Politique migratoire, défense du nucléaire, débat avec Olaf Scholz : invité de Punchline
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le Chancelier, parlons-nous franchement : les divergences entre nos pays deviennent souvent inquiétantes. Le mien, la France, a sa responsabilité, mais derrière les mots, votre coalition finit par mettre l'Europe en danger.
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Allemagne est devenue, à travers elle-même, un problème pour la France ? Est-ce que c'est toujours un allié ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Avez-vous confiance en Ursula von der Leyen pour mettre en place des mesures d'urgence migratoire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il un plan d'urgence migratoire en France à l'image de l'Italie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10François-Xavier BellamyFait
« les divergences entre nos pays deviennent souvent inquiétantes »
- 0:30François-Xavier BellamyFait
« quand vous fermez en pleine crise de l'énergie votre dernière centrale nucléaire c'est dans tous nos pays que les factures s'alourdissent »
- 0:50François-Xavier BellamyFait
« vos ministres agrandissent les mines de charbon en Allemagne et c'est toute l'Europe qu'il pollue »
- 1:10François-Xavier BellamyFait
« vous dites que l'Europe doit maîtriser les flux migratoires mais vous faites tout pour les augmenter en Allemagne »
- 2:30François-Xavier BellamyFait
« moi je suis un député français au Parlement européen et je suis au Parlement européen pour représenter les Français »
- 4:10François-Xavier BellamyChiffre
« quand je dépose un amendement sur un plan de relance énergétique européen de 210 milliards d'euros pour inclure le nucléaire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
séquence qui fera date sur le fond comme sur la forme François-Xavier Bellamy pour la Journée de l'Europe 9 mai dernier le chancelier allemand Olaf scholls est à vos côtés à Parlement européen à Strasbourg et vous l'interpellez vous êtes le premier en quelque sorte c'est ce qu'on dit en coulisse vous êtes le premier à avoir dit tout haut ce que beaucoup de députés européens pensent tout bas on va regarder cette séquence et ensuite on en parle Monsieur le Chancelier parlons-nous franchement les divergences entre nos pays deviennent souvent inquiétantes le mien à la France à sa responsabilité mais derrière les mots votre coalition finit par mettre l'Europe en danger vous parlez de solidarité mais quand vous fermez en pleine crise de l'énergie votre dernière centrale nucléaire c'est dans tous nos pays que les factures s'alourdissent vos élus font ici tout pour asphyxier cette filière au nom de l'écologie paraît-il mais vos ministres agrandissent les mines de charbon en Allemagne et c'est toute l'Europe qu'il pollue vous dites que l'Europe doit maîtriser les flux migratoires mais vous faites tout pour les augmenter en Allemagne vous avez dit Monsieur le Chancelier aucun d'entre nous ne veut revenir à l'époque où la loi du plus fort régnait en Europe ça ne peut pas être que des mots Aren script François-Xavier Bellamy et cette séquence a été reprise dans le plus grand JT une sorte de TF1 allemande qui est vue par 12 millions de téléspectateurs en Allemagne sur le fond à présent est-ce que l'Allemagne est à travers l'Allemagne c'est l'Europe et devenu un problème pour la France est-ce que c'est toujours un allié je pense que le problème de l'Europe c'est la naïveté en particulier la naïveté de la France et beaucoup de de français beaucoup de politiques français regardent l'Europe comme le lieu du dépassement du cadre national comme si au fond comme parlementaire européen nous étions au Parlement d'abord pour représenter l'Europe mais moi je suis un député français au Parlement européen et je suis au Parlement européen pour représenter les Français vous savez c'est la grande idée d'Emmanuel Macron qu'il rêve d'imposer pour la prochaine élection européenne d'avoir des listes transnationales moi j'ai pas beaucoup rencontré de français quand je me déplace un peu partout en France quand je vais dans les départements français à la rencontre de ceux qui vivent directement les difficultés que les règles européennes souvent leur pose j'en ai pas rencontré beaucoup qui me disent l'Europe est trop proche de moi et j'aimerais bien qu'elle soit plus grande et j'aimerais bien voter demain pour un député lituanien ou que celui qui me représente soit portugais ou bulgare je crois au contraire que l'Europe est déjà trop éloignée des citoyens et je crois qu'il est temps de réaffirmer que nous ne sommes pas au Parlement européen pour défendre une espèce d'abstraction nous sommes là pour représenter ceux qui nous ont donné mandat et aujourd'hui oui d'une certaine façon moi je ne reproche pas à l'Allemagne de faire valoir ses intérêts elle le fait tous les jours et les collègues allemands du groupe du chancelier Scholtz de mon groupe politique et bien ils ont des priorités à faire valoir ils ont des intérêts à faire entendre je ne le reproche pas en revanche je crois que la France elle doit devenir lucide et qu'elle doit apprendre à dire les choses les Allemands sont nos alliés ce sont nos amis je ne veux pas créer de dissensus là-dessus mais enfin quand on a des amis on leur dit franchement les choses quand même que les décisions que peuvent prendre les Allemands aujourd'hui deviennent un danger pour l'Europe oui c'est vrai donc moi la question je vous la repose est-ce que aujourd'hui l'Allemagne est pas à travers l'Allemagne puisque c'est la puissance économique européenne Bruxelles devient un danger pour la France c'est aussi simple que ça mais le vrai sujet encore une fois c'est que la France ne défende pas ses intérêts quand l'Allemagne et je la comprends essaye d'asphyxier le nucléaire français ce que j'ai dit chancelier allemand quand l'Allemagne essaye de détruire cette filière parce qu'elle est un élément de compétitivité pour notre pays ouais et bien d'une certaine façon le vrai problème c'est que nous ne la défendions pas le vrai problème c'est que quand je dépose un amendement sur un plan de relance énergétique européen de 210 milliards d'euros pour inclure le nucléaire pour que le nucléaire puisse bénéficier de ses financements quand je dépose cette amendement les députés de la majorité présidentielle votent contre les députés macronistes Parlement européen vote contre le nucléaire à Bruxelles c'est ça notre problème aujourd'hui parce que moi je veux bien dire leur vérité en face aux Allemands mais il faut dire aussi aux Français la vérité en face et la vérité c'est qu'aujourd'hui la France est d'abord victime de ses propres fragilités de ses propres incohérences de ses propres contradictions et notamment des contradictions de son propre gouvernement sur l'immigration on y vient sur sur la question Migrator parce que vous parlez on va filer la méthode métaphore vous parler du nucléaire vous êtes au cœur d'un réacteur européen qui ne fonctionne plus et le symbole de cette Europe qui ne fonctionne pas et qui n'arrive pas à s'accorder c'est l'immigration est-ce que aujourd'hui vous faites confiance vous avez confiance en Ursula vanderlain pour mettre en place des mesures d'urgence pour éviter que ce qui se passe aujourd'hui en Italie ne se passe en France dans les prochains mois non c'est la raison pour laquelle je combats la position de la Commission européenne par exemple sur un sujet qui est devenu emblématique au Parlement européen ces derniers jours qui est la question des murs des murs c'est les infrastructures physiques aux frontières extérieures de l'Union vous avez des pays qui sont limitrophes de pays tiers de l'Union européenne comme la Grèce la Bulgarie avec la Turquie comme la Pologne les pays baltes avec la Biélorussie et ces pays-là ont subi au cours des derniers mois au cours des dernières années des crises migratoires organisées par le régime de lokachenko pour déstabiliser les États d'Europe centrale ou bien par Erdogan pour faire en sorte que la Grèce subisse c'était au tout début de la crise du covid une crise migratoire qu'il avait organisée c'est pays aujourd'hui ils disent à la Commission et des nous parce que nos frontières ce ne sont pas seulement nos frontières ce sont les frontières de l'Europe tout entière avec ou sans l'Union européenne d'ailleurs si demain la Grèce subissait une crise migratoire avec ou sans l'espace Schengen ça aurait des conséquences en France bien sûr donc il faut aider ces pays-là c'est ça la solidarité européenne et la Commission dit non non les murs on n'aime pas c'est pas symboliquement ce qu'on veut défendre et bien moi je dis que cette position est indépendable quel est scandaleuse et la vérité je le redis une fois de plus le problème de la France aujourd'hui sur un sujet comme celui-ci c'est pas d'abord que les Allemands ont une politique migratoire totalement irresponsable ce que j'ai dû aux chanceux le problème principal pour la France c'est d'abord que notre propre gouvernement admet plus d'entrer légales en France qu'aucun des gouvernements qui l'a précédé le vrai problème c'est que les élus d'Emmanuel Macron sur cette question des murs on fait une croisade contre nous notre groupe le PPE nous avons déposé un amendement pour dire que l'Europe devait financer c'est mieux et bien c'est amendement non seulement ils l'ont combattu non seulement ils l'ont rejeté mais ils en ont fait une sorte de symbole de ce qu'il voudrait absolument dénoncer Valérie Hayet ma collègue qui est la co-présidente de la délégation macroniste au Parlement européen est venu à la tribune dire que notre amendement était ignoble que nous étions ignobles de vouloir protéger les frontières extérieures de l'Europe donc pendant que Emmanuel Macron à Paris dit aux Français vous allez voir on va défendre l'Europe face au flux migrateurs illégaux ces élus au Parlement européen font tout pour empêcher que l'Europe ne se protège face à l'immigration légale c'est ça pardon et je termine pardon par un point très intéressant c'est que quand le vote a eu lieu nous avons gagné cet amendement comme j'ai gagné l'amendement sur le nucléaire nous gagnons ces batailles malgré les macronistes par le mont européens malgré leur combat contre nous nous avons fait en sorte que l'Europe demain pourra financer ces pays qui demandent d'être aidés pour renforcer leur frontière et nous avons été soutenus y compris par une grande partie du groupe de la délégation macroniste le groupe Priou nous avons été continue y compris parfois par des élus socialistes et je crois que c'est dire à quel point c'est dire à quel point aujourd'hui la position du gouvernement français dans l'institution européenne est une position qui fragilise la France et tout ce dont la France a besoin dans les débats que nous avons aujourd'hui à affronter tous ensemble il nous reste encore quelques minutes mais prenons le cas de l'Italie l'Italie vient d'enclencher un état d'urgence migratoire qui va durer 6 mois dans jameloni qui a lancé cela l'idée est de prendre des mesures qui finalement permettrait d'avoir une plus grande souveraineté de ne pas passer par Bruxelles pour prendre des mesures d'urgence est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui il faut un plan d'urgence migratoire en France à l'image de ce que fait l'Italie bien sûr et il le faut aussi au plan européen parce que moi je crois qu'on a besoin d'une action européenne sur ces sujets là qui croient encore une fois qui peut croire que si l'Italie cède sous la pression migratoire la France ne sera pas concernée c'est pas la border force de Madame borne qui va faire quoi que ce soit et d'ailleurs permettez-moi de le dire mais quelle hypocrisie d'insulter les Italiens en disant qu'ils sont là ce que Emmanuel Macron avait dit dans l'affaire de la Chorus il avait employé les mots de lèpre nationaliste parce qu'il refuse d'accueillir plus de migrants chez eux et ensuite simultanément de mettre une bordure force à la frontière avec l'Italie pour empêcher que l'immigration qui arrive en Italie ne viennent chez nous c'est une manière hypocrite de dire débrouillez-vous tout seul donc oui j'ai dit aux chancelier allemand ce que j'avais à lui dire mais je crois qu'il faut aussi qu'on soit lucide sur le fait qu'aujourd'hui les principaux problèmes pour notre pays il se trouve d'abord dans nos mains dans nos mains et dans les choix que nous ferons
François-Xavier Bellamy