soutien il vient afficher son soutien aux forces de l'ordre

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

Le vrai problème n'est pas là la vraie question c'est que les policiers ne sont pas dupes de cette manœuvre politicienne les policiers n'en peuvent plus des discours ils veulent des actes et le problème majeur de la société française c'est que depuis des années et ça ne date pas de ce gouvernement ça s'est aggravé avec ce gouvernement qui n'a pas pris conscience de la réalité on ne répond pas à une dérive par des actes précis qui permettraient de l'empêcher ça vaut pour les délocalisations ça vaut pour la sécurité ça vaut pour l'immigration donc il y a un moment d'avoir toute la classe politique dont la plupart ont été responsables de la situation venir les épauler bien sûr que les policiers seront contents de se dire on est soutenu moralement mais ils n'attendent plus des gestes de soutien moral ils attendent des actes il y a le bovo de la sécurité

14:40
Invité

en ce moment Nicolas Dupont-Aignan

14:43
Nicolas Dupont-Aignan

il n'y a pas besoin de bovo c'est la grande mais ça ne sert à rien

14:46
Invité

ça remet à plat toute la fonction mais les heures supplémentaires

14:48
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont toujours pas payées les voitures dans mon commissariat sont pourries j'ai été visiter un commissariat à Marseille mardi pour le lancement de notre liste régionale et il me disait que la radio ne fonctionne toujours pas bien le fameux système Acropole j'ai visité des cellules de garde à vue qui ne sont pas en nombre suffisant on libère des prisonniers et des délinquants graves parce qu'il n'y a pas les moyens donc si vous voulez les policiers sont tabous pourquoi ? parce qu'ils entendent ça depuis 15 ans des blablas du blabla on attend quoi ?

que les délinquants soient en prison que les peines soient exécutées qu'on construise les places de prison qui manquent qu'on arrête avec le laxisme judiciaire voilà ce qu'on attend parce que le problème de la police c'est le problème de la justice

15:30
Présentateur

Nicolas Dupoignon la justice justement le mois dernier après le verdict du procès on appelle des policiers brûlés en 2016 à Viry-Châtillon dans votre département de l'Essonne vous avez dénoncé je cite la lâcheté de la justice et son laxisme puisque sur les 13 accusés qui étaient jugés pendant ce procès 8 ont finalement été acquittés c'est pas ceux-là dont j'ai parlé

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai parlé des peines pas des acquittements et si vous reprenez toutes mes j'étais très précis j'ai dit les acquittements c'est à la liberté de la justice en revanche pour ceux qu'ils estiment coupables j'estime que les peines sont dérisoires

16:00
Présentateur

étaient insuffisantes on a appris depuis ce verdict ces derniers jours par une enquête de Mediapart que les policiers chargés de cette enquête ont déformé les propos de certains des suspects quand je dis déformés parfois ils l'auront même fait dire exactement c'est pourquoi ils ont été acquittés de mémoire pas forcément il y avait faute de preuve il y avait d'autres les propos de témoins ont été c'est une enquête de Mediapart déformé alors c'est une enquête qui s'appuie tout de même sur les enregistrements des gardes à vue les enregistrements audio ça ne change rien pour vous si ces faits sont exacts ils sont très graves

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

si ces faits sont exacts ils sont gravissimes maintenant moi je ne j'attends de voir il y a eu la justice la justice a acquitté les huit je n'ai jamais critiqué l'acquittement parce que j'estime que je ne suis pas à la place des juges en revanche j'ai critiqué le fait que quand la justice reconnaît coupable des personnes de vouloir brûler vif un policier qu'il soit condamné à des peines dérisoires dans la plupart des pays démocratiques ce serait la peine de mort ou la perpétuité

16:59
Invité

il n'y a plus de peine de mort heureusement en France

17:01
Nicolas Dupont-Aignan

heureusement c'est votre jugement vous souhaitez le retour de la peine de mort ?

je pense que quand on a supprimé la peine de mort on a dit perpétuité réelle et puis ensuite il n'y a plus de perpétuité réelle et ensuite c'est 30 ans et puis après c'est 20 ans et après les tueurs sortent au bout de 15 ans donc quand on a ça dans un pays il ne faut pas s'étonner que les français s'interrogent donc moi je souhaite je ne souhaite pas qu'on rétablisse la peine de mort mais je souhaite qu'il y ait une peine réelle et le problème de fond de notre pays c'est que toute l'échelle des peines judiciaires le fonctionnement de la prison font qu'il n'y a plus la peur de la peine il n'y a plus la dissuasion de la peine et c'est ce qui explique le climat de guerre civile qui est en train d'apparaître dans notre pays je pèse mes mots de guerre civile encore à Argenteuil cette nuit est-ce que vous trouvez normal qu'on tire du mortier dans nos villes matin, midi et soir on s'est habitué à quelque chose d'inacceptable et je propose un projet complet d'une centaine de mesures élaborées avec les meilleurs experts policiers, magistrats pour rétablir l'ordre reconstruire l'état

18:06
Présentateur

en France c'est ça l'enjeu Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France député de l'Essonne et candidat pour la troisième fois à l'Elysée et notre invité ce matin sur France Info on se retrouve dans un instant le fil info tout d'abord avec Mélanie Delonnet il est 8h51

18:18
Invité

La fête de la musique aura bien lieu le 21 juin pourra danser masqué jusqu'à 23h pas d'exception au couvre-feu indique aujourd'hui la ministre de la Culture Roselyne Bachelot dans Le Parisien pas de passe sanitaire pour cette soirée de la fête de la musique des avocats accusent des policiers d'avoir fabriqué de faux coupables dans l'affaire de la voiture de police attaquée à Viry-Châtillon il y a 5 ans ils déposent plainte pour faux en écriture et soupçonnent des agents d'avoir tronqué des déclarations dans les procès verbaux sur les 13 suspects 8 ont été acquittés par la justice mariage en vue entre TF1 et M6 des négociations exclusives commence pour ce projet de fusion il faudra rentrer dans les clous des règles sur la concentration des médias l'ambition c'est de créer un groupe capable de rivaliser avec les géants américains Amazon ou Netflix ce sera en direct sur ces deux chaînes de télévision ce soir Didier Deschamps le sélectionneur des bleus dévoile sa liste de joueurs pour l'Euro de football qui débute le 11 juin il peut retenir jusqu'à 26 footballeurs

19:18
Présentateur

France Info le 8 30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Nicolas Dupont-Aignan plus d'une centaine de cadres de votre partie vous ont quitté ces dernières semaines c'est le cas de l'ancien numéro 2 de Debout la France c'est le cas ces derniers jours de votre propre suppléante à l'Assemblée Nationale qui vient de rejoindre le Rassemblement National au Régional en Ile-de-France est-ce que vous êtes un homme seul ?

19:43
Nicolas Dupont-Aignan

et bien je ne le crois pas car d'ailleurs c'est une trentaine de cadres mais qu'importe 130 on ne parle jamais non c'est faux je vous donnerai la liste mais qu'importe et puis il y a eu des arrivées et ça a le mérite de la clarification certains veulent soutenir Marine Le Pen c'est leur droit mais moi vous savez je ne me sens pas seul du tout car dans les sondages les 6 derniers sondages les 8 derniers sondages j'ai une moyenne de 6% exactement au même niveau que Mme Hidalgo ou quasiment proche de M.

Jadot en 2016 c'était 0,5% et vous aviez fait 4,7 avoir 6% comme base de départ et bien ça me réjouit alors c'est vrai que ça suscite une certaine jalousie certains transfuges certains arrivistes quand on est jaloux normalement on ne s'en va pas aussi parce que quand on vous achète par des postes certains s'en vont mais qu'importe moi je défends une idée gaulliste je veux redresser le pays j'estime que j'ai un projet solide j'ai beaucoup de gens qui me suivent 2 à 3 millions de français c'est pas si mal pour un homme seul 5 à 7% des voix c'est 2 à 3 millions de français c'est pas si mal

20:43
Invité

un an de la présidentielle

20:44
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pas si mal oui je peux vous assurer il y en a beaucoup qui aimeraient avoir le même score alors moi je me bats pour mon pays j'ai un projet une personnalité une expérience je la propose aux français car je souhaite qu'il y ait un vrai premier tour et qu'on ne nous enferme pas et c'était le motif de désaccord avec ceux qui sont partis dans un second tour écrit d'avance car je remarque une chose extravagante 80% des français ne veulent pas de ce second tour qui est un second tour de rejet M. Macron veut rejeter Mme Le Pen Mme Le Pen veut rejeter M.

Macron est-ce qu'un jour en France on pourrait rêver d'un vote d'adhésion et le premier tour c'est un vote d'adhésion donc je me présente j'ai le soutien de beaucoup de monde et j'en suis ravi

21:28
Invité

vous vous présentez et pourtant vous appelez à une grande primaire à droite dans une lettre adressée à Éric Zemmour Bruno Retailleau Marine Le Pen Florian Philippot François-Xavier Bellamy Michel Onfray Philippe De Villiers il y en a beaucoup François Asselineau Robert Ménard vous appelez au rassemblement qui vous a répondu favorablement ?

21:44
Nicolas Dupont-Aignan

Ah ils n'ont pas répondu pour l'instant car ça les gêne sans doute si Florian Philippot m'a répondu mais qu'est-ce que j'ai dit ?

21:50
Invité

ça fait un an que vous l'avez lancé

21:55
Nicolas Dupont-Aignan

le premier tour et tant mieux mais j'ai dit très simplement parce que c'est du bon sens j'ai dit plutôt que de partir à plusieurs si on veut vraiment battre monsieur Macron faisons consultons nos électeurs une grande primaire ouverte des millions d'électeurs patriotes ayons un vrai débat sur le fond et puis choisissons le meilleur ou la meilleure mais je vois que ça gêne parce que justement je me heurte comme beaucoup de français le ressentent à cette volonté d'Emmanuel Macron parce que c'est Emmanuel Macron qui est derrière ça cette volonté d'Emmanuel Macron derrière Michel Onfray Florent Philippot et de certains médias complaisants d'imposer Macron-Le Pen pour faire réélire Macron parce que c'est ça derrière et les français ont bien compris combien de fois des français m'arrêtent dans la rue en me disant on n'en peut plus Macron-Le Pen Le Pen-Macron est-ce qu'on aura le choix d'autre chose ?

et bien tout mon combat c'est qu'on puisse ouvrir les fenêtres avoir de l'oxygène un vrai débat on est à moins d'un an de la présidentielle comment on rétablit l'ordre ? comment on relocalise ? comment on s'occupe des familles ? comment on lutte contre l'immigration ? Est-ce que ça veut dire

22:59
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan que vous considérez que l'alliance que vous aviez passée avec Marine Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle de la dernière elle avait promis que vous seriez son premier ministre en cas de victoire que cet accord était une erreur et que vous ne le referiez pas vous en prenez l'engagement devant vos électeurs c'est une question

23:15
Nicolas Dupont-Aignan

c'est une question de second tour quand vous invitez monsieur Bertrand monsieur Bertrand a soutenu monsieur Macron Xavier Bertrand mais tout de suite est-ce que ça lui interdit d'être candidat ? non ? Xavier Bertrand est candidat peut-être que vos électeurs ont envie de savoir si vous êtes prêts à travailler qu'ils soient d'ailleurs ce qu'ils veulent si je ne suis pas au second tour en revanche et vous vous ferez quoi ?

en revanche je souhaite justement éviter cela et je me bats pour qu'on sorte de ce piège mortel comme Xavier Bertrand se bat pour éviter Macron parce qu'il est convaincu lui Xavier Bertrand on en a parlé ensemble Xavier Bertrand est convaincu que si c'est Macron Le Pen Le Pen gagne moi je suis convaincu que si c'est Macron Le Pen malheureusement Macron peut regagner et bien est-ce que les français ont le droit de choisir des personnalités qui soient différentes de cette ritournelle permanente qu'on nous impose et donc je n'ai pas à répondre à votre question car nous verrons au soir du premier tour qu'il y a je suis incapable de vous dire qu'il y aura

24:10
Présentateur

vous considérez aujourd'hui que vous êtes meilleur que Marine Le Pen

24:12
Nicolas Dupont-Aignan

pour prendre le pouvoir et pour l'exercer je suis convaincu sinon je ne serai pas candidat que je serai un meilleur président je suis convaincu que je suis capable de rassembler et de gagner faut-il cependant bien évidemment accéder au second tour c'est-à-dire se faire connaître voir les français avoir la possibilité de débattre du fond et ne pas être dans une bande dessinée

24:33
Invité

la méchante Le Pen

24:34
Nicolas Dupont-Aignan

le méchant Macron est-ce qu'on peut élever le débat est-ce qu'on peut dire tiens comment on va redresser la France c'est ça qui intéresse les français comment on va avoir un million d'emplois en plus

24:43
Invité

faudrait-il déjà avoir les 500 parrainages nécessaires

24:47
Nicolas Dupont-Aignan

je les aurais vous n'en faites pas

24:48
Invité

vous les avez vous les aurez quasiment

24:50
Nicolas Dupont-Aignan

je les aurais mais bien sûr largement et vous savez j'ai un réseau de maires très fidèles parce que je défends le monde rural les petites villes tout ce tissu qui est en train de disparaître je pense qu'il faut un équilibre du territoire d'ailleurs la crise du Covid montre qu'il y a un immense retour vers les territoires français c'est une grande chance pour notre pays je pense que notre pays a quantité d'atouts et je pense que la vie politique est très médiocre dommage mais ça ne m'ébranle pas du tout au contraire ça me renforce merci beaucoup Nicolas Lepoignan invité ce matin de France Info