Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRenaissance (sur YouTube)· 30 avril 2026 60 minAutoproduit

Faut-il aligner l’éducation sur l’économie ? | Renaissance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors, on a sur ce sur cette table ronde donc la lourde tâche de d'évoquer les questions à la fois d'éducation et d'économie. Ah, bonsoir Gabriel. Voilà, vous pouvez saluer.

Voilà. Oui, vous pouvez l'applaudir. Donc je je vous avais pas menti.

Donc voilà, vous l'aurez tout à l'heure donc l'intervention tout à l'heure. Alors, faut-il aligner l'éducation sur l'économie ? Donc on le sait depuis plusieurs décennies notre nos systèmes éducatifs sont de plus en plus interpellés notamment par les besoins de l'économie.

On parle souvent d'employabilité, on parle de compétences, on parle d'adaptation le plus rapide possible. Moi en tant qu'universitaire, il m'est arrivé avec mes étudiants dans ma vie d'avant de parler d'agilité des étudiants, de préparation à la vie professionnelle. Il m'est arrivé aussi de de trouver qu'avec certains de mes collègues, les discussions autour de ce sujet étaient pas évidentes parce que parfois on sortait un petit peu pour eux du cadre qui était le nôtre et pourtant c'est un sujet majeur.

On peut d'ailleurs se poser la question de savoir si l'éducation se réduit à cela, donc gérer les problèmes de compéten d'employabilité où est-ce qu'elle doit préserver donc sa mission d'émancipation, de formation de citoyen, de transmission des savoirs et principalement je dirais je dirais d'avoir une ambition humaniste. Et donc où est-ce qu'on place le curseur entre l'efficacité économique et l'ambition humaniste que que qu'on peut avoir donc dans tous ces systèmes qui interagissent entre le système éducatif et et et évidemment le système économique. Et surtout on pourrait se poser la question et c'est un peu la question qu'on va se poser ce soir, c'est où est-ce qu'on place le curseur ?

Mais qui décide ? Est-ce que ça doit ou qui doit décider ? Est-ce que c'est l'école ?

Est-ce que c'est le système éducatif dans son entièreté ? Est-ce que c'est l'État ou est-ce que c'est le marché ? Et donc c'est un petit peu cette cette provocation un petit peu peut-être que je je force un petit peu le trait en début de table ronde pour que grâce donc à l'éclairage de nos cinq intervenants, nous puissions débattre et que vous puissiez repartir ce soir en ayant peut-être des des pistes d'idées à soumettre notamment avec le débat le débat qui arrive donc dans les mois qui viennent de qui va animer de tout le pays.

Alors, on a évoqué rapidement la lors de la préparation de cette table rondre qu'on a fait de manière très très très un peu succinte mais qui vous allez voir qui sera de qualité. On a évoqué l'idée de d'avoir trois temps et le premier temps c'est un petit peu d'évoquer la la question du diplôme face aux réalités du terrain. Donc on va vous écouter tous les cinq sur ce sujet.

Le second le second moment c'est un peu la responsabilité partagée. Donc quel est l'engagement à double sens entre le système éducatif et le système donc et le marché ? je dirais le le le le milieu les milieux économiques.

Et puis dans un troisème temps, ce que je leur ai proposé, c'est queon aille un peu plus loin. C'est pour ça qu'on va structurer un petit peu la démarche. L'idée, c'est d'avoir un peu de prospective et de peut-être être un peu disruptif.

Comment on s'adapte aux mutations ? On évoquera à ce moment-là dans ce 3è temps évidemment la question majeure qui va être la la question de l'intelligence artificielle mais l'idée ça sera aussi de leur demander de nous fournir éventuellement des idées voire même on pourra le temps de de quelques minutes leur donner la baguette magique de leur dire vous président de la République vous feriez quoi sur ces sujets voilà on pourra leur poser la question en tout cas pour première première première intervention je propose à peut-être à Baptiste l'arceneur donc de de débuter donc le propos ici et de nous dire sur ce premier thème donc le diplôme face aux réalité du terrain, comment aujourd'hui euh lui qui est un expert de ces sujets, il voit il voit les choses et notamment le fait queon parle parfois en France de la toute puissance du diplôme mais finalement au contact du terrain. C'est quoi la réalité ?

Monsieur Larseneur, bonsoir. Bonsoir à tous. Merci pour cette invitation.

Je suis ravi de parler de d'éducation ce soir. Alors euh d'abord je vais faire la transition avec un table précédente sur la question de l'assension sociale, l'impact que ça a sur la démocratie. Je rappelle que la France est le pays le plus inégalitaire des pays de le CDE en terme éducatif, l'un des plus inégalitaires.

Ce qui la part de la performance scolaire expliquée par l'origine socio-économique est beaucoup plus importante qu'ailleurs. Ensuite, ce sujet sur lequel on travaille ce soir du lien entre le marché du travail, entre l'école, le système éducatif, de l'impact de l'éducation sur l'économie, c'est un sujet déterminant pour l'avenir de notre pays évidemment puisque là on parle de recherche de croissance, on parle de pérénisation de notre modèle social. Donc c'est un un sujet qui est évidemment extrêmement important sur la question de d'abord du rôle de l'école.

Évidemment que l'école ne peut se limiter ou saurait limiter l'école à la seule fonction de l'employabilité. Évidemment, l'école c'est beaucoup plus que ça. L'école doit former des citoyens éclairés.

L'école doit donner les atouts à chacun à la fois d'avoir une vie professionnelle mais aussi personnelle épanouissante. Mais l'école ne saurait ignorer, être aveugle, être sourde à ce que lui dit le marché du travail, à ce que lui disent les entreprises. Et donc au fond, c'est ce dialogue entre l'école, le marché du travail, les entreprises qui est structurant.

Et si on dialogue mal, trop tard, trop peu, et bien ceux qui empathis, c'est les jeunes. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce dialogue là, il est pas parfait dans notre pays. On progresse mais on aurait pas 20 % de chômage.

Les jeunes si ce dialogue, il était très efficace, trois fois plus qu'en Allemagne ou 5 points de plus que sur la moyenne des pays de la zone eure. Deuxième point, vous interrogez sur les sur les diplômes. Alors, en France, on a un taux de diplomation qui est assez élevé.

Plus d'un jeune sur deux et diplômé du supérieur. C'est plus que dans la moyenne des pays de l'OCDE. Maintenant, est-ce que ces diplômes sont associés à de réelles compétences professionnelles intégrambles sur le marché du travail ?

Ce qu'on voit aujourd'hui quand on discute avec les chefs d'entreprise, c'est évidemment qu'il regarde le diplôme et que le diplôme reste un signal, reste un rempart contre le chômage notamment, mais regarde aussi d'autres compétences, compétence à travailler en équipe, la compétence à avoir un esprit critique, la compétence à travailler en aussi en autonomie et donc la compétence alliée au diplôme est déterminante. Et ce que nous disent aussi les chefs d'entreprise, je un troisème point pour cette introduction, c'est que malgré des diplômes qui sont élevés, il y a parfois des lacunes en compréhension des consignes, en compréhension de l'écrit, en mathématiques, en calcul. Et donc finalement pour en préambule cette table ronde, je dois dire que la première fonction économique de l'école c'est d'abord de former l'ensemble d'une génération aux fondamentaux parce que si vous n'avez pas les fondamentaux, vous allez être très difficilement employable et ça c'est déterminant.

Et dans un pays qui est une économie avancée comme le nôtre, vous avez 25 %, c'est l'étude PIACDE de vos adultes entre 18 et 65 ans, plus de 25 % qui ont des compétences en français en mathématiques qui sont faibles. Vous avez un problème économique, vous avez un problème d'employabilité, d'intégration sur le marché du travail. Quand vous avez 80000 jeunes et on a progressé, on était à 150000 il y a quelques années, on est à 80000 aujourd'hui.

Mais quand vous avez encore 80000 jeunes qui sortent du système éducatif sans aucune qualification, vous avez un problème d'employabilité et vous avez un problème de coût aussi. On a objectivé ces coûts. Quelqu'un qui sort du système éducatif sans qualification coûte durant toute sa vie active 3400 € à l'état. faites le calcul puisque c'est un un coût annuel, c'est 26 milliards.

Et on connaît aussi le rendement macroom macroéconomique de l'éducation sur l'économie. C'està-dire que maintenant tout le monde connaît les enquêtes PISA internationales. Si on progressait 25 points à PISA pour être tout à fait concret, c'est 3 points de PI, c'est 90 milliards.

Donc j'en arrête là pour laisser la la parole. La première fonction économique de l'éducation, elle est quelque part assez basique, c'est de former chacun aux fondamentaux. Et il ne faut pas réduire cette question là parce que quand on parle d'économie et de lien avec le marché du d'éducation lien avec le marché du travail, évidemment on parle d'apprentissage et on va en parler, c'est pour ça que je voulais pas en parler d'apprentissage sûr.

Il faut évidemment péréniser cette politique. Je pense que tous mes camarades sont d'accord. Évidemment qu'on parle de la voix professionnelle, évidemment qu'on parle d'orientation, évidemment qu'on parle de métier en intention.

Mais n'oublions pas d'abord que la première fonction économique de l'école, c'est les fondamentaux et c'est là-dessus qu'on doit travailler en priorité. Merci. On reviendra on reviendra sur le sujet tout à l'heure dans dans la deuxème partie.

Peut-être on dit suav. Vous pouvez aussi nous donner votre regarde de chef d'entreprise, peut-être nous dire d'ailleurs au passage 30 secondes préciser un peu votre ce qu'est votre entreprise et nous dire quel est votre regard et notamment par rapport à ce sole à ces socles. On estime aujourd'hui que 25 % de nos jeunes ne maîtrisent pas les socles de français et de math.

On y reviendra sûrement tout à l'heure. Mais vous est-ce que vous qu'est-ce que vous observez justement en matière d'employabilité à ce niveau-là ? Oui.

Alors déjà peut-être pour entreprise. Donc nous on travaille activement à la transition énergétique. On est 180 personnes, on est sur plusieurs pays euh européens en Roumanie, en Espagne, en Suisse euh et évidemment en France où il y a le gros de nos effectifs.

Et en fait ce qu'on fait c'est qu'on aide les gens à baisser leurs factures tout en euh installant des panneaux solaires et en transitionnant vers l'électroc. Vous avez conscience qu'avec ce que vous venez de dire, vous risquez d'avoir du succès à la sortie de talent. Voilà.

Aucun problème si je peux encourager les gens à installer des panneaux solaires tout en réduisant leurs factures avec grand plaisir. Euh mais concrètement sur le sujet et peut-être plus personnellement, j'ai un parcours à l'international et donc j'ai vu aussi des choses qui marchent bien ou moins bien dans d'autres pays comme les États-Unis ou l'Allemagne. Euh il est évident que le monde du travail est en train de vivre une mutation euh très forte.

On parlera à la fin de l'intell l'intelligence artificielle, mais il faut se rendre compte que quotidien on a besoin de gens qui ont des fondamentaux plus solide qu'avant parce qu'en fait ils vont sortir avec un diplôme qui ne sera peine qui ne comprendra pas nécessairement les compétences qu'ils vont utiliser toute leur vie. Euh, par contre, ils doivent avoir appris à apprendre puisque ils vont devoir se former tout au long de leur carrière. Parce que les compétences, je vous donne un exemple concret avec les installateurs qu'on travaille, ils sont sortis, il savaient installé une chaudière au gaz.

Aujourd'hui, ils doivent installer des pompes à chaleur connectées. Bon ben, s'ils n'ont pas appris lors de leur formation, qu'elle soit technique ou beaucoup plus théorique comme des écoles d'ingénieur, à avoir le goût d'apprendre, à aller se former, à aller chercher les nouvelles compétences dans un monde en perpétuelle mutation, ils seront dépassés extrêmement rapidement. Et nous, on le voit à tous les niveaux de l'entreprise et j'ai des gens qui sortent qui sont sans diplôme qui vont être au support client et on va les accompagner sur ces métiers de la transition énergétique parce qu'ils doivent répondre au téléphone sur des sujets complexes hein qui est leur facture d'électricité, qu'est-ce qu'un kilw, un kilwh et je suis sûr que je fais une un petit questionnaire dans la salle, je suis pas sûr que les gens savent et ben nous on prend des gens qui ont pas de diplôme.

Je vous promets de le faire à l'Assemblée nationale si vous voulez. En tout cas, nous on prend des gens qui ont pas de diplôme et en ben en un mois, ils savent répondre à ces questions-là. En 6 mois, ils sont parfaitement formés, répondent à 100 % des questions.

Et en 18 mois, on est déjà en train de penser à leur travail d'après au sein de l'entreprise. Et donc, c'est cette évolution là que en fait nous on se met à faire au sein de l'entreprise mais qui est nécessaire parce que aussi nos métiers changent. Donc quand ils sortent du système éducatif, ils doivent avoir ce goût de perpétuellement se former.

Le système éducatif est juste l'entrée vers la suite de leur formation. C'est certainement pas l'objectif final. Merci.

Et on y reviendra tout à l'heure quand on on évoquera les outils. Je voulais passer la parole à à Michel Picon donc le président de l'UDP pour avoir un petit aussi son regard donc cette question du diplôme face à la réalité économique, la réalité du terrain. Comment on voit les choses à l'UDP avec près de 3 millions d'entreprises et je sais plus combien d'emplois ?

Bah c'est 3500000 entreprises. Des petites entreprises leur typicité c'est d'avoir moins de 11 salariés. C'est un peu plus de 5 millions de de collaborateurs qui travaillent dans dans nos entreprises de des professions libérales, de l'artisanat, des métiers de bouche dont on a avec nous ce soir un éminent représentant du service aussi.

Moi, je crois que cette question s'oppose pas et parce que je je je pense que comme vous les savoirs fondamentaux malheureusement qu'une grande partie de notre jeunesse n'arrive plus à à avoir à la sortie de du primaire, du secondaire et ça euh nous ça s'oppose pas avec les besoins bien évidemment d'adéquation euh de la formation de ces jeunes avec nos entreprises. L'un des sujets nous qui nous paraît essentiel d'abord, c'est casser un peu ce mur qu'il y a entre l'éducation nationale et le monde des entreprises. Les entreprises, on n'est pas des méchants qui veulent broyer les jeunes que l'éducation nationale s'onore à former à former des citoyens.

Pas du tout. Et moi, je pense d'ailleurs qu'on demande aujourd'hui dans le système à nos jeunes de choisir trop vite ce qu'ils veulent faire. Mais par contre, il faut que les portes de l'éducation nationale soient ouvertes de manière à ce que les jeunes quand ils vont faire leur choix, ils vultient.

Alors, il y a ceux qui qui sont curieux qui en dehors de l'école vont voir et puis et puis d'autres qui pour des tas de raisons aussi de social, de résidence de de d'environnement familial n'ont pas la capacité de faire ce choix. Donc nous ce qu'on dit c'est qu'il faut que les entreprises puissent rentrer dans l'école, aller présenter leur leur métier, aller présenter euh toutes les filières et les filières, elles offrent euh beaucoup euh d'opportunités. Donc ça c'est c'est un sujet.

Ensuite, après euh dans le lycée professionnel, bon nous il nous apparaît que la rupture à la fin un jeune qui sort avec un bac pro, il est pas employable. Et je terminerai avec le succès de l'apprentissage. Pourquoi il y a 60 plus de 70 % dans nos professions et et vous le savez cher cher amis que l'apprentissage ça ouvre sur l'emploi à 75 % ça donne derrière un CDI avec une avec une activité.

Et donc le lycée professionnel euh dans lequel on a un peu de mal, nous on reçoit des jeunes en stage, mais un stage un stage de quoi ? 4 semaines, 3 semaines, c'est c'est pas là qu' qu'on s'intègre à l'entreprise. Nous, on pense qu'à la fin du du lycée professionnel, il doit y avoir une année de plus, une année de plus dans laquelle il y a 80 % du temps dans une entreprise d'une filière qu'on a eu le temps de choisir parce que on a permis aux entreprises de venir dans le lycée pour se présenter, présenter l'ensemble des filières.

Et ça vaut pour toutes les filières hein. Ça vaut pour la boulangerie, ça vaut pour la boucherie, ça vaut pour la coiffure, ça vaut bien évidemment pour pour la restauration. Et ça c'est un travail qui qui reste à faire.

Moi je trouve qu'on progresse un peu, vous savez, je je vais le dire hein, c'est la première fois la semaine dernière avec mon secrétaire général que nous avons été reçus par le ministre de l'éducation nationale parce que jusqu'à présent les portes s'ouvre. Oui, bah il y a une prise de conscience me semble-t-il. Enfin, la situation, elle est quand même alarmante quoi.

Les enquêtes PISA d'une part 1400000 gamins qu'on appelle les Nites avec ce nom barbare là qui sont ni en formation ni en emploi, qui sont sortis du système scolaire, les décrocheurs. Il y a aussi ceux qui ont un diplôme, mais un diplôme qui leur donne du désenchantement parce que ce diplôme n'a pas été construit sur les besoins du marché de l'emploi. Alors, je sais bien que le marché ne doit pas tout régir, mais tout de même nous, on voudrait faire une proposition, je sais pas si elle est disruptive ou pas, mais en tout cas une proposition qui qui fait que quand un jeune et sa famille, parce que souvent le choix est partagé avec la famille, s'engage dans une filière et ça vaut pour les lycées, pour pour les les études supérieures qu'il y ait systématiquement le taux d'insertion dans l'emploi à la sortie. du diplôme pour que les gens puissent faire leur choix en pleine connaissance de cause.

C'est des ce sont des indicateurs qu'on a commencé à mettre en place dans certains filières notamment dans l'enseignement supérieur mais insuffisamment de mon point de vue j'ai à m'en occuper dans le passer dans un établissement pas toujours évident. Euh monsieur Christian Tetedoit, vous qui représentez l'excellence dans votre domaine et peut-être ce soir, je peux peut-être même le dire, peut-être que vous qui êtes dans en Ligue des Champions de la de la cuisine, je peux faire un clin d'œil à l'actualité, euh qu'est-ce que vous quel regard vous portez sur cette question du diplôme et de la réalité du terrain dans votre domaine en particulier ? Ce qui est formidable quand on intervient en dernière ligne, c'est que beaucoup de choses ont été dites et pour lesquelles j'étais vraiment d'accord.

Moi, pendant des années, j'ai entendu que on apprend rien à l'école de mes apprentis he qui me disait on apprend rien vraiment c'est on perd du temps. Donc je me suis collé à l'exercice. J'ai voulu créer une école.

Bien m'en appris, ça a été une sacrée galère. Et donc euh je me suis rendu compte ben de tout ce qui n'allait pas. Donc effectivement, ce sujet ce soir me parle particulièrement.

Euh je crois qu'on a quand même beaucoup de jeunes aujourd'hui qui ne sont pas encadrés et par leurs parents, par les professeurs. Donc on a une espèce de culture de l'échec qui est quand même assez important. On a quand même un taux de non réussite qui est qui est même si vous disiez que les chiffres étaient plutôt encourageants et que il y en a de plus en plus qui réussissent, tant mieux.

Effectivement, je suis d'accord aussi pour dire que quand ils sortent de l'école, ben ils sont pas forcément formés s'ils sont pas en alternance. Et on voit bien, nous dans l'entreprise, on essaie vraiment de faire de plus en plus de formations en interne parce que du coup alors ça nous coûte une fortune parce que on on met les gens en progression pendant 3 6 8 mois, ça dépend des collaborateurs parce qu'on croit en l'humain et que ben sans humain ben on pourra pas construire quelque chose de durable. Et euh moi honnêtement, les diplômes m'intéressent assez peu.

Euh c'est dans l'entretien d'embauche avec les jeunes que je vois si la personne a envie vraiment a envie de réussir, a envie de devenir un homme bien, a envie de de se de s'engager dans la société. Et après ce moment-là, je dis bonjour, on y va. Merci.

On va donner la parole. Merci monsieur Toois. Alors Sarah Payon donc qu'on connaît que tout le monde connaît très bien ici.

Donc on va lui poser la question de comment l'élu qu'elle est voit ce ce sujet cette question du diplôme élu en charge en plus maintenant feuille de route qui est en train de se définir j'imagine donc sur la la question de la gestion des collèges. Ça permettra aussi de faire le lien avec le début de la deuxième partie à savoir comment maintenant quels outils on utilise pour faire en sorte donc que le mur soit de plus en plus poreux entre le monde du économique et le monde éducatif. Mais qu'est-ce que les élus peuvent apporter notamment ne serait-ce que déjà au départ du dès le collège ?

Oui, merci Jean-Luc. Euh je j'évoquerai la métropole de Lyon effectivement un peu plus tard. J'en profite pour saluer tous mes collègues qui sont nombreux euh ce soir et je parle aussi sous leur contrôle puisqueeffectivement on vient de prendre nos fonctions et nos feuilles de route sont cour en courte définition avec notre présidente.

Comme le disait Christian quand on parle en dernier sur un thème, ce qui est bien c'est qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites et avec au auxquelles j'adhère. J'ai envie de dire sur la question du diplôme, fort heureusement la réussite ne se joue pas à 15 ou à 18 ans ou au moment d'un clic sur parcours sup. Même si à ce moment-là, à cet âge là, quand on est perdu, qu'on nous demande de prendre des décisions qui paraissent bien souvent définitives, on on considère que voilà, notre vie se joue maintenant.

Fort heureusement, ça n'est plus le cas. Moi, la génération de mes parents en commençaient leur carrière dans une entreprise et bien souvent finissait cette carrière dans l'entreprise, parfois évoluait au sein de l'entreprise mais voilà, c'est des choses que nous on ne connaît pas pour tout un tas de raisons. premièrement l'état l'état du marché bien évidemment, mais aussi parce que je pense que je je fais partie des premières générations qui ne veulent plus ça tout simplement, qui voi aussi euh ce qu'on appelle pompeusement la carrière, ce que j'appellerai le parcours professionnel comme une évolution, pas forcément linéaire mais comme une évolution.

Et l'évolution ne signifie pas forcément promotion, mais en tout cas une avancée au gré de ses aspirations, de son épanouissement personnel, des choses qui aujourd'hui nous paraissent évidente mais qui n'était pas forcément euh en tout cas euh explicite autrefois et c'est pour ça aussi qu'on voit autant de reconversion souvent euh à mis de parcours. sur la question du diplôme évidemment qui servent encore mais plus comme avant ça reste une forme de passeport républicain une façon de reconnaître l'effort le mérite. Ça dit pas tout de la personne qui le détient mais c'est aussi pour un employeur potentiel un signal de confiance ça atteste d'un parcours.

Ça ne fait pas tout évidemment comme tu le disais on voit aussi des choses en entretien et aussi des choses qu'on voit pas en entretien qu'on voit après. parfois on se trompe, on s'est tous trompé en embaucht. Euh mais ça ça dit quand même des choses et bon après il y a la question de la compétence, l'expérience et de la formation tout au long de la vie.

Euh et je pense que je serai pas plus longue là, mais je veux quand même citer trois combats majeurs sur le sujet qui nous occupe. Évidemment, la revalorisation des filières professionnelles de l'apprentissage, même si ces dernières années beaucoup de choses ont été faites, on a encore beaucoup de retard par rapport à certains de nos voisins européens. la question de l'orientation qui est majeure.

Alors, on va reparler de comment casser fameux mur entre l'entreprise et l'école, mais je pense c'est une mthode de dire que en matière d'orientation, la France a des très grandes marges de progression. Et enfin, la question de la formation tout au long de la vie qui selon moi est la clé. On a trop longtemps faire la formation initiale, la seule voix royale de la formation.

On sait qu'aujourd'hui ça n'est pas ça notre façon de vivre, de faire nos parcours de vie et nos parcours professionnels. Merci Sarah. Ça permet de je pense que les propos de Sarah et peut-être que je demanderai du réagir immédiatement sur la sur la deuxième partie parce que je veux simplement faire état d'une d'une anecdote qu'on a connu ce matin donc lors d'un échange citoyen avec différents entrepreneurs et personnel élus locaux personnel d'éducation nationale donc en présence de de Gabriel Atal et c'était dans ma circonscription à Saintfos on a une une principale de collège qui qui est venu témoigner et qui nous a expliqué avoir mis en place donc un projet avec des entrepreneurs, des entreprises locales et cetera.

Je vais pas en dire plus et dire où c'était parce que je veux pas non plus montrer du doigt tel ou tel collège ou tel et tel secteur. Mais elle nous a expliqué que le projet était très bien comme fa beaucoup d'établissement et ce projet n'a pas pu se mettre en place parce que un certain nombre de professeurs s'y sont opposés en allant jusqu'à faire grève. Et cette grève a donc empêché ce dispositif d'être ne serait-ce qu'expérimenté parce qu'après tout si on expérimente on va peut-être découvrir quelque chose d'intéressant.

Et donc là, on n'a même pas pu aller à l'expérimentation alors que on le sait et on l'a vu aussi dans le collège où nous sommes rendus ce matin, on a pu discuter avec un certain nombre de de d'enseignants qui ont nous ont dit que ils aimeraient bien expérimenter un certain nombre de dispositifs. Je pense des problématiques de niveau qui ont été évoquées ce matin en présence de Gabriel Tal. Et euh la question que je que que je pose à l'élu métropolitaine en charge des collèges, c'est au fond, est-ce que dans ta feuille de route, il faudra pas essayer de dire bon maintenant, comme le demande monsieur Picong à peu près, tout le monde le dit ici, est-ce qu'il faut pas un peu plus ouvrir ces fameuses portes des deux côtés ?

Est-ce qu'il faudra pas aller plus loin ? Est-ce qu'il faudra pas aussi se poser la question de l'orientation ? J'y reviendrai tout à l'heure en étant disruptif.

Moi, j'ai quelques idées sur le sujet mais je voais pas trop trop disruptif ce soir, c'est pas mon rôle. Mais euh sur la question de l'orientation, qui doit piloter l'orientation ? Est-ce que ça doit être donc des des personnels au sein des collèges, des lycées ?

On doit se poser ce type de question. Donc Sarah, un petit peu comment on peut essayer d'aider voire même de rassurer ces chefs d'établissement qui se trouvent bloqués par ne serait-ce que quelques collègues. Alors sur la question des compétences éducation, comme on est en France et qu'on aime pas faire les choses simplement, on se retrouve effectivement avec pour le coup 1000 feuilles à la fois verticale, horizontale, même en en diagonale.

C'està-dire que par exemple la métropole de Lyon, je vais en dire un mot pour ceux qui ne sont pas Lyonnais dans la salle, mais c'est l'équivalent du département du conseil départemental ailleurs en France. C'est-à-dire que on a la compétence des collèges mais on n pas vocation à se substituer à l'éducation nationale. C'est-à-dire qu'on s'occupe déjà du contenant, c'est-à-dire de l'immobilier, évidemment aussi de la restauration scolaire, des choses qui sont primordiales bien sûr pour le bien-être et les bonnes conditions d'apprentissage.

Là, on a aussi les personnels techniques et on peut, si on souhaite, aller un peu plus loin sur des compétences pas forcément obligatoires mais sur les questions éducatives. Nous, c'est ce qu'on ce qu'on souhaite faire à la à la métropole de Lyon. on va on va y travailler parce que je suis en charge des collèges et de l'excellence éducative.

C'est un terme qui était important dans dans ma délégation et qui le sera dans la la feuille de route qui est en cours de construction. Mais on reste quand même à travailler en lien bien sûr avec le rectorat évidemment euh avec la municipalité pour le lien entre école et collège et puis avec la région pour le lien collège et lycée. Donc les interlocuteurs sont multiples.

Il y a aussi les problèmes de enfin le problème ou la problématique. Est-ce est-ce problème qui sont multiples ? Non pas forcément.

C'est pour ça que je me suis reprise tout de suite la problématique en tout cas notamment des des doubles hiérarchies. Bah tu parlais des chefs d'établissement typiquement, ce sont nos interlocuteurs. Finalement, ils ne sont pas des agents métropolitains mais c'est avec eux qu'on travaille et ils ont aussi du personnel éducation nationale avec qui on doit on doit aussi échanger.

Donc tout ça est bien complexe mais quand on a affaire des personnes qui ont envie de travailler ensemble, les choses peuvent peuvent très bien se passer. Ce qu'en ce qui nous concerne la métropole de Lyon, on est un objet euh politique un peu un OVNI un peu à part euh qui a été pensé justement euh comme une expérimentation de ce que doit être la convergence des politiques publiques. Euh je m'explique, on a comme compétence effectivement les collèges, on a aussi l'insertion comme la plupart des départements, on a aussi le développement économique.

C'est là que ça commence à devenir intéressant et toute une série de compétences qui fait que le fait que tout soit entre les mêmes mains, ça a pu être parfois critiqué, c'est aussi une façon de faire converger les politiques publiques et peut-être parfois aussi d'être facilitateur, d'être le trait d'union naturelle entre les mondes qui doivent se rencontrer en tout cas pour la problématique qui nous intéresse et nous c'est vraiment ce qu'on a envie de faire. parler de casser les murs, moi je parle de trait d'union, de mettre en relation à la fois les grands employeurs du territoire, mais aussi les start-ups, tous les employeurs, j'ai envie de dire, toutes les entreprises du territoire, le monde éducatif euh pour à la fois parler éducation, insertion parce que c'est pas un gros mot et c'est une compétence très importante pour nous et c'est lié et essayer de faire se croiser ces mondesl au moment du collège qui me semble effectivement l'âge déterminant, je vous disais tout, je joue pas à 18 ans mais souvent sans caricaturer certains ou certaines qui parlaient de de parler d'orientation de la maternelle, on met la pression quand même très rapidement à nos jeunes qui font des choix qui comme je vous disais tout à l'heure peuvent paraître définitifs très très tôt. Nous ce qu'on souhaite c'est effectivement faire dialoguer ces mondes, faire rentrer plus l'entreprise dans les établissements mais aussi ne pas se limiter au fameux stage de 3e qui a qui part du bon bonne intention mais qui a aussi montré ses limites et réfléchir à des parcours tout au long de l'année et finalement je sais plus lequel d'entre vous parlait de dialogue entre ces mondes sans forcément dire aux jeunes les décisions que tu vas prendre aujourd'hui euh vont être déterminantes pour ton emploi demain.

C'est aussi une façon de s'ouvrir au monde. Je connais pas un seul jeune qui en 6e ou en 5e peu importe veut être contrôleur de gestion. Personne ne sait que ce métier existe à cet âge là- ou alors c'est parce que les parents font ce métier.

Voilà, on est à des âges où on est à ce que j'appelle le domino des métiers. Alors toi Christian, ton métier les jeunes le comprennent très rapidement mais je pense que la plupart d'entre vous dans la salle réfléchissez au métier que vous faites et posez-vous la question de savoir si un élève de 6e sait que votre métier existe. Pour la plupart d'entre vous, la réponse sera non.

Donc voilà, ça c'est déjà faire découvrir ces mondes, ça va être notre premier rôle à la métropole avec la nouvelle majorité. Merci Sarah. Alors sur ce sujet donc de la responsabilité partagée, je dirais quoi qu'on souhaite de plus en plus partager entre le monde de l'éducation et le monde économique, je vais vous demander un petit peu à à à tous de de de continuer à à nous à nous partager vos visions avant d'être beaucoup plus disruptif à la fin.

Mais déjà par rapport à la est-ce qu'on peut d'après vous dire que l'entreprise est une sorte de est-ce qu'on peut la voir comme étant le coéducateur ? Je vais un peu loin donc voilà évidemment derrière on peut parler de l'apprentissage donc malgré tout on peut se réjouir me semble-t-il d'avoir multiplié par 3 donc le nombre d'apprentis dans ces neuf dernières années. Donc je pense que c'est une belle réussite depuis 2017.

Il faut aussi le dire. On n'est pas obligé de parler que des choses qui ne fonctionnent pas. Euh est-ce qui est-ce qu'il faudra reconsidérer euh de particulièrement donc le le le rôle de l'apprenti, le vivre et le voir comme étant un investissement stratégique et non pas comme n'ont pas donné l'impression de subir ?

Bien entendu, je voudrais aussi que vous évoquiez sur ces outils actuels euh la question du du CPF donc et système actuel du CPF. Et je pense que vous avez des choses à nous dire là-dessus. J'ai notamment est-ce que ce CPF aujourd'hui euh est-ce qu'il peut pas est-ce que des fois il isole pas le salarié dans son choix de formation aussi parce que la formation tout au long de la vie c'est tout aussi important.

Est-ce qu'il a pas d'une certaine manière tendance à déresponsabiliser l'employeur ? Je pense que là aussi c'est un sujet qu'il faut qu'il faut qu'il faut essayer de de de travailler pour essayer de retrouver un dialogue entre l'employeur et et l'employé et faire en sorte que l'employeur soit peut-être tout simplement partie prenante du parcours de formation. Voilà un petit peu les sujets sur lesquels je voulais faire réagir.

Peut-être on peut commencer par vous, monsieur l'arceneur. Oui. D'abord un mot euh je crois que c'est 8 9 dernières années.

L'école s'est ouvert à l'entreprise comme jamais auparavant. Euh l'apprentissage évidemment qui est une réussite qui est contestée, qu'il faut défendre. Je crois qu'on a par contrôle monsieur le premier ministre, on a flirté avec les 1 million d'apprentis.

On a jamais dépassé les 1 million. On est à 1 million d'apprentis. 947000 je crois les derniers chiffres.

Pensez ce qu'on disait de l'apprentissage il y a 15 ans. C'était impensable. C'était impensable.

C'est une révolution. On a créé des bureaux, des entreprises dans les lycées professionnels. On a engagé une réforme des lycées professionnels.

On a mouillé la chemise, si je puis dire, pour offrir des stages pour que les jeunes, alors évidemment vous disiez tout n'est pas parfait, mais enfin pour que des jeunes puissent ouvrir d'autres portes, voir d'autres universes, s'ouvrir au monde de l'entreprise. Tout ça, c'est des réussites. On peut toujours faire mieux.

Mais ce que je veux dire, c'est que un grand pas a été franchi et l'école, me semble-t-il, le système éducatif est beaucoup plus réceptif qu'il y a 15 20 ans à accueillir les entreprises mais aussi des associations et à dialoguer avec l'ensemble de l'écosystème. Deuxème point sur peut-être le lycée professionnel et après je dire un point sur le l'orientation. Sur le lycée professionnel, on a une réforme qui est engagée et vous le disiez, il s'agit pas uniquement que le lycée professionnel soit espèce de réceptacle de l'adéquation entre les métiers en tension et ce vers quoi on oriente les les élèves et vous ajoutiez mais tout de même, je suis assez d'accord avec ça mais tout de même.

Et aujourd'hui quand on regarde, on a assez paradoxalement une majorité de lycéens professionnel qui s'orient vers des filières dont les débouchés ne sont pas bons, dont l'intégration dans l'emploi à l'issue des formations n'est pas bonne. Et donc vous avez des diplômés de CAP, de bac pro, une majorité qui restent sans emploi un an après avoir obtenu leur diplôme pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'on a développé beaucoup de filières tertières pour des raisons idéologiques mais aussi pour des raisons de coût parce que ça coûte moins cher de faire des filières tertiaères que des filières industrielles où vous avez des machines outils, vous avez des protocoles et cetera.

Donc d'abord, il faut redévelopper ces filières et il faut surtout inciter ces jeunes, vous le disiez en rappelant les taux d'insertion, c'est très important, à aller vers ces filières là. On a fait quelque chose de très bien, cit de gratifier les temps de formation, c'est de payer les temps de formation dans l'incé professionnel. Je pense qu'il faut aller plus loin.

Il faut cibler vers les métiers en tension avec peut-être des contreparties financières. En tout cas, avoir un format incitatif et surtout n'avoir plus une orientation dans vers ces filières professionnelles qui soient uniquement fondé sur les demandes mais qui soit fondé aussi sur l'offre proportionnée face à l'analyse qu'on fait des emplois de demain et des compétences dont on a besoin. Un mot sur l'orientation peut-être un peu provocateur.

On a alors l'orientation ne marche pas très bien dans le système de façon générale. Ceux qui sont en charge de l'orientation dans ce pays, ce sont les enseignants et les psychologues de l'éducation nationale qu'on appelle psyen. Je laisse de côté la question de la psych la psychologisation de l'orientation.

Mais pense-t-on vraiment que les enseignants dans le système dans lequel on est, c'est-à-dire une carrière unique suivie toute sa vie, sont les mieux placés pour parler d'orientation ? Pense-tons que l'orientation doit reposer sur les enseignants ? D'abord, on peut pas tout demander aux enseignants et je pars avec vraiment immensément de respect.

On peut pas tout leur demander mais leur demander de prendre en charge l'orientation le fondement même de cela doit être questionné et je pense que en tout cas c'est un sujet qui devra être abordé dans les prochains mois. Je pas plus loin. Merci.

On y reviendra. Monsieur, je voulais vous entendre sur le contrat le CPF aussi, ça sera intéressant de vous entendre sur le sujet. C'est intéressant parce que vous mentionner le contrôleur de gestion.

Je pense que ça fait 20 ans qu'on dit que il faut surtout pas aller faire du compte de de gestion parce que les ordinateurs vont les remplacer et aujourd'hui il y a une pérunie énorme de contrôleurs de gestion malgré l'IA, malgré les les voilà je tiens et ça ça devient extrêmement cher de d'employer un contrôleur de gestion sur la partie formation. Je pense qu'il y a quand même eu des réformes ces dernières années qui qu'il faut questionner. Je trouve qu'on a déresponsabilisé l'entreprise sur ces sujets-là.

Aujourd'hui, l'entreprise n'a plus son mot à dire sur les formations que l'employé va choisir au long de sa carrière. C'est lui qui décide seul. Et ce dialogue là n'est pas toujours facile parce qu'il y a même eu un effet l'entreprise a beaucoup moins de moyens pour payer ses formations.

Elle a donc moins son mot à dire et il peut y avoir des tensions entre l'employeur et l'employé. Moi, j'ai eu un exemple très concret. On est quand même sur un métier des métiers d'avenir hein.

Installer des panneaux solaires, installer des pompes à chaleur. Enfin, en ce moment avec la crise énergétique qu'on vit, on se rend compte qu'on va avoir besoin de ces gens-là. Et j'avais un jeune qui était formé pour faire tous ces dimensionnements là et qui a dit "Ah bah non, moi je vais utiliser mon compte de formation pour devenir lutier." Donc il est parti, il est devenu lutier.

Alors, je ne sais pas son taux d'employabilité depuis qu'il est lutier, mais je peux vous dire que son taux d'employabilité quand il était au bureau d'étude de dimensionnement de pompe à chaleur et de panneau solaire était bien selon moi bien plus élevé et là on avait rien à dire en tant qu'employeur à part lui donner ses jours pour qu'il suivent cette formation et juste lui dire bah bonne chance dans son futur métier et payer cette formation. Donc il y a quand même, je pense, un sujet parce que l'employeur peut aussi, c'était un jeune hein, il devait avoir 22 ans, il sortait d'études et il s'est réorienté. Euh on on a quand même un besoin de reconstruire ce dialogue parce que je pense qu'en tant que employeur et employé euh on est en capacité de dire "Mais regarde comment évolue." Et moi, je le vois même avec des ingénieurs informaticiens là à l'heure de l'IA, ces gens-là vont devoir retourner se former.

Moi-même, on a fait un challenge tous les membres exécutifs de l'entreprise pour apprendre à utiliser les outils IA pour ne pas être dépassés alors qu'on a tous on est tous bardé de diplôme et on est retourné se former. Je pense que ce dialogue là, il faut le renforcer et ça passe entre autres en redonnant une partie du budget de la formation un peu entre les mains de l'employeur alors que ça a fondu comme pot de chagrin à l'heure actuelle. Merci Christian Toois.

Quel regard vous portez sur cette question de l'apprentissage, question de la formation tout au long de la vie et des outils actuels ? Bah enfin, moi je trouve que franchement les les l'état fait quand même beaucoup pour euh pour euh la formation. Moi qui ai eu la chance de voyager dans le monde entier, euh je peux vous dire que la formation en France est plutôt envier.

Donc j'ai plutôt un regard quand même assez positif. Je trouve que les jeunes n'en font pas ce qu'il devrai en faire parce que comme je vous ai dit tout à l'heure, je me suis collé à l'exercice et honnêtement euh on a été obligé de changer notre fusé d'épaule et de faire revenir les jeunes beaucoup plus souvent à l'école que ce qui était prévu au dépend des entreprises pour qu'ils puissent avoir l'examen parce que il ne bossait pas quoi. Donc il a vraiment fallu qu'on qu'on les qu'on les qu'on les captive pendant les 3 semaines avant les examens pour le faire des des révisions de fou parce que toute l'année c'est quand même compliqué de les faire travailler quoi.

Donc moi honnêtement, je pense que bah on a un vrai problème avec les réseaux sociaux qui comme comme on a pu l'entendre tout à l'heure dans la première intervention, on entend tout et son contraire et effectivement les jeunes vont aussi chercher l'information qu'ils attendent et c'est un vrai problème. Vous pouvez être en train de faire un cours de cuisine et montrer comment on découpe une volaille selon les règles définies par l'éducation nationale et donc et on peut dire les règles de la cuisine française. Et ben le jeune va vous dire "Ah ben non, je viens de regarder sur internet, le mec il fait pas pareil que vous chef." le tuto pour découper la volaille, c'est quand même un peu gênant quoi parce que je comprends.

Moi, j'ai appris avec ma grand-mère à l'époque, il y avait pas le tuto. Euh, ceci étant dit, euh tout à l'heure, je parlais de de la culture de l'échec. Pour autant, en France, il y a quand même beaucoup de main tendu.

Je pense que le monde de l'entreprise effectivement est quand même très ouvert et qu'on récupère des gens qui sont au bord du chemin qui ont eu plusieurs échecs et on arrive à les relancer dans une vie professionnelle à divers niveaux et on a des progressions internes dans l'entreprise qui sont assez spectaculaires. Donc je veux croire en l'avenir. Merci Michel Picon.

Votre regard sur les outils actuels, le rôle de pédagogue peut jouer l'entreprise sur le CPF, moi je partage aussi comme madame le le besoin de recentrer le CP. Ah, quelqu'un vous vous aurait censuré ? Non, c'est pas possible ça, monsieur Picon.

Voilà. Oui, c'est CPF qui m'a censuré. Il a quelqu'un qui en prend le CPF à la région.

Non non, quand on regarde le palmarès d'utilisation du CP du CPF, ça malheureusement pas beaucoup à voir avec les besoins professionnels de la personne, les cours de cuisine par exemple. Bon, c'est bien apprendre les langues parce qu'on va faire un voyage au Pou, c'est sympa aussi mais à l'origine, je pense que c'est pas fait pour ça. C'est pour pour donner.

Ensuite, après, bah oui, moi je vais défendre l'apprentissage. L'apprentissage dans les métiers dans les métiers qui sont ceux que nous représentons majoritairement à l'UDP, mais aussi dans l'enseignement supérieur. Et là quand même, on a un certain nombre, on a un retard qui a été comblé.

Je veux dire, si dans les dernières années euh on cite une chose qui a été super mené par le président de la République et son équipe, donc vous faisiez partie monsieur le premier ministre, c'est tout de même l'apprentissage. C'est un million de jeunes qui ont trouvé la capacité à la fin de leur apprentissage de de de trouver de trouver un emploi. C'est le meilleur point de Alors moi aussi je suis optimiste mais à la fois quand je regarde le constat aujourd'hui, je l'ai dit tout à l'heure sur le nombre ce qu'on appelle les Nit enfin c'est barbare ce mot mais sont 1400000 gamins entre 16 et 26 ans qui sont c'est terrible de dire ça nulle part ni en formation ni en emploi.

Ça doit quand même nous challenger qu'il y a quelque chose qui marche pas bien. Moi, je porte pas un regard critique parce que je vous l'ai dit, l'éducation nationale, je trouve que je parlais d'un mur et je retarde un peu parce que peut-être que le mur est est déjà est déjà tombé. On discute avec des enseignants et on a plein d'expériences.

Moi, j'ai une expérience euh à Percy il y a pas longtemps au au centre Pierre Mandes où on a accueilli quatre classes de 3e avec des professions libérales. Et moi, je voyais ces gamins quand une jeune gynécologue leur parlait de de son métier, quand un pharmacien, une jeune pharmacienne venait parler de pourquoi elle avait choisi pharmacie, comment ça s'était fait. Enfin là, il s'agissait de c'était des des des lycées.

Ben euh les jeunes, ils ont les yeux qui brillent quoi. Et ils ont envie qu'on aille les voir et que et qu'on leur dise quand un chef va les voir, va voir des dégâs dans une école, d'abord, il y a qu'à voir le succès dans les émissions de télévision de Top Chef, le meilleur le meilleur cuisinier, le meilleur pâtissier, enfin et j'en passe. Et donc ça fait rêver les jeunes.

Il y a une compétition que vous connaissez peut-être qui s'appelle les World Skills, hein, cette compétition internationale. Hier, hier sur la place de la Concorde, c'était le lancement de l'équipe de France. Enfin, on voit plein de gamins dans toutes les disciplines mais qui sont engagés et qui ont vraiment envie.

Donc moi, j'ai beaucoup d'espoir mais être optimiste, c'est c'est tout de même ne pas nier les les la situation que l'on connaît que l'on connaît aujourd'hui sur les jeunes et qui est qui est un peu préoccupant. l'apprentissage. Juste une dernière chose-y.

Franchement euh faut que faut que faut que l'État arrête de rabioter quoi. Ouais. J'allais rebondir sur l'apprentissage.

Euh dire quand j'ai vécu aussi bien aux États-Unis qu'en Allemagne, on devient ingénieur en apprentissage. Aujourd'hui en France, on a quand même une culture d'associer apprentissage avec formation professionnelle. C'est un peu dommage parce qu'on a moi j'ai vu dans d'autres pays des parcours où euh ben des gens qui étaient peut-être en échec scolaire à 16 ans qui rentrent en tant qu'ouvrier.

Moi j'ai travaillé en usine à l'époque aux États-Unis, il démarrait ouvrier sur la ligne de production. l'entreprise parce que aux États-Unis c'est pas l'État hein, c'est l'entreprise euh voyait du potentiel, le montait technicien et allait même jusqu'à avec des cours du soir le faire devenir ingénieur. Et ces parcours-là du secondaire, on va dire de de ces diplômes-là en France, on n' pas tout à fait le réflexe apprentissage qu'on a aux États-Unis et qu'on a en Allemagne.

Alors, avec moins d'intervention de l'État évidemment aux États-Unis. Alors pour conclure cette table ronde, j'aimerais vous donner la parole à chacune et chacun d'entre vous en vous projetant encore un petit peu plus au-delà de ce que l'on a évoqué et en même temps vous donner un point de réflexion en vous écoutant. Je repensais ce que j'ai entendu dire il y a c'était en 2016 une enquête qui avait été sortie par la PEC à l'époque et que j'avais présenté aux étudiants à l'université où dont j'étais le l'un des vice-présidents.

Cette enquête, elle disait que 60 % des métiers de 2030, on ne les connaissait pas et ça il fallait l'expliquer aux étudiants et que donc la la clé pour la venir c'était fort probablement l'agilité et cette capacité à se former tout au long de la vie et accepter un petit peu de députer. Donc sûrement donc avec comment dirais-je avec un certain nombre d'incertitudes. Il me semble que 10 ans plus tard avec un éléphant qui est dans la pièce qui s'appelle l'intelligence artificielle, on va aller peut-être encore plus loin et peut-être que le taux le pourcentage de métier qu'on ne connaît pas à horizon de 15 ans peut-être est-il encore plus important ?

Et donc la question que que j'ai envie de vous poser, c'est vous comment vous pensez que cette question de la formation et de l'IA parce que et de la formation li inévitablement donc doit se poser et est-ce que si vous vous imaginez donc en train de rentrer chez vous ce soir et d'avoir envie d'écrire une ou deux mesures importantes pour le projet présidentiel auquel vous réfléchissez chacune et chacun d'entre vous, qu'est-ce que vous pensez qu'il faut apporter dans le dans dans comme comme sujet donc dès la prochaine présidentielle pour se projeter sur les 10 15 ans qui viennent en matière d'arrivée de l'IA et de la toute de la percussion, tout ce que ça va apporter donc au niveau et tout ce que va ça va venir percutter au niveau aussi bien du système éducatif que évidemment l'employabilité et évidemment le monde de l'entreprise. Je sais que je vous demande un peu de vous projeter mais je pense qu'on est aussi là pour pour ça ce soir et puis ensuite nous écouterons monsieur Atal. Merci.

Alors qui commence ? On dit le tien. Voilà.

Alors nous LIA on est au cœur du sujet, on en on en met partout avec précaution. réfléchissant cybersécurité, données personnelles et cetera, ce qui est assez euh effrayant. Donc là, nous dans notre nos équipes, ce sont des gens qui ont été formés sans y.

Donc, ils ont une capacité de prise de recul, un esprit critique face à ces outils au moment de les de s'en emparer qui va être à mon avis très différent dans quelques années où il va y avoir des gens qui auront été éduqués avec lien. Euh et pour vous donner un exemple, aujourd'hui vous mettez sur un tableur Excel, vous êtes contrôleur de gestion, vous deux faites trois phrases à Claude pour ne citer euh qu'un outil mais c'est le meilleur sur Excel, je pour en citer d'autres sur d'autres applications. Et il vous sort un fichier avec 1000 lignes dans tous les sens, des chiffres dans tous les sens.

Vous avez rien vu faire en 30 secondes. Si vous n'avez pas été formé sans l'outil euh pour avoir le regard critique de ce qui vous sort, ça va être très difficile de garder une valeur ajoutée et vous allez être un agent IA humain. Euh donc la formation et donc en fait le sujet de la formation faut peut-être revenir à des formations un peu à l'ancienne.

Je parle des outils des des métiers type informatique, mathématiques et cetera pour comprendre le fondamental derrière l'outil parce qu'autrement on se fait happer par l'outil et en plus il y a une barrière qui n'existe plus maintenant tout est beau, les slides sont beaux, c'est bien présenté, c'est bien écrit, il y a du c'est il y a des des discours des discours c'est verbeux, c'est et donc ça vous endort en fait ça vous présente un sujet qui a pas de fond. qui est peut-être faux et ça vous endor. Donc si vous n'avez pas construit ce regard critique, vous êtes complètement happé par l'outil et vous n'arrivez pas à vous défaire de Donc moi je pense qu'il faut sujet clé la formation à l'intelligence artificielle sur sans sans sacrifier l'esprit critique.

En fait l'intelligence artificielle elle va être dans l'entreprise vous l'aurez. Je suis pas sûre que ce soit le rôle de l'école vraiment d'apprendre à utiliser Claude parce qu'en plus c'est fait pour un enfant de 2 ans, c'est extrêmement facile. Même moi j'ai réussi à coder une application, je suis ingénieur chimiste hein.

Donc je n'ai absolument pas de compétence et maintenant en discutant avec mon ordinateur, je vous fais une application géniale et ça se trouve je peux même la vendre sur sur n'importe quelle store et devenir la la prochaine millionnaire avec un employé dans l'entreprise. Voilà mais je pense pas que ce soit ça qu'on attend de nos jeunes des futurs. Mon monsieur tête droit, qu'est-ce que vous en pensez ?

Christian, qu'est-ce que vous en pensez de de l'avenir ? Qu'est-ce qu'il faut faire sur Li ? Nous, on fait quand même un métier de service.

Donc je pense qu'on va échapper un petit peu à ça. Alors, on s'en sert un petit peu quand même parce que euh on s'est amusé à lui faire avaler nos recettes. Il a beaucoup aimé d'ailleurs et on imagine nous aussi.

Et il nous a sorti 10 présentations différentes. Alors du coup, ça ça nous a un petit peu inspiré sur des différentes possibilités. Voilà.

Donc euh je dis pas je dis pas que c'est pas utile euh mais euh Dieu merci, nous on est quand même sur euh des métiers de service où l'humain a toute sa place encore pour longtemps. Euh j'en profite quand même pour revenir un peu sur la formation. Euh je pense que euh une piste de développement serait peut-être de faire euh pour ces jeunes qui sont justement laissés sur le bord du chemin des formations en interne dans les entreprises en immersion.

Je vois euh en dehors de mes activités où je suis président international des maîtres cuisiners de France, je suis aussi président de la commission nationale de lutte contre la dénutrition en milieu hospitalier et on a pas assez de jeunes qui s'intéressent à ces métiers de la restauration collective qui sont pourtant extrêmement importants parce que on sait bien que aujourd'hui que ce soit la restauration en domicile pour les personnes âgées ou que ce soit la restauration en hôpital ou en ÉPAD, on a besoin de compétences. Aujourd'hui, les gens vont plus loin dans la vie et euh il faut qu'on les forme au manger main, au mixé, euh au structurer, enfin bon, toutes ces nouvelles euh dispositions qu'on a mis en place pour pouvoir euh justement euh améliorer le quotidien de nos aînés qui ne peuvent plus s'alimenter normalement. Donc, je pense que si on arrivait à mettre des formations en place en interne dans les entreprises qui font de la restauration collective, on pourrait embaucher quand même pas mal de ces jeunes.

Merci. Michel Picon. Moi, je crois que la première des choses, il faut vraiment que l'éducation nationale renforce les savoirs fondamentaux des jeunes.

Parce que outre le fait qu'on va chercher des des collaborateurs dont on aura besoin, des salariés qui à qui on aura appris le geste, on aura pris la compétence, mais on doit aussi chercher les futurs repreneurs de nos entreprises dans les 10 ans qui arrivent. 500000 entreprises vont devoir être reprises tout à fait par des des gens. Et c'est aussi ça qu'il faut qu'on aille à ces jeunes, c'est que faire un CAP de boulanger mais mais c'est tu vas pas être ouvrier boulanger toute ta vie.

Tu as un parcours professionnel, tu as la possibilité de racheter la boulangerie et pareil dans tous les métiers. Je prends l'exemple de la boulangerie, mais je pourrais le dupliquer sur des tas de à jours du 1er mai, c'est très important. Des tas de choses et à 2 jours du 1er mai, c'est important euh hein, elle était j'étais je commençais à passer la balle un peu.

Quel quelle quelle quelle quelle galère ! Oui, vous l'avez dit madame apprendre à apprendre et ça je pense qu'on aura besoin de ça parce que pour reprendre une entreprise, il faut connaître le geste, faut avoir la compétence que vos maîtres vous ont vous ont appris, mais il faut aussi gérer une boîte. Il faut aussi gérer les relations avec les salariés.

Faut quand on reçoit un courrier de l'URSAF en en trouver toutes les subtilités. Enfin, c'est tout ça dont on a besoin. Et donc euh oui, l'apprentissage, plein de choses.

Vous pensez qu'il faut simplifier les courriers de l'URSAF ? Un peu un peu un peu un peu. Mais ils font des efforts là aussi.

ça c'est vrai et puis quand tu as l'intelligence artificielle alors bon la cuisine mais en tout cas moi je vois des tas de métiers euh dont auquel on ne pense pas et ça va complètement les percuter hein. Je discutais avec un hôtelier il y a pas longtemps qui me dit "Mais l'intelligence artificielle utiliser correctement va m'aider à faire mon niveau de prix pour mes chambres parce que l'intelligence artificielle elle me dira combien dans les avions qui viennent à Nice il y a de passagers le weekend prochain combien la météo va permettre d'influer la clientèle locale. Et du coup ma chambre au lieu de la voir de la vendre à 250 le weekend dans 15 jours, je vais la passer à 280 ou je vais la diminuer.

Tous les métiers vont être impactés et la différence se fera entre celui qui sait apprendre à qui on a appris dans les savoirs fondamentaux à apprendre. Ben lui, cet hôtelier là, il fera la différence avec celui qui ne sait pas se servir de ses outils. Donc le renforcement premier, mais c'est un chef d'entreprise qui vous le dit.

Je pourrais vous dire moi j'ai besoin de gens qui font leur métier point. Non, il faut que l'éducation nationale franchement amène les gamins et qu'on retrouve la place que nous avions dans le classement PISA. C'est insupportable pour un pays comme le nôtre de voir notre jeunesse qui dans les savoirs fondamentaux s'effondre.

C'est pas possible. C'est clair. 25 % des Français ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux.

Sarap payons un petit mot de conclusion avant que Baptiste l'Arceneur essaie de faire la synthèse. Ouais. Bon sur les je je vous laisse la synthèse.

Ouais. Non, sur sur l' je pense que les les mots clés ont été prononcés. Euh, il va falloir apprendre à la piloter et pas la subir.

Euh donc, on a parlé d'esprit critiqu, ça me semble le mot clé à la fois pour nos pour nos jeunes aussi pour nos enseignants puisque finalement euh ça peut aussi être un puissant outil pédagogique si c'est utilisé intelligemment. Moi je je fais partie de la génération qui faisait des des exposés avec des CD ROM de l'encyclopédie Encarta. Euh j'ai vu avec beaucoup d'envie arriver euh pour les générations suivantes Wikipédia et Google.

Et là, on est encore à l'étape d'après où tout est fait à votre place, mais ça ne vous apprend effectivement ni à apprendre, ni à avoir le recul critique, ni à comprendre les limites de l'IA, ni à comprendre le fonctionnement d'un algorithme. Donc il va avoir effectivement avoir un gap un gap générationnel et puis et puis ça se reverra aussi dans dans l'entreprise comme vous l'avez dit. Moi je je fais un petit clin d'œil, j'ai quelques anciens étudiants dans la salle.

Euh je fais partie des des gens qui donnent des cours dans l'enseignement supérieur. Il y a quelques années, on avait des outils euh antiplagia. Là, on a des outils euh anti et euh j'avais l'impression d'attraper une vieille conne quand je leur disais "En fait, si vous n'apprenez pas à faire des choses que Lia ne sait pas faire, pourquoi un employeur vous payerez-v qu'il a L tout simplement ?" Enfin, c'est bête et méchant mais c'est la réalité du monde de demain tout simplement. même d'aujourd'hui déjà.

D'ailleurs, juste une petite anecdote en support client pour ceux qui ont appelé récemment euh une compagnie aérienne, une banque et cetera et qui s'est retrouvé perdu dans la boucle du chatbot qui vous renvoie vers un autre chatbot, on commence à faire payer un petit supplément annuel pour avoir un service premium et quand vous appelez, vous avez un humain et plus un chatbot. Donc on commence à faire payer l'humain dans ce type de service très en avance sur lien. C'était juste pour l'anecdote où on remet de la valeur sur l'humain.

Monsieur Larseneur, quand vous êtes l'expert donc sur les questions d'éducation de ce soir, donc votre regard sur ces prospectives, est-ce que vous avez éventuellement des propositions disruptives à nous à nous faire ? C'est la question de l'IA, de la formation et de l'avenir des métiers. Bon, je je vais faire une synthèse à ma manière.

Euh, d'abord, il y a un autre éléphant qui est dans la pièce euh c'est la baisse démographique. Euh, - 1,7 millions d'élèves à horizon 2035. Ça va profondément déséquilibrer notre système éducatif au niveau territorial, mais au niveau national, c'est aussi un moyen de repenser totalement notre modèle d'école, de prioriser, de hiérarchiser nos priorités.

Qu'est-ce qu'on veut défendre ? Qu'est-ce qu'on veut accompagner ? Qu'est-ce qu'on veut changer ?

L'impact est vraiment majeur, hein, en terme de marge de manœuvre financière, en terme de potentiellement de de redéploiement financier. Il y a une chose, je crois euh pour aborder cette synthèse sur lequel on peut tous s'accorder, c'est euh la maîtrise des fondamentaux. Et si on parle de la maîtrise des fondamentaux, on parle du premier degré.

On a aujourd'hui 300000 élèves qui rentrent au collège sans maîtriser les fondamentaux. C'est avant que ça joue. Et notre pays surinvestit aujourd'hui dans le second degré et sous-investi dans le premier degré.

La baisse démographique et les marges de manœuvre financière qu'elle libère nous permet aujourd'hui de d'avoir une réorientation massive de notre investissement vers le 1er degré. Et il ne suffira pas juste de diminuer le nombre d'élèves par classe. C'est une chose, c'est bien, il faut le faire, mais il faudra agir sur les pratiques pédagogiques, sur la labellisation des manuels scolaires, remettre en cause, rediscuter la liberté pédagogique, discuter de ce qu'elle doit être vraiment et de la qualité des pratiques pédagogiques que les enseignants exerc exercent dans les classes.

Il y a une autre chose et je vais en finir très temps assez rapide, c'est que le choc va être tel qu'il ne doit pas nous empêcher de nous poser toutes les questions. Il ne doit pas y avoir de dogmes, on doit pouvoir discuter de tout. Il y a une polémique en ce moment sur la réforme de l'orthogramme.

Vous l'avez vu lancé par une ancienne ministre. Peut-être en 2 secondes, je vais essayer de vous convaincre que cette question est légitime, pas qu'il faut réformer l'orthographe, que cette question est légitime. Pourquoi elle est légitime ?

Est-ce que quand en France vous passez du temps sur l'accord du participe passé avec l'auxiliaire à avoir, ça prend du temps, c'est compliqué et c'est du temps que vous n'avez pas pour développer d'autres compétences. La langue anglaise, pendant ce temps-là, elle fait peut-être du code, elle fait peut-être du numérique. Et donc tout le temps que vous consacrez et le temps c'est un circuit fermé, il est pas extensible.

Donc il faut choisir comment on utilise ce temps. Et donc en cela se poser la question de la réforme de l'orthographe est légitime et après c'est un choix de société mais c'est légitime. Vous parliez de des langues étrangères, c'est formidable.

On a une grande ambition dans ce pays. On veut que tout le monde apprenne deux langues étrangères. La réalité c'est que sorti du système éducatif, l'immense majorité n'en parle aucune.

C'est ça la réalité. nos voisins très proches he très proches frontaliers n'impose pas l'apprentissage de deux langues étrangères une langue étrangère et est-ce que pour exporter notre cuisine notre boulangerie dans le monde entier ne vaut-il mieux pas que nos futurs boulangers fassent 6 heures d'enseignement de l'anglais et de l'espagnol qu'importe plutôt que 2 fois 3 heures de d'espagnol et d'anglais ? Est-ce qu'on peut laisser le choix aux familles et aux élèves peut-être de n'apprendre qu'une seule langue étrangère ou est-ce qu'on garde ce dogme de l'apprentissage de deux langues autres genre pour je ne sais quelle raison ?

Toutes les questions, me semble-t-il, peuvent être mises sur la table et le choc démographique est l'occasion de le faire parce qu'il donne des marges de manœuvre. Et à mon avis, c'est toutes ces questions là, il faut se priver d'aucune question pour permettre de préparer notre système éducatif et préparer notre économie de demain. Merci à tous les cinq.

Merci de les applaudir. Merci à tous les cinq. Merci.