Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 février 2021 22 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & international

Emmanuel Macron et la gestion de la crise sanitaire - C à Vous - 26/02/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteRéponse directe

    À qui donnez-vous raison ? À qui ?

  • 1:31RelanceRéponse directe

    Pourquoi un confinement comme en mars n'aurait pas l'effet qu'il a eu en mars ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Un petit mot politique sur l'initiative de la mairie de Paris ?

  • 11:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que, d'un point de vue épidémiologique, les confinements de week-end ont du sens ?

  • 13:49OuverteRéponse directe

    Le rebelle que vous êtes, est-il sensible à l'argument d'Anne Hidalgo pour refuser le confinement à Paris ?

  • 14:24OuverteRéponse directe

    Quelles sont les réflexions d'Emmanuel Macron sur le pass sanitaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:28InvitéChiffre
    « Le 15 mars, vous vous souvenez, on a confiné. Si on avait confiné 7 jours avant, on aurait eu 13 000 morts au moins. »
  • 7:37InvitéChiffre
    « Si on avait confiné 7 jours après, on n'aurait pas eu 13 000 morts en plus, mais 53 000 morts en plus. »
  • 14:43Invité politiqueFait
    « Nous allons mettre en place une organisation à travers ce que j'appellerais un pass sanitaire. »
  • 15:00Invité politiqueFait
    « Quand je dis pass sanitaire, c'est que ça ne peut pas être soumis au vaccin. »
  • 17:40InvitéChiffre
    « 80% de la population des EHPAD qui a accepté de se faire vacciner en bénéficie. »
  • 18:51InvitéChiffre
    « On a le taux le plus élevé de vaccination chez les personnes âgées. »
  • 20:34InvitéChiffre
    « On a mis un an pour trouver un vaccin. »

Temps de parole

  • Invité39 %
  • Invité 227 %
  • Invité 314 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 44 %
  • Emmanuel Macron3 %

8,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Juste un mot avant d'entamer cette émission pour vous dire que c'est la dernière ce soir pour Stéphanie Seckville, rédactrice adjointe de C'est à vous depuis 10 ans. C'est une sacrée page qui se tourne pour elle et pour tous ceux qui l'aiment ici, qui sont nombreux. Et on voulait lui dire merci, donc un grand merci Stéphanie. Bonsoir messieurs.

0:18
Invité

Bonsoir.

0:19
Présentateur

Vous aussi vous avez un mot à dire à Stéphanie Seckville ?

0:21
Invité

Ah bah oui, on l'adore.

0:22
Présentateur

Ah bah voilà.

0:23
Invité

Bah oui, elle est formidable.

0:24
Présentateur

Exactement, elle va continuer à travailler pour 3ème oeil. Bah faire autre chose, ça va être bien. Oui, exactement. Bonsoir France-Olivier Gisbert, journaliste éditorialiste au point. Bonsoir Professeur Amouyel. Merci à tous les deux d'être venus et de Marseille et de Lille où vous exercez habituellement.

0:38
Invité

Et nous voici donc à front renversé. Vous vous souvenez, fin septembre, quand le gouvernement avait fait fermer les bars et les restaurants de Marseille, l'actuel maire Benoît Payon avait dénoncé un outrage aux Marseillais. Aujourd'hui, ce sont les élus locaux à Metz, à Dunkerque, à Paris, qui réclament un confinement à un gouvernement réticent, qui ne veut user de cette arme qu'en dernière extrémité, ce qu'a répété Jean Castex hier. À qui donnez-vous raison ? À qui ? Je pense qu'un confinement, comme on l'a connu en mars, n'est pas raisonnable et ne va pas avoir l'effet attendu. Je crois qu'il faut bien comprendre ça. Un confinement comme celui de novembre peut être adapté.

En revanche, là, on est dans une situation qui est différente. Certes, l'épidémie est à un niveau élevé, mais on a des vaccins. On a des variants. Il faut faire la course entre les variants et le vaccin.

1:31
Présentateur

Professeur Mouyel, je ne comprends pas pourquoi un confinement comme en mars n'aurait pas l'effet qu'il a pu avoir en mars et qu'il a eu en Allemagne et en Angleterre un confinement strict fait baisser le nombre de contaminations.

1:42
Invité

Quand vous confinez, quand vous confinez simplement, vous gelez le système. Ce qu'il faut, c'est pendant le confinement, faire des dépistages massifs pour identifier les individus, réduire au maximum le taux des infections. Ça, on ne l'a pas fait. On n'avait pas de test à l'époque, rappelez-vous. C'est ça qui serait important. On ne parle que de confinement. Il faut parler de confinement, de dépistage, d'isolement et de vaccination. C'est ce package-là qui est important. Quand on dit confinement, c'est une mesure qui est rassurante. On se dit qu'on va faire un confinement, c'est une pensée magique. Tout va s'arrêter et la vie va reprendre comme avant. Non, on l'a vu deux fois de suite déjà.

L'idée, c'est de confiner, mais de faire un plan de sortie de confinement et de réduire l'épidémie pour justement attendre qu'on puisse avoir vacciner tout le monde pour s'en sortir complètement. D'autant plus que ça poserait sans doute, dans le cas où ce serait possible de confiner trois semaines pour tout rouvrir ensuite, ça poserait de sacrés problèmes à la réouverture. Parce que vous imaginez, qu'est-ce qu'on ferait des Français qui voudraient venir à Paris pour profiter des restaurants et des bars ou des musées, des théâtres qui seraient seuls ouverts en France ? On les arrêterait au périphérique ? Enfin, ce serait quand même assez compliqué, non ?

Oui, mais ceux qui parlent de confinement, en fait, je pense qu'ils se trompent d'années. Ils se croient encore en 2020. Moi, je pense que ça a été un échec. On a bien vu, parce que... Et ce n'est pas à cause du déconfinement. Un échec, pas un échec sanitaire. Non, ça a été un échec parce que le Covid est resté. Il était là, il est tapis, et puis il est ressorti. Il ne s'agissait pas de l'éradiquer, Franck. Non, mais je remarque quand même qu'il y a des stratégies qui ont fonctionné en Asie, notamment en Corée du Sud. Je ne parle pas de la Chine parce que je ne crois pas aux chiffres de la Chine.

Mais en Corée du Sud, à Taïwan, enfin, dans toute une série de pays qu'on peut citer, la liste est assez longue, Japon, il n'y a quand même que 7000 morts au Japon pour un pays de 126 millions d'habitants. Il y a eu 1481 morts du Covid en Corée du Sud pour un pays de 51 millions. Il n'y a que 9 morts du Covid à Taïwan, qui est juste à côté, avec des avions qui tenaient de Wuhan sans arrêt. En Europe, en Europe. Non, mais je veux dire, on pouvait faire ça. C'est-à-dire, zéro Covid, c'est on va dépister comme des malades, on va confiner, dès qu'il y a un malade ou quelqu'un qui est à risque, on va le mettre sous cloche. On flique, on surveille. On va le tracer.

Oui, mais attendez, aujourd'hui aussi, je suis désolé, on flique, puisque, bah oui, excusez-moi, cher Patrick, mais le couvre-feu à 6h du soir, c'est quand même, on est fliqué. Et il y a des contrôles. Moi, pour venir ici, je suis désolé, je n'ai pas été arrêté, mais j'ai vu des contrôles. Il y a des gens qui ont été arrêtés avant moi, faire des contrôles. Donc, il faut arrêter l'idée que, comment dire, au nom de la liberté, de la liberté de circulation, on n'a pas le droit de tracer. À l'heure où Facebook, Google, nous espionnent en permanence, je trouve que c'est un débat dépassé. Moi, je préfère, je préfère cette situation. Je vois le nombre de morts dans ce pays-là, si vous voulez.

Bon, alors là, on arrête la discussion là-dessus, parce que c'est vrai que c'est, pour l'instant, on fait du stop and go, on ne le fait pas, on ne l'a pas fait. Je voudrais juste un petit mot politique sur l'initiative de la mairie de Paris, et puis après, on revient à des questions sanitaires. Un petit mot scientifique aussi sur l'initiative. Ah oui. Un petit mot scientifique. Vous avez dit quelque chose de très juste sur le fait... Oui, mais vous avez dit quelque chose de très juste sur tout le monde est à franc renversé. C'est intéressant d'ailleurs, et moi, je trouve que c'est bien. C'est-à-dire qu'il s'est passé quelque chose, maintenant, les élus locaux sont responsabilisés.

Et je trouve que le gouvernement, le pouvoir, a fait d'énormes progrès depuis l'année dernière. C'est-à-dire qu'ils sont consultés. Et on se rend compte que quand ils sont consultés, je pense à... On voit le maire de Nice, le maire de Dunkerque, la maire de Paris, ils sont prêts à assumer des décisions lourdes. Simplement, c'est sûr que moi, je suis d'accord aussi, le confinement, c'est absurde, et ça fait plus ce coup de com' qu'autre chose, surtout que ça a été remballé très vite, quoi. C'est une proposition un peu rapide. Alors, on a vu le pauvre Emmanuel Grégoire, il s'est sortillé, il ne sait plus quoi dire, non, mais oui, peut-être, oui, je ne l'ai pas dit, c'est une hypothèse.

Ben non, hier, ce n'était pas une hypothèse, aujourd'hui, c'est une hypothèse, bon, voilà. Alors, et sur le plan scientifique ? Alors, le message d'hier soir, c'était trois semaines de confinement, et on ré-ouvre tout derrière, d'accord ? Donc, pour qu'un confinement marche... Attendez, et on va ouvrir les restaurants. Oui, ça, mais tout, les restaurants, les bars, les lieux de rue.

5:51
Présentateur

C'est-à-dire, le problème, ça va régler, quoi. Voilà, c'est ça.

5:54
Invité

On prend un peu les gens pour des cons, là. Et alors ? Et alors, déjà, pour que le confinement ait son effet, il lui faut à peu près deux semaines. Au bout de deux semaines, ça commence à baisser. On a l'expérience sur deux confinements, déjà, d'environ 30 à 40 % par semaine. Donc, ça veut dire qu'il va nous rester encore une grosse partie de virus qui sera présent. Et ouvrir, à ce moment-là, les lieux qui suscitent la contamination va ré-augmenter instantanément la présence du virus.

6:17
Présentateur

C'est comme après un régime, quoi. On reprend encore plus de kilos, quoi. Exactement.

6:20
Invité

Le terme du régime est important parce que ce qu'on voit, c'est... C'est pas parce que vous grossissez moins vite que vous perdez du poids. C'est... Hein ?

6:29
Présentateur

Eh oui, oui, ça nous est. Vous comprenez ce que je veux dire ?

6:31
Invité

Ah, il y a du vécu, là.

6:33
Présentateur

Ah, mais je suis la seule concernée, peut-être ?

6:35
Invité

Bravo, hein, parce que...

6:36
Présentateur

Oh, quoi ?

6:37
Invité

Non, bon, vous vous égarez. Non, vous êtes... Mon âge, c'est ça que vous avez dû dire ? Non, moi, je suis à plus 4 kilos, c'est horrible. Alors, revenons. Vous tenez bien, vous tenez bon, bravo.

6:47
Présentateur

Ah oui, on tient bon, d'accord. Mais oui, bravo.

6:48
Invité

Non, au sanitaire, mais au sanitaire virologique et non pas, comment dire... Politique, non ? De masse métabolique, je cherchais masse fondérale, bon. Donc, au cap fixé par Jean Castex hier soir, concertation, territorialisation avec des confinements de week-end, éventuellement comme à Nice et Dunkerque, mais pas de confinement dur, donc on y revient, comme le réclament encore un certain nombre de médecins et de scientifiques. Voici ce que disaient ce matin Karine Lacombe et Philippe Juvin. On ne voit pas pourquoi on attend. Le problème, c'est que quand l'épidémie monte, toujours perdu est un jour qui compte double. Je vais vous donner un chiffre.

Le 15 mars, vous vous souvenez, on a confiné. Si on avait confiné 7 jours avant, on aurait eu 13 000 morts au moins. Mais si on avait confiné 7 jours après, on n'aurait pas eu 13 000 morts en plus, mais 53 000 morts en plus. On a l'impression que c'est vraiment reculer pour mieux sauter. Le fait de se retrouver au bord du précipice et de se dire « ben voilà, maintenant on ne peut plus faire autrement », doit certainement guider les décisions, même si nous, les scientifiques, on aurait préféré que ce genre de décision soit prise à un moment où on pouvait espérer avoir une action rapide sur l'épidémie.

Voilà, c'est l'idée qu'on perd du temps, qu'on recule pour mieux sauter et que si on saute, ça voudra dire que le pari d'Emmanuel Macron, qui a été répété par Jean Castex hier, c'est-à-dire tout faire pour éviter un troisième confinement, un confinement dur, un confinement national, serait perdu. Philippe Amouyel. Alors, je pense qu'on ne peut pas juger la situation aujourd'hui dans l'État où on était en mars. En mars, on ne connaissait pas le virus. On avait une vague absolument gigantesque, on avait des hôpitaux saturés, il fallait faire stop. Donc, on a mis le pays sous cloche pour stopper ça et pour essayer de le réduire et ça a marché.

Rappelez-vous, on n'avait pas de masque, on n'avait pas d'éléments de protection. Puis tout ça est venu progressivement, on a eu un deuxième confinement plus souple qui a marché parce qu'on connaissait mieux le virus, parce qu'on avait des équipements de protection individuelle sans limitation. Donc, on a pu mettre en place un certain nombre de choses. Revenir à quelque chose de totalement strict, comme c'est évoqué là, et national, et national, d'après ce qu'ils disent, ça voudrait dire qu'on le fait combien de temps ? Et on ne peut pas faire que ça. Je reviens toujours là-dessus. Il faut, pendant qu'on confine, dépister, réduire tous les asymptomatiques.

Les gens qui transmettent le virus, mais qui n'ont aucun symptôme, qui ne le savent pas et qui transmettent. Et ça, il y en a autant que de gens qu'on détecte positifs. Donc, c'est tout cet élément qui doit être mis en place, mais pas dire, voilà, on confine. C'est facile de confiner. Ce qu'il faut, c'est sortir de confinement et faire en sorte que ce confinement soit utile et territorialisé. Et ça, c'est un élément important. France, Emmanuel Macron a raison de tenir sur ce qu'on a appelé un pari, ce qui est contesté par l'exécutif, mais qui est une forme de pari. Moi, j'étais très sévère. J'étais très sévère pour Emmanuel Macron, en tout cas l'année dernière.

Très, très sévère, notamment sur la gestion du conflit, le côté absurde pouvoir, sur les masques, même pas regarder ce qui pouvait se passer en Asie, nous avons l'habitude de ce genre de pandémie. Donc, ça a été lamentable. Et là, moi, j'ai trouvé que depuis quelque temps, justement, il s'est ressaisi. C'est-à-dire que, attendez, on l'a élu. C'est lui, le président. Et donc, l'espèce d'abandon de pouvoir l'année dernière, on va laisser ça à un comité. Attendez, mais c'est des gens tout à fait respectables. Moi, personnellement, quand j'entends ces personnes, Mme Lacombe, M. Jouvin, j'ai beaucoup de respect. Ils ne sont pas des membres du conseil scientifique.

Je sais, mais ce sont des grands médecins. Et ils disent des choses. Je ne suis pas d'accord. Mais ils ont raison de le dire. Et c'est bien qu'ils le disent. Parce que ça nous alerte tous. Et on doit tous faire attention, respecter les gestes barrières, etc. Mais on a élu Emmanuel Macron. C'est à lui de prendre les décisions en son âme et conscience. Et il ne doit pas déléguer ça à quelqu'un d'autre. Et il l'a fait. Et bravo. Et c'est très bien. Maintenant, c'est compliqué, évidemment, à gérer. Et puis, il y a des gens qui font de la politique derrière, ce qui est normal. Et donc, c'est très bien. La parole est libre. Moi, je ne vois pas. Je n'ai plus de critique à faire.

Parce que je pense qu'enfin, il est devenu le président que les Français ont élu. On n'a pas élu un type qui allait donner toutes les clés à une commission fut-elle scientifique. Reste à savoir si cette stratégie peut marcher. Stratégie des confinements de week-end. Donc là, on laisse l'activité libre jusqu'à la limite du couvre-feu de 18 heures et le travail se réaliser en semaine. Mais on enferme les gens chez eux le week-end. Est-ce que, d'un point de vue épidémiologique...

11:11
Présentateur

Ce dont ne veut pas Anne Hidalgo. Et la mairie de Paris.

11:14
Invité

Ce dont ne veut pas Anne Hidalgo. Mais ça a commencé il y a une heure pour Dunkerque et Nice. Ça a du sens. Pourquoi ? Parce que quand est-ce qu'on se contamine ? Ce n'est pas dans les transports ou peu. Ce n'est pas au travail ou peu. Ce n'est peut-être même pas à l'école. C'est à la sortie de l'école, oui, mais pas dans l'école spécifiquement. Où est-ce qu'on se contamine ? Quand on est... Alors, au sein de la cellule familiale, c'est normal. Papa, maman, les enfants, il n'y a pas à voir. On vit ensemble. Il faut bien vivre. Ce n'est pas possible, ça.

Mais en revanche, quand on va voir le dimanche après-midi, le samedi faire ses courses, quand on va voir ses amis et que finalement, on tombe les masques à cause de la détente, du fait qu'on est en famille, qu'on est rassuré... C'est tout à un moment donné ? Oui, c'est ça. On a besoin de contacts. Pendant les repas, on aimait des particules d'aérosol, il faudrait mettre le masque. Ça a été bien géré, je trouve, à Noël et à Nouvel An. Contrairement à ce qu'on craignait, moi, j'étais aussi persuadé qu'on allait avoir un effet Thanksgiving à l'américaine comme ils ont eu. Non, les Français ont été sérieux.

Et remarquez une chose, on avait été plusieurs à demander du dépistage massif et même des micro-confinements en janvier. Et ce que les Français ont fait, je pensais très bien, ils se sont dépistés. Exactement. 3 millions de tests. Ça veut dire qu'ils étaient préoccupés de ne pas contaminer les familles au sein des repas. C'est très positif. Et on n'a pas eu le pic. Il y a eu un effet de rémanence sur le 1er janvier. Et tant mieux. Donc on peut le faire. Et c'est là qu'il faut contrôler. Et c'est pour ça que le week-end, c'est ce que j'appelle le trou dans la raquette. Parce que le couvre-faises faisait presque un confinement. En revanche, il nous manque le week-end.

Des témoignages nombreux de fêtes privées, de rassemblements clandestins. Les chapelles à Dunkerque, pour le moment du carnaval, on en a parlé. 150 personnes surprises par la police hier soir à Melun lors d'un barbecue géant. 150. Et il en restait une cinquantaine qui ont eu du mal à se disperser. Et à Marseille, France ? À Marseille, on est marseillais. C'est clair. Mais à Paris aussi. Non, non, mais attendez, et Paris aussi, parce que je suis toujours surpris de voir qu'ici aussi, je suis désolé. Il y a le Quai de Gemma qui s'est gratiné. Mais aussi, il y a des restaurants clandestins. Je ne vais pas vous donner des adresses.

13:15
Présentateur

Dans lesquels vous avez dîné ?

13:17
Invité

Non, non, je n'y vais pas. Je n'y vais pas, ni à Marseille, ni à Paris. Mais il y en a à Paris comme il y en a à Marseille. Je suis désolé, il ne faut pas toujours tout rejeter sur Marseille.

13:24
Présentateur

Pas du tout, pas du tout. Vous voulez avoir un témoignage local ?

13:27
Invité

Témoignage onculaire ! Non, je vais parler vrai, quoi. J'ai parlé vrai, mais qu'est-ce que vous voulez ? C'est le tempérament français. C'est dans les textes depuis César qui a conquis la Gaule, il nous décrit comme des gens un peu rebelles, qui ne font pas ce qu'on leur dit. Ce sont les Français, c'est dur à gérer. C'est un peu plus dur à gérer.

13:46
Présentateur

Le rebelle que vous êtes, il est sensible à l'argument développé justement par Anne Hidalgo et son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, qui dit, voilà, on est bon à travailler la semaine et le week-end, il faut rester chez soi. C'est leur argument pour refuser le casse-de-sœur et un confinement à Paris ?

14:00
Invité

C'est un argument comme un autre, mais c'est vrai que j'ai remarqué, on a tous remarqué, chacun d'entre nous, qu'on est un peu fragilisé devant la famille. C'est-à-dire qu'on fait plus facilement des bêtises avec la famille. Moi, j'ai bien vu, parce que ça m'arrive de faire des petits dîners à tout petit, j'ai bien vu qu'avec la famille, on prend beaucoup plus de risques. Comme si, de toute façon, il n'y avait pas où filer le virus.

14:23
Présentateur

Pierre ?

14:24
Invité

Hier soir, nous évoquions les réflexions d'Emmanuel Macron, qui veut qu'on apprenne à vivre avec le Covid une fois que la pandémie aura été maîtrisée. Il l'a pensé si fort qu'hier soir, après le Conseil européen, il l'a évoqué en éclairant ce que serait le pass sanitaire, de visée beaucoup plus large qu'un strict passeport vaccinal.

14:43
Emmanuel Macron

Nous allons mettre en place une organisation à travers ce que j'appellerais un pass sanitaire. C'est-à-dire qu'on va demander à ce que d'abord les gens s'enregistrent pour faciliter le système d'alerte. On pourra intégrer des éléments de tests négatifs récents. On pourra regarder aussi si vous avez été vaccinés. Quand je dis pass sanitaire, c'est que ça ne peut pas être soumis au vaccin. Parce que si on arrive à un moment dans le printemps à rouvrir certains de ces lieux, nous ne saurions conditionner leur accès à une vaccination, alors même que nous n'aurions même pas ouvert la vaccination aux plus jeunes d'entre nous.

15:17
Invité

Ça n'est pas un strict passeport vaccinal qu'évoque le président de la République. C'est vraiment... Il n'ose pas. Non, c'est plus que ça. Non, non, il n'ose pas. Quand on voyage aussi bien à l'intérieur de la France, s'il peut y avoir des contrôles, ou dans les pays européens, il évoque dans votre téléphone toutes les infos qui peuvent être demandées et qui sécurisent aussi bien vous-même que ceux que vous allez rencontrer. Oui, mais ce qui va sécuriser le plus, c'est le vaccin quand même. C'est-à-dire que si vous êtes vaccinés... Oui, mais c'est ce qu'on appelle le passeport vaccinal. Il sera dit dans cette réunion d'info qu'il sera dit si vous êtes vaccinés ou pas.

Qu'est-ce que vous en ventez ? Non, c'est plus large que le passeport vaccinal.

15:54
Présentateur

Ce n'est pas que le vaccin, c'est l'ensemble des données concernant le Covid.

15:57
Invité

Y compris si vous êtes séropositif, parce que vous avez attrapé le Covid à un autre moment. À ce moment-là, vous êtes protégés, vous risquez moins de le refaire. C'est toutes les infos. Je pense qu'on ne va pas pouvoir y échapper. Pourquoi ? Parce qu'à un moment, c'est une notion communautaire. C'est-à-dire que si un pays le fait, les autres pays vont devoir le faire. Je pense que la stratégie du président actuellement, c'est d'essayer de trouver quelque chose qui puisse s'appliquer à l'ensemble de l'Europe, pour justement avoir une circulation aisée.

Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a quand même des conflits au sein de l'Europe dans ce contexte, que l'Europe a été fragilisée par le départ du Brexit. Donc, ce serait important d'avoir une vision un peu globale. Pas qu'un pays dise « moi, j'accepte les gens que s'ils ont un passeport vaccinal ou autre ». Donc, le généraliser est plus simple. Et d'autre part, si on doit vivre, en effet, avec ce coronavirus... Je vais prendre juste un exemple. Vous savez, les petits rhumes qu'on fait l'hiver, c'est du coronavirus A. Pas du B comme le méchant qui nous frappe actuellement. Vous en faites quasiment tous les hivers. D'accord ? Donc, on s'immunise relativement difficilement.

Donc, la question qu'on se pose actuellement, c'est « va-t-il falloir se faire revacciner pour éviter des épidémies ? » Donc, il y a toute cette question qui entre en jeu. Et il va falloir un moment pour sortir. On va sortir d'une grande partie de la crise, probablement. Allez, septembre. Il va y avoir une queue de distribution jusqu'à à peu près l'été. Septembre ? Septembre. Oui. C'est loin, septembre. Je croyais que c'était juin. Non, non, mais attendez.

17:16
Présentateur

Moi, je pensais que c'était mi-avril.

17:16
Invité

Mais en juin, on nous dira que c'est en décembre, c'est ça, oui. Non, non. En juin, enfin, mi-avril, ce dont on va sortir, c'est des formes graves et de la saturation. Le gros problème, c'est la saturation des hôpitaux et des réanimations.

17:30
Présentateur

Et ça, mi-avril, on devrait y échapper.

17:31
Invité

Ça marche. Il y a un rajeunissement. Je ne sais pas si vous avez vu. Oui, oui. Les patients. Nous en avons parlé. Le Premier ministre en a parlé. Il y a un rajeunissement dans les réas et dans les hospitalisations de 5 à 7 ans. 80% de la population des EHPAD qui a accepté de se faire vacciner en bénéficie. C'est là que ça se joue. Donc, on voit déjà des effets. Il y a des effets en Israël. Il y a des effets en Angleterre. Donc, si on a ça, on a déjà le problème des confinements et des saturations hospitalières qui s'effondrent. Ça, c'est le problème. Oui, mais au rythme de vaccination qu'on a en France, qui est quand même un des plus lamentables d'Europe, ça s'en... Non, non, on s'en...

C'est avril, c'est avril, ça. C'est avril, ça. Oui, oui, on vaccine moins que les Italiens en proportion au taux de vaccination. C'est fou, on vaccine moins que les Italiens. Mais c'est fou. Les Italiens sont à la traîne sur les personnes âgées. Le professeur et Cohen disent non. Non, non, c'est pas vrai. C'est fou. Moi, je regarde les taux de vaccination tous les jours. Et je trouve, voilà, mais qu'est-ce que vous voulez ?

18:25
Présentateur

Alors, France, est-ce que vous voulez bien que Philippe Amouillet n'ait pas de problème ?

18:29
Invité

Oui, oui, regardez, c'est pas vrai. J'écoute le professeur.

18:32
Présentateur

Est-ce qu'on est lamentable ou pas ? Non, on n'est plus lamentable.

18:34
Invité

Ça a été dur la dernière semaine de décembre. Il y a eu beaucoup de mouvements sur les sociaux. Mais maintenant, on a appris... Le seul problème qu'on a, c'est qu'il y a des problèmes de rupture de stock de vaccins. Mais c'est vrai partout. Mais c'est vrai partout. Donc, ça devrait se résoudre entre février et mars. Et ensuite, on devrait pouvoir vacciner les gens. Est-ce qu'on peut revenir sur le talent de Réunion ? On a le taux le plus élevé de vaccination chez les personnes âgées. L'Italie que vous citez, France, a commencé à vacciner les soignants. Les personnes âgées sont... Je parle du taux de vaccination. Quand on regarde et qu'on compare, moi, je parle du taux de vaccination.

On a rattrapé notre retard. Non, non, non, on est encore... Je suis désolé. On a vacciné plus de personnes âgées que l'Allemagne et que l'Italie. Ah oui, de personnes âgées, mais bien sûr. Mais c'est l'essentiel. Mais je parle du taux de vaccination. Oui, mais enfin bon.

19:16
Présentateur

Alors, pour revenir sur le calendrier, mi-avril, on va permettre d'alléger...

19:19
Invité

Si c'est les personnes âgées, c'est pas tout à fait le taux de vaccination en général. Les charges hospitalières. Les charges hospitalières. Et on sera moins obligés de faire des confinements parce que c'est à ça que ça sert. C'est à diminuer cette charge.

19:27
Présentateur

Et pourquoi seulement septembre, on pourra en finir ?

19:29
Invité

Alors, parce qu'il va falloir vacciner ensuite le reste de la population pour avoir une immunité collective. Donc, il va y avoir les gens qui vont vouloir se faire vacciner. Il va falloir atteindre quand même 60 à 70% de taux de couverture. La question qui va se poser, faut-il vacciner les plus jeunes ? Ça va être une question qui se pose déjà dans plusieurs pays.

19:45
Présentateur

Pour la rentrée scolaire.

19:46
Invité

Par exemple. Donc, ça veut dire que si on arrive à avoir ça en septembre, le virus circulera moins. On pourra réouvrir les bars, on pourra réouvrir les restaurants, on pourra réouvrir les lieux de culture. En septembre, on ne peut pas réouvrir avant septembre ? Il y a réouverture complète et il y a des réouvertures progressives. Je pense qu'on pourrait assez rapidement, en fonction de ce qui va se passer là, réouvrir des lieux culturels. On est en train de travailler... Mais avec des jauges et avec des protocoles sanitaires. Exactement, avec des jauges et des protocoles sanitaires. C'est un peu comme dans le métro et à l'école.

Vous ne parlez pas, d'habitude vous écoutez, vous avez un masque, vous êtes à distance, il y a de la ventilation. Il faudra faire tout ça. Voilà. Il va falloir le faire et le mettre en place pour avoir cette libération complète. Probablement pas avant l'été prochain. Mais on aura changé de vie. On aura changé un certain nombre de choses qui sont importantes grâce à ce vaccin. Il ne faut pas oublier que c'est une aventure formidable ce vaccin. Un an. On a mis un an pour trouver un vaccin. Vous m'auriez posé la question en mars dernier, je vous aurais dit on en a pour quatre ans.

20:40
Présentateur

Vous disiez hier qu'il y avait des bonnes nouvelles dans ce qu'annonçait le Premier ministre Jean Castex. Des bonnes nouvelles qui ont été brouillées aussitôt par les annonces notamment de la mairie de Paris. Les bonnes nouvelles, il y a la vaccination.

20:53
Invité

Il y a la vaccination, il y a la diminution de l'âge dans les services de réanimation. Ça prouve que la vaccination commence à faire son effet et donc qu'on est sur la bonne voie. Il y a également le fait qu'il y a cette surveillance. Je crois qu'on a manqué souvent d'anticiper cette surveillance. Maintenant on a des outils, la mesure dans les eaux usées, la surveillance en permanence des tests. On commence à séquencer pour savoir si c'est du variant nouveau. Donc on a un arsenal qui permet maintenant de mieux anticiper.

21:18
Présentateur

Et puis il y a un premier traitement par anticorps, mononucléos, monoclonaux. Le professeur d'immunologie du CHU Tour estime que c'est le premier médicament réellement efficace contre le Covid. Vous êtes du même avis ?

21:32
Invité

Oui, c'est ce dont a bénéficié le précédent précédent américain.

21:36
Présentateur

Donald Trump. C'est ce traitement-là dont il a bénéficié ?

21:39
Invité

C'est des anticorps qui détruisent le virus. Mais c'est dans des conditions très particulières, il faut les donner 5 jours. Il faut que ce soit précoce et ça évite les formes graves essentiellement. Ce n'est pas chez tout le monde, mais ça permet de faire des progrès dans le traitement. Aujourd'hui, on a essentiellement l'hydrocortisone à l'examétasone qu'on donne, qui a fait énormément de progrès, réduit la mortalité. Et là, on a quelque chose de supplémentaire qui est très positif.

21:59
Présentateur

Ça veut dire que Donald Trump a été un cobaye en quelque sorte en testant ce médicament ?

22:03
Invité

Alors, tout dépend de ce que vous appelez.

22:04
Présentateur

Il l'a dit ? Oui, mais... C'est expérimental.

22:06
Invité

Oui, c'est expérimental, mais pas complètement expérimental. C'est-à-dire que lui, il a pris son risque, lui aussi, dans ce contexte-là. Et il voulait démontrer que c'est un autre contexte, et politique, et sanitaire.

22:15
Présentateur

Il a pris d'autres risques aussi, Donald Trump, dans cette crise sanitaire. Merci à tous les deux. Vous restez avec nous. On va commenter un autre sujet d'actualité.