Budget : les parlementaires sous pression
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[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue C sens publique débat reportage chronique et expertise de nos invités c'est ce que l'on vous propose tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat avec au sommaire de ce 30 janvier trois lettres CMP pour commission mixte paritaire depuis 9h30 ce matin 14 sénateur sénatrice s députés sont réunis au Palais Bourbon pour accoucher d'une version du budget acceptable par les deux chambres un accord est-il possible quelles sont les dernières demandes des socialistes pour ne pas voter la censure et le rassemblement national peut-il lui aussi faire monter les enchères on répond à toutes ces questions dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission c'est autour d'un mot que je vous propose de débattre oligarchie aujourd'hui une oligarchie prend forme en Amérique AC une richesse un pouvoir et une influence extrême qui menace littéralement notre démocratie tout entière nos droits et libertés fondamentaux et la possibilité pour chacun d'avoir une chance équitable de progresser qui sont ces milliardaires de la tech qui menacent d'accaparer le pouvoir aux États-Unis comment Donald Trump les a-t-il séduit peuvent-ils comme Elon Musk le souhaite favoriser l'accession de l'extrême droite au pouvoir en Europe ne ratez pas l'analyse de nos experts ce sera dans 3/4 mais d'abord donc ce constat la France n'a toujours pas de budget la pression monte sur les parlementaires et pourtant les lignes rouges sont de nouveau de sortie Flor sauvage dès 9h30 ce matin 7 députés et 7 sénateurs se sont réunis en commission mixte paritaire pour tenter de s'entendre sur une version commune du budget de l'État sur le papier le gouvernement baïrou a les forces nécessaires pour parvenir à un accord car les membres du socle commun qui soutiennent l'action gouvernementale sont majoritaires sein de la commission mixte paritaire il y a h partisans de Monsieur berou et six opposants voilà et si ces h partisans se sont mis mis mis d'accord ce que je crois être le cas il y a pas grandchose à attendre de cette CMP s'il y a un accord sur l'essentiel reste en suspend l'aide médicale d'État réservé aux étrangers en situation irrégulière que les sénateurs LR ont réduit de 200 millions d'euros pour les socialistes c'est une ligne rouge nous ne voulons pas d'un gouvernement qui banalise or de l'extrême droite c'est ce que nous avons dit extrêmement fermement au gouvernement cette semaine on ne peut pas faire la courte échelle à Marine Le Pen en commission mixte paritaire le rassemblement national a haussé le ton ce matin menaçant le gouvernement d'une censure s'il maintient la réforme de la tarification de l'électricité une disposition qui pourrait provoquer le doublement du prix de l'électricité issu du nucléaire nous avons posé des lignes rouges soit es sont dépassé il y aura une censure soit elles sont pas dépassé il y aura pas de censure il n'en demeure pas moins que ce budget reste un très mauvais budget qui ne va nulle part qui ne répond à aucun défi orn comme Ops ont fait monter la pression sur le gouvernement si la contribution demandée au plus haut revenu en 2025 a été adopté la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été limitée à un an la commission mixte paritaire devrait poursuivre ses travaux vendredi en attendant le gouvernement avance sur une ligne de crête pour éviter une censure le gouvernement sur une ligne de crête et donc des parlementaires sous pression on en débat tout de suite avec Pascal Perino bonsoir bonsoir bienvenue à vous professeur émérite des universités à sciencesp et votre livre le goût de la politique un observateur passionné de la 5e République publié chez ODIL Jacob mélodie mocguem bonsoir et bienvenue vous êtes docteur en droit public enseignante à sciencesp Paris et vous publiez ce petit guide du contrôle parlementaire aux éditions l'armatan j'accueille également adriam rachet bonsoir bienvenue journaliste politique en charge de la gauche magazine Le Point euh votre dernier article tiens il raconte comment le premier secrétaire Olivier fort lance la la bataille du congrès socialiste je crois qu'on a toujours pas de date mais bon peut-être que ça viendra alors annonce entre juin et septembre ah ben voilà merci pour une première info dans notre émission et Sophie dravinel éitoraliste politique bonsoir Sophie bienvenue à à vous allez je j'ose Pascal Perino on parle beaucoup de de de période inédite de d'histoire de moments historique est-ce que cette commission mixte paritaire est l'une des plus importantes de notre histoire alors la commission mixte paritaire c'est un un une procédure j'allais dire extrêmement courante sous la 5e République donc il y a il y a rien d'exceptionnel cependant là il s'agit de tenter d'accoucher d'un projet de budget qui n'attirerait pas les foudres de l'Assemblée nationale en partant du budget tel qu'il a été voté par le Sénat puisqu'il y a eu un rejet à l'Assemblée nationale bien bien avant donc oui l'enjeu l'enjeu est lourd l'enjeu est important mais la procédure est tout à fait tout à fait banal mais même si cette commission mixte paritaire aboutit à un projet de budget l'affaire ne sera pas totalement bouclée parce qu'il faudra ensuite convaincre les députés de ne pas mettre en œuvre en particulier la motion de censure qui sera déposée ils l'ont déjà annoncé par etfi hein et là bien sûr tous les yeux sont tournés mais de manière un peu excessive vers le Parti socialiste parce que la grande nouveauté c'est que depuis ce matin le rassemblement national est aussi rentré dans le jeu et qu'on revient au scénario Barnier oui effectivement et on en parlera il y aura évidemment tout un chapitre consacré au au rassemblement national mélodie mocgruet donc si cette CMP est conclusive c'est le terme qu'on qu'on emploie qu'est-ce qui peut se passer euh après j'ai bien compris que ça veut pas dire que le budget sera forcément adopt alors quand une CMP est conclusive ils ont un accord sur un texte mais il faut absolument qu'il y ait un vote final à l'Assemblée nationale et au Sénat sur ce texte VO donc à la ligne prè c'est le mêmeex ligne pr il peut y avoir des amendements mais les amendements doivent être validés par le gouvernement et ils doivent être acceptés par l'Assemblée nationale et par le Sénat donc en gros sils arrivent à un accord là il y aura pas d'amendement ce sera ce texte là on sait déjà que en fait le budget c'est là on voit les oppositions donc par principe des groupes vont voter contre donc le gouvern ne va pas faire voter l'Assemblée nationale c'est pour ça qu'on sait qu'il va sûrement utiliser le 493 engager sa responsabilité pour éviter un vote de rejet quand on utilise le 493 à ce moment-là il n'y a pas de vote mais il y a le pendant qui est une motion de censure et c'est là tout le danger c'est là que que le destin de François Baayou peut rejoindre celui de Michel Barnier même si souvenons-nous c'était il y a pas si longtemps c'est sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale que Michel Barnet était était tombé que négoci les socialistes là en ce moment là dans cette salle on imagine être une petite souris dans cette salle du Palais Bourbon où les sénatrices sénateurs et députés sont réunis alors il y a deux choses il y a presque deux plans différents deux histoires différentes d'abord il y a ce qui se passe au sein de la CMP où en effet les socialistes veulent obtenir un certain nombre de de gages notamment éviter la baisse du budget de l'aide médicale d'État éviter en tout cas réduire certaines coup par exemple sur le budget de l'enseignement supérieur du sport il y a des questions de fiscalité donc il y a toute une série de choses que les socialistes veulent obtenir pour pouvoir dire nous nous sommes battus nous avons bien fait d'aller négocier nous avons obtenu toute une série d' faire la liste de tout mais il y a de l'autre côté tout ce qui va se passer ensuite même si la CMP est conclusive en dehors de la CMP une partie des socialistes ont fait des propos de François berou sur je cite une submersion sur un sentiment de submersion migratoire un casus Bell donc ce que dira François berou dans les prochains jours ou pas par rapport à ces proposl est-ce qu'il revient encore plus sur ses propos qu'il ne l'a fait au Sénat est-ce qu'il va encore plus loin est-ce qu'il reconnaît une faute et cetera comme certains socialistes le réclam ça ça aura une importance énorme donc il y a ce contexte là et puis aussi il y a le contexte interne du Parti socialiste où différents courants s'affronte l'aelle un peu plus réformiste qui elle est plutôt favorable à des compromis et une partie du courant d'Olivier fort qui commence à dire attention à ne pas être trop conciliant avec le gouvernement et avec effectivement ce ce congrès en en perspective j'allais vous poser comme question avant de voir le sujet de Flora sauvage est-ce que par rapport à la période Michel Barnier la culture de compromis a un peu progressé et puis j'ai vu ressortir cette expression ligne rouge dans la bouche des uns et des autres et je vous avoue que ça me désespère un peu il y a pas plus de de de volonté de compromis qu'avant ou quand même peut-être un petit peu la réapparition de cette idée de la ligne rouge bon c'est un plutôt un mauvais signe parce que il la ligne rouge appelle la ligne rouge hein oui chacun chacun le RN met le sien et puis ensuite pourquoi pas d'ailleurs des lignes rouges au sein même du bloc central Bonin donc il faut faire très très attention cependant il y a un petit espace que bargier Michel Barnier n'avait pas c'est tout même le fait que les socialistes ont pris une autonomie relative je suis bien d'accord avec le diagnostic qui a été porté c'est une autonomie relative et on voit bien que jusque dans les soutiens d'Olivier fort il y a ceux qui lui disent mais voilà qu'est-ce qu'on va gagner au compromis avec berou et qu'est-ce qu'on va perdre dans le cadre du du prochain congrès où la thématique toujours de l'union de la gauche du nouveau front populaire ameux les foules hein PLT aussi au au pas seulement aux militants au symp éurs et puis à des sympathisants et cetera bien que quand on regarde les enquêtes cette autonomie des socialistes rencontte un écho tout même dans l'opinion excès de fi ont fait que tout de même la stratégie d'autonomisation du PS est payante mais et c'est la dernière remarque voilà François Beyou a beaucoup négocié avec les socialistes et il a un peu oublié le RN vous savez c'est comme dans les stéréos he il faut que ça sorte des deux enceines sinon ça se passe mal hein et et ça ne suffira peut-être pas simplement d'utiliser voilà le sentiment de subversion migratoire he alors juste pour rajouter à ce que vous dites très justement peut-être l'idée que en fait les socialistes sont tiraillés entre deux choses entre deux sentiments celui d'une volonté de censure de la part des des militants des sympathisants aussi et en gros de d'un peuple de gauche mais la volonté aussi de faire adopter un budget et euh les Français s'en inquiètent non pas tant pour l'état de la nation que pour la situation de leur propre budget personnel et donc il y a une inquiétude qui monte et qui fait que les choses se temp dès que les députés socialistes sont partagés parlementaires entre les deux exprimé notamment je vous donne la parole tout de suite par le président du Sénat Gérard Larché qui était l'invité de France 2 ce matin qui en appelle au sens de responsabilité des socialistes écoutez les socialistes euh il il faut qu'il mesure leur responsabilité vis-à-vis du pays est-ce qu'on peut continuer à être sans budget avec les conséquences que ça a au quotidien pour les citoyens pour les collectivités territoriales pour le monde économique à un moment où la question de la remontée du chômage est une réalité à un moment où nous voyons que la croissance est au mieux à 09 dans l'année dernierre est-ce qu'on peut continuer à jouer de cette manière je pense que les socialistes sont des gens responsables et qu'à un moment ou un autre ils marquont clairement qu'ils sont pas d'accord avec ce budget l'idée de censurer à nouveau le gouvernement m'a paraît une idée IR responsable effectivement qui voudrait endosser la responsabilité d'une deuxième censure en moins de 3 mois mélodie alors même enfin on peut imaginer une deuxième censure par la suite mais là on n'est pas dans la même situation que le budget de décembre en décembre en fait il y avait une espèce de rustine qui est la loi spéciale qui permettait de pas de avoir de shutdown c'est passé il y a pas de difficulté mais ce n'est pas une loi de finance donc il va falloir avoir une loi de finance sinon il y a 18 millions de contribuables qui se retrouvent dans des tranches d'impôts qui ne sont pas prévu des mesures pour les agriculteurs le monde économique enfin on a vu oui ce que dit Gérard arch est juste il y aura des conséquences sur la vie quotidienne des fr exactement donc c'est ça devient très compliqué en réalité pour le PS et même pour on va dire le Ren qui se disait une droite plus responsable constructive et compagnie dans de de à nouveau censurer donc on peut se retrouver dans une situation peut-être un peu surprenante c'est-à-dire que il y aura pas forcément de vote de censure sur la loi de finance mais par contre dans dans de semaines dans 3 semaines nous avons la loi de finance de sécurité sociale on y revient qui fait tomberichich exactement et là par contre la motion de censure pourra être voté de façon beaucoup plus simple alors restons sur le Parti socialiste on parlera des autres c'est promis un peu plus tard dans notre débat je n'ai pas d'obsession PS à quel point vous avez commencé à l'évoquer mais à quel point les les pro et les anticensures se BAGAR là en ce moment alors il y a beaucoup de discussions internes et informelles au sein du Parti socialiste et j'ai envie de dire que jusqu'au bout la pièce pourra tomber d'un côté ou de l'autre et en fait ce qui est paradoxal pour Olivier fort d'une certaine manière c'est que ces derniers temps il a calmé on va dire son aile réformiste qui appelle au compromis qui est très sceptique sur l'alliance avec les insoumis donc cette aile historique qui lui est opposé il l' presque fait taire ces dernières semaines en tout cas depuis la chute de Michel Barnier mais ce qui est compliqué pour lui c'est que maintenant des protestations viennent y compris de de ses plus proches des députés qui l'a fait monter je pense à Arthur de la porte par exemple qui a clairement exprimer son envie de de censurer donc ce qui est très compliqué pour Olivier fort c'est que en fonction du virage qu'il prend il risque de s'attirer soit l'opposition de ses de ses opposants historiques soit l'opposition de ses proches donc c'est très compliqué il joue une séquence extrêmement extrêmement difficile et en effet beaucoup de socialistes réfléchissent à alors rien n'a été décidé pour l'instant mais en effet à des solutions alternatives c'est-à-dire comment on fait pour marquer une une opposition claire sans forcément sans sur le budget et par exemple sens quoi sans censurer sur le PLF et par exemple censurer plus tard sur le PLFSS ils sont dans la recherche d'une sorte d'équilibre parce que si jamais ils reviennent ils votent la censure qui reviennent sans rien immédiatement les insommis vont en profiter pour dire regardez depuis le début on avait raison donc en plus s ils sont scrutés par l'ensemble de leurs partenaires de gauche il y a quand même l'image d'un parti de gouvernement qui se joue un peu parce qu'elle oui bien sûr parce que au fond ce parti a mis du temps à a rentré dans une véritable culture de gouvernement on l'a vu même après 1981 quand François mitteran arrive au pouvoir il y a il y a de années en effet où le PS cherch à être un parti de rupture puis il se heurte à en même temps ça faisait combien d'années que la droite était au pouvoir ou oui bien sûr bien sûr mais il se heurent au mur économique et voilà c'est le fameux tournant de la rigueur et là ça devient un parti de gouvernement j'allais dire j'allais dire comme un autre dans la la cohabitation avec Chirac aussi G ement Jospin sera le gouvernement qui va privatiser le plus donc ils font les preuves en effet de leur capacité à être un parti de gouvernement mais ça fait très longtemps qu'ils sont dans l'opposition là maintenant hein et dans l'opposition les les vieux démons hein du parti de rupture surtout avec le compagnonnage avec le NFP et avec des écologistes qui sont aussi sur des positions parfois extrêmement audacieus au plan économique et social fait que ce parti a retrouvé un peu ses vieux démons vous savez les les les historiens qui ont beaucoup travaillé sur l'histoire du mouvement socialiste disent ce qui différencie le Parti socialiste des grands partis sociau-démocrates hein comme le SPD du du chanellier schols euh c'est le fait que c'est un parti qui a toujours eu du mal avec l'exercice du pouvoir et qui a du mal à assumer les contraintes du gouvernement et je trouve que dans les hésitations socialistes aujourd'hui c'est ce vieux démon cette vieille caractéristique du Parti socialiste on la retrouve allez le le coup d'œil dans le rétroviseur fait du bien SOP et moi je vais être beaucoup plus pragmatique et je vais vous dire qu'il y a des élections municipales qui se jouent aussi à la rentrée et que regardez pourquoi est-ce que Johanna Roland la mère de Nantes s'est exprimé je crois que c'était hier soir je parle sous votre contrôle en région parisienne avec un François Ruffin avec une manombri avec Clémentine je crois que manomri était avec Clémentine Clémentine otin Alexis corbert toute cette branche du NFP qui n'a aucune intention de se cinder ou même de de réintégrer une espèce de PS social-démocrate et ces gens-là savent très bien que l'enjeu c'est non seulement d'éventuelles élections législatives à la rentrée mais surtout les municipal ils n'ont aucune envie de perdre pour ceux qui en ont leur mairie je pense à Johann Roland mais je pense à d'autres et là c'est un petit espace dont vous nous parlez quoi quand M l'espace entre LFI et et la gauche réformé si je sont les dernières grandes villes de ce sont les grandes dernières grande ville de gauche qui ont besoin de cette union du NFP pour ensuite les régionales l'année d'après bon alors n'oublie pas que il y a quand même un enjeu majeur qui est de voter un budget la France on est le 30 janvier et on en a toujours pas et alors ce qui est intéressant on va en parler tout de suite avec Christopher coarez c'est que le il peut rentrer sur ce plateau he Christopher le le Haut Conseil des finances publiques bonsoir Christopher très heureux de vous accueillir sur le plateau de sens publicque puisque c'est votre première dans ce dans ce rôle au Conseil des finances publiques qui juge un peu optimistes les prévisions macro-économiques contenues dans ce nouveau projet de loi de finance tout à fait alors ce qu'il faut retenir de cet avis de 24 pages publié hier sur le site de ce conseil indépendant précisons-le hein et qui est porté par le premier président de la Cour des comptes pierre moscovicii et bien c'est que les prévisions de croissance d'inflation et de recette fiscal restent surévalué alors dans le détail on va regarder ces trois chiffres la prévision de croissance fixée par le gouvernement baayrou à 0,9 % reste supérieure à celle du consensus des économistes qui tape plutôt sur 0,7 % jugeant tout de même atteignable he mais un peu optimiste au vu des indicateurs conjoncturels les plus récents même chose pour les prévisions d'inflation plus 1,4 % un peu élevé au vu des tendances récentes et de la tenonie de la demande quant à la nouvelle cible de déficit choisi pour cette année de 5,4 % du PIB contre 5 % on le rappelle visé par le gouvernement Barnier elle offre je cite peu de marge de sécurité en cas de dépenses imprévu les dépenses justement Thomas et bien les membres du Haut Conseil s'interrogent là aussi la cible d'évolution des dépenses publiques prévues pour 2025 est ambitieuse elle suppose un net ralentissement des dépenses des collectivités locales et une forte maîtriser dépenses d'assurance maladiie qui ne sont pas acquis que suggèrent les sages alors ben sans aller jusqu'à contester la sincérité de ce budget ce qui provoquerait d'ailleurs la censure du projet par le Conseil constitutionnel et bien ce Haut Conseil tout bonnement demande à François baayrou de prévoir un plan B cette alerte d'ailleurs rejoint celle du rapporteur du budget à l'Assemblée nationale le député les centristes de la Marne Charles de Courson qui hier dans les colonnes des échos est tiré lui aussi la sonnette d'alarme tout est réuni pour que ce budget dérape d'une part parce que la discussion parlementaire se fonde sur des hypothèses en décalage avec la réalité d'autre part nous avons 10 milliards qui risquent d'être invalidés le déficit sera pire qu'annoncé alors que celui-ci est déjà inquiétant merci beaucoup Christopher à tout à l'heure pour notre second terme on va filer aux États-Unis avec le pouvoir des oligarques les de la tech ça promet aussi d'être passionnant je vais je vais être volontairement provocateur Adrien Brachet est-ce que dans ce qui se discute en ce moment là au Palais Bourbon ils en parlent vraiment de l'équilibre budgétaire alors en fonction des camps politiques chacun en parle plus ou moins chacun certains insistent plus sur les dépenses d'autres davantage sur les recettes chacun a un petit peu sa propre façon d'aborder le la question de dépenses publiqu c'est-à-dire que mais est-ce que ce sont pas plutôt les alors j'aiemploy une l rouge d'un côté l'autre mot c'est totem est-ce que c'est pas plutôt chacun son son totem là sa victoire qu'on voit afficher quel que soit c'est ça quiqué le contexte budgétaire qui est extrêmement compliqué même le contexte euh mondial même sur le les questions économiques Donald Trump et C vous allez en parler tout à l'heure et à côté il y a le sentiment que chaque formation politique qu'elle soit de droite ou de gauche se recroque vie en effet sur des totems sur des questions d'affichage et n'ont pas du tout intégré encore cette fameuse culture du compromis de la discussion euh que euh certains appellent de leurs vœux donc il y a il y a en effet une forme de décalage entre la la situation à la fois sociale et la situation budgétaire et la situation internationale et en effet les les les les discussions qu'il peut y avoir les tentatives d'affichage des uns et des autres c'est et voilà c'est vrai que je je me pense que vu de du point de vue de certains Français dire euh ce qui va jouer sur le budget dépend de du rapport de force entre les courants internes du parti socialiste je pense qu'un certain nombre de Français peuvent être surpris pour dire les choses gentiment en en voyant ça ouis le le le ha conseil des finances publiques donc qui dit c'est un peu optimiste il y a pas le Moot insincère Pascal Perino mais est-ce qu'il y a déjà eu un budget sincère vous voyez ce que je veux dire depuis depuis décenes il y a bientemp euh mais on va pas nourrir la nostalgie euh en effet c'est ça s'expriment en terme élégant hein mais ils disent la nécessité de penser un budget dans un contexte global HM et là on a l'impression quand on regarde des membres de la classe politique que le jeu de réflexion sur le budget est totalement introverti untel pense en effet à son prochain congrès tel autre pense à la prochaine élection présidentielle tel are pense aux prochaines élections locales je dire ça n'est pas à la hauteur de l'enjeu hein parce que bon s'il y avait pas de budget c'est dramatique hein euh je reprends l'expression tout à l'heure de Marine Le Pen elle dit bon euh ça sera de toute façon un mauvais budget non cherchons un budget imparfait comme le sont tous les budgets depuis de très longues années mais il faut chercher un budget imparfait et un budget qui prenne tout de même en compte le contexte économique le contexte financier et pas simplement le contexte politique et le jeu des partis hein parce que là il risque d'y avoir une sanction de l'opinion publique quand vous regardez les enquêtes ça me frappe depuis 15 jours ça se tend beaucoup en terme d'inquiétude et en terme de colère éventuelle de l'opinion publique contre ceux qui auraient mener très mal la barque budgétaire notamment des milieux économiques on y vient dans dans un instant avec vous Sophie vouliez prendre la parole oui non juste voulais rebondir en effet je pense que ce qui manque c'est une vision globale sur cette question budgétaire c'estàd queon a l'impression que ce budget vous savez c'est un peu comme une voiture qu'on désosse c'estd il y en a un qui dit moi je prends le frein moi je prend le rétroviseur et au fond chacun essaie de prendre sa petite victoire mais personne n'est capable de produire une réflexion de fond et globale sur le budget qu'il veut et c'est peut-être aussi ça qu'il manque et d'ailleurs qui fait que le débat manque je pense de beaucoup de lisibilité pour les Français avec quand même François Baayou peut-être faire attention aussi mélodie mgouré parce qu'il y a rappelons-le une commission d'enquête parlementaire sur le le dérapage du duo à tal le maire hein donc peut pas faire non plus n'importe quoi avec les finances publiques c'est c'est que au moment où justement à l'Assemblée chacun démentelle le le budget en réalité il y a une commission d'enquête de la commission des finances sur les problèmes budgétaires et là aussi on se retrouve dans un espèce de paradoxe parce que le Président c'est le président de la commission des finances qui est les fi les rapporteurs ben il y en a un de la majorité et il y en a un qui est UDR et donc ils ont pas du tout les mêmes objectifs à part de montrer que tout ça était très mal géré mais ils ne pensent pas à la gestion actuel et à venir c'est quand même assez paradoxal voilà d'utiliser un outil parlementaire mais quelque part juste pour plus de communication ouais euh vous le disiez Pascal il y a il y a quand même pas mal de voix qui commencent à à sélevé et dans les milieux économiques on pourrait dire que l'inquiétude elle est en train de laisser place à à la colère je propose d'écouter le président du MF il était sur RTL ce matin et il réagit au propos de Bernard Arnaud le PDG de LVMH qui lui est très remonté contre la surtaxe d'impôt sur les sociétés écoutez il a évidemment raison comme d'autres grands chefs d'entreprise qui sont exprimés dans le même sens euh sur la fiscalité bien sûr maisichin Air France total énergie bien sûr ils sont tous adhérents du medf moi je voudrais exprimer le point de vue de tous les adhérents du medf ou 200000 entreprises plus de 100 millions de salariés moi je sens la colère monter l'incompréhension tourne à la colère ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison ils ont raison mais ils ont raison Bernard Arnaud aurait raison de quitter la France et délocaliser qu'est-ce que vous voulez il y a une rationalité économique nous on est là les entrepreneur pour faire de la croissance pour investir pour innover pour embaucher et vous nous dites Sophie que les les grands patrons français on l'a vu en colère sont confrontés à un trilème absolument déjà cette colère concerne les dirigeants des 440 entreprises qui dépassent 1 milliard de chiffres d'affaires en 2024 ils devront verser une contribution calculer sur le montant de leurs impôts sur le bén les entreprises vont devoir verser hein c'est pas les patrons heinent non absolument les entreprises ça concerne aussi les salariés ça absolument tout le monde de leurs impôts sur les bénéfices plus ou moins importants selon qu'ils sont en dessà ou au-delà des TR milliard donc de chiffre d'affaires cette contribution devrait rapporter 8 milliards d'euros à l'État et elle est dite exceptionnelle parce qu'elle n'est prévue que pour un an sauf que les grandes sociétés évidemment n'y croient pas donc face à face à elle un trilemme alors le voilà ce tril alors c'est comme un dilemme mais avec trois entrées la France dans laquelle ils sont tout de même bien installés hein on se souvient des soutiens de l'État lors de la crise du covid mais qui leur demande aujourd'hui de participer à l'effort de guerre ça c'est la première entrée absolument une Europe qui est une garantie force économique face à la Chine ou aux États-Unis mais dont la bureaucratie les é tout frais et la troisième enfin cette Amérique de Donald Trump et d'Éon musk gral présumé en matière de coupe des dépenses publiques mais fortes menace aussi en matière de protectionnisme nationaliste et vous nous dites que même les plus raisonnables protestent oui il y a ceux comme Bernard Arnaud qui sont des habitués des allers-retours avec les États-Unis depuis 1981 et l'arrivée en France de François mitteran qui déjà lui faisait craindre le pire pour ses affaires il était chercher l'ambiance très libérale des années ran pour lutter contre le protectionnisme américain il y a le protectionnisme américain il y a implanté des usines comme au Texas en 2019 lui permettant d'entretenir de bonnes relations avec Donald Trump et d'en tirer avantage pour d'autres de ces affaires mais il y en a d'autres comme le groupe Michelin dont le cri de protestation contre l'Europe est sans doute plus audible dans la société il était auditionné au Sénat le 22 janvier dernier on les écoute on essaie d'être bons citoyens et on a vraiment envie de faire progresser socialement les choses en profondeur mais là on a une machine qui est complètement emballée et complètement déréglée en Europe c'estàd que on a vraiment un sujet qui va pas du tout alors l'Europe justement a-t-elle conscience de de de ces difficultés en tout cas Thomas l'Europe a présenté mercredi sa doctrine pour les 5 années qui viennent pour rendre le continent plus compétitif sur la scène mondial avec à la clé un allègement drastique je cite du fardeau réglementaire et administratif qui sait si le choc annoncé des mesures américaines ne pourrait pas avoir un effet bénéfique en Europe et pourquoi pas chez nous effectivement on alors j'ai écouté Patrick Martin ce matin il disait aussi il n'écoute même pas on parle un mur à propos des des politiques Pascal Perino mais ça c'est terrible voyez est-ce que c'est nouveau peut-être qu'à ce point-là parce qu' ils n'ont pas eu l'habitude oui c'est nouveau vous prenez de depuis au fond que Emmanuel Macron est au pouvoir en 2017 il y a eu pendant allez 5 années on peut dire à peu près de bons rapports entre les forces économiques et et les forces politiques de la majorité au pouir on résumé en disant la politique de l'offre tout à fait la politique de l'offre et bien sûr les dirigeants d'entreprises et les entreprises françaises simplement dans la concurrence internationale s'y retrouvait alors il est vrai que depuis quelques années particulièrement de ces depuis ces difficultés budgétaires ils peuvent avoir l'impression qu'ils ne sont plus entendus parce que cette contribution exceptionnelle qui devrait durer un an de 8 milliards par exemple elle a été votée par la majorité sénatoriale hein qui est une majorité sénatoriale de de de droite et et et du centre là donc en effet ils peuvent avoir l'impression que de toute façon ils sont pas entendus par la gauche ils ne sont pas entendus par le rassemblement national et voilà les forces qui leur prêtaient une oreille attentive ne leur prêtent plus une oreille attentive leur disant écoutez pendant un an vous allez faire un un gros effort hein bon et d'autre part on a l'impression aussi que le dialogue tout simplement social entre ces forces vives ne se fait pas et que la c'est la France qui paye parce que vous avez vu les prévisions du taux de croissance maintenant on est très nettement en dessous de de de 1 % le chiffre je regardais ça récemment des fermetures d'entreprises 66000 le dernier chiffre de fermeture d'entreprise c'est-à-dire on arrive là là dans une situation qui est une situation très préoccupante où tout le monde va payer pas simplement les dirigeants d'entreprise mais bien sûr tous les salariés les salariés les cadres et à chaque fois on dit ah mais oui mais c'est pas grave il y aura moins de dividendes pour les actionnaires mais enfin n'oublions pas les salariés de ces entreprises mais alors pour aller même dans votre sens les secteurs différentes filières vous disent ils ne savent même plus à qui parler parce que ils avaient l'habitude de parler aux membres du gouvernement moins au Parlement donc là ils ont réappris qu'il fallait aller voir les sénateurs pour faire du lobbying façon parler mais pour pour sensibiliser leur secteur l'assemblée est tellement morcelé c'est tellement compliqué et le gouvernement change tous les trois mois donc avoir rendez-vous avec un ministre qui de toute manière va partir ils n'ont plus confiance dans dans la classe politique globale Adrien brchet oui je pense qu'il y a un fort sentiment que ce soit des milieux économiques mais d'ailleurs de beaucoup de salariés aussi de de d'impuissance c'est-à-dire qu'il y a le sentiment que le l'Assemblée nationale est tellement morcelé qu'au fond voilà on en vient à discuter du budget et cetera mais qu' a aucun une politique de long terme qui ne peut être discuté notamment sur la politique industrielle sur la politique économique c'est comme si tout était hypothéqué et même moi je vois quand je parle avec les députés y compris beaucoup d'entre eux sont très frustrés parce que beaucoup de députés ont le sentiment d'être plongés sans cess dans les affaires politiques courantes très immédiates du fait du morcellement de l'assemblée et ont le sentiment de ne pas pouvoir avancer sur quand il reviennent dans leur circonscription ce que disait Pascal tout à l'heure il commence à y avoir quand même une une monter et pas seulement des des chefs d'entreprise pour dire bah attendez là le pays est en train de se de se bloquer quoiement les différents électorat réagissent différemment c'est a des contextes qu'il faut lire aussi la position des différents députés en fonction de la sociologie de leur circonscription notamment les députés socialistes n'ont pas tous la même position parce que certains sont essus de circonscription rurale d'autres urbaines d'autres donc ça aussi ça joue énormément mais beaucoup d'élus sont revenus par exemple des des cérémonies de vœux avec le sentiment qu'il y avait une inquiétude très particulière sachant que encore une fois il faut faire attention parce que c'est une sociologie particulière qu'on retrouve dans les cérémonies de V mais mélodie muet ça ça pour c'était une occasion je vais parler à à l'imparfait c'était une occasion de prouver que le parlementarisme est renaissant et que la culture du compromis peut avoir de bons résultats et je parle à imparfait mais parce que en fait ça met du temps on a été tellement longtemps sur un fait majoritaire fort surtout depuis 2002 où le président de la République est élu en même temps que l'Assemblée nationale on av l'impression déjà rien que l'Assemblée nationale était une simple chambre d'enregistrement le Sénat on savait que ça fonctionnait bien mais l'Assemblée nationale était vraiment vu comme on acte la volonté du gouvernement et du président de la République depuis 2022 il y a un changement on revient vraiment à l'origine qui est un régime parlementaire avec des pouvoirs forts d'un président donc les parlementaires ont pris le le pouvoir mais ils n'ont pas compris que pour ça il faut faire des compromis surtout à partir de 2024 après on voit quand même des avancées hein au mois de juillet je vous rappelle que la gauche est arrivée NFP ensemble en disant nous avons notre premierre ministre qui est luciy Castet et nous ne discuterons pas oui le programme que le programme exactement alors qu'à partir de décembre le PS et d'ailleurs même les écologistes et les communistes sont venus discuter les écologistes et les communistes sont partis mais le PS a continué à discuter donc on va dire que le compromis c'est quelque chose d'assez neuf et ça va pas mettre 3 mois mais plus longtemps à venir en France allez un dernier chapitre qui n'est pas le moins passionnant pendant ce temps-là que fait le rassemblement national on a le sentiment qu'il attend son heure écouter le député le pénis de la Somme Jean-Philippe Tangui c'était ce matin sur France Info avoir un budget pour avoir un budget s'il y a pas de politique derrière et si c'est un budget qui valide une politique d'inertie de n'importe quoi et qui ne voit pas les qui ne traite aucun problème moi ça pose un problème VO après c'est pas moi qui prend une décision souveraine on va essayer déjà de comprendre qu'est-ce qu'il y a concrètement derilleère ce budget ce qui aujourd'hui une fois plus est très difficile pour nos compatriotes et pour les parlementaires et après on prendra une décision évidemment en groupe Pascal Perino ça semblait assez difficile depuis de de TR semaines d'anticiper la stratégie du rassemblement national est-ce que on commence à y voir un peu plus clair oui il y a une période où on s'est dit tiens le Front National est rentré il regarde le spectacle de loin bon c'était lié largement aussi à la disparition de Jean-Marie Le Pen et à la période de deuil qu' a connu Marine Le Pen et donc il n'y avait plus tout à fait de de de patron au groupe parlementaire ça y est maintenant elle est revenue elle est revenue dans le jeu et on s'aperçoit que ça y est les lignes rouges elle utilisait tout à l'heure les lignes rouges ça y est elle ressuscite le terme des lignes rouges et Monsieur Tangui que l'on vient d'entendre a parlé haut et fort sur les tarifs de l'électricité en disant que pour eux c'était une ligne justement à ne pas dépasser donc à nouveau on sent les les menaces est-ce qu'ils iraient jusqu'à voter rapidement euh sur le projet de budget une motion de censure et les fill ils l'ont déjà fait une fois on peut le faire deux fois on peut le faire trois fois parce qu'on y prend goût peu à peu hein mais ça n'est pas évident ce qui ne veut pas dire en effet que voilà ils ne passeront pas le moment venu en fonction de l'agenda politique tel qu'il le prévoit à une motion de censure pour déquiller le gouvernement le gouvernement Beyrou et mettre tout le poids de la responsabilité sur le président de la République ou entre 2022 et 2024 le RN avait l'habitude de voter les motions alors la pass à l'époque c'était la nupes mais c'est c'était ça il le faisaent très souvent après ils avaient pas une majorité suffisante pour faire tomber le gouvernement mais donc donc c'est pas dans leur tactique depuis 2022 c'est c'est assez habituel mais on a bien vu comment ça s'est passé avec Michel Barnier qui qui avait fait peutêtre contre un eff forcé de du RN son interlocuteur principal avec cette espèce de j'allais dire course à l'échalotte c'est un peu ça quoi c'est voilà il y avait jamais assez de de de de promesses tenu par par Michel Barnier est-ce qu'il y a le risque que la même situation d'après vous se reproduise pour François Baayou ah bah là c'est très clair l'article de commcer voilà l'article 4 a été voté en CMP l'article 4 sur l'électricité donc ils ont préparé leurs éléments de langage si ils votent la motion de censure sur la loi de finance ou sur la loi de finance de sécurité sociale c'estàd qu'en disant bon ben voilà l'ame l'électricité là on était pas d'accord excusez-moi voilà là ils ont laissé on a laissé parce qu'il fallait un budget mais sur la sécurité sociale vous nous rajoutez ça bah maintenant on s'ens enfin là ils préparent justement tous leurs éléments pour dire c'est on arrête de jouer votre avis oui l'enjeu pour le rassemblement national c'est aussi de revenir dans le jeu parce que au fond depuis le mois de de décembre en fait depuis la constitution du gouvernement dans les négociations le gouvernement et notamment le ministre de l'Économie Éric Lombard s beaucoup tourné vers vers la gauche vers les socialistes justement avec l'idée de François Beyrou de ne plus dépendre uniquement du rassemblement national comme c'était le cas de son prédécesseur et donc je pense qu'il y a aussi un besoin pour le rassemblement national de rappeler qu'ils sont dans l'arène de rappeler que eux aussi doivent être pris en compte donc après voilà il faudra voir quelle est la part de de de de posture et et quelle est la part de de de véritable mise à l'action possible on va dire mais en tout cas je pense qu'il y a un véritable enjeu pour le rassemblement national après comme l'a dit Pascal une une une phase où on les a quand même senti un petit peu à l'écart quit si je peux me permettre à à voter des motions de sensure différente finalement qui viendrait annuler poser un geste tout en ne permettant pas qu'il aille au bout de son effet oui après ils l'ont montré à plusieurs reprises quand il dépose une motion de censure et que le NFP dépose la motion de censure il vote aussi avec le NFP alors que le NFP ne vote jamais la motion du RN ENF le PS peut s'arranger pour prop POS une motion de censure qui soit qui ne puisse pas être signée par le RN mais le contenu de la motion il l'ont montré parce que sur la motion VO apporte peu le RN explique que c'est autre chose et l'agenda en fait de Marine Le Pen excusez-moi a été a été quand même assez clair hier soir elle disait nous voulons une une dissolution assez rapidement et donc pour ça il faut que des gouvernements tombent c'était le retour de Marine Le Pen Adrien Brachet hier soir c'est vrai qu'il y a eu cette période de deuil donc elle était chez nos confrèresci ça y est quoi elle a elle reprend en main le elle revient mettre la pression montrer qu'elle est là dans le dans le paysage politique et en effet elle rappelle que elle a des intentions électorale très CLA et donc en effet si ils veulent une dissolution rapide il faut mettre la pression et donc il faudra que des gouvernements chutent pour d'une certain d'une certaine manière acculer Emmanuel Macron et le et lui forcer la main ouais Pascal Perino la la la relation entre François baayot et Marine Le Pen qu'est-ce qu'on peut en dire parce que il y a quand même un certain nombre de signaux et pas seulement depuis quelques jours que euh que François baayrou a envoyé à à la à la créatrice du rassemblement national oui oui le sur le financement des partis politiques sur le le jugement concernant les les les emplois j'allais dire fictifs c'est pas exactement le terme mais de du Parlement européen et cetera et cetera il a envoyé les signaux Rapp les rapports de François Baayou historiquement avec Marine Le Pen n'ont jamais été personnellement dégradé il lui a fait même quelques fleurs et cetera donc il a rapports civil c'est la même chose avec Eric cotti aussi il a il a de bons rapports c'est un vrai parlementaire hein François Baayou il a il a des amitiés larges et puis il est centriste donc voilà il répartit son amitié sur l'ensemble de l'arc parlementaire est-ce que c'est pour autant suffira pas ça ne suffira pas parce que là le le le le rassemblement national est en train de réfléchir à son agenda politique ce qui vient d'être dit et s'il considère que la chance pour Marine Le Pen de l'emporter à une présidentielle c'est à brève échéance et non pas l'échéance lointaine de 2027 ils vont tout faire pour accélérer le calendrier ou mais mais le calendrier c'est Emmanuel Macron qui le a la clé pour l'instant on imagine mettre une pression sur un président de la République mais on voit bien que même quand le le président de la République a la pression c'est c'est lui qui décide et qui décide parfois de manière de manière un peu rocambolesque oui votre avis sur le le le relationnel Baou Le Pen est-ce que ça peut jouer ou pas du tout vous savez tout ça se joue en ce moment sur tellement peu de choses que bien sûr le le relationnel peut avoir un impact mais parmi tellement d'autres enjeux et tellement d'autres paramètres que au fond oui ça peut jouer à un ou deux moments mais surtout que Marine Le Pen n'a pas arrêté de dire nous nous réclamons le respect et cetera donc là ça peut jouer mais à la fin il y aura deux choses qui compteront c'est les mesures de fond qui sont adoptées et en effet le cal politique des uns et des autres ce que veut faire le rassemblement national ce que veulent faire les socialistes c'est comm on parle beaucoup d'éc Lombard qui est un ami d'Olivier fort ça peut aider dans le casadre des discussions à mettre un peu d'huile dans les rouages mais ce n'est pas une relation d'amitié ou de proximité qui à la fin fera tomber la pièce d'un côté ou de l'autre ou et le calendrier judiciaire justement mélodie m concernant Marine Le Pen le 31 mars Marine Le Pen saura si déjà elle est condamné et si son élection enfin si elle ne peut pas se présenter en tout cas pendant au moins 1 2 ou 3 ans voilà si c'est suspensif ou non donc elle a prévenu qu'elle ferait appel donc c'est vraiment très aléatoire il y a une QPC c'est une question de de constitutionnalité de priorité de voilà merci question prior constitutionnalité voilà qui va répondre à cette à ce sur ce sujet au mois de mars doncant avant le jugement pas sur Marine Le Pen mais sur un un un autre élu et donc qui alors juste parce que je découvre ça qui répondra à quoi à la question si un appel peut-être suspensif dans le cadre d'une d'une peine d'inéligibilité c'est ça exactement pour un élu je crois que c'est un élu de de Mayotte et donc le Conseil constitutionnel va répondre sur ce sujet donc à mon avis le RN attend la décision du Conseil constitutionnel pour savoir si ce sera suspensif ou non et si elle peut faire voilà comment comment ça peut se passer tout ça aussi a un impact dans dans le calendrier et dans l'agenda clairement est-ce que c'est un tabou au rassemblement national d'une d'imaginer une campagne présidentielle sans Marine Le Pen est-ce que c'est le est-ce que personne n'en parle ou est-ce que malgré tout il faut s'y préparer bon pour l'instant c'est un tabou mais comme tous les tabou on cherche à les contourner et donc on en parle il suffit quand vous rencontrez un élu du RN voilà il envisage lui-même tout en s'indignant bien sûr de de voir éventuellement Marine Le Pen écarté d'une présidentielle et bien à qui pourrait-on penser et bien sûr l'hypothèse euh Jordan Bardella apparaît extrêmement rapidement ça se fait d'autant plus que voilà Jordan Bardella est aussi testé maintenant dans les enquêtes par les instituts de sondage dans le cadre d'une présidentielle hein donc il est légitime que voilà ces ces militants pense à l'après Le Pen éventuellement merci à tous d'avoir participé à ce débat je rappelle euh les titres de vos livres mélodie mur ce petit guide du contrôle parlementaire aux éditions larmattan et Pascal Perino le goût de la politique aux éditions ODIL Jacob Adrien braché on voulait évidment chez nos confrères dans le magazine l'excellent magazine Le Point à très bientôt sur sur public ca
Jean-Philippe Tanguy