🔴 Table ronde sur les conséquences internationales des élections américaines du 5 novembre 2024
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pour la relation transatlantique ce sera véritablement l'Ukraine et là Trump on le sait s'est engagé à à très rapidement essayer de trouver une solution ou en tout cas une fin à cette guerre en Ukraine il faut le croire quand il le dit alors peut-être pas résoudre la crise en 24 heures mais il va il va s'y atteler et il va s'y atteler très très vite et donc là la question pour nous c'est comment il va le faire avec quel moyen et ce que nous nous Européens on sera dans l'équation de ce de ce deal qui qu'il est en train de mûir et d'ailleurs qui est déjà en train d'être discuté dans les cercles politiques américains au plus haut au plus haut niveau hein c'est pas quelque chose de de nouveau mais Trump véritablement voudra le mettre en œuvre donc ça pour moi c'est le premier test pour la relation transatlantique comment est-ce qu'il va en fait mettre en œuvre sa sa sa conception de la relation avec nous euh européen deuxème gros sujet et et vous le savez tous c'est euh la le le dossier économique compétitivité industrielle technologique et tout ça dans le cadre plus large de la compétition de la rivalité États-Unis Chine il faut comprendre que tout tout toutes les décisions les lois qui ont été passées ces dernières années que ce soit le le ira le inflation reduction Act le chips Act le infrastructure Act certes c'est pour réinvestir dans la tech l'infrastructure les industries américaines mais tout ça se fait dans le contexte de la compétition avec la Chine et aujourd'hui et c'est c'est là où nous aussi il faut qu'on se décide est-ce qu'on veut continuer à être des spectateurs voir parfois des un dommage collatéral de cette compétition entre les États-Unis et la Chine et nos entreprises sont tous les jours impactées par cette compétition là on le voit le marché américain devient hyper attractif nos entreprises sont en train dealiser relocaliser en grande partie leur site de production leur chaîne d'approvisionnement aux États-Unis puisqu'elles sont de plus en plus confrontées au choix Chine ou États-Unis alors ça on l'a vu sous Trump 1 c'était déjà le cas sous Biden c'était encore plus et sous un deuxème Trump ça le sera encore plus et donc là on le voit nous notre compétitivité européenne est direct impacté et donc comment et c'est là où je vois une vraie opportunité à un moment où vous avez une synchronisation entre une nouvelle administration américaine et une nouvelle Commission européenne pour essayer de façonner cette agenda transatlantique ensemble et ça c'est pas impossible même avec une administration Trump parce que sur des sujets y compris très compliqués sous son premier mandat il est apparu tout à fait possible ble de pouvoir avancer sur un certain nombre de de de dossiers et là mon message il est très clair il faut que l'impulsion il faut que les initiatives viennent d'ici viennent de la France viennent de l'Europe viennent de Bruxelles parce qu'elles ne viendront pas de Washington on est de plus en plus de moins en moins plutôt prise en compte dans le logiciel américain dans le calcul politique américain et la façon dont ira le inflation reduction Act a été approuvé négocié et cetera par l'administration Biden ne l'a que montrer quand on a un président Biden qui dit lors d'un G7 excusez-moi j'avais pas pensé en fait à l'Europe j'avais pas pensé que ça pouvait vous impacter vous européen il faut le prendre vraiment à la lettre c'est qu'on est on n plus dans le logiciel américain et donc c'est à nous vraiment d'être à l'offensive pas seulement auprès de la Maison Blanche mais aussi du Congrès américain des centre de recherche des think tanks aux États-Unis et d'être très très très présent sur la scène américaine moi j'y œuvre personnellement je préside maintenant l'un des plus gros think tank transatlantique et donc avoir une voix européenne dans ce ce ce microcosme de de cercle de réflexion américain est extrêmement important aujourd'hui dernière chose et je fermeraiis là-dessus je pense qu'il est très important pour nous de de regarder aujourd'hui c'est moins en fait la la disruption de de Trump c'est davantage ce qu'il incarne et ce qu'il in incarne en terme de continuité dans les politiques américaines c'est-à-dire que vous prenez la séquence fin Obama Trump Biden et à nouveau Trump vous voyez en fait ces C ces tendances structurelles qui sont en train de redéfinir les dépend de la politique intérieure et étrangère américaine il y a deux choses qui vont être encore plus accentuées c'est bien sûr America First l'Amérique d'abord et ça c'est tout l'agenda de réindustrialisation de compétitivité américaine et d'ailleurs je sais pas si vous avez l'occasion de lire le plan économique le programme économique de Trump il a appelé plan for new American industrialism un plan pour un Nouel l'industrialisme américain donc là encore une fois il renforce le braquet deuxième élément de continuité c'est China first c'est la Chine d'abord et là encore une fois avec des conséquences pour nous notre compétitivité notre capacité à innover à l'échelle européenne et enfin l'Europe alors je dirais pas Europe last mais disons l'Europe elle est de plus en plus perçue à travers le prisme washingtonien comme une variable d'ajustement sur ces deux premiers volets l'Amérique d'abord et la Chine d'abord et donc pour nous le vrai enjeu c'est comment soutiller comment s'affirmer face à une Amérique qui va continuer à déployer et on le sait l'outil de prédilection c'est l'outil économique et financier comme moyen de pression numéro 1 hein les taxes douanières les fameux tarif tarif euh mentionné par par Trump il va le faire ça va nous impacter donc comment est-ce que nous nous outillons au niveau de l'Union européenne et comment et je terminerai là-dessus aussi on ne commence pas à engager les États-Unis et l'administration américaine en ordre dispersé notre réaction dispersée au ira or inflation reduction Act est un contreexemple de ce que nous devons faire nous devons consulter avant de se rendre à Washington nos collègues allemands italiens espagnol polonais et faire en sorte que le message que nous portons à Washington CER est un message français mais qu'il est ancré dans un un corpus plus large européen parce que ça ce message là porté par la France sera beaucoup plus percutant et mieux reçu par Washington s'il est coordonn en amont voilà je m'arrêterai ici merci merci beaucoup de toute façon après vous allez voir n de de questions auxquelles vous serez confrontés qui vous donneront du du temps de parole et d'analy je vais don la parole à Madame Laurence Nardon qui est également euh enseigné à l'université George Washington aux États-Unis je vous laisse aussi la parole pour une dizaine de minutes merci beaucoup voilà euh bonjour à tous je suis également très honorée d'être là ce matin dans une actualité très à chaud alors euh mais mais collègues consurs et amis Alexandra et Celia vont vont ont et vont parler de des conséquences de la réélection de Trump sur les relations internationales sur la politique étrangère de Trump et sur le transatlantique sans doute aussi oui et du coup moi je vais me concentrer sur autre chose sur la politique intérieure sur les raisons qui ont amené je pense en première analyse à Cha ce matin qui ont amené la réélection de Trump et donc je ne vais pas donner de recommandations comme les excellentes recommandations qu'a donné Alexandra je vais vraiment plutôt avec vous essayer de voir des des clés de compréhension sur ce qui s'est passé cette nuit et cette réélection absolument incroyable de TR de Donald Trump ce personnage totalement hors norme de la politique américaine une réélection qui semble être partie pour être totalement spectaculaire puisque il pourrait gagner non seulement le Sénat mais la chambre donc ce qui lui donnerait ce qu'on appelle le trifecta Maison Blanche Sénat et Chambre des Représentants et on pourrait même parler de cadrifecta puisque derrière il y a la Cour suprême dont vous savez qu'il a changé les équilibres les équilibres idéologiques de manière tout à fait profonde et durable peut-être juste une inditation donc Trump est officiellement pardon merci Alexandra euh non seulement il a donc ce probable cadrifecta on va voir pour la Chambre des Représentants c'est le seul point qui reste à voir mais il pourrait aussi avoir remporté le vote populaire c'est-à-dire le vote des vrais électeurs non Pasel seulement le collège électoral et donc une prestation qui est bien meilleure que celle de 2016 alors si on regarde il faut que je continue sans faire euh si on essaie de voir les raisons de cette victoire je vais d'abord m'intéresser aux raisons de la défaite même du fiasco des démocrates et ce matin j'en vois trois que je vais énumérer rapidement avec vous la première je pense qu'on peut probablement alors il faut pas être trop cruel mais on peut probablement pointer les les la faiblesse de la candidate camala Haris qui en fait a dû mener comme vous le savez une campagne expresse depuis la fin juillet et les les les interviews avec de nombreux électeurs démocrates dans le pays semblaient montrer en tout cas cette nuit et les semaines passées que elle n'a pas réussi à incarner avec elle n'a pas réussi à incarner son propre narratif son propre récit et son propre programme avec quelque chose qui aurait été perçu par les électeurs comme de l'authenticité quand on interroge les électeurs américains le terme d'authenticité revient beaucoup plus pour Donald Trump que pour Cala Harris qui malgré son sourire et et son et sa joie de vie et et l'optimisme qu'elle a insufflé au Parti démocrate cet été il y a une sorte de parenthèse comme ça d'optimisme pour le Parti démocrate cet été et bien n'a pas réussi à transformer l'essai et donc est resté une candidate finalement assez peu efficace en tout cas c'est ce qu'on a vu cette nuit ça c'est la raison numéro 1 la raison numéro 2 c'est celle que tous les électeurs ont rappelé que ce soit des républicains ou des démocrates c'est l'économie qui compte toujours tellement dans les élections américaines et quand je dis l'économie c'est l'inflation le coût de l'alimentation et de l'essence qui a explosé entre 2000 à la fin du covid jusque il y a 1 an à peu près elle est montée à à 2 % en juin 2022 c'était à 9,2 % pardon en juin 2022 c'était le top après elle est redescendu mais les électeurs ont continué à trouvver que tout avait beaucoup augmenté et c'était un vrai problème pour eux et là je voudrais dire que c'est une vraie une vraie faillite pour le bilan de l'administration Biden Biden comme vous le savez est arrivé au pouvoir avec ce programme économique les bidenomics alexandra a rappelé le les les principales lois des bonomics et sur le papier le projet c'était de récupérer cet électorat des classes moyennes et des classes ouvrières col bleue américaines qui avaient traditionnellement voté démocrate qui s'était senti abandonné par les élites démocrates le mépris de classe de ces lite des côtes donc quand je dis démocrate je devrais dire aussi républicaine et quand Trump est arrivé en 2016 ces classes ouvrières oublié méprisé l'ont vu comme leur champion et c'est pour ça qu'elles ont voté pour lui en 2016 et en 2021 Joe Biden avait totalement compris ça à mon avis et il a construit son programme économique pour ramener la prospérité à ses classes moyenne il a mis en œuvre ce programme avec des milliards des milliers de milliards d'investissements dans le pays d'investissements fédéraux quelque chose qui ne s'était pas vu depuis le New Deal c'était véritablement énorme et bien en 2024 ce programme économique n'a pas été compris comme tel par les personnes auxquelles il s'adressa dans le pays les Américains quand on les interroge ne voit que l'inflation et quand on leur parle de ces investissements nous en tant que Français qui aimont l'aide de l'État dans notre vie quotidienne on trouve ça très bien et bien les Américains cont quand on les interroge dessus blâ un programme totalement dispendieux et préfère finalement qu'on les laisse un peu à la regane se débrouiller tout seul l'entrepreneuriat l'individu doit être en charge de son propre destin et finalement l'aide de l'État fédéral n'a pas été perçu comme quelque chose de positif par les électeurs américains ça c'est vraiment un un gros échec dans la politique dans le bilan de l'administration Biden ça c'était ma raison numéro 2 et la troisème je m'arrête là pour cette première partie après je vous parler un petit peu des perspectives de Trump mais je regarde le temps la troisème raison à mon sens ce matin de la défaite des démocrates c'est qu'en réalité depuis 2020 le le parti et notamment les militants du parti ont proposé des choses qui étaient beaucoup trop radicales beaucoup trop progressiste pour l'ensemble alors non seulement de l'électorat mais même de l'électorat démocrate il faut voir aujourd'hui que le plus grand prédicteur du vote aux États-Unis ce n'est pas parce que comme vous le savez ils font des statistique ethnique donc on peut voir très bien qui vote pour qui beaucoup plus qu'en France aujourd'hui le principal prédicteur du vote démocrate ou républicain ce n'est pas la couleur de peau ce n'est pas l'endroit où vous habitez ce n'est pas homme-femme ce n'est pas le niveau de revenu c'est le niveau de diplôme or et donc les les gens peu ou pas diplômés y compr compris les minorités votent tendent à voter Trump et les gens très diplômés ou étudiants tendent à voter démocrate or les militants du parti depuis 2020 ont été principalement enfin c'est c'est traditionnel depuis une dizaine d'années des étudiants sur les campus extrêmement progressistes et qui ont développé des programmes ça c'était 2019-2020 très très très radicaux comme par exemple définancer la police diff de police dans le dans la suite de l'assassinat de Floyd de George Floyd pardon un autre une autre ligne de programme c'était ouvrir l'ouverture une ouverture très généreuse et très juste à l'immigration mais qui a pas été perçu comme comme positive par les électeurs on pense aussi à des des lignes de programme extrêmement radicales sur toutes les questions sociétales lgbtq+ et cetera vous noterez que dans la campagne de 2024 calah Hari s'est bien gardé de reprendre ses propositions dont le le camp démocrate avait bien vu qu'elles étaient trop impopulaires auprès de son propre électorat néanmoins il semble qu'elle n'est pas réussi à prendre suffisamment ses distances avec ce programme et on en a vu le résultat dans la nuit les démocrates sont donc vus par les électeurs comme fauteurs d'inflation et beaucoup trop radicaux sur les question de société voilà comment on peut expliquer le fiasco des démocrates ce matin maintenant il me reste encore quelques minutes je voudrais parler avec vous de ce à quoi on peut s'attendre de la part de Donald Trump vous avez tous sans doute entendu parler du projet 2025 qui est ce projet qui est préparé non pas par les équipes Trump elle-même mais par cette ce think tank extrêmement conservateur qui est à Washington qui s'appelle la heritage F la Heritage Foundation avait déjà préparé un programme pour Rean en 81 alors c'était un programme républicain de l'époque très libre échangiste très antiommuniste le le parti républicain n'en est plus là du tout aujourd'hui et a préparé un programme pour Donald Trump dont il faut vraiment dire un mot Donald Trump a pris ses distances avec ce programme cet été parce qu'en fait les gens du Heritage Foundation avaient à mon avis parlé avec un peu trop de confiance dans les médias du fait qu'ils allaient faire la politique de Trump si Trump était élu Trump s'est vexé et donc a dit c'était au mois d'août qu'il ne se reconnaissait pas dans ce programme qu'il avait pris qui n'allait pas du tout le reprendre en fait on pense qu'il va pouvoir très certainement s'en inspirer ne serait-ce que parce que la Heritage Foundation a déjà identifié l'essentiel du personnel trumpiste que Donald Trump va pouvoir nommer dans son administration au mois de janvier prochain ou même des les semaines qui viennent dans son équipe de transition et donc on peut penser que ce programme va quand même inspirer euh une large partie des mesures de Donald Trump ce programme 2025 il est vraiment euh extrêmement intéressant il fait 900 pages et il couvre toutes les politiques sectorielles que l'administration Trump 2 il faut maintenant se faire à cette idée une administration Trump 2 va mettre en place à partir du mois de janvier euh c'est un programme vraiment très bizarre pour nous français est presque contradictoire parce que une grande partie des mesures qui sont proposées sur tous les sujets dans ce projet 2025 sont des sont des mesures extrêmement conservatrices sur le les questions sociétales on est vraiment dans du Victor Orban sur les questions évidemment de genre de droits des femmes droits reproductifs des femmes comme on dit en anglais sur l'immigration et cetera on est vraiment dans quelque chose de euh de de très très à droite enfin c'est là-dedans c'est dans ce projet notamment qu'il y a cette idée de de de remigration je crois qu'il faut employer ce terme en français on dit deportation en en anglais ce qui est pour nous un peu gênant comme terme qui avec la proposition de faire intervenir l'armée et la garde nationale non seulement à la frontière sud pour bloquer la frontière mais aussi dans les États-Unis eux-mêmes dans les entreprises dans les écoles que sais-je pour euh pour comment dirais-je ROUND UP pour encercler les les illégaux et les renvoyer chez eux le le programme de Trump Trump l'a dit lui-même c'est quand même de renvoyer chez eux sur plusieurs années il se laisse un peu de temps les 11 millions d'illégaux qui sont aujourd'hui aux États-Unis alors sur ces 11 millions beaucoup sont arrivés récemment mais beaucoup aussi sont là depuis des années donc une première partie du programme qui est très conservatrice mais même ultra conservatrice à la orbane comme je l'ai dit et puis un autre pan de ce programme et là pour nous Français c'est très étonnant c'est un pan libertarien avec l'idée de déréguler atouva de supprimer alors ça c'est le rêve des libertariens américains depuis des décennies littéralement la suppression du ministère on dit pas ministère on dit département du département de l'éducation pour que l'éducation soit remise aux parents ce qui est vraiment un rêve des libertariens les libertariens américains nous on na pas d'équivalent en France ce sont pas des anarchistes puisque les anarchistes en France c'est proudon c'est la la propriété c'est le vol ce sont des des anarchocosyndicalistes mais les libertariens américains sont des anarc capitalistes c'est-à-dire que ils veulent pas d'état mais ils veulent la propriété privé ils veulent la prospérité ils veulent l'entreprise et cetera et donc ce deuxème pan du programme 2025 il est inspiré non pas par Orban mais par ravir may si vous voulez ce qui donne des ce qui donne des proposition d'ailleurs contradictoire dans le projet 2025 on pense que Donald Trump choisira mais par exemple sur l'immigration il y a le pan Orban qui dit remigration fermeture de la frontière et le pan Miley qui dit en même temps qui propose en même temps suppression de la police des frontières donc vous voyez que c'est un projet qui est posé sur la table de Trump par la Heritage Foundation et que ce dernier devra choisir d'exécuter en faisant des choix idéologiques très très différents pour certains sujets je m'arrête merci je pense que c'est bien il y aurautres questions pour assez clair en tout cas sur ce volet là et je vais pour terminer cette ce panorama et revenir à la question des affaires internationales et du volet Atlantique aussi sur l'Indo-Pacifique donner la parole à Madame CIA Belin merci monsieur le Président merci beaucoup de nous recevoir ce matin euh je vais essayer de compléter euh ce que ce qu'ont dit mes deux précédentes euh collègues avec dans l'idée peut-être revenir sur ce dernier point des choix que Donald Trump devra effectuer maintenant qu'il a été réélu puisque en politique intérieure comme en politique étrangère c'est sa parole qui va primer avant tout mais il opère dans un écosystème euh qui le contraindra un écosystème intellectuel un écosystème partisan il est aussi le le chef de son camp républicain et devra donc composer avec euh avec le le le l'administration dont il va qu'il va progressivement modeler au cours des trois prochains mois vous savez qu'aux États-Unis il y a à chaque nouvelle administration 4000 postes politiques à renouveler euh ces postes politiques il faut choisir chacun des individus qui vont les qui vont les les composer comme il y a beaucoup de dossiers aux États-Unis malgré les les grands principes les grandes idées de Donald Trump qui va être choisi pour composer cette administrationat énormément il faut que ces personnalités puissent passer la nomination du Sénat ça devrait pas poser de problème maintenant que les républicains sont majoritaires mais ensuite devront proposer des options politiques qui conviennent à Donald Trump quand on regarde la question de la politique étrangère de Donald Trump on peut avoir le S où ça a été décrit parfois comme une certaine inconséquence comme des choix ératiques parfois chaotiques ou qui dépendrait uniquement de son bon vouloir du jour de l'autre côté certains de ses partisans défendent l'idée que il y a une logique intrinsèque chez Donald Trump qui est une logique réganienne de la paix par la force de cette idée que ce qu'il cherche dans le monde au-delà du du nationalisme américain c'est la paix et euh ça a été euh la paix en projetant une image de force et ça a été euh incarné et utilisé par Donald Trump au cours de sa campagne parce que c'était un argument Massu puissant contre Joe Biden puis ensuite Cala Haris parce qu'ils incarnaient à ses yeux la faiblesse et en particulier à travers euh le le déroulement des deux grandes guerres internationales actuelles la guerre en Ukraine la guerre à Gaza ou dans un cas comme dans l'autre pour des raisons extrêmement diverses sur lesquelles je vais pas revenir le président Biden est apparu aux yeux de de des Américains comme incapable de de de de transformer l'issue de ces conflits de peser sur l'issue de ces conflits de peser de de malgré un grand une grande capacité à rallier les Européens au départ de ce conflit 2 ans après le début de la guerre en Ukraine 2 ans bientôt 3 euh le on a on ne voit pas de de de s de stratégie d'issue et puis guerre à Gaza qu'il ait été critiqué par son camp le plus progressiste ou par par le le camp pro Israël dans les deux canes il n y a pas eu non plus de de de d'avancé de ce point de vue-là donc en fait Donald Trump s euh saisi de cette critique pour incarner l'opposé de ça moi dans moi Donald Trump si ces guerres ces guerres n'auraient déjà pas eu lieu un de ces grands arguments de campagne c'est que la Russie a systématiquement envahi un autre pays sauf quand lui était président c'était il a il a donné l'exemple de évidemment la Crimée la la la geéorgie le l'Ukraine et il dit comme Vladimir Poutine a peur de moi euh avec moi il n'y a pas de guerre et il poursuit cette idée en disant que de maintenant qu'il est élu il fera la la paix en 24 he or je voulais juste revenir sur un point avant de détailler ces ces exemplesl c'est que euh Donald Trump malgré ses options qui lui sont tout à fait personnelles malgré euh le le sa démonstration de son leadership personnel il existe dans un écosystème qui est composé de différentes éces de politique étrangère il devra composer avec un congrès euh avec des sénateurs républi puissant qui ne sont pas toujours d'accord avec lui en politique étrangère et avec une base électorale qui a d'autres attentes et donc en quelques mots on a identifié trois grandes écoles de politique étrangère la première c'est celle de de du primat américains les partisans du primat qui disent en gros ce sont les héritiers des néoconservateurs l'Amérique reste la première puissance mondiale elle a vocation à peser dans toutes les grandes affaires internationales les sénateurs républicains qui qui sont les plus présents au congrès voient croi dans cette école de pensée et sont ceux d'ailleurs qui soutiennent très fortement par exemple l'Ukraine et l'idée d'imposer une défaite stratégique à la Russie parce que les États-Unis ne peuvent pas se permettre que la Russie soit victorieuse en Ukraine ça c'est encore un pan fort du parti républicain ce n'est pas celui qui a l'oreille de Donald Trump il y a deux autres écoles qui sont beaucoup plus proches des camps trumpistes ça ne veut pas dire que le premier n'opposera pas de résistance les deux autres c'est d'abord ce que l'on a vu chez les le camp Maga ce sont les partisans de la retenue stratégique on les appelle parfois des isolationniste c'est pas tout à fait ça c'est pas tout à fait le même héritage mais en tout cas c'est ceuxa considèr que l'Amérique depuis 20 ans s'est fourvoyé dans des aventures extérieures prenant en exemple évidemment les guerres en Irak et en Afghanistan mais aussi récemment le la solidarité transatlantique de de Joe Biden et l'Amérique n'a plus vocation à s'occuper du reste du monde elle ferait bien de s'occuper de sa frontière sud de ses problèmes intérieur elle ce camp est très fortement composé de vétérans des deux guerres afghanistan- Irak et très proche de de de Donald Trump et on peut considérer qu'il lui-même a des instincts de ce qui qui proviennent de ce camp-l et il pousse vraiment pour une politique étrangère de la retenue entre ces deux grands camps il y en a un troisième peut-être plus intellectuel mais qui est en puissance et en montée très forte c'est le camp de la priorisation et qui disent l'Amérique s'est fourvoyé avec des interventions extérieures sur des sujets qui ne l'intéressaient pas qui n'intéressaient pas ses intérêts fondamentaux le seul défi du 21e siècle c'est la Chine il faut tout miser sur la Chine il faut transférer les forces armées il faut transf transférer notre priorité sur la Chine et ce camp on le sait inspire fortement le colissier de de de Donald Trump JD van en particulier mais est aussi présent au congrès et à de très nombreux euh adhérents chez les les gens qui pourraient maintenant composer son administration et donc on a ces tensions entre ces idées faut-il entiè se retirer faut-il tout miser sur le défi chinois ou faut-il continuer à avoir une politique étrangère interventionniste juste quelques mots sur ce que ça pourrait vouloir dire dans dans comme politique étrangère pour Donald Trump il nous a déjà donné quelques éléments au cours de la campagne je vais prendre juste quelques points sur l'Ukraine là c'est la promesse électorale la plus claire il faut terminer cette guerre en 24 he et bien bon courage monsieur le Président euh en tout cas il il ce sera certainement un des points de politique étrangère auquel il s'attellera en premier pour terminer cette guerre en 24 heur il faudra peser sur la décision russe et la décision ukrainienne de venir au minimum en parler euh il son colisser JD vens a proposé à à parler d'un plan de paix qui consisterait globalement à reconnaître les gains territoriaux de la Russie d'une part et deuxièmement à garantir la neutralité de l'Ukraine deux points sur lesquels les Européens ne sont pas en accord et sur lesquels s'ils sont poussés et imposés à l'Ukraine il faudra vivre avec ces conséquences là sur l'OTAN Donald Trump a dit à de nombreuses reprises qu'il ne voulait plus soutenir des alliés qui ne payaient pas suffisamment pour leur propre défense et dans les projets qui lui sont proposés il y a de nombreux conseillers qui lui suggèent de euh de euh de réduire la participation américaine à l'OTAN à la dissuasion nucléaire simple retirer toutes les troupes d'Europe et les pousser vers l'Asie c'est évidemment il il n'a pas formellement soutenu ce ce projetl sur Israël et la guerre en Gaza et les les les implications pour le Moyen-Orient là on a un soutien à Israël qui a déjà été fort du côté du camp Biden mais qui est sans la moindre nuance ou contestation du côté Trump le premier mandat de Trump avait présenté une politique proisraël très nette avec déplacement de l'ambassade américaine à Jérusalem avec reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan avec les accords d'Abraham Donald Trump rêve de poursuivre les accords d'Abraham il y a d'ailleurs la administration Biden poursuiver également cette idée d'un accord entre Israël et l'Arabie Saoudite pour ça il faut pouvoir trouver une forme d'issue ou de je ne dirais pas d'apaisement mais d'issue à la guerre à Gaza et en tout cas ce qui émane des camps qui l'entourent c'est plutôt de dire si expulsion de population il y a alors il y aura on va développer Gaza avec de l'argent mais pas de droit politique spécifique pour les Palestiniens voir euh voilà une sorte de négation de la question palestinienne enfin sur chine et euh et et et commerce on a une stratégie duale donc à la fois il y a la question de savoir dans quelle mesure les États-Unis de Donald Trump défendrait Taïwan ça c'est un point d'interrogation par exemple parce que là il y a une contradiction totale entre les partisans de la retenue et les partisans de la priorisation les un disent en gros voient Taïwan comme le défi absolu ument à mener pour pour contrer la Chine il il faudra aider Taïwan au moins autant que que les États-Unis ont aidé l'Ukraine et les partisans de la retenue qui disent tout ça au fond c'est la même histoire ce sont des sphères d'influence qui appartiennent à ses grandes puissances pourquoi est-ce qu'on irait les embêter on ferait bien de de se préoccuper de notre déficit commercial avec la Chine du défi technologique posé par la Chine et d' donc d'un autre niveau euh sur la sur cette question là Donald Trump n'a pas encore tranché ce qu'il propose c'est avant tout un une stratégie on l'a dit et industrielle et commerciale avec l'imposition de droit de douane universel à 10 % face à tous les partenaires ça comprend l'Europe 60 % de droit de douane de plus sur les produits chinois donc à la fois une guerre commerciale sur les produits chinois et des droits de douane pour tout le monde il l'a dit à travers la campagne tarifs droit de douane c'est son mot préféré du dictionnaire c'est c'était c'était devenu une blague mais il l'a répété énormément donc on s'attend à ce que ce soit mis en place dès son arrivée à la Maison Blanche tout cela pour terer je oui pardon je termine tout cela présage d'un nationalisme américain très fort qui s'imposera à l'Europe avec lequel l'Europe devra composer et en réponse Alexandra l'a très bien dit il faut faut que l'Europe propose une réponse unie propose un une une une réponse collective évite absolument de plonger dans le transactionnalisme ou la bilatéralisation qui ne fait que l'affaiblir et trouve au contraire le moyen de de de d'imposer une un certain nombre de lignes rouges à ce président américain merci beaucoup je pense que le panorama est extrêmement clair précis synthétique on va passer maintenant à deux phases d'interrogation différentes d'abord représentant de chacun des groupes parlementaires pour 2 minutes 30 au maximum et vous aurez le même temps pour répondre collectivement et non pas par addition de de vous trois et puis ensuite à titre individuel chacunera un format de 1 minute pour les démocrates je donne la parole à madame maepetit monsieur le Président merci infiniment mesdames pour vos propos liminires passionnant et vraiment très intéressant alors donc que beaucoup prédisaient à un scrutin incertain Donald Trump a largement remporté cette élection au bout d'une campagne de 4 ans faut-il le rappeler ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'Union européenne et la France en particulier en effet cette victoire aura des conséquences sur le plan économique tout d'abord l'ancien président américain ne semble pas porter l'Union européenne dans son cœur comme le montre l'une de ses déclarations de campagne datant d'il y a une semaine l'Union européenne prof fite de nous on achète leurs produits mais il n'achète pas les nôtres les gens pensent qu'ils sont gentils mais non ils sont unis pour profiter des États-Unis protectionniste le mot douane est devenu son mot préféré dans le dictionnaire économique il envisage ainsi de faire passer de 3,3 % les droits de douane sur les produits importés à 10 % si l'Union européenne n'achète pas plus de biens aux États-Unis une décision qui aurait des effets fâcheux sur notre économie et celle de nos partenaires européens les exportations européennes vers les États-Unis ayant beaucoup progressé ces dernières années quelle conséquence donc pour notre compétitivité et puis vous navez pas évoqué mais sur le plan environnemental il y aura aussi des conséquences la réélection de Donald Trump climatceptique constitue une grave menace pour la sauvegarde de notre planète alors que les catastrophes naturelles se multiplient et s'intensifi celui-ci souhaite à nouveau par exemple retirer son pays des accords de Paris sur le climat pour lui l'urgence climatique n'existe pas ce n'est qu'un can nular il s'est par exemple engagé à reprendre l'extension des forages pétroliers sur les réserves d'Alaska sa victoire entraîne entraînera très probablement une hausse drastique des émissions de gaz à effet de serre alors que les États-Unis sont le deuxè plus gros émetteur après la Chine or l'engagement des pays développés comme les États-Unis sera décisif lors de la cop29 pour l'augmentation de l'aide financière aux pays vulnérables au cœur de cette discussion cette année euh et enfin sur le plan diplomatique sur lequel je souhaite vous entendre Donald Trump a a déclaré vous l'avez rappelé qu'il mettrait fin à la guerre en Ukraine en 24 heures chrono comment par un arrêt du soutien financier à l'Ukraine une partition de l'État cette éventuel accord de paix se fera-t-il à marche forcée pour les ukrainiens et à leur détriment et comme vous le disiez fera-t-on partie de l'équation au Proche Orient Donald Trump accentera-il son soutien financier à l'État hébreu c'est for merci je vous remercie de Me répondreci merci beaucoup peut-être sur le climat dans un premier temps qui a un sujet qu'on n pas encore abordé absolument je pense que c'est c'était sans doute la la la majeure différence entre Haris et et Trump c'est c'est véritablement l'agenda climatique c'est un bien connu climatoceptique si ce n'est né iiste mais en même temps donc il y a il y a deux choses qu'il faut je pense avoir en tête c'est que le débat aussi aux États-Unis a profondément changé sur le climat et le passage de l'ouragan Hélène qui a touché d'ailleurs deux swing States deux états pivot que sont la geéorgie et la Caroline du Nord a a vraiment été perçu comme un un tournant aussi dans la la prise de conscience parmi les citoyens américains sur comment le changement climatique impacte les États-Unis et le quotidien des Américains et de plus en plus donc il va faire face aussi à un débat public qui a changé sur le sujet mais ce qu'il a dit c'est qu'il retirerait une nouvelle fois les États-Unis de l'accord de Paris c'est tout à fait envisageable et donc dans ce cas-là et c'est ce que nous avions fait d'ailleurs sous son premier mandat c'est qu'il va falloir gérer cette agenda climatique avec les Américains sous une autre forme c'est-à-dire de pris privilégier la diplomatie des villes la diplomatie des états c'est-à-dire privilégier le nouveau sous-fédéral en fait on l'a vu avec la Californie qui s'est affirmé sur cette agenda climatique et donc il faut et c'est c'est pour ça mon message c'est le suivant il faut être créatif il faut être innovant en terme de format de coopération avec les États-Unis sous une administration Trump et on l'a vu on a pu faire perdurer les conversations climatiques mais un nouveau un niveau sous-fédéral puisque le président Trump à l'époque n'y croyait pas du tout et c'était retiré de l'accord de Paris donc soyons créatifs ok merci beaucoup 30 secondes sur les aspects géopolitiques je pense ça a été dit dans vos propos à moins que vous ayez un petit complément ajouter sinone juste un mot pour dire comment est-ce qu'il pourrait faire pour faire la guerre en pardon la paix en 24 he en 24 he on peut imaginer qu'il utilise vous savez selon le le livre The Art of the deal Donald Trump c'est'est négocié et en tout cas le revendique il peut utiliser des levier sur Vladimir Poutine comme sur Zelenski par exemple à travers un paquet financier qui serait voté au Congrès d'aide à l'Ukraine en disant Alain je ne le vote pas je ne vote pas la plus la moindre aide si tu ne viens pas à à à ma à mon sommet pour la paix et puis à Vladimir à Vladimir Poutine en revanche je le double si tu ne viens pas non plus mon sommet sur la paix les réunir ensemble et ensuite encore une fois le plan a été évoqué reconnaissance de la souveraineté russe sur la plupart des euh des territoires saisis en donnant peut-être comme gage en disant non mais vous devez rendre Kerson ou zaporidia mais en gros le donbas c'est pour la Russie et puis de l'autre côté en imposant la démilitarisation de cette région et aussi la neutralité et donc va se poser directement la question pour les Européens de savoir si euh quand on va devoir être face à ça euh cuide des sanctions sur la Russie cuide de de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN mais également cuide de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE qui ne serait probablement pas vu comme un élément de neutralité par la Russie donc va se poser des questions très dures très rapidement merci le prochain orateur pour le groupe horizon et indépendant est Bertrand Bux et Laurent mazori se prépar merci monsieur le Président merci mesame pour votre excellente intervention sans dramatiser les enjeux on peut sans aucun doute dire que le résultat des élections présidentielles américaines marque un tournant historique le retour inédit de Donald Trump s'inscrit dans un contexte délicat et vous l'avez dit au travers de certaines de vos interventions la désinformation est généralisée l'État de droit recu et globalement le modèle démocratique qui prévalait dans nos sociétés occidentale depuis la 2e moitié du 20e siècle est battu en brèche jusque sur notre continent il ne nous appartient pas de juger le résultat d'une élection légitime dans un pays souverain pour autant nous nous devons faire preuve de lucidité et de détermination Ukraine proche- Orient Chine je voudrais aussi rajouter l'Iran les implications du retour de Donald Trump sont nombreuses et porteuses de grandes tension et de grandes incertitudes et vous l'avez là aussi fort bien dit il y a quelques jours le Premier ministre polonais Donald Tusk chef d'état d'un pays en première ligne de ce qu'il faut bien appeler un conflit déclarait il est temps pour l'Europe de grandir enfin et de croire en sa propre force ne soyons pas naïf bien évidemment les USA restent et sont nos alliés jusqu'à preuve du contraire mais il est désormais impératif que l'Europe connaisse un sursaut et renforce son indépendance militaire indépendance stratégique indépendance économique et politique je je porte donc cette question au débat à la lumière du nouveau paysage international que nous découvrons ce matin quelles conséquence à court et moyen terme sur l'avenir de l'Europe merci pour cette question je donne la parole pour répondre s vous PL merci tac euh à mon tour de faire un un plédoyer pro-européen euh en effet cette réélection de Trump n n nous nous remet nous remet face à NS difficulté nous nous met le dos au mur mais je pense et je j'exhorte tout le monde à ne pas désespérer de de l'Union européenne euh déjà en 2016 nous avions réussi à faire front commun face aux demandes de Deal bilatéral que Trump était venu porter notamment à Angela Merkel mais ici aussi à Paris euh l'Union européenne avait su donc résist à cette époque-là en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine l'Union européenne a su réagir et prendre des mesures que personne ne pensait possible 15 jours auparavant comme par exemple mettre en route quasiment immédiatement en février 2022 un train de sanction contre la Russie je crois qu'aujourd'hui on en est au 13e ou au 14e nous avons aussi mis en œuvre les des mécanismes prévus par l'Union européenne qui n'avaient jamais été utilisé pour l'aide militaire à l'Ukraine et la formation et donc je pense que nous pouvons faire à nouveau la même chose cette fois-ci et je vais vous je voudrais vous faire un retour d'expérience sur l'image de l'Union européenne aux États-Unis on est les premiers à se désoler beaucoup trop facilement de de notre de notre prétendu faiblesse et manque de manque de perspective beaucoup d'Américains n'ont pas cette vision là de l'Union européenne ils pensent ils voient que l'Union européenne est le plus grand marché de consommateur du monde et que s'ils veulent écouler leurs produits en Europe il faut qu'ils respectent de nos standards et une autre chose que je trouve également extrêmement positive sur l'image de l'Union européenne aux États-Unis c'est l'intérêt qu'ont beaucoup d'Américains notamment dans les états comme la Californie pour notre capacité à édicter des normes nous en Europe on a tendance à penser que Bruxelles qui édicte des normes c'est la chose la plus sinistre et la plus la plus ennuyeuse du monde et la plus inutile et qui nous entrave au quotidien et cetera les Américains pour beaucoup d'entre eux ont énormément d'envie de pouvoir faire la même chose notamment sur le le numérique le rgpd le DSA le DMA vous savez le le le les règlements européens sur les services numériques sur les contenus en ligne sur le commerce en ligne et cetera nous avons réussi à faire des règlements au niveau des 27 les les Américains en sont incapables ils peuvent faire des petites lois le rgpd par exemple il y a un équivalent en Californie un autre dans d'autres États mais il y a rien au niveau fédéral ce qui est un vrai problème pour eux et donc j'enoî le pas à mes à mes collègues pour dire que l'Europe peut faire beaucoup merci merci beaucoup je donne la parole à Laurent mazori du groupe liberté indépendant outreem et territoire merci monsieur le Président merci mesdames pour la clarté et la précision de vos propos c'est tout à fait passionnant vous avez raison de dire et vous l'avez répété toute que la solution était européenne mais sans négliger l'intérêt des états nous sommes par avance intéressés de voir quells seront d'ailleurs à ce sujet les premiers à se ruer aux USA dans les jours à venir pour saluer et féliciter le président américain traditionnellement c'est l'Allemagne j'espère que ce ne sera pas la la même chose cette fois-ci en effet le point essentiel est de voir comment les européens seront capables ou pas de jouer enfin collectivement et comment surtout la France pourra voudra enfin faire entendre sa voix en complément ou face à certains agissements justement nos amis allemands qui comme trop souvent depuis quelques années donne l'impression de nous imposer un collectif alors qu'il nous impos en fait leur collectif ou tout du moins leur vision c'est un point sur lequel les USA jouent sans limite point d'ailleurs qui était souvent tenu au rôle qui était tenu aaravant par nos amis britanniques voyez-vous mesdames un moyen d'obtenir à ce niveau une cohésion européenne renforcée ou au moins peut-être celle d'un noyau dur que ce soit sur les points commerciaux ou bien sur le sujet sans cesse mis en chantier mais toujours aujourd'hui encore en chantier celui du d'une défense européenne et même de notre stratégie militaire industrielle européenne qui n'existe toujours pas merci pour votre analyse merci qui est-ce qui souhaite reprendre la parole si possible merci beaucoup votre question est au au cœur en fait de ce sur quoi nous devrions nous nous pencher tous en tant que européens je dirais pour être assez réaliste on a eu 4 ans en fait pour réfléchir à ces sujets sous l'administration Biden à se préparer en fait à ce à ce scénario alors on a fait beaucoup d'efforts notamment d'un point de vue d'aide à l'Ukraine dépenses en matière de de défense mais quand on voit alors certes on dépense plus mais on achète massivement américains euh c'est-à-dire que 2 ti3 des équipements militaires que les Européens livrent à l'Ukraine sont achetés aux États-Unis bon euh donc du coup si on veut une europeope de la défense forte on sait tous que il faut qu'on ait une industrie de la défense forte et c'est là où effectivement le débat euro-américain est totalement coincé c'est-à-dire que eux ils n'arrêtent pas de dire et ils ont raison il faut que les Européens dépensent plus mais pour acheter américains et et c'est là où il faut que nous Européens et je pense qu'il y a une opportunité d'ailleurs avec l'administration Trump parce que beaucoup de ces conseillers notamment en matière de défense et de sécurité ils captent ça ils comprennent que c'est important que l'Europe soit aussi équipée d'une industrie la défense forte ce que Biden faisait semblant de comprendre beaucoup moins d'ailleurs donc je pense que sous une administration républicaine on a l'opportunité de sans doute progresser plus sur ce sujet-là Trump va essayer de pas entre guillemets d'essayer de trouver une solution pour l'Ukraine pour pouvoir se concentrer comme vous l'avez dit sur l'Iran le proche orient mais également la Chine et pour cela il faut que nous dépensions plus mais pour acheter européens et donc c'est à nous aussi de refaçonner ce débat sur pourquoi qu'est-ce que l'autonomie stratégique ou l'autonomie opérationnelle c'est que les Européens aient des capacités pour pouvoir intervenir assurer leur propre sécurité et notamment dans des scénarios où Washington vous dira c'est pas notre intérêt vital on y va pas ou l'UTAN dira c'est pas un sujet autanien c'est un sujet européen donc voilà un petit peu je dirais comment on doit embarquer nos collègues américains sur ce sujet sur la citation polonaise que vous avez faite c'est hyper important pourquoi parce qu'elle vient de Varsovie il a dit Donald Tusk l'aire de la sous-traitance géopolitique est terminé ça ça vient pas de de Paris ça vient encore moins de Berlin ça vient de Varsovie une des capitales européennes les plus atlantistes comme on le sait tous et ce qui est très intéressant et c'est là où il y a une opportunité aussi pour nous en France c'est qu'on voit que le débat sur la relation le lien avec les États-Unis est profondément en train de changer y compris dans les capitales européennes qui ont été traditionnellement les plus autaniennes et les plus atlantistes vous allez dans les pays scandinaves les États baltes et en Pologne vous avez ce débat là et c'est là où nous avec notre ADN de l'autonomie stratégique européenne on peut véritablement embarquer nos partenaires européens sur cette question mais encore une fois il faut qu'on le fasse de manière collective et en consultation avec les autres évitons de faire des grands discours et de penser que tout le monde va se ralié au discours français donc mettons beaucoup plus d'efforts politiques diplomatique à créer ce corpus ce cet écosystème en Europe et qui ferait que effectivement sous un second mandat Trump c'est peut-être en fait le vrai game changer pour pousser les européens notamment sur les questions de la défense à à à à changer à ajuster leur logiciel et effectivement dernière chose sur le pilier le pilier européen euh au sein euh de l'OTAN dont on parle de plus en plus alors c'est vrai qu'on parle moins d'autonomie stratégique parce que ça ça a été un un concept un peu toxique aussi bien pour certains nos partenaires européens tout comme américains qui n'aiment pas du tout le concept donc on a un petit peu changé de braquet on parle maintenant de piliers européen ce qui me semble être un concept intéressant mais comment est-ce qu'on le construit et comment on le construit c'est avant tout avec des capacités de défense européennes on pêche toujours toujours par notre fragmentation c'est notre fragmentation c'est la compétition entre nos industries de défense intraeuropéenne qui fait qu'on dépend des États-Unis c'est nos désaccords sur la transition énergétique qui fait qu'on dépend de la Chine des panneaux solaires chinois et cetera pour notre transition énergétique et tant qu'on aura pas réglé cette fragmentation intrauropéenne on sera toujours dépendant des autres merci beaucoup la parole pour le r national à Alexis joli et ensuite entendronsonore Caro et Madame nathalieol merci monsieur le Président Madame présidente mesdames les directrices je tiens d'abord tout d'abord à au nom du groupe rassemblement national à féliciter le Président Trump pour sa victoire à l'élection présidentiel cet événement doit nous interpeller il montre que les citoyens américains dans leur majorité ont choisi un cap différent de celui souhaité par les grands médias et qu'il souhaitait exprimer une réelle volonté de changement cette élection doit également servir de leçons à tout le monde et nous permettre de tirer quelques conclusions les peuples veulent retrouver le contrôle de leur destin préserver la souveraineté de leur nation et protéger leurs valeurs alors au-delà des caricatures et des propos d'estrade Donald Trump a porté un discours en faveur de politiqu publiqu plus proches des préoccupations quotidiennes des citoyens américains l'immigration la sécurité la réindustrialisation ces thèmes sont au cœur des inquiétudes des classes populaires américaines comme des nôtres et c'est cela qui a permis de l'emporter malgré la tempête des scandales des polémiques et des procès alors les grands équilibres internationaux sont boulevers versé par cette élection mais que signifierait cette victoire de Donald Trump pour la France et plus largement pour le continent européen peut-être une volonté de retour à la voie diplomatique sur la question ukrainienne mettant ainsi peut-être un terme au risque d'embrasement général on peut aussi penser un retour à une politique de paix au Moyen-Orient de la part des États-Unis sur le modèle des accords d'Abraham elle signifie aussi que la France va devoir répondre au défi d'une Amérique qui va se renforcer sur le plan économique et défendre ses intérêts par des politiques intérieures d'avant protectionniste et nous aurons fort à faire pour défendre nos intérêts et particulièrement notre accès au marché américain que Donald Trump rendra plus difficile cette élection américaine sert aussi d'avertissement pour nos adversaires la Commission européenne la macronie et la gauche les peuples veulent des politiques patriotes et pragmatiques ils ne veulent plus de frontière ouvertes ils ne veulent pas il ne veulent plus du wisme ils ne veulent plus qu'on détruise les industrie et qu'on supprime leurs emplois sous prétexte d'écologie partout en Occident pl et les nations manifestent leur mécontentement et réclament un véritable changement le peuple français ressent les mêmes aspirations les mêmes espoirs les mêmes attentes que le peuple américain malgré la terreur médiatique et les magouilles des partis qui se sont succédés et donné la main dans les sphères du pouvoir et dans les ur depuis des décissateur le peuple français a soif de liberté de prospérité de souveraineté de fierté et d'une grande vision pour la France alors au rassemblement national nous ferons tout pour rendre cela possible et pour rendre la France sa grandeur merci merci beaucoup pour votre pour votre intervention on laisse chacun des orateurs exprimer ses idées est-ce que çaaelle un commentaire dans Unat juste un mot sur cette idée de d'un nationalisme américain il faut pas oublier le slogan principal de de de Donald Trump qui est avant tout America First un des points et des points d'interrogation c'est dans quel mesure est-ce que Donald Trump va vouloir se chercher des alliés en dehors des États-Unis on sait qu'il a eu des relations euh positives avec certains euh leaders européens avec certains leaders mondiaux ça n'a pas empêché que ça n'a jamais fait varier sa ligne politique or la ligne politique industrielle technologique actuelle des États-Unis c'est une vraie ligne de compétitivité qui met en danger la prospérité européenne et ce que l'on peut constater et et c'est tout à fait dommageable c'est que il est extrêmement difficile de négocier ça a été extrêmement difficile de négocier avec la première administration Trump et là on se retrouve de de fait euh face à un nationalisme fort et un nationalisme et là pour défendre strictement les intérêts américains la seule chose à imaginer c'est comment construire du coup le rapport de force entre ce ce ce nationalisme américain et l'Europe et le rapport de force nous est totalement défavorable en tant que puissance moyenne il est beaucoup plus à un échelon européen et d'ailleurs Donald Trump le sa puisqu'il a dit l'Union européenne c'est comme la Chine c'est pire que la Chine il avait dit dans son premier mandat puisqu'ils sont vraiment fort et on a des des déficits commerciaux donc il faut imaginer que là c'est la même chose ce sera aux Européens d'imposer un rapport de force qui leur permettre aussi de défendre collectivement leurs intérêts merci je donne la parole à Madame élonour caroa pour ensemble pour la République merci monsieur le Président merci mesame pour votre éclairage extrêmement pertinent et complet sur l'impact de l'élection américaine sur les relations internationales tous les 4 ans le monde retient son souffle et attend avec appréhension de connaître le nom du prochain locataire de la Maison Blanche et comp tenu des spécificités du système électoral américain que vous avez rappelé madame du vote des électeurs de Pennsylvanie du Michigan ou encore de Georgie ou autres swing state semble dépendre l'avenir de la planète de l'Europe en tout cas l'Europe se réveille d'ailleurs ce matin avec la nouvelle d'une victoire de Donald Trump et d'une vague rouge un peu sans précédent aux États-Unis nous avons becoup beaucoup parleré au cours de ce débat et je ne vais pas revenir sur tous les points des différentes prises de position de Donald Trump sur le conflit en en Ukraine la situation Moyen-Orient les relations commerciales avec l'Europe mais tout cela suscite des interrogations vraiment très profondes de la part de notre commission donc je je reviendrai de manière très précise sur certains points sur l'Ukraine vous avez dit madame hcheffer vous avez évoqué ces négociations en cours et l'importance pour les Européens d'y prendre part évidemment cela ne sera pas réglé par Donald trumpant 24 heures comme il le prétend mais quelle quelle approche réconnaisez-vous pour les Européens comment est-ce que ce changement d'approche des États-Unis devrait nous impacter ou nous interpeller de manière très concrète et nous avons aussi évoqué la question de l'OTAN est-ce que vous pourriez nous donner des précisions sur ce point sur le conflit israël- Gaza ensuite cela a été évoqué longuement mais j'aimerais avoir votre avis à toutes les trois plus précisément sur cette question est-ce que vous voyez un horizon court ou moyen quel impact sur les relations diplomatiques en cours sur les questions humanitaire nous navons pas parlé mais ça me semble important l'impact de l'élection de Donald Trump sur la politique des états-un sur le continent américain sur la crise de la démocratie au Venezuela en particulier est-ce que cela changera quelque chose ou rien du tout à votre avis et enfin le point qui peut-être nous intéresse le plus en tant que parlementaire français c'est la question des échanges commerciaux transatlantiques et sur la vulnérabilité de l'Union européenne face au choix protectionniste assumé de Donald Trump il a parlé d'un droit un tarif douanier de 20 % sur des produits importés une telle hausse de douane pourrait entraîner des baisses de peut-être un/ers des des export européenne sur certains secteurs on a évoqué les propos de Donald Tusk et cette nécessité d'un sursaut européen sursaut qui n'avait pas eu lieu en 2016 qui peut-être vous l'avez dit avec une lueur d'espoir pourrait avoir lieu en 2024 mais dans le contexte actuel dans l'Union européenne suite aux élection du Parlement européen l'arrivée d'une vague eurosceptique et nationaliste croyez-vous que ce surceaut soit encore possible et si vous avez des pistes donnez-les-nous s'il vous plaît je vous remercie merci pour votre intervention qui couvre beaucoup de de champs une un ou deux notment sur le continent américain qui n'a pas été encore couvert pour le reste développer ce que vous souhaitez mais dans dans un format beaucoup de su vous êes déjà abordé depuis le le début j'arrive pas ah voilà pardon sur sur sur l'Ukraine l'UTAN euh en fait je pense qu'on se leure en pensant que la solution à la guerre en Ukraine sera occidentale moi je vois autour de la table des négociations des pays comme la Chine comme la Turquie comme le Qatar qui joue un rôle hyper actif sur beaucoup de sujets en ce moment entre l'Ukraine et la Russie donc je pense que là aussi il faut qu'on soit beaucoup plus créatif et je vois tout à fait tout à fait Trump se rendre bien sûr à Moscou mais se rendre également à Pékin vu le rôle que joue la Chine aujourd'hui pour maintenir et renflouer leseff de garus il peut très bien mettre dans le package du deal qui va négocier avec X Jinping l'Ukraine en disant écoute joue un rôle plus constructif en Ukraine aide-moi à mettre fin à cette guerre et en échange on va signer un deal un peu plus sympathique sur les questions commercial et et tarifaire donc donc sur les sujets de politique étrangère Trump en fait n'est pas un isolationniste du tout il est très créatif on l'a vu notamment au Proche-Orient vous avez mentionné les accords d'Abraham il peut nous surprendre en fait et donc il va jouer sur toutes les ficelles et donc après c'est à nous l'Europe où est-ce qu'on est dans l'équation il faut effectivement et c'est déjà le cas aujourd'hui qu'on fasse une stratégie d'engagement au sein du Congrès américain c'est déjà le cas au sein avec les conseillers qui entourent aujourd'hui Trump sur les questions de sécurité de défense pour être sûr qu'on soit intégré à la table des des négociations mais dans dans son son logiciel en fait la solution elle est moins occidentale mais beaucoup plus plus plus pluri géographique sur l'OTAN et c'est lié à votre question je ne crois absolument pas et je n'ai jamais cru à un retrait des États-Unis de l'OTAN pourquoi parce que comme je dis toujours l'OTAN est l'instrument de luxe dont disposent aujourd'hui les États-Unis pour faire pression sur ses alliés européens c'est-à-dire dire bah on est là on on vous garantit la sécurité de l'espace atlantique mais en échange et c'est déjà le cas aujourd'hui sous l'administration Biden on va vous demander à vous européens de nous suivre contre un notre politique vis-à-vis de la Chine et de ce fameux derisking voire decoupling ce découplage par rapport à la Chine notamment sur les aspects technologiques donc en fait l'UTAN est le parfait instrument de de chantage de marchandage dont disposent les États-Unis moi ce que je vois plutôt c'est une aant entre guillemets dorm c'est-à-dire avec avec un leadership américain en retrait mais qui l'utilise à bonne cience pour nous mettre un peu de de pression sur tel ou tel sujet sur Gaza de mot là aussi Trump a montré qu'au Moyen-Orient il sait être créatif les accords d'Abraham qui d'ailleurs ont été continués perduré par l'administration Biden sa relation aussi de proximité avec benamin nanahou dont ne dispose pas aujourd'hui Biden peut-être utilisé comme un atout de pression suppl aire et puis surtout ce qu'il va essayer de faire puisque il n'a aucune envie de réimpliquer trop les États-Unis dans cette région c'est faire jouer la diplomatie régionale c'est impliqué MBS en Arabie Saoudite et cetera jouer les différents leviers dans la région en revanche sur l'Iran on sait que l'Iran pour lui c'est une menace qui se situe à la top de sa liste et donc l'Iran on peut tout à fait si les choses continuent à escalader l'imaginer prendre la décision de frappe préemptive une une réponse forte pour régler la question du du Proche et et MoyenOrient il l'a montré en Syrie il a montré que suite à la ligne rouge non suivie par Barack Obama et ben lui a su réagir aussi rapidement donc c'est pour ça j'ai dis attention il est pas isolationnisme il est effectivement à la fois sur du nationalisme économique c'est de la protection et du protectionnisme et vous avez tout à fait raison de dire qu'il il y a des liens à faire avec ce que nous vivons ici en Europe il y a un désir de protection et de protectionnisme économique qui qui est évident et sur le volet diplomatique là il va jouer en fait sur tous les leviers dont il dispose et en jouant notamment sur les relations privilégiées qu'il a avec certains dirigeants autoritaires merci beaucoup je donne la parole à Madame Gez votre pour la suite il y aura d'autres questions je donne la parole à Madame Natalie auol pour la France insoumise merci monsieur le Président merci mesdames d'être en commission des affaires étrangères ce matin pour échanger sur l'élection présidentielle américaine ce matin c'est Donald Trump qui est donné vainqueur face à camala Haris jour néfaste pour les droits et les libertés des États-uniens et je pense en particulier aux femmes qui vivent aux États-Unis d'Amérique la question du droit à disposer de leur corps grâce à la protection du droit à l'avortement a été l'un des peut-être trop rare marqueur qui distinguait clairement le programme de Kamala Haris en faveur du droit à l'avortement et celui de Trump une pensée aussi pour les 100 millions d'immigrés clandestins que Donald Trump a promis d'expulser il s'était vanté de lancer je cite the largest mass deportation in the history of our country en anglais donc le plus grand plan d'expulsion plutôt que déportation dans l'histoire des États-Unis cette campagne n'a rien eu d'ordinaire on a assisté à des campagnes sur les personnes des insultes des invectives en particulier dans les grands meetings plutôt que des campagnes sur le fond on aura aussi assisté rappelons-le à un changement du candidat président sortant vieillissant pour la candidate vice-présidente en pleine campagne et c'est donc aussi et peut-être surtout la défaite de Kamala Haris et des démocrates dont il est question c'est la démonstration qu'on ne bat pas l'extrême droite réactionnaire sans un programme alternatif clair c'est même la première fois depuis 20 ans que les républicains remportent l'élection présidentielle avec le vote populaire on ne mobilise pas le peuple sur une ligne néolibéral on ne mobilise pas le peuple sans rupture sociale et géopolitique non seulement et Trump et Haris se sont aligné avec la politique guerrière de netanahou mais aucun des deux pas même Haris n'a dénoncé le génocide du peuple palestinien alors que des manifestations immenses ont lieu à New York comme partout dans le pays pour dénoncer le massacre au proch Orient l'absence de discours pour la pai chez la candidate Haris lui a coûté cher de même que l'absence de proposition pour enrayer l'inflation qui ronge les plus pauvres et les plus précaires comme en Europe ou encore sa renonciation à taxer les plus riches les démocrates n'ont pas tiré les conclusions de leur campagne passée et c'est aussi le bilan de Biden que le que les démocrates pai aujourd'hui enfin c'est bon on sait que Trump avait promis l'augmentation des droits de douane parce que la Chine est ciblée comme ennemie commerciale principal et on sait que des pressions sont vont être exercées sur l'Europe pour nous à la France insoumise cela confirme plus que jamais l'idée que nous nous faisons du fait que la France ne doit plus se mettre en situation de dépendance avec les États-Unis d'Amérique construire une politique de la paix et de coopération internationale et mettre en œuvre une politique internationale indépendante non alignée et alter mondialiste merci pour votre intervention peut-elle donner la parole pour commencer à Madame par Nardon merci merci merci pas d'aparté s'il vous plaît merci respectez les orateurs madame Nardon s'il vous plaît oui s'il vous plaît s'il vous plaît s'il vous plaît vous êtes vous posz une question à Madame Nardon ayez l'obligance de l'écouter s'il vous plaît très bien pas pas d'aparté OK de vous ce genre de remarque messieurs messieurs dames ne ne rentrez pas s'il vous plaît restons sur le fond où je suspends la séance s'il vous plaît on va on va dépend on va suspendre la séance non mais soyons sérieuxà on est dans des on est dans des enfantillâ clairement restons sur le fond on a des sujets de moyen et de long terme qu'on discute ce matin la parole et Mame est à Madame Laurence Nardon oui et je voulais en profiter pour aborder un sujet qui a pas été encore abordé ce sujet qui sont les relations interaméricaines donc euh avec l'Amérique latine l'Amérique du Sud euh très clairement la la la réélection de Donald Trump ramène la dynamique des relations des États-Unis avec les voisins du sud à ce qu'elle a été entre 2016 et 2020 euh il y a vraiment une inversion euh euh des des relations diplomatiques entre les démocrates et les républicains sur ce sujet donc on va revoir une diplomatie américaine enfin ou en tout cas une maison blanche américaine euh beaucoup plus sympathique à ravir Miley en Argentine bolsonaro qui n'est pas au pouvoir mais qui qui est toujours dans le paysage brésilien euh et une hostilité euh aux dirigeants vénézuéliens qui étaient déjà là en 2000 entre 2016 et 2020 de la part de Donald Trump version 1 de appelons-le Donald Trump 45 puisque maintenant ça va être Donald Trump 47 euh une hostilité à au Venezuela qui finalement n'avait rien donné à l'époque hein mais au-delà de ça et de cette vraiment de cette bascule tout à fait clair entre les deux les deux parties en fait ce qu'il faut pointer avec le retour de Donald Trump au pouvoir c'est les relations avec le Mexique qui vont être plutôt impacté de parce que les autres finalement sont pas si importantes que ça dans la politique étrangère américaine je suis au regret de le dire mais en revanche sur le Mexique on va voir une administration américaine très offensive sur les questions d'immigration évidemment puisque beaucoup va être demandé au Mexique en terme de surveillance de la frontière par le sud de centre de rétention au Mexique en réalité cette politique est également mise en place par l'administration baidon mais elle va être beaucoup plus exigeante et beaucoup plus brutale avec un autre point aussi qui est la surveillance des importations illicites de d'opioïd par les cart mexicain au Mexique passant passant par la frontière sud éventuellement des des tunnels ou des ou des des moyens des gofastes par les autoroutes et cetera là l'administration Biden en a fait un peu l'administration Trump promet d'en faire beaucoup plus merci alors je donne la parole pour les socialistes et apparentés à Monsieur Julien gokel et puis Michel Billon et Sabrina CB bien merci monsieur le Président merci au à mesdames les intervenantes pour la qualité de de leur présentation et et de leur présence ici avec nous alure où nous nous parlons la victoire de Donald Trump est donc effective et nous inquiète bien évidemment pour la liberté des Américains pour les conséquences qu'elle aura dans différentes régions du monde c'est aussi d'ailleurs une mauvaise nouvelle pour le monde pour l'Europe pour les femmes pour le climat mais aussi pour les démocraties quoi qu'il en soit l'état de de nos relations transatlantiques va évoluer l'avenir de l'OTAN est questionné le soutien l'Ukraine sera en partie révisé et nos relations commerciales seront modifier on a pu dire dans un article de politico que certains responsables européens y verraent l'occasion pour l'Union européenne de se renforcer C dernières années il est vrai que l'Union a su trouver les ressources nécessaires et mettre ses divisions de côté pour faire bloc face à la pandémie du covid-19 à la crise énergétique ou encore en soutien à l'Ukraine et si l'élection de de Kamala Haris restait une option plutôt favorable pour la démocratie et pour nos relations transatlantiques l'Europe semble tout de même mieux préparée par rapport à 2016 en cas de victoire donc dans ce cadre de Donald Trump en matière de défense qui est le domaine le plus évitant dans lequel une présidence Trump suscite des changements en Europe qui plus est lorsque ce dernier n'hésite pas à accuser le Vieux Continent de profiter de la protection militaire des États-Unis via l'OTAN menaçant même Washington de rester de pardon de de se retirer de l'Alliance quel scénario imaginez-vous pour la France et pour l'Union européenne si les États-Unis se retiré de l'OTAN que ce soit de manière formelle d'ailleurs ou par une forte réduction de leur contribution à l'alliance quant à l'aide à l'Ukraine son retour pourrait accroître la pression sur l'Europe sur le partage dit du fardeau au-delà de ce qui a été fait depuis la création de l'Alliance en 1949 et dans ce cadre éventuel un retrait de Washington pourrait-il inciter les pays- membres à s'accorder sur un emprunt commun pour soutenir Kief sur le plan commercial un nouveau mandat de Donald Trump pourrait-il amener à adopter une politique économique plus protectionniste à l'échelle européenne en forçant ainsi l'indépendance du continent ou au contraire risquons-nous d'assister à une politique de du chacun pour soi où de nombreux pays-membres chercheraient des accords bilatéraux avec d'autres puissances à travers ces questions se dcine les craines que nous avons pour cette élection américaine des craines qui reviennent à chaque scrutin et donc en conclusion je dirais que nous avons nous devons d'abord être davantage maître de notre destin davantage indépendant et que nous devrions plus avoir l'impression que l'avenir de notre continent ne se joue pas à quelques milliers de voies dans l'un des swing States mais pas forcément à l'échelle de de l'élection américaine mais d'abord en tant que maître de notre destin je vous remercie merci pour votre intervention peut-être un point qui a pas été couvert qui était également cité dans l'intervention présente sur les libertés publiques et notamment les les femmes c'est un point qu'on n pas abordé encore dans cette séance si vous voulez intervenir madame Belin euh j'allais d'abord rebondir sur la question de de politique étrangère euh quel scénario si les États-Unis se retiraent de l'OTAN je crois que c'est pas exactement ça qui est prévu d'abord les le le le Congrès américain a passé une une loi rendant plus difficile la capacité du président à se retirer formellement de l'Alliance atlantique justement euh par souci de protéger cette relation et de la d'empêcher le un une une une dé véléités de trumpiste de se retirer de l'OTAN ce qu'il peut plus concrètement faire encore une fois c'est prendre des décisions euh d'abord des décisions budgétaires c'est-à-dire sous tout staffer l'utant donc voir les Américains vraiment en retrait Alexandra mentionnait tout à l'heure un un autant dormant donc où les Américains ne s'impliquent plus dans les décisions quotidiennes et plus non plus dans les décisions stratégique et dans le même temps un un donc un un une une volonté politique de d'imposer une paix ou en tout cas un cesser le feu ou en tout cas une une évolution vers un une une sortie de de de conflit euh à l'Ukraine euh sur ce point-là le tout va dépendre évidemment de euh la capacité des Européens non seulement à montrer qu'ils sont impliqués dans le temps long eux euh mais également à s'imposer comme des partenaires ou des des indispensables au moment des négociations ce qu'il faut bien voir c'est qu'une négociation euh tripartite avec simplement américain euh ukrainien et russe se ferait nécessairement au détriment des Ukrainiens les Européens doivent pouvoir être présents dans cette dans ces négociations et enfin un dernier mot sur la politique économique on a eu un instrument qui a été développé par l'administration Biden qui est le trade and technology Council le conseil sur le commerce et la technologie qui était destiné à euh essayer de faire des avancées sur le plan commercial mais surtout sur les questions technologiques qui est peut-être être la bataille du des des prochaines années et décennies et qui implique également la la bataille de la compétitivité européenne il va falloir puisque ce n'est pas cal Haris mais que c'est Donald Trump il va falloir ne pas perdre cette idée-là puisqueen fait européens et américains ont toujours vocation à se parler de questions technologiques il faudrait surtout pas rentrer dans une guerre totale technologique de compétitivité technologique avec les Américains elle se ferait en notre défaveur il faut pouvoir soutenir nos champions européens il faut se méfier d'Éon musk et des intérêts technologiques très fort et industriel très fort aux États-Unis et donc il va falloir proposer quelque chose peut-être de créatif pour faire évoluer ce conseil et essayer d'en impliquer si ce n'est Trump lui-même en tout cas une partie de son cabinet merci beaucoup pour cette réponse pour la droite républicaine la parole est à michel Herbillon merci beaucoup monsieur le Président d'abord je veux rendre hommage à votre sagacité monsieur leés président d'avoir invité trois personnes de de grande qualité et et c'est vraiment tout à fait passionnant de pouvoir discuter avec vous presque en en direct en live juste après l'élection américaine de de de toutes ces questions qui sont importantes non seulement pour les États-Unis mais aussi pour l'Europe et pour le monde pour notre pays euh j'ai deux j'ai deux questions euh la première c'est que il y a une période de transition jusqu'au mois janvier on peut penser que cette fois-ci monsieur le Président Biden étant au pouvoir la transition se passe mieux que il y a 4 ans d'autant plus que la victoire de Trump est absolument incontestable et dans le nombre d'États et en ce qui concerne le vote populaire mais euh pendant cette période de transition qui dure pendant de longs mois les guerres continuent au Moyen-Orient et en Ukraine que se passe-t-il si euh du fait de ces deux conflits des décisions importantes doivent être prises comment ça se passe cont tenu des deux personnages pendant cette période de transition entre le président Baden et le et et le nouveau président Trump pas encore installé euh s'il y a des décisions importante et rapide du fait de la situation internationale à prendre comment voyez-vous cette prise de décision euh est-ce que c'est une décision concertée est-ce que c'est le nouveau président pas encore installé qui a le pouvoir j'aimerais vous entendre sur ce point et ma deuxième question c'est par rapport à l'Indo-Pacifique l'Indopacifique dont on sait que c'est le champ de confrontation entre le la Chine et les États-Unis et que depuis le président Obama il a eu la décision par les États-Unis du pivot vers l'Asie euh quelles sont parmi les différentes écoles de politique étrangère dont vous parliez et par rapport au aux différentes personnes qui vont rentrer dans dans l'administration Trump comment va se présenter cette confrontation dans dans dans l'Indo-Pacifique entre la Chine et les États-Unis et quel est de votre point de vue par rapport à l'école de la priorisation ou l'école de la retenue stratégique qu'est-ce qui va gagner et comment va se dérouler cette compétition dans l'Indo-Pacifique merci beaucoup monsieur Herbillon la parole est bien sûr à une de trois intervenantes euh alors peut-être sur sur l'Indo-Pacifique il y a deux personnes qu'il faut lire et comprendre c'est Bob leiser euh qui a été son le conseiller de Trump sur les questions commerciales lors de son premier mandat et qui façonne véritablement sa politique commerciale sa politique chinoise et euh et tout ce qui est taxe douanière et puis l'autre sur les questions d'ordre plutôt stratégique c'est elbridge Colby donc qui le conseille notamment sur les questions de sécurité nationale et puis l'articulation entre le théâtre européen et le théâtre Indo-Pacifique et il a publié sa réflexion il y a il y a quelques semaines dans le Financial Times ça résume parfaitement bien je dirais le le cadre de réflexion pour pour Trump mais sur l'Indo-Pacifique ce qu'il faut comprendre c'est que les États-Unis aujourd'hui ne ne voi pas l'Europe comme un acteur dans la région euh Indo-Pacifique il nous voit plutôt comme un euh comme un un maillon faible euh c'est-à-dire que il voi et c'est pour ça d'ailleurs qu'ils imposent de plus en plus la question chinoise dans le cadre de l'OTAN puisqu'ils estiment que avec euh les investissements massifs chinois dans nos infrastructures critiques nos ports à travers nos différents pays européens que nous devenons de plus en plus perméablebles à l'influence chinoise et qu'en cas y compris de conflits militaires la Chine pourrait potentiellement avoir la capacité à bloquer en fait la mobilité euh de nos troupes militaires sur le continent européen donc de plus en plus la question chinoise par rapport à nous européens est vue à travers le prisme de la sécurité pour euh pour les États-Unis ce que nous on essaie de freiner un petit peu mais on ne va pas pouvoir y arriver plus longtemps euh la 2uxème euh chose sur euh sur l'Indo-Pacifique euh c'est que euh de plus en plus les la la question de la guerre en Ukraine les questions de sécurité de défense européenne sont traitées à travers le prisme chinois dans le débat stratégique américain c'estàdire qu'aujourd'hui vous ne pouvez plus parler de l'Ukraine sans que 2 minutes plus tard on vous parle de de la Chine et et la manière dont c'est articulé c'est la suivante c'est si vous européens vous vous continuez à être aussi dépendant de la Chine sur plein de de sujets technologique industriel et cetera et que vous ne remettez pas en question votre relation ou la nature de votre relation avec la Chine et bien en fait vous permettez à la Chine de continuer à nourrir l'effort de guerre en Ukraine et donc de plus en plus la question du dirisking le disquage par rapport à la Chine est mise en articulation avec l'avenir de la guerre en Ukraine dernière chose sur sur l'Ukraine et la question de de l'OTAN euh et et ça c'est a été le cas sous l'administration Biden le fait que l'administration Biden n'a pas voulu ouvrir le chapitre d'une adhésion potentielle de l'Ukraine à l'utant est très significatif le message c'est lequel c'est en gros l'Ukraine l'avenir de l'Ukraine est en Europe c'est dans l'Union européenne son avenir n'est pas dans l'OTAN et pourquoi parce que les États-Unis n'ont pas l'appétit sans doute pas les capacités pour faire perdurer leur aide notamment militaire financière à l'Ukraine pour pour pour pour une une période indéfinie et donc ce fardeau là ce poids en fait de l'assistance les garanties de sécurité à l'Ukraine la reconstruction de l'Ukraine et bien c'est nous Européens et donc c'est là où effectivement il faut que on se mette ensemble je pense qu'on va pas pouvoir échapper à un emprunt commun même si l'Allemagne et d'autres pays sont contre mais il va falloir effectivement qu'on y réfléchisse collectivement entre Européens parce que ce scénario là il est déjà en fait en train de de se développer sous sous nos yeux l'administration Biden a été très très clair que même avec une camalaris l'aide américaine allait de toute façon être réduite et que nous nous allions devoir prendre en charge l'avenir de l'Ukraine au sein du cadre européen merci beaucoup la dernière intervenante pour les groupes pour écologiste on on on y reviendra dans la conclusion si vous le voulez bien je fait j un mauvais rôle je suis désolé mais il y a tellement de sujets qui apparaissent on va essayer de traiter dans une conclusion je vous laisserai dans quelques instants mais on a tous des engagements des questions au gouvernement à 14h et je donne la parole à Madame Sabrina SBI pour les écologistes et social merci monsieur le Président alors ce n'est une nouvelle pour personne Donald Trump est devenu le 47e président des États-Unis malgré le risque qu'il fait peser sur la démocratie américaine mais aussi en réalité sur nos dém ocrae européenne ce n'est d'ailleurs une bonne nouvelle pour personne ni pour l'avenir incertain du soutien de l'Ukraine face à la Russie ni pour les perspectives déjà quasi inexistante d'un cesser le feu à Gazin ni pour les femmes ni pour les personnes immigrées ni pour l'environnement ni pour les personnes LGBT et la liste pourrait encore s'allonger nous savons de quel côté des dirigeants se rangeent Donald Trump quand il qualifie Victor Orban Vladimir Poutine et bien d'autres de chefs forts et loue leur qualité autoritaire Donald Trump a fait campagne sur les deux sujets habituels de l'extrême droite européenne le pouvoir achat et l'immigration une campagne de loutrance politique une campagne de fake news une campagne raciste et xénophobe les démocrates n'ont pas su faire du pouvoir d'achat une priorité et c'est sans doute en partie ce qui leur a coûté la victoire aujourd'hui nous le constatons plus que jamais dans ces élections les effets de la désinformations sont dévastateurs Elon Musk qui participe activement au nom d'une liberté d'expression tout à fait fallacieuse ces dernières actions assimilable à de l'achat de votes tout comme la mise à contribution de sa plateforme X ont placé le débat démocratique à américain dans une grande difficulté aujourd'hui 62 % des républicains adhèrent à la théorie du complot d'un vol de l'élection de 2020 l'arrêt rendu en 2013 par la Cour suprême a aussi considérablement remis en cause la possibilité d'organiser des élections de manière unifié dans le pays en annulant l'une des dispositions les plus emblématiques de la loi électorale de 1965 depuis les États n'ont pas n'ont en effet plus aucune obligation de soumettre pour avis préalable au Département de la Justice les modifications de la loi électorale et des procédures de vote l'élection de Donald Trump risque de précipiter les États-Unis vers une forme de démocratie illibérale son projet 2025 prévoit une relecture de la Constitution en attribuant au président un contrôle presque total sur la bureaucratie fédérale y compris sur les Agen indépendant désignée par le Congrès sur le département de la Justice la police fédérale et sur le FBI toute la question reste de savoir dans quelle mesure les institutions américaines pourront faire barrage or aujourd'hui il semble légitime de se demander si le congrès où la Cour suprême n'ont pas déjà failli dans leur défense de la démocratie comment l'homme qui a appelé ses partisans à marcher sur le Congrès pour empêcher la certification du dernier scrutin a-t-il pu être à nouveau candidat à la présidence il devient de plus en plus difficile de ne pas redouter les années à venir pour les États-Unis et par extension pour l'Europe selon vous de quel garde-fou dispose encore la démocratie américaine pour éviter un glissement vers le libéralisme je vous remerci merci beaucoup pour votre question euh si vous voulez répondre oui je vais répondre et puis je vais répondre aussi à votre question sur qui décide en temps de transition parce que c'est en effet assez important quels sont les gardesfous ben voilà non bon après après les Américains sont quand même enfin il y a il y a une extrême droite il y a une extrême gauche mais l'ensemble des Américains sont des gens extrêmement modérés et qui aspire à la au calme et d'ailleurs de de manière presque contreintuitive cette élection de Trump garantit enfin aussi a d'aussi loin d'ailleurs garantit une transition assez euh assez paisible et j'ajouterai même un autre fait contreintuitif c'est que toute cette rage autour de l'élection depuis l'élection de 2016 en fait a produit une participation au vote des citoyens américains bien plus forte qu'auparavant donc voilà mais euh bon institution il va avoir toutes les institutions s'il a la chambre en effet et donc oui c'est c'est c'est potentiellement assez assez assez Dang c'est préoccupant voilà mais j'ai pas on se revoit dans 6 mois pour en parler dangereux préoccupant vous avez hésité non mais on a compris le sens ok oui oui oui bon enfin voilà euh sur la transition alors d'un point de vue constitutionnel c'est le président Biden qui a tous les pouvoirs jusqu'au 21 janvier le jour où le nouveau président sera investi alors dans un monde idéal en fait l'équipe de transition du nouveau président discute avec les équipes en place mais euh pour être honnête ça se passe rarement comme ça même avant Trump hein euh rappelez-vous par exemple et et enfin et d'ailleurs les États-Unis sont pas en vasclo et beaucoup des des alliés et ou ennemis des États-Unis jouent euh de jouent de cette période de transition on se rappelle par exemple alors ça remonte hein en euh en 1980 les iraniens avaient soigneusement attendu l'arrivée au pouvoir de Rean avant de libérer les otages après que Carter se soit épuisé dans des négociations sans sans résultat et là cette fois-ci je pense que l'une l'un des risques majeurs dans la période de transition donc il commence aujourd'hui jusqu'au 21 janvier 2025 c'est un risque de frappe préemptive des Israéliens sur l'Iran puisque là ils sont ils sont en roue libre ils n'ont plus de de compte à rendre si tantz qu'ils en ai rendu dans l'année et coulé à l'administ à l'administration Biden pu qu'on a vu qu'ils ont ignoré superbement toutes les demandes de modération proféré par Joe Biden et ses conseillers auprès du gouvernement du Liou donc à mon avis ça c'est le risque principal très bien euh vraiment en en 30 secondes pour après terminer juste allez-y en 30 secondes pour rendre hommage à la question sur le droit des femmes c'est quand même la deuxième femme qui a été batue par euh euh Donald Trump alors que toutes deux étaient les premières puis 2è euh candidat féminine à la présidence américaine ça reste le plafond de vert c'est ce qu'on peut constater c'est évident que cal Harris avait a fait la campagne la plus courte de l'histoire moderne et donc le le chemin était presque impossible il faut se souvenir que quand Joe Biden passe l'éponge il est en train de perdre donc finalement Trump n'a fait que continuer de gagner cette élection mais euh cela dit entre ça et le recul sur le droit les droits reproductifs euh ce seront peut-être les femmes qui seront le garde-fou c'est-à-dire qu'il doivent aller dans la rue on a vu ces mouvements de mobilisation 2017-2018 c'est peut-être ceux-là qui vont se remettre à se mobiliser ça ne passera peut-être plus que par la mobilisation citoyenne mais en effet on aura une transition paisible c'est ça la force de l'Amérique c'est de continuer à avoir tous les 4 ans un président le 21 janvier ou le 20 janvier ça dépend et que ça ça ne change pas et que malgré toutes les attaque sur le système ça ne change pas et donc l'alternance viendra peut-être merci pour votre réponse une question qui a été posée à plusieurs reprises je désespérais de voir une réponse à cette tribune sur la question des des droits fondamentaux et notamment celui des des femmes euh dernière séquence si vous voulez bien il y a quatre orateurs inscrits et présents cinq avec député Hollande euh ce que je propose c'est que chacun fasse une minute de questionnement et qu'ensuite vous PZ répondre à à ce nouvel panorama de de questions dans une réponse conclusive voilà alors premère intervenant euh donc Jérôme buisson merci monsieur le Président euh mesdames les directrices lors de ces élections les deux prétendants étaient présentés à juste titre comme ayant des options diamétralement opposées dans le domaine de la politique intérieur dans des plaises aux fans français de la candidate démocrate il existe de nombreux points de consensus entre les deux candidat notamment en terme de politique étrangère on observe ainsi une continuité allant des premières mesures de nature protectionniste prise par Obama avec elle prise par Trump puis Biden l'inflation reduction Act mis en place par l'administration Biden est la parfaite illustration de la poursuite de la politique protectionniste des démocrates la démocratie a parlé peu importe le résultat le renforcement du volet protectionniste de la politique commerciale américain est donc certain la question reste en suspens est quelle est son ampleur cette politique associée au différentiel de prix de l'énergie entre les États-Unis et l'Europe font peser un grave danger sur notre industrie ma question donc les Français pardon pardon il faut remettre votre votre micro les Français les Européens restent-ils donc les idiots du village global en poursuivant dans le dogme du libre échange effrainé comment envisagez-vous l'évolution des rapports commerciaux entre les États-Unis et l'Union européenne vous y avez déjà un petit peu répondu merci pour votre question la parole est à présent à Pierre pribetiche très bien la question donc revient à Jean-Louis rouéas oui merci d'abord pour tous ces exposés passionnants le la BBC en particulier avait pointé de possibles conséquences importantes sur la politique africaine des des États-Unis c'est un sujet qu'on n pas abordé ce matin notamment l'administration Biden avait déclaré qu'elle investirait 55 millions de dollars en particulier dans des domaines de santé en Afrique l'Afrique c'est un lieu d'affrontement avec la puissance chinoise aussi et qu'en est-il de la politique africaine selon vous merci merci je donne la parole à Frédéric petit puis Karim bencher et François Hollande merci monsieur le Président il y a une autre question qu'on a pas du tout abordé on n pas du tout parlé d'ONU et je me questionne d'abord sur cette absence et aussi dans le cadre de l'Ukraine parce que je crois quand même que s'il y a aujourd'hui un seul garde-fou sur ce qui est acceptable et pas acceptable dans ce qui va se passer pour arrêter la guerre ou et cetera c'est quand même la charte de la Charte de l'ONU c'est quand même le respect des frontières c'est on peut dire tout ce qu'on veut je pense que enfin moi personnellement en tant qu'Européen ça fait partie des des des grandes lignes rouges c'est comment se on peut imaginer que l'Amérique maintenant va se situer par rapport à à l'ONU beaucoup parlent de réforme on n'est pas là mais et surtout moi je crois par rapport concrè très concrètement dans le cas de l'Ukraine par rapport à la charte qui est pas qui est pas respecté on est allé le dire à Poutine enfin l' est allé le dire à Poutine il y a 15 jours on peut on pourra pas faire le tour de cette question là et j'aimerais bien savoir comment comment cette épine va va être résolu merci pour cette question la parole à Monsieur Karim bencher merci monsieur le Président effectivement moi ma question était vraiment dans la droite ligne de mes deux précédents collègues c'est quel impact y a-t-il effectivement sur le système onusien quel impact y a-t-il encore un avenir à l'architecture internationale de paix en gros même si elle n'a pas produit beaucoup d'effets on va le dire ces dernières années que ce soit sur le conflit syrien sur le conflit ukrainien et encore plus sur ce qui se passe à Gaza mais il y a-t-il encore en fait est-ce qu'on est en train de prendre acte de la fin de l'architecture internationale de paix et ensuite l'autre question c'est sur les contributions américaines habituellement que ce soit les contributions volontaires aux Nations unies ou les cont attribution à la solidarité internationale euh et là je mets au regard de ce qu'on est en train de faire en France est-ce que c'est le moment pour la France de couper on l'a entendu ce matin dans cette même commission 30 % de son APD est-ce que c'est le moment de reculer sur ces contributions volontaires aux Nations Unies euh voilà merci merci la parole est à François Hollande merci d'abord pour la qualité des interventions ce que j'ai retenu de l'expérience qui fut la mienne peu de temps dans les rapports avec Donald Trump c'est que ce qu'il dit il va le faire il m'avait dit deux choses au moment où il était dans la phase transitoireacès au pouvoir qu'il allait annuler le contrat avec enfin l'accord avec l'Iran et qu'il allait déchirer l'accord sur le climat il l'a fait et aujourd'hui il sera tenté d'aller encore plus loin c'est-à-dire que tout ce qu'il a dit y compris avec les excès que l'on connaît il va avec toutes les libertés que lui offrira aujourd'hui le Congrès et le système institutionnel sans résistance aller jusqu'au bout de ses intentions ce qui veut dire pour l'Ukraine on a tous souri quand il a dit qu'il allait le régler en quelques jours mais il peut le régler en quelques jours car les relations qu'il a établie avec Poutine sont telles que les termes de l'accord sont déjà connus il abandonnera à la Russie les territoires conquis et il demandera à Zelenski d'accepter le compromis parce que Zelenski n'aura pas d'autre choix et que les que les Européens quoi qu'ils en disent aujourd'hui ne pourront pas faire autre chose que de participer à une conférence de paix et je suis d'accord dans laquelle la Chine la Turquie et l'Union européenne seront bien sûr invité de la même façon sur israël-pestine il ira jusqu'au bout de l'aide et du soutien à netanahou avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer y compris dans la confrontation avec l'Iran même si l'Iran n'est pas vraiment désireux d'aller jusque là enfin c'est la Chine qui est son objectif principal la Chine qu'il essaie de détacher pense-t-il de la Russie parce que il n'est pas encore complètement convaincu que la Chine et la Russie c'est le même bloc donc pour lui l'objectif c'est de régler la question ukrainienne et d'avoir comme confrontation principale la Chine je termine sur la question européenne parce que c'est le c'est c'est la réaction que chacun peut avoir en disant ça serait bien que l'Europe puisse se mettre en bonne disposition face à cette menace là oui mais l'Europe aujourd'hui elle est beaucoup plus divisée qu'elle nétait de 2016 à 2000 à 2000 à 2020 c'est-à-dire que l'Europe il y a une partie des dirigeants européens qui sont avec Donald Trump qui pensent comme Donald Trump qui croit qu'il sera possible même de convaincre Donald Trump je sais pas si Donald Tusk lui euh ira jusqu'au bout de ses intentions c'est-à-dire avec une Pologne qui se détacherait des États-Unis mais en réalité l'Europe c'est qui c'est quoi c'est la France l'Allemagne et la Pologne sur cette question si la France l'Allemagne et la Pologne réagissent de la même manière face à tous les enjeux que j'ai évoqué il est possible qu'il y ait à ce moment là une façon d'introduire un rapport de force mais est-ce que l'Allemagne tiendra bon alors qu'elle est la plus menacée par euh les droits de douane est-ce que la Pologne tiendra bon alors que elle est la plus liée à à l'Alliance atlantique et quand même la plus proche de la Russie et est-ce que la France tiendra bon dans l'état politique quielle le tient aujourd'hui merci beaucoup pour votre intervention je vous laisse répondre en forme de de conclusion en peut-être euh formulant ou reprenant l'idée euh de de de Karim bencher on a vu le président Trump dans sa quatre premières années euh tenter de déréguler tous les grandes organes de gouvernance euh mondiales on a parlé de l'ONU de l'OTAN mais également l'UNESCO euh le commerce international euh la culture enfin la culture vient de le dire euh tous les grands est-ce qu'il va pas aller plus loin pour justement retomber dans une forme de de fin de mondialisation d'État naation et de rapports de force là où on avait des états de des rapports de droit Onir des rapports de force quoi on voit très bien le le monde dans lequel on va merci merci beaucoup et je vais devoir vous quitter dans quelques minutes donc je vais essayer d'être très euh synthétique sur en fait la gouvernance mondiale le multilatéralisme en fait euh on a déjà une crise du multilatéralisme qui est qui est évidente on le voit euh euh avec le la paralysie en fait stratégique du Conseil de sécurité des nations- Unies en fait qui qui qui qui représente en fait euh la la la compétition entre les grandes puissances et et source du coup de blocage pour trouver en fait des des solutions aux crises et aux guerres euh d'aujourd'hui euh là aussi je pense que par rapport à votre question il faut se dire dire aussi que on est en train de voir une mutation de la gouvernance mondiale c'est-à-dire que on a tendance à penser en euroatlantique mais on voit aussi que les bricks sont en train de s'élargir l'alliance qui s'approfondit entre la Chine et la Russie entre la Chine la Russie l'Iran la Corée du Nord et donc ces alliances qui sont en train de se redéfinir et bien elle nous impose aussi à nous de réfléchir aussi sur nos propres alliances et comment on travaille avec les autres et et ça je pense que c'est aussi le côté justement soyons créatif d'un point de vue diplomatie d'un point de vue partenariat stratégique aujourd'hui on ne peut plus répondre aux questions climatiques aux questions énergétiques à la transition digitale sans inclure autour de la table ces autres pays que sont l'Inde que sont le Brésil et autres et ces pays-là se font d'ailleurs de plus en plus entendre et la preuve c'est queun solution à la guerre en Ukraine ne sera pas occidental ce sera un mix de ces pays autour de la table de dernière réflexion sur les propos de de de François Hollande moi je je suis tout à fait aligné avec avec cette analyse euh nous travaillons beaucoup parce que nous avons des bureaux à Paris Berlin et Varsovie en triangle vaimmar euh effectivement ce qui fait que ce triangle ne fonctionne pas aujourd'hui c'est que le leadership franco-allemand ne fonctionne pas et pour toutes les raisons que vous avez cité c'est-à-dire que Paris et Berlin aujourd'hui regarde dans des directions opposées sur pratiquement tous les sujets sur l'Europe de la défense sur la relation avec la Russie la relation avec les États-Unis il y a il y a plus aucun sujet finalement sur lesquels nous sommes alignés et ce qui fait que tous les formats de coopération qu'on pourrait coanimer français et allemands ensemble aujourd'hui sont grippés voire paralysés mais moi je crois beaucoup je parlais d'alliance sur la scène internationale aux alliances à l'intérieur de l'Union européenne et on pourrait jouer beaucoup plus avec vaimmar vaimmar plus parfois avoir les Britanniques aussi autour de la table qui sont très désireux comme vous le savez de renouer avec l'Union européenne notamment sur les sujets stratégiques de sécurité et de défense donc soyons aussi là inventif et pourquoi pas utiliser wemar justement pour recréer une forme d'alignement franco-allemand sur des sujets où nous ne sommes pas d'accord dernière chose et ça c'était mon message en en introduction je pense qu'une administration Trump il faut que nous soyons beaucoup plus astucieux en terme de comment on va parler discuter avec cette administration américaine sur tous les sujets importants et stratégiques pour nous que ce soit le climat l'Ukraine mais bien sûr le proche- Orient et donc à défaut d'un leadership franco-allemand fort aujourd'hui c'est c'est un énorme problème pour le moteur européen je pense et ça a été le cas pour le covid ça a été le cas pour la guerre en Ukraine que Bruxelles les institutions européennes ont un rôle à jouer les la les leçons qu'on tire de la gestion du covid et de la guerre en Ukraine c'est que les institutions européennees à défaut d'une cohésion ou d'une cohérence européenne et bien a à décuplé les outils les Levi dont ces institutions disposaient pour gérer l'aide et faciliter l'aide à l'Ukraine et puis répondre à la crise du covid notamment avec les vaccins euh donc là aussi c'est pour ça que je dis on a une opportunité devant nous certes pas avec une administration américaine euh facile mais avec laquelle moi je suis persuadé qu'on peut travailler on a une nouvelle administration américaine une nouvelle Commission européenne et donc c'est pour ça que je pense qu'on a un momentum pour travailler ensemble sur des choses très concrètes très pratiques faut pas être théorique à abstrait que les Américains faut être très concret et venir vers eux avec des propositions très concrètes qui peuvent les intéresser et dernière chose sur la Chine effectivement la Chine c'est la question existentielle pour Washington aujourd'hui il faut leur faire comprendre que on n'est pas dans l'autonomie stratégique mais qu'une position européenne qui est complémentaire stratégiquement complémentaire à la posture américaine peut-être un bénéfice pour les États-Unis et notamment à un moment où vous savez les pays comme l'Inde la Turquie le Brésil et d'autres ne veulent pas être alignés ou choisir entre les États-Unis et la Chine et donc l'offre européenne qui est aussi justement d'être pluri alignée est intéressante donc jouons cette complémentarité avec les Américains et vendons le bénéfice dont ils peuvent tirer de notre complémentarité avec eux voilà merci beaucoup merci on vous laisse vous échapper si c'est une contrainte forte que vous avez je la parole à Madame Laurence Nardon et puis madame CIA Belin moi j'ai pas grand chose à ajouter à ces propositions juste de dire qu'il faut se faire attention à ce que Trump va dire dès à présent parce que en réalité excuse-moi pardon pardon oui c'est un peu ex en réalité sa parole alors même depuis depuis ce matin sa parole est déjà impactante pour le monde sa parole est déjà performative donc il faut il faut pas attendre janvier prochain merci Madame Belin je crois qu'Alexandra deopcheffer a parfaitement résumé l'idée de ce monde qui va devenir plus compétitif plus prédateur mais aussi plus ouvert dans lesquels les Européens doivent absolument se montrer créatifs et c'est pas toujours le cas ils doivent se montrer unis et doivent se montrer créatif il faut une stratégie de l'Union européenne sur les États-Unis comme l'Union européenne a su en faire une sur la Chine sur l'Indo-Pacifique sur la sécurité économique il faut une stratégie de l'Union européenne euh sur la Chine sur sur les États-Unis proposition de la Commission et de du SEAE ensemble avec des conclusions du Conseil qui peuvent être adopté dès décembre pour poser un certain nombre de lignes rouges et faire des propositions créative concrète pour cette nouvelle administration merci beaucoup merci à nos trois intervenantes pour la clarté de nos vos propos merci chers collègues passez une bonne après-midi la séance est close
Bruno Belin